Avis au fan de Boromir, enfin un passga elui est consacré (petit mais c'est déjà ça). De plus, en faisant des recherches sur le monde de Tolkien ,j'ai découvert qu'il y avait des loups-grous dans le Silmarillion, donc, mon idée d'introduire un lou-garou n'est pas si original que ça, désolée.
Reviews:
Aliete: merci bien pout tout tes compliements. J'ai trouvé ce chapitre intéressant à écrire, car je me suis toujours demandé c que ressentait les animaux, et je m'intérrese à leur instinct prédateur. C'est vrai que les histoires où il n'y ni haut ni bas ne m'intéressent pas. je n'ai pas envie d'écrire si le personnage est parfait, s'il n'a besoins d'aucune épreuve, d'aucune remise en question. mais il e faut pas non plus que ce ne soit que des passages où il se dit que la vie et nulle ou autre, sin on je déprime encore plus. En revanche, lui faire subir des épreuves pour le voir grandir et évoluer, ça c'est un défi qui me teint en hameine et me donne envie de continuer. lorsque Luana sera "parfaite", je n'aurais plus envie de continuer cette fic, alors autant qu'elle ne le soit jamais ^^. Pour les dialogues, j'essaieraisd'en mettre un peu plu quand je jurerais ue c'est utile, mais là je voayis pas trop quoi lur faire dire, surtout qu'elle était la plupart du temps seule ou en train de lutter contre Naurofana.
Fukan: t'inquiètes pas, tu reviews quand tu veux, quand tu peux :) (mêm si ça fait toujours plaisir). Je sais, pas assez d'elfes,mais bon, Elladan et Elrohir sont sur les routes, Glorfindel aussi, Elrond a d'autre chats à fouetter et Arwen déprime parce qu'Aragron préfère aller faire mumuse avec ses frères que d'être avec elle (-je plaisante bien sûr). Ne t'inquiètes pas, sur ce chapitre je vais remonter un peu le niveau (pas de beaucoup mais bon...). Tu n'es pas la seule à trouver Aragorn attachant. J'essayes juste de le déridé un peu quand il est avec Luana, et surtout entre les murs de bien qu'il se détende un peu lui aussi ^^ . Je ne comptes pas non plus faire dans le gore, donc je ne tenterais pas de relever le défi, désolée XD, et je ne compte pas non plus martyriser des pauvres bêtes juste par sadisme (après, chacun ses goûts, perso je trouve "relaxants" les livres de Laurelle K Hamilton, alors ...). Le calme avant la tempête, je dirais pas ça? juste un moment de doute et de faiblesse. Juste avant le départ ( et oui, j'ai bientôt fini de vous bassiner avec Fondcombe) ça promet! lol
Chapitre 16: doutes et résolutions
Le soleil avait depuis longtemps cédait sa place dans le ciel à la lune lorsque Gandalf la ramena à Fondcombe. Elle était trop épuisée pour marcher, et sa course sous forme de louve l'avait menée trop loin pour qu'elle puisse supporter l'effort du retour. Nue sous la cape de Gandalf, elle s'appuyait de tout son poids sur le bras secourable qu'il lui tendait. Son corps était lourd, elle avait froid, elle se sentit nauséeuse et poisseuse, avec tout ce sang qui lui engluait les cheveux et enduisait son corps.
Elrond, inquiet de ne pas les voir revenir et prévenu par les Hobbits de ce qu'il s'était passé, avait envoyait une escorte à leur rencontre, qu'ils croisèrent à mi-chemin du domaine. Plusieurs Elfes portèrent Luana, qui s'endormit à moitié, mais se refusant à succomber au sommeil, de peur de laisser la voie libre à Naurofána et entra dans Fondcombe dans un état comateux. Elle fut immédiatement portée dans sa chambre, où Arwen s'occupa d'elle, la nettoya, l'habilla et la mit au lit, restant à ses côtés pour veiller sur elle. Après s'être assurée que la jeune fille ne risquait rien, elle alla chercher son père et Gandalf, qui attendaient à l'extérieur de pouvoir la voir.
