Ho, mais que vois? Miracle! Je suis de retour! Un peu comme Luana en somme ^^.

Désolée pour cette très longue absence, mais, j'étais gravement malade. Sisi, je vous assure! J'avais attrapper le syndrome de la page blanche! x) Impossible de faire sortir ce chapitre de ma tête.

Je ne pensais pas 'ailleurs écrire ce que je vous jette en pâture, mais faire des retrouvailles rapides et vous offrir un passage assez... non je vais pas dire! =3 Mais ne vous inquiétez pas, je vus le garde au chaud pour les chapitres à venir ;)

Quoiqu'il en soit, voici u long chapitre pour me rattraper de mon retard.

Reviews: répondre à un grand nombre d'entre vous, si j'ai eu tant de facilité à décrire la détresse de Luana lors de sa dépression, c'est car moi même j'ai dut faire face à la peur de perdre mon frère, dont je me suis en partie inspirée pour créer le personnage de Éric. Voici, maintenant vous savez.

Merci à Laulsbm, elfic, annadriya, Queen-Mebd , Elflike et Rbcca Lonsonne, dont les reviews m'ont fait grand plaisir =D En espérant que vous aimerez tout autant ce nouveau chapitre.

VegetaYouShoulveComeOver : meuh nan, il n'a pas le béguin le Leggy chou, juste qu'il s'inquiète pour un de ses compagnons de galère ;) Haldir/Luana? O.o Heeeeu... non, mais si ça peut te faire plaise, ils vont faire la paix ^^. Ok si tu veux... Greuuuuuul! XD (si tu connais pas,n vas voir sur youtube kaeloo, et si on jouait à la quête du greul ;) )

Roselia001: je sais, je sais, c'"était un petit chapitre. Promis le nouveau est plus long ;) Si tu veux savoir ce qui se passe dans une laitue... dan la tête d'un elfe je veux dire ^.^', j'essaierai de refaire un pdv Legolas =) je me suis bien marré moi aussi sur le "miracle" lol Roselia, quand comprendraxs tu que j'aime vous mettre des fins pourraves, juste pur être sûre que vous serez là aux prochain rdv? =P

Aline: Ha bon? c'est bizarre, mon insatisfaite préférée (Roselia, pour ne pas la citer XD ) le trouvait trop court ^^ Je vais faire en sorte qu'il y ait quelque passage avec Haldir si tu l'aime bien, mais rien de plus qu'un peu d'amitié entre eux! C'est vrai que souvent Leggy est un peu mièvre et niais... J'essaie de le rendre un peu plus classe et attachant à la fois ;) (mais c'est dur! . ) Mais qu'est ce qui te dit qu'il est amoureux enfin? lol C'est fait exprès, je voulais que le lecteur ne sache pas tout de suite de quel pdv on était ^^ J'explique, ne t'inquiète pas, mais pour mieux poser d'autre questions sans réponses! XP Merci pour tes louanges lol (houlà, je suis étrangement serrée dans mes chaussons mi! ^.^ ) Bonne lecture!

Galatelenn: Aïe! encore une accro! Je vais finir par avoir des ennuis avec les services de police ou de santé moi! XD Merci pour ta review, sa voir que tu apprécier autant ma petite Luana me fait énormément plaisir! J'adore ton pseudo soi dit en passant! moi aussi je ne peux pas m'empêcher de créer des noms en quenya ou sindarin! (d'où mon nouveau nom de plume ^^ )

Small-she-wolf : contente de te revoir ma ptite Wolfy (ça te dérange pas que je te surnomme comme ça? ~.~ ) La pause ne t'as pas empêché d'avoir ton bac blanc j'espère? lol Peut être ne devrais pas publier avant la fin du bac sinon je risque de te déconcentrer dans tes révisions XD En tout cas je te souhaite bon courage et bonne chance! =D Et des questions tu en auras encore! Et encore une fois, fort peu de réponses ;) Au pire, poses en moi quelques unes,je verrais si je pourrais y répondre sans trahir l'histoire =) Ok ok, j'ai compris, je me remet à la tâche! ^^ Su ce, bon chapitre!


Chapitre 33: après l'aller, le retour

Je marche. Sans but. Sans même un point de départ. Où vais-je? D'où viens-je? Je ne sais pas.

Je marche, sans rien voir, rien entendre. Depuis combien de temps suis-je en train de marcher? Combien de temps encore vais-je devoir continuer? Combien de jours et de nuits sont passés? Combien passerons encore? Je marche sans savoir où je vais, d'où je viens. Pantin sans âme, marionnette d'un destin perdu.

Je suis ... que suis-je? Qui suis-je? Je ne sais pas. Je ne sais plus.

Cherche-moi.

Qui est là?

Une partie de toi.

D'où viens-je ?

Trouves moi.

Où vais-je ?

Je suis là.

Qui suis-je ?

Tu es moi.


Elle marchait, marchait sans cesse, sans savoir où elle allait, sans savoir qui elle était.

