Hello everyone ! Ca fait un moment que j'ai pas donné de nouvelle (hormis sur Facebook) mais je sais que vous allez me pardonner malgré ce chapitre très court X3
Encore une fois merci à vous tous de porter cette fanfiction aussi loin ! Je crois que je ne pourrais jamais vous en remercier assez !
Info qui risque d'en intéresser plus d'un/e ! Un CONCOURS D'IDÉE sur Naurofána est organisé sur la page Facebook !
Le/la gagnant/e verra sa SCÈNE ÉCRITE PAR MES SOINS. Pour plus d'info, rendez-vous sur la page Naurofána ! ;P
Chapitre 58 : Ce que disent les bleuets
- M'autorisez-vous à vous tresser les cheveux ?
... ¿ qué ?
Luana cligna des yeux, incrédule. Lui tresser les cheveux ? En quoi c'était une récompense ? Et surtout une récompense qui valait plus à ses yeux qu'une danse ! Il l'avait déjà coiffée et ça n'avait pas...
Oh... minute !
Aragorn avait réagi direct en sachant que c'était le prince de Mirkwood qui l'avait coiffée ! Il lui avait dit quoi déjà sur la signification de ce geste chez les Elfes ?
Réfléchir, réfléchir, réfléchir. Vite ! Avant que Legolas se lasse !
« La signification dépend des tresses faites et du contexte » lui vint en aide Naurofána avec un ton narquoisement désespéré.
Oui voilà c'est ça !
... du coup, quelles tresses il voulait lui faire ? Ça pouvait être... quelque chose de beaucoup plus intime que la dernière fois ? Arf ! Maintenant elle se souvenait qu'Aragorn avait voulu ajouter quelque chose à ce sujet mais Eowyn était arrivée à ce moment-là. Qu'avait-il voulu lui dire ? Ça avait son importance ?
¡ Mierda ! Tant pis, autant en avoir le cœur net !
- Hum... Ça dépend. Quelles tresses ? demanda-t-elle d'une petite voix emplie d'espoirs.
Intérieurement, elle se maudit en s'entendant. On aurait dit une minaudière en train de jouer les timides pour séduire... Argh ! Heureusement qu'elle ne pouvait pas rougir, c'aurait été le parfait cliché si en plus elle avait eu le rose aux joues !
« Luana, te rends-tu compte que tu ne vis absolument pas le moment présent ? »
« ¿ Qué ? »
« C'est un moment solennel que tu ne vivras qu'une fois dans ta vie. »
D'une pichenette mentale, Naurofána la fit sortir de ses pensées. Juste à temps pour qu'elle pût apercevoir le petit sourire timide de Legolas. S'il n'avait pas le rouge aux joues, Luana découvrit toutefois avec surprise la pointe de ses oreilles rosir délicatement.
Lentement, il tendit les mains vers elle en une invitation. Elle y répondit en y déposant les siennes. Et cacha son étonnement lorsqu'elle s'aperçut qu'il était aussi tendu que la corde de son arc.
Avec émerveillement, elle découvrit un nouveau visage à l'Elfe qu'elle aimait. Un visage qu'il n'avait jamais montré jusque-là. Il était gêné et stressé. C'était bien la première fois qu'elle le voyait comme ça et elle le trouvait terriblement mignon en cet instant. Elle aurait bien dit "trop chou", mais il restait trop elfique pour ça.
« Luana ! Arrête de divaguer et concentre-toi ! »
Oui. Fallait qu'elle se concentre ! C'était lui qui prenait son temps ou elle réfléchissait à cent à l'heure pour réussir à caser toutes ces réflexions à la...
- Des tresses de cour.
Ça n'avait était qu'un souffle, qu'un soupir. Un murmure infime et timide. Presque craintif. De ceux qui craignaient que, dits trop fort, les mots deviennent une tempête violente et dévastatrice qui risquait de faire s'écrouler un château de cartes. De ceux qui, si on ne tendait pas l'oreille, pouvaient disparaître, emportés par la brise.
Mais Legolas savait parfaitement qu'elle entendrait ce murmure, sans avoir à tendre l'oreille. Ce ne pouvait être que la peur de la voir reculer et briser ses espoirs qui l'avait poussé à murmurer si bas.
Face à son silence, il dut voir son château de carte vaciller dangereusement, car son visage se figea une fraction de seconde en un masque indéchiffrable, avant de se fissurer pour laisser transparaître sa blessure.
Il ramena lentement ses mains vers lui, lâchant celles de Luana. Mais des doigts fins et blancs retinrent les siens, les pressant doucement.
