Hey! Je vous ai manqué? Non? ... Arf, tant pis, me revoici quand même!

Disclaimer: Hetalia est la propriété de son créateur.

Un énorme merci à Nakamura Tomoyo pour ses éloges, son soutien et la motivation qu'elle m'a apportée pour ce chapitre :')

Merci aussi à Dragonna de reviewer fidèlement, merci à mes followers, ici et sur Twitter!

Heu, voila... Je n'ai plus grand chose à dire avant la fin du chapitre...

Ah, si! J'espère que ce chapitre vous plaire et ne vous décevra pas :3

Bonne lecture!


Chapitre 5 : Retrouvailles

Alfred ouvrit violemment les yeux, se réveillant en sursaut.

Aveuglé par la lumière du jour, il ferma à nouveau les paupières.

La peur l'habitait toujours, de même que la colère.

Mais par-dessus tout, il avait mal.

Horriblement mal partout.

Tout son corps le faisait souffrir, le lançait et lui rappelait que, probablement, il avait abusé de ses forces.

Puis tout lui revint en mémoire.

La poursuite, la chevauchée, la chute d'Arthur, le combat, la rage, la peur, la douleur, les blessures, la chute dans la neige, le froid et le noir.

Il rouvrit les yeux doucement, essayant ainsi de ne pas être ébloui.

Il ne reconnaissait pas les lieux. Pour sûr, il ne se trouvait plus à l'extérieur dans le froid, mais au contraire, dans une chambre aux murs de pierre, dans un lit de bois, bien au chaud sous des peaux d'animaux et des duvets.

La fenêtre déversait dans la pièce la clarté d'un pâle soleil d'hiver qui parvenait avec peine à réchauffer la neige persistant au sol.

Alfred connaissait les lieux, mais il lui fallut un certain temps pour se souvenir de l'endroit où il se trouvait.

Il s'agissait de sa chambre, au château de son père. Chez lui.

Il ne s'agissait plus de cette tente dans laquelle il avait si souvent dormi et qu'il avait essayé de considérer comme un foyer, ou des divers domaines et châteaux où il avait séjourné si souvent, invité par les seigneurs et demoiselles généreux qu'il croisait sur sa route.

Il était de retour chez lui…

-Content de te revoir, fiston.

Alfred tourna la tête –ce qui lui arracha une grimace de douleur. A sa droite, à son chevet, se tenait un homme grand et bien bâti, à la chevelure dorée et aux yeux bleus rieurs, toutefois inquiets, vêtu d'une tunique bleu sombre.

-P… Père!

Ravi, Alfred commit la grave erreur d'essayer de se relever en s'appuyant sur ses avant-bras. Il se rappela par la même occasion qu'il avait été blessé au bras droit et que c'était donc une très mauvaise idée.

Mais en plus, son sens de l'équilibre était encore grandement perturbé par le sommeil forcé dans lequel le coup de grâce l'avait plongé et par la blessure qu'il avait reçue à la tête.

-Tout doux, mon garçon. Ta mère va m'occire si elle apprend que tu t'agites. Tu es en convalescence, ne l'oublie pas.

-Je suis là depuis longtemps?

-Oh, le garde-chasse t'a découvert hier après-midi à l'orée du domaine, tu ne t'es pas réveillé depuis. Il est environ neuf heures du matin.

Alfred poussa un soupir de soulagement.

-C'est bon d'être de retour… Juste ciel! s'exclama-t-il, pris de panique. Comment va Arthur? Où est-il?

-Du calme, petit chevalier impétueux. Ta mère s'occupe de lui dans la chambre voisine.

Alors il a récupéré sa chambre, lui aussi…

Alfred était content que ses parents aient accueilli leur fils adoptif comme s'il n'avait jamais appris son origine différente, comme s'il était leur fils biologique, comme dans leur enfance. Il avait compris l'anxiété du roi à l'idée de revenir au domaine d'Antor, et avait espéré, tout comme Arthur, que les seigneurs l'accueilleraient à bras ouverts. Réflexion faite, il n'y aurait en fait pas eu à se poser la question.

S'ils avaient pu le considérer comme un membre de leur famille pendant seize ans, alors les deux garçons auraient dû prévoir que ça ne changerait pas.

-Vous ne m'avez pas répondu, Père… Comment va Arthur?

-Il devrait bientôt reprendre connaissance, lui aussi. Ce garçon a d'étonnantes ressources… Sa magie guérit instinctivement ce qu'elle peut, d'après ta mère. Néanmoins, il a été gravement blessé. Mais rassure-toi, il n'est plus en danger.

-J'espère bien… Je me serais fait tuer…

-Il t'a sauvé la vie?

-Non, je veux dire… S'il lui était arrivé quoi que ce soit de fâcheux, d'encore plus fâcheux, les autres se seraient chargés de m'envoyer le rejoindre.

-Les autres?

-La compagnie avec laquelle nous nous sommes embarqués dans une quête.

-Une quête? Laquelle?

