Et voilà, nos héors sont enfin en route, mais ce n'est pas pour autant que Luana a perdu certzaines (mauvaises ou bonnes? à vous de voir...) habitudes.
Reviews:
emichlo: tant si ça te plaies! J'espère que ce chapitre teplaira tout autant!
Lalolyen d'Eryn Vorn: et oui, j'ai vraiment voulu un chapitre centré sur ses doutes et qui permettrait de se poser des questions sur l'évolution des relation entre Luana et Naurofana, donc je suis heureuse que tu l'aies apprécié ^^. Oui, elle est butée, mais bon, c'est déjà à la base dans son caractère, allors en plus, son "réveil" dans la carcasse n'a pas facilité les choses. Pour savoir qui va la sauver, fait voir... (surprise surprise...) Oui, je déteste les adieux ou les au-revoirs, mais je sais aussi que ne pas pouvoir le dire est tout aussi douloureux. Et non, je ne suis pas arrivaée à la Moria, tu as encore largement le temps, et puis soit heureuse que je fasse durer le plaisir, parce que les histoies trop courtes, c'est pas intéressant( enfoin, pour moi perso)
Aliete : Wow! j'aurais jamais crut que mon petit message te ferai cet effet là! MDR mais si je l'ai fait, c'est parce que tu le vaut bien (Loréal, parce que nous le valons bien... désolée ~~,). Enfin, tout ça pour dire: de rien! =) Pour Naurofana, faut attendre encore ma "pov Lucette". Mais tu peux continuer à balancer toute les hypothèses qui te viennent à l'esprit, même si je sais déjà ce qui va se passer, j'aime voir les attentes de mes lecteurs. C'est sûr que l'immortalité c'est pratique quand tu prévoit de sortir avec un Elfe (je sais, Aragorn s'en sort très bien sans et Luana n'a jamais prrévu de trouver un jour l'amour, et encore moins en Terre du Milieu, mai bon... chut) Et mzrci pour tout tes compliements, mais je pense que je suis quand même assez loin de l'esprit de Tolkien ~~,
Chapitre 19: Roméo et Juliette
- Luana, réveilles-toi, lui souffla une voix douce et familière tandis qu'une main la secouait légèrement.
La jeune fille grogna, se tourna sur le côté et se pelotonna en boule. Aragorn soupira; aux grands mots les grands remèdes. Il l'attrapa par les épaules et l'obligea à se relever.
- ¡Mierda! Aragorn, c'est bon je vais me lever! S'exclama-t-elle sous le regard désapprobateur de Gandalf.
Bougonnant, elle resserra sa cape de voyage autour d'elle, ne parvenant néanmoins pas à se protéger des lames de vents froids qui les harcelaient depuis le début de leur voyage. Cela faisait près de dix jours qu'ils avaient quitté le confort sécurisant de Fondcombe, près de dix jours qu'ils voyageaient de nuit, ne dormant que quelques heures durant le jour avant de repartir au crépuscule.
La peur de mourir qui l'avait hanté les derniers jours avant leur grand départ, et les premiers jours de leur voyage l'avait peu à peu laissé en paix. Elle ne l'avait pas quitté, non, elle restait simplement tapie dans l'ombre, endormie peu à peu par les jours de sursis qui étaient accordés au fur et à mesure à Luana, mais que le moindre bruit suspect, le moindre doute réveillait. Et puis sincèrement, Luana n'avait plus vraiment le temps de s'inquiéter de la mort, trop occupée à chercher un peu de confort et de chaleur dans cette forêt froide et morte qu'ils traversaient, avec cette impression de ne pas avancer alors qu'ils marchaient jusqu'à l'épuisement. Même les Hobbits avaient perdu le sourire. Ni Merry ni Pippin n'avaient plus la force et l'envie de faire rire les autres, trop fatigués, si bien qu'une ambiance lourde et morne flottait au-dessus d'eux la petite troupe. ¡Joder! Elle en avait marre de cette ambiance pourave!
