Et voici, avec un peu de retard le nouveau chapitre! Désolée pour l'attente, je dois vouer que ce passage m'a donné pas mal de fil à retordre et que je galérai à le faire sortir. Bon soit, j'admets aussi avoir était légèrement accaparée par ma nouvelle fic Reflets du temps sur le Roi Arthur, mais les fans de Tristan me pardonneront sûrement -du moin je l'espère ~_~, - de ne pas pouvoir résister aux charmes du ténébreux chevalier 3
Bref, j'espère que vous me pardonnerez et que vous apprécierez ce chapitre. Sur ce, bonne lecture!
Reviews:
divinidyll:non, mon chéri ne c'est pas inspiré de moi pour dessiner Luana. Il l'a fait d'instinct et selon la description faite tout au début. Heu... tu sais quoi? J'adore l'image que tu use pour décrire la chute Legolas. La comparaison avec l'œuf est... originale! ;) . Bah, tu m'excusera, mais quand tu as l'articulation qui saute et tous les tendons et ligament s qui pètent, rien que ça c'set assez barbare XD fallait bien le bruit qui aille avec! Ha le surnom de Nana, je croit qu'il a fait beaucoup d'heureux! ^^ C'est Luana quoi, toujours à demarrer au quart de tour! =D Et oui, la complicité entre Luana et Frodon n'a pas finit de vous attendrir ^^. Quant au Penanme, je ne savsi pas que l'on pouvait le modifier, alors tu m'excusera, mais quand j'ai vu ça, j'ai légèrement copié sur toi ^^
Maman bouba: J'adore ta réaction quant à Haldir! Je sais pas pourquoi... peut être parce que j'ai la même! ;) Ha au fait, Luana m'a demandé de te dire, je cite, "Merci, t'es sympas, mais tu m'as jamais vu à côté de cette ... de Lindoilin, alors va pas penser des trucs pareils! M'enfin,ça fait qu'en même plaisir à entendre..." fin de la citation ^^ Tes réponses quant à la mer des ténèbres sont bien recherchées, et d'une certaine façon se combinent les unes aux autres pour ressemblait à l'idée que j'en ai. En tout cas, merci de jouer le jeu, ça me fait très plaisir de lire tes propositions!
SLASHAGOGO: ils le sont, et je ne peux pas te rassurer en te disant que ça ira mieux dans les prochains chapitre, car ce serait mentir. J'avais prévu une période assez éprouvante pour Luana sur le plan émotionnel et mental, et étant moi-même dans une période pas très gaie en ce moment je dois l'avouer, je me décharge un peu dans l'é ne t'inquiète pas, ce ne sera pas comme ça jusqu'à la fin de cette fic ^^. l'espoir reviendra! Pour la relation entre Galadriel et notre Nauro, je te laisse découvrir ça, avec un petit avant gout dans ce chapitre ;)
Small-she-wolf: Je lui passerait le message. Il sera heureux de voir que son travail est apprécié çà juste titre! Merci pour lui =) Ne t'inquiètes pas, une fille aussi sensible que toi -d'après ce que je ressent à travers tes reviews -même si elle n'est pas "aux normes" selon les autre, trouvera des amis. Dis toi qu'au moins comme ça, ce ne sera pas des hypocrite qui te lècheront le cul, mais des vrais amis sur qui tu pourra compter. Mais pourquoi personne n'aime Lindoilin? Elle ne veut que les aider la pauvre! x) bon, ok, je crois que la présentation n'était pas très objective, et que votre attachement pour Luana fausse votre jugement lol Et une de plus qui aime le surnom de Nana! Va vraiment falloir que je le dise à Naurofana, peut être qu'elle accepterait plus facilement que Luana l'appelle comme ça XD
Roselia001: Mais c'est-pas-drôle!les autres ont dut attendre, craignant pour sa vie, et toi tu n'a qu'à lire les chapitres les uns après les autres! Tu gâches mon plaisir de sadique! XD Enfin, heureuse que tu aies apprécié, autant pour la mort de Gandalf que pour a rencontre avec Haldir. Attends... Luana, écouter les conseils qu'on lui donne? Heu... im-pos-si-ble! x) Tu devrais le savoir depuis le temps, un peu comme Aragorn quoi! ;) Elle a pas un sale caractère! elle est juste, disons, un peu vive? Nan? Bon,ok, elle peu avoir par moment un sale caractère... -_- mais on lui pardonne! ^^ Surtout si elle doit faire face à Lindoilin!
Chapitre 29: vices et vertus
Le soleil pointait à peine à l'horizon, parant la cime des arbres de reflets flamboyants, lorsqu'Haldir les fit se lever. Luana se redressa sur son séant, les yeux bouffis d'un sommeil qui s'était refusé à elle toute la nuit. Son épaule n'avait eu de cesse de la démanger et ne pas pouvoir la bouger n'avait fait qu'augmenter son exaspération. Des picotements désagréables lui avaient courut sous la peau des heures durant, comme des fourmis se suivant à la chaîne. En se ressoudant, ses tendons et ligaments lui avaient donné la sensation que des serpents microscopique s'emmêlaient les uns aux autres, rampant et sifflant à qui mieux-mieux.