-C'est difficile à dire… Nous devions aller délivrer Merlin à Brocéliande, mais il s'avère que c'est impossible. Toutefois, Arthur doit aller là-bas. Et c'est ainsi que nous sommes revenus ici. Il a besoin d'informations sur notre but qui, vraisemblablement, se trouvent dans un livre que vous possédez. Nous en avons besoin avant d'aller plus loin dans la quête.

-Hélas, tu sais que je ne possède pas qu'un seul livre…

-Je sais. Avec votre permission, dès que nous serons rétablis, nous le chercherons dans la bibliothèque.

-Avec ma permission? Mon fils, tu sais que tu es ici chez toi et que tu n'as pas besoin de mon approbation pour aller fouiller la bibliothèque. La personne qu'il va falloir que tu convainques de te laisser gambader, c'est…

-Mère, je sais. Elle ne résistera pas à mes beaux yeux, je la connais.

-Oh, je ne me fierais pas à mes beaux yeux, si j'étais toi, Chevalier. Elle est très en colère contre toi d'avoir déserté notre maison si longtemps. Trêve de bavardage, elle risque d'arriver d'un instant à l'autre et de te défendre de parler davantage. Raconte-moi tant qu'il en est encore temps: comment vous êtes-vous retrouvés dans un tel état? Qui vous a attaqués?

-Si je le savais…

oOo

Arthur ne ressentait plus aucune douleur, n'entendait plus aucun son.

Il rêvait, mais il avait la désagréable impression que c'était une fois de plus un souvenir et non un songe.

Il se retrouvait, deux ans auparavant, au cours d'une nuit. Il se rappelait avoir rêvé, cette nuit-là, de choses inavouables et malsaines entre lui et Alfred… C'était peu après le départ en voyage initiatique du plus jeune. Arthur ne parvenait pas à accepter son absence et encore moins à refouler ses sentiments, qu'il tentait pourtant d'enfouir au plus profond de lui et d'oublier.

Mais dans le rêve qu'il faisait, plongé dans le sommeil régénérateur dus à ses blessures, lorsqu'il se réveillait du songe au cours duquel il avait aimé Alfred, c'était aux côtés d'une femme, alors qu'il aurait dû être seul.

Une femme dont il voyait à peine le visage et dont il ne se souvenait pas.

Une femme qui lui murmurait:

"Tu as été parfait, petit frère…"

Il voyait tout sous un jour nouveau à présent, à croire qu'être gravement blessé décuplait ses capacités de réflexions et ramenait en surface des souvenirs… Qu'il savait désormais réels.

On avait profité de son amour pour Alfred pour prendre la place du chevalier. Dans quel but?

Il l'ignorait…

Mais pire, cette femme l'avait appelé "petit frère".

Ce n'était pas possible, Arthur n'avait pas de sœur.

Et une sœur qui se comportait ainsi en était-elle vraiment une?

C'était contraire à la morale, Arthur savait de quoi il parlait, vu ses sentiments pour son propre "frère".

Y avait-il un lien entre la sœur du rêve et la demi-sœur mentionnée par son adversaire avant qu'Arthur ne sombre? C'était probablement une seule et même personne…

Et puis, d'où lui venait ce nom de Kirkland? Toujours la même question…

Il devait retrouver cette sœur. Elle pourrait probablement l'aider, puisqu'elle savait qu'ils étaient parents. Quoique, en fait, ce n'était probablement pas une bonne idée, au vu des "salutations" peu amicales qu'elle lui avait envoyées.

oOo

Arthur jugea finalement bon de se réveiller.

La première chose qu'il vit, ce furent les deux yeux saphir d'Alfred, qui le contemplaient, soucieux.

Puis ce fut son sourire, lumineux, qui s'inscrivit sur le visage de son sénéchal lorsque celui-ci réalisa qu'Arthur avait émergé.

Il ne comprit pas ce qu'il se passa, mais il se retrouva serré entre les bras d'Alfred et manqua subitement d'air.

Puis il entendit un cri féminin qui lui déchira les tympans.

-Alfred! Relâche-le, tu vas l'étouffer!

Il reconnaissait cette voix.

Celle de Dame Elyabel [1], sa mère adoptive, l'épouse du seigneur Antor.

Alfred relâcha effectivement son étreinte, et Arthur se laissa retomber sur sa couche.

-Nous… Nous sommes arrivés… murmura-t-il à son compagnon de voyage.

-Oui… Nous sommes de nouveau chez nous.

Arthur n'eut ni le cœur ni la force de lui rappeler qu'il n'était plus chez lui.

Il tourna la tête vers ses parents adoptifs, qui se tenaient à ses côtés, tout comme son frère et quelques guérisseurs.

Dame Elyabel était toujours aussi belle et semblait toujours aussi jeune, bien qu'une ride de tracas apparaissait entre ses sourcils froncés. Quant à Antor, il restait fidèle à lui-même également. Arthur pouvait toujours reconnaître en lui un père attentif.