Où? Tout ce qu'elle pouvait dire, c'est qu'elle montait, dans le but d'atteindre l'immense lune qui scintillait tout là haut, si haut au dessus d'elle, très loin devant, grimpant une à une les marches d'un immense escalier d'argent et de clarté, perdu dans l'espace vide et infini des ténèbres. Un garde-fou sculpté et ouvragé assurait son ascension, tandis qu'une voûte d'entrelacs, soutenue par des piliers d'orfèvrerie, la protégeait du chaos extérieur, soutenant le poids des ombres qui pressait l'architecture de toute part, cherchant à l'écraser. Elle ne voyait pas la lutte entre l'obscurité et la lumière, elle la sentait. Elle devinait le désir néfaste que nourrissait cette noirceur ambiante à son égard, luttant tant et plus dans le seul but de la voir en son pouvoir, de la tenir entre ses doigts intangibles et pourtant si destructeurs, de la brouiller sous les rouages de ses machinations. Elle percevait au contraire la bienfaisance de la lueur lunaire qui la nimbait dans chacun de ses pas, lui insufflait toujours plus de force et de volonté pour avancer, comme si elle était à la fois à l'intérieur et à l'extérieur d'elle, comme si elle agissait aussi bien de son propre chef que sous sa volonté à elle.

Qui? Elle n'en avait pas la moindre idée. Sa seule certitude était qu'elle trouverait la réponse une fois arrivée tout en haut de l'escalier. Des flashs semblaient danser à la périphérie de sa conscience. Conscience? Était-elle consciente? Elle savait être quelqu'un, à moins que ce ne fût quelque chose. Elle voyait ses pieds se mouvoir sous elle et la porter vers l'avant, elle voyait ses mains balancer au rythme de ses pas, elle savait être elle, bien qu'elle ne sut pas qui elle était. Quoiqu'il en fut, son champs de vision était empli d'images, de visages, de lieux. Ils étaient si étranger à ses yeux, pourtant, ils éveillaient en elle un sentiment étrange de bien être, un irrépressible besoin de les retrouver. Aussi se dépêchait-elle de grimper, allongeant le pas, accélérant. Et plus elle montait, plus les images se pressaient dans sa tête. Elle se mit à courir, dans le seul espoir de les revoir, survolant les dernières volées de marches. Oui, revoir tous ces gens, revoir ce monde, ces gens, si chers à son cœur.


Elle inspira profondément, goulument, à la façon de ceux que l'on prive d'air pendant trop longtemps. La sensation d'étouffement qui l'oppressait, lui comprimait la poitrine, s'envola, tandis qu'elle retrouvait ses esprits. Elle s'éveilla doucement, et gardant néanmoins les yeux fermés, elle prit conscience de son corps, prit conscience qu'elle était en vie. Elle n'était donc pas morte, aplatie comme une crêpe baignant dans son jus sur le bitume, au pied de son immeuble. Elle eut envie de rire et de pleurer de sa bêtise: se la jouer à la "I believe I can fly" sans même être sûre du résultat, fallait le faire. Mais à aucun moment de sa chute, elle n'avait douté.

Elle savait qu'elle reviendrait, qu'elle se réveillerait en ce monde qui était sien désormais, en Terre du Milieu, parmi ceux qui, à travers le temps et les épreuves, étaient devenus comme une nouvelle famille. Elle désirait plus que tout les revoir. Il y avait tant de choses qu'elle voulait faire lorsqu'elle serait de nouveau parmi eux.

Elle voulait serrer Frodon contre elle, lui répéter encore et encore qu'elle n'aurait de cesse de marcher à ses côtés, qu'elle le mettrait à l'abri des ténèbres sous une cloche de lumière, elle filerait les rayons de lune, et tisserait une cape, qu'elle offrirait à son Hobbit préféré pour que jamais, le froid de la nuit ne puisse l'atteindre. Lui faire mille et unes promesses afin que jamais il ne désespère.

Elle se jetterait au cou d'Aragorn, lui dirait combien il comptait pour elle, lui, son soutien, ses conseils, sa présence afin d'avancer sans jamais dévier du droit chemin, qu'il était pour elle comme un grand frère, voir le père dont elle aurait tant eu besoin. Elle ferait tout pour qu'enfin il puisse prétendre au titre qui lui revenait de droit, et ainsi épouser sa bien-aimée, la belle Arwen.

Elle embrasserait Sam sur la joue, pour le simple plaisir de le voir rougir, et lui prouverait que contrairement à ce qu'il disait, il était un grand Hobbit, non pas par la taille, mais par le courage et le cœur.

Elle plaisanterait et rirait à n'en plus pouvoir avec Merry et Pippin, oublierait avec eux les malheurs qui s'étaient abattus sur eux. Ils titilleraient tous trois Gimli. Lui aussi, elle tenait à le revoir, à pouvoir de nouveau le taquiner; elle serait même prête à accepter les pires insultes pour le simple plaisir de voir le Nain prendre sa défense.

