Disclaimer: la plupart des personnages appartiennent à Hidekaz Himaruya. Voir en bas de page pour le personnage qui m'appartient. Mention de noms/objets issus de la légende arthurienne.

Note: Vous êtes morts? Tellement mon chapitre 12 était nul? x) N'hésitez pas à reviewer, même si c'est pour me dire que rien ne va!

Je me déteste, vous savez? Pas parce que j'écris de la merde, enfin si, aussi, mais je me hais surtout quand, dans mon scénario, je résume une scène importante voire super importante par un terme général. Genre "Combat d'Arthur" et point, démerde-toi avec ça, Niniel. Surtout que ça fait un an que le scénario est bouclé et qu'en un an, les idées que j'avais pu avoir ont déserté :/ Bref, tout ça pour dire que vu la longueur du combat, le chapitre initial a dû être scindé et que Twelve's Quest fera donc au moins seize chapitres. Espérons que ce sera une bonne nouvelle.

Je vous laisse avec ce chapitre que j'espère meilleur que le 12. Donnez-moi votre avis.

Bonne lecture!

Chapitre 13 : Exploration

L'homme flirtait avec les deux mètres de haut, et il était d'autant plus impressionnant lorsqu'il monta sur son cheval, tout de métal argent harnaché. Seuls les yeux, comme agressifs, de l'animal étaient visibles, et il raclait le sol du sabot de son antérieur droit, impatient de se jeter dans la joute, apparemment habitué à la chose.

Le chevalier avait revêtu une armure étincelante dont le plastron était orné des armes de la maison des Lamorat, enrichie de la calligraphie Pellinor de Lamorat. Tel était donc le nom du chevalier. Dans son dos était attachée une hache prête à prendre le relais de l'épée ou du gourdin à tout moment.

Les mains occupées par ses armes, il guidait son cheval à la voix et aux jambes. Un potentiel inconvénient.

Arthur, quant à lui, tenait son cheval par les rennes et pouvait sentir sa nervosité et son appréhension. Il respirait bruyamment et irrégulièrement.

Ses yeux étaient affolés et ses muscles, raides. Il refusait d'avancer, effrayé, préférant rester près de la tente, n'importe où tant que l'endroit était à bonne distance de son homologue.

Arthur ressentait cette même anxiété en lui. Sa raison le poussait à continuer de s'avancer vers l'arène, son corps lui criait de rebrousser chemin, de renoncer à un combat qui pourrait lui coûter la vie.

Lorsqu'enfin il fut à la limite de l'aire de combat, il inspira profondément et mit le pied à l'étrier, avant d'enfourcher son cheval toujours récalcitrant qui s'évertuait à reculer.

Arthur ne put s'empêcher de se demander quelle aurait été la réaction d'une monture non habituée au combat…

-Est-ce que sa Majesté est prête? demanda l'adversaire, d'une politesse excessive et fausse.

Arthur feignit la désinvolture en flattant l'encolure de Sagremor, sa monture.

-Aussi prêt que possible, j'imagine.

Il abaissa la visière de son casque et sortit sa lame de son fourreau.

-Si je dois mourir aujourd'hui… marmonna-t-il comme pour lui-même. Ce ne sera pas sans emmener l'ennemi avec moi.

De l'autre côté, le Breton plus âgé fit tournoyer son arme destructrice dans sa main, apparemment aussi impatient que sa monture.

Alors, Arthur reprit son cheval en main et le força au galop. Après quelques secondes de réticence, il se soumit et accéda aux désirs de son maître.

Ils chargèrent.

Sous lui, Arthur pouvait sentir les muscles de son compagnon équin s'étendre.

La rencontre entre les deux chevaliers ne se fit pas attendre.

D'une main, Pellinor donna un coup d'épée sur l'épaule d'Arthur, qu'il bloqua de son bouclier. De l'autre, il abattit le boulet meurtrier dans le dos du roi.

Les pointes transpercèrent le métal de son armure, atteignirent sa peau.

Il poussa un déchirant cri de douleur. Son armure se teinta de rouge lorsque l'arme se retira, Sagremor ayant soustrait Arthur aux mains ennemies en reprenant sa course et en l'emmenant de l'autre côté de l'arène.

Déjà Arthur avait du mal à réfléchir. Les vagues idées qu'il avait élaborées s'échappèrent.

La raison fit place à l'instinct de survie d'un animal blessé.

Ressaisis-toi.

Mais la concentration se dérobait.

Il y avait cette douleur lancinante dans son dos, cette anxiété équine sous lui, son cœur qui battait la chamade et Alfred, dans la tente. Déjà mort peut-être. A l'agonie sans doute.

"Tu as un combat à gagner."

Il s'agissait peut-être là des dernières paroles de son petit frère.

Si c'était le cas…

…Et même si ça ne l'était pas…

Il ne pouvait pas le décevoir.

