Bon, ok, je l'avoue, ce chapitre est minuscule, alors que je n'ai pa publié depuis plusieurs semaines, mais comme je n'arrive pas à pondre la suite, j'ai décidé de limiter ce chapite à ce court passage afin de ne pas vous faire attendre plus longtemps... Alors? Merci qui? ^^ (je sais j'abuse, et j'aime ça! XP )

Reviews:

Aline: merci pour toute tes reviews! Je suis contente de voir que ma fic te plaise et je tâcherais de tout faire pour que ça continue! ^^ Et m...e, encore une accro! Je vais finir par être envoyée en prison pour trafic de stup moi! x) Heu... t'es sérieuse quand tu vois Luana avec HALDIR? Nan mais ils vont se taper dessus! Et puis, franchement, Lego et elle vont trop bien ensembles! =D Je sais, j'ai été particulièrement odieuse avec ces derniers chapitre ^^ Eric tué par des Elfes? c'est vrai que ça pourrait être drô... intéressant, mais j'ai déjà tout en tête quant à cette affaire, mais crois moi, ceux qui sont responsables de sa mort vont en baver ;) Pour Boromir... Bah je sais toujours pas! XD

Queen-Mebd : en effet elle morfle, mais elle sait bien encaisser, et puis ça serait pas drôle si elle souffrait pas un peu -beaucoup. MDR (Sadique powaaaaa! ;D )

VegetaYouShoulveComeOver: et oui, c'est triste tout ça, mais nécessaire pour la santé de notre Luana (pas très rassurant tout ça XD ). UNe crèpe?... dommage que ce soit plus la chandeleur, sinon je crois que ça aurait put finir comme ça -ou comment s'assurer de se faire tuer par des lecteurs -_-,

Small-she-wolf: vous le méritiez? O_o, mais enfin je ne vois vraiment pas pourquoi! ^^ après tout, le chapitre précédent était très... bon ok j'arrête avant de me prendre un carreaux d'arbalète entre le deux yeux XD Ho mais faut pas pleurer! Luana est intelligente et forte, elle s'en sortira... peut être... pas sûre... x) après tout, force et intelligence ne font pas tout! -MOUHAHAHAHAHA! - La mort d'Eric trouvera une réponse, mais pas tout de suite, il va falloir attendre un peu pour comprendre toute cette affaire -je dirais... dans les derniers chapitres de la fic =P.

Roselia001: ho pauvre petite! j'en suis vraiment désolée... pffrrttt... hihi... MOUHAHAHAHAHAHAHAHA! XD OK, je sais je suis pas crédible ;) Réalité... comme ce mot me semble plaisant à mes oreilles... mais peut on dire ce qui est ou n'est pas la réalité? Ou se trouve le rêve et l'illusion? là est la question ^^ Mais pourquoi tout le monde pleure-t-il en lisant les deux derniers chapitres? =) je ne comprend vraiment pas! Avoues que tu ne me lirais pas si je n'étais pas sadique! XD Heu... sadique mais pas maso, désolée... ~_~, je suis pas une adepte de Chamrodia (reflet d'acide! 3 3 3 3 !) Laisses béton, j'ai droit aux regards mode chat potté avec les plus beaux yeux du monde, Enora n'est pas à la hauteur! ;) Je te rassure, la maternit n'est pas dans mes projets, il faut dabord que j'apprenne à paraitre assez normale pour pas qu'on m'accuse de folie! XD Mais pourquoi tu n'aime pas la fin de mes chapitres? elle sont trèèèèèès biens! ^^ HUm... Bobo... j'arrive pa à imaginer la scène, tellement je rigole à la simple idée de voir Enora appeler l'ours comme ça! XD Je suis insensible à toute forme de marchandage (même sousn la torture je ne dirais rien! mouhahahaha!) Nan juste que j'arrivais pas à écrire ce passage en fait -_-

Maman bouba : et ben oui, c'est horrible, c'est moi quoi! XD nan, je crois qu'il est bel et bien mort! mouhaha! Je ne pense pas que son départ répare ce qui a été brisé, mais je puis t'assurer que cela va changer énormément de chose, dans les deux mondes =) C'et pour qu'elle n'ait aucun regret, mais je dirais d'une certaine façon que cela n'est pas que l'oeuvre de l'auteure un peu timbrée ^^