Même Boromir lui manquait, c'était pour dire. Il avait des tas de défauts –elle aussi, elle ne se faisait pas d'illusion –et ne l'appréciait visiblement pas – et c'était réciproque. Mais ¡mierda!, ce n'était pas quelqu'un de mauvais! Difficile de ne pas le comprendre lorsque l'on voyait avec quelle ardeur il luttait aux côtés de ses compagnons. Luana avait parfaitement compris qu'il avait juste peur, peur de voir s'écrouler son royaume, de ne pas réussir à défendre le peuple qu'il devait protéger, les êtres chers qui devaient l'attendre chez lui. Cette peur si grande qu'il était obligé de la cacher sous ses airs durs et orgueilleux, et qui le rendait si faible face à la perversion. Elle ferait désormais preuve de plus de sympathie et de respect à son égard, et s'il le lui permettait, d'amitié. Et, dans la mesure du possible, tâcherais de ne plus le traiter de cabron, de gilipollas, de merluzo… enfin tous les noms peut glorieux dont elle avait ensevelis.

Elle regretterait éternellement Gandalf, mais au moins ferait-elle la paix avec elle-même, cesserait de se tourmenter et de s'accuser de n'avoir rien fait pour sauver le Mage Gris. Elle tâcherait de garder l'éclat de son nom aussi vif que lors de son vivant, et de répandre les récits de ses aventures.

Quant à Legolas… elle ne lui ferait aucune promesse insensée, ne se jetterait pas à son cou, ne l'embrasserait pas sur la joue, ne plaisanterait pas avec lui, ne le titillerait pas. Elle prendrait de ses nouvelles, s'assurerait que sa blessure ne présentait plus aucun danger pour sa santé, puis ferait comme elle l'avait fait auparavant, elle échangerait avec lui un mot par ci par là, deux avec un peu de chance. Elle ne voulait pas interférer entre le prince de Mirkwood et la douce Lindoïlin. Sa présence ne ferait qu'importuner les deux Elfes. Elle se sentirait honteuse de troubler l'amour entre deux êtres faits pour se rencontrer.

Ainsi agirait-elle envers les membres de la communauté. Ainsi prévoyait-elle les retrouvailles. Légères, joyeuses, loin du chagrin qui pesait encore sur elle, à l'écart des sentiments qu'elle ne parvenait pas à identifier.

Mais avant tout cela, il y avait une chose qu'elle devait vérifier. Une simple vérification afin de s'assurer qu'elle était bien de retour, qu'elle n'ouvre pas les yeux pour contempler le plafond blanc d'une chambre d'hôpital, plutôt que de contempler le ramage magnifique des bois de la Lothlórien.

"Nana?"

" Combien de fois devrais-je te dire de ne pas m'appeler ainsi?"

Luana sentit son cœur faire un bond dans sa poitrine. Elle était de nouveau elle, entière, ressentant aux tréfonds de son être, derrière la barrière de la conscience, la présence à la fois si aimante et rassurante de sa louve. Naurofána, pour lui prouver qu'il ne s'agissait pas d'un rêve, lui envoya des ondes de chaleur et d'amour, qui parcoururent tout le corps de la Nauro, la faisant frissonner de bien être des pieds à la tête. Elle en vint même à faire une chose que la louve ne manquerai pas de désapprouver.

Elle glissa au fond de sa conscience, se coulant au fil d'une arche argentée –qu'elle n'avait jamais vu jusqu'à cet instant –jusqu'à la frontière intangible qui séparait la conscience de l'inconscience. Elle s'y présenta, ignorant les avertissements passés de Naurofána. Celle-ci l'attendait toujours de l'autre côté de la ligne de démarcation, assise bien droite. Sa fourrure se parait de mille reflets d'argent. Ses yeux dorés aux reflets de miel parurent à Luana encore plus doux et chaleureux qu'auparavant.

- Peut être préfères-tu que je t'appelle Nena*?

- En ce cas tu ne verras pas d'inconvénient à ce que je t'appelle Niña.

Luana ne put s'empêcher de sourire, avant de plonger dans le regard doré qui la fixait. La Nauro et sa louve restèrent une éternité ainsi, à se contempler, ne pouvant s'empêcher de chercher la moindre trace qui aurait put démentir leur réalité présente.

- Je croyais que je n'avais pas le droit de m'attarder ici, ironisa Luana. Tu ne me fais pas la morale comme quoi je suis… inconsciente?

- Tu es une inconsciente impénitente. Quoique je dise ou fasse, tu n'en aurais que faire, gronda Nana avec une note de désillusion. Tout ce qu'il m'est possible de faire est de limiter les dégâts.

Le grognement de la louve ressembla à si méprendre à un ricanement blasé.

- Pour ce qui est de t'attarder à la limite de nos domaines respectifs, tu sais ce que j'en pense. Les ténèbres qui nous séparent se sont accrut de façon alarmante, elles n'en sont que plus dangereuses pour toi. Néanmoins, les ombres ne sont pas les seules à avoir gagné en force et en grandeur. La simple passerelle que j'avais tissée à l'aide de ma magie entre nous est devenue un véritable viaduc, sans compter le véritable bunker qui le recouvre. Tant que tu ne le quitte pas, tu es en sécurité.

