Hi guys!

Disclaimer : les personnages appartiennent à Hidekaz Himaruya ou à la légende arthurienne.

Note : c'est un très grand jour pour moi *w* C'est la première fois que je poste un chapitre portant le numéro 9... Ce qui fait donc officiellement de Twelve's Quest ma plus longue fic à ce jour, en termes de chapitres en tout cas (This is War remportant pour le moment la palme, mais qui se fera bientôt dépasser si les héros restent en vie...)

J'espère que vous avez stressé, au moins un peu. Que la fin du chapitre 8 vous aura tenu en haleine et intrigué.

Vous aurez toutes les réponses (enfin je crois) que vous attendiez dans ce chapitre, qui est plus court que les précédents et pour lequel je vous présente mes plus plates excuses...

Pensez à reviewer, s'il vous plaît ;)


Chapitre 9 : Spéculations

Tous les regards se tournèrent vers le jeune Norvégien, dont le rire hystérique avait à présent cessé.

-Désolé. fit-il de sa voix à nouveau impeccablement neutre.

Avant qu'il n'ait pu envisager de dire qu'il avait eu besoin de relâcher la pression, Alfred se jeta sur lui et enserra sa gorge.

-Espèce de traître! Comment peux-tu rire dans un moment pareil?

Matthias se rua à son tour sur Alfred et tenta de le faire lâcher prise, tandis que Lukas restait parfaitement calme en respirant bruyamment.

-Regarde… dit le Norvégien en désignant de son doigt pâle ce qui fut l'entrée de la grotte.

Noircie et couverte de sang, une silhouette se détacha des débris et effondrements de roche et avança prudemment dans la direction de la troupe de chevaliers, en toussant.

-A… commença Alfred en lâchant Lukas. Arthur!

Mais ce fut Francis qui parvint le premier aux côtés du roi qui venait de refaire surface. Il lui proposa de l'aide et Arthur l'accepta, s'appuyant sur son ami pour continuer sa progression après avoir échangé une étreinte et quelques mots.

Le jeune roi était faible, en piteux état et exténué. Ses vêtements étaient déchirés, brûlés, noircis par la cendre. Ses cheveux naguère blonds avaient viré au gris et sa peau d'ordinaire pâle oscillait entre le rouge, le gris, le brun et le noir.

-Je n'avais pas besoin d'être près de lui pour assurer les défenses d'Arthur. expliqua Lukas, se massant la gorge.

Mais Alfred ne l'écoutait déjà plus. Il avait couru vers son roi et s'était jeté dans ses bras, pleurant et marmonnant inlassablement son prénom, l'étreignant pour vérifier qu'il était bien là, devant lui, en chair et en os, bien vivant.

Arthur n'eut la possibilité de dire que quelques mots, qu'il destina à Francis.

-M… Merci… De l'avoir emmené…

Puis il tomba endormi –ou évanoui– dans les bras de son petit frère.

oOo

Arthur, depuis les limbes du sommeil, était satisfait.

Son plan s'était déroulé comme prévu.

Aucun chevalier n'avait été victime de Morgane. Aucun n'avait été sévèrement blessé.

Sa sœur qui représentait alors le plus grand danger pour eux avait été détruite et n'était plus qu'un mauvais souvenir.

Il avait appris ses origines et même s'il n'en était pas particulièrement fier, il en était content.

La seule ombre au tableau restait la dernière parole de la défunte du jour. La dernière bribe de conscience de Morgane avait résonné dans la tête d'Arthur et l'inquiétait pour le moins.

"Ce n'est pas… Fini… Peter sera ma revanche."

oOo

Si la plupart des chevaliers se portaient relativement bien après les récents affrontements, Lukas était, tout comme Arthur, exténué.

Lui aussi avait combattu non-stop, tant physiquement grâce à des attaques magiques que mentalement en protégeant Arthur.

Tout cela lui avait demandé une quantité considérable d'énergie, et pourtant, contrairement à Arthur qui se reposait, ce n'était pas fini pour lui.

Il y avait quelques blessés légers à soigner.

Heureusement, Matthias était là pour le soutenir, au propre comme au figuré. Rien que de se retrouver entre ses bras puissants le revigorait.