" Naurofána, c'est bon, je peux enfin bouger?" demanda-t-elle irritée.
" Oui Luana, tu peux enlever ton attelle." Soupira la louve. "Mais ne force pas trop pour le moment, apprends un peu à te modérer."
" Oui Nana!" répondit la Nauro d'un ton insolent, exaspérée d'entendre toujours les mêmes recommandations. ¡Mierda! Elle était une Nauro, pas une poupée en sucre!
Avec empressement, elle défit la bande de tissu qui la maintenait immobile, et s'étira avec délectation. Enfin une chose satisfaisante!
- Ton épaule semble bien remise, lui dit Aragorn en atteignant leur talan, suivit de Boromir et Gimli. Tes capacités de régénérations ne cesseront donc jamais de m'impressionner.
- Et ouais! Même si ça aurait été beaucoup plus rapide si Nana avait bien voulut fusionner.
- Nana? S'étonna le Nain.
- Naurofána c'est trop long à dire à chaque. Nana c'est plus court, et plus affectueux! Sourit-elle en se passant une main dans les cheveux, se retenant de rire face aux grognements de protestation qui s'élevaient au fond d'elle.
Mais le regard froid et impénétrable que lui lança Haldir stoppa son infime élan de bonne humeur.
- Hâtez-vous, leur dit-il avant de leur tourner le dos. Nous devons être à Caras Galadhon avant que ne tombe la nuit.
- Je crains que cela ne soit impossible, lui répondit le Rôdeur.
S'étant glissé sous le bras de Legolas, il tentait de le remettre sur pied. L'Elfe, bien que conscient, ne parvenait pas à se maintenir debout seul, et n'avait d'autre choix que de s'appuyer sur lui.
- Notre compagnon est trop faible pour un tel voyage, déclara Boromir. Jamais il ne pourra marcher tout le jour.
- Et l'on dit que les Elfes sont endurant, se moqua gentiment Gimli.
Luana le fusilla du regard, avant de venir soutenir elle aussi Legolas, qui semblait ne vraiment pas pouvoir tenir.
- Vous n'aurez qu'à montez sur mon dos. Nana à la patte sûre et le pas souple, le rassura-t-elle face à l'expression interdite qu'il afficha.
- Non Luana. Je vous remercie de votre sollicitude, mais je ne peux accepter de vous causer plus de désagrément.
- Et moi je refuse que vous nous refassiez le même coup qu'hier soir.
- Legolas, elle n'a pas tort, lui fit remarquer Aragorn. Nous ne pouvons rester ici plus longtemps. Il vous faut des soins de toute urgence, que nous ne pourrons vous prodiguer qu'une fois à Caras Galadhon. Naurofána saura vous conduire jusque là sans difficulté.
L'Elfe ferma les yeux un long moment, si longtemps que Luana en vint à craindre qu'il n'ait à nouveau perdu connaissance. Mais il finit par relever la tête et lui adressa un regard emplis de gratitude et d'excuses.
- En ce cas, soit. Pardonnez-moi d'être source de tant de tracas.
Elle aurait voulut lui répondre, lui dire ce qu'elle avait sur le cœur, et qu'en aucun cas, jamais, il n'avait à s'excuser de tout ce qu'elle serait prête à faire pour lui. Mais avant qu'elle n'ait put ouvrir les lèvres, une voix autre que la sienne s'éleva, la coupant dans son élan.
- Si cela peux vous rassurez, seigneur Legolas, Luana, je marcherais à vos côtés, afin de prévenir toute chute, leur dit Lindoïlin en réapparaissant comme par magie.
" Par maléfice plutôt", songea Luana avec amertume, regrettant de ne pas avoir remarqué son absence avant et de ne pas en avoir profité plus à fond. "Hein? Mais attendez… ça veut dire…!"
- Lindoïlin, nos compagnons pourraient avoir besoin de vos compétences de guérisseurs, intervint Haldir. Restez ici.
La Nauro le bénit intérieurement, le faisant remonter dans son estime à la place juste au-dessus de Boromir.
La belle Elfe se tourna vers son capitaine, son éternel sourire aux lèvres.
- Haldir, nos compagnons sont bien assez prudents pour ne pas tenter quelques actions hasardeuses ou tomber dans une embuscade grossière tendue par les orques, et je pense que mes compétences seront bien plus utiles au seigneur Legolas. De plus, Galweg est bien meilleur guérisseur que moi, sourit-elle avec une modestie non feinte.
