Et voilà, un chapitre dédicacé à Eclipse1995 et VegetaYouShoulveComeOver... Et surtout, dernier chapitre avant le départ, alorsavourer encore un peu laquiétude -même si Luana a un peu tout chamboulé ^^ - de Fondcombe.
Reviews:
Lalolyen d'Eryn Vorn :Merci, mille fois merci pour tout tes compliments (arrêtes tu vasme faire rougir! huhuhu! mdr) Comme tu as put le découvrir dans le chapitre 16, Gandalf peut sceller Naurofana, désolée. Après, pour ce qui est de savoir si elle va l'accepter,il est encore trop tôt pour le dire ;p . Et oui, je ne veuxpas que tout le monde prend Boromir pour un cabron. Le problème, c'est que comme elle est née de mon imagination, c'est que dans le fond, moi aussi je suis sadique, si tu vois ce que je veux dire ~~, . Tout ce que tu me dis me réchauffe le coeur, c'estvraiment un pur bonheur de lire tes reviews, et ça a le mérite d'effacer mes doutes. Au contraire, si je suis démoralisée ou déprimée, j'écrirais encore plus, car écrire pour moi, c'est comme une drogue (dommage que peu de gens comprennent ça), et donc tu en aurais encore plus et plus vite!
Roselia001 : merci, ça fait plaisir. Tu veux la suite? Et bien la voici ^^
VegetaYouShoulveComeOver : Et oui, malheureusement, je ne peux plus passer mes jours et mes nuits à écrire, dommage, mais ne t'inquiète pas, dès que j'ai un peu de temps libres, je planche sur la suite, promis! Je vais essayer de poster au moins chapitrepar semaine si possible. Oui, ce passage avec Boromir, ça fait longtemps que j'essaie de lui trouver une place, et je suis assez satisfaite du résultat. Pour ce qui est de la relation Luana-Naurofana, je ne peux rien dire ^^.
Chapitre 17 : retrouvailles, disputes et Hip-Hop.
Oui, elle avait retrouvait le sourire et l'envie de rire. Et pourtant, pourtant… ce sourire était par moment une façade. Car au fond elle, à la place qu'occupait Naurofána, les doutes avaient élu domiciles. Elle continuait à passer le plus clair de son temps avec les Hobbits, même si elle avait désormais deux heures par jour d'entraînement avec Boromir, et qu'Arwen veillait à ce qu'elle n'ait pas le temps de s'ennuyer, Luana recherchait de plus en plus la solitude. Il lui arrivait de disparaître pendant un moment. Généralement, ceux qui la cherchaient n'avaient qu'à lever le nez pour l'apercevoir, perchée sur une branche, les yeux tournés vers le ciel, le regard dans le vide, une expression triste sur le visage.
Elle s'isolait pour se retrouver seule avec ses pensées, ses souvenirs. Elle tentait de combler le vide en elle en se souvenant de son monde, en s'imaginant de retour là-bas. Elle s'imaginait bien écrire un livre là-dessus. Elle le ferait lire à son frère, qui lui dirait qu'elle avait trop d'imagination et que ce n'était pas en racontant des histoires pareils qu'elle parviendrait à se faire pardonner à Samantha, qui lui dirait qu'elle était folle à lier, et que c'était pour ça qu'elle l'adorait peut être à ses potes du crew, qui ne comprendraient strictement pas son trip. Et puis, pourquoi, se faire publier ? Ça ferait un malheur! Oui, sauf qu'il faudrait qu'elle change le nom de l'héroïne, pour ne pas révéler que cette histoire, ce n'était pas qu'une histoire, mais ce qui lui était arrivé, et donc passer pour une folle ou une mythomane. Et puis elle ne savait pas quand elle rentrerait. Si c'était là maintenant tout de suite, où au beau milieu de leur aventure, elle ne saurait pas ce la fin, s'ils avaient réussit ou échoué. Mais ça, elle ne voulait pas le savoir, pas pour l'instant, car si elle savait, elle quitterait à coup sûr la Communauté, et abandonner Frodon. Et donc rompre sa promesse.
Malgré la peur grandissante qu'elle ressentait à l'idée de quitter la quiétude et la sécurité de Fondcombe, elle avait décidé de ne pas revenir sur sa parole et ses choix : elle partirait coûte que coûte avec eux jusqu'au Mordor. Et ça, ce n'était pas Naurofána qui le lui avait soufflé à l'oreille, ni même qui l'avait décidé. C'était elle, et cette liberté de choix lui redonnait confiance en elle. Elle était capable de choisir ce qu'elle voulait faire, même si elle ne le désirait pas, et cela sans l'intervention de qui que ce soit, sans être influencée.