Finalement, se retrouver dans le château de son enfance n'était pas si pénible et Arthur réalisa avec soulagement et bonheur que l'attitude de ses parents adoptifs n'avait pas changé à son égard.

oOo

-Il est inadmissible que mes hôtes aient été poursuivis et attaqués de la sorte si près de mes terres. J'espère qu'il ne s'agit pas d'un de mes vassaux… S'il s'avérait que c'était le cas, soyez sûr qu'il sera durement châtié, votre Majesté.

Une semaine après le retour des deux jeunes hommes chez le seigneur Antor, Arthur et Alfred avaient récupéré toute leur santé et, bien qu'ils se reposaient encore avant de s'atteler sérieusement à leurs recherches, tentaient déjà de recueillir quelques informations auprès du couple.

Ce soir-là, les deux frères adoptifs et Antor s'éternisaient au coin du feu et discutaient des circonstances de leur arrivée.

-Je ne crois pas qu'ils étaient au service d'un quelconque seigneur de la région… répondit Arthur. Ils nous coursaient depuis Camaalot.

Il sortit un morceau de parchemin d'un pli de sa tunique et le présenta au seigneur.

-Voici les armoiries qu'ils arboraient, dessinées par mes soins.

Antor étudia minutieusement le schéma d'Arthur.

-Un serpent d'argent sur fond de sable [2]… Qui que soit leur commanditaire, ses armoiries symbolisent la mort et la puissance. Je ne les connais pas.

-Vous avez pourtant une grande connaissance de l'héraldique. soupira Alfred. Nous n'avons aucune chance de savoir qui en a après nous, si vous-même ne pouvez le dire.

-N'exagère donc pas, Alfred, je ne suis pas le plus érudit dans le domaine. Mais je pense que cette personne s'est créé son propre blason. D'ordinaire, les armoiries ne sont pas aussi simples et comportent plus de symboles.

Il scruta un instant le visage du roi et reprit la parole:

-Je vois qu'autre chose vous tracasse.

Arthur sembla émerger de ses pensées.

-J'ai des raisons de croire que nos attaquants… Ou plutôt leur commanditaire… A un rapport avec ma famille. L'un d'eux a mentionné ma demi-sœur et mon nom, Kirkland. Je veux la retrouver et apprendre mes origines. J'aimerais… Que vous me racontiez plus en détails les circonstances de mon arrivée chez vous.

-J'ai bien peur de vous décevoir. Je ne sais pas grand-chose de plus que vous. Mais, certes, nous sommes en de meilleurs conditions pour en discuter que le jour où… Je vous ai appris la vérité.

-Je vous écoute.

-Il y a un peu plus de vingt ans, j'étais encore un jeune chevalier à peine plus âgé que vous, j'avais épousé une belle dame et nous nous aimions. C'est ainsi que, peu après notre mariage, nous avons eu le bonheur de constater qu'elle attendait un enfant, qui devait naître bien portant et en bonne santé. Quelques jours après ta naissance, Alfred, un jeune homme est arrivé chez nous, esquinté par plusieurs jours de fuite et une bataille aux portes de mon domaine. Il apportait avec lui un deuxième enfant, âgé de quelques mois déjà, enlevé à sa mère après la naissance. Un miracle qu'il ait survécu à cette séparation. L'homme se présenta à nous comme étant Merlin, le célèbre Enchanteur dont nous n'avions toutefois jamais entendu parler dans notre Ecosse septentrionale. Il était accompagné d'un moine, Maître Blaise, et nous a brièvement expliqué que cet enfant était promis à un grand destin, mais qu'il devait grandir chez nous et non avec ses parents. Tu… Je veux dire, vous connaissez Elyabel. Elle a immédiatement accepté et nous vous avons élevés comme des frères pendant seize ans. Tout ce dont Merlin a jugé bon de m'informer, ce fut votre nom: Arthur Kirkland. J'ignore pourtant d'où vous l'avez hérité. Je connaissais trop peu de gens en dehors de la région, à l'époque, et il était nécessaire que tous ignorent que vous n'étiez pas mon fils. Mais malheureusement, aujourd'hui, plus personne n'est en mesure de nous parler de ce lignage, à part peut-être les livres… Une chose est sûre, cependant: Merlin avait raison. Mon fils… Arthur était prédestiné à devenir roi de Bretagne, un destin dont peu peuvent se vanter. Je savais que le jour de vous l'annoncer arriverait, je le redoutais d'ailleurs. Mais, Arthur, sache que… En t'avouant la vérité, je ne voulais en aucun cas te renier. Ton… Votre absence, votre silence par rapport à Elyabel et moi nous pèsent énormément, et cela fait plusieurs années que j'attends de te… De te dire que quelques soient tes origines ou tes charges actuelles, tu es toujours le bienvenu ici et nous te considérerons toujours comme notre fils.

Arthur resta silencieux un moment. Il s'acharna à refouler ses larmes. Parfois, son statut de roi lui pesait…

-Merci. dit-il finalement. Demain, nous commencerons les recherches, et j'en profiterai pour tenter de découvrir des informations à ce sujet également. Je crois, avec votre permission, que nous devrions en rester là pour ce soir.