Le prince de Mirkwood lui dit quelques mots, que Luana crut identifier comme un remerciement, auquel cette miss parfaite répondit avec bienveillance, les yeux emplis de bonté et de bonne humeur, avant de se tourner vers la Nauro.
- Nous pourrons ainsi faire plus ample connaissance, et peut être pourrais-je soulager votre épaule.
¡Joder! Ce qu'elle pouvait être agaçante de mièvrerie!
- Mon épaule va très bien, gracias Señorita Perfecta, persifla-t-elle tandis qu'elle s'éloignait d'eux, remettant Legolas aux mains de Boromir. Je vais me transformer, je vous attends en bas.
Et sans leur laisser le temps de réagir, elle sauta de la plateforme, bondissant de branche en branche, avant d'atterrir accroupie plusieurs mètres plus bas, et de partir un peu plus loin, à l'abri des regards indiscrets, tout en fulminant, sans même s'émerveiller des prouesses que ses capacités de louve lui permettaient de réaliser.
- Nous pourrions faire plus amples connaissances, et gnagnagni et gnagnagna! Imita-t-elle d'une voix fluette en faisant la grimace ent prenant des allures maniérées on ne peut plus parodiées. ¿Lo que cree? J'ai l'impression de me retaper les poufs du bahut!
" Luana!" la réprimanda violement Naurofána, lui filant un mal de crâne digne des plus grandes gueules de bois. " Je ne sais pas ce que tu reproche à cette Lindoïlin, mais elle ne mérite certainement pas la manière dont tu la traite! Elle est une dame Elfe, souviens-t-en! Tu te plaignais d'Haldir et du regard de ceux de ton monde, mais tu ne vaux pas mieux qu'eux! Lindoïlin est prête à quitter sa compagnie pour nous accompagner et veiller sur Legolas. Tu lui dois un minimum de respect pour cela!"
Prenant appui contre un tronc, Luana plaqua ses mains contre ses tempes douloureuses. La tempête soulevait par la louve dans son esprit pulsait avec rage derrière ses yeux. Mais elle avait raison. Pourquoi agissait-elle ainsi envers la damoiselle Elfe? Lindoïlin n'avait en rien mérité son mépris et son animosité. Depuis le début, elle n'avait fait qu'agir dans l'intérêt de Legolas, prenant soin de lui. Était-ce juste pour ça qu'elle agissait comme una zorra? Parce qu'elle pouvait veiller sur lui, parce qu'elle était en mesure de lui venir en aide contrairement à la Nauro? Parce qu'il préférait la présence de la douce Lindoïlin à celle de la turbulente Luana? Mais quelle conne! À quoi ça rimait tout ça! ¡Mierda! Qu'était-elle en train de faire? Elle jouait le même jeu que ceux qui la jugeait sans même la connaître. Et puis, pourquoi cette brusque jalousie? Refuser de voir une autre qu'elle s'approcher du prince de Mirkwood? C'était d'une telle connerie! Peu lui importait que Legolas et Lindoïlin finissent ensemble, au contraire, elle était heureuse pour lui! Il méritait une Elfe douce et aimante, capable de le soutenir par son calme et sa sagesse, avec qui il pourrait vivre éternellement un amour paisible et loin de tout tumulte une fois la guerre finie. Oui, ils étaient faits l'un pour l'autre. Alors, pourquoi cette simple pensée, ce constat, lui fendait-il le cœur?
Elle se serait giflée, ce qu'elle fit d'ailleurs, secouant la tête en tout sens pour retrouver un semblant de lucidité et de clarté dans ses pensées. Elle ne devait pas mépriser Lindoïlin, en aucun cas, et laisser l'amour naissant entre Legolas et elle éclore. Elle allait faire des efforts pour mettre de côté ses ressentiments dont elle ne comprenait pas l'origine, et tâcherait d'être amicale avec elle autant qu'elle le méritait, elle qui était si douce et si bonne.
" Merci Nana de m'avoir remit les idées en place" tenta-t-elle de plaisanter tout en se déshabillant et enroulant ses vêtements dans sa cape, afin de mettre de côté le malaise qui la gagnait.
" Ne me remercie pas. Ce n'est pas pour toi que je l'ai fait, même si cela t'évitera que ta jalousie ne t'attire des ennuis. Et que cela te serve de leçon! Il serait un peu temps pour toi de grandir et faire face à tes…"
Luana ne lui laissa pas le temps de terminer, que déjà elle plongeait au fond d'elle, obligeant la louve à fusionner de suite si elle ne voulait pas la laisser exposée aux ombres qui les séparaient.
La frêle jeune fille laissa donc place à la louve blanche, ramassa son baluchon entre ses dents, avant de rejoindre les autres, qui descendaient un à un de l'arbre.
La compagnie, pour ce court périple, s'était donc vue agrandie par la présence d'Haldir, de ses frères Orophin et Rumil, ainsi que celle de Lindoïlin. Cette dernière aida, assistée par Aragorn et Boromir, Legolas à prendre place sur le dos de Naurofána. Et enfin ils partirent, tandis que le soleil commençait sa lente ascension dans le ciel.