The Lily and the Hawk : au risque de me répéter pour la énième fois, JE SUIS SADIQUE, (juste pour être sûre que tout le monde le lise ;) )tant avec les persos qu'avec les lecteurs! =D je suis heureuse que tu apprécie autant Luana, je pense qu'elle le mérite =) malgré son mauvais caractère et ses mauvaises manies, elle a bon fond. Lindoilin..., je sais pas si elle en pince pour lui... on découvrira ça ensemble! ;)


Chapitre 32: une lourde absence

La lune se reflétait doucement sur la surface lisse et sans défaut, tandis qu'une partie de sa lumière était absorbée par la noirceur de la pierre. C'était un spectacle fascinant, envoûtant, mais qui, à la longue, finissait par être lassant. Il avait contemplait le jeu d'ombre et de lumière tant de fois, que ce fut à la clarté de la lune ou du soleil, ces trois derniers jours, qu'il en connaissait toute les nuances, toutes les subtilités, toutes les teintes. De nombreuses heures, trop nombreuses selon lui, s'étaient ainsi écoulées, tandis que la fine pierre d'obsidienne roulait entre ses doigts, ou dans le creux de sa paume.

À chaque instant, où rien de plus ne pouvait être fait, il s'était assis, comme en cet instant, et l'avait sortie de sa poche, là où il la gardait précieusement contre son cœur. Il n'aurait sut dire pourquoi il l'avait ramassée, ni même pourquoi il l'avait conservée. Peut être espérait-il pouvoir la lui remettre? Mais cet espoir s'amenuisait au fil des jours et des nuits passées à la chercher.

Pourquoi l'avait-il ramassée? Il ne cessait de se poser cette question, sans trouver la moindre réponse. Pourquoi la gardait-il sur lui, tel un talisman? Là non plus, il ne savait pas, ne comprenait pas son geste.

Soupirant, il se laissa aller contre le tronc d'arbre, détachant enfin les yeux de la pierre, fixant le ciel étoilé à travers le feuillage d'argent, fixant la lune. Trois jours, trois nuits, qu'ils cherchaient. Sans rien trouver. Où était-elle donc?

Il regrettait de ne pas avoir empêché tout cela, de ne pas avoir sut la retenir. Il regrettait de ne pas avoir était là pour elle. Regrettait de ne pas avoir sut comment agir envers elle. Il avait préféré se tenir à l'écart, lui laisser le temps. S'il avait agit plus tôt, s'il avait sut trouver les mots, lui venir en aide, peut être l'aurait elle écouté, peut être se serait-elle laissée faire. Peut être ne serait-elle pas partie, peut être n'aurait-elle pas disparue.

- Legolas.

Il tourna son regard vers Aragorn, ainsi que vers Gimli. Tous deux se tenaient à ses côtés, tous deux affichaient la même sombre expression, avaient le regard hantée par la même inquiétude. Un peu en retrait, Haldir et quelques uns de ses hommes discutaient dans un murmure imperceptible. Tous s'étaient portés volontaires, mais tous désormais avaient perdu espoir, et ne comprenaient leur entêtement. Tous les suivaient néanmoins. Pour combien de temps encore?

- Nous ferions mieux de nous remettre en route, dit simplement le Rôdeur en se levant.

Il acquiesça, rangea la pierre contre son cœur, et se remit sur ses pieds, imité par le Nain. Ils n'avaient guère de temps à perdre. Ils ne se reposaient et ne s'accordaient de pause qu'afin de laisser à l'homme et au Nain le temps de reprendre un peu de forces, juste assez pour parvenir à les suivre.

Une pensée fugace lui effleura l'esprit, et il ne put s'empêcher de se demander si les semi-hommes parvenaient à suivre le rythme de leur côté. Nul doute que dame Lindoïlin faisait tout pour les épargner de la fatigue, mais il était peu probable que les Hobbits, ainsi que Boromir, daignent s'arrêter de chercher, eux aussi. Si seulement leurs efforts pouvaient aboutir!

