Je tiens à vous prévenir tout de suite, ce qhapitre est un délire que je me suis tapé comme ça! il n'est aucunement inspirait du livre ou du film, alors si vous comprenez pas ce que ça fait là, dites vous juste que je me suis fait plaisir à l'écrire.

Reviews:

Fukan: Merci. Si tu es fan d'Elladan et Elrohir, je pense que tu vas apprécier ce chapitre, et effectivement il pourrait y avoir quelque chose avec notre petit Legolas chéri ^^. Je suis contente que Luana te plaise, et pour Boromir, je trouve dommage qu'il meurt sans avoir eu sa chance. Mais bon, ça ce sont les lecteurs qui décideront.

Lenaa-chan: wow, bon par où commencer? Lol en tout cas, ton enthousiasme fait plaisir à voir, et ça me donne du boum au cœur. C'est vrai qu'elle avait rien d'autre à faire que de les suivre, et qu'elle est vachement protectrice avec Frodon, mais ça, c'est son instinct de louve qui le lui dicte. J'ai voulut garder un peu le côté froid d'Aragorn qu'on retrouve dès son apparition dans l'histoire, sinon, ça aurait gâché le truc je trouve, et ça permettait de tisser autour de lui et de le voir évoluer. . Normal qu'elle les "grille", c'est flagrant, et tu vas voir que d'un côté ça va les décoincer un peu tout les deux. Pour ce qui est d'Arwen, j'ai préféré la mettre de côté pour leur arrivée à Fondcombe et conserver Glorfindel, comme dans le livre; et puis sinon, je voyais pas comment Luana aurait perdu son bras. C'est rai que sur le coup, j'ai été hard avec elle (en général je suis pas tendre, la pauvre). Non je préférais qu'elle puisse invoquer son loup quand elle le désirait, un peu comme Jacob dans Twilight. Et pour le rythme de parution, c'est juste parce que je suis en vacance que c'est rapide ^^'

Eclipse1995: ouf, tu me rassures. Et pour la mort de Boromir, si ce n'est que ça, tu sais, je peux très bien moduler ça, comme si de rien n'était. J'ai déjà une idée pour contourner ce problème. Mais après, c'est toi qui voit.

Idylla: Merci, ça me fait plaisir. Pour Boromir, je n'ai jamais dit que je comptais sauver Denethor. Je veux sauver Boromir sans pour autant changer le cours de l'histoire (je sais que ça a pas l'air logique mais fait moi confiance). Mais j'aime trop Boromir et Faramir pour les laisser sous la coupe de leur père (que je déteste). C'est sûr qu'il a une belle mort, il se repentit, mais j'aimerai lui donner une chance.

Melior : t'inquiètes y a pas de soucis. C'est vrai que Pippin a le don pour alléger l'ambiance tout en rendant la situation plus critique qu'elle ne l'est déjà. C'est pas pour rien que j'ai appelé cette histoire Naurofana, qui veut dire loup-garou blanc, mais heureuse que ça te plaise ^^. j'en conclut donc que tout le monde veut le voir mort ? Dommage, ça aurait put être un défi amusant à relever, mais j'accepte le vote des lecteurs, et condamne donc Boromir à mourir. Snif

o Nani-san o : dommage ton changement de choix, ça me donnait de l'espoir pour Boromir, lol


Chapitre 12: pari et poursuite

À la fin du conseil, Luana alla dans sa chambre faire le point sur ce qu'elle emmènerait; même s'ils avaient deux semaines de répit avant de repartir à l'aventure, elle tenait à le faire tout de suite, une façon d se rassurer. Elle s'attendait à douter de son choix d'ici peu, alors autant essayer de se focaliser sur le plus important. Il ne lui restait plus que sa tenue de sport, ses bolasses mais plus d'alcool à brûler – et elle voyait mal en quoi ça lui servirait -, son MP3 et son haut-parleur – et là encore, elle doutait fortement que ça lui soit d'une grande aide. Alors qu'elle était plongée dans sa réflexion, on toqua à la porte, et Arwen entra dans la chambre, suivit de Merry et Pippin, qui apparemment était tombés sous le charme de la dame Elfe.

