UN chapitre pas très long, mais je voulais consacrer un chapitre seulement àce qui va suivre. J'espères qu'il vous plaira!

Reviews:

Lalolyen d'Eryn Vorn: Wow, quelle review! Bon par où commencer ^^? Je vais très bien, merci de demander, et toi comment vas-tu? Ta review m'a fait très plaisir, et voir que tu aime ma fic à ce point me donne envie de conquérir la lune (dans l'histoire) pour te satisfaire, et l'attachement que tu sembles porter à Luana m'éviteras sans doute de trop dévier ou de trop la martyriser lol. Pour la longueur des chapitres, le plus court fait 4 pages Word, le plus long 9 ou 10, et en moyenne ça tourne autour de 5, 6 ou 7 pages. mais je trouve qu'une histoire qui n'est pas détaillée ne permet pas d'entrer dans son monde. Et puis, ça donne un peu l'impression d'être dans un film XD. J'essaierai de faire d'autre trip dans le genre du pari, mais je ne promets rien. Enfin, pour Boromir, je préfère laisser la question de côté pour le moment et me concentrer dessus le moment venu, car sinon je m'éparpille dans mon travail et je perds parfois le fil. Tu verras le résultat ^^. Encore merci pour ta review et ton soutien.

Tite Elfe: merci beaucoup pour ta review et tes conseils, je dois avouer que ça m'a ouvert les yeux sur certaines choses. Pour les fautes, je tiens à m'excuser, mais quand j'écris, je ne fait vraiment pas attention, et encore moins quand je finit d'écrire le chapitre à deux heures du matin X( (mdr), mais je tâcherais à l'avenir de me relire un peu plus, car là j'ai honte pour certains trucs. Pour le premier chapitre, j'ai apporté quelques modifications, dis moi ce que tu en pense et s'il faut changer encore ou non. Pour le côté "trop", j'essaie de ne pas en faire trop justement, mais je ne parviens pas à la rendre moins parfaite, car je sais très bien que la perfection n'existe pas (à par peut être chez les Elfes, mais elle n'en est pas une). Merci pour le terme leucistisme, j'avoue que ça fait longtemps que j'avais cette idée en tête, mais le terme c'est un peu embrouillé dans mon esprit avec le temps. Et tu peux te rassurer, son côté un peu fofolle et garçon manqué n'a pas disparut, disons juste qu'Arwen a une mauvaise influence sur elle, et qu'elle voulait se montrer à la hauteur de la robe, et je ne compte pas transformer Legolas en neuneu amoureux, sinon ça perdrai tout son sens et son charme. Et je ne compte pas non plus faire aller les choses trop vite, car comme je l'ai écrit dans l'histoire, je ne crois pas au coup de foudre et à l'amour éclair. Tout va se dérouler tout doucement, avec juste des passages qui vont révéler l'un à l'autre une face qu'ils ne se connaissaient pas et qui va séduire l'autre. Tu as le temps avant qu'ils ne s'embrassent! Et Boromir, je vous laisse découvrir le destin que je lui réserve dans les chapitres à venir. Encore merci pour tes conseils et tes critiques très constructives, et saches que je trouve que tu es une Elfe remarquable et pas du tout chiante!

Eclipse1995: on verra pour la baffe, mais la scène de musique ne devrait plus tarder, j'espère qu'elle te plaira, et puis sache qu'avec Legolas, ce n'est qu'un début ^^

Fukan: non, ce n'est pas écrit à l'avance, c'est juste que l'écriture prends une grande place dans ma vie et que j'y consacre beaucoup de temps (et une grande partie de mes nuits ^^'). T'es franchement pas sympa avec "Boroboro", qu'est ce qu'il t'a fait le pauvre? Lol j'avoue que la discussion à propos d'Aragorn avec Eowyn est un truc à tester et voir ce qui en résulté. Désolée si tu t'attendais à autre chose, mais j'avais promis à Melior une vision de Luana en Princesse, et l'absence des jumeaux va trouver une raison dans ce chapitre. J'espère que tu ne m'en voudras pas trop. J'essaierai de les faire reparaitre si possible.

