Bon dpuis le temps que je devais le marquer, Nauro signifie loup-garou en Quenya, comme ça vous comprendrez mieux cahque fois que je désigne Luana ainsi. Et si vous voulez une idée de son apparence sous sa forme de loup, cherchez une image des louveteaux dans princesse Mononoke, c'est à peu près comme ça que j'imagine sa forme primaire de louve.
Enfin, ce chapitre, je le dédit à Melior, dont j'exauce le veouu formulé dans une de ses reviews. Melior, savoure-le! ^^
(pour la robe, voir en bas de page)
Reviews :
o nani-san o : j'espère bien, même si c'est plus pour moi que j'ai écrit ce chapitre. Pour Boromir, je sais plus trop, je verrais en temps voulu.
Idylla : bah oui,ils ont bien le droit de souffler un peu non ? ( même si la Luana passe pour la guignole de service, secondée par Merry et Pippin)
Eclipse 1995 : j'imagine bien la scène, MDR. Le coup du mp3, j'ai déjà une idée mais pour un autre passage. J'espère qu'il te plaira quand je le publierait plus tard. Et Boromir, bah c'est plus qu'incertain …
Fukan : je t'avais bien dit que tu allais être servie avec les jumeaux ^^. je crois que tu kiffes le surnom de Boromir non ? T'as vraiment pas l'air de pouvoir le piffer, le pauvre ! (même si le voir en robe doit être pliant!) Pour Legolas, tu seras servie dans ce chapitre...
Chapitre 13: Princesse de la Lune
Elrond les rassembla afin de leur résumer les détails de leur quête et officialiser la naissance de la Communauté, mais il leur fut préciser qu'aucun serment ne les forcer à continuer l'aventure s'ils désiraient la quitter. Luana sentit son cœur se serrer, car elle ne savait ce qu'elle choisirait s'il lui était donné la possibilité de rentrer chez elle, continuerait-elle ou les abandonnerait-elle?
C'est sur ses pensées qu'elle retourna à sa chambre, où Arwen l'attendait. La Nauro soupira, car son calvaire aller commencer.
- Allons, ce ne sera pas si terrible que cela, la rassura l'Elfe. Et ce n'est que pour une soirée.
- Une soirée, quand c'est la première fois, peut paraître durer un siècle, bougonna Luana.
Elles pénétrèrent dans la chambre, l'une souriante, l'autre ronchonne. Mais la colère de Luana s'envola tout d'un coup, car sur le lit, reposait une robe d'une beauté … divine. Elle s'en approcha comme une somnambule, sous le regard bienveillant d'Arwen. La Nauro était envoûtée par le bleu profond du tissu, bleu comme le ciel d'une nuit d'été.
- C'est …c'est magnifique, souffla-t-elle.
- Elle est pour vous.
- Mais … mis c'est bien trop! Je …je ne peux pas porter une si belle robe, je …
- Elle a été taillée pour vous. Nos tailleuses ont veillé à la faire à votre image. Il n'y a que vous qui puissiez la porter.
Luana, oubliant sa fierté de garçon manquait et le calvaire qu'elle avait imaginé en pensant à cette robe, elle se jeta au cou de l'Elfe et la serra dans ses bras. Arwen, d'abord surprise par cet élan d'affection, lui rendit son étreinte.
- Je ne sais pas comment vous remercier, murmura la Nauro en se reculant. Depuis que je suis arrivée ici, vous et votre père avait veillé à ce que je ne manque de rien. Moi en retour, je brise un miroir, je ruine une chambre entière, et je fais des dégâts pas possibles dans la bibliothèque de votre père. Et vous m'offrait cette robe magnifique. Non, je ne pourrais jamais vous rendre tout ce que vous m'avez donnez. Je ne suis même pas une princesse ou un seigneur, ni même de votre monde.
L'Elfe se rapprocha et lui prit les mains dans les siennes.