Le Mage Gris avait expliqué au seigneur Elfe comment il avait sentit une vague de puissance, identique à celle ressentie une certaine nuit de pleine lune, ébranler la forêt, comment il l'avait suivit pour découvrir Luana sous sa forme de louve, luttant pour garder le contrôle devant les quelques gouttes de sang de Sam, avant d'être dominée par Naurofána, comment il s'était interposé quand elle avait bondit sur les Hobbits, prête à les dévorer, comment elle avait fuit, et comment il l'avait retrouvée, gisant amorphe et tremblante à côté de la carcasse éviscérée d'un ours immense. Il ne leur fut pas difficile de comprendre ce qui s'était passé, mais ils devaient en avoir le cœur net.
Quand ils entrèrent, ils la trouvèrent prostrée sur son lit. Cette vision leur rappela la première fois qu'ils lui avaient parlé, juste après qu'elle ce soit réveillée, découvrant la perte de son bras. Et tous deux craignaient qu'elle n'ait la même réaction que cette fois là. Mais au lieu de rester inerte comme ils s'y attendaient, elle se tourna vers eux et les devança:
- Qu'est ce qui s'est passé? Demanda-t-elle, la voix brisée par la fatigue et la peur.
- Nous allions vous poser la même question.
Elle baissa les yeux, ne sachant plus quoi faire, quoi dire. Elrond s'assit à côté de lui et posa sa main sur la sienne. Elle releva la tête et le regarda en face.
- De quoi vous souvenez vous?
- Du sang. On jouait, je m'étais transformée, et Sam s'est coupé le doigt. Je sais pas pourquoi, mais je … j'ai eu envie de ce sang. J'ai eu faim, j'avais l'impression de devenir folle. Naurofána a prit le dessus. Je voyais rien, j'avais mal, et faim, c'est tou ce que je peux dire. Et puis … et puis, elle s'est calmée, et je me suis endormie. Quand je me suis réveillée, je … j'étais …
De grosses larmes apparurent au coin de ses yeux, sa voix mourut, sa gorge nouée par les sanglots. C'avait été un véritable enfer, et elle avait l'impression d'y être encore, qu'il suffisait juste que Naurofána se réveille pour que tout recommence.
- Pourquoi? Pourquoi est ce que ça a fait ça? J'avais jamais eu de problème en me transformant avant!
- Ce n'est pas un simple animal de compagnie que vous avez en vous, lui fit remarquer Gandalf. C'est une louve, elle obéit à ses instincts, à ses besoins. Elle a besoin de se nourrir, tout comme vous sous votre forme humaine. Elle a besoin de viande pour combler sa faim et rester en vie. Cela va faire près de deux semaines qu'elle s'est éveillée, et depuis, malgré toutes les fois où vous vous êtes liée à elle, pas une fois elle n'a pût assouvir sa faim grandissante. Elle vous prête son corps et ses sens sans rechigner, et n'a pas voulut vous alarmer, sachant que vous auriez prit peur. Elle a résisté autant que possible, mais il a suffit d'une goutte de sang pour réduire à néant ses efforts.
- Non, c'est faux! S'emporta Luana. Elle n'a rien dit en attendant que je lui fasse assez confiance pour la laisser faire! Tout ce qu'elle voulait c'était prendre le contrôle!
Elle avait dit ce qui lui taraudait l'esprit depuis son réveil dans la forêt. Elle avait profité que la louve dormait profondément du côté de l'inconscient pur réfléchir à tout ça? Depuis le début, depuis qu'elle était ici, elle avait influencé ses moindres faits et gestes, chacune des décisions qui l'ont mené jusqu'ici. Elle avait tout fait pour endormir sa confiance. Tout pour obtenir son corps, pour l'emprisonner dans l'inconscience te prendre sa place dans la conscience. Tout pour dominer.