Ils marchèrent ainsi longuement, en file indienne et sans qu'un mot ne fut échangé, jusqu'à ce qu'ils traversent une rivière plus importante que la Nimrodel. Une fois sur l'autre rive, les cœurs semblèrent se libérer des chaînes de l'angoisse. Ce fut comme s'ils venaient de traverser un mur invisible, tout juste matérialisé par le cours d'eau. Naurofána sentit en elle se changement comme si la brise venait de chasser un nuage noir qui jusque là leur dissimuler soleil. Une aura paisible habitait chaque pierre, chaque plante, chaque arbre, rayonnant d'un flux de douce magie à ses yeux de louve, tel que le faisait les Elfes. L'impression qu'elle avait eue la veille en pénétrant dans la forêt de voir l'âme des arbres se confirma: elle les voyait dans les plis et les replis des écorces, elle entendait leur voix dans le chant du vent courant à travers leur feuillage, sans pour autant parvenir à saisir le sens de leur lente discussion. Elle tendit l'oreille dans l'espoir de saisir les secrets qu'ils s'échangeaient, quand son attention fut attirée par la conversation qui s'était engagée entre les Hobbits et Haldir.
- Heureuse gens que les Hobbits qui habitent près des rivages de la mer. Il y a longtemps, certes, qu'aucun des miens ne l'a contemplée; mais nous nous en souvenons encore dans nos chants. Parlez-moi de ces Havres tandis que nous marcherons.
- Je ne le puis, s'excusa Merry. Je ne les ai jamais vus.
- Cela est bien dommage, murmura Lindoïlin, qui, comme promit, marchait aux côtés de Naurofána et Legolas. Je n'ai jamais vu la mer. Ce doit être magnifique.
- Ça l'est bien plus que vous ne pouvez l'imaginer, gronda doucement la louve, chez qui les souvenirs de Luana remontait à la surface, faisant naître en elle une lointaine mélancolie.
Tous se tournèrent vers elle, surpris, car aucun d'entre eux n'avait jamais vu cette chose voilée des brumes du mystère que l'on appelait mer.
- L'avez vous déjà vu? L'interrogea la dame Elfe, curieuse.
- Ho oui, à de nombreuses reprises. Été comme hiver, mes parents nous y emmenaient mon frère et moi. Il existe bien des sortes de mer et de plage en fonction de l'endroit où l'on se trouve, et de toute celle qu'il m'a été donné de voir, il n'y a que la Manche qui a sut conquérir mon cœur de cette façon. Ces eaux n'étaient peut être pas d'un bleu transparent, mais lorsqu'elles se confondaient au ciel nuageux, on avait l'impression d'avoir un aperçut de l'infini. Elle est aussi changeante que le vent, par moment d'une tranquillité soporifique, d'autres, aussi vive que la tempête. Sa mélodie est à son image: le sac et le ressac peuvent vous bercer doucement, tout comme le grondement des vagues peut vous faire trembler tout entier.
La louve se tut, jugeant que décidément, les mots ne pouvait décrire une chose si vaste et aux multiples visages qu'était la mer. Haldir la considéra un long moment.
- Qui, de la louve ou de l'humaine, vient de parler? demanda-t-il alors.
Naurofána eut un rire bref.
- Aucune et toutes deux. Lorsque nous fusionnons, nous ne formons plus qu'une seule et même entité. Les souvenirs, l'humeur, la façon d'être de chacune se mêlent. Peu importe qui est Luana, qui est Naurofána, nous ne somme plus ni l'une ni l'autre, tout en restant nous même.
L'Elfe ne dit rien, mais il était évident à son regard songeur, que la transformation de la jeune fille si peu sage et délicate, empreinte d'une vive hostilité à son égard, en cette louve au langage posé et aux paroles censées, qui discutait avec lui avec égalité, le troublait.
Aragorn s'approcha d'elle et lui passa une main derrière l'oreille, une certaine fierté éclairant son visage, avant de se tourner vers Legolas et de s'assurer de son état de son santé.
Leur voyage continua ainsi tout le jour, quand enfin, alors que le soleil caressait l'horizon, ils atteignirent le haut d'une colline boisée. Haldir s'y arrêta et attendit que tous l'imitent. Devant eux, une percée parmi les troncs d'argent dévoilait au loin une colline, couronnée d'arbres imposants, plus hauts encore que les tours et immeubles urbains qui pullulaient dans les souvenirs de Luana. À eux seuls, on eu dit qu'ils formaient une montagne.
- Caras Galadhon, souffla l'Elfe, la voix empreinte d'une fierté non dissimulée. Le cœur du monde elfique sur terre. Royaume du Seigneur Celeborn et de Galadriel, Dame de Lórien.