Aliete : bonsoir à toi. Je sais que les personnages trop différents dès le départ, il n'y a que ça, mais je trouve super classe les cheveux et la peau blanche, alors j'ai pas put m'empêcher ^^, et puis ça suit avec son apparence de louve. Moi aussi je trouve bizarre qu'on ne parle jamais des Fougeron dans les fics, je l'aime pas, mais justement, on peut se défouler sur lui (si toi aussi t'en parles dans ta fic, je vais y jeter un œil:-) ) Hijo de la luna, j'ai pas put résister, il fallait que je lui trouve une place, c'est ma chanson préférée. Et puis, un peu de musique dans une fic, ça fait pas de mal. Tu vas comprendre pourquoi Merry et Pippin ont mit une robe, t'inquiètes pas pour ça. Elle va apprendre les bonnes manières, et se tenir correctement quand c'est exigé, mais les vieilles habitudes ont la vie dure mdr. Après, je te laisse découvrir pour Boromir, mais je dois avouer que moi aussi je l'apprécie bien, et qu'il est pas si con que ça.


Chapitre 14: apprentissage

- Hum, Éric, laisse-moi dormir, grogna-t-elle.

Pour la énième fois, elle se sentit doucement secouée. Elle était fatiguée, elle avait fait la fête jusqu'à l'aube, alors qu'on la laisse dormir, ¡Mierda! Ce n'était pas parce qu'il ne savait pas s'amuser que son frère était obligé de la réveiller. Voyant sans doute qu'elle ne voulait pas se lever, il alla tirer les rideaux, laissant entrer dans la chambre la lumière du soleil trop vive pour ses yeux endormis. De rage, elle lui envoya un oreiller à l'aveuglette, avant de se renfoncer dans les draps, d'où elle fut tirée aussi sec. Elle se roula en boule, la tête cachée entre les bras.

- J'ai bien eu raison de ne pas t'avoir réveillée au poney Fringant, vu la mauvaise volonté avec laquelle tu t'accroches au matelas.

Luana sursauta en entendant cette voix. Elle avait encore une fois crut être chez elle, pour finalement se réveiller à Fondcombe.

-Aragorn, pourquoi est ce qu'il faut que vous veniez comme ça dès le matin, grommela-t-elle en se laissant retombée dans les oreillers.

Le Rôdeur lui renvoya en pleine tête l'oreiller qu'elle lui avait lancé.

- Nous ne sommes plus le matin, rit-il en s'asseyant à côté d'elle. Il est déjà trois heures de l'après-midi.

- C'est ce que je dis, pourquoi vous me réveillez si tôt! ¡Mierda!, il était sept heures qu'en je me suis couchée, le temps que j'enlève la robe, que je me décoiffe… c'est bien beau de se faire belle, mais c'est chiant, se plaignit-elle en se redressant.

À peu près réveillée, elle l'examina vaguement, et s'aperçut qu'il avait renfilé ses vêtements de voyage, usés par le temps t les intempéries. En le voyant ainsi, Luana sentit son estomac se serrer, et une boule lui noua la gorge.

-On … on part plus tôt que prévu? demanda-t-elle, soudain anxieuse.

Comprenant son inquiétude, Aragorn lui posa une main rassurante sur l'épaule.

- Non. Le départ de la Communauté n'est que pour dans un mois, sois sans craintes. Tu as encore un peu de temps pour te préparer.

- Alors, pourquoi vous portez ces vieiles fringues? Vous ne supportez plus les vêtements elfiques? Tenta-t-elle de plaisanter pour se détendre.

- Je dois rejoindre Elladan et Elrohir. Ils sont partis hier après-midi afin de vérifier que la route du Sud soit sûre. Nous ne pouvons prendre le risque de nous lancer ainsi sur les routes sans précaution.

- C'est pour ça qu'ils n'étaient pas là au repas, souffla Luana, car leur absence, en plus de paraitre étrange, avait laissé un grand vide autour d'elle, qui s'était vite liée d'amitié avec eux. Dire qu'ils ont tout fait pour me faire porter une robe, et ils étaient même pas là, bougonna-t-elle en étant en réalité soulagée qu'ils ne l'aient pas vue ainsi.