- Alors, je peux de nouveau venir te rendre visite et prendre le thé?

La louve poussa ce qui se rapprochait d'un soupir.

- Décidément Luana, tu ne changeras jamais.

- Toi aussi tu m'as manqué, Nana.

Avec un geste infiniment lent, presque hésitant, Luana leva une main tremblante. Elle effleura délicatement la surface éthérée qui les séparait. Lorsqu'elle la franchissait, c'était à chaque fois tout entière qu'elle se trouvait aspirée, pour fusionner avec Naurofána et se transformer. Jamais elle n'avait put "toucher" l'animal, jamais elles n'avaient put avoir de lien plus intime que le fait de se parler de sa voir, mais moins profond que celui de fusionner. La Nauro voulait pouvoir enfin non pas ressentir la présence de cette partie d'elle, mais pouvoir palper ce qui était sa moitié, sentir sous sa peau le soyeux du pelage banc comme neige. Sa main rencontra tout d'abord une résistance répulsive, avant que la glace ne se liquéfie et ne tente de l'attirer toute entière. Luana dut résister à cette attraction si soudaine. Elle ne voulait pas aller de l'autre côté de la barrière, elle ne voulait pas se retrouver dans l'inconscient. Comme pour se conformer à sa volonté, les forces qui s'efforçaient de la repousser puis de l'entraîner enflèrent, s'opposèrent, pour finalement se compenser.

L'humaine laissa son bras s'étendre dans cet univers inconnu qu'était l'inconscience. La louve avança sa tête massive, laissant les doigts plonger dans sa fourrure. Pour la première fois, toutes deux avaient un contact "physique". Ce fut un instant magique, de pure complicité et d'une tendre intimité.

- Te quiero Nana, souffla Luana, émue. Je ne saurais dire de quel amour véritablement, je ne sais pas si je t'aime comme une amie, une sœur, une mère, mais je sais que sans toi, je ne suis rien. Tu dois déjà être au courant, mais je suis retournée dans mon monde, où tu n'étais pas. J'ai eu beau chercher au fond de moi, appeler, je ne ressentais rien. C'était comme si je traversais du vide, pour finalement me prendre un mur en pleine face. Je refusais de croire à ce qui s'est passé en Terre du Milieu, au fait que toi et moi n'étions qu'une, j'ai tâché d'oublier, de t'effacer de ma mémoire. Tout ça pour me rendre compte que sans toi, je ne pourrais pas vivre, que j'étais condamnée à mourir. On aurait tout aussi bien put me priver d'eau et de nourriture, voir d'air, ce n'est pas ça qui m'aurait tué. Mais ton absence. Tu as beau ressentir au fond de moi mes sentiments et mon amour à ton égard, je ne te le dirais jamais assez.

La jeune Nauro se tut, laissant ses mots prendre tout son sens. Elle n'avait guère l'habitude de ce genre de discours, ni même n'aurait crut en être capable. Néanmoins, elle était devant Naurofána, devant sa "conscience". La louve était cela pour elle: existant dans l'inconscient, s'exprimant dans le conscient, la guidant dans ses choix et ses actes, faisant partie intégrante d'elle. Comment pouvait-on vivre sans conscience, sans être complète?

- Je sais, gronda tout bas la louve. Je sais tout cela, mais te l'entendre dire, rien ne pouvait me faire plus plaisir. Moi aussi je t'aime Luana. Moi aussi j'ai souffert de ton absence.

- Mon absence?

Luana, sans pour autant briser le contact entre la peau de l'un et la fourrure de l'autre, plongea son regard dans celui de Naurofána. Les yeux flamboyants étaient emplit du souvenir douloureux de leur séparation, et visiblement de la peur de revivre l'écartèlement que cette rupture impliquait.

- Tu as quitté la Terre du Milieu pour retourner dans ton monde d'origine, quant à moi, je suis restée ici. Je n'en ai que de vagues souvenirs, tout est flou dans ma mémoire. Ce que je peux te dire néanmoins, c'est que je n'étais alors plus qu'une simple louve aux instincts primaire, sans la moindre trace d'humanité, non pas une Nauro. Tout ce dont je me rappelle, c'est d'avoir prit le contrôle de notre corps sous sa forme animale, chassé pour me nourrir, et d'avoir fuit, les hommes autant que les Elfes. Mais s'il y a bien une chose dont j'avais conscience, c'était bien du vide laissé par ta disparition.

Luana continua de gratter derrière l'oreille de Naurofána, le regard fixe, les paupières à demi baissées. Les dires de la louve étaient en tout point comparable à ce qu'elle avait ressentit dans son monde: l'impression de ne plus être une Nauro, mais une simple humaine.

- Étrangement, lorsque tu as disparue, je me suis sentie tirée vers le haut, comme si nous fusionnions, à la différence que je fus seule à l'arrivée.

La jeune fille releva brusquement la tête.

- J'ai eu la même impression! Quand… quand j'ai découvert…le corps d'Éric… je me suis sentie perdre pied. C'était comme si le sol s'était ouvert, et que je tombais.