À travers ses yeux de louve et sa vue magique, Naurofána discernait autour d'eux une brume argentée, parcourue de volutes dorée, qui n'avaient rien à voir ni avec l'argent des troncs, ni avec le coucher du soleil, dont la lumière ambré jouait sur l'or des feuilles. Si les sous-bois lui avaient jusqu'alors parut emplis de sérénité et de quelque sortilèges que ce fut, ils n'étaient en rien comparable à l'enchantement qui irradiait de l'îlot devant eux. Ce fut pour eux comme s'ils n'avaient cessé de marcher dans l'ombre et les ténèbres depuis le commencement, et que brusquement une vive clarté était venue éclairer leur chemin ainsi que leurs cœurs fatigués. Et cette impression se trouva renforcée à chaque pas dans cette direction.
À travers ses yeux, Naurofána discerna clairement l'âme des arbres. Êtres de lumière en mouvance permanente, dont les traits flous et les contours ne parvenaient jamais à garder une constance, mais qui ressemblaient à des anciens dans la force de la sagesse, aux visages sans âges et aux longues toisons soyeuses.
Ils parvinrent enfin dans le cœur même de l'île, la première et sans doute dernière demeure des Elfes en ces lieux qui fut et sera de tout temps. Les troncs immensément larges étaient recouverts des laines noueuses de lierre et de vigne impressionnantes, tandis que des escaliers majestueux, sculptés avec finesse, s'enroulaient tout autour tels des serpents. Des Elfes s'activaient à leur pieds, dans les branches, partout où le regard se posait. S'activaient, mais avec une lenteur calculée, que seule l'éternité pouvait permettre, donnant l'illusion qu'ils ne faisaient que se promener dans ce jardin d'Éden. Plusieurs d'entre eux vinrent à leur rencontre, et discutèrent avec Haldir et ses frères. Naurofána profita de cette halte pour contempler plus en profondeur cette splendeur qui les entourait, de peur de ne plus jamais en contempler de pareille, se régalant au passage de la mine émerveillée de ses compagnons qui parvenait à se dessiner sur leurs visages chagrinés et empreints de chagrin.
Haldir se tourna alors vers eux.
- La Dame et le Seigneur vont recevoir les membres de la communauté, excepté le prince Legolas. Nous devons songer à soigner cette blessure. Lindoïlin, puis-je vous confier cette tâche?
La belle dame acquiesça avec un doux sourire. Deux Elfes arrivèrent avec un brancard, et firent descendre le prince de Mirkwood du dos de la louve, avec l'aide d'Aragorn et Boromir, avant de l'emmener au loin et de disparaître derrière les arbres, accompagnés de Lindoïlin. Naurofána eut un pincement au cœur en le voyant ainsi partir, mais cela était nécessaire. Ils le reverraient plus tard, une fois le danger écarté.
- Quant à vous Naurofána, il vous faut reprendre votre forme humaine avant de vous présenter devant les Monarques de la Lothlórien.
Il lui indiqua un endroit à l'abri des regards. Aragorn lui remit ses vêtements, et elle s'éloigna, pour se retransformer.
La louve ferma un instant les yeux, et les deux êtres soudés l'un à l'autre en elle se séparèrent. La louve se retira, laissant une Luana lasse et fatiguée, mais émerveillée de ce qui s'offrait à ses yeux. La jeune Nauro dut mettre de côté sa fascination, l'envie d'en finir au plus vite avec le "Seigneur et la Dame" l'aiguillonnant. Plus vite ça serait terminé, plus vite ils pourraient tous prendre du repos, et plus vite elle pourrait aller aux nouvelles et savoir comment allait Legolas.
Lorsqu'elle revint vers eux, Haldir ne fit aucun commentaire quand à sa tenue, mais ses yeux parlèrent pour lui.
Il les guida jusqu'au pied d'un arbre gigantesque, qui dépassait de plusieurs dizaines de mètres ses congénères, de par sa taille et sa circonférence. Ils entamèrent la lente ascension de l'escalier menant à sa cime tandis que les lueurs du crépuscule baignaient le décor d'une chaude clarté ambrée, qui se tamisa encore et encore au fil de leurs pas, jusqu'à disparaître et laissai place à la fraîche lueur de lampes bleutée, pareil au clair de lune se reflétant sur les troncs d'argent. Tous marchaient en silence, lentement, à leur rythme, sous les regards de quelques Elfes qui les observaient depuis leur talans.
Luana avait la nette sensation d'avoir atterrit aux pays des fées, sur l'île magique d'Avalon. Cela chassa presque ses peurs et ses doutes quant à la suite de leur passage en ces lieux. Ce ne fut qu'une fois en vue d'un véritable palais suspendus aux branches qu'elle oublia de s'inquiéter. Tout n'était qu'entrelacs de branches et trouées de lumières, conférant aux murs l'aspect et la beauté du cristal. Haldir les mena jusqu'au seuil de ce palace de glace illusoire, au pied d'un escalier magnifique, surplombait d'une arche exquise de délicatesse et de grâce.