C'était un peu pour cela, pour garder sa liberté de penser et de faire ses propres choix qu'elle s'éloignait des Hobbits quelques temps. Elle adorait les semi-hommes, mais tout comme Naurofána, ils avaient sur elle le pouvoir de chasser ses craintes et d'embrumer son esprit d'un vent de gaité, ce qui lui faisait le plus grand bien. Malheureusement, il était parfois nécessaire de choisir le mal pour faire le bien. Car ces moments de solitude, elle en avait besoins même si elle en souffrait à chaque fois à l'idée de mourir, de ne jamais rentrer chez elle et revoir sa famille et ses amis, ils lui permettaient de réfléchir, de faire le point et de se persuader qu'elle ne se trompait pas, qu'elle valait quelque chose. Et à chaque fois, quand elle redescendait de sa branche, une nouvelle résolution s'ajoutaient aux précédentes, et allumait dans ses yeux une étincelle qui chassait un peu plus chaque jour ses doutes. Au fur et à mesures, elle n'aurait plus de Naurofána et le vide qu'elle avait laissé serait nettoyée des doutes et comblée.
Trois jours après que la louve fut scellée, aux alentour de onze heures du matin, Luana était à nouveau perchée dans un arbre, parfaitement dissimulée par le feuillage persistant. Elle réfléchissait à ce qu'elle ferait si jamais elle ne pourrait pas rentrer chez elle. Ça lui faisait mal, très mal même, son cœur se serrait douloureusement à cette pensée, mais il fallait bien qu'elle y songe. Elle ne pourrait pas rester indéfiniment à Fondcombe, car le domaine finirait lui aussi par subir l'exode des Elfes, dont lui avait parlé Gandalf. Elle trouvait ça triste de savoir qu'ils quittaient la Terre du Milieu pour les terres de Valinor, mais qu'est ce qu'elle pouvait y faire ? Rien. Et elle n'avait pas son mot à dire. Alors, qu'aurait elle fait ? Dans le fond, c'était stupide, vu qu'elle n'avait quasiment aucune chance de sortir vivante de cette quête. ¡Mierda! Pourquoi fallait-il qu'elle pense à des choses pareilles ?
- Les Hobbits veulent-ils vous voir à nouveau porter une robe pour que vous soyez ainsi perchée ?
Luana sursauta. Non, ce ne pouvait pas… elle baissa son regard au pied de l'arbre.
- Elladan! Elrohir!
Elle sauta de sa branche, atterrit juste devant eux et se jeta à leurs cous, pour leur grande surprise et leur plus grande joie.
- Vous aurait-on manqué à ce point, rit celui qu'elle commencer à reconnaître comme étant Elladan.
- Vous pouvez pas savoir à quel point!
C'était idiot de sa part, mais terriblement vrai. Elle ne les avait rencontré qu'une fois, n'avait passé que quelques heures en leur présence, et pourtant, ces trois semaines passées sans les voir lui avaient parut longues. Ils avaient quelque chose que les autres Elfes n'avaient pas, une certaine légèreté qu'ils retrouvaient chaque fois qu'ils étaient avec elle.
Elle leur demanda de lui raconter leur voyage, ce qu'ils avaient vu et entendu, tous les détails. Les deux frères rirent face à sa curiosité, mais ne lui dirent rien.
- Pourquoi ? gémit-elle comme une enfant à qui on venait de refuser une glace.
- Seul notre père sait ce que nous avons vu et entendu. C'est à lui de décider si ces informations doivent être partagées ou non.
- Dans ce cas c'est mort, bouda-t-elle en faisant une moue exagérée. Gandalf et lui ne sortent de son bureau que tous les trente-six du mois, et ce qui entre n'en ressort jamais.
- Dans ce cas, nous ne reverrons jamais notre cher ami Aragorn, dit un ton dramatique Elrohir.
- Quoi ? Aragorn est rentré lui aussi ?
- Bien sûr, nous avons fait la route ensemble. Nous l'avons quitté dans le bureau de notre père, car il devait s'entretenir en privé avec lui.
- Mais ils doivent avoir finit à présent.
- Où il est ? où est Aragorn ?
À sautiller dans tous les sens en réclamant après Aragorn, elle devait avoir l'air d'une gamine de six ans à qui on venait d'annoncer qu'on avait caché un cadeau pour elle.
- Il doit être avec notre sœur, répondit Elladan avec un sourire.
L'excitation de Luana tomba d'un cran. C'est vrai qu'après cette absence, il était normal qu'il veuille voir celle qu'il aime Elle ne voulait pas se taper l'incruste dans ce moment d'intimité et déranger les tourtereaux même si elle aurait bien aimé les entendre roucouler tous les deux, et cela lui coûtait d'attendre pour revoir son rodeur préféré.
Elle ne s'en était pas aperçut durant ces trois semaines, mais il lui avait cruellement manqué. Étrangement, son absence lui avait pesait, et au contraire, son retour lui avait soudain ôtait ce poids, presque autant que le souvenir d'Éric, presque autant que si c'était son frère qu'elle avait retrouvé. Peut être parce que, malgré le fait qu'il ait l'âge d'être son père, elle le considérait comme son grand frère. Luana se sentit coupable à cette pensée. Le souvenir d'Éric était encore vif dans sa mémoire, et elle avait l'impression de le trahir en l'effaçant peu à peu, le remplaçant par un autre.
