Bonjour les gens!

Me voilà de retour avec la suite de SURVIVAL que je viens à peine de finir d'écrire (3H d'intense écriture ! ... et de grignotage par ci par là). Merci encore pour les reviews qui font toujours autant plaisir ! Je vous réponds de suite... bonne lecture !

Eleonora : Aah c'est vrai ! Les inscriptions sur ce site sont difficiles... rien que pour me souvenir du mot de passe, je pleure ;_;. J'espère que tu arriveras quand même à t'inscrire... un jour ou l'autre... *snif*. J'y ai pensé, à faire le PDV d'Eren, mais... je ne sais pas pourquoi je ne l'ai pas fait ._. J'avais sans doute peur de galérer à l'écrire, quand bien même je sais exactement ce qu'il ressent, j'avais peur de ne pas réussir à le retranscrire correctement... mais, il est possible que j'effectues quelques petites modifications pour éventuellement ajouter le PDV d'Eren un de ces quatre ;). Moi aussi j'aime beaucoup quand il dit "gamine"! C'est pour ça que j'essaie de le placer souvent, puisque je ne sais pas trop quoi mettre comme... familiarités sinon. Dans les textes anglais, ça marche bien pourtant : "Shitty-Glasses" pour Hanji, "How the hell are you ?" etc, mais les traductions françaises ne sont pas tout le temps à la hauteur... Côté ressemblance, c'est aussi ce que je voulais faire transparaître : l'un abîmé, "expérimenté" pour avoir perdu autant d'êtres chers et l'autre plus jeune, dans le sens moins "expérimentée". Oui, le passage Livaï/Caporal fait un froid, hein ? Ça m'a fait la même chose... Ohoho, j'essaie toujours de mettre un peu d'humour dans mes textes pour les rendre plus légers, mais en général je ne me rends pas compte que certains passage sont drôles ! Par exemple, le "En vérité, la soldate mentait" était pensé :3 (super exemple de trucs-impensés-mais-terriblement-drôles n'est-ce pas?) YAAH! JE FONCE VERS LE NORD! *cherche sa boussole* ... c'est où, le nord ? ;-; Just kiddin'... j'espère que la suite te plaira!

Par contre je vous préviens, je maltraite Mikasa une dernière fois, mais c'est pour la bonne cause! Allez je ferme ma grande bouche :33...

Disclaimer : Shingeki no Kyojin appartient à Hajime Isayama.

Le texte m'appartient. Eoryn


CHAPTER 8. SURVIVAL :Enfermée

La soldate se réveilla dans un lit, sûrement celui de sa chambre, où elle avait dû être soignée directement. Mikasa avait un sentiment bizarre… elle ne sentait plus ses muscles. Aucune douleur, aucun ressentit… elle ne sentait pas les draps qui la réchauffaient. Elle tourna son regard sur la seule chose qu'elle ressentait : une vague once de chaleur enveloppant sa main droite. L'Asiatique cacha bien sa surprise.

Eren était vautré sur le côté du lit et tenait fermement la main de Mikasa. La soldate remarqua qu'il avait des cernes : l'homme titan n'avait pas dû beaucoup dormir récemment, ce qui l'inquiétait. Elle aurait serré sa main plus fort si elle l'avait pu, mais ses forces semblaient littéralement anéanties. Ça suffit à lui faire ouvrir un œil.

« Mmh… Mikasa ? Tu es réveillée ?

- Eren… »

Quand il se redressa, Mikasa remarqua aussi qu'il avait les yeux légèrement gonflés et cernés de noir. Bon sang… Qu'est-ce qu'ils t'ont fait, Eren ?! La jeune Ackerman ne comprenait pas vraiment pourquoi il avait l'air aussi… soulagé. Être dans cet état parce qu'ils avaient récupéré le Caporal était un peu excessif… et Mikasa pensait que tout ce qu'elle faisait pour Eren l'agaçait ou alors le mettait toujours mal à l'aise.

Eren prit la main de la soldate entre les deux siennes, la serra plus fort, comme pour s'assurer qu'elle était réelle, et se remis à pleurer, silencieusement, au plus grand désarrois –cette fois-ci légèrement plus visible– de l'Asiatique.

« Franchement, Mikasa… » Commença-t-il, la tête baissée et les yeux fermés de manière à ce que la soldate ne puisse pas voir la détresse dans ses yeux. « Tu m'as fais tellement peur… j'ai cru que tu étais… quand ce titan t'as gobé. Et après aussi, quand tu as… »

La soldate aurait voulu serrer sa main, et utiliser l'autre pour lui caresser gentiment les cheveux, mais pour une raison qu'elle ne connaissait pas, elle était comme paralysée… et ça l'énervait très profondément. Puisqu'elle ne pouvait pas bouger librement, elle concentra les quelques forces qu'elle avait récupérées dans sa main droite, et elle serra un peu plus la main d'Eren qui leva la tête pour la regarder dans les yeux.