Elle rejoignit les membres de la Communauté pour le « repas », froid comme d'habitude, car ils n'avaient même pas le droit à un bon feu pour manger chaud et se réchauffer le corps à la chaleur des flammes et le cœur à leur lueur. Sam, avec un sourire fatigué et désolé, lui tendit un pauvre morceau de viande séchée, et un bol de gruau froid. Comme à son habitude, Luana refusa la viande, et la simple vue de la lanière de chaire desséchée suffisait à lui couper l'appétit, et se retrouva donc avec un simple bol de bouillit froide et fade entre les mains, avec le poids du regard d'Aragorn qui pesait sur elle. Il avait tenté à plusieurs reprises de lui faire passer son aversion pour la viande, sous prétexte que ça l'affaiblirai à long terme. Sans succès.
- Je rêve d'un bon ragoût, se plaignit soudain Pippin, faisant lever vers lui plusieurs paires d'yeux à la fois emplie d'envie et de rancœur à son encontre.
- Moi, c'est un bon kouign-amann bien chaud qui me fait rêver, ajouta-t-elle sans prêter plus d'attention que le Hobbits aux regards des autres.
- Un quoi? Demanda Merry, soudain intéressé en comprenant qu'il s'agissait de bouffe.
- Un kouign-amann, répéta-t-elle, les yeux perdus dans le vide et tournés vers le haut, un sourire béat et gourmand et une expression rêveuse sur le visage. C'est un gâteau de chez moi, enchaîna-t-elle, le goût du souvenir sur la langue. C'est fait avec de la patte de pain imprégné d'un mélange de beurre et de sucre. Ça colle tellement aux dents que tu passes des heures à le finir. Je préfère quand ils sont bien chauds, t'as vraiment le goût du beurre et du caramel; ho oui! Un beurré (variante du kouign-amann au caramel), au caramel au beurre salé!
Elle avait parlé sans vraiment faire gaffe, et désormais, les quatre Hobbits la dévoraient du regard, affamé par la simple description d'une telle merveille. Mais elle ne s'arrêta pas là, plongée dans ses souvenirs.
- Un bon kouign-amann en dessert, après une galette aux Saint-Jacques! Ha, les galettes d'Éric étaient les meilleures, souffla dans un murmure douloureux et mélancolique.
- Qui est Éric? Interrogea abruptement Legolas, plus intéressé par ce nouveau mystère que les souvenirs gastronomiques de la jeune fille.
- Mon frère.
« Frère ». Elle avait prononcé ce mot avec une telle tristesse et une telle affection que tous se turent.
- Comment était … comment est-il? Demanda Frodon. Je veux dire, ton frère?
- Génial. Le meilleur frère du monde! Répondit-elle soudaine pleine d'entrain, ayant parfaitement conscience d'avoir l'air d'une gamine.
Mais dès qu'il s'agissait de son frère, elle redevenait la petite sœur un peu fofolle qu'elle avait toujours été avec lui. Aragorn, Gandalf et les Hobbits sourirent en la voyant redevenir un peu plus optimiste, retrouver un peu de gaieté.
- C'est surtout le meilleur cuistot du monde! Précisa-t-elle avec un grand sourire et les yeux pétillant de malice. Suffit que je lui dise que j'ai faim, et il me prépare tout ce que je veux! Mais le kif suprême, c'est quand il me fait son risotto aux champignons!
Sous les yeux dépités de certains, les Hobbits et elle se lancèrent alors dans un grand débat portant sur le meilleur plat du monde -des deux mondes pour Luana.
Boromir, Legolas et Gimli ne comprenaient vraiment pas comment ces semis-hommes et cette jeune demoiselle pouvaient passer de la tristesse et l'inquiétude à la joie et l'insouciance en un instant. Ils ne surent d'ailleurs pas dire qui, des cinq, était le ou la plus étrange du lot.
Cinq jours plus tard, au lever du jour, alors qu'ils émergeaient enfin de la forêt, le temps gris et morose, où seul le vent apporter une parcelle de vie, changea du tout au tout. Le ciel se dégagea et un soleil pâle et froid d'hiver vint les encourager dans leur progression, tandis qu'il émergeait paresseusement de l'horizon.
Même si elle ne sentait nulle chaleur sur sa peau, Luana ne put s'empêcher de lever son visage vers lui et de lui adresser un grand sourire dès le premier rayon de soleil qui la frappa.
- Et hop, une B.A!
- Une quoi? Demanda poliment Legolas qui s'était arrêtait à son niveau.