Assis à même le sol, dos contre le torse de son amant, lové entre ses bras, Lukas donnait quelques instructions à Elizabeta pour soigner des blessures bénignes, tandis que d'autres s'occupaient de récolter l'eau de pluie qui continuait à tomber.

Il avait également envoyé Antonio et Lovino chercher des herbes médicinales dans la forêt, après les leur avoir patiemment décrites.

oOo

-Ca va, Lovi?

Le jeune Italien se contenta d'un vague hochement de tête en guise de réponse.

Ils étaient seuls dans les bois, à la recherche des remèdes dont Lukas avait besoin.

-Lovi… répéta Antonio sur le ton de la réprimande.

-Je vais bien, je te dis.

-Je vois bien que c'est faux.

Lovino détourna la tête, prenant pour excuse de cueillir une plante médicinale.

-Nous sommes seuls tous les deux, à présent. Tu n'as plus à faire semblant d'être fort pour garder la tête haute devant les autres. Ces nouvelles t'ont perturbé, je le sais. murmura-t-il doucement en se rapprochant de son ancien écuyer et en entourant son torse de ses bras.

Lovino laissa aller sa tête contre l'épaule du chevalier.

-Je… Je ne savais pas qu'il était mort. dit-il, les larmes lui montant aux yeux. Personne ne m'a prévenu, alors que… Je veux dire… Je croyais… Que Feliciano m'aurait averti s'il était arrivé quelque chose… Alors… Je… Je m'inquiète! Et si… Et si il était mort, lui aussi? Si on s'en était pris à lui après la mort de mon père? Et...

-Je suis désolé pour ce qui lui est arrivé. le coupa doucement Antonio. C'était un bon chevalier, sa disparition est un drame pour la chevalerie. Quant à Feliciano… J'imagine qu'il ne sait pas où je t'ai emmené. Qu'il a oublié ou bien qu'il nous a prévenu à une période à laquelle nous étions absents. Je suis persuadé qu'il va bien. Il a certainement trouvé une protection ailleurs.

Ces mots de réconfort touchèrent Lovino, qui essaya de sécher ses larmes d'un revers de la manche.

-Il… me manque. annonça-t-il à Antonio, les yeux encore larmoyants.

-Je sais… dit-il en berçant doucement son jeune compagnon. Je suis désolé de t'avoir arraché à ta famille…

-Non… Ne regrette pas ça. Jamais. Je n'aurais rien pu… faire pour lui… Je suis content que tu m'aies pris à ton service mais… Il me manque quand même… Je ne sais pas si j'ai fait le bon choix en prenant sa place près de toi. Au moins, il aurait été en sécurité. Il aurait appris à se défendre… Mais… Je suis égoïste… Je suis content d'être à tes côtés, Antonio… Mais Feli me manque.

-Quand tout sera fini, Lovino… commença Antonio. Quand la quête sera terminée… Nous irons le chercher. Ensemble.

-Tu ferais ça…?

-Je ferais tout pour toi. Nous retrouverons ton petit frère. C'est une promesse.

Et il scella cet engagement d'un baiser.

Quelques dernières larmes s'écoulèrent sur les joues de l'Italien, qui se retourna pour rendre son baiser à l'Espagnol.

Il se laissait faire. Se raccrochait désespérément à cette promesse et à cette étreinte. Il partageait et approfondissait leur baiser.

Il n'y avait aucun doute. Il devait être très, très perturbé et attristé.

oOo

Lorsqu'ils eurent trouvé les plantes et furent revenus au camp, Lukas leur donna des directives pour administrer quelques soins supplémentaires aux chevaliers légèrement blessés, tandis que Francis et Alfred se relayaient au chevet d'Arthur, toujours inconscient.

La bonne nouvelle, c'était que la magie qu'il possédait en lui opérait une fois de plus pour réparer les lésions internes et externes. La mauvaise, c'était que Lukas aurait besoin d'au moins une bonne nuit de sommeil pour pouvoir venir en aide à cette reconstruction spontanée.

oOo

Le lendemain, une fois rétablis de leurs blessures bénignes, Ivan, Roderich et Gilbert partirent explorer les ruines de la grotte, escaladant les débris avec précaution et déblayant certains endroits.

Ils ne trouvèrent rien lors de cette séance d'exploration. Ni corps, ni présence anormale, ni esprit frappeur, ni résidu magique.

