Bonjour ~
Disclaimer : les personnages nommé appartiennent soit à Hidekaz Himaruya, soit à la Légende Arthurienne.
Note : Me revoici. Je suis malade, je reviens de chez le dentiste et je pense quand même à vous, ne suis-je pas incroyable? 8D
Sérieusement. J'ai eu un petit peu de mal à me remettre à cette fic après mes déboires des deux chapitres précédents, mais j'ai terminé celui-ci il y a quelques jours et j'en suis plutôt satisfaite. Allez, je l'aime bien, même. (Oui, terminé il y a quelques jours, publié aujourd'hui seulement parce que... Même pas la flemme, non, juste Tom Hiddleston. Encore. The Deep Blue Sea, Only Lovers Left Alive et Midnight in Paris sont des films que j'ai adorés, au passage. The Gathering Storm, c'est intéressant. Et The Hollow Crown... Je ne suis qu'au premier épisode, je vous tiens au courant si vous voulez :p)
Bon. En gros, qu'ai-je d'intéressant à dire, à part mes conneries habituelles et sans intérêt?
J'ai terminé Blind Liebe. Je suis à la bourre avec les reviews et MP. J'ai posté le premier OS de mon recueil La République des Météors, merci pour l'accueil que vous lui avez réservé!
Concernant ce chapitre, disons que le titre résume bien le tout. Comme d'habitude, les reviews me feront énormément plaisir!
Je vous laisse, bonne lecture!
PS : écrit au son de I believe in you (Il Divo/Céline Dion), More (Indochine), The Lovers (Indochine), Redemption (Muse), I see fire (Ed Sheeran) et Savin' Me (Nickelback). Devinez quelle chanson pour quel passage...
Chapitre 14 : L'Alchimiste, le Diable, le Graal
L'homme sortit totalement de l'ombre et ôta le capuchon d'une cape brun-vert, découvrant des cheveux blonds raides jusqu'aux épaules, des yeux verts, un visage sérieux et visiblement contrarié, et somme toute un assez jeune homme passablement de mauvaise humeur.
-Je ne crois pas, non. répliqua-t-il à l'adresse de Francis. Discuter ne ferait que m'énerver davantage et des victimes. Je ne tiens pas à perdre mon temps à nettoyer. Veuillez quitter ce laboratoire sur-le-champ et…
-Laboratoire? répéta Arthur en passant la tête dans l'encadrement de la porte, prudemment suivi par Elizabeta.
-Parce qu'en plus vous n'étiez pas seuls… soupira l'autre.
-Nous sommes douze, en réalité. confirma Arthur. La plupart de nos compagnons sont blessés voire mal en point. Est-ce que… Dans votre laboratoire… Vous auriez, par hasard, quelque chose susceptible de les soulager?
En face d'Arthur, désormais entièrement entré, un sourcil qui se lève. Et un sourire fier qui se dessine.
-Bien sûr que j'ai de quoi les guérir. Je suis alchimiste, chevalier, et j'en serais un bien piètre si je n'avais pas quelques remèdes sous la main. Or je suis à ma connaissance le meilleur.
-Alchimiste? répéta Gilbert. Un magicien pas doué, en gros?
L'alchimiste envoya une autre sphère dans la direction de Gilbert, qui eut à peine le temps de dévier le projectile avec sa lame.
-Gil. Je te l'ai déjà dit. lança Arthur, glacial. Quand il s'agit de magie ou de science, tu la fermes.
Apparemment énervé, l'alchimiste expliqua sèchement:
-Pour votre information, l'alchimie utilise la science et non des ressources innées et surnaturelles pour parvenir aux mêmes fins, voire à de meilleurs résultats que la magie. Nous autres alchimistes utilisons les métaux et minéraux pour nos manipulations, nous ne nous contentons pas de quelques feuilles et d'incantations, et…
-Excusez-moi… fit Elizabeta. Tout cela est très intéressant, vraiment, mais… Est-ce que vos explications signifient que vous acceptez de nous aider?
Le blond haussa à nouveau un sourcil, mécontent qu'on l'ait interrompu.
-Hé bien… Vous avez débarqué sans prévenir ni vous faire annoncer dans mon laboratoire, alors que je menais une expérience importante qu'il va me falloir entièrement recommencer… Le sort est contre vous, Demoiselle.
-Quoi? s'écria Arthur, hors de lui. Vous ne pouvez pas rester dans votre laboratoire sans rien faire alors que nos amis ont besoin de soins! Mon frère a été empoisonné et…
L'alchimiste le fit taire d'un mouvement dédaigneux de la main.
-Néanmoins, puisque si vous êtes ici c'est que vous avez dû affronter les gorilles qui gardent la porte, je peux aisément imaginer l'état de vos compagnons puisque le vôtre est lui-même peu reluisant, et donc je ne pourrais faire autrement que de soigner les pauvres âmes qui ont bravés tant de périls… Simplement parce que je suis là pour ça et, surtout, que refuser me jetterait probablement hors des murs de ce château avec un coup de pied de la Providence au cul… Ce qui serait extrêmement fâcheux pour les expériences que je mène.