Antor hocha la tête et ils se levèrent tous trois.

Ils allèrent tous se coucher.

Arthur ne dormit pas pour autant.

Il retournait les questions qui le taraudaient dans tous les sens, en ajoutait de nouvelles et revivait sans cesse ce fatidique soir de veille de Noël où il avait eu le malheur de sortir cette épée de l'enclume, alors qu'il accompagnait son père et son frère dans l'ancienne ville royale, désertée depuis des années après le décès prématuré du roi et la disparition de la reine. [3]

C'était ce soir-là qu'il avait appris la vérité, qu'il avait appris ses fausses origines et son destin de monarque.

C'était ce soir-là qu'il avait gagné son royaume.

C'était ce soir-là qu'il avait perdu sa famille.

oOo

-Bon. fit Alfred. Quel est le titre?

Arthur eut un sourire gêné.

-Je…J'ai oublié.

Alfred se frappa la tête dans la bibliothèque la plus proche.

-Arthur… Es-tu seulement au courant du nombre de livres qu'il y a ici? Ca se compte par centaines!

-Je sais, je sais! s'énerva Arthur. Je sais aussi que ton père est un maniaque qui range ses livres par genre… Les mythes d'un côté, les livres historiques d'un autre et les cartes à part. Cherchons les bibliothèques regroupant les mythes, cela me paraît un bon début.

Alfred acquiesça avec une moue résignée et un soupir.

Il avait toujours été à la fois profondément dégoûté et passionné par cette immense pièce, labyrinthe gigantesque de bibliothèques de bois regroupant au moins tous les livres écrits sur l'Ile.

La journée va être longue…

Eliminer directement les étagères supportant les livres inintéressants pour leur quête était une bonne idée. Mais il n'en restait pas moins plusieurs meubles complets à scruter avec minutie dans l'espoir de trouver un indice dans le titre.

Et puis, il y avait Arthur, qui s'exclamait, à chaque livre dont le titre laissait penser qu'il était celui qu'ils cherchaient:

-C'est celui-là! … Ha non.

Il en fut ainsi pour, notamment, l'ouvrage sobrement intitulé "La Forêt" et qui s'avéra n'être qu'un bestiaire consacré aux créatures mythologiques des bois. Ou encore "Traité Diabolique", recueil probablement abandonné par Merlin sur les moyens d'invoquer des démons.

Finalement, Alfred n'écoutait même plus Arthur et perdait l'espoir de trouver le véritable objet de leurs recherches.

Le seul point positif semblait être qu'au fur et à mesure qu'ils découvraient de nouveaux ouvrages, la mémoire semblait revenir à l'aîné: il se souvenait apparemment de tel ouvrage qu'il avait véritablement lu, ou de tel titre qu'il avait l'habitude de voir lorsqu'il explorait la bibliothèque avec Merlin.

Très vite, ils se rendirent compte qu'il leur fallait désormais s'attaquer aux planches plus élevées.

Alfred alla chercher une échelle et y grimpa afin de pouvoir lire les titres des ouvrages placés en hauteur, tandis qu'Arthur hochait négativement la tête à chaque titre ou semblait hésiter.

-"Le mythe du Graal". Ca m'a l'air intéressant.

Arthur réfléchit.

Ce titre lui disait effectivement quelque chose.

Il l'avait lu, et se souvenait à présent que Merlin l'avait rangé sur une étagère inaccessible à ses bras d'enfants.

Or Arthur n'avait lu qu'un seul livre sur le Graal.

-Oui, c'est celui-là! s'exclama-t-il, ravi.

Alfred lâcha l'échelle pour s'emparer du livre et le sortir du meuble, mais il perdit l'équilibre et tenta de se rattraper à la bibliothèque, qu'il entraîna avec lui dans sa chute.

Arthur poussa un cri de surprise et s'écarta vivement.

L'étagère atterrit avec un énorme fracas et les livres s'éparpillèrent au sol en un nuage de fumée qui prit le roi à la gorge et l'empêcha de distinguer Alfred dans le désordre régnant désormais à cet endroit.

-Al!

Arthur toussa.

-Al? …Alfred!

Une main s'agita dans la poussière et entre deux quintes de toux, on entendit:

-J'suis vivant!

Alfred avait de fait bien failli être écrasé par la bibliothèque, mais fort heureusement, l'échelle n'avait pas suivi la même trajectoire.

Arthur l'aida à se relever et le contempla, soulagé que son frère soit en un seul morceau.

Il l'agrippa par les épaules et l'attira contre lui. Ils restèrent ainsi un instant, en silence.

La joie d'Arthur retombée, il s'empressa de relâcher son cadet, dont le visage avait viré à l'écarlate –à moins qu'il ne s'agisse encore d'une séquelle de sa presque asphyxie.

Il comprenait sa gêne, pire, il la partageait.