Ses mots avaient été un tel choc, que même murmurés, ils avaient ébranlé la Nauro. Son cœur avait fait un tel saut dans sa poitrine qu'elle en avait perdu le souffle et la pensée. Elle avait eu du mal à comprendre ce qu'il venait de dire, tout ce que cela impliquait. C'était trop rapide. Beaucoup trop brusque. Elle avait espéré qu'il se passe quelque chose, mais jamais elle n'aurait pu croire que Legolas, leur prince elfique d'ordinaire si correct et irréprochable, puisse lui demander le droit de... la courtiser.
Et bien que son cerveau se refusait encore d'y croire, qu'il cherchait à tourner et retourner dans tous les sens ses mots pour y trouver un autre message, elle serra doucement les doigts de l'Elfe qui lui faisait face et qu'elle aimait.
- Oui, souffla-t-elle dans un soupir infime.
À son tour, elle avait peur de faire voler en éclat l'instant. Que prononcées trop fort, ses paroles dissiperaient les volutes d'une si belle illusion. Sans quoi elle ne serait pas restée immobile, le regard fixé sur ce visage adoré. Elle lui aurait plutôt sauté au cou, l'aurait embrassé pour lui transmettre toute sa gratitude, tout son soulagement et surtout, tout son amour.
Mais non. Elle restait là, immobile, dans l'attente d'une réaction.
Réaction qui ne se fit pas attendre. Les yeux de Legolas s'écarquillèrent de surprise, avant qu'un sourire lumineux n'éclaire son visage. Il se baissa doucement et baisa tendrement ses mains, la regardant à travers le fin rideau de ses cils.
- Merci.
Elle lui offrit un sourire radieux et magnifique, ne se sentant plus de joie. Elle avait la sensation que son cœur allait sortir de sa poitrine, à cogner si fort contre ses côtes, pour se jeter dans les mains de l'Elfe qu'elle aimait. L'image était belle, bien qu'elle se doutait que la réalité devait être tout autre.
Pourtant, elle ne put empêcher une pointe de déception de venir ternir ce bonheur éclatante. Qu'il lui demande le droit de la courtiser ouvertement était une déclaration des plus franches. Des plus officielles. On pouvait difficilement déclarer ses sentiments d'une façon plus solennelle. Mais, elle n'avait pas la simplicité et la douceur de trois petits mots. Elle aurait aimé l'entendre les lui dire. Cela lui aurait donné le courage de les prononcer à son tour, car elle avait peur de briser quelque chose si elle le faisait.
« Éternelle insatisfaite » grommela Naurofána en son for intérieur.
Oui, elle avait raison. Plutôt que de songer à cela, elle devait savourer cet instant. Le reste viendrait ensuite, elle n'en doutait pas. Et puis, son regard était si éloquent qu'il parlait pour lui.
Lentement, sans la lâcher, Legolas l'invita à venir s'assoir sur une saillie rocheuse, usée par la pluie, aplanie par le vent. Prenant place à ses côtés, il détacha de sa ceinture une sacoche de cuir qu'il ouvrit avec précaution. Luana ne dit rien, ne fit rien, car les yeux de Legolas la dévoraient comme jamais ils ne l'avaient fait. C'était la première fois qu'il la regardait si franchement, la couvait du regard sans se cacher. Et ce qu'elle y lisait la laissait béate. Un mélange d'émerveillement, d'amour et d'incrédulité, lui aussi incrédule face à ce qui leur arrivait à tout deux.
« Si tu faisais un peu attention, tu saurais que tu le regardes exactement de la même façon » gronda Nana, amusée et attendrie.
Comme si lui-même l'avait entendue ou s'était aperçu de l'intensité de son regard, le sourire de Legolas s'étira un peu plus, les coins de sa bouche fine et délicate prenant un pli enchanté.
Prise sur le fait et gênée, Luana baissa les yeux sur les fleurs que l'Elfe sortit de sa bourse et étala soigneusement entre eux. Un doux parfum de jasmin vint lui caresser les narines, et elle découvrit les petites fleurs blanches familières. En revanche, elle ne reconnue pas celles en forme d'étoile qui rivalisaient avec elles par leur blancheur.
« Ce sont des edelweiss » lui souffla sa louve.
À leurs côtés, des myosotis et des bleuets attiraient l'attention par leur bleu profond et vibrant. Le parfum de ce bouquet éparpillé se mêlait avec délice à l'odeur des sous-bois après la pluie, qui l'enveloppait d'un nuage doux et apaisant.