De retour parmi les chevaliers, Lukas les remercia pour leur rapport et annonça:

-Je suis certain que Morgane a disparu, sa puissance magique s'est éteinte. Nous n'avons plus rien à craindre d'elle.

Ivan répliqua d'un air sombre:

-Oui, nous n'avons trouvé aucune trace d'elle, c'est une bonne nouvelle. Mais il y en a une nettement moins bonne. Nous avons aussi perdu une bonne partie de nos provisions et de notre matériel.

-Affirmatif. confirma Gilbert. Il nous reste deux tentes et pour maximum deux jours de provisions. Il n'y en avait que deux ou trois qui avaient leurs sacs à portée de main ou la présence d'esprit de les emmener lors de la fuite. Je propose qu'on aille en repérage à la chasse. De toute façon, avec Arthur à moitié mort, on ne va pas pouvoir voyager avant un petit moment.

-C'est une bonne idée. approuva Francis, le gratifiant toutefois d'un regard noir à l'évocation de l'état du roi.

-Alors, intervint Roderich, nous y allons, Gil?

Un sourire étira les lèvres de l'albinos.

-Oh, mais avec plaisir, très cher.

Il s'empara d'un couteau de chasse qui traînait dans sa botte et suivit Roderich dans les bois, très heureux à l'idée de se dégourdir les jambes.

oOo

-Surtout, ne fais aucun bruit. chuchota Gilbert à l'adresse de son compagnon une fois qu'ils se furent assez éloignés du camp pour que leur présence passe inaperçue dans la forêt.

Gilbert aimait la chasse. Il avait une vue aiguisée, un odorat presque canin et l'ouïe fine.

Et la présence de Roderich à ses côtés l'enchantait. Il allait pouvoir montrer l'étendue de son talent à son partenaire. Car même s'ils partageaient régulièrement des quêtes, généralement, Gilbert chassait seul, le brun gardant leur bivouac.

L'albinos tendit l'oreille et perçut le gazouillement des oiseaux, pas si loin d'eux. Des cailles.

Il eut tôt fait de repérer l'un des volatiles et de l'abattre, ayant emprunté l'arc de Roderich.

L'Autrichien l'avait regardé faire, admiratif et attentif au moindre mouvement. Il suivit ensuite son acolyte un peu plus loin et ouvrit de grands yeux lorsqu'il constata qu'après quelques minutes d'attente à peine, Gilbert avait débusqué et achevé un cerf.

Au menu du soir: du gibier.

-Hé bien, Roddy! lança Gilbert. Tu en fais une tête. Tu as l'air d'être surpris…

-Je ne t'imaginais pas si doué…

-Ce n'est pas gentil, ça! s'indigna l'albinos avec ironie. Es-tu jamais mort de faim avec moi?

-Non, c'est vrai…

-Y a pas de secret, Roddy. Je suis génial.

Il délaissa un instant sa victime et vint murmurer à l'oreille de Roderich.

-Et je suis un excellent chasseur. Quand j'ai choisi ma proie… Elle n'a aucune chance de m'échapper…

Il mordilla délicatement le lobe de l'oreille de son amant et ses mains s'aventurèrent sous la tunique du brun, mais un bruit de flèche l'arrêta en plein dans son élan.

Il s'écarta de Roderich, aux aguets, et observa les environs.

A une vingtaine de mètres d'eux, une masse informe et énorme ramassait l'oiseau qu'il venait de refroidir.

Gilbert et Roderich échangèrent un regard et, d'un commun accord muet, se planquèrent avec le cerf mort derrière un arbre déraciné qui traînait non loin, espérant qu'ils n'avaient pas été vus par ce que Roderich identifia comme étant un troll.

Il était seul, mais vu qu'il ne s'agissait pas d'une espèce solitaire, il y avait fort à parier que ses comparses n'étaient pas loin.

Une fois que la créature se fut assez éloignée, ils prirent leurs jambes à leur cou et retournèrent au campement, ridicules hommes pressés courant à petits pas en transportant un cerf à bout de bras.

Heureusement que le bivouac n'était pas loin, car Roderich crut qu'ils n'arriveraient jamais à l'atteindre sans devoir abandonner leur poids mort en cours de route.

Ils parvinrent au camp, essoufflés et en nage.

-Tout va bien? leur demanda Ivan devant leurs mines colorées et inquiètes.