Elle s'en était convaincue, malgré la petite voix de Naurofána, qui avait enfin rouvert les yeux et lui soufflait des mots tendre à l'âme, la suppliant de lui pardonner son moment de faiblesse, lui jurant qu'elle ne voulait que son bien. " ¡Calla te! Je ne veux plus t'entendre, maudite bête!" Elrond perçut le conflit intérieur qui lui crispait les traits. Il resserra l'étreinte qu'il exerçait sur les doigts de la jeune fille, la forçant à revenir vers lui.
- Qu'y a-t-il, jeune Luana?
- C'est cette saleté, elle me parle dans ma tête, elle me dit qu'elle ne voulait pas ça, qu'elle ne me veut pas de mal! Comme si j'allais la croire!
- Peut être dit-elle vrai.
- Non, ce n'est qu'une bête! Tout ce qu'elle veut, c'est le broyer! Elle est incapable de ressentir de l'affection pour qui que ce soit!
Elle la détestait. Elle haïssait cette partie d'elle, elle méprisait Naurofána, pour le plus grand malheur de la louve, qui percevait cette haine et la recevait de plein fouet.
- Naurofána n'est pas une bête comme vous le pensez, tenta de la raisonner Gandalf. Les loups originels éprouvent eux aussi des sentiments, elle plus que tout autre. Votre humanité l'influence, tout comme sa bestialité vous influence, et ce sans que vous vous soyez métamorphosée pour autant. L'homme et la bête son différents et pourtant si proches l'un de l'autre, à tel point que j'en viens parfois à ne plus savoir qui est la bête, soupira-t-il,
- Je ne veux pas le savoir! Tout ce que je veux, c'est ne plus la sentir en moi. ¡Mierda! Faites la sortir ou scellez-la à tout jamais. Je ne veux plus qu'elle me contrôle, je ne veux me lier à ce monstre! Dit-elle en éclatant à nouveau en sanglot.
Elrond la prit doucement dans ses bras et la laissa pleurer.
Elle était déboussolée, perdue, elle ne savait plus quoi faire, ni même ce qu'elle faisait. Elle n'était même pas sûre que ce fût la bonne décision, mais elle avait fait son choix, et c'était la seule solution qu'elle voyait. Elle ne voulait plus être influencée, elle ne voulait plus qu'on l'empêche de penser aux choses qui étaient essentielles pour elle.
Le Maga Gris jeta un regard interrogateur au seigneur Elfe. S'il venait à faire cela, elle n'aurait plus aucun pouvoir, plus aucun atout dans l'aventure qui se profilait devant elle, et elle irait droit à la mort. Mais c'était son choix, ils ne pouvaient faire autrement que de le suivre. Elrond acquiesça en silence. Elle pouvait encore quitter la Communauté et rester à Fondcombe, jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée pour la renvoyer chez elle.
Gandalf brandit son bâton au-dessus d'elle, et lorsqu'il lui en effleura le sommet du crâne, une douce lueur la recouvrit. Elle se crispa dans les bras d'Elrond, émit un faible gémissement, et s'évanouit. La lumière s'éteignit simultanément. Gandalf ramena vers lui son bâton, dégagea une mèche de cheveux blancs qui pendait sur le visage de la jeune fille derrière l'oreille, et souffla:
- Naurofána est désormais scellée. Elle ne pourra plus intervenir et apaiser vos craintes. Vous êtes seule à présent. Seule et vulnérable.
Seule et vulnérable. Ses mots, elle ne les avait pas entendus. Mais le lendemain, se furent ces deux mots là qui lui vinrent à l'esprit. Seule, elle l'était, dans sa chambre, perdue au fond de son lit, un grand vide au fond d'elle-même. Elle avait l'impression d'être revenue en arrière, lors de son arrivée à Fondcombe, de se réveiller avec un bras en moins. Mais cette fois, ce vide était plus grand encore, car c'était elle qui avait décidé de s'amputer et ce n'était pas une partie de son corps qui avait disparut, mais une partie de son être; malgré tout le mal qu'elle pouvait penser de Naurofána, elle lui manquait déjà, lui faisait défaut. Elle avait besoin d'elle, et le dégoût qu'elle éprouvait pour la louve ne fut rien à côté de celui qu'elle avait à présent pour elle-même.