Toutes deux restèrent un moment silencieuses, chacune dans leurs pensées, sachant pertinemment que l'autre y avait accès.

- Nana, que sais-tu de nous?

- Ce que tu entends par là c'est: comment se fait-il que je sois restée ici alors que tu retournais dans ton monde, n'est ce pas? Comment se fait-il que nous ne pouvons vivre l'une sans l'autre, et que pourtant, nous avons été séparées par tout un univers?

Luana acquiesça sans un mot. Qu'il était aisé de discuter avec quelqu'un qui comprenait le fond de sa pensée!

- Pour être honnête, je ne sais pas. La Terre du Milieu n'a que peu de secret pour moi. Qu'il s'agisse de son histoire, de sa géographie ou de ses peuples, j'en connais bien des choses. Mais en ce qui nous concerne, je ne puis rien te dire. Notre existence en ce monde à débuter lorsque tu es arrivée dans la Comté. Et pourtant…

- Pourtant, tu sens que nous avons un lien avec la Terre du Milieu. Que nous ne sommes pas arrivées ici par hasard…

- En effet.

Luana ne put s'empêcher de sourire. De nouveaux doutes s'étaient installés en elle, accompagnés cette fois d'intuition, de pressentiment. Elle ne savait plus tout à fait qui elle était, d'où elle venait. C'était comme si couper les ponts avec son monde lui avait ôté tout point d'ancrage.

- Non Luana. Tu n'es pas à la dérive parce que tu as décidé de tourné le dos au monde où tu as grandit. Tu as juste levé les voiles afin de suivre ta destinée. Tu vogue désormais sur des eaux agitées, mais un jour peut être atteindras-tu la terre ferme, ou des eaux plus calmes.

- ¡De l'agua mansa me libre Dios! Que de la brava me garderè yo.**

-Toujours aussi hardie! Gronda avec amusement et fierté la louve. Quoiqu'il en soit, nous ne découvrirons les réponses à nos questions qu'en avançant. Elles se révèleront à nous le long de notre route.

- Je sais, et je n'aurais de cesse de chercher. Mais avant ça, il y a d'autres questions auxquelles je dois trouver une réponse, tout de suite!

- Tu veux savoir qui est responsable de la mort de ton frère. En ce cas, ne perd pas de temps. De plus, je ne suis pas la seule à vouloir te revoir, et je ne voudrais pas retarder ces retrouvailles.

La frontière entre la louve et l'humaine se fit plus tangible. Luana fut contrainte de retirer sa main, et, avec un dernier regard pour Naurofána, remonta la grande arche d'argent. Cette ascension lui en rappela une autre, sur un escalier de lumière, dans un monde de ténèbres…


Revenant à la surface, reprenant place en son enveloppe charnelle, Luana resta encore un moment immobile, les yeux fermés, focalisant ses sens sur ce qui l'entourait. Sur sa peau glissait la douceur de la soie, tandis qu'un matelas moelleux accueillait son corps comme un nuage moutonneux, à moins que ce ne fût un nid duveteux. De sa lumière dorée, le soleil venait chatouiller ses paupières afin qu'elle les soulève et la baignait de sa calme chaleur. Le parfum des sous-bois l'enivrait, virevoltant dans la brise rafraichissante. Les oiseaux semblaient chanter son retour, annonçant à tous son réveil. Elle leur aurait bien dit de ne rien révéler, voulant faire la surprise avant tout, mais désirant rester encore un peu étendue. Elle avait attendue si longtemps de revoir ses amis, espéré si fort ces retrouvailles, qu'elle se retrouvait désormais emplie d'appréhension. Combien de jours s'étaient écoulé depuis sa disparition? Que c'était-il passé pendant ce laps de temps? Elle craignait, à tord elle le savait, qu'il se reproduise la même chose que lors de son retour dans son monde. Elle n'aurait jamais crut que le peu de personne à l'avoir accueillit et acceptée l'aurait ainsi rejetée. Pourtant, c'était ce qui s'était passé. Les choses n'avaient plus été les mêmes. Ce qu'elle pensait impossible avait eu lieu. Son crew l'avait lâché pour une majura, Sam la haïssait… et elle se retrouvait seule, sans ami, sans famille, sans Éric.

Non, il n'en irait pas de même ici, elle le savait. Les membres de la communauté ne lui feraient pas porter le poids de leurs misères et de leurs souffrances. Ils étaient soudés, bien que tous ne le montraient pas. Elle pouvait leur faire confiance.

Ils ne se déchargeraient pas sur elle et ne l'abandonneraient pas. Et si, son absence ayant duré trop longtemps pour qu'ils puissent s'attarder un peu plus en Lothlórien pour attendre son retour, ils avaient repris la route du Mordor, elle n'aurait qu'à user de son flaire pour retrouver leur trace et compter sur son endurance de louve pour les rattraper au plus tôt. Elle n'avait pas à redouter l'instant des retrouvailles. Et elle ne pouvait traîner plus longtemps alors que les questions sur la mort de son frère lui brûlaient le cœur et la langue.