Luana les effleura doucement du bout des doigts tandis que Legolas sortait d'elle ne savait où une fine liane de lierre et un petit peigne. Elle sentit un sourire ému prendre place sur son visage lorsqu'elle comprit qu'il avait prévu de lui faire sa demande et avait tout préparé en conséquence. Sans doute l'aurait-il faite à Edoras si elle ne l'avait pas invité à chasser. En tout cas, il n'aurait pas tardé, il se serait lancé avant que les fleurs ne soient défraichies et fanées.
« Il n'y a bien qu'un Elfe pour parvenir à trouver toutes ces fleurs en si peu de temps. Mais je crois comprendre pourquoi il s'est donné tant de mal. »
« Pourquoi ? »
« Disons que si j'ai raison, il a une bonne connaissance du langage des fleurs. »
Luana dut cacher sa surprise. Le langage des fleurs ? Il y avait un message caché, là, juste sous son nez ? Elle n'y connaissait rien du tout là-dedans. Et maintenant, elle était dévorée par l'envie de savoir.
Elle releva la tête pour fixer le prince de Mirkwood et se sentit de nouveau fondre lorsque ses yeux plongèrent dans les siens. Comment ses prunelles avaient-elles pu être si glacées jusque-là ? Elle avait désormais l'impression de contempler un ciel d'été sans le moindre nuage, d'un bleu presque électrique.
- Hum… dites. Quelle est la signification de ces fleurs ? demanda-t-elle, gênée.
Il parut étonné qu'elle le lui demande et détourna un instant les yeux pour les admirer.
- Le lierre est signe de sentiments profonds, avoua-t-il en la regardant de nouveau. Le jasmin blanc déclare « notre amour sera doux » quand le myosotis exprime le souvenir. Il demande « je ne vous oublie pas, ne m'oubliez pas, peu importe le temps et la distance ».
Il prit entre ses doigts un edelweiss.
- L'étoile d'argent symbolise un amour noble et éternel.
Bien qu'il n'en montra rien, l'embarras était perceptible dans sa voix, ses gestes, ses yeux, et plus que tout, au rose qui colora la pointe de ses oreilles. À travers cet aveu et le message décrypté qui reposait en ce bouquet, il dévoilait ses sentiments. Ses espoirs. Et c'était déjà beaucoup aux yeux de la Nauro, qui décida de ne pas l'interroger sur la seule fleur dont il n'avait pas révélé le sens. Bien que la curiosité la titillait, elle ne voulait pas le mettre mal à l'aise.
« Le bleuet signifie : je n'ose pas vous dire "je vous aime". »
Luana tenta par tous les moyens de ne rien montrer du choc que l'information éveilla en elle. Mais elle ne fit rien pour cacher le soulagement et l'émotion qui s'en suivirent. Ce qu'elle avait pris pour de la réserve et de le retenue n'était en fait que de la timidité.
Elle eut envie de lui dire ces trois mots, de se lancer, mais elle eut peur de trop le brusquer et de l'incommoder. Aussi prit-elle la décision, pour une fois sage et réfléchie, de laisser les choses aller à leur rythme et de lui laisser du temps. Si ça n'avait tenu qu'à elle, elle le lui aurait déjà dit cent fois, l'aurait crié au monde entier, avant de l'embrasser passionnément pour lui déclarer tout son amour.
- Tournez-vous, lui dit-il tendrement en prenant le peigne.
Elle s'exécuta avec joie. Cela lui permettait de cacher son visage et tout ce qui pouvait le traverser et la trahir. Et elle se souvenait du bien-être qu'elle avait ressenti la première fois qu'il l'avait coiffée. La sensation que ses cheveux étaient de l'eau qui coulait entre ses doigts, l'apaisement, l'intimité dans ses gestes. Maintenant que… leurs sentiments étaient avoués, ce ne pouvait être que meilleur !
Elle ne fut pas déçue car, bien que toujours chaste et vertueux, Legolas se montra beaucoup plus tactile que la dernière fois. Ses doigts s'attardèrent plus longtemps que nécessaire sur sa nuque, caressant doucement sa peau, alors qu'il déplaçait ses cheveux avec délicatesse. Il était aussi beaucoup plus proche d'elle. Son odeur l'enveloppait avec plus d'insistance que jamais. C'était comme s'il refermait ses bras autour d'elle, l'encensant et l'enivrant. Pourtant, seules ses mains la touchaient.