Arthur se redressa sur sa selle, souffla profondément et tenta d'ignorer la douleur. Et le sang qu'il sentait s'échapper de son corps.

Il retourna au combat.

La deuxième charge.

Pellinor attaqua cette fois Arthur à l'épée pour de bon. Si le blond commença par se défendre, à l'aide de son bouclier et de sa propre lame, Excalibur, il put également par la suite porter une ou deux attaques.

Grâce aux mouvements imprévisibles de Sagremor, tant pour Arthur que pour Pellinor, le roi put même toucher son opposant dans le défaut de son armure, au creux du genou. Sa lame désormais vermeille, Arthur rompit la salve en talonnant son cheval, qui l'emmena avec plaisir à l'écart du plus âgé.

Cette première blessure infligée satisfaisait Arthur.

La jambe de Pellinor ne répondrait plus tout à fait de la même façon.

Alors il y avait une chance pour qu'il ait plus de difficulté à maîtriser son cheval et à commettre des erreurs.

Mais cela avait eu un prix. Un violent coup de pommeau dans la mâchoire d'Arthur et une estafilade sérieuse au front, causée par une estocade un peu trop haute.

Néanmoins, Arthur avait repris confiance en lui, et sentir l'adrénaline se répandre dans tout son être ne le rendait que plus à même de se défendre et d'attaquer dangereusement.

Tout le talent qui avait fait sa réputation commençait à se réveiller après des mois passés refoulé.

Et Pellinor de Lamorat n'avait qu'à bien se tenir à son gourdin.

Derrière sa visière, les yeux émeraude d'Arthur s'allumèrent d'une flamme hardie et avide de victoire.

Sa prise sur la garde d'Excalibur fut raffermie.

Et il repartit à l'assaut.

Mais il fut coupé dans son élan. Sagremor se cabra, effrayé par l'arme que l'adversaire faisait tournoyer au-dessus de sa tête tout en se dirigeant vers eux comme une furie.

Arthur n'eut d'autre choix que de lâcher prise et d'enlever ses pieds des étriers.

Il atterrit au sol dans un fracas de métal. Il se reçut sur le dos avec une grimace.

Toutefois, il avait bien fait d'abandonner Sagremor. S'il s'y était cramponné malgré la levade, le cheval aurait sans doute basculé en arrière sous le poids de la selle, de l'épée, du bouclier, mais surtout du cavalier et de sa lourde armure de métal.

Ce qui voulait dire qu'Arthur aurait été écrasé par sa monture.

Et qu'après cela, il n'y aurait pas eu de doute possible quant à l'issue du combat.

Arthur se releva aussi vite qu'il le put, prêt à remonter sur son cheval.

Cheval qui s'était enfoui dans un coin de la piste, traumatisé et au bord de la crise d'angoisse. Inutile d'essayer d'en tirer quoi que ce soit d'autre pour ce combat. Il ne fallait même pas espérer qu'il emmène Arthur autre part qu'à l'extérieur de l'arène.

Arthur tiqua. Un cheval aurait quand même été bien pratique pour la suite de l'affrontement.

Mais il s'en passerait.

Il fit de nouveau face à son adversaire, qui comptait profiter de la différence de hauteur pour le frapper de plein fouet avec sa sphère.

Cependant, puisque Pellinor ne se décidait pas à descendre de cheval, Arthur avait un avantage. Il pouvait esquiver plus librement et était plus agile que son opposant.

Qui, il fallait bien l'admettre, conservait tous les autres avantages, à commencer par la vitesse.

Arthur esquiva le coup d'une roulade au sol –dans la boue– puis ressauta sur ses pieds.

Il regarda le cavalier faire demi-tour pour revenir à la charge.

Il regarda la longue lame d'Excalibur.

Il regarda la longue chaîne de métal entre le manche et la masse hérissée.

Il lui vint une idée.

Il s'ancra bien profondément dans le sol et saisit la poignée de son épée à deux mains, à hauteur du bassin, parallèlement à son corps, pointe vers le haut.

Il se concentra difficilement sur l'arme, sa vue se brouillant de temps à autre à cause de l'abondante perte de sang ou bien à cause de ce même sang qui ruisselait de sa blessure dans ses cheveux, le long de son nez et parfois, dans son œil droit.

Enfin l'arme se leva, prête à s'abattre une fois de plus sur le corps du roi.

Qui eut heureusement suffisamment de vivacité pour suivre le mouvement rapide de la chaîne avec Excalibur. Il enroula la lame dans les maillons.

Ce n'était plus qu'une question de force désormais.

Qui lâcherait le premier son arme? Le défenseur ou le chevalier de la Table Ronde?

Arthur était en meilleure posture. Il avait plus de puissance puisqu'il tenait son arme à deux mains et qu'il était solidement ancré dans le sol, alors que l'homme encore en selle ne pouvait se servir que d'une main, l'autre étant occupée par son épée. Et s'il lâchait cette dernière pour pouvoir arracher son arme des mains d'Arthur, nul doute que le blond dépossédé d'Excalibur se ruerait sur elle pour l'attaquer rapidement avec ses propres armes.