Quelques jours auparavant encore, Arthur aurait fait ce geste car il aurait été une preuve supplémentaire pour Alfred de l'amour qu'il lui portait. Peut-être même qu'il n'aurait pu s'empêcher de l'accompagner d'un baiser –et d'un râteau par la même occasion.

Les choses avaient-elles donc tant changé en si peu de temps?

Cette fois, Arthur n'avait pas pensé une seule seconde à ses sentiments… Il avait juste été soulagé, et heureux. Ce qu'il ressentait avait évolué, il s'en rendait compte à présent.

Ses sentiments amoureux s'étaient estompés, et l'instinct fraternel reprenait le dessus, peu à peu, lentement mais sûrement.

Quand cela avait-il commencé? Depuis quand?

Et surtout, pourquoi? Se lassait-il inconsciemment des échecs répétés, ou bien prenait-il réellement conscience de l'absurdité de tels sentiments? Prenait-il enfin en compte les émotions d'Alfred en plus des siennes, au lieu de se conduire en parfait égoïste?

Ou bien…

Quelqu'un commençait-il à prendre la place d'Alfred dans le cœur d'Arthur…?

Arthur chassa aussitôt de son esprit le visage qui lui apparaissait en pensées.

-Grâce à Dieu, tu n'as rien! marmonna finalement le roi.

-Si, j'ai quelque chose. répondit Alfred avec un sourire malicieux.

Il leva le bras et Arthur put distinguer le titre du livre qu'il avait en main: le Mythe du Graal.

Arthur remercia à nouveau le ciel, cette fois de ne pas devoir fouiller dans les livres éparpillés au sol suite à la chute de la bibliothèque.

oOo

-Encore ici, à cette heure? fit une voix derrière Arthur.

Le jeune homme, qui commençait à s'endormir sur son ouvrage, sursauta et se retourna.

Il aperçut Antor s'approcher, tirer une chaise à lui et s'asseoir aux côtés de son fils adoptif, qui refoulait un bâillement.

-Vous devriez vous reposer… lui conseilla Antor. Sans quoi, vous repartirez en pire état que vous n'êtes arrivé.

Artur sourit.

-J'ai presque terminé ma lecture. Oh, encore navré pour votre bibliothèque…

-Il n'y a aucun problème… Alfred s'est fait un plaisir de réparer sa maladresse.

-J'imagine, lui qui a toujours fui les livres…

-Ca ne lui a pas fait de tort de s'y plonger un peu! S'il avait connu mieux cette pièce, vos recherches auraient été plus rapides.

Il regarda avec des yeux passionnés sa salle favorite du château, puis reprit:

-Bien que moi-même, j'ignorais l'existence de ce livre… Je crois qu'il s'agit d'un cadeau de Merlin, dont il a omis de me parler.

Arthur sourit.

-Je venais simplement voir si vous aviez besoin de quelque chose… Et vous transmettre les menaces d'Elyabel. Au cas où elle vous surprendrait demain matin endormi ici, elle a prévu de vous séquestrer dans le château une semaine de plus que prévu.

-Ses attentions me touchent beaucoup… Je serais même tenté de le faire exprès, néanmoins, je ne peux laisser ma compagnie à Carleon indéfiniment. J'irai me coucher avant qu'elle ne se réveille, soyez-en sûr.

-Parfait. Oh, je me demandais… Avez-vous trouvé quelque chose au sujet de la famille Kirkland? Je vous avais indiqué des traités généalogiques, vous ont-ils servi?

-L'un d'eux a retenu mon attention. Mais j'ai décidé d'accorder la priorité à la lecture du Mythe du Graal, et de privilégier ma quête. Si vous le permettez, j'aimerais vous les emprunter tous les deux.

-Je comprends. Bien sûr, vous pouvez les emmener. Mais il vous faudra me les restituer.

-Ne vous inquiétez pas pour ça. sourit Arthur.

C'était une promesse. A la fois qu'il reviendrait de sa quête, mais aussi qu'il reviendrait les voir…

-Bonne nuit, Votre Majesté.

-Bonne nuit. répondit le roi.

Et Arthur se plongea à nouveau dans la lecture passionnante de cet ouvrage, dont chaque page lui livrait un secret supplémentaire sur le Graal, la forêt et le château dans lesquels il se trouvait.

Lorsqu'il livrerait toutes ces informations à ses compagnons, aucun n'aurait plus l'envie de l'abandonner… Il avait désormais des arguments plus que valables.

Mais une petite voix ambitieuse au fond de son crâne lui soufflait de garder l'information principale pour son propre compte… De ne la révéler qu'en cas de besoin.

Arthur était assez d'accord, mais au lieu de se dire qu'il n'était qu'un égoïste, il préféra penser que l'information pourrait être défavorable à la quête et créer des rivalités. Oui, c'était une bonne excuse pour garder secret le véritable enjeu de la quête, qui ne devait décidément pas être divulgué tout de suite…

oOo

-J'ai bien cru qu'on en sortirait jamais! soupira Alfred peu après leur départ du domaine familial. A chaque fois que je reviens, c'est la même chose! Elle me suit partout, me couvre d'attentions diverses et s'inquiète pour une broutille!