Étrangement, la robe avait eu sur elle un effet plus qu'inattendu et l'avait presque rendue nunuche et maniérée. Elle avait veillé à ne rien faire ou dire qui aurait été décalé par rapport à sa tenue et au statut qu'elle avait à la soirée, mais ¡Madre de Dios!, qu'est ce que ça faisait du bien d'en sortir! Mais elle était persuadée qu'il y avait plus que la tenue ou même une partie de Naurofána qui avait joué un rôle dans son changement brusque de comportement. Apparemment, la proximité et la perfection des Elfes avaient une mauvaise influence sur elle, et plus particulièrement Arwen, qui avait le don de transformer le loup en agneau. Et gommaient en partie son caractère trempé, ce qu'elle n'aimait vraiment, mais alors vraiment pas!

Le Rôdeur l'observa bougonner et ruminer cette réflexion avec un sourire. Il avait été agréablement surpris par le petit miracle réalisé par Arwen et la métamorphose de Luana qui en résultait, mais il préférait la Nauro telle qu'elle était, naturelle et spontanée, avec son côté un peu bougon et garçon manqué.

- C'est dommage en effet, car ils ont manqué un spectacle de toute beauté, la nargua-t-il. Tu étais ravissante en robe.

- No comment! Et puis j'étais pas la seule en robe, répliqua-t-elle en repensant à deux Hobbits en particulier. Au fait, pourquoi Merry et Pippin étaient en robe eux aussi? Quand je leur ai demandé hier, ils m'ont envoyé paître. Ils ont gagné le pari pourtant.

Aragorn eut un soupir amusé à ce souvenir.

- Avec Elladan et Elrohir, nous avons estimé qu'ayant reçut notre aide, ils n'avaient pas tout fait. C'est pourquoi eux aussi ont dut subir leur gage.

- Bien fait pour eux, explosa-t-elle de rire. Mais alors, vous et les jumeaux vous auriez dut aussi en porter une pour les avoir aidé!

Ils rirent tous deux, imaginant le résultat que cela aurait donné. Ils imaginèrent aussi Frodon, Sam et Gandalf en robe, le mage avec la barbe tressée à la façon des elfes. Puis finalement, Aragorn se leva.

- Il est temps d'y aller, déclara-t-il enfin, la mine légèrement assombrie. De plus j'ai faillit oublier pourquoi je suis venu te réveiller. Gandalf te demande et t'attend dans la cour principale.

- Gandalf? Qu'est ce qu'il me veut?

Elle n'aimait pas trop l'idée que le mage la fasse quérir comme ça, surtout au lever du lit. Le Rôdeur sembla chercher ses mots, hésitait à le lui dire, puis il éluda:

- Il faut lui poser la question.

- C'est pas une réponse ça!

- Allez, habiles-toi.

Il allait sortir après l'avoir saluer une dernière fois, quand elle l'arrêta:

-Hé Aragorn! Faites gaffe à vous.

Il lui adressa un signe de tête, et partit.

Luana ne voulait pas le laisser partir come ça, comme un voleur. Elle avisa la commode où tous les vêtements avaient retrouvé leur place, attrapa à la va vite une tunique et un pantalon elfique, s'habilla, et sortit à la poursuite du Rôdeur. Elle marchait vite à travers les couloirs tout en tressant ses cheveux comme Arwen le lui avait appris.

Gandalf l'attendait dans la cour principale. Ça tombait bien, car c'était là que se trouvaient les écuries et l'entrée principale de Fondcombe.

-Luana!

Elle tourna la tête et vit à l'autre bout d'un couloir Merry et Pippin, qui s'approchaient d'elle d'un pas vif et joyeux. Sans trop savoir pourquoi, elle les revit avec leurs jolies robes, et éclata de rire au beau milieu du couloir, faisant se retourner plusieurs Elfes qui passaient par là. Elle ne s'en formalisa pas et attendit que ses amis la rejoignent.

- Peut-on savoir ce qui nous vaut ce rire, demanda Merry d'un ton faussement vexé.

- Ho rien mes mignonnes, c'est juste que maintenant que je sais pourquoi vous vous étiez faite toutes belles pour hier soir, je me dis qu'il y a une justice.

- Ho alors toi…

Et ils lui coururent après. Ils atteignirent ainsi à destination. Malheureusement, Aragorn n'avait pas perdu de temps et était déjà en dehors des murs de la cité.