Et ce fut Arthur qui, avec un cri guttural poussé sous l'effort, déroba l'arme à son propriétaire.

Elle était horriblement lourde dans sa main, et malheureusement, il ne sut quoi en faire et fut trop lent à reprendre ses esprits pour le combat qui continuait.

Car, certes, l'adversaire avait perdu un atout, mais il lui restait son épée, et la hache dans son dos.

Pellinor profita du moment d'absence d'Arthur pour lui porter un coup de son épée.

La lame fendit l'air, ce qui alarma le roi et le remit violemment dans le combat.

Il réagit, se baissant pour éviter le coup de face.

Mais il se releva trop vite et comprit que son adversaire recycla son attaque pour le frapper dans le dos qu'il lui présentait.

La lame perça l'armure dans le bas du dos, envoyant une douleur lancinante dans les reins d'Arthur qui tomba sur les genoux avec un cri de douleur.

Et il n'eut pas le temps de se relever entièrement que le défenseur fondait à nouveau dans sa direction pour lui asséner un autre violent coup d'épée, qui l'atteignit dans les pectoraux.

Arthur aurait hurlé de rage et de douleur.

Il ne supportait pas d'être ainsi dominé et roué de coups sans pouvoir rien faire. Or, il était à pieds et avait oublié que le désavantage principal à se battre contre un adversaire qui, lui, était à cheval, était qu'il était presque impossible d'atteindre autre chose que ses jambes.

Il le redécouvrait à ses dépens.

S'il ne réagissait pas, paralysé par ses blessures, il serait une cible d'autant plus facile et rentrerait dans un cercle vicieux.

Il devait le rompre.

Sans plus tarder.

Mais comment…? Son adversaire ne quitterait son cheval et sa position de force que s'il y était obligé où si on le mettait à terre… Ce qu'Arthur n'était pas en mesure de faire, actuellement.

Il lâcha l'espèce de gourdin qui ne faisait que l'encombrer et l'envoya valdinguer à l'extérieur de l'arène.

Tu as oublié que tu avais une autre arme que ton épée?

Arthur fronça les sourcils.

Il connaissait cette voix caverneuse et profonde, presque caustique, dans son esprit, pour avoir eu quelques entretiens avec elle, en songes.

Le Diable.

Qu'est-ce que tu suggères? grogna mentalement Arthur.

C'était la première fois qu'il répondait au monologue du Malin… il avait encore un peu plus l'impression de se détourner de Dieu, et ça ne lui plaisait pas du tout.

Comme s'il avait besoin de ça…

Je te croyais intelligent… Et relativement bon magicien. Meilleur que lui, en tout cas.

C'est déloyal.

Hahaha! Ne parle pas de loyauté, Arthur! Ses armes ne sont pas non plus très honnêtes. Tu devrais avoir moins de scrupules. Ca te sauvera probablement la vie.

Arthur devait bien avouer que la perspective d'user de la magie était séduisante.

Mais que pouvait-il utiliser pour que l'adversaire ne le remarque pas?

Quoique, de toute façon il ne restait plus aucun autre chevalier dans la tribune adverse. Qui le remarquerait, de toute façon? Une fois mort, Pellinor serait incapable de raconter cela à qui que ce soit…

C'était décidé.

Arthur allait utiliser la magie.

Mais il restait un problème.

L'énergie.

Il en fallait à Arthur en suffisance pour continuer à se battre et pour lancer ses sortilèges. Et pour tenir debout malgré tout.

Or il en manquait cruellement.

Je peux te seconder.

Pourquoi tu ferais ça?

Arthur, même diminué, restait néanmoins lucide. Il ne faisait toujours pas confiance au Diable.

Tu m'offres ton corps… C'est bien la moindre des choses que de te rendre service.

Tu es sûr que ton énergie ne va pas me tuer?

Pas plus rapidement que ma présence en toi… Ou que ce type si tu continues à te défendre aussi médiocrement sans riposter sérieusement.

Qu'est-ce que tu attends de moi en échange?

Oh, ton corps me suffit amplement pour le moment. Et de toute façon je sais déjà que ton âme me sera réservée lorsque tu mourras… Je n'ai aucun souci à me faire. Tu peux avoir confiance. C'est cela ou la mort.

Est-ce que j'ai vraiment le choix?

Tu poses enfin la bonne question. La réponse est non, Arthur. Tu ne peux te passer de moi.

Arthur esquiva tant bien que mal une autre attaque.

Il s'était décidé.

Il emploierait la magie de la terre… Et celle du feu. La plus destructrice.

Ca m'arrangerait si tu pouvais me passer ton énergie… Maintenant, par exemple.