Les membres de la communauté s'alignèrent sur la plateforme, ne sachant ce qu'ils attendaient. Frodon se rapprocha de Luana, qui, étrangement confiante, lui posa une main rassurante sur l'épaule, lui adressant un faible sourire d'encouragement. Pourquoi était-elle si calme? Si … sûre quant à leur avenir proche?
" Nous ne risquons rien en ce lieu, et ceux qui le gouverne sont les êtres les plus nobles et les plus sages vivants en Terre du Milieu."
Peut être, mais la sagesse pouvait très bien leur ordonner de les chasser ou de les retenir prisonniers à jamais.
Avant que Naurofána n'ait put répondre, deux silhouettes voilée d'un halo lumineux apparurent en haut des marches. Tels deux anges descendant du ciel sur leurs ailes de lumières, elles s'avancèrent vers eux main dans la main, tandis que l'intensité lumineuse baissé pour dévoiler les créatures les plus merveilleuse qu'il fut donner à Luana de voir. Bien qu'elle ait souvent pensé cela depuis qu'elle côtoyait les Elfes, jamais cette pensée ne lui avait parut plus véridique. Mais, bien que le seigneur Celeborn fût plus beau que n'importe quel dieu, sa magnificence n'atteignait pas celle de son épouse, la sublimissime Dame Galadriel. Comment avait-elle put être hypnotisée par la beauté de Lindoïlin, alors qu'elle n'était rien en comparaison de l'éclat envoutant de la Dame de Lothlórien?
Des vagues d'or dégringolaient en une cascade chatoyante, encadrant un visage parfait taillée dans l'albâtre le plus immaculée qui fut. Ses yeux, d'un bleu opalescent, évoquait un lac aux eaux insondables, et à la surface duquel les étoiles aimaient à se contempler, idolâtrant le reflet fabuleux que ce miroir féérique leur renvoyait. On eu dit que le corps de la Dame était une brise légère, dont chaque mouvement avait la fluidité et l'élégance d'une feuille emportée par le vent un soir d'automne. Mais le physique n'était rien au vue de la grandeur de l'âme que ces chaires dissimulaient. On pouvait lire sur ses traits indéfinissables une sagesse éternelle, une bonté infinie.
Tous tombèrent immédiatement et irrévocablement sous le charme. Mais Luana sentit en elle Naurofána s'agiter, et soudain, elle entendit clairement une voix, qui n'était ni la sienne, ni celle de la louve, résonner en son esprit, une voix d'une douceur inégalable, aussi douce que la soie, aussi soyeuse que le miel était sucré. " Bienvenue en ces lieux, Naurofána, Luana, filles de Lune".
Une fois qu'ils eurent atteint la dernière marche, seigneur Celeborn les contempla un long moment, le visage indéchiffrable.
- L'Ennemi sait que vous êtes entrés ici, dit-il d'une voix profonde. Tout espoir de passer inaperçu a désormais disparut.
Luana sentit Aragorn se tendre à ses côtés. L'idée d'avoir attiré l'attention de Sauron sur ce lieu semblait lui être insupportable.
- Huit sont ici alors qu'ils étaient dix en quittant Fondcombe. Dites-moi où sont Legolas et Gandalf. J'aimerai vivement m'entretenir avec eux, et je ne puis les voir de loin.
- Legolas, fils de Thranduil, est entre la vie et la mort, mais à l'abri sous les frondaisons des bois de la Lórien, déclara Galadriel de la même voix envoûtante que Luana avait entendu souffler dans son esprit. Gandalf le Gris, lui, n'a pas passé les frontières de ce pays, il a basculé dans l'ombre.
Celeborn tourna un regard surpris et peiné vers son épouse.
Les membres de la communauté sentir leurs de nouveau s'alourdir sous le poids du chagrin et de l'inquiétude.
- Legolas a été blessé par une flèche d'orque, parvint à murmurer la Nauro, les larmes lui brûlant à nouveau les yeux, mais ne pouvant dire un mot de plus.
- Nous l'avons laissé au soin de dame Lindoïlin, acheva Aragorn sans lui prêter le moindre regard, mais lui effleurant discrètement la main en un geste réconfortant. Quant à Gandalf, il a été prit par l'ombre et la flamme. Un Balrog de Morgoth.
- Car nous nous rendions sans nécessité dans les raies de la Moria, compléta Gimli avec une note coupable dans sa voix rocailleuse, détournant les yeux, honteux.
- Aucun des actes de Gandalf ne fut jamais inutile, corrigea Galadriel d'un ton sans appel. Nous ignorons encore quel était son dessein.