Haldir s'avança vers eux. Il avait la mine sombre, et aurait put paraître mal à l'aise s'il n'avait pas était un Elfe.

- Nous ne pouvons continuer ainsi, déclara-t-il. Quoique nous fassions, nos recherches sont vaines.

Il n'eut pas le temps d'en dire plus, que déjà Gimli brandissait sa hache d'un air courroucé.

- Vous ne comptez pas arrêtez maintenant j'espère!

En un autre temps, ce geste l'aurait exaspéré au plus haut point. En cette circonstance, il lui semblait tout à fait justifié.

Il n'écouta pas le Nain vitupérer, ni même ne prêta attention aux remarques acerbes faites sur le compte des Elfes. Lui-même était bien trop en colère pour se quereller contre un de ses compagnons de route, alors que tout deux avaient le même objectif.

- Haldir, nous ne pouvons l'abandonner! S'écria-t-il à son tour, à la surprise de tous.

- Je le sais, Legolas, mais nous ne pouvons rien faire de plus que ce que nous avons déjà fait jusqu'à présent. Nous avons parcouru la forêt de long en large, fouillé dans ses moindres recoins. Nous avons eu beau la traquer, chaque fois que nous étions sur le point de l'apercevoir, elle parvenait à s'extraire à nos regards et à nous semer. Nous ne pouvons même plus suivre d'éventuelles traces. Il n'ya plus aucun signe de son passage, et ce peu importe où l'on pose le regard. Nous ne pouvons trouver ce qui s'est volatilisé.

Tous trois gardèrent le silence. Ils savaient tout cela. Ils savaient que malgré tous leurs efforts, ils n'avaient plus découvert la moindre trace, le moindre indice quant à l'endroit où elle pourrait être. C'était comme si elle avait tout bonnement disparut, envolée. Mais ce n'était pas une raison pour l'abandonner!

- De plus, reprit Haldir, de plus en plus sombre, nous avons étaient avertit d'une nouvelle intrusion. Des Uruk-Hai, portant la marque de la Main Blanches, ont été vues aux frontières de la Lothlórien. Nous n'avons guère le choix.

Il se détourna et retourna auprès de ses soldats.

Aragorn se tourna vers eux, le regard emplit d'incertitude et de doute. Jamais auparavant il n'avait eu tel regard, et ce n'était pas pour les rassurer.

- Il n'est pas question que nous l'abandonnions! Grommela Gimli.

Il fit un bref mouvement de tête, montrant son approbation. Lui, être d'accord avec un Nain. Comme quoi, les miracles la suivaient dans son sillage.

- Et nous ne l'abandonneront pas Gimli, répondit le Rôdeur. Mais pour le moment, nous ne pouvons rien faire. Et je crains que ces créatures ne représentent une menace pour elle.

- Cela fait bientôt plus de trois jours qu'elle se dérobe sans que nous puissions la retrouver, je doute que des orcs puissent faire mieux.

- Il se peut qu'elle ne cherche point à les fuir, au contraire, dit-il, exprimant ses doutes à haute voix.

Gimli et Aragorn comprirent où ils voulaient en venir, et cette perspective ne les enchantait guère.

- Elle sait se battre. Ces orcs crasseux ont plus à craindre d'elle qu'elle n'a à craindre d'eux. Elle a du caractère et n'est guère du genre à se laisser malmener.

- Mais la colère et la souffrance sont mauvaises conseillères. Elles pourraient fausser son jugement et ses actes. Je n'ose imaginer ce qu'il adviendrait alors d'elle.

Nul n'osait. Et ce fut le cœur lourd, emplit d'inquiétude et de culpabilité quant à l'idée de cesser, ne fusse que temporairement, les recherches.