Il entendit ricaner dans son esprit et se sentit aussitôt revigoré. Ses blessures restèrent dans le même état, mais ne le gênaient plus dans ses mouvements.

Il murmura une incantation et lança son sortilège en direction de son adversaire, qui préparait sa charge au bout de l'arène.

Les postérieurs du cheval de Lamorat se retrouvèrent cloués au sol par des racines noueuses et vigoureuses. Le cheval paniqua et cabra, mais Pellinor resta dessus. Toutefois, aussitôt revenus au sol, les antérieurs subirent le même sort et les racines se développèrent jusqu'aux genoux et immobilisèrent totalement l'animal.

Pellinor sauta de cheval, paniqué à l'idée d'être à son tour enchaîné de liens végétaux, et se réceptionna lourdement, épée à la main.

Arthur quant à lui ne perdit pas de temps. Il avait avisé une branche relativement épaisse à quelques pas de lui. Il l'avait ramassée et en avait enflammé les deux extrémités.

Les hommes avaient peur du feu.

Et Pellinor de Lamorat aussi, certainement. Un éclair de frayeur passa dans ses yeux gris lorsqu'il vit Arthur marcher vers lui, Excalibur dans la main droite, son bâton ardent dans l'autre qu'il faisait tournoyer dans sa main.

S'il était suffisamment effrayé, il se focaliserait sur la main gauche et l'éviterait à tout prix, ce qui permettrait à Arthur de le frapper de sa lame lors d'une seconde d'inattention.

Pellinor se releva, alerte.

Et le corps à corps commença.

Ce fut Arthur qui frappa le premier, avantagé par un discret sortilège renforçant Excalibur et un autre améliorant sa propre vitesse. Sans oublier les flammèches qu'il prévoyait d'envoyer dans la suite du combat.

Pellinor para. Puis Arthur revint à la charge. Feinta. Enroula la lame de son adversaire dans la sienne et l'écarta d'un moulinet du poignet, suffisamment longtemps pour le blesser dans l'abdomen, avant d'ôter la lame d'un coup sec qui fit gicler un peu plus de sang encore sur l'armure d'Arthur déjà vermeille à certains endroits.

Le défenseur fut déstabilisé. Peu importait combien de temps il avait gardé le château, c'était probablement la première fois qu'il était blessé.

Et Arthur ne comptait pas s'arrêter en si bonne voie.

Grâce à son hôte, il trouvait l'énergie d'aller plus vite, plus longtemps et plus précisément. Il parvenait mieux à réfléchir et à élaborer ses attaques.

De ce fait, il avait toujours un plan B, et si sa première tentative pour blesser son adversaire échouait, la seconde parvenait généralement à ses fins face à un ennemi déstabilisé et pas encore remis de sa parade précédente.

Cependant, Pellinor était du genre résistant et entêté, bien loin de l'adversaire d'Alfred qui s'était pour ainsi dire laissé tuer.

Arthur lança ses boules de feu. Petites, sphériques et brûlantes, elles ne manquèrent pas de déstabiliser Lamorat qui ne comprenait pas d'où elles sortaient. Bientôt, il fut criblé de projectiles et son armure se para de cercles noircis par les flammes. Son visage arborait une horrible brûlure sur le côté droit, sanglante, suintante.

L'inquiétude et l'urgence gagnèrent ses yeux gris.

Il sentait sa fin approcher, face à un adverse disposant de plus de ressources qu'il n'y paraissait et ne s'épuisant pas.

Il voyait Arthur comme un Diable, dansant dans les flammes et les maniant avec une aisance surnaturelle, son visage éclairé d'un sourire machiavélique et ses cheveux blonds virant au roux à la lueur des flammes.

Il se voyait mourir, laissant le château sans protection, à la merci de cet être satanique rongé par le Malin. Pellinor se serait bien battu, mais il était hors de question qu'il cesse de se défendre, de défendre le Graal tant qu'il lui resterait un souffle de vie.

Il rassembla la force et la vitesse qu'il lui restait pour saisir la poignée de son épée à deux mains et les lever au-dessus de sa tête, avant de l'abattre violemment sur Arthur.

Arthur n'avait plus de bouclier, abandonné à plusieurs mètres de là lorsqu'il avait choisi de déposséder Pellinor de son arme infernale.

Il ne put que bloquer la lame avec son avant-bras, après avoir renforcé ce dernier du bâton épais qui continuait de brûler sans se consumer, placé parallèlement au bras du roi.

Cela lui offrait une mince protection. Son bras serait de toute façon blessé une fois le bois rompu.

Mais, la lame du chevalier occupée, il gagnait du temps et en profita pour, de son bras libre, lacérer le torse du défenseur, Excalibur traçant un profond sillon noir dans l'armure puis dans la peau de Pellinor.

Le bâton fut finalement brisé. Arthur sentit l'épée s'enfoncer superficiellement dans son avant-bras, mais la force manquait pour endommager sérieusement son os.