- Bonjour Luana, lui dit-elle. Mon père organise un banquet demain soir pour fêter création de la Communauté et en l'honneur de tous ses membres.

L'Elfe souriait, pourtant, on sentait dans ses yeux une tristesse et une inquiétude sourde. Elle ne voulait pas voir partir Aragorn.

- Encore? Ne put s'empêcher de dire la jeune fille.

Elle avait était bien contente d'avoir échappé au premier banquet, et se serait passé d'un deuxième, en son honneur qui plus est.

- Oui! S'exclamèrent en cœur les deux Hobbits. Il y aura un grand festin, de la musique, des chants, des …

- C'est bon, c'est bon, je vois ce que vous voulez dire, rit-elle. Est-ce que je peux faire quelque chose pour aider? Demanda-t-elle en se tournant vers Arwen.

L'Elfe lui sourit, et cette fois, la peine dans ses yeux fut chasser par une étincelle de malice, qui, étrangement, mit mal à l'aise la Nauro*.

- Vous non. Mon père m'a demandé de vous aider à vous préparer pour l'occasion, je suis donc venue vous demander de me suivre afin que nous allions voir pour une robe.

L'étincelle faillit s'embraser en éclat de rire quand tous virent la tête ahurie que fit Luana à cette annonce.

- Je … je vous prie de m'excuser mais … commença-t-elle à balbutier. Mais je ne porte jamais de robe, alors si c'est possible je préfèrerais …

- Ha non, tu ne vas pas te défiler comme ça, la coupa Merry.

- C'est une grande soirée qui s'annonce demain soir et tu DOIS porter une robe, renchérit Pippin.

Arwen riait doucement face à leur querelle. De plus, et ça Luana en était persuadée, Aragorn avait dut lui parlait de l'esclandre qu'elle avait faillit faire quand il lui avait donné des vêtements " qui attitraient moins l'attention". Avant même de regarder le paquet, elle avait déclaré haut et fort qu'elle ne porterait jamais de robe.

Depuis, les Hobbits ne l'avaient plus lâchée avec ça. Même Frodon et Sam avaient essayé de l'en convaincre. Toute l'après midi, elle y avait eu droit, et le soir avec, où elle crut mourir de honte quand Merry avaient demandé à tout le monde qui voulait la voir en robe. Elle 'était enfuie en courant avant même de voir les premières mains se lever. Mais elle savait qu'Aragorn avait voté pour.

La nuit, elle avait crut qu'ils la rejoindraient dans sa chambre et l'empêcherai de dormir jusqu'à ce qu'ils obtiennent satisfaction. Mais ils n'en firent rien.

Elle croyait que le doute aurait profité de la nuit pour s'insinuer dans son esprit. Là encore, il n'en fut pas ainsi. Elle se sentait au contraire confiante, sachant pertinemment qu'elle avait fait le bon choix. Et ça, elle était persuadée qu'elle le devait au clair de lune qui la berçait tendrement, comme une mère, et à la louve en elle. Depuis le début, depuis son arrivée en Terre du Milieu, c'était son instinct qui lui avait dicté chacun de ses choix, qui l'avait poussée à suivre les Hobbits, à repousser sans cesse ses craintes et à se battre. Son instinct, qui chaque fois qu'elle cherchait à comprendre ce qui l'aurait fait souffrir, avait engourdit son esprit pour la protéger. Luana aurait sans doute détestait cet instinct s'il lui avait empêchée cette nuit là de penser à son frère.

Éric lui manquait terriblement, mais elle ne pouvait pas le rejoindre pour le moment. À la fin de sa quête, sans doute. Et même si elle pouvait maintenant rentrer chez elle et se jeter au cou de son frère, de ses amis, elle ne pensait pas pouvoir le faire, car elle ne pouvait pas non plus abandonner les amis qu'elle avait trouvé ici alors qu'ils courraient peut être à la mort.

Et voilà, elle pensait à des choses qu'il ne fallait pas, et son instinct la fit sombrer dans le sommeil avant qu'elle n'aille trop loin.

Au matin, ce ne fut pas le soleil qui la réveilla, ni même le chant des oiseaux. Non, ce furent des rires et des gloussements qui la tirèrent de son sommeil. Lorsqu'elle ouvrit un œil encore endormi, elle vit deux silhouettes de petites tailles qui vidaient les commodes de tous les pantalons et tuniques qu'elles contenaient.

