Bonjour les gens!

Merci beaucoup pour les reviews! Encore une fois, ça me fait tellement plaisir... Je m'excuse si ce chapitre a mis du temps à sortir, mais l'inspiration s'est clairement fait désirer dernièrement. Il est possible que j'apporte quelques petites modifications au chapitre, un jour ou deux après sa publication. Voilà, bonne lecture!

Je m'excuse une deuxième fois, mais je ne pourrais plus répondre sur les chapitres, tout simplement parce que... bah... Je trouve que ça n'a pas vraiment sa place ici, et je mets beaucoup de temps à répondre (je réfléchis à ce que je dis! ...Mdr.) donc je vous répondrais directement par message, si vous avez un compte. Si vous n'en avez pas, eh bien... sachez que je lis tous les reviews et que je les apprécie tous ! Dans ce cas, si vous avez vraiment des questions, je répondrais dans le texte.

Disclaimer : Shingeki no Kyojin appartient à Hajime Isayama.

Le texte m'appartient. Eoryn


CHAPTER 9. SURVIVAL :L'étrange idée de Hanji

Livaï soupira, tira sa chaise près de la soldate et du garçon-titan endormi et s'assit. Mikasa tourna doucement la tête de son côté, s'assurant de garder les épaules droites pour ne pas qu'Eren se cogne. Elle planta son regard dans le sien, il fit de même. Le silence régna pendant quelques minutes qui étaient en fait des siècles –aux yeux de l'Asiatique évidemment. Elle aurait pu se montrer plus amicale, engager la conversation, parler de titans, d'entraînement voire même de… ménage, si elle tombait à court d'idée, sauf que la soldate n'avait pas envie de lui parler. Pas maintenant. Pas avec Eren auprès d'elle. Elle ne pourrait pas lui dire ce dont elle voudrait lui faire part... La soldate n'eut pas à se torturer l'esprit plus longtemps, car Livaï brisa le silence :

« … Tu ne sens vraiment plus rien ? » Demanda-t-il sans détourner son regard des yeux de la jeune femme.

« Rien, » répondit-elle, imperturbable. « sauf peut-être au niveau de la main droite. Cela ne m'inquiète pas, je vais finir par guérir tôt ou tard.

- Ne prends pas ça à la légère, gamine ! » Tonna Livaï.

Les yeux de la soldate s'écarquillèrent sous l'effet de la surprise. Elle n'avait jamais entendu le Caporal parler d'une voix aussi grave, aussi puissante, aussi… aussi inquiète. Il attrapa le poignet de la pauvre blessée, le serra et leva son regard sur le visage de la soldate. Mikasa n'avait aucune idée de ce qu'il voulait faire, mais il avait l'air de serrer son poignet plutôt fort. Trop fort : la peau commençait à prendre une teinte inquiétante, mais la soldate ne sentait définitivement rien.

« Caporal. » dit-elle d'un air détaché. « Vous devriez lâcher mon poignet. Je vous en voudrais pendant très longtemps si vous le cassiez juste pour voir si je me tordrais de douleur ou pas.

- Mikasa. » Murmura-t-il.

Entendre son prénom ainsi prononcé la fit inconsciemment frémir. La soldate ne pouvait pas deviner ce qui la fit réagir de la sorte. Peut-être parce que le Caporal venait de l'appeler par son prénom ? Peut-être parce qu'il venait de lui saisir la main ? Peut-être parce qu'il ne prenait même plus la peine de cacher son inquiétude ? Peut-être était-ce aussi à cause de l'impression de chaleur que ses doigts dégageaient ?

Il la regardait, et son regard lui fit bien comprendre :

« Ne joue pas à ça avec moi. »

La soldate se sentit défaillir.

Livaï se leva, s'approcha d'Eren. Il le saisit en faisant attention à ne pas le réveiller, et glissa sa chaise sous le jeune homme et l'adossa contre ladite chaise. Ensuite, le soldat le plus fort de l'humanité se tourna vers l'Asiatique, l'attrapa par le menton pour la forcer à le regarder dans les yeux.

« Si tu ne ressens vraiment rien… » Dit-il. « … alors je vais faire en sorte de soigner ça. »

Mikasa ne comprit pas ce qu'il entendait par « soigner ça » mais elle avait un très mauvais pressentiment. Le sourire démoniaque qu'afficha Livaï par la suite ne fût pas pour la rassurer.

- - - - -.

« LIVAAAAAÏ ! » Hurla dramatiquement Hanji. « QU'EST-CE QUE TU FAIS ?!

- Tais-toi, lunettes de merde. » Répondit-il avec un regard assassin. « Tu me déconcentres. Oï, Ackerman ! Tu ralentis, là. »

Hanji regarda la scène avec désolation. Le pauvre Eren était à quatre pattes, au sol, avec Livaï assis sur son dos. Ce dernier sirotait du thé tout en regardant sévèrement Mikasa qui exerçait toute sorte d'entraînements. Là, elle les sentait, ses muscles… mais le Chibi l'énervait tellement ! Quand elle ralentissait le mouvement à cause d'une plaie un peu trop douloureuse, il la rabaissait à coup de :

« Quoi, tu vas t'arrêter là ? C'est pas comme ça que tu vas réussir à me botter le cul, gamine. »

Et dès qu'il avait prononcé cette phrase, la soldate voyait rouge et se remettait à travailler. Comment osait-il traiter Eren de la sorte ?! Elle ne pouvait pas le supporter, mais elle n'était pas en état de travailler autant –voire plus– que « d'habitude ». Elle remercia intérieurement Hanji d'avoir débarqué.