Elle ne bougea pas, ne parla pas. Parce qu'elle ne savait pas quoi faire, quoi dire. C'était si… nouveau qu'elle n'avait aucune idée de comment elle devait se comporter. C'était un peu déstabilisant et effrayant. Elle craignait que le moindre faux mouvement mette un terme à ce si beau rêve. Et parce que c'était délicieusement bon.
En fait, il n'y avait rien à dire, rien à faire, juste à savourer.
Ses doigts couraient dans sa chevelure, s'activaient, les tressant avec doigté et dextérité. Il n'en prenait pas moins son temps, ne hâtant pas les choses. Comparé à la précédente fois, il était presque flegmatique. Un peu par perfectionnisme, un peu par désir de savourer lui aussi cet instant. Il aimait le toucher soyeux de ses cheveux sur sa peau, la sentir près de lui, la voir se détendre sous ses doigts. La savoir bien avec lui, tout simplement. Plus encore maintenant qu'il avait son autorisation pour la courtiser, qu'il savait ses sentiments réciproques.
La voir si proche de cet écuyer lui avait été insupportable. Leur complicité, leur proximité avaient éveillé en lui des sentiments impétueux et impérieux qu'il ne se souvenait pas avoir connu jusqu'à ce jour. Il avait été en colère contre ce Rohirrim, il avait souffert. Pourtant, son amour n'avait pas faibli. Au contraire. Malgré sa rage de la voir avec ce fils des Hommes, il ne pouvait empêcher son coeur de lui insuffler une joie immense dès que ses yeux se posaient sur elle. Il avait mal mais n'en restait pas moins heureux de l'aimer.
Elle était si belle, si pleine de vie. Elle avait ce petit quelque chose que nul autre n'avait en Terre du Milieu. Une fougue, une liberté d'esprit des plus déstabilisantes. Si les autres s'en offensaient, lui préférait s'en amuser intérieurement. Certes, il avait été choqué plus d'une fois par ses propos, il avait été victime de ses histoires ahurissantes. Mais intérieurement, il s'en réjouissait. Cette exentricité et cette audace étaient siennes. Si elle les perdait, elle ne serait plus Luana, plus la jeune femme qu'il aimait et qui l'avait séduit par son naturel désarmant, sa force de caractère et sa franchise.
Sa franchise, qui était une arme aiguisée capable de blesser par ses mots et sa virulence. Mais elle était avant tout l'assurance que ses pensées cachées n'avaient rien de mauvais ou de sournois.
Sans doute était-ce cette même franchise qui lui avait donné le courage de lui faire sa demande. Car il avait voulu croire à ses regards, à ses sourires qui différaient des autres lorsqu'elle se tournait vers lui.
Luana ne pouvait rougir. Mais lorsqu'il voyait ses yeux se plisser d'un air malicieux, se baisser une seconde dans un élan de timidité avant de rechercher les siens, un sourire ingénu étirant ses lèvres pâles, c'était tout comme. Il trouvait cela plus charmant que la plus délicieuse des joues délicatement rosies par la gêne. Tellement plus en adéquation avec sa nature et sa force.
Elle émit un infime soupir lorsque ses doigts effleurèrent délicatement son épaule, alors qu'il récupérait une longue mèche de cheveux blancs. Ce souffle léger éveilla en lui des sentiments contraires. De l'émerveillement de la voir si abandonnée sous ses mains, si détendue en sa présence. De la joie de savoir qu'il était à l'origine de ce son si enchanteur. Mais aussi une certaine gêne, pour ces mêmes raisons.
La seule femme qu'il ait coiffée avant que Luana n'entre dans sa vie, c'était sa mère. Il y avait des siècles de cela, alors qu'il n'était qu'un enfant. C'était si différent d'aujourd'hui. Il n'y avait eu alors que la tendresse maternelle, l'amour simple et innocent d'un enfant pour sa mère chérie.
En cet instant, les choses étaient tout autres. Son amour était pur. Il la respectait et ne pourrait jamais l'outrager de quelque façon que ce soit. Pourtant, il éprouvait un besoin irrépressible de la toucher, la sentir toujours plus près de lui. Lorsqu'elle lui avait dit oui, il avait du plonger ses yeux dans les siens pour se détourner de ses lèvres. Il avait réfréné l'envie de l'embrasser en se contentant d'un simple baiser déposé chastement sur ses mains. Une partie de lui s'était offensée de telles pensées. Il ne pouvait pas se montrer si cavalier, sauter des étapes cruciales alors qu'il lui faisait la cour. Elle méritait le meilleur des traitements et le plus grand des respects. Même s'il souhaitait ardemment effacer de ses lèvres le baiser que ce Rohirrim avait imprimé sur sa bouche, si belle et si blanche.
