Non, vous ne rêvez pas :) Voici le quatrième chapitre de Twelve's Quest! J'espère vous avoir manqué un peu pendant ces quelques mois d'inactivité sur cette fic.
Disclaimer: Hetalia appartient toujours à Hidekaz Himaruya, la légende arthurienne est dans le domaine public (je suppose) et ce que je fais de ces deux univers est de mon cru.
Ce chapitre est plus court que les précédents, j'en suis désolée. Il ne me plaît pas des masses non plus, probablement parce que j'ai mis super longtemps à l'écrire. Il ne s'y passe pas grand-chose, pourtant il est nécessaire pour la suite grâce à quelques éléments disséminés ça et là; pour les mises au point sentimentales et des découvertes fascinantes, rendez-vous dans le chapitre suivant ^^
Je suis désormais sur Twitter, parce que je me suis rendu compte qu'il y avait pas mal de gens intéressants postant des choses intéressantes là-bas 8D Si l'envie vous en prend = NinielKirkland .
Pour ceux qui ont lu Regresa a mi, j'ai posté les "soundtracks" sur mon blog (ninielkirkland . wordpress . com sans les espaces).
Chapitre 4 : Réponses
Trois jours plus tard, ils atteignirent enfin le Northumberland.
Perdue au milieu de nulle part, la maison de maître Blaise s'apparentait plus à un ermitage, petite bâtisse biscornue en pierre, couverte de neige, à l'orée d'une forêt.
Le vieux moine ventru et barbu déblayait le chemin menant à sa porte, un épais manteau enfilé au-dessus de sa robe de bure.
Arthur, arrivé dans l'enceinte de la maison, descendit de cheval. Le confesseur leva la tête de son ouvrage et sourit.
-Il m'avait dit que vous viendriez, sire.
oOo
Maître Blaise n'avait pas l'habitude de recevoir autant de gens, et encore moins la place pour ce faire.
Le logement était en effet assez exigu et plutôt bas de plafond.
Au centre de la maison se trouvait la pièce qui servait de salle à manger à Blaise. La table n'était pas particulièrement grande et il y avait peu de chaises, occupées par Blaise, Arthur et Alfred. Matthias avait également réquisitionné celle de Lukas, qu'il avait dès lors assis sur ses genoux. Francis était adossé au mur derrière Arthur, les autres éparpillés dans la pièce sur les fauteuils environnants ou même debout.
Arthur, les mains posées autour du gobelet de vin gracieusement offert par l'homme d'église, rompit le silence peu à peu installé:
-Nous avons l'intention d'aller chercher Merlin, comme il vous l'a certainement dit. Nous sommes venus pour avoir votre avis sur différentes choses. Nous pensons qu'il est emprisonné dans la forêt de Brocéliande.
-Il y a des chances que vous ayez raison. Il m'a laissé entendre la même chose, il y a bien des années. Et vous voulez vous rendre là-bas, n'est-ce pas? Vous disiez vouloir mon avis... Si ça ne tenait qu'à moi, je vous défendrais d'y aller. Brocéliande est, selon les dires de Merlin, un lieu hanté par le Diable, un endroit qu'il a colonisé et dérobé à Dieu au fil des années. Qui sait combien l'espace et le temps peuvent y être distordus? De plus, Merlin y est retenu prisonnier par une fée à qui il a livré tous ses secrets. Le petit imbécile...
Les yeux de maître Blaise se perdirent dans le vague et un sourire nostalgique se dessina sur ses lèvres. Arthur songea que le vieil homme pensait peut-être au magicien qu'il avait si bien connu depuis l'enfance de ce dernier.
Le père reprit:
-Il n'y a qu'elle qui pourrait le libérer. Personne d'autre. Et certainement pas deux novices dont l'apprentissage n'est pas tout à fait achevé. Même si vous unissez vos forces, vous serez incapables de le délivrer.
-Ce n'est donc pas la peine de risquer nos vies à Brocéliande, si j'entends bien. intervint Francis.
-Si. répliqua le plus âgé. Vous devez y aller, mais pour une autre raison que j'ignore autant que vous tous. Arthur, vous avez quelque chose à accomplir là-bas, Merlin me l'a assuré. La carte qu'il vous a léguée est prévue pour vous y mener, pour peu qu'elle dévoile ses secrets.