Enfin, elle se décida à ouvrir les yeux. Elle commença par soulever imperceptiblement les paupières, ne laissant qu'une infime raie de soleil s'imprimer sur la rétine, le temps qu'elle s'y accoutume. Puis, osant les soulever un peu plus, elle put contempler de nouveau la beauté surnaturelle de la magnifique cité de Caras Galadhon. Les jeux de lumière dans les sous bois, l'or des feuilles renvoyant des rayons dorés aux troncs d'argent, qui eux même les reflétaient en y ajoutant leur teinte, était encore plus beau que dans ses souvenirs.

Mais le plus sublime des spectacles qu'elle avait sous les yeux était, à nul doute possible, celui de ses compagnons, vaquant à leurs occupations à proximité, et surtout le fait de voir, penché au-dessus d'elle, le visage de Frodon, éclairé par un large sourire.

- Luana!

Avant même de pouvoir esquisser un mouvement, Luana se retrouva entourée des bras du Hobbit, qui s'était jeté à son cou. À son tour elle l'emprisonna de son étreinte et le serra contre son cœur. Des larmes commencèrent à couler des yeux de chacun, et ni l'un ni l'autre ne chercha à les cacher ou à les sécher, car pour la première depuis ce qui leur parut des lustres, c'était larmes de joie.

- Luana. J'ai crut ne plus jamais te revoir. J'ai eu si peur, si peur qu'il t'arrive quelque chose.

- Chut, c'est rien. Je suis là maintenant, ne t'inquiète pas. Je t'ai promit de ne jamais te quitter. J'ai faillit, mais je te promets que quoiqu'il arrive, même si nous venions à être de nouveau séparés, nous nous retrouverons, je t'en fais le serment! Quoiqu'il arrive, nous nous retrouverons pour célébrer la fin de ce bastardo de Sauron!

- Je sais Luana.

Ils restèrent ainsi, l'un contre l'autre, un long moment.

- Dites, nous aussi on aurait le droit à un câlin? Demanda une voix emplis elle aussi de larmes.

Frodon et Luana se relâchèrent, juste assez pour jeter un coup d'œil par-dessus l'épaule du Hobbits, et voir Merry, Pippin et Sam, les yeux humides mais un immense sourire aux lèvres.

- ¡Estupidos! Venez là au lieu de dire des conneries plus grosses que vous!

Avec un éclat de rire, les deux se jetèrent dans les bras de la Nauro. Sam, plus délicat et timide, parvint à se trouver une petite classe et eu droit lui aussi au "câlin" promit, avec en prime un baiser sur la joue qui le fit rougir, à la fois de plaisir et de timidité. Luana, Merry et Pippin rirent gentiment de sa réaction.

Quant enfin les semi-hommes la laissèrent respirer et s'écartèrent d'elle, presque à regret, Luana put voir, debout près d'eux, Aragorn, Gimli et Boromir.

- Grands-Pas! hurla-t-elle de joie en se jetant à son cou.

Le Rôdeur l'accueillit avec chaleur et amour, le serrant contre lui comme le ferait un grand frère avec sa petite sœur qu'il n'avait pas vu depuis une éternité, sans un mot, ses gestes et ses yeux parlant pour lui.

- Si vous saviez comme vous m'avez manqué! Souffla-t-elle au creux de son oreille, afin que lui seul l'entende. Quand toute cette histoire sera finie, rappelez-moi de toucher deux mots à Elrond, pour qu'il se décide enfin à vous donner la main d'Arwen.

Le visage d'Aragorn fut quelque peu troublé par la surprise et l'incompréhension, mais, jugeant sans doute qu'il ne fallait pas chercher le pourquoi du comment, il l'écarta doucement afin de lui offrit un sourire à sincère et reconnaissant, avant de la ramener contre son torse.

Par-dessus l'épaule du Rôdeur, Luana voyait clairement le petit jeu de Gimli. Droit et imperturbable, il tentait de ne rien laisser paraitre. Mais son nez remuant en tout sens et reniflant, son visage crispé, ses yeux brillants, ne trompaient personne.

- Auriez-vous une poussière dans l'œil, maître Nain?

Aragorn la relâcha, et se tournant vers Gimli, eut un sourire amusé. Trop heureux d'avoir enfin un prétexte pour se frotter dignement les yeux, le fier fils de Gloìn répondit avec un rire un peu forcé:

- Je dirais plutôt un de ses minuscules insectes des bois! Ce n'est pas dans les mines que nous avons ce genre de problème!

Luana rit face à sa répartie quelque peu… bancale, avant de se tourner vers Boromir. Le Gondorien s'était avancé vers elle et semblait désormais hésiter quant à la marche à suivre. Sans plus lui laisser le temps de tergiverser, la Nauro lui offrit à lui aussi une étreinte affectueuse.

- Vous aussi Boromir, vous m'avez manqué.