L'épée fut retirée.

Pellinor tomba à genoux.

Et Arthur trouva, dans les dernières ressources du Diable et les siennes, la force de lever Excalibur et d'en donner un grand coup dans la nuque du Breton, qui fit rouler sa tête au sol avec un bruit sourd.

Arthur grimaça.

Bien joué, petit roi.

Les forces du Diable le quittèrent.

Haletant, Arthur réalisa lentement sa victoire et ce qu'elle signifiait.

L'accès au château.

La voie libre pour s'emparer du Graal.

L'accomplissement de la quête…

Ses jambes tremblaient. Il risqua un œil vers la tête de celui qui fut son adversaire.

Il fut pris d'un haut-le-cœur et tomba à genoux pour cracher un mélange de bile et de sang.

Ses organes internes ne devaient pas avoir été épargnés par ce long et douloureux combat.

Il resta un instant à quatre pattes, à bout de souffle.

Puis il tenta de se relever mais ce ne fut que pour s'effondrer à nouveau, inconscient, quelques pas plus loin.

oOo

Ce fut Francis qui alla relever Arthur et qui le rentra dans la tente.

Lukas était occupé, une fois de plus, à soigner les blessés. Ses traits étaient tirés, son visage avait perdu les pâles couleurs qu'il arborait d'ordinaire et des cernes soulignaient ses yeux glacés.

Fébrile, il était désormais assis au chevet d'Alfred, qui, comme atteint d'une fièvre, délirait. Il était aussi de temps à autre pris de convulsions et de l'écume s'était formée aux commissures de ses lèvres.

Antonio l'avait débarrassé de son armure, tandis que Matthew, au bord de la crise d'angoisse, épongeait le front de son mentor avec un morceau de sa propre tunique imbibé d'eau fraîche.

Lukas avait soigné Elizabeta et l'avait réquisitionnée pour un chant de guérison. Quant au Norvégien, il jonglait avec les différents antidotes offerts par la Dame du Lac pour en composer un nouveau, sous la dictée de Matthias qui déchiffrait un livre de médecine rédigé en Norvégien et traitant apparemment des poisons et de la manière de les neutraliser.

A première vue, ils étaient tous vivants.

Il restait à savoir si Lovino allait émerger du sommeil dans lequel il avait sombré, si Roderich retrouverait la faculté de voir, si Ivan serait capable de remarcher un jour… Et si Lukas survivait au surmenage de l'infirmier.

-Lukas… Tu peux pas continuer comme ça…

-N'arrête pas de lire, Matthias. le rabroua son amant. Nous n'avons pas une seconde à perdre.

Arthur choisit ce moment pour ouvrir les yeux, dans les bras de Francis qui l'avait installé sur le lit voisin de son sénéchal.

-Arthur! s'exclama le Français. Comment tu te sens?

-Bien, ça va aller, je t'assure. Et Alfred?

-Lukas s'occupe de lui.

-Il est…

-Conscient.

-Mal en point. rectifia Lukas. Arthur, je suis désolé de ne pas pouvoir m'occuper de toi, mais je sais que ta magie interne ne tardera pas à opérer… Sois patient. Tu t'en sortiras de toute façon, tandis qu'Alfred… N'a pas cette certitude.

Arthur ouvrit de grands yeux affolés, et se rua aussitôt aux côtés de son petit frère, retenu sans succès par Francis.

-Laisse-moi t'aider, Lukas. A nous deux, on peut… Le sauver… Si on conjugue nos forces…

-Quelles forces, Arthur? demanda froidement Lukas. Tu tiens à peine debout. Et moi je suis presque à court de tout. D'antidotes, de forces, d'onguents…

-Justement… dit Arthur, suppliant. Ecoute, je peux… Fais-moi confiance. J'ai encore suffisamment d'énergie pour la magie.

C'est toi qui le dis, gamin…

S'il te plaît… Aide-moi.

J'ajouterai ça sur ta note.

Quelle note?

Façon de parler, petit…

Le Diable se tut. Arthur put à nouveau sentir l'énergie pulser dans ses veines.

Il se sentait mieux.

C'était une bonne nouvelle.

Il allait sauver son frère et tout rentrerait dans l'ordre.

Il se débarrassa de son armure et retroussa les manches de sa tunique, fébrile, les doigts tremblants, néanmoins de nouveau empli de l'énergie diabolique.

-Arthur… fit Francis, comme un grognement. Ne me dis pas que…

Il échangea un long regard chargé de reproches avec son amant, qui détourna les yeux.

-C'est la seule solution.

-C'est dangereux.

-Je sais. Aussi dangereux que les tournois dont nous venons de réchapper.

Francis leva les yeux au ciel et s'écarta du groupe de soins, retournant auprès des blessés restés alités, surtout pour soutenir Antonio dans l'océan d'angoisse qui l'avait assailli.