- ¡Mierda! Merry, Pippin, revenez ici!

Les deux Hobbits prirent leurs jambes à leur cou, morts de rire, les bras chargés de linge, et sortirent de la chambre en courant.

Le temps qu'elle enfile un haut, ils avaient déjà filé, et le pire, c'est qu'ils lui avaient aussi embarquait sa tunique de pyjama! Elle les chercha partout dans Fondcombe, juste vêtue d'une robe de chambre, et tous se qui la croisèrent ainsi vêtue, courant et grondant comme une furie, gueulant le nom des deux Hobbits.

- PEREGRIN TOUQUE! MERIADOC BRANDEBOUC! Si je vous attrape …!

Et ce fut ainsi toute la matinée. Elle dut abandonner la poursuite aux alentours de midi, car Bilbon tenait à ce qu'elle déjeune avec Frodon, Gandalf et lui. Malgré sa rage, elle écouta le vieil Hobbit avec passion lorsqu'il lui conta ses aventures, toujours en pantalon de pyjama et robe de chambres. Il lui fit un rapide cours d'histoire, lui expliquant l'histoire de la Terre du Milieu, de Sauron et de l'Anneau, répondant à chacune de ses questions. Après tout, elle se lançait dans cette quête en ne sachant quasiment rien. Il lui raconta comment l'Anneau était tombé entre ses mains, lui parla d'une créature appelée Gollum, que les Elfes de la Forêt Noire étaient censé garder captif, mais qui avait put s'enfuir grâce ç l'intervention d'orques. Gandalf lui présenta aussi les différentes espèces qu'ils rencontreraient sur leur route, certaines magnifiques, d'autres repoussantes. Il y avait trop de chose en un coup pour qu'elle puisse tout retenir, mais le mage lui promit de lui donner des cours un peu plus poussés dans les semaines à venir. ¡Joder! Elle qui croyait en avoir finit avec l'école!

- Est-ce qu'on croisera des loups? demanda-t-elle, s'imaginant déjà sous sa forme animale en train d'essayer d'amadouer toute une meute.

- Oui, mais ce ne sont pas des loups dans le sens où vous l'entendez, lui répondit Gandalf. Les loups originels, dont vous prenez la forme, ont disparut de la Terre du Milieu il y a de cela plusieurs siècles, et rares sont ceux qui ont trouvé refuge dans les terres de Valinor.

- C'est quoi alors? Fit-elle d'un air sceptique.

- Ce sont des Wargs, les loups maléfiques de Sauron. Vois, lui dit Bilbon en lui tendant un parchemin sur lequel était dessiné à l'encre noir une de ces créatures, ils n'ont rien à voir avec toi.

C'est sûr qu'ils étaient très différents. Autant Naurofána** avait une silhouette fine et élancé, celle d'un loup du monde de Luana en somme, que cela étaient trapus, étaient…le seul mot qui lui vint à l'esprit pour les décrire fut monstrueux. Ils n'avaient rien d'un loup.

- Hé bien, je suis bien heureux de ne pas m'être invité à votre table, fit une voix à l'entrée. Si c'est pour me couper l'appétit avec ces horreurs, je préfère encore manger à la table d'un Nain.

- Ho! Alors toi! Rugit Luana en se jetant sur Merry.

- Hop hop hop, l'arrêta-t-il d'un geste. S'il venait à m'arriver quelque chose, Pippin a pour instruction de ne jamais te rendre tes vêtements.

- Crois-moi, qu'il le veuille ou non, il me dira où vous les avez mis, et je compte même te faire cracher le morceau.

- Nous avons la protection du seigneur Elrond et de dame Arwen, fit-il tout fier.

¡Mierda! En gros, elle ne pouvait rien faire! Elle soupira, et s'avoua vaincu, face à l'hilarité de tous.

- Bon, qu'est ce que tu veux que je fasse pour que je récupère les vêtements prêtés par le seigneur Elrond?

- Dame Arwen, Pippin et moi, ainsi qu'une grande partie des personnes interrogées à ce sujet, nous voulons te voir porter une robe pour le banquet de ce soir.