Et vulnérable, vulnérable face aux doutes, aux craintes, au chagrin. Le chagrin, car à présent qu'elle se sentait seule, Éric lui manquait cruellement. Elle voulait revoir son frère, le serrer dans ses bras, lui dire à quel point elle l'aimait, qu'elle ne l'abandonnerait jamais, qu'elle resterait avec lui jusqu'à ce qu'il ne veuille plus de cette sœur étouffante qui l'empêchait de vivre sa vie. Elle savait qu'elle n'avait jamais était autre chose pour lui qu'un boulet. Il travaillait dur pour subvenir à leurs besoins, économisait pour pouvoir financer ses études à venir sans qu'elle n'ait à piocher dans son héritage ou à faire un prêt étudiant. Elle savait tout cela, et elle voulait retourner chez elle plus que jamais, pour changer les choses, pour ne plus être une source de problème, pour qu'il cesse de s'inquiéter pour elle, se demander sans cesse si elle était encore en vie, s'attendant chaque jour à recevoir la visite de policier ou un coup de téléphone pour lui annoncer qu'on avait retrouver son le connaissant, ce devait être le cauchemar dans lequel il s'était plongé depuis sa disparition, au lieu de tourner la page et commencer une nouvelle vie.
Elle voulait retourner dans son monde, revoir Samantha, reprendre les cours, recommencer les entraînements avec ses potes, recommencer la danse. Mais comment allait-elle leur expliquer sa disparition, son absence. Elle avait apprit bien plus sur elle ici en deux mois que là-bas en dix sept ans. Même le fait qu'elle soufrait non pas d'albinisme mais de leucistisme avait trouvé son explication dans ce monde. Mais elle n'était pas à sa place ici, et le rejet de Naurofána, c'était pour elle comme lâcher le seul point d'ancrage qui lui permettait de garder pied.
Elle ne savait plus ce qu'elle faisait là, pourquoi depuis le début elle avait suivit les quatre Hobbits, pourquoi elle avait prit tous ces risques, pourquoi elle s'était engagée dans une nouvelle quête qui n'avait aucune chance d'aboutir, dans laquelle elle allait y laisser la vie. Toutes ses certitudes, le sentiment de faire ce qui devait être fait, la promesse faite à Frodon de ne jamais le lâcher, tout ça n'avait plus aucun sens pour elle. Elle ne pouvait plus compter non plus sur la force de la louve et son pouvoir de régénération, et elle avait peur, peur de mourir dans ce monde.
Elle parvint à se lever tant bien que mal, le moral au plus bas. Naurofána l'avait protégée jusque là de ses peurs et ses doutes, mais elle avait refusé cette protection. Elle ne voulait pas devenir un monstre.
Un monstre. Gandalf et Elrond lui avaient certifié que tout se passerait bien. Ils s'étaient lourdement trompés. Eux qui semblaient si bien connaître les Nauror, ils …
Ils connaissaient les Nauror? Ils lui avaient pourtant dit qu'elle était la seule de son espèce. La seule, à ce moment précis. Sinon, comment Gandalf aurait-il sut comment l'aider à trouver le moyen de se transformer? Comment, lors de sa première transformation, aurait-il réussit à la contrôler et lui rendre son apparence humaine? Et comment aurait-il put sceller Naurofána? Comment se faisait-il qu'Elrond connaissait le nom de sa louve? Comment se faisait il qu'il existait un mot elfique pour désigner les loups-garous? Comment tout cela aurait-il put être possible, s'ils n'avaient jamais rencontré de loup-garou auparavant?