Devant lui, quatre visages perplexes.
-Ca veut dire que je vais m'en occuper, bande de chevaliers écervelés.
L'alchimiste récupéra sur une étagère une besace en cuir. Lorsqu'il s'en empara et la souleva, les fioles innombrables qu'elle contenait tintèrent.
Il emporta également quelques pierres et poudres dans des flacons dispersés ça et là sur un plan de travail, n'oublia pas deux fines dagues qu'il glissa dans sa ceinture et fit un signe de tête aux chevaliers pour signifier qu'il était prêt à les suivre.
Ils descendirent les escaliers ensemble, à la suite de Francis, et furent bientôt de retour dans la salle à manger.
Sur la longue table de bois, des plats regorgeant de victuailles étaient apparus. Il y avait des fruits, des viandes, du gibier et des volailles, des légumes, de la bière et du vin.
-Arthur! s'exclama Matthias lorsqu'il le vit entrer. Je te jure qu'on y a pas touché, c'est apparu tout seul et on s'en méfie beaucoup!
Arthur haussa un sourcil lorsqu'il constata que Matthias cachait une tranche de lard dans son dos.
-Vous ne devriez pas vous en méfier. répliqua l'alchimiste d'un mouvement dédaigneux de la tête, en se frayant un passage entre les quatre chevaliers. Cette nourriture est comprise dans le service de la maison.
-…C'est qui, lui? firent en chœur les chevaliers qui étaient restés sur place.
-Je suis Vash, alchimiste de mon état. Je suis là pour vous venir en aide, tout comme cette nourriture.
Les autres arboraient une expression perplexe.
-Rassurez-moi, savez-vous où vous êtes?
-Bien sûr! affirma Antonio.
-Hé bien vous devriez savoir que le château du Graal est un paradis terrestre, où les pieux blessés retrouvent la santé, où nul homme ne manque de rien, et tout le saint tremblement. Vous faire retrouver la santé, c'est mon travail, et celui d'une espèce de force providentielle qui accélère la guérison. Et qui se charge de votre nourriture.
-Donc nous pouvons manger sans risque? demanda Matthew.
-Absolument aucun. assura Vash. Bon. Par qui on commence?
oOo
Arthur observait Vash à l'œuvre avec fascination. C'était absolument incroyable la façon dont il procédait. Il analysait la blessure ou l'état du patient, traçait un pentacle entouré d'un cercle autour du sujet, plaçait en son centre quelques pierres précieuses ou autres matériaux inconnus d'Arthur, il y avait un flash et puis la blessure disparaissait.
Ainsi la plupart des chevaliers furent soignés –extérieurement en tout cas.
Les seuls problèmes qui se posèrent furent les yeux de Roderich, et évidemment l'empoisonnement d'Alfred.
Roderich assura qu'il y avait une amélioration depuis qu'ils étaient dans le château, et qu'il pouvait attendre que la Providence fasse son œuvre.
Quant à l'Alfred, le poison était freiné dans sa progression par la protection de la Providence, mais il demeurait présent dans son organisme. L'attente jusqu'à l'anéantissement de la moindre molécule infectieuse serait longue. Et Vash ne pouvait l'extraire.
-C'est le désavantage de l'alchimie. concéda-t-il lors des explications qu'il donna à Arthur et Lukas. L'alchimie est basée sur le principe de l'échange équivalent. Si j'ôte quelque chose de son sang, je suis obligé d'y introduire quelque chose d'autre. Les conséquences pourraient en être désastreuses, voire pires. Il est sauvé, c'est une certitude. La force à l'œuvre ici le protège de la mort. Néanmoins sa convalescence sera longue et douloureuse. Il restera faible un moment. Soyons positifs, ça vous laisse le temps de chercher le Graal. C'est bien pour cela que vous êtes ici, n'est-ce pas?
-… Evidemment. répondit Arthur. Qui endurerait tous les périls que nous avons traversés pour faire du tourisme?
Vash eut un sourire sarcastique.
-Oh, il a bien longtemps, un petit Suisse innocent s'en aventuré seul dans la forêt de Brocéliande… Il voulait observer la faune, la flore et les gisements présents… Il s'est retrouvé au pied de ce château et ne l'a jamais quitté, mais n'a jamais touché au Graal non plus.
-C'est… Vous?
Vash sourit, nostalgique.
-En effet. Je n'ai jamais cru une seule seconde à l'histoire du Graal, du château, tout ça. Je n'étais qu'un aventureux petit scientifique poussé à explorer la forêt pour satisfaire des desseins alchimiques. Et il se trouve que par hasard, j'ai découvert ceci… Et on a mis un laboratoire à ma disposition, qui me permet de mener mes expériences à bien mieux que nulle part ailleurs à la surface de la terre… La proximité du Graal me préserve de tous les maux, et je n'ai pris que quelques années physiques en plus malgré mes deux cent ans de présence ici.
-Vous n'avez jamais eu envie de retourner… Vivre chez vous?