- Hors de question!

- Dans ce cas, tu n'as qu'à venir en robe de chambre, la nargua-t-il.

Luana réfléchit un instant. Que pouvait-elle faire? Elle n'avait pas plus envi d'y aller en robe de chambre qu'en robe tout court, et vu la scène de ce matin avec les deux Hobbits, elle ne pourrait pas prétexter qu'elle se sentait mal pour ne pas avoir à y aller. Et puis, elle se souvint du côté joueur des Hobbits, et plus particulièrement le goût prononcé pour les paris de Merry et Pippin. Et une idée germa dans son esprit.

- Ok, je te propose un truc, déclara-t-elle avec assurance et un sourire malicieux.

- Quoi donc?

- Avant, je vais passer par ma chambre. Retrouves-moi dans la cour centrale, et demande à dame Arwen de venir, et Pippin, bien entendu.

Et elle le planta là. Elle avait prit soin de fermer sa chambre de l'intérieur afin d'empêcher toute autre intrusion, aussi dut elle passer par la fenêtre, sans être vue.

Une fois à l'intérieur, elle se jeta sur son sac de sport et le vida sur le lit. Elle eut l'agréable surprise de trouver, en plus du matériel déjà répertorié, une pièce de deux euros et un paquet de cartes, oubliés dans une poche depuis pas mal de temps vu leur état.

Elle se saisit de sa tenue de sport et de ses baskets. Alors comme ça, ils voulaient la voir en robe? Ils voulaient la voir habillée en femme? Ils allaient être servit, mais dans l'autre sens. Elle enfila sa brassière, qui laissait tout son ventre à l'air libre, ainsi que ses omoplates, mit son pantalon de survêtement et lassa ses chaussures. En farfouillant dans ce qui restait au fond des commodes, elle trouva deux bandes noires, qu'elle enroula autour de ses poignets et de ses mains, jusqu'aux coudes, ainsi qu'un foulard, lui aussi noir. Elle l'enfila sur le haut du crâne et le noua sur la nuque, si bien qu'on ne pouvait plus voir la racine des cheveux. Les deux pans de tissu qui pendaient dans son dos, elle les tressa avec ses cheveux, si bien qu'elle se retrouva avec une longue natte de cheveux blanc, dans laquelle ressortait le noir du tissu, qui lui tombait jusqu'au bas des reins. Et par dessus, elle vissa sa casquette militaire noire. Et pour faire plus classe (et surtout plus excentrique), elle glissa dans son nombril une pierre noire assez grosse pour qu'elle ne bouge pas de place.

Elle jeta un rapide coup d'œil à la glace, et ce qu'elle vit lui arracha un sourire: elle faisait, disons, personnage de manga comme ça. Ils voulaient qu'elle s'habille de façon féminine, ils n'allaient pas être déçus. Ils voulaient la forcer à s'habiller en robe, et bien ils allaient comprendre leur douleur, et surtout apprendre qu'on peut apprivoiser une louve, mais jamais la dompter.

Quand elle sortit, elle croisa Elrond, qui la considéra des pieds à la tête, de haut en bas, de droite à gauche, d'un air sidéré.

- Seigneur Elrond, le salua-t-elle en portant la main à sa visière de casquette en penchant la tête, peinant à dissimuler un sourire.

Puis elle le laissa derrière elle, qui la suivait du regard, immobile de stupeur.

Tous ceux qu'elle croisait – pour la plupart des Elfes- eurent la même réaction, et certains furent scandalisés. Elle faillit éclater de rire en passant devant Glorfindel et Legolas, car la tête qu'ils tirèrent était bien la plus hilarante qui lui eut été donné de voir. Mais c'était surtout drôle quand on pensait en même temps au sérieux de ces êtres si parfaits, chez qui l'excentricité devait être rare.

Elle arriva dans la cour, où dame Arwen, Merry et Pippin attendaient. Les deux Hobbits semblaient impatients et fébriles, peut être un peu inquiets pour la suite. Et ils avaient bien raison de s'inquiéter. Quand ils la virent arriver, habillée comme elle l'était, ils ouvrirent des yeux comme des soucoupes, et on aurait put croire qu'ils faisaient le concours de celui qui ouvrirait le plus possible la bouche. Leurs mâchoires touchaient presque le sol. Luana, se retenant de rigoler, s'avança vers eux, passa ses mains sous leurs mentons, et leur fit refermer la bouche.