Non. Ils ne lui auraient quand même pas…
Luana regagna un peu de confiance en elle et de vitalité. Les doutes qu'elle avait sur elle-même furent soudain tournés vers les deux sages, et la colère naissante lui donna la force de chercher par elle-même les réponses à ses questions.
Elle s'habilla et sortit discrètement dans les couloirs. Le jour était à peine levé, et rares étaient ceux qui se promenaient à cet heure. Elle ne voulait croiser personne, ne pas avoir à lire la peur dans leur yeux à sa vue, aussi fut elle soulagée de trouver les couloirs déserts. Aussi discrètement que possible, elle prit le chemin de la bibliothèque.
Gandalf et Elrond étaient tous deux dans le bureau du seigneur Elfe. Certains éclaireurs envoyés afin de s'assurer de la sûreté des routes qui partaient de Fondcombe étaient revenus cette nuit même. Les deux sages les avaient écoutés, prenant en note les informations recueillit lors de leurs voyages, et étaient en cet instant penchés sur bon nombre de carte, analysant tout ce qu'ils savaient, cherchant le meilleur chemin pour la Communauté.
-Tant que nous ne serons pas fixer sur la route du Sud, commença Elrond en songeant à Elladan et Elrohir ainsi qu'à Aragorn, qu'il avait élevé comme, un de ses fils, nous ne pourrons pas …
Il fut coupé dans sa phrase par le bruit assourdissant de la porte qui s'ouvrit tout grand, et dont le battant alla buter violemment contre une colonne de marbre.
- Vous m'avez menti! Fulmina Luana en entrant, haletante de rage.
Elle jeta sur le bureau, par-dessus les cartes, un énorme volume couvert de cuir. Sur la couverture usée, des lettres d'or à moitié effacées par le temps brillaient faiblement à la lueur du soleil: "Histoire de la Terre du Milieu, Premier Âge". Elrond ferma les yeux, car il redoutait cet instant depuis le début. Gandalf lui, resta de glace.
- Vous m'avez menti! Répéta-t-elle, de plus en plus furieuse. Je ne suis pas le premier loup-garou en Terre du Milieu, il y en a eu d'autres! Ils étaient au service de Sauron! ¡Mierda! Sauron en était un!
Le Maga Gris et le seigneur Elfe attendirent qu'elle se calme, mais, bien qu'elle ne criait plus, elle faisait les cent pas dans la pièce, un mauvais braqué sur eux. Elle avait l'air … d'un loup en cage. Puis, voyant qu'elle n'aurait pas de réponse, elle plaqua ses deux mains sur le bureau, comme si elle voualit le briser en deux, et hurla:
- Pourquoi? Pourquoi vous ne m'avez rien dit? Depuis le début vous me dites d'accepter ce que je suis, alors que je suis un monstre! ALORS QUE JE SUIS UNE CREATURE DE L'ENNEMI!
- Parce que vous n'êtes pas une créature de l'Ennemi, répondit calmement Gandalf. Sauron s'est certes présenté à une époque sous la forme d'un loup-garou, mais il n'en avait que la forme, et non l'essence. Quant à ceux qui se trouvaient sous ses ordres, ils n'étaient que des hommes possédés par un esprit maléfique. Ils n'avaient aucune personnalité, aucune conscience, ils n'étaient que des chiens enragés à la botte de Sauron.
- Parce que vous croyez que Naurofána n'est pas un esprit maléfique? Qu'elle n'a pas essayé de me posséder?
- En aucun cas la louve qui est en vous n'ai maléfique, intervint Elrond. De plus, elle est une louve originelle, de taille disproportionnée certes, mais elle n'a rien en commun avec les Loups du Mordor, les serviteurs de Sauron.
Quoiqu'elle dise, elle avait tord, comme de par hasard! ¡Mierda! Pourquoi fallait-il qu'ils aient toujours réponse à tout! Ils l'exaspéraient à se croire si supérieurs à elle et à la considérer comme una estupida!
- Toute façon ça ne change rien, grogna-t-elle en tournant les talons. Elle est scellée et ne pourra plus rien faire!