- Peu importe qui vous êtes ou d'où vous venez. Et c'est nous qui vous sommes redevables. Vous avez mené jusqu'ici les Hobbits et l'Anneau qu'ils transportaient, et vous repartez bientôt dans le but de lutter contre l'ombre du Mordor. Rare sont les seigneurs qui ont étaient nos hôtes à avoir tant fait pour notre peuple et la Terre du Milieu. Moi-même vous suis reconnaissante pour mes frères.
La question de Luana dut se lire sur son visage, car l'Elfe sourit et y répondit:
- Notre mère a un jour été blessée par une flèche orquine. Ses souffrances furent grandes, et elle dut quitter la Terre du Milieu pour Valinor. Depuis, mes frères ont perdu une partie de leur joie de vivre, et mènent une vie d'errance en compagnie des Rôdeurs. Mais aujourd'hui, grâce à vous, ils ont put un instant oublier leur peine et retrouvé cette joie perdue. Et cela n'a pas de prix à mes yeux.
La Nauro se sentit soudain gênée, car on ne lui avait jamais parlé comme ça. Elle ne voulait devoir rien à personne, et encore moins qu'on lui soit redevable.
- Ne dites pas ça, fit elle en baissant la baissant la tête et détournant le regard.
Arwen comprit sa gêne et changea donc de sujet.
- Et si vous enfiliez cette robe, proposa-t-elle avec malice, tout en couvrant le miroir afin qu'elle ne puisse se voir.
La robe était simple, sans manche, avec juste de fines brettelles de perles. Elle était près du corps au niveau du buste, et s'élargissait à partir des hanches. Un drapé plus foncé et bordait de fins assemblage de perles pendantes enroulait la silhouette, tandis qu'un voile à poser sur les bras la complétait.
Arwen la fit s'assoir, et tressa sa chevelure de neige à la mode des Elfes, lui passant sur le front un diadème d'argent qui lui enserrait la tête dans un ensemble complexe d'entrelacs et de motifs, sertit de perle bleues, et, au beau milieu du front, d'une gemme de pierre de lune. Elle lui passa aussi autour du cou un pendentif de toute beauté.
Luana n'aurait jamais crut que cela aurait été si agréable. Ça lui rappelait de vieux souvenirs, les moments où sa mère la coiffait et la bichonnait quand elle était petite, même si la douceur de l'Elfe n'avait rien de comparable.
- J'ai l'impression d'être une princesse, souffla-t-elle si doucement qu'un humain normal ne l'aurait pas entendu.
- C'est ce que vous êtes. Vous êtes la princesse Luana Naurofána., princesse des Nauror.
- Mais pour être princesse ou reine, il faut un peuple à protéger.
Il fallut un long moment pour que l'Elfe finisse de coiffer sa longue chevelure. Mais le résultat était … Luana n'aurait sut le dire, car elle ne s'était pas encore vue.
- Puis-je … me regarder dans la glace?
Arwen hésita un instant, la contemplant d'un regard qui ne laissait rien transparaître.
- Me faites-vous confiance? lui demanda-t-elle.
- Heu … oui.
- Alors ne cherchez pas à voir votre reflet pour le moment. J'aimerais que vous vous découvriez en même temps que nos invités.
Luana faillit refuser, mais comme s'il elle pouvait refuser quoique ce soit aux deux magnifiques yeux qui la scrutaient en attente d'une réponse. Elle inclina la tête en signe d'acquiescement.
- Maître Meriadoc et Maître Pérégrin se sont tous deux proposés pour vous escorter et vous tenir compagnie ce soir.
- Merry et Pippin?
Elle se voyait bien arriver dans la salle, deux Hobbits accrochés à elle.
- Oui, mais vous êtes libre de venir seule si vous le désirez.
- Oui, je crois que ça vaut mieux, sourit la Nauro en manquant de passer ses doigts dans ses cheveux comme à son habitude, se retenant de justesse de ne pas le faire. Au fait, qui vous accompagne? Demanda-t-elle en pensant à Aragorn.