- Faites gaffe les gars, vous allez gober des mouches.

Elle se tourna vers dame Arwen, qui la dévisageait avec un petit sourire amusé. Apparemment, elle prenait plutôt bien la provocation, contrairement à tous ceux qu'elle avait croisé jusque là.

- Hé bien, mon petit, on peut dire que tu ne fais dans la dentelle.

Elle se retourna et aperçut papy Bilbon, Frodon, Sam et Gandalf assit sur un banc à l'ombre d'un arbre. Ils se levèrent et rejoignirent l'Elfe, les deux Hobbits encore sous le choc et la Nauro. Le vieil Hobbit semblait ravit de cette nouvelle extravagance de sa part, tandis que Sam et Frodon était complètement sciés de la voir aussi peu vêtue. Après tout, certaines parties que la bienséance préférait couvertes –ici le ventre et le dos- étaient bien exposées à la vue, alors que d'autres, qui pouvaient très bien rester à l'air libre, étaient revêtus de bande de tissu – les avant-bras et la tête.

- Je doute que le seigneur Elrond apprécie cette farce, prévint Gandalf d'un ton critique, alors que ses yeux brillaient de larme de rire contenues.

- C'est pas une farce, se défendit-elle en feignant d'être outragée. Et puis le seigneur Elrond n'a rien dit qu'en je l'ai croisé tout à l'heure, même si je crois que c'est parce qu'il était trop choqué pour pouvoir parler.

- Vous êtes dure jeune Luana avec mon père, dit Arwen qui pourtant en riait.

- Mais qu'est ce que c'est? Demanda Frodon, ayant enfin retrouvé la voix.

- Ho c'est juste ma tenue de combat, plaisanta-t-elle. Je serais plus à l'aise avec.

- Tenue de combat? Répétèrent Merry et Pippin en se jetant un regard affolé.

Luana leur fit face, se grandissant le plus possible, les poings sur les hanches en une posture menaçante.

- Oui, parce que j'en ai marre de ce petit jeu et j'aimerais bien récupérer les vêtements. À moins que vous ne préfériez que je me trimballe comme ça à travers Fondcombe durant deux semaines, ajouta-t-elle à l'intention d'Arwen, qui était de mèche avec les deux fautifs.

À l'origine, c'était elle qui avait demandé à ce qu'elle porte une robe, et c'était pour ses beaux yeux que les Hobbits se pliaient en quatre. Si elle avait un peu de pitié pour eux, peut être allait-elle les sauver.

Mais elle n'en fit rien, à son grand désarroi, même si elle sentait qu'elle allait s'éclater, et qu'elle allait les éclater. Avec un sourire sadique sur le visage, elle leur dit d'une voix mielleuse:

- J'ai dut vous courir après toute la matinée. Malheureusement pour moi, vous avez caché les vêtements, et il va donc falloir que vous mes les rendiez vous-même (les Hobbits déglutirent bruyamment). J'ai donc décidé que cette après midi, c'est vous qui allez courir après moi.

Ils la dévisagèrent et se jetèrent un coup d'œil en coin, incertains.

- Ce que je veux dire, poursuivit-elle avec assurance, c'est que je vous lance un défi. Je vous donne une heure. Si dans ce délai, vous arrivez à m'attraper, je porterais une robe ce soir. Et quand je dis attraper, c'est pas juste toucher, mais vraiment tenir et ne plus lâcher.

Les Hobbits trépignèrent de joie à cette annonce, pensant que c'était du gâteau.

- Mais si vous échouez, reprit-elle d'une voix forte pour qu'ils se concentrent sur ses paroles, non seulement vous me rendez ce que vous avez volé, je ne porte pas de robe, et en plus, VOUS porterez chacun une robe ce soir.

Merry et Pippin se figèrent. Pour ce qui étaient des autres personnes présentes, toutes étaient pliées de rire, même Gandalf qui jusque là se retenait de rire, mais aussi Arwen, bien qu'elle ait un peu plus de retenue. Bilbon, Frodon et Sam se tenaient les uns les autres pour ne pas tomber.