-Tu devrais témoigner plus de respect à Dame Elyabel. le reprit sévèrement Arthur. Tu as de la chance de l'avoir. Et tu ne sais pas la chance que tu as d'avoir un foyer avec des parents qui t'aiment et qui t'attendent.

-Ce foyer est aussi le tien, tu l'as oublié? répliqua Alfred sur le même ton hargneux. Ca te va bien de dire ça, alors que c'est toi qui a toujours été l'Enfant Roi dans cette maison.

-Ce que tu dis n'a aucun sens. Ils nous aiment tous les deux, l'un autant que l'autre. Mais personne ne leur a demandé de t'aimer, toi. Quoi qu'ils disent, et même si j'ai foi en leur affection, elle n'est pas de leur propre initiative. Ils ont été obligés de m'élever, pas toi. Cette discussion est terminée, cessons de gamberger. Nous avons une quête sur le feu qui n'a que trop longtemps patienté.

oOo

-Tu crois que c'est ainsi que tu dégommeras des Gobelins, Pequeno? demanda Antonio, narquois, en bloquant l'attaque de Lovino, saisissant son poignet et l'attirant à deux centimètres de son visage.

L'Italien déglutit, honteux de la faiblesse de son niveau, puis une brève lueur de tendre gêne brilla dans son regard lorsqu'il se rendit compte de la position suggestive imposée par son professeur, pour que finalement ses yeux ambrés n'expriment plus que la perplexité.

-Des Gobelins? répéta-t-il.

-On raconte que la forêt de Brocéliande en regorge! fanfaronna l'Espagnol. J'ai hâte d'y être, que Piadosa leur montre ce qu'il en coûte de servir le Diable…

Lovino haussa les yeux au ciel.

-Sans moi, tu ne tiendras pas deux secondes devant eux.

-Ah, tu crois ça? J'ai pourtant le souvenir d'avoir abattu de nombreux hérétiques… Seul. Montre-moi donc que tu me seras utile dans ce combat, et dans les autres. Donne-moi la preuve que je ne me ferai pas tuer parce que mon attention sera tournée vers toi et non vers mon adversaire parce que tu es incapable de te défendre.

Il n'en fallut pas plus pour que Lovino se dégage de l'étreinte et reprenne sa position d'attaque.

Et c'était l'effet recherché par Antonio. Jamais il n'aurait à ce point blessé l'orgueil de Lovino s'il n'avait pas voulu le pousser à se battre comme un lion.

Gilbert avait rapidement jeté l'éponge dans l'apprentissage de Lovino. Et les autres chevaliers qui s'y étaient risqués avaient suivi le même chemin. Ils avaient tous vite pris conscience que le seul à même de pousser l'Italien à s'appliquer et à se surpasser, c'était Antonio.

Nul autre que lui n'était plus indiqué pour lui apprendre… Après tout, il avait commencé à lui inculquer les bases de son propre style, il valait mieux qu'il continue. Et de toute façon, il n'y avait qu'en sa présence que l'apprenti épéiste se donnait à fond et qu'il était soucieux d'épater la galerie… A croire qu'il tentait désespérément d'impressionner cet ancien maître dont il s'évertuait de moins en moins à repousser les avances et l'affection, tout en essayant de lui rappeler le plus souvent possible qu'il n'était plus son serviteur.

Lovino attaqua une fois de plus, avec plus de hargne et de conviction qu'auparavant.

A présent, avec un peu de bonne volonté, il parvenait à faire bouger Antonio, alors qu'au début de l'apprentissage, l'Espagnol restait bien campé sur ses jambes et se contentait de parer, immobile au centre de l'espace de combat.

L'échange se prolongea, sans que Lovino ne soit trop sérieusement envoyé au tapis. Il enchaînait toutes les techniques qu'il connaissait, inlassablement, les ajustant un peu plus chaque fois. Haletant, il tenta de désarmer son maître d'un moulinet du poignet et il écarquilla les yeux lorsque l'épée de bois de l'Espagnol atterrit au sol avec un bruit sourd.

Il pointa alors sa propre arme sur le torse d'Antonio, qui n'en revenait pas, reprit son souffle et déclara, un sourire provocateur sur les lèvres:

-J'ai… Toujours rêvé de faire ça.

Le brun resta digne malgré sa petite défaite et répliqua avec un grand sourire:

-Inutile de le rappeler, je sais que tu rêves de moi toutes les nuits.

-Cretino, c'est toi qui prends tes rêves pour la réalité.

Ils furent interrompus par une voix qui s'éleva derrière Lovino.

-Tu as progressé, on dirait…

L'Italien se retourna et découvrit un jeune homme blond, aux cheveux ébouriffés par la chevauchée et aux yeux verts pétillants de joie.

-Hola, Arthur! le salua l'Espagnol. Comment trouves-tu mon apprenti?

