Bonjour les gens~
Je ne sais pas si vous l'avez remarqué, chères lectrices (et bonjour aux éventuels lecteurs, ha ha), mais j'ai réédité tous mes chapitres, parce que la façon dont j'avais disposé les dialogues n'était pas bonne. Bon, après, j'ai aussi essayé de rendre mes chapitres plus longs, donc j'ai peut-être rajouté quelques scènes par-ci par-là avant de passer au chapitre suivant. Des scènes qu'il n'y avait pas avant évidemment, et qui étaient sensées être pour le chapitre d'après.
Comme ça, dans ce chapitre, il y a environ 5% de nouveau contenu, ou un truc comme ça, pour vous aider à patienter pour le prochain chapitre~. Le prochain chapitre sera sur le bal, et ce sera sans doute le dernier... je ne sais pas. Dites-moi dans les reviews, tiens, si vous préférez que l'aventure se termine au chapitre du bal, ou que je continue un peu après...
Voilà mon plan : si on s'arrête au bal, eh bien... on s'arrêtera au bal, avec une happy end (on espère, mais c'est ce qui est prévu) : je ne peux pas vous en dire plus sans risquer de spoiler le contenu du prochain chapitre, alors que je me tais~.
Sinon, on peut continuer l'aventure, et je me débrouille pour faire en sorte que Livaï et Mikasa se retrouvent encore dans une situation critique (de survie, sinon il faudrait que je renomme la fiction... ha ha) en dehors des murs, sans pour autant être seuls tous les deux tout le temps (pourquoi pas ne pas inclure un autre cadet ? Ou même un gradé ? Qu'est-ce que vous me conseillez ?)
Voili voilou, je crois que j'ai tout dit. Sur ce, désolée de l'attente interminable, et les reviews, favs et follows sont toujours les bienvenus !
Disclaimer : Shingeki no Kyojin appartient à Hajime Isayama.
Le texte m'appartient. Eoryn
CHAPTER 10. Les cours de danse
« Hanji… d'où tu sors cette chose inutile ? » Marmonna Mikasa.
« Inutile ? INUTILE ?! » Répéta Hanji, profondément choquée. « Mikasa, une robe n'est jamais, jamais, JA-MAIS inutile ! Et puis regarde comment elle te va ! Tu as l'air d'une vraie femme, là-dedans, et pas d'un soldat superpuissant qui découpe des titans à longueur de journée. »
Mikasa soupira. La vérité sur l'idée de Hanji qui avait enchanté les garçons était qu'elle avait l'intention d'organiser un bal masqué, auquel tous les soldats de toutes les factions seraient invités. Cela leur permettrait de s'amuser et de se détendre, avait-elle expliqué. A vrai dire, la soldate était plutôt d'accord avec les garçons, tout le monde aurait l'occasion de se distraire un minimum. Mais, bon sang… d'où elle sortait toutes ces robes ?! La soldate elle-même ignorait qu'on pouvait en fabriquer d'aussi belles et confortables.
La robe que Hanji lui avait fait enfiler était entièrement faite de soies de différentes teintes de rouge : elle moulait toutes ses formes et lui donnait même l'impression d'être plus fine, plus féminine –elle l'était, c'était sûr, mais elle avait l'impression que ce corps n'était pas le sien. D'un rouge plutôt vif au niveau bustier, elle prenait des teintes plus foncées à partir des genoux jusqu'aux pieds. L'amoureuse des titans avait dû faire des pieds et des mains pour réussir à la faire retirer l'écharpe d'Eren.
Encore le nez dans son armoire, Hanji annonça en se retournant, une étrange écharpe dans les mains.
« J'ai appelé ce genre de robe 'Sirène'. Tu portes une robe Sirène, ça sonne bien, non ? Tu sais ce qu'est une 'Sirène' non ? On parle de ce genre de créatures dans certains livres. Ce sont des femmes… »
Mais Mikasa ne l'écoutait pas, elle était perdue dans la contemplation de sa tenue. Même si le bal n'était que dans trois jours, Hanji l'avait poussée dans sa chambre en hurlant :
« ON A PAS ASSEZ DE TEMPS ! »
La soldate observait l'écharpe qu'elle posait sur ses épaules découvertes.
Cette écharpe noire était entièrement faite de plumes, ce qui était des plus surprenants. Hanji avait passé plus de trois heures à essayer de lui enlever son écharpe, pour qu'au final Mikasa, agacée, l'enlève à contrecœur d'elle-même. De plus, avec la robe dont les tons s'assombrissait, on aurait dit que l'écharpe avait été créée pour être portée avec cette même robe. Hanji plongea de nouveau dans son armoire et grogna lorsqu'elle se rendit compte que ce qu'elle cherchait n'était pas à sa place. Elle soupira puis se plaça derrière la soldate, et commença à s'occuper de ses cheveux. Mikasa se contenta de la regarder faire, silencieuse.
- - - - -.