- Mon père.
- Et …
Allait-elle oser poser la question?
- Et … ?
- Aragorn sera-t-il là?
Arwen comprit qu'elle savait pour l'amour qui liait l'Homme et l'Elfe.
- Oui, il sera là, répondit-elle avec un doux sourire.
Luana se senti soudain coupable, et voulut lui remonter le moral.
- Vous savez, dans mon monde, ont dit que l'amour est plus fort que tout. Alors peu importe les obstacles, vous pourrez un jour vous aimer librement.
¡Mierda! Qu'est ce que c'était niais! Elle-même ne croyait pas à l'amour. Alors un amour entre deux êtres que tout opposé. Elle imaginait mal comment un mortel et une immortelle pouvait vivre ensemble. L'amour entre un humain et une Elfe ne devait pas être possible, ou alors terriblement difficile et douloureux. Non, elle n'aimerait pas se retrouver à leur place. De plus, elle avait crut comprendre que c'était un coup de foudre qui les avait frappé. Or, elle croyait encore moins au coup de foudre- car certes il frappe tout à coup, mais justement, il disparait aussi vite que la foudre.
- Croyez-vous? Demanda Arwen, amusée qu'une humaine apparemment peu expérimentée dans ce domaine et ayant vécu plus d'un millénaire de moins qu'elle essaye de la rassurer ainsi.
Soudain, son visage se fit préoccupé.
- Qu'est ce qui vous trouble ainsi
- Et bien … je n'ai jamais participé à ce genre d'évènement, et je doute de m'y tenir comme il faut, ni même de savoir m'y exprimer sans choquer qui que ce soit.
- Je suis sûre que vous vous en sortirez à merveille. Peut être ne vous en êtes vous pas encore aperçut, mais vous vous exprimez de plus en plus comme une noble personne.
¡Mierda! Non elle ne s'en était pas rendu compte. Elle n'aimait pas cette idée. Bientôt, elle allait parler comme une marquise, pouah! Mais d'un côté, cela n'était peut être pas une si mauvaise chose, et elle ne parlait pas comme ça avec tout le monde, cela dépendait des gens à qui elle s'adressait.
- Bien, je vous laisse à présent. Les cloches sonneront afin d'annoncer le début du repas. Nous nous y retrouverons.
Luana, par pur instinct, se pencha en avant, les deux mains rejointe sur ses genoux, et elle s'inclina ainsi devant l'Elfe, qui rit avant de sortir devant cette révérence quelque peu étrange.
Son instinct … était-ce la louve en elle qui lui inculquait les bonnes manières?
" Hého, je veux bien faire un effort pour paraître moins cruche, Naurofána, mais j'ai pas envie de devenir nunuche!" se dit-elle intérieurement à l'intention de sa part animale, même si cela pouvait paraître étrange qu'un loup prête de l'importance aux us et coutumes des humains ou des Elfes.
Se retrouvant seule, Luana eut toute les peines du monde à ne pas ôter le voile sur le miroir, où à aller dans la salle de bain. Et comme elle ne pouvait pas s'étaler sur le lit de peur de froisser sa robe ou de se décoiffer, elle resta debout.
" Ouais, génial! ¡Mierda! C'est comme ça que j'ai l'air cruche! Et en plus, je deviens vraiment nunuche! ¡Joder!" en tout cas, ça lui faisait du bien de jurer, car elle savait que les nunuches ne juraient pas comme des charretiers en en éprouvant du soulagement et un certain plaisir.
Elle se mit au balcon, observant le ciel s'obscurcir. La lune, qui avait commençait à décroitre, s'élevait au fur et à mesure, émettant une douce lueur. C'est alors que le tintement joyeux de cloches résonna à travers tout Fondcombe. Et que Luana se souvint qu'elle n'était jamais allée dans la grande salle où aurait mieux le banquet, et ne savait pas comment s'y rendre.