« Eren, je… je vais bien… » Réussit-elle à articuler.

La soldate voulait lui demander ce qu'il entendait par « et après », mais elle n'avait pas la force de continuer sa phrase. Elle réussit à esquisser un sourire fantomatique quand il entrelaça ses doigts avec les siens et lui fit le sourire le plus éclatant qu'il ne lui ait jamais fait auparavant. La soldate sentit son sang lui monter aux joues quand une voix perça le silence.

« Oï, qu'est-ce que tu fous, Eren ? » Lâcha glacialement le Caporal.

« Liiiiiiiiivaï ! » Grogna Hanji en lui tapant sans retenue le dos. « Pourquoi faut-il que tu interviennes toujours au moment où les choses commencent enfin à devenir intéressantes ?!

- Allons allons, nous avons une blessée grave, et je ne suis pas sûr qu'elle veuille vous voir vous battre devant elle. » Les calma Erwin.

Eren rougit légèrement, gêné et retira sa main quelques instants avant de la reposer, doucement, sur celle de la soldate. Juste la reposer, hein. Eren est timide... et sans doute effrayé. Livaï, Hanji et Erwin s'approchèrent du lit de la blessée. Livaï s'adossa à un mur, Hanji s'approcha de Mikasa et lui saisit le bras gauche tandis que Erwin campait sur ses deux pieds, bien droit. La soldate se demandait comment elle n'avait pu ne pas remarquer l'aura aussi sombre de Livaï plus tôt. Il semblait d'une humeur massacrante… et elle n'était pas la seule à se sentir mal à l'aise : Eren s'était raidi et avait pâli. Mikasa leva lentement son regard sur Hanji qui manipulait son bras : elle avait un air sérieux inhabituel, ce qui troubla la soldate.

« Hanji… qu'est-ce que… vous faites ?

- Ça ne te fait pas mal, quand je bouge ton bras ? » Demanda ladite Hanji.

« Non. » Répondit formellement la blessée.

« Rassure-moi : tu sens au moins que ton bras bouge, hein ?

- Non.

- Même pas un peu ?! » S'écria Hanji, se tournant vers elle, incrédule.

« Même pas un peu. » Confirma Mikasa, fronçant les sourcils devant son air grave.

« Oh non non non ! C'est vraiment pas bon ! Et si je fais ça… ? »

La femme reconnue comme une folle furieuse prit le risque d'appuyer au niveau de son ventre, là où devait trôner plusieurs points de suture. Mikasa ne réagit pas tout de suite, mais quand elle secoua la tête, Hanji lâcha le bras de Mikasa et plaqua ses deux mains sur le haut de son crâne. Avec une expression paniquée, elle se mit à sauter sur ses deux pieds. Cette scène rappela à Eren le moment où les titans qu'avait capturé Hanji étaient mystérieusement morts pendant la nuit. Erwin fronça les sourcils.

« Que se passe-t-il, Hanji ? » Demanda-t-il, tandis que Livaï observait Mikasa.

- C'est pas bon ! C'est pas booon !

- Explique-toi, lunettes de merde ! » S'énerva Livaï.

« La dose de « calmants » qu'on lui a administré était trop forte pour ses blessures, ce qui a endormi la totalité des muscles de son corps ! Ah, à ce stade, on peut carrément parler de paralysie… aaah ! Je suis désolée, Mikasa ! Tellement désolée ! »

Erwin ferma les yeux en soupirant, l'aura de Livaï s'assombrit encore –la soldate ne pensait pas ça possible– et Eren fixa Hanji, les yeux grands ouverts.

« H-Hanji… qu'est-ce que ça veut dire ? » Articula Eren.

« Tu veux dire la dose de calmants que TU lui as administré, hein, lunettes de merde ? Il va falloir assumer, maintenant. » Psalmodia hargneusement Livaï.

« Hanji, est-ce que nous avons la quelconque possibilité d'annuler les effets ? » Demanda Erwin avec son sérieux habituel.

« Nooon ! » Hurla-t-elle, tombant dramatiquement à genoux. « J'ai pas l'habitude de faire des expériences sur les humains, moi… les titans sont bien p–

- On te demande pas d'exprimer ta passion pour les titans, » grogna Livaï. « mais de rattraper ta connerie, lunettes de merde. »

Mikasa ne comprenait pas. La dose de calmants ? Quelle dose de calmants ? Pourquoi lui en avoir administré ? Elle ne se souvenait pas qu'on lui ait administré quoi que ce soit… mais en y repensant, elle se rendit compte qu'elle ne se souvenait de pas grand-chose des événements récents.