- Il ne tient qu'à vous de la libérer, dit le Maga Gris. Il vous suffit pour cela de franchir à nouveau la frontière de l'inconscience.
Luana lui jeta un regard noir, avant de sortir en trombe.
Elle marcha à allure normale jusqu'au bout du couloir, mais une fois qu'ils ne purent plus la voir, elle se mit à courir. Elle ne s'arrêta qu'une fois à l'autre bout de la demeure d'Elrond, dans un petit jardin désert et isolé, aussi loin que possible des deux sages. Sages, l'étaient-ils vraiment? Bien sûr que oui, ils n'étaient pas des abrutis comme elle, ils supportaient ses sautes d'humeurs et ses crises depuis le début sans avoir haussé une seule fois le ton devant elle, sans avoir une seule fois menacé de représailles. Et elle, comme une conne qu'elle était, elle en profitait pour foutre sa merde, pour jouer les enfants gâtées et les emmerdeuses. Mais elle en avait marre de ce monde, marre de cette histoire. Marre!
Elle avait crut qu'avoir des réponses lui ferait du bien, d'avoir une once de piste, une parcelle de la vérité sur la raison de sa présence, sur ce qu'elle était réellement, mais au lieu de ça, les découvertes qu'elle avait faites, les révélations qu'ils lui avaient été faites avaient réduit à néants ses espoirs et la confiance qu'elle avait en elle-même, qu'elle avait placé dans certaines personnes.
Au loin, les cloches sonnant les douze coups de midi tintèrent. D'ordinaire, elle aurait été folle de joie de les entendre, et elle aurait couru jusqu'aux appartements de Bilbon, retrouver les Hobbits pour déjeuner avec eux. Mais avec la terreur qu'elle leur avait filé la veille, le fait qu'elle avait essayé de les tuer, de les dévorer, il était peut probable qu'ils veuillent d'elle à leur table, ou même qu'ils veuillent encore s'approcher d'elle à moins de cent mètre. Le simple fait de penser à avaler quoique ce soit, et la perte de leur amitié, lui noua l'estomac et lui donna la nausée.
La colère qui n'avait cessé d'enfler en elle explosa soudain.
- ¡Mierda!
Elle se tourna et asséna un violent coup de pied à l'arbre le plus proche.
- ¡Mierda! ¡Mierda! ¡Mierda! ¡MIERDA!
Et à chaque exclamation, elle donnait un nouveau coup, plus puissant que le précédent. La douleur qui lui crispa les poings et lui parcourait les pieds la calma un peu. Essoufflée et peinant à retenir les lares, elle s'adossa à l'arbre qu'elle venait de martyriser, la tête baissée, le dos voûté.
- Êtes vous donc si déboussolée que vous ne pouvez plus que vous en prendre à un arbre sans défense?
Luana se redressa vivement, et ce qu'elle vit devant elle lui arracha une grimace de dégoût. Boromir s'approchait d'elle, son air si fière placardé sur on visage. La nouvelle avait dut le ravir, quand il avait apprit qu'en plus d'avoir tenté de tuer les Hobbits, Luana avait fait définitivement sceller la louve en elle. Il ne pouvait pas la sacquer, et c'était réciproque. Sans parler de toutes les fois où elle l'avait rabaissé en public La voir aussi pitoyable devait être un régal pour lui, surtout maintenant qu'il savait qu'elle était parfaitement inoffensive. Ô, qu'est ce qu'elle aurait aimé le prendre comme punching-ball et lui faire ravaler son sourire orgueilleux!
- Qu'est ce que vous me voulez?
Pour toute réponse, il lui tendit une épée. Elle la fixa d'un air sceptique, puis le dévisagea comme d'un air méfiant.
- J'ai apprit pour la perte de votre bête, dit-il d'un ton qui ne cachait pas le dégoût qu'il éprouvait pour la louve. Le seigneur Elrond m'a demandé de vous enseigner le maniement de l'épée.