- Gandalf, vous qui êtes, j'espère, neutre, vous voulez bien surveiller le temps. Une heure pile.

- Avec plaisir, dit le mage avec un grand sourire.

- Vous êtes d'accord avec ça? demanda Luana à l'Elfe. Après tout, c'est pour vous qu'ils prennent ce risque.

- S'ils désirent relever votre défi, je ne les en empêcherais pas.

Toutes deux se tournèrent vers les challengers.

- Bien sûr que nous relevons le défi, se pâma Merry. Nous sommes des Hobbits forts et courageux.

- Et intelligents, jugea bon d'ajouter Pippin.

- J'espérais que vous diriez ça, répliqua-t-elle avec un sourire carnassier sur le visage, un sourire de loup (je sais, les loups ne sourient pas ^^)

- Et quand commençons-nous?

- Tout de suite!

Il n'y avait que trois mètres entre elle et les Hobbits, et comme elle s'y attendait, ils se jetèrent tête baissée sur elle. Elle les laissa s'approcher, et quand ils furent à son niveau, elle sauta haut, ramenant ses genoux sur sa poitrine et posa ses mains sur leurs têtes. Elle se propulsa ainsi en avant, tandis qu'ils étaient envoyés têtes la première à la rencontre du sol, où ils s'étalèrent de tout leur long. Elle atterrit souplement sur la pointe des pieds et, de dos,

- Essayez de m'attraper! Dit-elle en leur faisant un petit clin d'œil et leur envoyant un baiser par-dessus l'épaule.

Elle est partit en courant. Les deux Hobbits se lancèrent à sa poursuite. Fondcombe résonna de nouveau de cris, d'exclamation et de rires.

Luana sautait partout, se cachait, surgissait de nulle part sous le nez de Merry et Pippin, leur filait entre les doigts, les effleurait pour les exaspérer, et disparaître aussi sec.

Arwen les suivait, calmement, sans se presser, riant à chaque facétie de la jeune Nauro, des plaintes des semi-hommes. Frodon, Bilbon, Sam et Gandalf aussi les suivaient, enfin, ils se promenaient plutôt tranquillement dans les jardins et les couloirs en suivant les échos qui leur parvenaient, sachant pertinemment qu'ils auraient à faire demi-tour à peine seraient-ils arrivés aux niveaux des challengers et de leur proie, qui ne voulait décidément pas rester en place.

Et chaque fois qu'elle les croisait, Luana demandait au mage le temps qu'il restait à cette mascarade, et le hurlait aux Hobbits en leur signalant qu'il leur restait de moins en moins de temps.

Luana savait dès le départ qu'ils n'avaient aucune chance de la rattraper. Dans son monde, elle ne comptait plus le nombre de fois où elle et sa bande avaient été poursuivis par les flics dans les rue de la ville pour pratique d'un sport interdit et dangereux, alors que le Parcours n'est dangereux que pour ceux qui le pratique. La plus belle course poursuite qu'ils avaient eu, c'était la fois où ils avaient pris la mairie de Rennes et ses environs pour terrain de jeu. Et jamais ils n'aient été pris, alors comme si des Hobbits pourraient l'avoir à ce jeu là. C'était bien pour ça qu'elle avait lancé ce pari, elle savait qu'elle n'avait rien à craindre.

Dommage qu'elle ne soit pas allée jusqu'à la fin de ses études et qu'elle n'ait pas vu en maths les probabilités et les changements de variables (je suis en S alors je sais ce que c'est).

Alors que près de trois quarts d'heure s'étaient écoulés depuis le début du défi, Luana déboula dans un couloir donna t sur les jardins et complètement désert, jusqu'à ce qu'elle arrive au tournant, où elle se prit de plein fouet trois personnes venant d'un autre couloir. Elle sentit deux mains puissantes la stabiliser avant qu'elle ne tombe sur le cul. Quand elle leva les yeux, elle se retrouva face à Aragorn et les jumeaux d'Elrond, Elladan et Elrohir.

- Et bien, Luana, que se passe-t-il? La questionna le Rôdeur, qui sortait tout juste d'un entretien avec les deux Elfes et donc n'avait pas eu vent du pari.