-Tu t'en es bien occupé, je dois dire! Mais l'entraînement est terminé pour aujourd'hui. Je vous veux tous dans la grande salle d'ici un quart d'heure. Profitez de ce court laps de temps pour vous rafraîchir.

Le roi tourna les talons avec un sourire d'encouragement à l'adresse de Lovino et prit la direction de la salle où il leur avait donné rendez-vous.

oOo

Aussitôt Francis avait-il eu vent du retour d'Alfred et Arthur que le chevalier français avait abandonné sa précédente occupation – à savoir tester son pouvoir de séduction parmi les jeunes femmes de Carleon qui faisaient tranquillement leurs courses au marché – et se précipita au château. Les deux chevaux que les palefreniers bouchonnaient dans la cour confirmaient les rumeurs.

Antonio et Lovino, qui rangeaient leurs armes et retournaient à l'intérieur, lui annoncèrent:

-Tu as raté Arthur de peu! Il nous a donné un quart d'heure pour tous nous rendre dans la grande salle.

Le blond ne se le fit pas répéter. Il vérifia son odeur corporelle et son accoutrement puis alla immédiatement au lieu indiqué.

Il s'arrêta à l'entrée de la salle.

Arthur, seul, était assis à la longue table de bois et mangeait un repas frugal. Il avait fraîchement changé de chemise mais ses cheveux en bataille témoignaient encore de sa longue chevauchée.

-Navré de ne pas m'être annoncé, Majesté. s'excusa Francis avec une révérence.

Arthur leva les yeux vers lui.

-La joie d'enfin vous revoir me fait oublier les bonnes manières. poursuivit le chevalier.

-C'est cela, oui… Exceptionnellement et parce que je me sens d'humeur magnanime, je te pardonne. ajouta Arthur avec un sourire.

-Vous êtes trop bon. ironisa Francis, qui était par ailleurs extrêmement surpris qu'Arthur rentre dans son jeu au lieu de l'envoyer paître.

Il reprit sa progression dans la salle et s'assit à la même table que le roi, à une distance respectable toutefois.

-Tu as fait bon voyage? demanda-t-il, revenant au tutoiement dont il avait l'habitude.

-Le retour s'est déroulé sans encombre.

-Le retour seulement? Vous avez eu des ennuis à l'aller?

-Nous avons été poursuivis et attaqués. Mais c'est sans importance. Alfred et moi sommes sains et saufs.

-J'en suis fort aise.

Et Francis était sincère. S'il avait d'abord considéré le plus jeune comme un rival et qu'il avait essayé de s'en servir pour satisfaire ses propres desseins amoureux, le Français s'était surpris à réellement apprécier le Sénéchal, qui en plus d'être un chevalier exemplaire, était drôle et affable. De plus, il s'était rendu compte qu'Alfred n'éprouvait aucun sentiment pour Arthur, ce que le roi ferait bien de réaliser aussi, d'ailleurs. Bref, le savoir en mauvaise santé l'aurait profondément attristé.

-Et tu as trouvé ce que tu cherchais en Ecosse?

-Oh, oui… soupira Arthur avec plaisir. Plus que ce que je n'espérais…

Des bruits de pas mirent fin à l'échange, et Matthias et Lukas arrivèrent bientôt dans la salle.

-Content de voir que tu vas bien. rit Matthias en assénant une claque amicale sur l'épaule d'Arthur.

Lukas, quant à lui, se contenta de demander comment s'étaient déroulées les recherches.

Quelques minutes plus tard, tous les compagnons étaient réunis et Arthur avait terminé son repas. Il prit la parole:

-Grâce à Dieu, vous êtes tous arrivés ici sans problème! J'espère que vous avez bien profité de votre repos. Je vous annonce qu'il est terminé et que les jours qui viennent seront consacrés aux préparatifs de notre départ… Car oui, mes amis, nous partons! Nous vous rapportons d'Ecosse septentrionale un objectif, un itinéraire et tous les détails que l'on veut sur notre destination.

Il déposa le livre Le mythe du Graal sur la table et laissa ses compagnons se pencher pour l'admirer.

Roderich prit la liberté de s'en emparer et de le feuilleter, saisissant quelques mots latins au hasard.

-Ca me semble intéressant, en effet… commenta-t-il.

-Et donc, fit Gilbert, où est-ce qu'on va?

Arthur haussa un sourcil, tandis que Roderich roulait des yeux et qu'un sourire condescendant fleurissait sur les lèvres d'Ivan.

-Nous partons pour Brocéliande dans deux jours. répliqua Arthur. Et avant que tu ne demandes pour quoi faire, nous allons y chercher le Graal.

Le silence se fit dans la salle, aucun chevalier ne bougea plus d'un pouce.

-Le… Graal? répéta Antonio.

-Vous avez bien entendu. Le Graal se trouve dans un château au beau milieu de Brocéliande, et nous allons le trouver.