- Et vous avez acceptée? S'étonna-t-elle, de plus en plus incrédule.
- Bien que je préfèrerais vous voir rester à Fondcombe habillée comme une femme le devrait, je n'ai pas d'autre choix que de vous apprendre à vous battre, ou tout du moins à vous défendre. Là où nous allons, il y aura trop de danger pour que nous puissions sans cesse veiller sur vous.
Il lui parlait comme s'il parlait à un enfant de cinq ans. Voyant qu'elle ne daignait pas prendre l'arme, il la lui lança, et elle n'eut d'autre choix que de la rattraper.
- Avant que je ne vous apprenne quoique ce soit, voyons ce que vous valez avec une lame.
Pour la énième fois, elle se retrouva désarmée, avant de finir à terre, l'épée de Boromir sous la gorge. Il la domina, et avec un sourire, il s'éloigna, se repositionna, attendant qu'elle se relève et attaque à nouveau. ¡Joder! Elle en avait ras-le-cul de ce petit jeu à la gilipollas. Pourquoi Elrond lui avait-il envoyé ce cabron? Il voulait sa mort ou quoi?
Ave difficulté, elle se remit sur ses pieds. Tout son corps lui faisait mal, à force d'encaisser les coups. Le Gondorien ne cherchait pas à la blesser, mais la puissance qu'il mettait dans ses attaques, même infime fut-elle, était telle que lorsqu'elle parait, Luana ressentait le choc à travers tout son corps. Ses bras étaient lourds et tendus, plus lourds encore que l'épée qui pesait dans ses mains. Elle parvint tant bien que mal à la dresser devant elle, mais n'attaqua pas. Elle en avait marre de foncer tête baissée et de se retrouver le cul par terre! Elle voulait que ce soit lui qui lance l'assaut pour une fois. Comprenant ce qu'elle attendait, Boromir se jeta sur elle, et ne lui fit aucun cadeau. Elle réussit à esquiver, mais il lui asséna un cou avec le plat de l'épée dans les jambes, et elle chuta lourdement.
-¡Mierda! J'en ai ras-le-cul, hurla-t-elle en jetant son épée. Je me barre.
Il ne fit rien pour l'arrêter, mais avant qu'elle ne franchisse la palissade qui délimité le jardin, il lui dit:
- Comptez-vous donc fuir éternellement?
Elle s'arrêta, sans pour autant se retourner ou faire demi-tour.
- Où est donc passé la jeune fille qui a accompagné jusqu'ici les quatre Hobbits et le Rôdeur, au péril de sa vie?
- Cette fille ce 'était pas moi, c'était Naurofána.
- Non, ce n'est pas une louve qui m'a tenu tête lors du conseil. Vous êtes pitoyable à vous cacher ainsi derrière cette bête. Je vous préférais insolente et odieuse, car même si vous étiez insupportable, vous faisiez preuve de courage et de force!
Elle lui fit face. Ce n'était pas possible! Elle devait rêver! Était-ce elle qui se faisait des idées, ou était-il, à travers ces mots durs et cruels, en train d'essayer de lui remonter le moral? Apparemment, puisqu'il attendait une réaction de sa part.
Elle eu honte, en face à la pitié du Gondorien envers elle, le fait qu'il veuille lui venir en aide malgré les apparences, de telle sorte que l'honneur de chacun soit sauf, lui fit comprendre à quel point elle était tombé bas.
Mais ce que Boromir gardait secret, c'était qu'à travers la souffrance de la jeune fille, il voyait son impuissance et sa faiblesse. Elle été prête à abandonner le pouvoir qui lui était offert parce qu'elle le craignait, parce qu'il pourrait nuire à son entourage. Lui n'avait pas ce courage là. Et la voir aussi déprimée faisait croître son sentiment d'impuissance. En lui venant en aide, il espérait lui aussi gagner un peu de sa force et de son caractère. Face au découragement et à la mauvaise volonté qu'elle mettait pour se battre, il avait cru que tout cela n'avait servit à rien. Qu'elle ne fut pas sa surprise et son soulagement quand il la vit revenir vers lui et ramasser son épée, tant et si bien qu'il déclara avec un sourire:
- Je crois qu'il est temps de commencer la leçon. Commençons par voir comment on tient une épée, plaisanta-t-il en venant se positionner à ses côtés et lui placer les mains correctement.