-Savez-vous comment faire? demanda Arthur, la question lui brûlant les lèvres depuis un moment.
-Malheureusement oui, mon enfant.
Le ton de l'ecclésiastique était grave.
-Dans la forêt de Brocéliande, seuls ceux qui renient Dieu peuvent recevoir de l'aide. Autrement dit, cette carte ne vous révélera ses secrets que si vous priez le Diable... Du moins, c'est ce que Merlin a prévu.
Arthur resta silencieux un moment, puis, se levant, il annonça:
-Hé bien je me débrouillerai sans carte. Jamais je ne trahirai ma foi et adorerai le Diable. Merci pour votre hospitalité. Nous n'en abuserons pas plus longtemps.
oOo
Ils reprirent la route, vers le sud et la Petite Bretagne cette fois.
Alfred voyait bien qu'Arthur n'était pas satisfait de leur visite chez Blaise. Certes, il avait obtenu les réponses qu'il désirait, mais pas celles qu'il espérait.
La quête qu'il tentait de mener à bien était une impasse, ou en tout cas, personne ne voulait y croire et lui dire que c'était possible.
Alors qu'il avait un immense besoin de soutien, il ne trouvait personne pour l'encourager.
Des mois qu'il avait été confiné à Camaalot, plus triste que la pierre. Des mois qu'il n'avait participé à aucune quête.
Et celle qu'il entreprenait aurait pu être prometteuse, rassemblant des chevaliers des quatre coins du continent de différents niveaux et aptitudes. Pourquoi donc fallait-il qu'elle ait lieu à Brocéliande? A cause de cela -et des précisions peu encourageantes de Francis et de Blaise sur l'endroit- les participants étaient peu enclins à le suivre mais obligés de l'accompagner. Même si certains voyaient cela comme un défi supplémentaire: réussir là ou d'autres avaient échoué.
Mais suite aux révélations de Blaise, que devenait le but de l'expédition? Il n'y en avait plus, concrètement. Seulement "une certaine chose" qu'Arthur devait réaliser, ce qui était on ne pouvait plus abstrait.
De là découlait une autre question soulevée par l'entrevue avec le confesseur: quelle était donc cette chose à réaliser là-bas par Arthur?
Savoir que d'autres étaient au courant de son avenir et pas lui le frustrait énormément. Et c'était extrêmement perturbant de savoir qu'il devait se rendre à Brocéliande, parce que c'était son destin, sans en connaître la raison.
Son esprit vagabonda sur les potentiels devoirs qu'il devait remplir là-bas. Qu'est-ce que ça pouvait bien être?
Merlin ne pouvait pas l'envoyer là-bas sans lui en avoir parlé précédemment. En tout cas, il ne l'avait jamais fait jusqu'alors. Arthur devait chercher des indices dans ses conversations avec le magicien.
Une phrase prononcée par Blaise lui revint soudain en tête.
"Brocéliande est, selon les dires de Merlin, un lieu hanté par le Diable."
Elle trouvait un écho dans sa mémoire.
Un vieux souvenir...
Merlin.
Une bibliothèque.
Un texte qu'il n'avait pas compris à l'époque.
"Le château du Graal est perdu dans la forêt du Diable."
Etait-il possible que la forêt du Diable soit Brocéliande?
Dans ce cas, était-ce vraiment là qu'était caché le Graal depuis des siècles? Etait-il seulement possible que le Graal existe bel et bien?
Cette coupe sacrée ayant recueilli le sang du Christ n'était pourtant qu'une légende…
Arthur se donna une claque mentale pour avoir pensé cela.
Bien sûr qu'il existait, puisque Merlin l'avait exhorté à le trouver des années auparavant.
Parfait.
Il y avait de nouveau un but à la quête, même s'il restait obscur. L'immortalité était peut-être au bout du chemin, si ce que Merlin avait dit s'avérait exact... Et pour les détails, Arthur savait plus ou moins ou chercher. Le livre dans lequel se trouvait le texte lu plusieurs années plus tôt contenait forcément les informations qu'il recherchait... Et plus encore.
Arthur devait retrouver ce livre.