Elle sorti de sa chambre, espérant trouver quelqu'un qui l'y conduirait. Pourquoi avait elle refusait que Merry et Pippin l'escortent?
Les cloches s'étaient tut depuis un moment déjà lorsqu'elle reconnut au loin Glorfindel qui lui tournait le dos.
- Glorfindel, l'appela-t-elle en essayant de forcer l'allure pour le rejoindre, malgré sa robe qui n'était vraiment, mais alors vraiment pas pratique.
L'Elfe se retourna, mais ce n'était pas Glorfindel. C'était Legolas. Alors qu'il se retournait, Luana passa devant une fenêtre, et un rayon de lune vint se braquer sur elle comme un projecteur. Elle n'en eut pas conscience, mais en cet instant, elle était… Legolas ne sut trouver les mots. Quand il avait reconnut sa voix, il ne s'était pas attendu à pareille apparition. Et pourtant, on eut dit une Elfe. Sa peau et ses cheveux de neige renvoyaient la clarté lunaire de telle façon qu'on aurait crut que c'était elle qui brillait de sa propre aura, à la façon des Elfes, et la robe tissé dans les voiles de la nuit qui la couvrait lui donnait un air surnaturel.
Le prince de Mirkwood resta un instant interdit. Cette humaine à l'apparence d'Elfe qui s'approchait de lui avec grâce était-elle réellement cette jeune fille qu'il avait vue pour la première fois vêtue de façon si étrange, un moignon à la place du bras? Ce loup ensanglanté qui avait tenté de les tuer, Aragorn, Glorfindel et lui? Cette jeune fille qui avait assisté au conseil d'Elrond, répondant ouvertement au seigneur Boromir avec un langage à en faire pâlir un Nain, et qui avait craché du sang en entendant le noir parler du Mordor? Cette même jeune fille, qui un peu plus tôt dans la journée, avait mit sans dessus dessous tout Imladris pour ne pas avoir à porter de robe, alors qu'elle était vêtue de façon plus provocante et plus étrange encore que la première fois?
C'était-il donc trompé à son sujet? Il avait entendu dire qu'elle venait d'un monde différent du leur. Était-elle donc une Princesse de la Lune tombée en Terre du Milieu?
- Ho, pardonnez-moi seigneur Legolas, je vous ai confondu avec Glorfindel, dit-elle en s'inclinant légèrement.
- Il n'ya pas de mal, répondit-il, de plus en plus incrédule.
- Excusez moi, reprit-elle timidement, mais je ne sais pas où se trouve la grande salle, et je crains m'être perdue. Pourriez-vous m'aider, je vous pris?
Legolas sembla sidéré, et son masque de perfection se fissura quelque seconde, avant qu'il ne sa reprenne. Et il y avait de quoi, songeait-elle, en n'imaginant pas à quel point sa vision avait bouleversé l'Elfe. Elle croyait que c'était son langage nouvellement soutenu qui l'avait désarçonné, ce qui n'était pas tout à fait faux, mais était loin de la vérité.
- Bien entendu, finit-il par lui dire avec un fin sourire en lui présentant son bras.
Ce fut à son tour de se retrouver figée. Que devait-elle faire? Passer son bras sous le sien, comme dans les films? Mais ça, c'était les trucs romantiques et compagnie! Mais maintenant qu'elle pouvait voir de près l'Elfe, elle vit à quel point il était magnifique.
Ses traits étaient d'une harmonie à couper le souffle, sa peau d'albâtre et ses cheveux d'or lui conféraient une aura surnaturelle, différente de celle des autres Elfes. Son visage était empreint d'une jeunesse et d'une naïveté qui contrastait avec l'expression de calme et de contrôle absolu qu'il arborait, avec l'expérience des siècles qu'il avait dut traverser. Il y avait aussi dans ses yeux bleus une note de nostalgie, de mélancolie triste mais apaisée. Il était grand, d'une carrure fine et bien proportionnée, qui ressortait à merveille. Il sentait bon le doux et enivrant parfum des sous-bois après la pluie.