Elle avait était tout bonnement sidérée. Boromir, qu'elle croyait abject et lui avait attribué le titre de cabron de l'année, c'était révélé sous un autre jour. À partir du moment où il lui avait remonté le moral et rendu l'envie de se battre, elle s'était sentie mieux, et il lui avait enseigné l'art de l'épée avec le sourire, malgré ses progrès pitoyables. À croire que tout ce qu'il voulait, c'était retrouver la Luana qui lui faisait des crasses et le rabrouer à la moindre occasion. Le fou! Elle avait mal partout et la fatigue pesait lourd, mais au moins se sentait-elle un peu mieux. Elle allait retourner dans sa chambre, se laver et dormir, mais à peine eut elle ouvert sa porte qu'une armada de semi-hommes lui tomba dessus.
- Luana, où étais-tu encore passé? Nous avons passé la journée à te chercher! Pourquoi n'es tu pas venue petit-déjeuner, déjeuner, goûter, souper et dîner avec nous?
Frodon, Sam, Merry et Pippin étaient agglutinés autour d'elle. Elle fut tout d'abord ébranlée par cette avalanche de questions et de réprimande sur son absence. Ils ne s'étaient toute même pas inquiéter pour elle toute la journée?
- Mais … qu'est ce que vous faites là?
- Quelle question! Nous t'attendions pardi, s'exclama Merry.
- Mais … vous… je … j'ai faillit vous tuer hier, vous ne devriez pas … vous ne devriez pas être là à m'attendre!
Les Hobbits se consultèrent du regard, et Frodon s'avança.
- Gandalf nous a tout expliqué. Je suis désolé que tu aies dut sceller Naurofána. J'ai une dette envers toi, et moi non plus, je ne compte pas t'abandonner alors que tu as besoin de moi.
Luana resta pantoise, ahurie même. Alors … malgré tout, ils ne la haïssaient pas? Ils n'avaient pas peur d'elle? Elle leur était si reconnaissante, qu'à la surprise général, elle les serra tous dans ses bras et les embrasse tendrement sur le joue. Tous rougirent, avant d'éclater de rire.
- Bien, et si nous allions annoncer à ce cher papy Bilbon que nous t'avons retrouvé? Il doit commencer à croire que nous nous sommes faits mangés par un loup, plaisanta Pippin.
Un lourd silence s'abattit sur la chambre.
- Imbécile! Pesta Merry contre son cousin.
Mais le fait qu'ils essayaient d'en rigoler prouva définitivement à Luana qu'elle n'avait pas perdu leur confiance et leur amitié.
- Allons-y! Allons lui prouver que nous sommes tous entiers!
La joie étant revenue au sein du groupe, ils prirent le chemin pour se rendre dans les appartements du vieil Hobbit. En route, ils croisèrent Elrond, seul. Luana resta en arrière et demanda aux Hobbits de continuer sans elle, qu'elle les rejoindrait d'ici peu, et s'avança vers le seigneur Elfe.
- Seigneur Elrond! Je suis désolée pour tout à l'heure. Je me suis emportée.
- Vous êtes toute pardonnée, lui répondit-il, visiblement rassuré de la voir de nouveau rire avec les semi-hommes.
- Et merci, d'avoir demandé à Boromir de m'apprendre à manier une épée.
L'Elfe parut surpris, puis, avec un sourire entendu, il dit:
- Je n'ai pas le souvenir de lui avoir demandé cela.
Et il s'en alla, la laissant seule au beau milieu du couloir, digérant cette révélation.