Après avoir passé les portes, elle se souvenait que beaucoup de membres des bataillons d'exploration étaient présents, ils faisaient un salut strict et, la tête droite, ils avaient dit tous en même temps :

« Bon retour, Caporal Livaï ! »

Ils avaient tous eut une expression plus ou moins semblable quand ils virent que Livaï portait la soldate, le deuxième soldat le plus puissant de l'humanité, qu'ils croyaient tous morte. La soldate était horriblement gênée, puis… elle sentit le foulard du Caporal attaché à sa plaie ouverte au niveau de son ventre glisser doucement. Mikasa ne s'en souciât pas, de toute manière elle allait recevoir des soins alors ce n'était pas la peine de gaspiller ses forces à le rattacher, Livaï le récupérerait de toute manière.

Ce n'était pas comme si sa plaie allait s'infecter en dix secondes.

C'est ce que la soldate pensait. D'une manière, elle avait raison... mais pas pour ce cas-là.

C'est tout ce dont elle se souvient. Eren serra encore un peu la main de Mikasa, elle tourna son regard vers lui. Il la regardait, sincèrement inquiet.

« Quand le foulard a glissé, » chuchota-t-il à la soldate pendant que Hanji débattait avec Erwin et Livaï, « la plaie s'est infectée en quelques secondes, c'est ce que m'a expliqué Erwin. Ensuite, tu t'es d'abord raidie, puis ensuite totalement figée sous la douleur, et tu t'es mise à hurler. Le Caporal t'as déposée au sol –il n'avait pas l'air très... à l'aise–, Hanji a sauté de son cheval pour voir comment tu allais. J'étais inconscient à ce moment, mais tes hurlements étaient tellement forts et désespérés qu'ils m'ont réveillés en sursaut, et Erwin m'a calmé et m'a expliqué la situation. Mikasa, tu avais l'air d'agoniser… (Eren s'assombrit.)Alors Hanji a dû paniquer. Elle a envoyé Sacha lui chercher des calmants, et elle t'a administré une dose "suffisante pour endormir un titan". »

Maintenant qu'elle avait compris la situation, c'était Eren qui l'inquiétait. Mikasa sourit faiblement et entrelaça doucement ses doigts avec les siens. Elle détestait le voir aussi inquiet, avec cet air torturé. Il serra les dents, et il fronça les sourcils, une nouvelle vague d'inquiétude se lisant dans son regard quand il serra sa main dans la sienne. Eren… à quel point souffres-tu ?

« Eren… » Murmura la soldate. « Je vais bien… Ne fais pas cette tête, Eren. Je… s'il-te-plaît.

- Mi-Mikasa… je… je suis désolé… » Répondit-il, retenant cette fois-ci bien les larmes de couler.

Mikasa l'attira gentiment à elle, et Eren posa sa tête sur son épaule, gêné, le souffle saccadé. Hanji, Erwin et Livaï les considéraient en silence pendant quelques secondes, Erwin ne bougea pas mais Livaï détourna le regard avec un 'tch' agacé. Hanji regardait la soldate avec sollicitude.

« Il semblerait que tu retrouves tes forces assez rapidement, en fin de compte. » Dit-elle. « Je n'ai aucun moyen d'annuler les effets et même si je le pouvais, je risquerais de faire revenir la douleur de causée par tes plaies. Tu vas être plus ou moins paralysée pendant quelques jours, ça ne devrait pas être long, si on prend en compte l'habilité avec laquelle tu arrives à surmonter l'effet des calmants. »

Mikasa hocha la tête et attendit les instructions suivantes. Eren ne bougeait plus à côté d'elle, son souffle était si calme que la soldate ne serait pas étonnée qu'il se soit endormi. Erwin s'éclaircit la gorge.

« Je suppose qu'il serait temps de te laisser te reposer, Ackerman.

- On laisse Livaï t'expliquer la suite. » continua Hanji en entraînant Erwin, un petit sourire machiavélique aux lèvres.

- Oï, qu'est-ce que vous foutez ?! » Répliqua le soldat le plus fort de l'humanité.

« Bon couraaage~ ! » Termina-t-elle, fermant la porte –à clef– derrière elle.

« Lunettes de merde ! »

Mikasa se demandait si elle aurait pu aussi mal tomber : la soldate était enfermée, seule, avec Eren et Livaï. Ça promet.