Gandalf, en grande discussion avec Elrond, laissa échapper un soupir indulgent en le voyant débouler dans la cour, essoufflés et hilares comme ils l'étaient.

- Luana, je commençais à me demander si Aragorn avait réussit à vous tirer de vos couettes.

- Désolée, mais j'ai rencontré ces deux là en chemin, répondit-elle, pas vraiment désolée, en désignant les deux Hobbits.

Elrond vint à leur rencontre et les salua rapidement.

- Gandalf ainsi que moi-même aimerions jauger vos capacités ainsi que les changements apporté par l'éveil de la louve qui est en vous.

- Hein? Et vous comptez faire quoi au juste? S'inquiéta-t-elle, se voyant déjà en bête de foire ou de laboratoire.

- Juger de votre force, votre rapidité, votre acuité visuelle et auditive …

- Nous serions enchantés de tester tout cela pour vous, intervint Pippin.

Tous les scrutèrent avec surprise, sauf Luana, qui ne put s'empêcher une nouvelle fois de pouffer de rire. Qu'est ce qu'ils lui préparaient?

- Et comment espérez vous vous y prendre, maître Hobbits? Interrogea le seigneur Elfe avec intérêt.

- Démonstration, dirent-ils tous deux en chœur.

- Luana, combien de tâches de rousseur y a-t-il sur le visage de Merry? Questionna Pippin.

- Hé, qui t'as dit de … s'insurgea l'intéressé.

- Chut, laissons la répondre et voir si sa vue est aussi bonne que celle d'un loup.

Les Hobbits s'étaient tenu assez éloignés d'elle, et de là où elle se trouvait et avec le soleil dorant la peau de Merry, il aurait été difficile de répondre.

- Il n'en a aucun.

- Gagné, tu as la vue d'un faucon! S'enthousiasma Pippin.

- Non, je vois nada d'ici, c'est juste que je me souviens pas en avoir vu sur lui.

Gandalf et Elrond poussèrent tou deux un profond soupir face à cette comédie, et ce n'était pas finit.

- Bon, test de l'odora maintenant. Qu'a mangé Pippin ce midi?

-Un ragoût?

- Bravo!

- C'est ce qu'il mange à tous les repas.

La situation était de plus en plus comique. Entre les Hobbits qui essayaient d'avoir l'air sérieux avec leurs tests et Luana qui était complètement dépitée face à ça, il y avait de quoi rigoler.

- Tout cela est bien beau, intervint Elrond, mais même si vos tests étaient positifs, nous ne saurions pas si cela était déjà comme cela avant la transformation, ou si au contraire cela n'a évolué depuis.

Les deux Hobbits se jetèrent un regard entendu, et s'approchèrent de la Nauro avec un air faussement concentré sur Gandalf et l'Elfe.

- Hé bien, nous avons par le passé put tester la force de Luana …

- Et nous pouvons dès à présent vérifiait si elle est devenue plus forte.

- Et comment? S'enquit l'intéressée, qui sentait le coup venir.

- Te rappelles-tu des marais de l'Eau-aux-Cousins?

- Ben ouais, je vous ai porté tour à tour sur le dos.

Ils n'étaient plus qu'à quelques centimètres d'elle.

- Justement, nous savons donc que tu es capable de porter un Hobbit …

- Alors nus allons voir si tu es capable d'en porter deux d'un coup!

Et ils se jetèrent sur elle. ¡Mierda! Elle tenta tant bien que mal de se dégager, mais avec un Hobbit suspendu à chaque bras, elle ne réussit qu'à s'étaler de tous son long dans la poussière, et Merry et Pippin en profitèrent pour s'assoir sur son dos d'un air triomphant.

- Nous pouvons donc conclure qu'elle n'est pas plus forte qu'avant, déclara Merry d'un air satisfait.

- Argh! Je peux plus respirer, s'époumonât-elle en s'étranglant de rire.

Finalement, Gandalf demanda aux Hobbits de la laisser se relever et les envoya voir ailleurs s'ils y étaient. Elrond les salua avant de prendre congés en la laissant aux mains du mage, qui devait à présent lui apprendre à gérer ses transformations.