Elle se tourna vers lui avec un sourire éclatant. Depuis la discussion animée qu'elle avait eue avec les Hobbits, elle avait retrouvé un peu de joie de vivre et la faisait partager à tous, cachant au fond d'elle les craintes qui l'assaillaient lorsqu'elle dormait. Ses long cheveux de soie, attachés en une simple queue, reflétèrent l'éclat du soleil levant et le renvoyèrent dans le visage de l'Elfe,
- Une B.A. Une bonne action, expliqua-t-elle. Chez moi, on dit que quand un rayon de soleil nous tombe dessus, c'est qu'on a fait une bonne action.
- Ainsi, la soleil vous récompenserait de sa chaleur?
- La soleil? Vous voulez dire le soleil, non?
- Pour les Elfes, le soleil est la représentation de la féminité, l'informa Gandalf, et la lune celle de la masculinité.
Luana les regarda, interloquée, puis un nouveau sourire lui étira les traits. Au moins, si c'était vrai, ça expliquait pourquoi elle était un vrai garçon manqué.
- Ces Elfes! Grommela Gimli en passant à côté d'eux.
Legolas ne lui accorda qu'un coup d'œil peu avenant avant de se remettre en route. Luana, intriguée par la tension qui existait entre l'Elfe et le Nain se rapprocha des Hobbits, tous rassemblés autour de Bill.
- Dites, pourquoi ils peuvent pas se piffer ces deux là?
- Ce piffer? Répéta Frodon, perplexe devant les difficultés qui restaient encore pour la comprendre parfois.
- Pourquoi ils se supportent pas quoi? Reformula-t-elle.
- Aucune idée, répondirent Frodon, Merry et Pippin en chœur.
- On sait pas vraiment, répondit Sam. Ça fait des siècles que les relations entre les Elfes et les Nains sont assez tendues. Sans qu'on sache pourquoi.
- C'est à croire qu'eux-mêmes ne s'en souviennent plus, railla Merry.
Une haine remontant à plusieurs générations et dont on ne se souvenait plus les origines... cela rappela agréablement à Luana son monde, ou plutôt un élément de son monde: l'histoire de Roméo et Juliette. Et là, elle avait droit à un remix de la célèbre pièce de Shakespeare made in Terre du Milieu, ça promettait! Mais bon, c'était pas vraiment ça, puisqu'il n'y avait pas de Roméo, et encore moins de Juliette.
Alors que tous continuaient d'avancer et s'éloignaient de la forêt, elle s'arrêta tout d'un coup, les yeux rivés droit devant elle. Les quatre Hobbits s'arrêtèrent, stoppant ainsi l'avancée du pauvre poney.
- Luana? L'appela Frodon.
Attendez une minute. Un Roméo et une Juliette... ça pouvait facilement se trouver. Après tout, elle avait un Nain et un Elfe sous la main! Ho non! ¡Mierda! Elle ne devait pas se laisser aller dans un de ses trips à deux balles! Pas maintenant!
Et pourtant... pourtant, elle ne put s'empêcher de tourner les yeux vers le Gimli. Et soudain elle vit le Nain portant la culotte bouffante et les chausses blanches, avec les souliers à boucles, un fleuret suspendu au flanc dont la pointe toucherait le sol remplacerait sa hache, son casque ayant laissé place à un feutre à plume! Elle se l'imagina soudain, comme si elle avait la scène sous les yeux, en train de faire la cour à u Legolas en robe rose à dentelle et à collerette! Elle se l'imagina grimpant à un balcon afin de recueillir le doux baiser de l'Elfe, dont elle vit les lèvres disparaître dans la barbe rousse du Nain!
Brusquement, elle éclata de rire, un rire violent, terrible et contre lequel il était impossible de lutter. Tous se retournèrent, affolés par cet éclat de voix qu'ils n'avaient pas reconnu comme étant un rire, tant il était incongru en ce lieu et en cet instant, tant il était soudain et puissant. Et tous restèrent pantois, tandis qu'ils voyaient Luana, croulée de rire, tentant vainement de ce calmer et peinait à avancer vers eux. Aragorn, inquiet, s'approcha d'elle en courant, craignant qu'elle ne soit à bout de force et de nerf, et que ce rire se transforme rapidement en pleurs. Quand il l'atteignit, il la soutint, car elle ne tenait plus sur ses pieds, courbée et parcourue de secousses terribles, sans qu'aucun son ne sorte plus de sa bouche. Il lui fit délicatement redresser la tête vers lui, s'attendant à voir ses yeux de lune et d'argent baignés de larmes;
et en effet, Luana avaient les larmes aux yeux, mais des larmes de rire!