- C'est rien, vous inquiétez pas. Je fais un peu d'exercice, avec en prime deux Hobbits aux basques.

- Je vous demande pardon?

Luana tendit l'oreille, et d'après ce qu'elle pouvait entendre, Merry et Pippin avaient perdu sa trace. Elle se tourna donc vers Elladan –ou Elrohir, elle ne savait pas trop –et s'apprêta à lui expliquer leur pari, quand une voix douce la devança.

- Maître Merry et Maître Pippin ont pour mission de capturer notre jeune amie, dit Arwen en arrivant à pas lents vers eux. S'ils échouent, ils devront porter une robe au diner de ce soir.

Ses frères et Aragorn sourirent en imaginant la scène cocasse que cela donnerait.

-En revanche, s'ils réussisse, Luana devra se plier aux exigences des deux Hobbits et devra par conséquent se présenter en robe ce soir.

Tous se tournèrent vers Luana. Soudain, cette dernière sentit la situation lui échapper. Les jumeaux lui sourirent, et l'un d'eux dit:

-Permettez, jeune Luana, que mon frère et moi …

- … nous joignions à vous. Enfin, aux Hobbits, compléta le deuxième.

¡Mierda! Luana eut tout juste le temps de plonger par une des alcôves donnant à l'extérieure et échappa de justesse à la poigne des deux Elfes. Elle parvint à agripper la branche d'un arbre et s'y hisser.

- Vous trichez! S'écria-t-elle à l'intention des trois Elfes qui la regardaient ainsi perchée tel un petit singe.

- Il me semble que vous n'avez jamais précisé que nul ne pouvait apporter son aide aux Hobbits. Vous avez simplement spécifiez qu'ils devaient vous attraper, mais pas comment.

Luana faillit tomber de a branche. Jamais elle n'aurait crut que les Elfes, et surtout pas Arwen, pouvaient être fourbe à ce point. Mais c'était de sa faute, elle n'avait vraiment pas prévu le coup.

- Nous vous conseillions de courir, lui dit l'un des jumeaux avec un sourire désarmant.

Elle ne se le fit pas prier deux fois. Mais au lieu de descendre et de courir, elle escalada l'arbre jusqu'au toit.

Les deux Elfes l'y suivirent et la course poursuite se poursuivie sur les toits de Fondcombe. Merry et Pippin furent prévenu de leur nouvelle alliance avec Elladan et Elrohir par Arwen et Aragorn, et ils se mirent à suivre leurs mouvements de leur position.

Ils crurent un moment l'avoir coincée alors qu'ils arrivaient au bout du bâtiment. Les deux frères stoppèrent à bonne distance, persuadés qu'elle n'irait pas plus loin. Mais il en fallait plus que ça pour l'arrêter, et elle s'élança dans le vide. Elle atterrit souplement sur une terrasse un eu plus bas et s'enfonça sans plus attendre dans la pièce, la traversa et déboucha dans un nouveau couloir. C'était pas pour dire, mais là elle commençait sérieusement à fatiguer.

Il ne devait plus rester beaucoup de temps, alors pour les charrier tous, elle décida de finir sa course au point de départ et se dirigea vers la cours centrale.

Le seigneur Elrond rassemblait chacun des membres de la Communauté de l'Anneau afin de leur faire une annonce. Il avait déjà réussit à retrouver Boromir, Legolas et Gimli. Il lui manquait encore malheureusement tous les Hobbits, Aragorn, Gandalf et Luana. Luana, qui depuis le début du jour, avec la complicité de Meriadoc Brandebouc et Pérégrin Touque, mettait Fondcombe sans dessus dessous. Elrond soupira. Il trouvait tout cela terriblement puéril, mais cela ne faisait pas de mal, au contraire, cela aiguayait le domaine, assez bruyamment par ailleurs. Et puis, il le savait, sa propre fille y était aussi pour quelque chose.

Il mena l'Homme, l'Elfe et le Nain vers la cour principale, où, lui avait-on dit, il trouverait au moins Gandalf, Frodon et Sam. Alors qu'ils débouchaient sur la cour en question, une flèche blanche et noire leur passa devant à toute vitesse, manquant les renverser. Ils n'eurent pas le temps de s'en remettre que déjà, deux autres projectiles, plus petits et moins rapides, ne les bousculent en hurlant:

- Luana, on va t'avoir! Tu la mettras cette robe!