On devinait sous cette apparence gracile une force, un peu comme la rivière qui s'écoule lentement, mais d'où peut surgir une crue dévastatrice.
Elle lui rendit son sourire, passa son bras sous le sien, et se laissa guider à travers les couloirs. Ils marchèrent lentement, calmement, dans un moment de plénitude et de calme absolu. Ils dirent mot, ils n'en avaient y pas besoin. Lorsqu'elle se tournait vers lui, il lui adressait un de ses doux sourires, un sourire lointain et réservé, et cela convenait parfaitement à Luana, elle qui n'avait pas l'habitude de se promener ainsi, accrochée au bras d'un homme, d'un Elfe en l'occurrence.
Ils arrivèrent ainsi en vue de la porte de la grande salle, et le murmure de nombreuses conversations leur parvinrent. Elle avait crut qu'il la quitterait là avant d'entrer seul, mais il ne la lâcha pas et continua naturellement. Quand ils franchirent les lourds battants de la porte, toutes les conversations cessèrent d'un coup, et tous les regards se tournèrent vers eux, ébahis.
Luana se sentit brusquement ridicule et regretta une fois de plus de ne pas pouvoir se transformer en souris ou en autruche. Elle se raidit, et l'Elfe à ses côtés dut saisir son malaise, car il se penche et lui souffla à l'oreille:
- Vous êtes ravissante.
En effet, tous eurent un aperçut de la vision qui s'était offerte quelque minutes plus tôt à Legolas, et ce qu'ils virent suffit à les éblouir. Des murmures firent frissonner la foule des convives. Qui était donc cette Elfe au bras du prince de Mirkwood? D'où venait-elle? Aucun d'entre eux n'avait reconnut la jeune fille, ou plutôt la jeune Nauro si sauvage et turbulent, garçon manqué sur les bords, qui se soir se présentait à leurs yeux sous les traits d'une Princesse de la Lune, car ce fut ainsi que tous la surnommèrent: Aranellisil.
Legolas la conduisit jusqu'au bout de la salle, vers la longue table sur l'estrade, au milieu de laquelle siégeait fièrement Elrond dans un grand fauteuil de bois. Ce dernier, l'ayant reconnut lui adressa un signe de tête et de lui adresser un sourire, avant de se tourner vers sa fille assise à sa gauche, agréablement surpris par la métamorphose. Il y avait également Glorfindel à sa droite, puis venait tous les autres membres de la Communauté, qui les virent s'approcher avec étonnement. L'Elfe
Luana vit l'expression attentive d'Aragorn –assit juste à côté d'Arwen- virait à l'émerveillement quand à son tour il la reconnut. Boromir, subit le même changement, mais en plus éloquent, avec une pointe de surprise ahurie en plus, ce qui eu le don de la faire sourire plus encore. À sa droite et en bout de table, Gimli faillit s'étouffer avec le verre de vin qu'il était en train de boire.
Gandalf eut un petit rire amusé, et elle ne sut dire si c'était sa transformation ou la mine des Hobbits qui en était la cause. Car il fallait l'avouer, l'expression de Frodon et Sam valait le détour, et plus encore lorsque le Hobbit jardinier se mit à rougir violemment. Quant à Merry et Pippin, et bien … Luana ne put empêcher un rire claire et cristallin échapper, car ils portaient tous deux une robe. Merry avait eu droit à une robe elfique verte, et Pippin une jaune pâle. Eux aussi avaient eu droit à la coiffure elfique, avec diadème et tresses.
Mais ils ne prêtèrent même pas attention à son hilarité, car ils étaient trop abasourdis, et devinez pourquoi?