-Il est trop tard, maintenant. J'ai erré bien trop longtemps dans la forêt avant d'atterrir ici pour retrouver ma famille… Le monde a bien trop changé pour que je le retrouve tel que je le connaissais. Et je suis presque sûr qu'en quittant la forêt, toutes ces années de vie que j'ai usurpées me rattraperaient et me tueraient en deux secondes… Bref. Je repasserai demain matin pour voir l'amélioration de son état, et des autres. N'hésitez pas à manger.
-Y a pas de souci, on n'hésite plus! le rassura Matthias qui était attablé avec les autres et qui appuya ses dires d'une bouchée gourmande dans une cuisse de poulet.
L'alchimiste hocha la tête, visiblement peu intéressé, et quitta la pièce.
oOo
Les jours qui suivirent, Arthur eut le loisir de constater l'amélioration de l'état de tous ses compagnons, hormis Alfred qui restait désespérément aussi diminué. Roderich recouvrait peu à peu la vue, Ivan commençait à remarcher, et lui et Lovino se soutenaient moralement dans leur rééducation –ou plutôt l'Italien prenait apparemment un malin plaisir à lancer des défis de marche au Russe.
Quant à Arthur… Il ne se sentait pas mieux. Le sommeil le fuyait. La fatigue le poursuivait. Les courbatures ne se faisaient pas moins douloureuses. Ses blessures persistaient.
Il avait refusé l'aide de Vash. Sa magie pouvait tout aussi bien faire le même effet, alors l'alchimiste devait se concentrer sur les autres.
Mais la Providence ne semblait pas décidée à lui venir en aide. Au contraire, Arthur avait plutôt l'impression qu'elle… empêchait la magie régénératrice d'opérer.
La nourriture ne lui donnait pas la sensation de le rassasier. L'eau coulait dans sa gorge sans le désaltérer.
L'énergie venait peu à peu à lui manquer, à mesure qu'il passait des heures à fouiller les moindres recoins du château avec quelques chevaliers…
C'était avéré désormais: les pieux blessés recouvraient la santé dans ce château. Seulement les pieux.
Et porter le Diable ne soit n'était apparemment pas considéré comme un acte de piété…
Alors Arthur ne recevrait aucune aide.
Nul homme ne manquait de rien, les impies manquaient de tout.
-Arthur! murmura autoritairement Francis.
Le Breton ouvrit les yeux, qu'il avait clos par réflexe bien qu'il ne trouvait pas le sommeil.
-Quoi? marmonna-t-il à son amant, étendu à ses côtés.
-Tu parles… Encore.
-Mais non, tu…
-Je t'ai entendu. Tu lui demandais de l'aide… A lui… Arthur, tu dois le repousser, tu ne dois pas le laisser vagabonder dans ton esprit!
-Je ne le laisse pas vagabonder dans mon esprit! Tu affabules, Francis…
-L'Arthur que je connais est incapable de me mentir.
La lueur dans les yeux du roi changea et les cernes sous les émeraudes se firent plus marqués.
Il soupira.
-Tu as raison… Je suis trop faible… Je ne suis plus en mesure de ne pas l'écouter lorsqu'il me parle… Mais il est mon dernier recours pour rester en vie… Je suis abandonné par la magie, Francis. Et par Dieu. Je ne peux compter ni sur l'un ni sur l'autre pour me maintenir en vie.
-Ce n'est pas en te reposant sur le Diable que tu vas retrouver la faveur de Dieu. répliqua Francis, implacable.
-Ce n'est pas en mourant vidé de mon énergie que je vais avoir l'occasion de me racheter à ses yeux. Et aux miens.
Arthur avait un regard noir, souligné par les cernes sous ses yeux.
Un regard apeuré, aussi.
Francis ne put s'empêcher de penser que c'était là le regard d'un homme qui savait qu'il allait mourir.
oOo
Une semaine.
Il fallut une semaine de plus pour qu'Alfred se sente finalement capable de se redresser dans son lit sans aide.
Une semaine de plus pour qu'un beau matin, Arthur s'écroule dans une salle du château, après une énième nuit blanche, alors qu'ils cherchaient le Graal par petits groupes.
Francis se rua à ses côtés, le soutint dans ses bras alors que le Breton murmurait des paroles incompréhensibles et incohérentes.
Son front était brûlant. La fièvre l'avait finalement gagné. Il tremblait de froid et son visage était luisant de sueur.
Les chevaliers se réunirent autour d'eux.
-Roderich. Va chercher Vash. ordonna Francis, la panique audible dans sa voix. Aide-moi, Gil, on va le ramener dans le dortoir.
Les deux Germaniques s'exécutèrent.
Roderich retourna sur le chemin de ronde, emprunta l'un ou l'autre couloir et escaliers en colimaçon pour finalement arriver, un peu essoufflé, devant la porte du laboratoire de l'alchimiste.
Lui eut la décence de frapper.
Et Vash, son air bourru habituel, vint lui ouvrir.
-J'espère que tu as une bonne raison de me déranger parce que je suis un peu occupé.