Les jumeaux durent interpréter sa mine sombre comme étant de la déception. Ils allaient ouvrirent la bouche quand les cloches de midi tintèrent. Tous deux eurent un grand sourire.
- Finalement non, déclara abruptement Elrohir. Peut être a-t-il déjà retrouvé notre sœur, peut être la retrouvera-t-il plus tard, mais ce qui est sûr c'est qu'en cet instant, il doit être en route pour les appartements de ce cher papy Bilbon.
- Quoi ?
- Notre cher Dùnadan lui a promit de déjeuner avec lui et les jeunes Hobbits.
- Yupi!
Luana allait partir en courant, mais elle était tellement contente de les revoir, qu'elle revint sur ses pas et les embrassa tous les deux sur la joue. Elle avait cette manie en ce moment, et elle remerciait tout le monde par une embrassade. Les jumeaux plus surpris encore que lorsqu'elle les avait serrés dans ses bras, la regardèrent s'éloigner au pas de course avec un sourire attendri. Avec ce que leur père leur avait raconté, à Aragorn et eux, ils avaient craint de la retrouver amorphe et triste. Apparemment, il en fallait plus pour la déstabiliser, et un rien suffisait à lui rendre le sourire.
Aragorn et Bilbon marchaient tous les deux tranquillement dans le couloir, parlant de tout et de rien, ou plutôt, Bilbon essayant de lui tirer les vers du nez, en direction des appartements du Hobbit. Les semi-hommes avaient prit l'habitude de s'y retrouver pour déjeuner en privé, en compagnie de la jeune Nauro. Non, d'après Gandalf et Elrond, elle n'était plus une Nauro, en partie, car elle avait rejeté sa part de louve après avoir perdu le contrôle et faillit tuer ses amis.
Aragorn soupira. Il craignait l'état dans lequel il allait retrouver la jeune fille. Elle enchaînait ces derniers temps les révélations et les coups durs, et il craignait pour son moral. Bilbon l'avait mit au courant de sa manie à s'isoler, à rester seule dans son coin. Il doutait même qu'elle les suivrait dans leur quête pour détruire l'Anneau. D'après ce qu'il avait crut comprendre, elle n'avait pourtant pas l'intention d'abandonner, et cela l'inquiétait plus que tout. Quand elle avait déclaré lors du conseil d'Elrond qu'elle les accompagnerait, cela ne l'avait pas inquiété, car après tout, elle avait la puissance et la capacité de régénération d'un loup-garou. Il pensait qu'à son retour, après ces trois semaines, il la retrouverait en pleine possession de ses pouvoirs. Mais à présent, qu'était-elle ? Une jeune fille vulnérable, encore une enfant, perdue dans un monde qui n'est pas le sien, lancée dans une quête où elle risquait de perdre la vie. Et pas très habile avec une épée, selon les dires de Boromir. Et la connaissant, elle ferait en sorte de ne pas être une gêne pour les autres. En somme, elle courait à la mort. Et il ne pouvait supporter cette simple idée. Il fallait qu'il la voie, qu'il lui parle, qu'il la dissuade de participer à cette aventure.
- ARAGORN!
Un boule de neige géante le frappa de plein fouet, au point qu'il en perde l'équilibre et se retrouve le cul par terre. Luana, morte de rire, roula sur le côté pour le laisser respirer.
- Désolée, s'excusa-t-elle tout en riant. Je vous croyez plus costaud que ça!
- Je le suis, mais même une statue de marbre ne pourrait te résister.
Tous trois rirent de bon cœur. Aragorn fut rassuré en la voyant rire ainsi, et il sentit une grande tendresse pour elle en voyant sa joie en apprenant son retour. Mais quand elle l'aida à se relever, il remarqua au fond de ses yeux de lune l'absence de leur éclat habituel. L'éclat de l'argent s'était terni, sans doute à force d'être éroder par les larmes, et un grand vide prenait place dans l'abysse des pupilles.
Finalement, ils rejoignirent la chambre du Hobbit. Aragorn, ne dut plus faire face à Bilbon seul, car Luana s'était jointe à lui, et tous deux le harcelaient de questions. Il les éluda avec le sourire et des énigmes, ce qui eut le don de les exaspérer.
- Hé bien, ce n'est pas trop tôt! J'ai crut un instant que vous aviez emmené mon cher oncle dans une nouvelle aventure, plaisanta Frodon quand ils entrèrent.
Sam, Merry, Pippin et lui étaient installés autour de la table, tous devant un verre de vin elfique.
- C'est gentil de nous avoir attendus! ironisa Luana.
- Nous avions le gosier sec à force de vous attendre, douce Luana, répliqua Merry avant de replonger dans son verre.
Tous s'attablèrent, et le déjeuner fut joyeux, comme à chaque fois qu'ils se retrouvaient dans cette chambre. Il y avait de la nourriture à profusion, fruits, légumes, viandes et de toutes sortes pour l'entrée, essentielle dans un repas typiquement hobbit. Pourtant, le Rôdeur remarque que Luana ne prit que des légumes, chose qui n'était pas ordinaire. Ce fut lorsque Sam apporta son fameux ragoût que ses doutes furent confirmés, car le cuisinier fit exprès de ne pas servir de viande à la jeune fille.