« Je n'aurais jamais cru que tu puisse être encore plus belle que tu ne l'étais déjà ! » Hurla Hanji en sautant sur ses deux pieds. « On dirait une œuvre d'art, ma parole ! Tu es a peine reconnaissable ! »
Hanji avait raison, la soldate était à peine reconnaissable sous son masque papillon aussi noir que la cendre, dont les quelques plumes aux couleurs allant du gris sombre au blanc immaculé s'échappaient. De petites chaînettes ornées de petites perles semblables à des rubis décoraient les ailes du papillon.
L'amoureuse des titans avait ramené les cheveux de l'Asiatique en un chignon légèrement ébouriffé. La folle furieuse soupira à la vue de son chef d'œuvre et commença à ranger la pièce. L'asiatique se leva, et tapa du pied, de manière à commencer à s'habituer aux talons hauts –pas si hauts que ça, pour Hanji. En voyant la soldate s'apprêter à retirer son masque, l'amoureuse des titans fourra ses affaires dans son armoire, empoigna furieusement la main de Mikasa avec un regard assassin. Si Mikasa n'avait pas été aussi solide, la folle furieuse lui aurait sans aucun doute cassé les os de la main.
« Non, Mikasa… » Murmura-t-elle sur un ton suave, l'Asiatique eut des frissons qui redoublèrent quand Hanji attrapa sa deuxième main. « Je n'ai pas encore fini… Tu dois être parfaite pour le bal, et tu ne sais même pas danser ! »
La soldate eut tout juste le temps d'avaler sa salive que la folle furieuse l'entraîna. Elles tournèrent à droite, à gauche puis encore à gauche et à droite, jusqu'à arriver à un escalier qui descendait bien bas. Hanji la poussa pour qu'elle s'engage dans l'escalier. La soldate grogna quand elle entendit –et sentit– un craquement au niveau de sa cheville. La douleur la surprit, ce qui lui fit perdre l'équilibre, et elle se rattrapa… sur Eren. Lui ne portait pas de masque, mais avait les cheveux bien tirés en arrière et un costard noir impeccable. Mikasa recula, le détailla de la tête aux pieds, il fit de même au moment où Hanji s'approcha avec un sourire machiavélique placardé sur le visage. Eren haussa un sourcil et sembla se concentrer sur les traits du visage de la jeune femme.
« Mikasa… » Hésita-t-il. « Mikasa, c'est toi ?
- Qui voudrais-tu que ce soit d'autre ? » Répondit Hanji, d'un ton qui feignait l'agacement. « Il n'y a pas deux beautés pareilles entre les murs ! »
La soldate ne dit rien, embarrassée par les dires de l'amoureuse des titans. Eren rougit légèrement et détourna le regard. Il sembla chercher quelque chose à dire, mais il semblait perdre ses moyens. L'Asiatique se demanda –très sincèrement– quelle était la cause de sa réaction. Il n'avait pas a rougir de sa tenue, il était très beau –comme toujours, rajouta-t-elle mentalement.
Hanji posa violemment ses mains sur les épaules de la jeune Ackerman, le jeune homme leva les yeux vers elle et pâlit. Mikasa avala sa salive. L'amoureuse des titans devait encore faire un de ses sourires à faire froid dans le dos.
« Bon, les tourtereaux, c'est pas tout maaaaaais… la demoiselle a un cours de danse qui l'attend~ ! » dit-elle et, au ton qu'elle avait employé, on aurait cru que c'était mieux encore que si on lui avait offert un titan pour son anniversaire. « Et son professeur n'est pas des plus patients, et vu le mal que je me suis donnée pour le faire venir… » Hanji serra tellement les épaules de Mikasa qu'elles commencèrent à blanchir. « JE NE PARDONNERAIS AUCUN RETARD. Bien, maintenant, allons-y, Mikasaaa ! Oh, et Eren, ne t'enfuis pas, j'aimerais te faire passer une série de tests une fois que tu seras en uniforme. »
Eren déglutit, Mikasa se raidit en regardant droit devant elle.
« T-Très bien. » Répondit-il, aussi mal à l'aise que la soldate. « A plus tard alors, Hanji, Mikasa…
- A plus tard ! » Répondit joyeusement Hanji avant d'entraîner Mikasa en bas de l'escalier.
« A plus tard, Eren. » Dit calmement la soldate, ne le quittant pas du regard.
Eren la regarda jusqu'à ce qu'elle passe la légère porte en bois au fond du couloir. Il avait chaud, et il ne saurait expliquer pourquoi. Il avait à peine reconnu Mikasa sous sa robe et son masque… sur le coup, il avait cru être tombé nez à nez avec une déesse. Il tira sur son costume, prit une bouffée d'air et tourna les talons à pas rapides. Pourquoi n'arrivait-il pas à se sortir de la tête Mikasa dans sa robe ? D'ailleurs, pourquoi ne portait-elle pas son écharpe ? Pourquoi cela le tracassait tant que ça ? Il s'arrêta dans un couloir, se prit la tête dans les mains, horriblement gêné. La main qui se posa sur son épaule le fit sursauter.
