Voici la suite! N'hésitez pas en parallèle à lire les ones-shot "Une question de classe" et "pour des traces rouges sur tes joues" qui se passent en parallèle de cette histoire et explique beaucoup du comportement de Drago et Ginny.
Chapitre 12 :Suivez le petit serpent
Les vacances s'étaient finies dans une ambiance morose. Sirius avait gardé le secret d'Hermione malgré les regards suspicieux de Remus et outré de Ginny qui se demandait si son amie n'était pas devenue folle. Elle leur cachait un secret. Ginny en était sûre même si en apparence Hermione lui avait dit avoir cru voir un livre de l'infini, qui force le malheureux lecteur à lire sans s'arrêter un instant, et lui avait rendu un carnet noir. Mais Ginny n'était pas bête et elle n'était pas le meilleur attrapeur de Gryffondor depuis Charly pour rien. Elle avait remarqué un tout petit détail que le vrai carnet avait et l'autre pas, un minuscule fil d'argent qui sourdait une lueur froide sur la tranche.. La conclusion s'imposait d'elle même, Hermione lui avait volé le sien. Sa curiosité était piquée et elle avait passé le temps restant à l'espionner discrètement, surgissant à des moments impromptus. Sans résultats pour le moment.
Sirius était inquiet pour sa fille et sur le danger qui planait sur eux. Il n'avait pas osé lui en reparler pour savoir ce qu'elle comptait faire de peur de se faire découvrir par Ginny Weasley, qui il avait remarqué était toujours dans les pattes de Hermione ou par Lunard qui se comportait bizarrement. Il se rappelait ce qu'il lui avait dit le jour de Noël et n'osait plus se comporter aussi spontanément avec Hermione qu'il le faisait avant. Il mettait inconsciemment de la distance entre eux deux, de peur que Remus n'en tire des conclusions erronées. Elles étaient fausses forcément, c'était sa fille, non? Hermione le regrettait et ressentait son malaise aussi mais elle ne voulait pas attirer les soupçons et laissait donc Sirius agir à sa guise.
Elle rentra à Poudlard à la fois déçue de cette fin de vacance gâchée mais soulagée de retrouver la routine. Elle avait besoin d'être au calme pour réfléchir et trouver une solution. Sirius, lui, avait hâte de retrouver son bureau dans le quartier des aurors et l'action qui allait avec. Il s'était décidément passé trop de choses pendant les vacances, il avait besoin de temps pour envisager toutes les conséquences des révélations d'Hermione. C'est donc d'une humeur assez sereine qu'il entra dans l'ascenseur bondé qui devait le mener à l'étage des aurors.
L'ascenseur passa un étage puis un autre, il s'apprêtait à repartir quand une personne pénétra dedans telle une tornade. Les cheveux blonds, l'allure hautaine et une expression narquoise sur le visage quand il aperçut Sirius, Lucius Malefoy se dit que décidément la journée commençait bien. Il allait au moins pouvoir rabaisser ce sale traître à son sang à défaut de s'en débarrasser définitivement.
"Bonjour cousin, comment allez vous? Le loup-garou loge toujours chez vous?
Sirius serra des dents, il ne fallait pas qu'il commette un meurtre devant témoins tout de même!
-On fait aller. Le grand méchant loup ne nous a pas encore mangé. Et vous Lucius, avez vous décidez de faire enfin le ménage dans votre cher manoir pour vous débarrasser de vos vieilleries?
-Je ne vois absolument pas à quoi vous faites référence! répondit l'autre l'air surpris. C'était vraiment un bon comédien, admira Sirius.
-Oh, je pensais à certains objets teintés de noir, si tu vois ce que je veux dire! Un vieux carnet de grand mère par exemple!
La voie féminine annonça « département des aurors » et Sirius descendit, fier d'avoir pour une fois fait taire l'autre mangemort."
Lucius plissa les yeux: comment ce sale parasite pouvait-il savoir pour le carnet? Il eu soudain un doute. La dernière fois qu'il était descendu dans la cave, il ne l'avait pas vu. Qui l'aurait pris? Il se rappelait encore les mots du maître: « garde le jusqu'à ce que je reviennes le prendre et conserve le comme mon bien le plus précieux ». Et si le maître n'était pas mort? Le maître l'avait-il repris et attendait-il un signe de sa loyauté? Était-ce un signe d'une renaissance de son maître? Un appel pour le retrouver? L'autre faisait partit de l'ordre après tout, il était peut-être au courant de cela. Il allait falloir qu'il se renseigne...