Arthur passa une main sur la joue de son petit frère.

La main moite et glacée d'Alfred se posa sur la sienne.

-Arthur… murmura-t-il faiblement. Ne fais… Pas ça. Tu dois lutter… Contre lui. Pas l'encourager. Tu dois… Te reposer. Je vais bien. Ne t'inquiète pas p… Pour moi.

Le plus jeune esquissa un sourire, mais la douleur lancinante dans sa tête modifia son expression en une grimace de douleur.

-Lukas… fit Arthur. Quel est ce poison?

-Je n'en ai aucune idée. Je suppose qu'il est mortel pour un humain sans soins appropriés. Il se nourrit de la moindre ressource de la victime, apparemment. Il provoque une dégénérescence progressive des capacités physiques. C'est du moins ce que j'ai pu constater jusqu'à présent.

-Bien. Conjugue un autre chant à celui d'Elizabeta. Ca n'en sera que plus efficace. Je m'occupe de lui administrer l'antidote.

Il murmura une incantation pour exacerber les vertus de ce dernier et enfin, demanda l'aide de Matthias pour immobiliser la tête du sénéchal afin de pouvoir le forcer à avaler la mixture fluide et dorée que Lukas avait préparée.

Alfred fut pris d'un quinte de toux après avoir avalé le remède jusqu'à la dernière goutte.

Sa fièvre chuta, mais il ne tarda pas à s'endormir et sa respiration demeurait faible et irrégulière.

oOo

La nuit tomba sur leurs inquiétudes.

Arthur ne dormit pas.

Il chanta. Tous les chants de guérison que Lukas lui avait appris, tous ceux qu'il trouva dans les livres de soins qu'ils avaient avec eux, en Norvégien, en Anglais, en Danois et en Latin.

Au petit matin, il s'assoupit au bord du lit d'Alfred.

Le Diable avait cessé ses dons d'énergie et sa magie peinait à soigner ses blessures, sollicitée ailleurs pour opérer sur Alfred.

oOo

Roderich fut le premier à ouvrir les yeux le lendemain matin.

Depuis la veille, il y avait eu une légère amélioration dans sa vue.

Il distinguait les choses autour de lui, sans pour autant pouvoir les identifier. Il ne voyait que de vagues formes foncées aux contours flous.

Mais au moins il voyait quelque chose.

Il se retourna dans le lit, pour constater, au bruit d'une respiration régulière et familière, que Gilbert était endormi sur son lit, la tête enfoncée dans ses bras croisés sur la couche du brun.

L'albinos fut réveillé par le mouvement de son amant.

Roderich manqua d'éclater de rire lorsque le Prussien, toujours très vif au réveil, regarda autour de lui en mâchonnant dans le vide, puis en baillant à s'en décrocher la mâchoire.

-Et, t'as vu? chuchota-t-il à l'Autrichien.

-Non, désolé.

-Ah ouais, c'est vrai. T'es encore plus bigleux qu'avant. Ca s'est pas amélioré?

-Si, un peu. grogna Roderich, vexé.

L'albinos lui ébouriffa les cheveux:

-Je suis soulagé! dit-il sincèrement, souriant d'une oreille à l'autre, avant de se lever et de se diriger vers le lit d'Alfred.

-Bha alors, Alfred, t'as les yeux ouverts? T'es pas encore mort?

A ces mots, Arthur se réveilla en sursaut et se rua sur son petit frère qui pour le coup, manqua de mourir asphyxié après avoir survécu à une nuit de sommeil douloureux.

Le bruit provoqué par la quinte de toux qui surprit le sénéchal réveilla toute la tente, et Lukas se précipita au chevet du blessé pour se faire une idée de son état.

-Tu peux parler? demanda la Norvégien.

Le sénéchal répondit d'une voix faible:

-Pas… Enormément… Je me sens si faible… C'est comme si… Mes muscles avaient fondu…

Lukas acquiesça pensivement.

-C'est un effet du poison. Il puise toutes les ressources de ses victimes. Ceci dit, je ne le connaissais pas, donc nous avons énormément de chance que tu y aies survécu jusqu'à maintenant. Ton état semble relativement stable depuis hier, mais je crains que nous ne pourrons en faire plus. Je ne peux extirper le poison… Puisque j'ignore le mal qui te ronge.

Alfred fit un signe de tête signifiant qu'il avait compris, après quoi il fut de nouveau pris d'une violente quinte de toux.

Arthur lui tendit une gourde d'eau et l'aida à boire.

S'ils ne pouvaient rien faire de plus et qu'Alfred se trouvait dans un état aussi lamentable, il serait plus vulnérable dans le cas où ils croiseraient encore d'autres ennemis. Et s'il restait en arrière dans un éventuel combat, il s'en voudrait d'être un poids incapable de se battre.