Ce qui voulait dire qu'Arthur devait retourner là où il avait grandi, chez Antor.
Arthur laissa échapper un soupir. Il n'en avait pas envie, mais n'avait pas non plus le choix.
Retrouver ses parents adoptifs qu'il n'avait plus vus depuis le soir où son père lui avait révélé qu'il ne l'était justement pas serait difficile. Qu'allait-il leur dire?
"Salut, c'est moi, j'ai boudé pendant quatre ans, j'ai toujours pas trouvé qui étaient mes vrais parents, mais j'ai besoin de vous alors me voilà"?
Parce que oui, il leur en avait voulu lorsqu'il avait appris qu'on lui avait caché ce secret pendant seize ans.
Parce que oui, il avait cherché désespérément ses origines, consulté de nombreux livres, interrogé de nombreuses personnes susceptibles de le savoir, voyagé dans toute l'Ile pour essayer d'entendre parler d'un enfant disparu devenu roi... Car cela avait dû se savoir, n'est-ce pas? Il avait également espéré, attendu des mois durant que quelqu'un se manifeste et se présente comme son père ou sa mère. Mais rien ni personne n'avait pu l'éclairer au sujet de ce nom hérité d'il ne savait où, Kirkland. Et ce sujet hantait ses nuits autant qu'Alfred ou ses souvenirs d'enfance et de Merlin.
Il ne pouvait pas non plus investir les lieux avec les autres chevaliers. Le domaine était grand et ils auraient tous pu dormir au chaud et à l'abri des intempéries de l'Ecosse septentrionale, mais il ne pouvait pas retourner chez ceux qui avaient été ses parents pendant seize ans après quatre années de silence et profiter voire abuser de leur hospitalité.
Hors de question.
Néanmoins, il ne pouvait se résoudre à y aller seul.
Trop intimidé, trop effrayé à l'idée d'être rejeté. Après tout, il n'était plus le fils d'Antor, ni de sa femme, alors, pourquoi l'accueilleraient-ils à nouveau à bras ouverts?
Alfred devait y aller avec lui.
C'était une bonne idée, non? Le plus jeune avait quitté la demeure familiale depuis longtemps lui aussi, et qu'elle lui manquait ne faisait aucun doute. De plus, les chevaliers ne laisseraient pas Arthur partir seul, c'était trop risqué pour un roi. Si son Sénéchal l'accompagnait, ils ne trouveraient rien à redire.
Et puis... C'était aussi une occasion de se retrouver seul avec Alfred. L'ambiance était tendue entre eux depuis le début du voyage, et Arthur ne le supportait pas, bien que c'était de sa faute et uniquement de la sienne.
Sacrebleu, voila qu'il se mettait à avoir des remords...
Arthur plaça son cheval à la hauteur de celui d'Alfred, qui n'émit aucun commentaire. Néanmoins, son visage se ferma sensiblement.
-Al?
Il n'obtint qu'un grognement en guise de réponse qui l'invita à continuer.
-Je... J'ai pensé à quelque chose qui pourrait nous aider dans la quête. Je veux dire, qui nous aidera certainement dans la quête.
-Je t'écoute. dit Alfred avec un vif regain d'intérêt.
-Il y a un livre, que j'ai lu étant enfant... Qui parle de ce que nous cherchons. De la forêt... Du Graal.
-Le Graal?
-Le Graal. Il existerait bel et bien. J'ai besoin de retrouver ce livre... Et j'ai besoin de toi. Acceptes-tu de m'accompagner chez ton père?
oOo
Arthur fit arrêter ses compagnons au beau milieu d'une clairière, sans crier gare.
-Un problème? s'enquit immédiatement Francis.
-Une envie pressante, sire? ironisa Gilbert.
-Ni l'un, ni l'autre. répondit Arthur, radieux. J'ai une piste pour continuer notre quête. C'est ce que j'appelle une bonne nouvelle.
-Pas trop tôt. marmonna Ivan.
-Je vais aller chercher des informations en Ecosse, avec Alfred. Nous sommes à un peu plus de trois jours de Carleon, vous nous attendrez là-bas.
-Une minute. l'interrompit Roderich. Ce n'est pas prudent de vous rendre en Ecosse seuls. Pourquoi ne pas y aller tous ensemble?