Mais Luana n'en avait cure; elle avait semé Elladan et Elrohir, et ce n'était certainement pas les deux Hobbits qui l'auraient à ce jeu là. Elle vit du coin de l'œil Aragorn et Arwen pénétrer à leur tour dans la cour, mais ni l'un ni l'autre ne ferait quoique ce soit.

En passant devant Gandalf, Frodon, Sam et Bilbon, elle hurla:

- Gandalf, encore combien de temps?

- Plus que cinq minutes!

Cinq minutes? De quoi faire quelques tours d'arène en évitant Merry et Pippin.

Les trois Hobbits encouragèrent leurs deux congénères.

Mais elle eut une autre idée. Elle évita Merry qui arrivait de face, tandis que Pippin lui bloquait le passage par derrière. Elle bifurqua sur la droite, prit son élan et fonça droit vers le mur d'enceinte. Il devait bien y avoir entre deux mètre cinquante et trois mètres pour atteindre les créneaux. Luana prit une puissante impulsion, se jeta sur le mur, posa les pieds sur la pierre, et se propulsa vers le haut, saisit un des créneaux et remonta à la force des bras, sous les yeux ébahis des Hobbits qui se retrouvèrent au pied du mur. Elle se retourna et leur fit une superbe révérence.

- Messieurs les Hobbits, ou devrais-je plutôt dire mesdames, les nargua-t-elle.

Puis elle alla pour jouer les funambules sur la muraille, quand elle vit Elladan et Elrohir, eux aussi sur la muraille, arrivaient chacun d'un côté. Et au devant d'elle, s'étendait me vide, la vallée de Fondcombe. ¡Joder! Elle était piégée!

Il ne lui restait plus que l'issu de derrière. Elle poussa sur ses jambes et exécuta un salto arrière, ce qu'elle n'aurait jamais fait auparavant. Était ce le loup en elle qui influençait ses capacités?

Elle ne prit pas le temps d'y réfléchir, car déjà elle atterrissait derrière les deux Hobbits qui s'étaient tordu le cou pour voir son acrobatie, et n'avaient pas encore tilter qu'elle était dans leur dos. Elle se retourna, le sourire aux lèvres et … buta contre un buste large et puissant.

- Aragorn!

Elle voulut s'écarter, quand elle s'aperçut que le Rôdeur la tenait par le poignet. ¡Mierda! Et il ne la lâcha que juste avant que Merry et Pippin ne la plaquent au sol.

- Traître!

Elle était étendue sur le dos, deux Hobbits triomphant perchés sur son ventre, quand Elrond et le reste de la Communauté s'approcha.

- Bien, je crois que cette affaire est définitivement résolue, dit-il avec un sourire.

- Je le crois aussi, plaidant doucement Arwen.

- Et peut-on savoir de quoi il retourne? Questionna d'un air incrédule Boromir.

- Notre chère Nauro devra se présenter habillée d'une robe ce soir, déclara solennellement un des jumeaux, en sautant de la muraille.

- Toute cette mascarade juste pour une robe?

- Ho vous le macho-man, no comment, grommela Luana tandis qu'Aragorn l'aidai à se relever. On voit que c'est pas vous qui allez devoir vous la taper, cette robe. Et vous bande de traîtres, ne m'approcher pas! vociféra-telle aux fils d'Elrond et au Rôdeur, ne pouvant malgré tout pas retenir un sourire à moitié tordu.

- Nous voulions tellement vous voir, chère princesse Luana, avec une tenue qui vous ira à ravir, la taquina Merry.

- Ouais, c'est ça. Avouez que c'est juste pour les beaux yeux de dame Arwen que vous l'avez fait!

Aragorn, qui n'était pas spécialement visé par cette remarque, détourna le regard, cz qui allégea un peu la rage de Luana. Et puis, c'était aussi un peu de sa faute, elle avait trop présumé de sa force, et avait sous estimé les Hobbits, qui ont un on certains pour ce faire des alliés.