Et Arthur n'avait pas fini de s'inquiéter… Et si l'état d'Alfred empirait après quelques heures de stabilité?

-Il faut qu'on aille au château. décréta Arthur. Tout de suite. Nous y serons plus en sécurité que dans une tente à la merci du reste des défenseurs qui ne se sont pas battus. Nous devons trouver le Graal. Mettre fin à cette quête… Infernale…

Francis posa une main sur l'épaule d'Arthur et le força à lui faire face.

Dans les yeux d'émeraude, le Français pouvait y lire la culpabilité alors qu'ils s'attardaient sur chaque chevalier.

-Ce n'est pas de ta faute, Arthur. murmura-t-il.

Le roi leva vers lui des yeux larmoyants et se blottit contre son torse, laissant libre cours à ses larmes.

Francis caressa, réconfortant, les cheveux et la nuque d'Arthur tout en le berçant tendrement.

Il s'adressa aux autres chevaliers:

-Nous partons. Ceux qui ne sont pas en état de marcher ou de monter à cheval iront avec les moins mal en point. Nous sommes tous à bout, moralement, physiquement,… Il est temps d'en finir.

oOo

-Je m'attendais à pire… soupira Matthias en s'affalant au sol, dans la salle du château qu'ils avaient choisie comme dortoir.

Lukas acquiesça d'un hochement de tête en déposant ses affaires à côté de son compagnon.

Matthias avait raison.

Après l'ordre de Francis, tout avait été très vite. Les blessés avaient été mis sur les chevaux des valides, et en quelques minutes, ils avaient rassemblé leurs affaires et levé le camp.

Rien ne les attendait au château. Aucun ennemi en perspective.

Et pas de trace du Graal non plus, à première vue.

Ils avaient inspecté la première salle qu'ils avaient trouvé et, n'ayant rien de louche à signaler, avaient décrété qu'ils installeraient leurs affaires dans cette vaste salle à manger.

Il y avait un grand espace près de la porte où ils pourraient dormir, et ensuite, une longue table de bois, ainsi que des bancs, couraient jusqu'au mur opposé.

La salle ne possédait aucune fenêtre, mais ils eurent tôt fait d'allumer les torches accrochées au mur et d'inonder la pièce d'une chaleureuse lumière orangée.

Arthur installa confortablement Alfred sur une couche offerte par la Dame du Lac à même le sol, avec l'aide de Matthew, et lui demanda:

-Ca va?

Le sénéchal acquiesça. Depuis qu'ils étaient entrés dans le château, il avait repris quelques couleurs.

Arthur sourit en se remémorant le livre de son enfance.

"Les pieux blessés recouvrent la santé…"

Après tout, peut-être que leur simple présence dans le château permettrait aux blessés de se relever.

Et ils s'en sortiraient tous indemnes, finalement.

Arthur voulait se raccrocher à ce mince espoir… Il voulait réparer ses fautes.

oOo

Francis termina d'aider Matthias à coucher Ivan, et se redressa.

-Bon. Maintenant que nous sommes tous installés, je propose d'aller faire un tour de reconnaissance alentours, histoire de vérifier qu'un garnison n'attend pas dans la salle voisine que nous dormions pour nous trucider dans notre sommeil.

Les chevaliers opinèrent.

Gilbert sauta sur ses pieds et lança:

-Je t'accompagne, Frannie.

-Parfait. Tonio? demanda le Français.

-Non. Je reste avec Lovino.

-Quelqu'un d'autre?

Arthur se releva en chancelant et dit:

-Moi. Hors de question que vous y alliez sans moi.

-Bon… Matthew?

-Je préférerais qu'il reste avec Alfred… fit Arthur.

-T'es au courant qu'il est en meilleur état que toi et qu'en cas de combat tu nous seras beaucoup moins utile que lui? demanda Gilbert.

Arthur ne répondit rien.

-Lizzy? Une aventure avec nous te tente? suggéra l'albinos avec humour.

-Proposé si gentiment… répliqua la jeune femme en se levant et rejoignant les rangs des explorateurs.

Comme personne d'autre ne se proposait, ils quittèrent la pièce et Gilbert lança une dernière recommandation à son amant:

-Attends-moi là et ne bouge pas, Roddy. Ca m'embêterait que tu sois amoché parce que t'y vois rien.

-Compte sur moi… Vati. grommela Roderich, amer.

Gilbert sourit au ton acerbe de son compagnon puis rattrapa les autres chevaliers qui avaient pris l'avance.

oOo

-Rien ici non plus. Le château est inhabité, apparemment. annonça Francis en claquant la porte de la dernière salle du rez-de-chaussée.

-Ce serait trop beau… dit Elizabeta.

-Ca m'étonnerait aussi que le Graal soit laissé sans défense autre que les chevaliers dehors. En tout cas, il y a au moins une bonne nouvelle: il y a un jardin potager. annonça Arthur avec un grand sourire en désignant la cour intérieure.