- Luana, pourquoi ne manges-tu pas de viande ?
Elle était en train de boire, et s'étrangla avec son vin, crachotant pour essayer de reprendre sa respiration. Il lui tapota le dos pour l'aider, mais son expression et la façon dont il la scrutait laissaient entendre qu'il attendait une réponse. Voyant qu'elle ne comptait pas répondre, Bilbon le fit à sa place :
- Notre jeune amie s'est mise en tête de devenir végétarienne. Si ce n'est pas du gâchis!
- Papy! le rabroua-t-elle, à la fois gênée et énervée.
- Un ragoût sans viande, intervint Sam d'un air désappointé, c'est comme une pipe sans herbe à pipe.
- ¡Mierda! Vous avez finit tous ? Je ne veux pas de viande, je n'en veux pas, point! Et vous devriez être content, ça vous en fait plus!
- Mais pourquoi cette soudaine aversion pour la viande ? insista Aragorn.
Luana, dans les nombreuse résolutions qu'elle avait prit, avait décidait de ne plus se laisser abattre et de rester droite en toute circonstances. Résolution quasi impossible à tenir, mais elle ne comptait pas y contrevenir dès le début.
- Bouffer un ours entier et se réveiller dans sa carcasse pourrissante et dégoulinante de sang m'a dégoûté de la viande, c'est tout, dit elle sur le ton de la conversation, alors que ce simple souvenir lui retournait les tripes et lui donnait envie de vomir.
Aragorn et les autres, eux aussi refroidis par l'image qu'ils se faisaient de la scène, décidèrent de clore le sujet. Malgré les efforts qu'elle faisait pour le dissimuler, il sentit son malaise, et décida de s'entretenir avec elle le plus tôt possible.
Alors qu'ils digéraient tout en discutant, un Elfe vint les chercher. Le seigneur Elrond souhaitait réunir tous les membres de la Communauté dans son bureau. Quand ils arrivèrent, Legolas, Gimli, Boromir et bien entendu Gandalf, étaient déjà présents. Une fois que tous furent là, Elrond prit la parole :
- Amis de la Communauté de l'Anneau, le chemin que vous emprunterez a été choisi. Dans une semaine, le Porteur de l'Anneau prendra la Route de Sud.
Cette annonce était abrupte, et tous se tendirent, en particulier les Hobbits et Luana. La tension qui la parcourut était elle qu'elle en trembla.
¡Mierda! Une semaine. Une semaine avant de quitter la sécurité de Fondcombe. Il lui restait une semaine à vivre, ou tout du moins une semaine où elle était sûre de vivre. À partir du moment où elle aurait passé les murs de la demeure d'Elrond, ces chances de survie chuteraient à chaque pas.
Réflexe stupide de lycéenne, elle essaya d'établir la fonction exponentielle qui pouvait traduire l'évolution de son espérance de vie. Elle visualisa une courbe qui pouvait représenter cette évolution : quand x0, la courbe est constante et positive, asymptote à y=100 quand x appartient à l'intervalle ]0;1[ , la courbe est décroissante et positive quand x tend vers 2, la limite est égale à -∞. Puis elle calcula de façon approximative –et sans fondement –la probabilité qu'elle s'en sorte vivante, à peu près 1x10 ̄ 6, soit 0,000001, soit 1/1000000. Luana se gifla mentalement et secoua la tête pour se remettre les idées en place. « ¡Joder! T'as rien d'autre à foutre qu'à penser mathématique ? » songea-t-elle. C'était un réflexe stupide, mais le fait de penser aux cours lui donnait l'impression de maîtriser la situation.
- Laissez-moi vous rappeler qu'aucun serment ne vous lie, et que vous êtes libres de quitter la Communauté en chemin, mais aussi dès maintenant.
« Ne me tentez pas! » supplia-t-elle mentalement. Elle n'avait aucune envie d'aller en Mordor, mais elle voulait y aller (avoir envie et vouloir sont deux choses différentes vive la philo ^^). Elle l'avait promit à Frodon.
- Déloyal est qui dirait adieu quand la route s'assombrit.
- Peut être Gimli, mais que ne jure pas de marcher dans les ténèbres qui n'avu la tombée de nuit.
Tous se jetèrent des coups d'œil en coin, mais aucun ne renonça.
Aragorn n'avait pas lâché du regard Luana, et avait suivit à travers ses expressions le fil de ses pensées, quoiqu'un peu confusément, et il s'attendait à ce qu'elle décide de rester à Fondcombe. Mais il n'en fut rien, et le Rôdeur fut partagé entre le regret d'avoir souhaité la qu'elle reste ne retrait, et la culpabilité de ne rien faire pour la dissuader de les suivre. Elle allait droit à la mort, et il n'avait pas le courage de l'en empêcher. Il fallait qu'il lui parle en sortant. Mais il n'était pas le seul à se faire cette réflexion.