Il l'emmena dans un jardin moins fréquenté, vérifia que personne ne traînait dans les environs, et lui dit:

- Bien, maintenant, appelez la louve qui est en vous et transformez-vous.

- Quoi come ça, en claquant des doigts? Je sais pas comment on fait moi.

- Souvenez-vous. Qu'avez-vous ressentit lors de votre première métamorphose?

Luana réfléchit un instant, mais justement, elle ne se souvenait pas vraiment. Mis à part la douleur, la brûlure du rayon de lune sur sa peau, il n'y avait rein eu d'autre. Ça s'était fait sans qu'elle n'en ait eu conscience, naturellement en quelque sorte. Elle essaya d'expliquer ça à Gandalf avec ses mots, de façon assez maladroite, se passant sans cesse les doits dans les cheveux en un geste embarrassé.

- Très bien, alors fermez les yeux, lui intima-t-il d'une voix calme et qui appelait à la confiance.

- Pourquoi, qu'est ce que vous allez faire?

- Vous aider à retrouver le mécanisme qui contrôle votre transformation.

Elle hésita. Se transformer? Elle en avait envie, son instinct lui soufflait de le faire, mais dans le fond, il restait un souvenir désagréable de la première fois, qui entachait son désir de recommencer. Et puis, elle ne savait pas ce que le mage allait faire, même si elle avait confiance en lui.

-Mais, je vais encore bousiller une autre paie de fringue, tenta-t-elle de justifier son hésitation.

- Ne vous inquiétez pas pour cela. Le seigneur Elrond a donné carte blanche et est prêt à faire ce qu'il faudra pour apporter sa contribution à votre entraînement. Il suffit juste d'une fois pour que vous appreniez et sachiez comment vous y prendre. Allons, fermez les yeux.

Avait-elle le choix? Elle respira un bon coup et s'exécuta. Elle ne le vit pas, mais Gandalf leva au devant de lui. En revanche, elle sentit quand il le lui posa sur le haut du crâne. Un courant chaud l'envahit, une nuée ardente. Chaud, trop chaud! Le pouvoir du mage gris la brûlait de l'intérieur.

Elle sentit son corps qui s'affaissa, du choc avec le sol dans ses genoux et ses mains, pourtant, tout cela semblait si lointain, externe. C'était comme si elle les ressentait, sans pour autant en saisir le sens. Elle était dans son corps, trop profond pour pouvoir percevoir ce qui l'entourait. Elle était noyait par la vague de pouvoir qui la submergeait et emplissait tout son être, la repoussant un peu plus loin dans la conscience, juste à la limite de l'inconscience. Arrivée à ce niveau, la brûlure du pouvoir était tell qu'elle n'arrivait plus à se concentrer, tant elle avait mal. Son esprit se heurta à une paroi froide et translucide, derrière laquelle elle vit, à travers le tourbillon de feu qui la harcelait, une louve blanche immense qui, de l'autre côté, dans l'univers de l'inconscience, la regardait avec une expression de bienveillance mêlée d'impatience. Luana ouvrit la bouche, et parvint tant bien que mal à articuler dans un murmure de silence au milieu du vacarme:

- Naurofána.

Soudain, la louve se liquéfia, la paroi devint immatérielle, et Luana plongea tête la première dans le flot glacé et lumineux qu'était devenue la bête. Les brûlures qui consumaient son âme furent apaisées, un calme irréel la berça, et tout à coup, le torrent se déversa dans la conscience, et propulsa Luana à l'extérieur, la replaçant dans son corps, enveloppée par l'essence de la louve.

Elle sentit de nouveau son corps, et non plus juste son esprit. Son corps qui se tendit comme une corde. Un frisson frais lui parcourut la peau, un frisson de plaisir et d'excitation, lorsqu'une fourrure d'un blanc immaculé la recouvrit. Elle eut l'impression à son tour de fondre, que ses muscle n'étaient plus que de la pâte à modeler, que la volonté de Naurofána remodela, autour des os qui s'étaient brisés et ressoudés dans une explosion de bien être et de jouissance.