-Je préfère que vous vous reposiez et que vous vous prépariez correctement à la quête, aussi bien mentalement que physiquement. Lovino doit encore apprendre à se battre correctement, ce qu'il n'aurait pas l'occasion de faire en nous accompagnant. De plus, ce qui nous attend nécessitera des chevaliers en pleine possession de leurs moyens. Profitez du repos qui vous est accordé, et nous reviendrons certainement avec un nouveau but précis. Ainsi, ceux qui étaient réticents pour aller chercher Merlin auront une bonne raison de m'accompagner. Matthew?
Le jeune chevalier sursauta.
-O...Oui?
-C'est toi qui connais le mieux la région. Emmène-les jusqu'à Carleon sans encombre, d'accord?
-B...Bien sûr, sire.
Il rougit. Etre ainsi au centre de l'attention et à la tête du groupe ne lui plaisait pas des masses.
-Nos routes se séparent ici, si je comprends bien... déclara Francis.
-Mais ce ne sont pas des adieux. répliqua Arthur avec un sourire. Alfred... Allons-y.
Ils firent demi-tour et partirent au galop dans la direction opposée, reprenant la direction du nord tandis que le groupe continuait vers le sud-ouest.
-J'espère que tout ira bien pour eux... marmonna Francis pour lui-même.
Cependant, Gilbert l'entendit et lui répliqua:
-Tu t'en fais trop, Frannie.
-Exactement. renchérit Matthias. Tu connais leur réputation... Il parait que ce sont les deux meilleurs chevaliers de ce royaume. On raconte qu'ils pourraient venir à bout de n'importe quel péril.
-C'est vrai... Et de toute façon, Arthur aime bien trop sa liberté pour accepter d'être escorté alors qu'en tant que roi, il est en permanence en danger. Il a parfois besoin d'être un chevalier ordinaire...
-Arrêtez un peu de gamberger et avancez! aboya Lovino, derrière eux. Plus vite on sera à Carleon, plus vite on pourra pioncer correctement!
-Non, Lovi, ce que tu veux dire, c'est: "plus vite nous serons à Carleon, plus vite j'apprendrai à me battre."
-Ouais, apprends-moi à me battre, bastardo, excellente idée. Je meurs d'envie de te foutre une raclée.
-On fait ça quand tu veux!
oOo
C'est pas vrai...
Encore ces bruits de sabots martelant le chemin quelques mètres derrière eux, cette impression d'être suivis et observés.
Ils avaient quitté la compagnie quelques jours auparavant maintenant, et étaient à quelques heures à peine du domaine d'Antor. Arthur n'avait jamais été aussi certain d'être pisté qu'à ce moment.
Alfred, lui aussi, s'inquiétait. Que leur voulait-on depuis leur départ de Camaalot mais, pire, combien étaient-ils pour produire un bruit aussi fort?
Les deux chevaliers échangèrent un regard et, d'un accord muet, décidèrent d'accélérer. Leurs poursuivants étaient bien trop proches et ils ne voulaient surtout pas être impliqués dans quoi que ce soit d'autre que leur mission.
Il fallait qu'ils atteignent le domaine sans encombre.
Un cri de geai se fit entendre, répercutés plusieurs fois dans les sous-bois.
Les poursuivants accélérèrent eux aussi.
-Nous sommes surveillés de près! déclara Alfred.
-Ils sont trop nombreux pour qu'on puisse tenter quoi que ce soit. Dépêchons-nous d'arriver dans le domaine.
Ils continuèrent leur chevauchée sans échanger un mot de plus. L'un comme l'autre connaissait le chemin par cœur, et ils espéraient tous deux voir apparaître rapidement les paysages familiers du domaine d'Antor.
oOo
Les poursuivants gagnaient sans cesse du terrain, tandis que les chevaux d'Arthur et d'Alfred se fatiguaient de plus en plus vite à cause des exigences de leurs maîtres.
Ils étaient à moins d'une demi-lieue de leur destination.