En temps normal, Roderich se serait amusé de constater que l'alchimiste s'était une fois de plus équipé de boules de verre enflammées, prêt à chasser –ou plutôt à carboniser– n'importe quel intrus.
-La bonne raison s'appelle Arthur.
oOo
Le verdict tomba, sans appel.
-Je ne peux rien faire pour lui. trancha Vash après maintes tentatives.
En sueur, Arthur était pris de spasmes sur sa couche. Il était comme assoupi, pourtant agité.
Les potions de Vash, il avait refusé de les avaler, marmonnant des bouts de phrases à propos de poisons et de meurtre. Les procédés alchimiques étaient inefficaces sur la fatigue.
-Il est très affaibli. Il n'a plus la force de résister à la présence de… Ce qu'il porte en lui.
Francis, atterré, dévisagea l'alchimiste.
-Mais… Si vous ne faites rien… Il va… Il va mourir.
Vash ne confirma pas, se contentant de répondre:
-Parfois même dans la demeure protégée de Dieu, c'est le Diable qui remporte la bataille.
oOo
Cette nuit-là, ce fut Francis qui ne trouva pas le sommeil. Lukas s'était proposé pour prendre soin d'Arthur du mieux qu'il pouvait, s'efforçant de faire baisser cette fièvre infernale. C'était Ivan qui avait pris le tour de garde.
De sa couche, appuyé contre le mur, Alfred fixait avec anxiété le Norvégien qui tentait d'apaiser son frère du mieux qu'il pouvait. Le plus jeune Breton affichait une mine sombre et inquiète.
Francis était assailli par le désespoir.
Il ne pouvait pas se résoudre à… Voir Arthur se consumer ainsi, mourir à petit feu sans qu'on ne puisse rien faire. Mourir de l'infection de ses blessures, de la fatigue et d'inanition, puisqu'il pouvait engloutir autant de nourriture qu'il voulait sans que cela ait la moindre incidence sur son organisme.
Il ne pouvait pas… Accepter son impuissance face à la mort imminente de son meneur. Son ami. Son compagnon d'arme. Son amant. Son amour.
Il devait y avoir une solution! Ils ne pouvaient pas avoir traversé tant d'épreuves pour… Que cela se termine ainsi…
Si Arthur s'éteignait avant d'avoir pu toucher au but… Avant d'avoir trouvé le Graal… A quoi tout cela aurait-il servi?
Le Graal.
Francis était stupide.
Comment n'y avait-il pas pensé plutôt?
Il suffisait de le trouver… De poser les lèvres d'Arthur dessus et de le forcer à boire quelques gouttes pour que la vie éternelle lui soit offerte!
Il suffisait de le trouver. Bon, ça n'allait pas être une mince affaire puisqu'ils avaient retourné le château de fond en combles deux fois déjà, et qu'ils n'avaient rien trouvé. La plupart des pièces étaient vides ou contenaient le strict minimum mobilier.
Peu importait. Francis le trouverait. Cette nuit. C'était essentiel.
Sinon Arthur serait perdu et damné à jamais.
Sans dire un mot, le jeune Français s'enroula dans une cape pour braver la fraîcheur de la nuit. et s'empara d'une torche.
Il se délesta de son épée mais emporta deux dagues, précieusement gardées dans sa ceinture, ainsi qu'un couteau de chasse glissé dans sa botte. Ils n'avaient encre rencontré personne, mais il n'était pas à l'abri d'une rencontre fortuite en pleine nuit.
Peu importait.
Peu importait ce qu'il rencontrerait sur sa route, cette nuit, Francis devrait trouver le Graal. Il le fallait. Il devait faire boire Artur. C'était la seule solution qu'il restait pour que le jeune roi vive.
Arrivé dans la cour intérieure du château, Francis se décida à gravir les longs escaliers de pierre jusqu'au dernier étage. Après tout, lors de leurs deux explorations, ils avaient terminé leurs recherches par cet étage. Ils étaient donc plus fatigués, lassés, observaient moins… Et il y avait plus de chances qu'ils aient laissé passer quelque chose.
Parvenu sur le chemin de ronde, il commença ses recherches, ouvrant la première porte qui se présenta devant lui.
La première porte d'une longue série.
oOo
D'après ses estimations, Francis mit environ deux heures pour fouiller cet étage.
Revenu à son point de départ, il s'accouda à l'un des murs de pierre face à la volée d'escaliers et s'octroya un moment pour souffler. Au propre comme au figuré puisqu'il laissa libre cours à sa lassitude sous la forme d'un long et profond soupir, rejettant la tête en arrière avec un léger bruit lorsqu'elle heurta le mur.
Il se redressa finalement, et avança d'un pas vers les escaliers, prêt à s'attaquer à l'étage inférieur.
Son regard fut attiré par une lueur, faible, vacillante, en provenance des escaliers. Proche du mur, apparemment.
Suspicieux, Francis dégaina l'une de ses dagues, et, torche en avant, il s'approcha à petits pas méfiants de l'ouverture dans le mur.
Il y avait une silhouette… Massive, immobile, lovée dans une alcôve du mur, la lueur vraisemblablement à ses pieds.