- Est-il prudent que Luana nous accompagne ? avança Boromir.
Luana se retourna brusquement vers lui, outrée, et lui balança un regard noir qui ébranla le Gondorien.
- Alors-vous …!
- Je fais cela pour votre bien, se défendit-il. Sans votre louve, vous n'avez aucune chance de vous en sortir vivante. Et pour avoir été votre professeur, je sais que ce n'est pas avec une épée que vous serez en mesure de vous défendre.
- Vous savez que vous êtes le pire cabron que j'ai jamais rencontré ? Alors ça, les beaux discours par devant, vous savez faire, quand par derrière, ça y va les coups foireux! Et être franc, vous savez le faire ?
Elle était tellement en rage, que le peu de bonnes manières et de patience qu'elle avait acquises volèrent en éclat et laissèrent place à ses mauvaises habitudes.
- Luana, intervint Aragorn en espérant éviter que la discussion en s'envenime, il n'a pas tord.
- Quoi ?
Elle le dévisagea, elle les dévisagea tous, et tous, semblaient de son avis. Elle sentit la colère prendre le dessus, une colère qui aiguillonna sa volonté, aussi bien parce que cette hargne n'était pas celle de Naurofána que parce qu'elle se sentait trahie.
- Vous vous êtes tous liguez contre moi ou quoi ? Je m'attendais à ça de la part Legolas, Gimli et Boromir, mais de vous jamais! pesta-t-elle à l'encontre du Rôdeur. ¡Joder! J'en ai bavé jusqu'ici en fermant ma gueule, et je suis encore capable d'encaisser, mais là c'est trop!
- Et es-tu prête à mourir ?
- Oui! ¡Mierda! Ça fait des jours que je me torture en me posant la question, et la réponse est OUI! C'est mon choix et je suis prête à l'assumer! Et vous, vous êtes prêts à mourir?
- C'est parce que nous nous inquiétons pour toi que nous te disons ça, tenta de la raisonner Frodon. Je ne veux pas que tu te forces juste parce que tu m'as fait une promesse. Si tu nous accompagne, tu ne pourras sans doute jamais rentrer chez toi.
Luana se tourna vers lui. Frodon. Elle n'était pas capable de s'énerver contre lui, et sa rage chuta, jusqu'à disparaître. Il représentait beaucoup à ses yeux, plus qu'elle ne le voudrais. Elle avait toujours ce besoin de le protéger, de chasser les ombres qui le tourmentaient, d'alléger un peu le fardeau qu'était pour lui l'Anneau. Il ne pourrait être heureux qu'une fois que cette saleté serait anéantie, elle devait l'accompagner dans son voyage, le soutenir par n'importe quel moyen. Si elle ne pouvait pas faire au moins ça pour lui, alors elle n'avait aucune raison de continuer à vivre dans ce monde où elle était complètement paumée.
Elle ferma les yeux quelques secondes, aussi bien pour se calmer que pour empêcher les larmes qu'elle retenait depuis plusieurs jours ne finissent par couler. Puis elle les rouvrit, et les reposa sur le Hobbit
- Frodon. J'ai plus de chance de survivre à vos côtés que de rentrer chez moi. Si je reste ici, à attendre la nouvelle de votre mort, tu crois franchement que je pourrais continuer comme si de rien n'était ?
Tous se turent. C'était son choix, et s'ils ne le respectaient pas, tous les efforts qu'ils faisaient pour la protéger ne serviraient à rien.
- C'est décidé, je viens avec vous, que vous le vouliez ou non! ajouta-elle avec un regard appuyé sur le Gondorien, l'Elfe et le Nain.
- Dans ce cas, tout est dit, conclut Gandalf qui avait eu la sagesse de ne pas se mêler à la dispute.
Luana courut à sa chambre, n'attendant pas que l'un ou l'autre la prenne à part pour tenter de la dissuader une dernière fois, et se jeta sur son sac de sport qu'elle déballa sur le lit. Une semaine. Une semaine pour se préparer. Autant commencer tout de suite en faisant le tri entre ce qu'elle laisserait ici et ce qu'elle emmènerait. Ou tout du moins, c'est ce qu'elle avait prévu pour ne pas déprimer. Mais lorsqu'elle aperçut au milieu du foutoir son MP3, toute sa bonne volonté la quitta. Plutôt que de s'activer, elle allait s'allonger et passer la journée à écouter ses morceaux préférés pour la dernière fois. S'enfermer dans sa bulle, les écouteurs dans les oreilles, c'était comme ça qu'elle gérait les coups durs quand elle ne pouvait rien faire dans son monde. Elle cherchait désespérément ses écouteurs, qui étaient introuvables, avant que sa main ne se referme sur le haut-parleur qu'elle se trimballait partout. Elle le ramassa et le leva au niveau de son visage. Ce n'était qu'un cube de plastique avec une baffe et une prise jack. C'était Samantha qui le lui avait offert. Luana se souvenait très bien ce jour là. Elle était en train de déprimer, comme en cet instant, et écoutait seule sa musique dans son coin, recluse sur elle-même. Sam était arrivée et le lui avait tendu en lui disant avec un grand sourire:
« - Quand tu déprime, c'est mieux de partager la musique qui te fait du bien. »
Elle avait donc partagé sa musique, et c'est comme ça qu'elle avait rencontré Romain, un gars du crew. Comme ils cherchaient une fille pour une chorée, il lui avait proposé de les rejoindre, juste pour quelques jours. Finalement, elle était restée et était devenu un membre à part entière. Elle s'était lancée avec eux dans la découverte de nouvelles disciplines, avait participé à de nombreux festivals avec eux, de nombreux Battles, qu'ils avaient parfois gagnés, parfois perdus. La danse, l'apprentissage et le partage de ces moments avec ces potes, s'étaient devenus ses antidépresseurs. La danse et le temps passé avec ses amis, qu'elle avait perdu. Mais… non! Ça aussi elle l'avait ici, à portée de la main, dans ce monde.