Gandalf avait assisté à la métamorphose de l'extérieur comme de l'intérieur, et ce qu'il vit le fascina. La symbiose entre l'humaine et la louve s'était soudain libérée et accrut jusqu'à atteindre l'osmose, donnant naissance à un seul et même être, issu des deux être d'origine imbriquée l'un dans l'autre. Luana et Naurofána ne faisait plus qu'un sous cette forme.

Une immense louve blanche, dont le garrot atteignait celui d'un poney de taille moyenne et dont la longueur atteignait facilement les trois mètres de long du bout de la queue au museau. Luana, ou Naurofána, difficile à dire, avait les yeux fermés. Elle savoura cette sensation de force et d'invulnérabilité qui imprégnait chaque parcelle de son corps. Elle sentait le battement puissant de son cœur dans sa poitrine, le sang qui pulsait dans ses veines, le roulement de ses muscles au moindre mouvement. Puis elle souleva ses paupières et ouvrit ses sens au monde extérieur. Une myriade de sons et d'odeurs, de couleurs et de nuances lui sautèrent dessus. Il lui fallut un instant pour parvenir à se concentrer, et à focaliser son attention sur Gandalf.

Elle le découvrit sous un jour nouveau, et d'une façon étrange, comme si plusieurs images se superposaient. La première représentait Gandalf tel qu'elle l'avait déjà vu, avec certains détails qu'elle percevait avec une acuité nouvelle et redoutable; la seconde, était une lumière pure et vive, légèrement teintée de gris et irisée d'argent, reflet de son pouvoir; la troisième était une vue plus primaire, instinctive, car elle percevait chaque organe, le flux de son sang sous sa peau, points et réseau de chaleur qu'elle visualisait dans différentes teintes de rouge, de jaune et d'orange. I y avait aussi la mélodie qui résonnait en lui et s'élevait autour de lui: respiration, flux de sang et de pouvoir, battement de cœur…Et son parfum, fragrance ancienne, où trop d'odeurs se mélangeaient pour qu'elle puise toutes les identifier du premier coup. Il lui aurait fallut des siècles pour la disséquer, et l'excitation était trop grande pour qu'elle perde son temps à ce genre de chose. Elle était en train de vivre une expérience ahurissante, trop incroyable pour qu'elle puisse en évaluer l'étendu.

- comment vous sentez vous? Demanda Gandalf alors qu'elle s'étiré et jaugeait sa force et la puissance qu'elle sentait dans ses pattes.

- Mieux que jamais, résonna la voix de Luana, légèrement déformée, grondante et vibrante.

Puis elle s'élança, avant même qu'il n'ait eu le temps de faire quoique ce soit, elle était déjà passée dans le jardin suivant, courant de toute la force de ses pattes, savourant le sentiment de liberté absolu que la vitesse et la puissance lui conférait, savourant chaque détail, son, odeur, couleur, qui lui parvenait. Nombreux furent ceux qui sursautèrent ou hurlèrent sur son passage, mais tous savaient qui elle était, et personne ne la dérangea, lui libérant le passage Personne, sauf Boromir, qui, dans un couloir, la vit surgir de nulle part et foncer droit sur lui. Il allait brandir son épée, agissant par instinct face à l'animal, mais Luana bondit par-dessus lui, l'effleurant à peine, et le fouetta d'un coup de queue qui l'envoya à terre. Le rire déformé qui sortit de sa gorge eut quelque chose d'étrangement glaçant, mais qui s'effaçait devant la bonne humeur qu'il exprimait.

Elle alla retrouver Frodon, Sam, Merry, Pippin et Bilbon, qui fumaient tranquillement de l'herbe à pipe dans un agréable petit jardin. Tous crurent mourir de peur quand elle poussa un puissant hurlement avant de sauter et d'apparaître juste sous leur nez. Puis tous vinrent la voir de plus près, touchèrent sa fourrure fraiche et douce, scrutèrent à l'intérieur des deux grands yeux dorés à la recherche d'une lueur qui leur prouvait qu'ils avaient bien à faire à leur amie.

Les plus jeunes Hobbits et elle allèrent dans la forêt qui bordait le domaine, et jusqu'au soir, l'écho de rire et de grondement joyeux résonnèrent à travers la vallée.


Alors vous en pensez quoi de sa métamorphose?