Legolas fils de Thranduil, prince de Mirkwood, en Juliette, fou, ou plutôt folle d'amour pour Roméo, alias Gimli fils de Gloìn! C'était trop! Elle ne pouvait plus s'arrêtait de rire à cette simple pensée. Elle voyait parfaitement la scène du balcon, du baiser! Et ce qu'elle voyait lui tordait le ventre de rire; ses côtes étaient douloureuse à force que son ventre ne se contracte à chaque gloussement; elle avait les zygomatiques tendus à l'extrême! Elle allait finir par mourir de rire!
Tous se réunir autour d'elle, sans rien comprendre. Ils se jetaient des regards inquiets et incrédules. Mais que lui arrivait-il?
- Luana? S'inquiéta Aragorn.
La jeune fille se calma une petite seconde, le fixa avec un regard indescriptible, puis un nouveau sourire s'étira doucement, tout doucement, avant d'exploser à nouveau en crise de rire, plus forte que la précédente; car en cet instant, son délire de Roméo et Juliette ne se concentré plus que sur l'Elfe et le Nain, mais aussi sur toute la Communauté!
Brusquement, son fou rire empira et prit une ampleur catastrophique, telle que même les Hobbits, sans qu'ils ne sachent pourquoi elle était prise de cette crise d'hilarité, se mirent à rire aussi.
« S'ils savaient, s'ils savaient! » songea Luana. Elle les vit soudain tous, habillés en courtisans avec pour arme un cure dent à la place de leurs épées!
Et voici pour vous en exclusivité, "Roméo et Juliette en Terre du Milieu"!
Casting:
Aragorn fils d'Arathorn: prince de Vérone
Legolas fils de Thranduil : Juliette
Gimli fils de Gloìn: Roméo
Boromir: Pâris
Sam Gamegie: Tybalt
Peregrin Touque: Mercutio
Meriadoc Brandebouc: Benvolio
Gandalf: père Laurent
Luana suffoquait de rire. Elle avait déjà vu la pièce, ainsi que la comédie musicale, et mentalement, elle calquait les visages qui l'entouraient sur ceux des acteurs qu'elle avait alors aperçut, et le résultat était tordant!
Sam en Tybalt pour sa passion pour les Elfes, Boromir en Pâris parce que ça la tripait encore plus, Pippin en Mercutio parce que tous deux ne cherchaient pas bien loin, Merry en Benvolio car il était plus censé que son ami, Gandalf en père Laurent car c'était le seul rôle qui lui allait, et Aragorn en prince de Vérone ben parce que justement, il était lui-même un prince. Une distribution dans une logique … déroutante.
Mais il manquait deux personnages! Frodon en premier lieu. Frodon, qu'elle voyait en… ben elle savait pas trop où le mettre dans cette histoire, alors pourquoi pas en Sire Montaigu? Après tout, il était pas plus grand que Gimli…!
Et enfin, il ne restait plus qu'elle… en nourrice de Juliette!
Devant les difficultés évidentes qu'elle avait à se calmer, et commençant sérieusement à se poser des questions sur la santé mentale de Luana, Gandalf et Aragorn convinrent qu'ils feraient une pause. Ils durent la soutenir encore un instant pour l'amener jusqu'à un creux profond, parsemé de buissons.
Épuisée à la fois par son hilarité dévorante et la nuit de marche qu'ils venaient d'accomplir, Luana se laissa tomber dans un coin, peinant à reprendre son calme et son souffle, jusqu'à ce qu'elle soit assez lucide pour capter les regards interdits et parfois vexé que tous gardaient fixés sur elle. Son rire s'étrangla dans sa gorge, et le silence se fit brusquement.
¡Mierda! Elle s'était trop laissée aller, et elle en avait encore trop fait! Comme une gamine que l'on vient de gronder pour une bêtise, elle baissa la tête avec une furieuse envie de se transformer en autruche ou en souris pour aller se planquer dans un trou.