D'abord surpris et ne sachant comment réagir, il lui tapota doucement le dos, sans rien dire. Ne voulant pas le mettre plus mal à l'aise, Luana se recula, lui adressant un sourire amical et un peu confus.

Instinctivement, son regard porta aux alentours, à la recherche d'une haute silhouette, aux longs cheveux dorés, aux traits doux et avenants, aux yeux de glace. Mais il n'y avait nulle trace de Legolas. Elle s'aperçut alors que c'était dans son lit qu'elle s'était éveillé, dans la cocon douillet que Lindoïlin avait installé pour soigner le prince Mirkwood.

- Si c'est l'Elfe que vous cherchez, bougonna Gimli, il est partit il y a peu en compagnie de dame Lindoïlin.

- Ha, fit-elle, profondément déçut. Ça veut dire qu'il va mieux?

- La blessure n'est plus qu'un lointain souvenir, lui apprit Aragorn en lui posant une main… compatissante – ! –sur l'épaule. Et les effets du poison ne sont plus. Notre compagnon a recouvré toutes ses forces. Assez en tout cas pour participer aux recherches et te retrouver.

- Les recherches? Me retrouver? C'est quoi cette histoire?

Tous la contemplèrent avec des yeux effarés.

- Tu ne te souviens pas? demanda Frodon. Tu t'es transformée, avant de t'enfuir à travers bois. Durant plusieurs jours nous t'avons cherché, mais dès que nous te retrouvions t'approchions, tu fuyais. Puis brusquement, tu n'as plus laissé la moindre trace. Comme si tu avais tout bonnement disparue.

- Non seulement nous avons dut fouiller la forêt de long en large et large en long, bougonna Gimli dans sa barbe, mais en plus, quand enfin nous vous retrouvons, nous devons encore vous arracher des pattes puantes des Uruk haï.

Luana resta un moment interdite, les fixant tous u à un chacun leur tour. La tête qu'elle fit –bouche en cul de poule, yeux exorbités et un sourcil relevé à la Mister Beans –aurait volontiers fait rire les Hobbits si la situation avait été autre

- Hein? Des Uruk… Quoi? Attendez, je comprends plus rien là! C'est quoi cette mierda? ¿Es una broma?

- Au risque de le répéter une énième fois, nous ne comprenons pas votre langue, grogna Boromir.

- Tu ne te souviens de rien de tout cela? La questionna Aragorn avec calme, comprenant que non, elle n'était pas au courant, et craignant, à juste titre, que l'incompréhension ne la fasse monter en pression.

Avec douceur, il l'invita à s'assoir autour du bivouac, avant de l'imiter. Frodon, Sam, Merry et Pippin vinrent de suite s'agglutiner à elle, tandis que Boromir s'installait aussi loin que possible –de peur qu'elle ne lui fasse ce coup-ci un grueso beso? –et que Gimli se cale confortablement dans un coin pour allumer sa pipe.

-Tu ne te souviens pas t'être battue contre une patrouille d'Uruk haï et d'avoir été faite prisonnière?

- ¡Joder! Mais c'est quoi des Uruk machin à la fin? Et non je ne m'en souviens pas, puisque que ce n'est pas moi mais Nana qui s'est amusé à jouer au loup*** avec vous. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé ici, vu que j'étais dans mon monde!

Gros silence stupéfié. Les quatre Hobbits la regardèrent avec effarement, Boromir la considéra comme s'il la voyait pour la première fois, Gimli s'étouffa avec la fumée de sa pipe, quant à Aragorn, il resta interdit…

- Tu… tu es retournée dans ton monde? Demanda Frodon, craignant d'avoir bien entendu.

- Oui.

- Comment tu as fait? Fit Pippin, intrigué plus qu'inquiet semblait-il.

- J'en sais nada. Je sais juste que je me suis réveillée dans mon lit, dans mon appart', dans mon monde, pendant que Nana se baladait sous sa forme animale dans les bois.

- Et… tu es revenue?

- Non, je suis restée là bas, mais je discute avec vous par holographe interposé…

¡Mierda! Elle qui croyait avoir droit à des retrouvailles toute joyeuses, voilà qu'elle subissait un vrai interrogatoire, alors qu'elle-même ne savait rien de ce qui s'était passé, ni même ce que c'était que ces palizas d'Uruk machin-bidule-truc. Elle aurait bien aimé comprendre de quoi ils lui parlaient!

- Mais pourquoi?

- Heu… je dirais 42. ****

- Ce n'est pas une réponse, 42, remarqua Sam.

- Dans ce cas, posez une question qui aurait une réponse. Pourquoi c'est vague.

- Pourquoi es tu revenue? Reformula Aragorn, l'air toujours aussi indéchiffrable, ne s'offusquant même pas de la conduite de Luana. Tu avais enfin la possibilité de rentrez chez toi, de retrouver ceux qui t'y attendaient, d'y vivre en paix. Pourquoi être revenue ici?