-On ne mourra pas de faim. Génial. répliqua Gilbert.

-Et nous pourrons administrer des soins supplémentaires à ceux qui en ont besoin. Il y a pas mal de plantes médicinales, rares et efficaces. poursuivit le roi. Enfin une bénédiction!

-Il reste deux étages, Arthur, freine ton enthousiasme… soupira Elizabeta.

Arthur fit la moue, puis suivit Francis en direction de l'escalier en colimaçon menant aux étages supérieurs.

Au milieu du trajet jusqu'au premier, le Français, en tête, s'arrêta sur un petite palier étroit.

-Il y a une pièce ici. indiqua-t-il en montrant du doigt une porte de bois entrouverte. Et il y a de la lumière…

Arthur prit une grande inspiration. Pourvu qu'ils ne découvrent rien de fâcheux…

Francis, rejoint par Gilbert, dégaina son épée, imité par l'albinos, et ensemble, ils poussèrent la porte et avancèrent à l'intérieur de la pièce.

Ils découvrirent un vaste laboratoire où s'entreposaient des plantes, des animaux, des métaux, de morceaux de pierre, des armes et d'autres objets incongrus sur des étagères de bois poussiéreuses.

Ils n'eurent pas le temps de se réjouir de ne trouver aucun chevalier qu'une voix comme venue d'outre-tombe s'éleva et leur intima:

-Ne faites pas un pas de plus.

Francis et Gilbert échangèrent un regard.

Un sourire ourla les lèvres du Germanique.

L'albinos tenta le Diable et avança d'un pas.

Il dut se baisser pour esquiver ce qu'il identifia comme une sphère de verre enflammée qui se brisa sur le mur, derrière lui.

-N'avancez pas. Ou je vous carbonise sur place.

Dans l'ombre du fond de la pièce se découpa une silhouette encapuchonnée. Dans ses mains brillaient les sœurs de la sphère de feu qui avait failli réduire Gil en cendres.

-On… On peut discuter, peut-être? tenta Francis.

Un sourire fleurit sur les lèvres de l'inconnu.

Un sourire qui n'annonçait rien de bon.


Here we are. En espérant que vous m'aurez pardonné pour ce chapitre un peu moins médiocre que le précédent mais tout de même pas terrible… J'ai vraiment l'impression d'écrire que de la merde pour le moment dans Twelve's Quest, c'est démoralisant T-T A vous de me dire si ce n'est qu'une impression ou si c'est le cas.

J'ai hâte de terminer… Mais normalement je devrais être plus motivée pour les chapitres qui viennent, vu qu'il n'y a pas de combat avant un moment!

Traduction:

Vati : papa (allemand) Ironique le petit Roderich…

Et je crois que c'est tout.

Pellinor de Lamorat. Personnage qui m'appartient. Et j'aime beaucoup ce nom 8D C'est un mix de deux personnages arthuriens du lignage d'un chevalier. J'ai choisi Pellinor comme prénom car, en plus d'être beau, ça ressemble à Pelennor, les champs qui entourent Minas Thirit dans le Seigneur des Anneaux (on ne refait pas une fan de l'œuvre de Tolkien…). Quant à de Lamorat, ce nom de famille m'a tapé dans l'œil car il me rappelle le personnage principal de la Trilogie des Salauds Gentilshommes que je viens de commencer. Jusqu'ici, c'est génial et j'aime beaucoup Locke Lamora, alors voilà. Quelqu'un connaît cette trilogie? :3

Une fois de plus, le combat m'a donné du fil à retordre. Déjà, ça fait plusieurs jours que j'ai l'impression d'avoir des mots sur le bout de la langue et de ne pas parvenir à retomber dessus. C'est extrêmement frustrant. Le mot "poignée" par exemple. Pour le retrouver, j'ai dû relire toute la scène du combat de Gilbert dans Sünde, parce que je savais qu'il y apparaissait. C'est grave non? :o

Par la même occasion, je maintiens que mes combats étaient bien meilleurs à l'époque xD (en fait je ne sais pas si je dois rire ou pleurer…)

Sagremor? Un nom de chevalier, à la base, dans la légende arthurienne. J'ai choisi de nommer ainsi le cheval d'Arthur parce que ça me plaisait (comment ça ce n'est pas un argument recevable? :o) et que ce n'était pas sans rappeler Simenor, le cheval de Gil dans Sünde (décidément), et qui est de loin le nom que je préfère pour un cheval. A défaut de le réemployer, j'ai utilisé un ersatz, commençant par S et finissant par –or… Je dois avoir un truc avec les noms de chevaux répondant à ses critères…

Là-dessus, j'espère recevoir vos avis, que ce soit pour me remonter le moral ou me fustiger davantage, mais s'il vous plaît, ne me tuez pas, que je puisse essayer de me racheter une fois encore avec la suite.

A bientôt ~