Il avançait, vif et rapide, avec discrétion, survolant les sous-bois, courant le long des branches dans un équilibre parfait, tel le vent soufflant dans la ramure des arbres. De sa position en hauteur, il pouvait voir loin au devant d'eux, mais il ne parvenait malheureusement pas à percevoir ce qu'ils cherchaient. En bas, Aragorn pistait, tandis que

Gimli trainait la patte, grognant comme un ours et soufflant comme un bœuf. Quelque part, à son niveau, dans les branches, Rumil progressait avec la même aisance que lui. Tous deux, de leur position, suivaient la piste grossière qui déformait la parfaite quiétude de la forêt. Les branches basses étaient brisées en un sentier tracé hâtivement, le sol était retourné, labouré par des pieds impies, sales et repoussants, tout comme ceux à qu'ils soutenaient et portaient toujours plus loin. Les Uruk-Hai, pour une obscure raison, s'étaient scindés en deux groupes d'importance inégale, le plus important se dirigeant vers le cœur de la forêt, vers la belle Caras Galadhon, l'autre cherchant au contraire à en atteindre la lisière et en sortir. Moins nombreux, ils suivaient ce groupe-ci, tandis que Haldir et les autres Elfes de leur escouade, s'en étaient allés dans une autre direction et chassé le plus gros de la troupe.

Cela faisait près d'une heure qu'ils les pourchassaient. Ces créatures immondes ignoraient tout de leur présence, de la chasse qui leur avait été donnée, et pourtant, leurs empreintes profondément incrustées dans la terre et l'humus, indiquaient qu'ils courraient comme si la mort était à leurs trousses. Ils se hâtaient, pour une obscure raison.

Mais à n'était pas le seul mystère qui obscurcissait ses pensée, en plus de l'inquiétude. Pourquoi s'étaient-ils séparés? Pourquoi eux cherchaient à quitter le territoire de la Lothlórien alors que les leurs continuer d'avancer? Ceux qu'ils poursuivaient avaient-ils pris peur et déserté les rangs de leur abjecte armée? Possible, mais il doutait que ce fut là la raison de leurs étranges agissements. Son instinct et sa sagesse, acquise au fil des siècles devenus millénaires, lui soufflaient de se méfier et d'accélérer l'allure.

Ils étaient tout proche à présent; il le sentait dans l'air, la pestilence de leurs chaires souillées, les relents de morts, de sang et de pourriture qui émanaient d'eux, étaient un supplice pour son odorat; le cri de la forêt désolée, des arbres lacérés et lésés, emplissaient son cœur, enflant telle une sombre litanie; la terre résonnait d'un imperceptible tremblement, roulement de tambours, martelée comme elle l'était par les pas lourds et pressés de ces erreurs de la nature; ses oreilles étaient agacées, froissées par le grondement et les râles essoufflés qui leur parvenait, de plus en plus proches.

Et enfin, alors qu'ils n'étaient plus qu'à quelques lieux de l'orée de la forêt, il put percevoir avec ses yeux une quinzaine de sombres silhouettes se mouvant entre les troncs avec maladresse, mais avec une rapidité déconcertante au vue de leur masse, pénétrant dans le cercle vide d'une clairière. La vision qu'ils offraient été des plus répugnantes. Des bêtes, se tenant debout sur deux jambes, voilà tout ce qu'ils étaient. Leurs corps étaient larges et hauts, couverts de hardes et de morceaux d'armures mêlées. Leur peau était noire, mais il aurait été difficile de dire si cela était naturel ou venait de la crasse qui si agglomérait. Leurs visages étaient déformés par un perpétuel rictus cruel, une expression de rage et de brutalité telle que nulle autre créature ne pourrait afficher. Et, comble de l'infamie, tous arborait la manche blanche, symbole de Saroumane le Blanc.

Alors que ses yeux ne pouvaient supporter d'avantage de contempler tant de laideur, un éclat d'une blanche pureté, perdu au milieu de cette hideuse vilénie, attira son regard, irrésistiblement. Là, au sein même du groupe, comme protégé de toute agression extérieure par le corps de ses siens, l'un des Uruk-Hai portait sur son épaule un corps inerte, une main posée dessus, comme pour s'assurer qu'il ne tomberait pas.

Une chevelure blanche, retenue d'une étrange façon par deux pics, laissait s'échapper des mèches de soie, qui se balançaient au rythme du chaos. Deux mains, aux longs doigts fins, dépassant d'amples manches, pendaient lamentablement dans le vide, liées entre elles par un lien de cuir. Le vêtement étrange qui couvrait une peau de porcelaine, était de la couleur du ciel, lors dune nuit d'été, parsemé d'étoiles, tandis qu'une lune d'argent en illuminait le dos.