- Peut-on savoir ce qui t'as pris? Interrogea Aragorn.
Elle releva doucement la tête, et pour son plus grand malheur, ce ne fut pas le Rôdeur qu'elle trouva devant elle, mais la réminiscence d'un Aragorn poudré et portant la collerette. ¡Joder!
Sous les yeux de tous, de plus en plus consternés, elle se gifla elle-même pour s'empêcher de repartir dans son trip, avant de secouer la tête pour garder les idées claires.
- C'est rien, répondit-elle d'une toute petite voix.
- Ce ne devait pas être rien, vu l'état dans lequel vous vous êtes mis, fit remarquer Boromir, qui semblait mal prendre le regard amusé qu'elle lui avait lancé durant son "dérapage".
- Non, c'est rien, je vous jure! C'est juste que…
Elle se mordit les lèvres. "N'en dit pas plus, ou tu risque de le regretter!" cria une petite voix au fond d'elle.
- C'est juste que…? Insista Merry, sentant qu'il y avait anguille sous roche.
- Ca n'aurait pas un rapport avec cette histoire de haine entre les Elfes et les Nains? Demanda innocemment Frodon, enfonçant le dernier clou du cercueil dans lequel Luana s'était fourré.
Legolas et Gimli se jetèrent un rapide coup d'œil pas très aimables, avant de se tourner vers elle, pas plus agréables qu'entre eux. Se sentant prise au piège, la jeune fille déglutit bruyamment, avant de balbutier:
- Ben … oui, enfin … ce truc de haine millénaire dont on se souvient même plus l'origine, ça m'a rappelé une histoire célèbre dans mon monde.
Et c'est ainsi que Luana se retrouva contrite de raconter la tragédie des deux amoureux de Vérone, mais dans une version édulcorée, où il n'y avait aucun mort et où tout est bien qui finit bien, pour ne pas plomber l'ambiance.
- Et finalement, les deux familles se réconcilient, grâce à l'amour de leurs enfants, finit-elle par conclure.
- Et c'est pour cela que vous étiez sur le point de vous étouffer de rire? S'enquit Boromir, complètement désabusé.
¡Mierda! Elle ne pouvait quand même pas leur dire la vérité?
- Hum… disons juste que … j'ai imaginé… je dis bien imaginé hein!... si c'était vous qui jouiez la pièce…
- Mas il n'y a rien de drôle, se plaignit Pippin, qui avait de plus en plus de mal à comprendre.
- … et que Gimli était Roméo, et Legolas Juliette.
Silence. Très long silence. Un silence lourd, abasourdi. Se sentant soudain minuscule et en danger, Luana guetta les réactions de chacun, mais tous étaient si … pétrifiés, qu'elle avait l'impression qu'elle les avait transformés en statues de pierre. Puis, à leur tour, les Hobbits ne purent retenir un fin sourire, qui s'étira, s'étira, jusqu'à ce qu'il éclate dans une explosion de rires! Frodon, Sam, Merry et Pippin se tenaient les uns aux autres pour ne pas tomber. Même Boromir se joignit à eux dans un rire franc, que Luana lui entendait pour la première fois. Aragorn et Gandalf secouèrent la tête, visiblement désespérés par les fantaisies de cette fille, qui malgré les apparences, les amusaient tout autant que les Hobbits. Seuls deux ne semblaient pas, mais alors vraiment pas de chez vraiment pas, d'humeur à se joindre à la partie de rigolade. Gimli trépignait sur place, lançant des jurons à la pelle, tandis que Legolas s'étaient figés, et regardait avec horreur le Nain.
Luana était finalement très fière d'elle, mais quand elle croisa son regard, elle s'en voulut tout de suite. Il n'ya avait pourtant pas de reproches ou de colère dans les yeux de l'Elfe, mais subitement, la scène où elle imaginait les lèvres délicieusement dessinées de Legolas plonger à la rencontre de celle de Gimli lui parut nettement moins drôle. Car ce n'était plus Gimli qu'elle voyait à la place de Roméo, ni même Legolas à la place de Juliette. Non! Elle voyait l'Elfe en Roméo, et elle en Juliette!
Alors vous pensez quoi de son/mon trip sur Roméo et Juliette made in Terre du Milieu? ^^