-Ca change tout… balbutia Francis. Plus personne n'oserait se désister, n'est-ce pas? comprit-il avec un sourire.

-Tout à fait. approuva Arthur, satisfait. La coupe dans laquelle le sang du Christ a été recueilli… Nul ne peut refuser de l'adorer s'il en a l'opportunité. Et de toute façon, comme je l'ai déjà dit, refuser cette quête serait enfreindre les règles de la chevalerie. Brocéliande est un lieu inconnu et périlleux et aucun chevalier ne doit se soustraire à l'aventure.

Arthur scruta chacun de ses interlocuteurs, puis se tourna vers Lukas.

-De plus, le forêt est empreinte de magie et habitée de créatures féeriques… Ce qui risque fort d'être très intéressant, qu'en dis-tu?

-Je suis partant, bien sûr. répondit Lukas de sa voix neutre.

-Parfait! Sachez qu'aucun d'entre vous n'a le choix, à présent. Nous partons dans deux jours, je me charge de tout faire préparer. Vous pouvez disposer.

Les chevaliers s'en allèrent assez rapidement. Seul Roderich s'éternisa, soupesant l'ouvrage dans sa main droite.

-Pourquoi tu ne leur as pas dit? demanda-t-il finalement à Arthur qui le regardait, se demandant quand il allait déguerpir comme les autres.

-Pas dit quoi? demanda à son tour le roi.

-Ne fais pas l'ignorant. Ce qui est écrit ici. dit-il en désignant une phrase de son doigt mince. "Dat vitam aeternam". Il donne la vie éternelle.

Arthur haussa les épaules.

-Je n'ai pas envie que la quête devienne une compétition et que l'on finisse par tous s'entre-tuer pour l'obtenir.

-C'est très louable… J'approuve ta décision, mais sache que si tu nourrissais de plus égoïstes projets, je n'hésiterais pas à te remettre dans le droit chemin, peu importe comment.

-Je compte sur toi. répliqua Arthur.

Roderich le quitta avec un dernier regard d'avertissement.

oOo

Francis fit ralentir son cheval, puis l'arrêta complètement. Sa monture était nerveuse. L'atmosphère environnante ne lui plaisait pas.

Et pour cause, un mur d'arbres serrés, sombres et sinistres leur faisait face. Francis se sentait écrasé par le poids, l'âge et l'inexplicable volonté qui émanaient de cette forêt.

Aucun chemin n'était tracé. Mais après avoir passé l'orée de la forêt, les arbres s'écartaient les uns des autres pour permettre le passage… Et la progression vers la perdition.

-Messieurs, la forêt de Brocéliande… déclara sinistrement Francis.

Arthur arriva à ses côtés.

-Active la carte. le pria le Français.

-Hors de question. répliqua Arthur d'une voix cassante.

-Nous sommes tous fichus…grommela-t-il sombrement.


[1]Si Antor est le véritable nom du père adoptif d'Arthur, le nom de sa mère adoptive n'est à ma connaissance pas connu. J'ai cherché dans mes différents bouquins à ce sujet et je n'ai rien trouvé, donc j'ai regardé dans les tableaux généalogiques des chevaliers et le nom de la mère de l'un d'entre eux était Elyabel, et j'aimais bien :3

[2]Je ne suis pas une experte en héraldique x) J'ai fait quelques recherches sur internet et j'ai opté pour ces armoiries (made in Niniel-land). J'ai lu quelque part que le serpent symbolisait la puissance et la couleur noire (appelée sable en héraldique), le deuil et la mort.

[3]Je reviendrai sur ce point plus tard, ainsi que sur le souvenir d'Arthur où sa soeur a pris l'apparence d'Alfred. Je me rends compte que c'est assez nébuleux.

Traductions

Pequeno : petit (espagnol)

Cretino : crétin (italien)

Dat vitam aeternam : il donne le vie éternelle (latin)

Ouah, Lovi a été sage cette fois!

J'espère que ça vous a plu :) Le prochain chapitre n'est pas encore commencé mais j'espère pouvoir l'entamer et bien avancer tant que je suis en vacances... Par contre, j'aurai des examens d'ici trois semaines et je vais devoir bosser :x Mais de toute façon, je vous tiens au courant de l'avancement de mon chapitre et de mes autres projets via Twitter! (Le lien se trouve sur mon profil.)

C'est aussi à cause de ces maudits (pour rester polie) examens que je ne vais pas à Made in Asia à Bruxelles le week-end du 15 mars. Je suis trop dégoûtée, je me faisais une joie d'y aller après avoir été déçue de la JEB T-T Les maths sont diaboliques, et ma vie, trop cruelle D:

D'ailleurs, permettez-moi de péter un câble... J'étais en train d'écrire mes explications ci-dessus quand l'électricité a subitement disparu de ma maison! Grrr... Bien sûr, je n'avais pratiquement rien sauvé et j'ai pu tout recommencer...

J'espère que je n'ai rien oublié, du coup! Pour me remonter le moral, laissez-moi une review ;D

A bientôt ~