La Nauro garda son regard longuement braqué sur lui. Assez longtemps en tout cas pour que le Rôdeur puisse voir qu'une fois de plus, ses yeux avaient changé, s'étaient imprégnaient de l'or qui bouillonnait dans les iris de la louve. Le fin anneau qui ceignit la pupille jusque là s'était élargi et ramifiait. Des éclairs dorés marbraient à présent l'argent de l'iris. Mais il ne le fit pas remarquer, attendant une réponse qu'il craignait autant qu'il l'espérait. Luana pr se détourner, fixant le sol, n'osant regarder personne.

- Je suis revenue parce que plus personne ne m'attendait là bas. Le seul lien qui m'y rattaché à été coupé. Je ne me suis jamais sentie à ma place dans ce monde, alors qu'ici, j'ai tout de suite su que j'étais là où je devais être, et j'ai rencontré trop de gens et de personnes fabuleuses pour les quitter, finit-elle par dire en les couvant un à un du regard. C'est ici chez moi.

- Mais, et tes amis?

- Je n'en ai jamais eu beaucoup Merry, et le peu que j'avais m'a rejeté lorsqu'ils m'ont revue.

- Mais n'avez-vous pas de la famille? Demanda Boromir, ce qui eu le don de surprendre Luana.

- J'ai été adoptée quand j'étais toute petite. Mes parents adoptifs sont morts dans un accident de voiture, l'année de mes 13 ans. Je n'avais pas de tante, d'oncle ou de grands parents. Éric était la seule famille qui me restait, sourit-elle avec tristesse et amertume.

- Je suis désolé.

Ce fut au tour de la Nauro de s'étrangler. Quoi, le fils de Denethor, l'intendant du Gondor, était désolé pour elle? Il s'était passé quelque chose pendant son absence? Il était tombé sur la tête et avait depuis des troubles de la personnalité?

" Luana, n'avais tu pas pris la résolution de ne plu t'en prendre à lui?"

" C'est vrai, mais voue qu'il y a de quoi se poser des questions!"

Recouvrant un semblant de maîtrise de soi, elle parvint à lui adressait un rictus un peu tordu, cependant clairement aimable.

- Vous excusez? Mais de quoi? Ce n'est pas vous qui l'avez tué que je sache!

Le Gondorien acquiesça, mais n'ajouta rien.

- Mais ça n'explique pas comment vous avez atterrit entre les griffes de ces répugnant Uruk haï, grogna Gimli.

- Mais c'est quoi à la fin des Uruk Aïe? ¡Puta de mierda!

- Ils sont le fruit pourri issus du croisement entre les orques et les gobelins, expliqua Aragorn.

- Quoi! Comme si séparément ces bestioles étaient déjà pas assez moches! Attendez… me dites pas que je me suis retrouvée avec ces horreurs!

- Tu ne les as donc pas attaqués? Nous avons craint, en apprenant qu'une troupe avait pénétré dans la forêt, que tu ne te jette à l'attaque.

" Nana? Me dis pas que t'as croqué dans ces tas de mer…"

" Non, je ne me suis attaquée à eux. Le dernier souvenir que je garde de cette période, c'est de m'être brusquement sentit aspirée de l'intérieur alors que j courrais à travers bois."

- Non, promis, on ne s'est pas jeté dessus. Je devais être dans les vapes quand ils se sont ramenés. Et pourquoi je 'en serais pris à eux d'ailleurs! Je pense pas que Nana est eu envie de faire une indigestion!

Aragorn parut incertain.

Cherchait-il ses mots, ou se demandait-il s'il devait lui dire ce qui le taraudait.

- Luana, la patrouille d'Haldir a, comme nous l'avons fait avec toi, extirpé ton frère d'une troupe d'Uruk haï. Il avait été fait prisonnier.

La Nauro leva une main tremblante afin de faire taire le Rôdeur. Il s'apprêtait à répondre aux questions qui lui plombaient l'âme et aux quelles elle se devait de trouver rapidement une réponse, mais ce n'était pas de sa bouche à lui qu'elle voulait l'entendre. Elle voulait que ce soit celui qui lui avait ramené son frère qui le lui dise.

- Où est Haldir?

- A son talan.

D'un signe de tête, accompagné d'u faible sourire, elle le remercia et salua chacun d'eux, avant de se lever, et de se mettre à la recherche de l'Elfe.


* le mot nena signifie "petite fille", mais en Espagne il est courant d'appeler ainsi de grandes personnes de façon affectueuse.

** Dieu me garde des eaux tranquilles, quant aux torrents, je m'en charge.

***par loup, pour être sûre qu'il n'y ait pas d'erreur de compréhension, j'entendais le jeu qui consiste à courir après les gens et à les toucher pour qu'ils deviennent à leur tour le loup ^^

**** pour ceux qui ne connaisse pas H2G2: le guide galactique, allez taper sur youtube "H2G2: quarante deux!" XD


Voili voilou! j'espère que ça rattrape ma longue absence! Promis, le prochain chapitre viendra bien plus vite (bon pas avant la semaine prochaine, vu que j'ai un weekend JDR de prévu ^^' )

Ai je répondu à votre question quant au comment du pourquoi Luana et Naurofana ont elles été si facilement capturées par les uruk haï? =)