Francis devina un homme. En armure. Le front ceint d'une couronne, bandeau incrusté de pierreries, épée à la ceinture.
L'un des habitants du château se révélait enfin.
Le blond avança, prudemment, en ordonnant:
-Qui que vous soyez, sortez de l'ombre!
Le silence de la nuit répondit à sa voix, qui l'aurait effrayé tant elle brisait la quiétude du soir.
Pas un bruit.
Pas même un souffle.
L'individu ne respirait vraisemblablement pas.
Les sourcils de Francis se froncèrent à cette constatation.
Il avança jusqu'à faire face à l'inconnu.
Pour constater qu'il ne s'agissait que d'une statue devant laquelle il était maintes et maintes fois passé sans s'en rendre compte.
La statue du Roi Pêcheur.
Francis laissa échapper un petit rire nerveux devant sa propre bêtise.
Néanmoins, il se souvint de la lueur.
Elle était toujours là.
Derrière le Roi, dans l'alcôve…
Un cierge posé à même le sol.
Et ce n'était pas le seul.
Francis découvrit bientôt un escalier raide, étroit, aux bords parsemés des mêmes cierges ardents.
Le blond eut un sourire.
Il se sentait sur la bonne voie.
Il vérifia qu'aucune porte ni aucun battant de pierre ne pouvait se refermer derrière lui et l'enfermer, puis il s'aventura dans la pièce dérobée qu'il avait découverte.
En bas des escaliers, il trouva une chapelle haute de plafond, éclairée par la lumière vacillante d'innombrables cierges.
Face à lui, contre le mur, Francis voyait un autel recouvert d'une nappe blanche, immaculée, sous un crucifix accroché dans la pierre.
L'autel était dénué de toute offrande. Il ne soutenait rien…
Mise à part une coupe en argent, trônant, seule, sur la table.
Les yeux de Francis s'écarquillèrent.
Il se rua sur l'autel pour constater que le calice était rempli d'une substance rouge, épaisse… A l'étrange aspect de sang.
Francis tomba à genoux, mains jointes comme instinctivement.
Dans sa tête, parmi les images d'un Arthur à nouveau bien portant et heureux, se mélangeaient les prières et les remerciements, les promesses de dons aux ordres monastiques de son domaine, des paroles de chants en latin.
Alors qu'il psalmodiait pour la centième fois au moins un "Merci, Seigneur", une voix sembla raisonner dans sa tête.
C'est moi qui te remercie pour ta bonté d'âme.
Bonté d'âme. Quelle bonté d'âme? Celle de vouloir désespérément sauver son amant? Celle de vouloir trouver le Graal pour en faire cadeau à un tiers?
Etait-ce pour cela qu'il lui avait été donné de trouver la chapelle et d'adorer le Graal?
Les interrogations attendront, Francis. Tu dois amener Arthur ici. Rapidement.
C'est en courant qu'il parcourut le chemin du retour jusqu'à la salle que les chevaliers occupaient.
Ouvrant la porte à la volée, il réveilla la plupart des chevaliers.
Mais il ne leur accorda pas la moindre importance.
Il se dirigea, rapide et décidé, vers le roi, qui posa sur lui un regard vitreux et absent. Il ne le voyait pas.
La voix de Francis sonna étrangement douce à ses oreilles, par rapport à l'état d'urgence et d'excitation dans lequel il était.
-Arthur… Arthur, regarde-moi. Tu peux marcher?
Ce fut la voix glacée de Lukas qui lui répondit.
-Un peu trop optimiste…
Francis n'attendit pas de confirmation, il souleva Arthur de terre. Fortement amaigri, le roi lui sembla aussi léger qu'un tas d'os sans chair, que le chevalier eut tôt fait d'installer sur son dos.
-Où… demanda la voix ensommeillée d'Antonio.
-Chercher un remède. Notre dernier espoir.
oOo
Arthur avait de nouveau sombré dans l'état d'inconscience dans lequel il avait passé une bonne partie de la nuit.
Il n'en sortait que de temps en temps pour divaguer, débiter des mots sans queue ni tête…
Sauf deux. Deux mots qui malheureusement, avaient un sens, et que Francis comprit.
"Adieux… Francis…"
Les larmes montèrent aux yeux saphir du jeune homme, qui accéléra le pas.
Son visage enfoui dans les cheveux doux de Francis, celui-ci fut rassuré d'entendre Arthur et de le sentir respirer plus ou moins régulièrement dans sa nuque.
Par chance, le passage était toujours là lorsque les deux chevaliers parvinrent à la statue du Roi Pêcheur.
La descente des escaliers s'avéra une épreuve plus ardue. Francis avançait lentement, pas à pas, s'assurant que son pied était bien posé sur la marche avant de s'appuyer dessus. Il ne voulait pas risquer une chute.
Enfin, ils arrivèrent face à l'autel, au pied duquel le Français déposa délicatement son amant.
Il attrapa ensuite la coupe sur la table et la porta vers les lèvres craquelées et sèches du Breton.
Son bras fut comme retenu par une force invisible alors que le chevalier tentait de toutes ses forces d'approcher le calice de son amant.