Tout ce qui lui manquait, c'était une salle. Le moral des Hobbits, surtout pour Frodon, devait être au plus bas à l'annonce de leur départ prochain. Elle allait leur offrir, ainsi qu'à elle, une séance de détente…
Luana sauta du lit, se précipita dans la salle de bain, attrapant au passage sa tenue de « combat ». Brassière, pantalon de survêt', baskets, bandes autour des poignets, des mains et des avant-bras, bandeau et tresse pour les cheveux, casquette et enfin la pierre dans le nombril. Elle était parée, prête à l'action. Le mp3 en poche et le haut-parleur sous le coude, elle sortit en trombe de sa chambre, et se lança à la recherche d'Elrond et des Hobbits.
Elrond, Frodon et Sam étaient justement ensemble, accompagnés de Gandalf. Soudain, ils virent Luana débouler à l'autre bout du couloir. Elle continua son chemin et disparut, avant de reparaître marchant à reculons, penchée vers l'arrière, leur jetant un coup d'œil incertain. Mais lorsqu'elle reconnut le seigneur Elfe…
- Seigneur Elrond! s'exclama-t-elle en se précipitant sur lui. Est-ce que vous auriez une salle avec des miroirs ?
- Oui, pourqu … commença-t-il à répondre.
- Merci, le coupa-t-elle en repartant au pas de course, avant de s'arrêter et de faire demi-tour, toujours aussi pressée et surexcitée. Où c'est ?
- Dans l'aile ouest. Mais que…
- Ok merci! Frodon, Sam, allez chercher Merry et Pippin, et retrouvez moi là-bas dans une demie-heure!
- Heu… entendu.
Frodon n'avait pas encore finit sa phrase qu'elle était déjà à l'autre bout du couloir.
Tous la regardèrent partir, stupéfaits, avant de se concerter du regard en silence, de plus en plus perplexes. Avec la discussion et l'annonce du départ qui avaient eu lieu un peu plus tôt, tous s'attendaient à la voir abattue, ou en colère, mais pas excitée comme une puce. Avaient-ils rêvé ? Pourtant, tous l'avaient vu sautiller en tous sens comme si elle dansait, et chanter à tue tête quelque chose du genre « c'est la maladie du bouger bouger, debout loubé te tibleler bouho, boulo galao yé, on va bouger bouger, on va bouger bouger»!
Et ils ne furent pas les seuls à être surpris. Elle traversa tout Fondcombe comme ça. Aragorn, qui discutait avec Elladan et Elrohir, perdit le fil de la conversation quand il entendit au loin une voix ô combien familière, surtout quand il s'aperçût qu'elle chantait –même s'il ne comprenait pas les paroles, l'air était assez rapide et rythmé pour savoir que ce n'était une chanson triste. Lui et les jumeaux avancèrent vers la voix, et manquèrent être percutés part Luana, qui était en train de … danser ?
- Désolée! cria-t-elle en continuant de courir, un grand sourire aux lèvres.
Eux aussi la suivirent des yeux sans comprendre, complètement perdu.
- Suis-je le seul à ne pas comprendre cette jeune fille ? demanda Elladan, pantois.
Sans parler de lorsqu'elle croisa, Boromir, qui se plaque contre un mur pour lui libérer le passage, et quand elle se jeta dans les bras de Legolas à un tournant. Là encore, elle s'excusa à la va vite et repartit comme une flèche, laissant derrière elle l'Elfe, assommé et abasourdit.
Quand il la quitta enfin des yeux, il découvrit à ses pieds une petite pierre noir, lisse et irisée de reflets gris. Cette pierre, il l'avait déjà au nombril de celle qui venait de lui tomber dessus. Mais elle, où tait elle passée çà présent?
La salle était tout bonnement … immense! Luana s'émerveilla devant la grandeur des lieux. Une multitude de miroirs, qui recouvraient tout le mur de droite, lui renvoyait son reflet et amplifiait la lumière qui pénétrait par les ouvertures. Et la sonorisation paraissait bonne.