Luana se rappela les mots de Naurofána : " Gandalf a fait ce qu'il devait faire, et je sens au fond de moi que son acte aura une portée bien plus grande que celle de tous vous sauver". l'idée qu'il ne soit pas mort en vain allégea un peu ses peines, mais sans plus.
Elle se tourna vers le Nain, une expression compatissante et pleine de bonté éclairant son doux visage.
- Surtout ne laissez pas le vide de Khazad-Dûm emplir votre cœur, Gimli, fils de Gloìn. Car le danger a totalement envahie le monde. Et sur toute terre, l'amour est désormais mêlé de souffrance.
La Dame se tut, tandis que ses yeux d'opale dérivèrent lentement vers Boromir, qui tenta de soutenir leur regard, mais ne put tenir bien longtemps. Un silence s'établit entre eux, silence troublé par la respiration de plus en plus haletante du Gondorien, dont les paupières se fermèrent, comme pour emprisonner les larmes qui voulaient s'en échapper.
Galadriel porta alors son attention sur Luana.
" Ne vous laissez pas dévorer par cette peine et cette culpabilité sans fondement. Vous n'êtes en rien de ce qui arrive ou arrivera dans les temps prochains."
La Nauro ne put s'empêcher de faire un pas en arrière, surprise. Galadriel lui parlait par la pensée, et lisait dans son cœur comme dans un livre ouvert! ¡Mierda! Alors qu'elle fit tous les efforts possibles pour bloquer l'accès à son esprit, Celeborn reprit la parole, détournant la concentration de son épouse.
- Que va devenir cette communauté? Car sans Gandalf, tout espoir est perdu.
- Votre quête ne tiens malheureusement qu'à un fil, dit la Dame de Lothlórien. Écartez-vous en un tant soit peu, ce sera l'échec, entraînant la ruine de tous. Mais l'espoir perdure tant que la compagnie existe. Ne laissez pas vos cœurs se troubler... A présent, allez prendre un peu de repos car vous êtes accablés par le labeur et le chagrin. Cette nuit, vous dormirez en paix.
Le désespoir s'abattit sur la communauté au fil des mots cruels de réalité de Galadriel, avant que l'espoir ne renaisse quelque peu. Tant que l'un d'eux serait encore debout, il n'aurait de cesse de se battre afin d'atteindre le but de leur quête. Ils le devaient tous, en mémoire de Gandalf.
Haldir les ramena sur la terre ferme. Dans un creux bordé d'arbres immense, au sein duquel reposait une fontaine à l'eau mélodieuse, un campement avait été installé à leur intention. Des lits à l'aspect confortable et à l'appel terriblement irrésistibles avait étaient aménagés sous le couvert des racines saillantes, prolongé par des voiles fins et ondoyants sous la brise nocturne.
Le capitaine des sentinelles les y abandonna, et tous s'attelèrent à déballe leur maigres bagages. Tous, sauf Luana, qui se dirigea droit vers la couche dans laquelle reposait Legolas. Elle s'agenouilla aux côtés de Lindoïlin, qui veillait encore et toujours sur lui, et, endiguant le flot d'animosité qui enfla en elle, lui demanda des nouvelles de l'état du prince de Mirkwood.
- Bien mieux à présent. L'antidote fait déjà effet, ses jours ne sont plus en danger. Mais il lui faudra du temps et du repos avant qu'il ne retrouve toute sa vigueur et sa force.
La Nauro acquiesça, distance et songeuse. Elle ne put s'empêcher de contempler le visage apaisé et serein de Legolas. Son teint avait retrouvé de sa fraicheur, son air maladif l'avait quitté, le laissant aussi beau qu'auparavant. Il était si beau… et elle s'égarait.
"¡Joder! Reprends-toi Luana!" se morigéna-t-elle. "Pourquoi tu ne peux pas arrêter de penser qu'à son physique? Il est beau, c'est vrai, ais pas que. Il est sage, raisonné, doux, délicat, avenant, agréable… et c'est aussi un guerrier super fort! Il sait se battre, tirer à l'arc, n'a pas peur du danger… Oui, bon, il est parfait en gros. Un Elfe quoi."
Perdu dans son débat intérieur, elle mit un certains temps avant de percevoir des voix dans la nuit. Un chant mélancolique, douleur, mais si sublime, s'élevait en une lente litanie.
- Une complainte pour Gandalf, souffla Lindoïlin, qui regardait le ciel étoilé à travers la voûte des feuillages.
Tous se cessèrent leur activité et tendirent l'oreille.
- Que disent-ils? Demanda Merry, prenant la parole pour la première foi de la soirée.
- Je n'ai pas le cœur à vous la traduire. Ma peine est encore trop récente.