La même voix résonna dans sa tête. La même qu'un peu plus tôt.
Il ne le mérite pas. Il a vendu son âme au Diable.
Francis avait le visage crispé sous l'effort. Et pourtant le Graal ne quittait pas la table.
Il répliqua:
-C'est moi qui l'y ai poussé. C'est de ma faute s'il porte le Diable en lui. Tout est de ma faute… Il ne le voulait pas… Il a gardé la foi. Tous ses actes étaient destinés à l'honorer. C'est aussi pour cela qu'il voulait venir adorer le Graal. Il ne voulait pas la vie éternelle… Il voulait seulement… gouverner et protéger son pays, à jamais. Le garder hors de danger… Protéger son peuple. Ses nobles desseins méritent qu'il vive!
Le temps sembla suspendu un moment.
Finalement, la coupe daigna bouger et il la déposa dans les mains d'Arthur, qu'il redressa d'un bras dans son dos.
oOo
Il y avait… Un objet froid entre ses doigts.
Une présence chaude et rassurante dans son dos, à ses côtés. Un sourire réconfortant et pourtant baigné de larmes au-dessus de lui, lorsqu'il ouvrait les yeux.
Une brûlure, dans sa tête.
Des supplications, des injonctions, des cris, des hurlements de fureur.
Le Diable… Voyait sa fin approcher.
Il exhortait Arthur à ne pas boire. Il lui rappelait leur marché, leur échange. Il lui rappelait l'énergie qu'il avait mise à sa disposition.
Arthur, quant à lui, se demandait ce qu'il était supposé ne pas boire. Où était-il? Qu'était-ce que cet objet dans ses mains? Pourquoi Francis pleurait-il?
Pourquoi… Pourquoi sentait-il ses muscles se glacer et s'immobiliser à mesure que la voix dans sa tête le défendait de poser ses lèvres sur la coupe de métal froide?
oOo
-Allez… Allez, Arthur… Je t'en prie… Bois…
Francis soutenait le Graal dans les mains d'Arthur. Mais elles ne bougeaient pas, comme paralysée…
Les lèvres du roi étaient scellées.
Quelque chose, ou quelqu'un, empêchait Arthur de boire le contenu du calice.
Francis abandonna, un instant. S'abandonna. Au désespoir.
A quoi bon être venu jusqu'ici si c'était pour mourir à quelques centimètres du but?
Mais il se reprit alors que ses doigts caressaient, effleuraient les lèvres d'Arthur.
Il porta le Graal à ses lèvres et en ingéra une gorgée, qu'il maintint dans sa bouche.
Le liquide était chaud, épais. C'était bel et bien du sang. Ce goût de fer en bouche était reconnaissable.
Il approcha ses lèvres de celles de son amant et les posa, délicatement.
Il déposa la coupe au sol, saisit la tête d'Arthur entre ses mains et l'embrassa, doucement,passionnément, désespérément.
oOo
Les défenses du Diable furent soudainement rompues. Arthur recouvrit un peu ses esprits. Juste assez pour sentir des lèvres sur les siennes, un baiser, le plus magnifique baiser jamais échangé, un liquide au goût horrible dans la bouche. Une pression sur sa nuque pour le faire pencher la tête en arrière. Le liquide qui coulait dans sa gorge, dans tout son organisme bientôt. Une présence qui quittait son corps, comme une fumée noire néfaste s'élevant dans l'air de la chapelle.
Une nouvelle force qui se déversait dans ses veines.
Et l'inconscience qui revenait.
oOo
Le sourire qui avait fleuri sur les lèvres de Francis à mesure que son amant reprenait des couleurs s'effaça bien vite lorsqu'il sentit le corps d'Arthur se relâcher entre ses bras, sa tête retourner en arrière et reposer, sans vie, contre l'épaule de Francis.
La panique de retour dans sa voix, le Français appela.
-Arthur. Arthur. Arthur. Hé, Arthur… Réponds-moi.
Il secouait doucement le corps mais n'obtint aucune réponse. Les yeux d'Arthur demeuraient clos, et sa respiration faiblissait.
-Non… Arthur… Arthie… M'abandonne pas… Reste… Reste avec moi…
Il se pencha sur le corps inanimé, et ses larmes ne tardèrent pas à mouiller le tissu de la tunique rouge délavée et vieillie qu'arborait le roi.
Ils faisaient présentement partie d'un bien misérable tableau. Les glorieux chevaliers partis de Camaalot n'étaient plus, il ne restait que deux corps amaigris, affaiblis, pitoyables. L'un sans vie, l'autre sans espoir de vivre.
Francis ne savait trop comment, sa main se posa sur la dague, à sa ceinture. La lame étincela dans la chapelle, reflétant la lumière des cierges.
Il la fixa un moment, puis son regard revint vers Arthur.
Arthur à l'agonie, abandonné par tout souffle de vie.
Puis il regarda à nouveau la dague.
oOo
"Reste avec moi…"
Pourquoi… Pourquoi la voix de Francis se faisait-elle si faible, si suppliante?