" Allez, pas le temps pour ça, les Hobbits vont plus tarder". Elle comptait s'échauffer, mais vu sa course à travers les couloirs, elle n'en avait pas vraiment besoin, ce qui lui fallait, c'était plutôt une bonne séance d'étirements, quelques pompes et abdos, et surtout refaire quelques mouvements pour s'assurer qu'elle n'avait pas perdu. Mais la danse, c'est comme le vélo, ça s'oublie pas. Elle le haut-parleur dans un coin, brancha le mp3 et se fit une petite sélection de chanson motivante: Magic System, Shakira, que des trucs qui bougent. Heureusement qu'elle les avait mis à charger la veille de son accident, même si elle ne savait pas ce qu'il allait lui arriver. Au moins comme ça aurait-elle plusieurs heures de musique non-stop.
Quand les Hobbits entrèrent, ils la trouvèrent la tête en bas, les mains au sol et les pieds au-dessus de la tête. C'était une position … pour le moins étrange, même très bizarre pour être exact. Et une musique plus bizarre encore résonnait dans la salle, alors qu'il n'y avait aucun musicien. Ils ne comprenaient pas un traître mot des paroles.
- Heu … Luana?
La jeune fille releva la tête, et leur fit un grand sourire.
- Une minute.
Elle se remit sur ses pieds et s'avança vers eux. Elle n'avait vraiment, mais vraiment pas l'air abattu auxquels tous s'étaient attendus. Une certaine satisfaction et joie de vivre suintait d'elle en même temps que des perles de sueurs.
- On peut savoir ce que tu as en tête? Questionna Pippin, pas très rassuré par la tenue qu'elle portait, qui lui rappelait un peu trop à son goût la course poursuite à travers tout Fondcombe.
Elle leva une main en signe de patience, et alla dans un coin de la pièce. Là, elle se pencha sur un cube curieux, d'une matière qu'ils n'avaient jamais vu auparavant, verte et brillante. Sur une de ses faces, un gros disque noir vibrait au rythme des notes qui secouaient l'air. Dès qu'elle appuya sur une sorte de bouton, le silence se fit.
- Qu'est ce que c'est? Une boîte à musique? fit Sam, ébahi.
- En quelque sorte, éluda Luana en souriant, car elle n'avait aucune envie de devoir leur expliquer ce qu'était un mp3 et un haut-parleur.
- Mais, pourquoi nous avoir demandé de venir ici? Qu'est ce que tu as en tête?
Luana fit face à Frodon. Il avait les traits tirés et son air inquiet plaqué sur le visage vingt quatre heures sur vingt quatre.
- J'ai en tête de te changer un peu les idées, amigo!
Il lui lança un coup d'œil interrogatif et méfiant. Quand elle avait une idée derrière la tête, on pouvait s'attendre à tout.
- Tu te souviens du soir où j'ai dans la farandole avec ces deux gamins? Lui rappela-t-elle en pointant Merry et Pippin, qui s'insurgèrent. Tu t'es moqué de moi, et je t'ai promis de te montrer ce que c'est que danser pour moi. Et ben j'ai décidé de faire plus.
- PLUS? s'écrièrent-ils tous, soudain horrifiés.
- Oui, je vais vous apprendre à danser.
Les quatre Hobbits se jetèrent des regards angoissés et perplexes.
- Allez, en piste!
Elle les poussa au beau milieu de la salle, devant les miroirs. Les Hobbits eurent beaucoup de mal à jouer le jeu au début, ne comprenant pas du tout pourquoi elle faisait ça. Les échauffements qu'elle leur faisait faire n'avait pour eux pas beaucoup de sens.
- Mais dis… pourquoi veux-tu nous apprendre? Il ne serait pas plus simple de nous montrer plutôt? Objecta Merry.
Tous furent d'avis avec lui. Luana soupira, feignant la mauvaise volonté, mais un big sourire éclairait son visage.
- Ok, asseyez vous et découvraient, pauvres ignorants, ce qu'est la danse!
Elle alla régler son mp3 et sélectionna "Il Doce Suono; Lucia di Lammermoor", la version extraite de la BO du film "Le cinquième élément", avant de courir se positionner devant eux, et de dresser sur la pointe des pieds. Elle adorait ce film, et plus particulièrement le moment où entendait cette chanson, celui où la diva alien Plavalaguna chante devant une foule de bourgeois sur un vaisseau spatial, avant que ça deviennent "rock", et où on voyait en parallèle Lilou se battre. Les premières notes s'élancèrent à l'assaut du ciel et des oreilles attentives des Hobbits. Puis une voix à la fois douce, puissante et vibrante d'émotion fit vibrer l'air, et les envoûta. Luana quant à elle, sur cet air doux et lent, enchainait dans un ensemble languissant les pas de la danse classique.