Mais c'était encore trop loin. Leurs coursiers les talonnaient. Si Arthur se retournait, il pouvait distinctement voir des cavaliers, vêtus de noir des pieds à la tête, au visage dissimulé sous un masque sombre. Ils étaient une vingtaine et arboraient tous une épée et un bouclier de couleur noire, sur laquelle se détachaient nettement des armoiries illustrant un serpent d'argent.
Arthur ne connaissait pas ces armes, et en un sens, ça le rassurait. Au moins, il ne s'agissait pas d'un de ses vassaux devenus félons…
Une flèche fut décochée dans sa direction. Il fit faire un écart violent à sa monture pour l'éviter, tandis qu'Alfred se plaquait le plus possible contre l'encolure de son cheval.
Puis une pluie de traits s'abattit sur eux. Arthur, touché, tomba au sol, roula plusieurs fois sur lui même et s'immobilisa finalement sur le dos avec une grimace et un cri de douleur. Alfred fit aussitôt demi-tour et se précipita aux côtés du roi.
-Arthur! Ca va?
Le blond n'eut pas l'occasion de répondre. Leurs poursuivants avaient mis pied à terre à leur tour et dégainèrent leurs lames.
Arthur grogna. Deux contre vingt. C'était presque perdu d'avance.
Mais ils n'avaient pas l'air enclins à discuter.
Il se saisit de la garde de son épée et la sortit du fourreau. Elle étincela et refléta la blancheur de la neige environnante.
Alfred l'imita. Ils se placèrent dos à dos et au signal d'Arthur, lancèrent l'assaut.
Arthur sentait ses forces diminuer avant même de se battre. La flèche logée dans son flanc droit le faisait souffrir et le privait de ses moyens.
Il sélectionna néanmoins ses adversaires dans la mêlée et se battit comme un lion, asséna coup après coup, transperça les cuirasses, trancha gorges et tendons, para les attaques, retira sa lame de corps inertes, tout en admirant Alfred qui se faufilait gracieusement entre ses adversaires en distribuant équitablement les coups.
Arthur trouva un opposant plus coriace qui le mit plus en difficulté. Plus rapide et plus puissant que ses prédécesseurs, il esquivait à la fois les attaques d'Arthur mais le criblait de ses propres techniques et plusieurs atteignirent leur but.
La douleur vrillait les tempes du roi, qui tomba à genoux. Il se releva toutefois, pour mieux retomber, le ventre lacéré de blessures profondes.
Sa respiration se faisait erratique, ses yeux émeraude exprimaient la panique et la rage. Il cherchait Alfred, sans pouvoir le trouver.
Un rire et un cri déchirant de douleur s'élevèrent simultanément.
Arthur s'inquiéta encore plus depuis le monde voilé par la douleur dans lequel il était tombé.
Le cri était celui de son Sénéchal.
Quant au rire, il provenait de la même bouche que celle qui adressa quelques mots au roi.
-Ta demi-sœur te salue, Arthur Kirkland.
La silhouette drapée dans ses vêtements noirs lui asséna un coup dans la tempe et Arthur sombra.
oOo
Le garde-chasse parvint enfin à rattraper ses chiens, qui couraient en aboyant depuis longtemps, alors que lui même, à pied, peinait à garder leur cadence.
Ils s'étaient arrêtés sur le chemin menant au château, à la limite du domaine.
Des traces dans la neige témoignaient de la présence de cavaliers, qui s'en étaient retournés au vu des traces dans le sens inverse, et un affrontement avait apparemment eu lieu. Des cadavres traînaient ça et là, tous de noirs vêtus, les vêtements rendus poisseux par le sang qui rougissait la neige
A l'intérieur du demi-cercle formé par les cadavres, deux autres se détachaient du lot. Leurs habits, mouillés par la neige et tâchés de sang, avaient jadis été colorés et de bonne facture. Les deux jeunes hommes blonds avaient encore les doigts serrés autour de la garde de leur épée.
Le garde-chasse n'en croyait pas ses yeux. Il s'approcha davantage pour confirmer ses soupçons et contempla les visages des deux chevaliers.
Oh oh, c'est le seigneur qui va être content! Ou peut-être que non, vu leur état…
Je ne sais pas quand arrivera le chapitre 5... Il n'est même pas encore commencé T-T Mais je n'oublie pas, promis!
A bientôt ~
Une review? :)