Pourquoi croyait-il qu'il allait l'abandonner…
Il émergea de l'inconscience, pleinement revigoré. Il ouvrit les yeux, juste à temps pour voir Francis pointer une dague en direction de son torse.
Les émeraudes s'écarquillèrent aussitôt.
-Qu'est-ce que tu fais avec ça? s'écria-t-il.
Francis lui donna l'impression d'avoir vu un fantôme. Lorsque le son rauque de la voix d'Arthur résonna, il sursauta et lâcha la dague, qui alla s'échouer un peu plus loin.
Ensuite le Français, tremblant, s'approcha d'Arthur à quatre pattes, le surplombant de son corps. Le roi se tenait sur les coudes. Francis s'assit sur les cuisses du Breton, avant de poser une main hésitante sur son visage. Puis l'autre.
Arthur comprenait vaguement que le voir dépérir avait dû être une épreuve. Mais son évanouissement n'était rien d'autre que le contre-coup de l'afflux soudain et abondant d'énergie. Pas de quoi s'inquiéter… Et encore moins d'être pris en presque flagrant délit de suicide ou d'avoir une expression d'incrédulité pareille peinte sur le visage!
-Francis… Je vais bi…
Arthur n'eut pas l'occasion de finir sa phrase. La prise de Francis autour de son visage se raffermit d'une main. De l'autre, qu'il plaça dans le dos du roi, il le releva en position assise. Puis il fondit sur les lèvres d'Arthur et l'embrassa, cette fois avec sauvagerie. Le désespoir avait laissé place au soulagement, et Arthur pouvait sentir dans leur échange toute la volonté de son amant de ne plus jamais le laisser partir.
-Ar… Arthur… murmura-t-il, les sanglots refoulés nettement audibles, même entre deux baisers. Arthur… J'ai… J'ai cru que je t'avais perdu… Pour de bon cette fois…
Arthur rit.
Ce rire fit un bien fou à son amant, qui avait supporté bien trop de tristesse, de désespoir et d'inquiétude ces derniers jours.
-Francis… Tu devrais savoir qu'il n'est pas si facile de se débarrasser de moi.
-Je sais… Mais, avec tes blessures… Le Diable… Je…
-Ne t'en fais plus pour moi. Le Diable… A quitté mon corps, définitivement.
Arthur fouilla un instant sous sa tunique et en sortit le médaillon d'argent en forme de croix que lui avait donné la Dame du Lac. Il était fendu et comme calciné sur toute la longueur. Arthur reprit:
-Et mes blessures ont disparu. Je crois. En tout cas, je ne les sens plus. J'ai l'impression d'être en pleine forme… Je pourrais abattre cent Pellinor de Lamorat sans problème! ironisa-t-il. C'est une merveilleuse chose que le Graal… Jamais je n'aurais pensé que les effets seraient aussi immédiats.
-C'est une bonne chose.
-Certes… Mais je n'aurais honnêtement jamais pensé parvenir à le trouver.
Il leva vers son amant un regard brillant.
-Grâce à toi… La quête est accomplie… Merci… Merci beaucoup, Francis.
Il serra le Français dans ses bras, qui lui rendit son étreinte, le sourire aux lèvres.
-Il n'y a que toi que tu dois remercier, Arthur… C'est parce que je t'aime que je l'ai trouvé.
Arthur posa sa tête sur l'épaule du chevalier.
-J'aimerais… Te demander un service. Je sais que tu en as déjà fait énormément, mais pourrais-tu aller chercher les autres et les amener ici? Je n'ai aucune idée de la façon dont je suis arrivé ici et je serais bien incapable de me repérer jusqu'au dortoir.
Francis se remit sur ses pieds.
-A vos ordres, Your Majesty.
Arthur sourit, imita son compagnon et le regarda gravir prestement les escaliers puis disparaître dans le couloir, tandis qu'il se détournait vers l'autel et explorait la chapelle.
oOo
Franci fit une deuxième fois irruption dans la salle, réveillant à nouveau les chevaliers qui dormaient d'un sommeil léger et agité.
-T'en as pas marre, Frannie? grommela Gilbert.
-Où est Arthur? demanda Alfred, pris de panique.
-Il va bien. On ne peut mieux. Pour reprendre ses mots, il "serait prêt à abattre cent Pellinor de Lamorat", ce qui n'est pas peu dire… Il souhaite vous voir, tous… Dans la chapelle du Graal.
-La chapelle… répéta Roderich.
Matthias sauta sur ses pieds.
-Par Odin! Vous l'avez trouvé?
-Je l'ai trouvé, en effet.
-Madre de Dios! jura Antonio.
-Pas trop tôt… grogna Lovino, s'appuyant sur le mur avec une grimace pour se relever.
-Assez de bavardages… les arrêta Francis. Il nous attend. Et nous avons suffisamment patienté comme cela.
oOo
Ce fut une bande de chevaliers fatigués qui débarqua peu après dans la chapelle, sous le regard bienveillant d'Arthur qui se tenait devant l'autel, tout sourire, Graal entre les mains.