Luana se raidit. Comment pouvait-elle être triste, alors qu'elle ne connaissait même pas Gandalf? Comment se permettait-elle de dire cela, à eux qui souffrait réellement? La belle Elfe se tourna alors vers elle, un sourire triste sur les lèvres, les yeux plein de compassion. Si elle se le permettait, c'était parce qu'elle partageait leurs peines, bien qu'elle ne les ressentit pas elle-même. La souffrance des autres était une blessure terrible pour cette créature si douce, si bonne envers tout être et toute chose animés de vie. C'est ce que comprit la Nauro malgré sa colère. Lindoïlin avait ce don et cette malédiction de prendre une partie la douleur des autres afin de les en décharger ne fusse qu'un instant, le temps pour eux de se relever et d'avancer à nouveau, le temps de guérir. C'était pour cela qu'elle était une si merveilleuse guérisseuse.
Luana soupira, fermant les yeux. Elle n'avait pas le droit de haïr une telle personne, quelqu'en fut la raison. Legolas avait bien de la chance de pouvoir bénéficier de l'attention et de l'amour de cette Elfe. Oui, ils étaient définitivement faits l'un pour l'autre.
Le cœur gros, lesté du plomb des regrets, imbibé du fiel de la culpabilité et gonflé du souffle mauvais du chagrin, elle se leva sans un mot. Elle passa devant Merry, Pippin et Sam qui l'éloge funèbres de Gandalf. Elle entendit vaguement le Hobbit jardinier faire allusion aux feux d'artifice dont seul le Mage avait le secret, avant d'improviser quelques vers. Elle passa telle une aveugle devant Boromir, qui, assit un eu à l'écart, ne semblait pas mieux qu'elle.
Elle s'éloigna ainsi de ses amis, sans un mot, sans un regard, et erra parmi les troncs de longues minutes, telle une ombre, une ombre vagabonde, aussi légère qu'une onde, effleurant à peine les songes.
Elle se figea. Ses mots, le sens sans queue ni tête qu'ils véhiculaient, il lui semblait les connaître, comme s'ils résonnaient et se glissaient dans les méandres de ses pensées sans relâche depuis une éternité, sans pour autant jamais ne laisser présager de leur présence jusqu'à cet instant. Ils firent sauter en elle le barrage mis en place par Naurofána, qui jusque là contenait la violence de ses émotions. Pantelante, Luana tomba à genou, sourde aux paroles réconfortante et rassurante de sa louve. Seuls les mots que lui susurrait sa culpabilité trouvèrent un écho à ses oreilles. Elle était responsable. Quoiqu'ait put lui dire Galadriel, elle se savait responsable d'un immense malheur. Elle ne savait si ce malheur était la mort de Gandalf, la blessure de Legolas, ou tout autre chose, mais elle savait que la seule et l'unique fautive de ce tourment, c'était elle. La zone sombre qui la séparait de Naurofána s'épaissit, étouffant toute tentative de l'animal pour reprendre contact avec sa moitié humaine, isolant la faible jeune fille, la tourmentant de tous les maux et toutes les abominations possibles.
Luana grelotta, prise de frissons, et serra ses bras autour d'elle, se senti étouffer. Les ténèbres autour et en elle devinrent de plus en plus opaques, pressantes, lui distillant le poison du désespoir dans les veines.
Elle crut définitivement sombrer lorsqu'une main lui effleura l'épaule. Elle poussa un cri de frayeur en se retournant vivement, tombant en arrière, et recula en se trainant au sol.
- Luana? Que t'arrive-t-il?
- Frodon!
Le Hobbit se tenait devant elle, le visage crispé d'inquiétude. Luana prit alors conscience de sa position, et de l'absurdité de sa détresse. Que lui arrivait-il? Pourquoi cette vague de désespoir? Elle ne devait pas se laisser aller, elle devait se battre, pour la Terre du Milieu, pour Frodon! Mais lorsque ce dernier fit un pas vers elle, elle recula d'autant. La noirceur de l'Anneau qu'elle percevait à travers ses yeux de louve lui parut plus menaçante que jamais. C'était comme si elle gonflait, s'étendait, dans l'espoir de l'engloutir.
- Luana? L'appela Frodon d'une voix blessée.
La Nauro se couvrit le visage d'une main, ne sachant plus quoi dire, quoi faire.
- Pardonne-moi Frodon, je t'en pris, pardonne-moi. Mais je… j'ai besoin d'être seule. Laisse-moi. Je vais bien en t'en fais pas. Ca ira.
Même elle ne croyait pas en ces mots, qui lui parurent extrêmement faux. Elle parvint néanmoins à lui offrir un faible sourire, crispé et sans conviction. Le Hobbit, la connaissant suffisamment pour savoir qu'insister ne ferait que l'éloigner d'avantage, obtempéra, et repartit, ne pouvant s'empêcher de lui jeter des regards inquiets, la laissant e nouveau seule avec son désespoir.
¡Mierda! Que lui arrivait-il?
Ha? encore des problèmes à l'horizon on dirait! Je ne pense pas que la quiétude de Caras Galadhon parvienne à apaiser Luana, et vous? ^^