Il sentit son cœur tomber dans un profond abîme, lesté par le plomb de la peur, tandis qu'il reconnaissait ce corps. Par les Valar!

Alors même qu'ils se trouvaient encore trop éloignés de la horde pour engager le combat, toujours courant parmi les branches, il ôta son arc de ses épaule, extirpa une flèche de son carquois, la fit glisser sur la corde, banda l'arc, et tira. La flèche, effleurant à peine les feuilles et les troncs, fila et se planta dans le dos de l'Uruk-Hai qui transporté le corps, à peu de distance de la tête de celui-ci. L'hideuse créature s'effondra, chutant vers l'avant, écrasant le corps dans sa chute, tué sur le coup.

Tous les siens cessèrent leur course. Trop lents à comprendre e qui venait de se passer, ils ne furent pas assez rapides pour se mettre hors de portée de la salve de flèches qui s'abattis sur eux, Rumil et lui jouant de l'arc avec une précision funeste, abattant six de leurs adversaires. Atteignant enfin la clairière, il sauta hors du camouflage des feuillages, atterrissant souplement sur le matelas de mousse et d'herbes tendres, et se rangea aux côtés d'Aragorn et Gimli, rangeant son arc et tirant ses lames elfiques. Accompagnés de Rumil, tout trois se jetèrent sur les Uruk-Hai encore debout, qui chargeaient eux aussi, tandis que l'un d'eux, lâche, s'enfuyait au loin emportant avec lui leur prise.

Refoulant toute autre pensée et sentiment, il accueillit l'Uruk-Hai qui se jetait sur lui de la pointe sa lame, l'enfonçant entre les côté, esquivant le coup d'un second. Il tournoya, virevolta, et une tête répugnante vola dans les airs. Avant même qu'elle ne touche le sol, il passa sous la garde d'un troisième assaillant, lui trancha la gorge d'un geste vif et précis, sans hésitation.

- Legolas!

Levant les yeux, il vit Aragorn repousser un Uruk-Hai, le tuer, et montrer avec angoisse l'autre bout de la clairière. Le fuyard en avait presque atteint la limite. Le Rôdeur lui fit comprendre d'un bref mouvement de la tête de les laisser se terminer ce combat, de se lancer à sa poursuite.

Il ne le laisserait pas même atteindre l'orée et disparaître parmi les arbres!

S'élançant, il courut de toute la force de ses jambes. Sa légèreté et sa vélocité d'Elfe le fit survoler le sol, dévorer les mètres qui le séparaient de son but en une fraction de secondes. Et alors que l'Uruk-Hai amorçait le dernier pas qu'il lui restait à faire pour se glisser dans l'ombre des sous-bois, il lui enfonça une de ses lames dans la nuque. Il y eut un bruit écœurant, alliance du craquement des os, du gargouillis étranglé qui s'éleva de la gorge transpercée, et du bouillonnement du sang qui s'écoulait de la plaie béante. Le cadavre tomba à genou, encore soutenu par le fer planté dans ses chairs. Legolas, une main sur la garde, se saisit du corps qui reposait toujours sur l'épaule, le fit glisser sur le tapis d'herbes, finit par retirer son épée, et la jeta à terre. Ne se souciant guère plus de ce tas immonde et sans vie de viande avariée, il s'agenouilla et prit délicatement la frêle victime, plongée dans une inquiétante léthargie. Du bout des doigts, incertain et craignant le pire, il effleura ce visage de porcelaine, suivant les contours des yeux, des lèvres, les traits si paisibles, presque souriant, avant de descendre dans le cou et de chercher un pouls. Il sentit sous la peau douce et blanche le sang pulser avec vigueur. Se penchant, il laissa un souffle léger et chaud lui caresser la joue. Elle respirait, son cœur battait. Elle vivait!

Une joie intense lui gonfla le cœur, chassant la peur qui y avait prit place.

Il sentit une douce chaleur se répandre dans son corps, tandis qu'il serrait un peu plus contre lui le corps endormi de Luana.