Lovino était soutenu par Antonio, Ivan par Gilbert et Alfred avait voyagé sur le dos de Matthias.
Arthur les invita à s'asseoir en cercle à même le sol. Une fois installés, il prit la parole:
-Mes amis… La quête est accomplie. annonça-t-il, rayonnant. Francis a découvert cette chapelle… Cette coupe… Pour laquelle nous, vous avez enduré tant de souffrances et bravé tant de dangers. Je voudrais… Vous remercier, tous, très sincèrement. Merci, merci infiniment à tous. Merci d'avoir répondu à mon appel… Merci d'avoir accepté de me suivre… Merci de m'avoir accompagné… Merci d'avoir enduré tout cela… Merci d'avoir survécu.
Autour de lui, les chevaliers souriaient.
A présent que la quête était accomplie, ils avaient retrouvé le moral. Les aventures par lesquelles ils étaient passés n'étaient plus des mésaventures, mais des situations périlleuses auxquelles ils avaient survécu, des récits héroïques en devenir, des chansons à la gloire de leur bravoure qui ne tarderaient pas à être déclamées par les bardes. Et des souvenirs. Des souvenirs d'épreuves, douloureuses, certes, mais des épreuves qu'ils avaient vaincues. Ensemble. Leur compagnie de douze chevaliers intrépides et courageux.
Arthur les regarda tour à tour. Il recueillit des sourires, des hochements de tête ou des saluts, selon le degré d'expressivité de ses compagnons.
Puis il recommença son petit discours.
-Nous ne serions jamais arrivé si loin si nous n'avions pas été ensemble. Je vous dois la vie… A tous. Je ne serais jamais arrivé jusqu'ici seul… Sans vous. Et je souhaite vous récompenser… Vous remercier de façon plus concrète. Vous faire un cadeau. Vous offrir la vie éternelle.
Il désigna le calice, entre ses mains. L'exposa un peu plus aux regards des chevaliers.
Il le présenta au chevalier assis à sa droite. Alfred.
Qui le regardait, perplexe, incrédule, les yeux ronds. A l'instar des dix autres.
Arthur sourit et fit un signe de tête approbateur devant la main hésitante de son sénéchal qui se tendait vers la coupe.
Alfred posa les lèvres contre le bord froid de l'argent, avala une gorgée, puis tendit le calice à son voisin.
Tour à tour, ils burent un peu du sang du Christ et semblèrent tout de suite aller mieux. Ceux dont les blessures avaient laissé des séquelles surtout.
Lorsque le Graal atterrit dans les mains de Francis, il la reposa sur l'autel sans y tremper les lèvres.
Arthur le regarda, intrigué.
-Tu as oublié la façon un peu cavalière dont je t'ai administré ce remède, mon cœur? Ce n'est pas très flatteur… J'ai dû en avaler un peu, moi aussi…
Un sourire étira les lèvres du roi au souvenir de ce baiser qu'il avait partagé bien qu'il séjournait à ce moment aux portes de l'inconscience.
oOo
Ils avaient passé les dernières heures de la nuit à festoyer, manger et discuter avec animation dans la salle qu'ils occupaient.
Lorsqu'enfin ils furent tous de nouveaux couchés, il ne resta bientôt que le roi et son amant qui étaient éveillés.
Arthur reposait sur le torse de Francis, assis contre le mur. La tête royale séjournait sur l'épaule de son chevalier, qui le berçait doucement en couvrant de temps à autres ses cheveux dorés de baisers délicats.
-Alors, Arthur… Maintenant que la quête est terminée, que vas-tu faire?
Le dénommé Arthur se retourna sur son amant et l'embrassa, pressant leurs corps un peu plus l'un contre l'autre.
-J'ai bien quelques projets… Mais tu te trompes, Francis. Notre quête ne s'arrête pas ici. Il reste le retour…
J'espère que vous aurez apprécié ce chapitre! Et, comme le rappelle Arthur, ce n'est pas fini! Je crois qu'il y aura encore deux ou trois chapitres. En espérant les écrire et les publier avant le 17 septembre, date anniversaire de Twelve's Quest.
Traductions:
Madre de Dios : Mère de Dieu (juron espagnol).
Your Majesty : Votre Majesté (anglais). Y a-t-il des fans de Code Geass dans l'assistance? ;)
Explications annexes...
Le Roi Pêcheur : apparenté à Perceval dans la légende arthurienne, la tradition veut que ce soit lui qui habite le château de Corbenic où se trouve le Graal. Comme ce château est (d'après mes lectures) habité et animé (la nourriture y coule à flots, d'où le festin des chevaliers), mais que j'ai décidé d'en faire un lieu (pratiquement) vide, j'ai fait une référence au propriétaire des lieux sous forme de statue. Vala.
Par Odin : juron made by Niniel. Odin est un dieu scandinave, connu comme le Créateur de toute chose. Il porte parfois le nom de Wotan. Dans la mythologie scandinave, j'ai une préférence pour Loki, mais mentionner un tel dieu dans le château aurait été comme mentionner le Diable, alors... Je me suis fait une raison...