-Oui…

-On dirait que la chasse a été bonne. remarqua Antonio en désignant le repas du soir.

-Oui, et j'ai une caille dans ma besace. indiqua Gilbert. C'était mon échauffement. Il n'y a aucun souci à se faire, la forêt peut nous fournir autant de nourriture que nous le désirons. Mais on ne sait pas sur quel prédateur nous pouvons nous-mêmes tomber en chassant.

-Nous venons de rencontrer un troll. précisa Roderich.

-Il nous faudra être prudents… acquiesça pensivement Elizabeta.

-Mais c'est une bonne nouvelle que nous ayons d'aussi bons chasseurs dans nos rangs. dit Matthew avec enthousiasme.

-Hmm… fit Roderich. Surtout que nous ayons Gilbert dans nos rangs, en fait. Comment va Arthur? Toujours inconscient?

-Francis et Alfred sont avec Lukas auprès de lui. indiqua Matthias. Son état semble s'améliorer. Il s'est réveillé pendant quelques minutes, et il dort, maintenant. Il pourra probablement nous parler ce soir.

oOo

Comme de juste, Arthur se réveilla tard dans l'après-midi et se sentit suffisamment revigoré que pour converser un peu avec ses compagnons.

-Par miracle, vous êtes tous sains et saufs… s'émerveilla-t-il une fois qu'il eut vu chaque chevalier en relativement bonne santé.

-C'est grâce à toi. l'assura Antonio.

-Et à Lukas… ajouta Elizabeta.

-J'en suis… Vraiment heureux.

Il se tourna alors vers Lukas et poursuivit:

-Merci… D'avoir pris soin d'eux.

-C'est tout à fait normal. éluda le Norvégien.

Arthur roula des yeux puis chercha Francis du regard. Les émeraudes finirent par rencontrer les orbes marines et le Français eut un sourire, soucieux de savoir ce qu'il pouvait faire pour Arthur, mais heureux que le roi recherche sa présence à ses côtés.

-Francis… Quelle est la situation? demanda-t-il de but en blanc.

A côté de lui, le jeune noble eut la vague impression qu'Alfred se raidissait…

Pourquoi Arthur faisait-il appel à lui plutôt qu'à son sénéchal?

-Nous allons tous bien. Et nous sommes tous ravis que tu te rétablisses. Il y a cependant un petit… D'accord, un bémol. Nous n'avons presque plus rien.

Arthur fronça les sourcils mais laissa Francis parler.

-La majeure partie de nos provisions sont restées dans la grotte, donc réduites en cendres, carbonisées, pulvérisées… Quant aux tentes, il nous en reste deux, nous avons donc dû en revoir la répartition. Le problème est qu'elles sont trop petites pour y dormir à six.

Arthur, s'il tenta de rester digne, était très contrarié par ces nouvelles. Pas qu'il regrettait son confort de Camaalot ou que devoir se débrouiller avec si peu l'ennuyait, mais il s'inquiétait surtout des conditions de vie des prochains jours…

Et s'ils venaient à être à court de vivres? Affaiblis, les chevaliers ne sauraient résister à de potentielles attaques supplémentaires, ou bien aux maladies qui infestaient la forêt… Et les tentes… S'ils étaient les uns sur les autres, ils dormiraient mal –encore plus mal– ce qui, ajouté au manque de nourriture, pouvait avoir des conséquences dramatiques sur l'état physique et moral de ses compagnons, et…

-Si je puis me permettre… fit la douce voix de Matthew, à qui l'inquiétude d'Arthur n'avait pas échappé. La situation n'est pas aussi catastrophique qu'elle en a l'air.

-Ce n'est pas faux. renchérit Gilbert.

Roderich se chargea d'expliquer:

-La forêt regorge de nourriture potentielle, qu'il s'agisse de gibier, de baies ou de fruits. Nous ne devons pas nous tracasser quant à notre survie. De plus, Gilbert est un chasseur émérite…

-Ouais, par contre, face à un troll de deux mètres je peux pas grand-chose! lança Gilbert.

-Tu as rencontré un troll en chassant? s'enquit Arthur, scandalisé.

-Oui, mais Roddy et moi, on s'est cachés à temps. Il ne nous a pas vus, aucun dommage à déplorer.