L'adepte des titans s'approcha de Livaï à pas lourds, énervés et bruyants. Mikasa ne s'était même pas rendue compte qu'Erwin était là, lui aussi, campé sur ses deux pieds comme à son habitude. Hanji attrapa Livaï par les aisselles, le souleva littéralement de terre et le reposa, sur ses deux pieds, juste devant Erwin.

« BAS LES PATTES ! Je m'occuperais mieux d'eux que toi ! » Hurla-t-elle en claquant la porte, avant que le Caporal ne puisse réagir.

Hanji se tourna vers Eren qui, instinctivement, se redressa et salua la « scientifique ». Elle rit quelques secondes avant de balayer son salut du revers de la main et d'entamer une conversation sans doute sur la transformation d'Eren. Mikasa ne les écoutait pas. Elle était allongée sur le sol froid, à plat ventre, vannée mais pouvant à nouveau utiliser tous ses muscles, ou presque.

« Je suppose que je devrais le remercier… après tout. » Murmura-t-elle.

- Mikasa. » Parla une voix à côté d'elle.

La soldate tourna lentement sa tête vers Hanji. Elle ne l'avait pas entendue approcher, comme elle n'avait pas entendu Eren s'éloigner non plus. La porte était ouverte cette fois, et l'Asiatique aperçut Erwin, Livaï et Eren en grande conversation. Erwin semblait aussi calme qu'à son habitude, Eren ne semblait pas à l'aise à côté de Livaï... ce qui était compréhensible. Ce dernier avait le regard fixé devant lui, sans doute sur Hanji ou sur elle, et –oh mon dieu, elle ne l'avait jamais vu avoir un regard aussi meurtrier. La soldate frissonna avant de reporter son attention sur Hanji qui soupirait :

« Mon dieu, ce gnome va vraiment finir par te tuer… » Grogna-t-elle. « Tu peux te lever ?

- … Oui. » Répondit Mikasa, après quelques secondes de réflexion.

« Ne me dis pas qu'il t'as fais faire plusieurs séries d'abdos ? » Demanda l'amoureuse des titans en l'aidant à se relever.

« … Pas seulement.

- Je suis sûre que c'est sa manière de prouver qu'il s'inquiète mais… Je vais le tuer. » Termina-t-elle avec un sourire psychopathe et une aura meurtrière qui indiquait qu'elle ne plaisantait pas.

« Vous ne devriez pas. » S'opposa l'Asiatique.

« Pourquoi ? » S'étonna Hanji.

Voilà qu'elle défendait Nabot. Merde, une excuse…

« Ce serait une grande perte pour l'humanité. » Dit-elle finalement.

« … Pourquoi faut-il que ce nain soit aussi fort ? » Grogna Hanji tout haut, en poussant Mikasa vers la porte. « Et dire qu'il n'a même pas profité d'être enfermé avec une beauté pareille… J'vous jure, ce nabot… »

La soldate se demandait ce qu'elle marmonnait, mais elle n'eut pas le temps de poser de questions que Hanji avait rejoint Erwin, Livaï et Eren. L'Asiatique s'approcha à son tour, son regard vaguant naturellement entre le Caporal et son frère adoptif.

La scientifique parlait haut et fort, en faisant des gestes à la fois hilarants et effrayants. Elle semblait apparemment avoir eu une illumination, mais vu les têtes stupéfaites de ses interlocuteurs, ça devait être quelque chose de vraiment déplacé. La soldate avait beau essayer de se concentrer pour suivre la conversation, la folle furieuse parlait trop vite et elle était trop fatiguée pour pouvoir décrypter chaque phrase qu'elle formulait.

Mikasa posa son regard sur Eren. La conversation avait l'air de le passionner, parce qu'il était anormalement joyeux et agité. La soldate haussa un sourcil, et détourna le regard vers Erwin. Sérieux et calme comme toujours, lui aussi avait pourtant l'air intéressé par la proposition de Hanji. Enfin, l'Asiatique posa son regard sur Livaï. Incroyable. Même lui avait l'air intéressé –même si ce n'était clairement pas visible–.

L'ambiance s'était détendue. L'ambiance s'était détendue grâce à une proposition de Hanji. Que Dieu me protège, pensa sincèrement la soldate.

Soudain, la folle furieuse pivota sur ses talons, marcha d'un pas décidé vers Mikasa pour lui saisir les poignets, les yeux brillants.

« Mikaaaasaaaa… » Dit-elle.

Ladite Mikasa eut un mouvement de recul, leva les yeux en espérant avoir des explications de quelqu'un : Eren lui souriait de toutes ses dents, Erwin esquissait lui aussi un petit sourire et Livaï restait neutre, son aura maléfique avait totalement disparu. L'Asiatique reposa vivement son regard sur Hanji. La scientifique l'observait sérieusement.

« Je te le jure, Mikasa… » Commença-t-elle. « Livaï craquera ! IL CRAQUERA ! »

Dans une pose de victoire ridicule, elle entraîna Mikasa. Que Dieu –qu'il existe ou pas– me protège, pensa-t-elle à nouveau.