Toute cette attention tournée vers elle aurait fait rougir n'importe qui. Heureusement qu'elle en était incapable, sinon ses joues auraient prit feu, et elle aurait été plus rouge encore que Sam.
Legolas l'amena jusqu'à sa place, poussant la galanterie jusqu'à lui tirer sa chaise et l'aider à s'assoir avant de s'assoir à son tour. Ce genre d'attention l'aurait en temps normale mise en rogne, mais ça avait parfois du bon.
Elle se retrouva donc avec lui à sa droite et Boromir, qui la reluqua du coin de l'œil.
- Peut être ai-je eu tort de ne pas avoir demandé une robe à Poiredebeurré pour toi, plaisanta Aragorn en se penchant assez pour la voir.
- Ne plaisantez pas avec ça Aragorn, je vous en prie, répliqua-t-elle timidement et de plus en plus mal à l'aise sous le regard des deux hommes et du Nains, sans parler de ceux de tous les convives installés sur les tables devant eux. Elle avait l'impression d'être envoyée en première ligne.
Le Rôdeur fut surpris de la politesse avec laquelle elle avait parlé, et plus encore du manque de réaction de sa part quand Boromir admit qu'il la préférait ainsi vêtue.
Fort heureusement, au fil du temps et du vin qui coulait à flot et des mets raffinés qui les comblèrent de joie, l'atmosphère se fit plus détendue. Bien qu'elle avait toujours peur de passer pour une cruche avec ses manières de paysanne, qu'elle n'était pas à l'aise avec Boromir et qu'elle ne voyait vraiment pas comment lier conversation avec Legolas, elle parvint à apprécier cet instant.
Une fois le festin terminé, tous se rendirent dans la Salle du Feu.
Elle en profita pour rejoindre les Hobbits, discuter avec Bilbon qui avait fait son apparition, avec Gandalf, avec qui elle s'entendait de plus en plus, avec Aragorn, dont l'aide fut une fois de plus sollicité par le vieil Hobbit.
- Allons Dùnadan, vous ne pouvez me refuser quelques vers pour ma composition.
- Papy Bilbon, pourquoi appelles-tu Aragorn Dùnadan?
- Parce que c'est ce qu'il est, un dun-adan en elfique, c'est-à-dire un homme de l'Ouest, un Numénorien.
- Je ne savais pas que vous étiez le grand père de Luana, plaisanta l'intéressé, mon cher papy Bilbon.
Merry et Pippin, que Luana ne cessa de charrier, la forcèrent à danser avec eux, bien qu'aucun d'eux ne sachent danser la danse des Elfes. La Nauro eut plus l'impression de faire une farandole avec deux garnements travestis en princesse que de sérieusement danser. Lorsque Frodon le leur fit remarquer, Luana lui promit de lui montrer ce que c'était de danser pour elle.
Puis vint le moment d'écouter le chant de chacun. Bilbon clama les vers que lui et Aragorn avaient assemblaient ensemble, Arwen envoûta tous les êtres présents de sa voix pure, et Luana, dénoncée par les Hobbits dut chanter sa chanson, Hijo de la luna. Elle le fit en espagnol, à la demande de Frodon, et dut la rechanter une fois de plus, pour son plus grand malheur, en langue commune, à la demande de tous, car aucun n'avait comprit le sens des paroles. Une fois qu'ils en eurent connaissance, tous s'accordèrent sur le fait que cette chanson avait dut être écrite pour elle, malgré ses protestations.
Puis les premiers rayons de l'aube pointèrent à l'horizon et la fête prit fin.
Tous avaient bien rit cette nuit là préférant ôter un bref instant le poids qui pesait sur leurs épaules, et s'en furent donc se coucher le cœur léger, loin de la peur et de l'obscurité.
Si vous voulez voir la robe de Luana, tapez sur google image: angel virtue wisdom, c'est la première image. (déolée j'ai pa réussit à mettre le lien)