-De toute façon, conclut Arthur après quelques instants de silence, ils ont une force phénoménale mais ils sont stupides et faciles à piéger. Au pire, on pourrait même les manger…

Il y eut un silence parmi l'assemblée.

Francis esquissa un sourire et commenta:

-Tu dois être au plus mal, si tu fais de l'humour, Arthur…

Lui qui voulait plaisanter, il ne recueillit qu'un regard noir de la part du roi, qui ignora sa réplique et continua sur sa lancée au sujet des créatures dangereuses.

-Ce dont il faut se méfier, ce sont les Gobelins. Ils sont sournois. Mais on ne devrait pas trop s'en préoccuper, ils ont eu un aperçu de nos forces et ne sont pas prêts de recommencer à nous chercher des noises. En revanche, je crains fort que des sbires de Morgane n'apprennent sa disparition et se mettent à nous pourchasser. En espérant qu'ils soient humains et incapables de se repérer dans cette forêt.

-Un peu comme nous, en gros… commenta Ivan.

-Et puis, l'ignora Arthur, il y a les fées. Je suis persuadé qu'il doit y en avoir, disséminées quelque part… Des naïades, des fées des bois, que sais-je d'autre… Elles sont d'ordinaire bienveillantes mais qui sait l'effet que la forêt du Diable a pu avoir sur leurs mœurs?

-Sans compter qu'elles peuvent croire que nous en voulons à leur territoire. ajouta Lukas.

Arthur hocha la tête.

-Néanmoins, reprit-il, elles se montrent rarement au grand jour lorsqu'elles sentent la présence d'étrangers. Si nous n'avons qu'à craindre les trolls, pour le moment, je crois que nous pouvons êtres tranquilles et nous accorder quelques temps de repos.

Lovino haussa les sourcils et répliqua:

-En attendant, si quelqu'un doit aller chasser, ce ne sera pas toi, donc tu t'en fous, on pourrait très bien se faire trucider par n'importe qui ou n'importe quoi, ça t'est égal.

-Votre vie m'est plus importante que la mienne. rétorqua Arthur, piqué au vif. Et si tu veux être à ma place, aussi diminué que je le suis, il n'y a aucun problème. Je préférerais aller combattre du troll, figure-toi!

-Hé bien…

-Du calme, vous deux. fit Mattias en coupant la parole à Lovino. La situation est suffisamment critique comme ça, vous ne trouvez pas?

Arthur et Lovino firent la moue et le plus jeune baissa les yeux, cherchant un soutien chez Antonio qui, pour une fois, semblait le regarder avec quelques reproches dans les yeux.

-Ce n'est pas la peine de tendre davantage l'atmosphère avec de futiles querelles.

-Futiles…? manqua de s'emporter Lovino.

-Aurais-tu oublié l'épisode de la grotte? lui rappela Antonio. Arthur n'a pas hésité à rester seul là-bas pour nous permettre de nous enfuir, alors qu'il savait très bien que cela aurait pu lui coûter la vie. Tu ne peux pas affirmer sans fondement qu'il méprise les nôtres. J'estime par ailleurs qu'il en a assez fait ces derniers jours pour nous protéger et que c'est la moindre des choses de lui rendre la pareille à notre échelle, en allant chasser par exemple. Il a bien le droit de se reposer et de restaurer ses forces.

Lovino se sentit rougir de gêne. Il avait parlé sous le coup de l'impulsion, alors qu'évidemment il n'y avait aucune raison d'accuser Arthur comme il l'avait fait.

Il inspira profondément et se retourna vers Arthur, toujours étendu sur sa couche avec un regard dur dardant l'Italien.

Le brun finit par parler:

-Je… C'est vrai. Tout ça est vrai. Tu as raison, Antonio. J'ai parlé sans réfléchir. Je suis désolé, Arthur.

Un silence suivit les excuses du fier et impétueux Italien qui rougissait de plus en plus à mesure que le silence se prolongeait, devenant par la même occasion une parfaite tomate écarlate.

Ce fut finalement Gilbert qui rompit le calme momentané:

-Mein Gott, Tonio, tu as une sacrée influence sur ce gamin…


J'aime pas cette fin T-T Encore désolée pour la longueur ridicule...

Traduction:

Meine Gott : Mon Dieu (allemand)

Passez de bonnes semaines d'ici notre prochain rendez-vous :D