« Eren ? »
La voix d'Armin le rassura, et il se retourna. Son ami d'enfance portait lui aussi un costume comme le sien.
« Armin. » Murmura Eren.
- Tu vas bien ? » demanda le jeune homme blond, l'air inquiet.
« Oui, oui… et toi ? Tu me sembles pâle.
- H-Hum… disons que l'idée de ce « cours » de danse ne « m'arrange » pas trop…
- Comment ça ? » demanda Eren, curieux.
« Tu n'es pas au courant ? Celui qui est sensé nous apprendre à danser, c'est… le Caporal Livaï.
- C'est le Caporal ?! » Répéta Eren, surprit.
Armin hocha la tête en le regardant, et Eren tourna la tête vers l'endroit où était partie Mikasa. J'espère que ça se passera bien… pensa-t-il, légèrement inquiet. Il avala sa salive, et se retourna vers Armin, pas vraiment pressé de passer au stade 'cours de danse'.
« Dis-moi, Armin… » Commença-t-il, voulant désespérément sauver sa vie en ne passant pas par les cours de danse du Caporal. « Tu ne saurais pas danser, par hasard ?
- E-Euh… » Hésita-t-il. « Si, mais je…
- Apprends-moi ! » S'écria Eren en lui prenant les mains et en les serrant avec espoir. « S'il te plaît ! Je ne veux pas passer pas ces cours de danse…
- D-D'accord ! » Répondit le blondinet. « Pas besoin de te mettre dans un état pareil… »
- - - - -.
L'Asiatique se figea au moment où elle passa la porte, en voyant qui l'attendait pour lui donner un cours de danse. Elle avala difficilement sa salive, et porta instinctivement une main devant sa bouche en le voyant –elle ne risquait rien à faire ce geste, car si on le remarquait, elle n'avait qu'à dire qu'elle réajustait son masque.
Livaï était calmement assis à siroter du thé quand elles entrèrent dans la pièce. Le soldat se tourna vers elle, avec son habituelle expression blasée, mais il se figea quand il tourna le regard vers la personne qui accompagnait Hanji. Il posa sa tasse sur la petite table à côté de lui et se leva, agissant comme si l'Asiatique portait tous les jours des robes.
Hanji s'esclaffa d'un air désastreux :
« Livaïïïï ?! Qu'est-ce que tu fais ?! Pourquoi avoir enlevé ton masque ?! » Hurla-t-elle.
« Tais-toi, lunettes de merdre ! » Risposta-t-il, visiblement plutôt agacé. « Ce putain de truc me gênait, alors je l'ai enlevé, c'est tout. »
Hanji riposta que, même si ça ne lui plaisait pas, il devait faire un effort pour être convenable, que tout son plan était tombé à l'eau, et tout un tas de choses que Mikasa ne se prit pas la peine d'écouter, trop occupée à… réajuster son masque.
Sous ledit masque, l'Asiatique rougissait. Certes, il ne s'agissait que d'une légère teinte rosée, mais elle ne laisserait personne la voir dans cet état. Mais il fallait l'admettre, elle trouvait le Caporal vraiment… canon. Craquant. Beau. Mignon. Elle n'arrivait pas à trouver l'équivalent de ce qu'elle pensait en mots…
Elle ferma calmement les yeux en se giflant mentalement. Qu'est-ce qu'il lui prenait ?! Elle ne pouvait pas ressentir quelque chose pour lui… c'était impossible. Impossible. Im-po-ssi-ble.
Et pourtant…
Son cœur battait bien, là dans sa poitrine. Et il battait un peu trop rapidement à son goût… Peut-être ressentait-elle vraiment quelque chose pour ce nabot ? Peut-être qu'il lui était possible d'aimer le Caporal ? Peut-être même q–
Elle fût sortie de ses pensées quand Livaï l'invita gentiment mais surtout galamment à la jeune soldate de le rejoindre, afin de commencer les leçons.
« Oï, Ackerman ! » L'interpella-t-il. « Bouge ton cul, j'ai pas que ça à faire. »
… Je n'ai rien dit, pensa-t-elle, regrettant amèrement ses pensées. Ce nabot ne pouvait pas, pas pour le moins du monde, la faire tomber amoureuse. Ca n'allait pas arriver, non, loin de là.
La jeune fille s'approcha du Caporal, prit la main qu'il lui tendait et l'homme l'attira à lui. Il posa une main au bas de son dos, sans rien dire, et commença à lui donner ses instructions. Bizarrement, il semblait calme, beaucoup plus patient et tolérant avec elle que quand Hanji était présente –car oui, elle s'était volatilisée il y a quelques instants, disant qu'elle avait à faire avec Eren.
La leçon de danse s'avéra être… plus convenable qu'elle ne le pensait.