Dans le couloir, d'autres oreilles perçurent la musique. Des oreilles qui reconnurent l'indice qu'elles cherchaient. Legolas, à la poursuite de Luana, n'avait put retrouver sa trace, et avait atterrit dans l'aile Ouest. Il avait prit la décision d'abandonner les recherches et de lui remettre la pierre quand il la croiserait, mais cette fois, il était sûr de la trouver. Il suivit une mélodie étrange, un chant, une voix mélancolique et douloureuse pour son cœur d'Elfe, et il arriva devant une porte. Derrière, la musique était plus forte. Sans une once d'hésitation, il frappa, mais nulle réponse ne vint. Intrigué, et malgré la courtoisie que son rang lui imposait, il l'ouvrit délicatement. Personne ne le vit entrer, et il n'osa pas annoncer sa présence. Car devant lui, Luana dansait; dans des mouvements infiniment lents, elle voletait, perchée sur la pointe des pieds. Il n'avait jamais vu de danse semblable. Elle virevoltait, sauté, mais en gardant cette douceur et cette grâce qui donnait à chacun de ses mouvement l'impression qu'elle était un cygne, près à s'envoler. Mais soudain, la musique changea. Elle devint plus dure, agressive. Et les mouvements de Luana accompagnèrent ce changement.
Le changement de musique qu'elle attendait avec impatience arriva enfin. Elle avait adapté sa danse et ses mouvements aux vocalises de la diva avec la danse classique, mais maintenant, place au hip-hop! Elle enchaina, au rythme effréné des notes, les freezes, un six-step par-ci, une wave par là, un flare, toutes les figures et les pas de son répertoires de break dance, y passèrent, dans une chorégraphie improvisée. Et quand la dernière note tonna, elle était dans la position du Airchair.
Un long silence s'ensuivit. Essoufflée, le corps luisant de sueur, et complètement échevelée, Luana se redressa.
- Voilà ce que c'est de danser pour moi, leur dit-elle avec un grand sourire.
Les Hobbits ne purent dire un mot sur le moment.
- Et tu veux nous apprendre ça! s'exclama Merry. Tu veux notre mort!
- Non, t'inquiètes, je compte juste vous apprendre une petite chorée de base. Ça, faut des années d'entraînements pour y arriver. Et encore, t'as pas vu de quoi sont capables les gars de mon crew.
- Et de quoi sont ils donc capables? Demanda-t-une voix derrière elle.
Elle se retourna, et se retrouva devant Legolas. L'Elfe la regardait avec un regard remplit de respect et d'intérêt.
- De faire cent fois mieux que moi, répondit-elle, soudain gênée.
Puis, pour cacher son malaise –qu'elle ne s'expliquait pas –elle se tourna à nouveau vers les Hobbits.
- Bon, c'est quand vous voulez les petits gars!
Cette fois, les Hobbits se mirent sur leur pied avec énergie.
- Que comptez-vous faire?
- Leur apprendre un peu une des danses de mon monde. Vous voulez participer, Legolas?
L'Elfe eut un sourire amusé –qui n'atteignit pas le sérieux de ses yeux-, et plongea une main dans une poche.
- Non, je suis venu vous remettre ceci. Il me semble que vous l'avez perdu tout à l'heure, dans le couloir.
Il lui tendit la petite pierre noire. Elle était tellement focalisée sur la danse, qu'elle ne s'en était pas rendu compte. ¡Mierda!
- Mais peut être pourrez-vous nous présenter ce soir cette danse, dans la Salle du Feu.
¡Mierda! ¡Mierda! ¡Mierda! Pourquoi cette proposition pourtant banale la mettait soudain encore plus mal à l'aise.
- Heu … ouais, pourquoi pas?
L'Elfe eut un dernier sourire, la salua et sortit. Luana resta figée un instant, avant de secoue la tête et de revenir aux Hobbits qui commençaient à s'impatienter.
Cette … leçon dira-t-on, fut pour le moins spéciale. Les éclats de rire se mêlaient souvent aux paroles de "Work it Out" que Luana avait choisit pour leur chorée. Même si elle était une professeure sérieuse, elle ne pouvait s'empêcher de rigoler, quand Sam essaya le Baby Freeze et se retrouva cul par-dessus tête dans une position "très class", quand elle mit sa casquette à l'envers sur la tête de Frodon et avait déclaré que comme ça, il avait l'allure d'un vrai breaker, ou encore quand Merry, Pippin et elle avaient fait leur caille-ras sur "La boulette" de Diam's.
Durant qu'eux s'entrainaient, Legolas, ayant croisé Aragorn, contribua sans vraiment le vouloir à propager la rumeur d'un spectacle inédit qui aurait lieu le soir même après le dîner.
Inédit, tous trouvèrent que c'était un euphémisme une fois qu'ils eurent assisté à cette chorégraphie plus que singulière, la tenue de la jeune fille et celles qu'elle avait confectionné pour les Hobbits étant extravagantes, les mouvements rapides, parfois incongrus, parfois surprenants, et la musique d'un genre inconnu. Tous tombèrent d'accord sur le fait que Luana venait d'un monde bien étrange.