Il avait presque fini de la coiffer. Toutes les fleurs étaient en place, sauf une. À regret, il glissa le dernier edelweiss, le plus beau et le plus imposant, entre deux bleuets piqués là où les tresses se rejoignaient à l'arrière de son crâne. Il aurait aimé que cet instant ne finisse pas, ou au moins qu'il s'étire longtemps encore. Mais chaque chose avait une fin. Le jour lui-même n'échappait pas à la règle. Déjà la luminosité baissait. Il ne leur fallait pas tarder à rentrer. D'autant plus qu'ils devaient encore ramener le gibier chassé.
Dès qu'il retira ses mains, Luana se tourna lentement vers lui. Qu'elle était belle. D'une beauté simple, naturelle, qui ne devait son éclat qu'à son sourire si chaleureux et son regard pétillant. Elle portait à merveille les coiffures elfiques.
Cette fois-ci, il n'avait pas pris ses mèches noires pour les tresser. Elles lui donnaient un certain charme, c'était indéniable. Mais pour une raison qui lui restait obscure, il ne voulait pas les voir mêlées à ses tresses de cour, à la preuve de leur amour. Il les tressa malgré tout en de fines nattes et les laissa pendre le long de ses joues, encadrer son visage, faisant ressortir plus encore la blancheur de sa peau.
De ses tempes partaient quatre petites tresses, deux de chaque côté de la tête. Elles se rejoignaient rapidement par paire pour en faire une plus épaisse. C'était à partir de là que le lierre se mêlait à ses cheveux en un fin assemblage végétal. Quelques feuilles émeraude s'épanouissaient sur la soie de ses cheveux en une fresque délicate. De vertes feuilles, en guise de signature. Les fleurs venaient agrémenter l'ensemble de leur couleur et de leur douceur. Toujours par paire, une bleue et une blanche, afin de faire ressortir l'éclat des edelweiss et du jasmin.
L'ensemble s'achevait par une tresse unique à l'arrière de la tête, elle aussi joliment parsemée de fleurs et de lierre. Un parfum raffiné et fleuri complètait le tableau.
Lorsqu'il était revenu de Fangorn, Legolas regrettait de ne pas avoir trouvé de fleur dorée capable d'exprimer ses sentiments. Il voulait faire ressortir et magnifier le fin anneau d'or qui encerclait ses pupilles. Mais maintenant qu'il avait le résultat sous les yeux, il fut soulagé de n'avoir rien trouvé. Luana n'avait pas besoin de plus. Ce devait être léger pour ne pas gâcher sa beauté.
Et ses yeux brillaient suffisamment pour que l'or et l'argent qui y coulaient étincellent de mille feux.
Alors ? C'est aussi cool qu'un baiser non ? C'est pas mal aussi en fait les tresses ! ;P
Je tiens à préciser que je me suis basée sur le langage des fleurs français pour écrire ce chapitre ;)
C'est très court je sais, mais je voulais vraiment consacrer ce chapitre à ce moment intime.
Et n'oubliez pas le CONCOURS D'IDÉE SUR FACEBOOK cité en intro ;)
Réponses aux guests :
Namarien : mais non faut pas pleurer ! XD J'ose pas imaginer pour ce chapitre... ^.^. (je connaissais pas du tout mais j'adore l'expression !) N'est-ce pas ? :3 Depuis un moment... Juste deux-trois jours ;) mon dieu ! Perso j'appréhende parce que si Luana m'échappe ça ne peut que mal finir ! XD merci beaucoup pour ta review ! :D see you soon !
Tsuki : cool s'il t'a plu ! ^^ Ben figure-toi que beaucoup n'ont pas fait le rapprochement, ce n'est pas si évident et ça n'a pas été clairement dit ;) Merci à toi pour ta review !
Cassou102 : hello ! Je suis super heureuse de savoir qu'elle a été à la hauteur ! J'ai eu des gros coups de mou l'année dernière mais l'inspiration est revenue ;) Je compte bien la finir ! ;P Merci pour ta review :)
Arya Arathonson : je ne sers de critique que pour les fictions de mes amis. Je n'ai aucune autorité pour donner mon avis d'une fic de quelqu'un d'autre et je suis pas tendre. Et même si ça fait toujours plaisir de voir une nouvelle review, je t'avoue que ça me met mal à l'aise d'en recevoir plusieurs comme ça, même si je sais que tu veux pas m'embêter -.-' Je me met la pression après pour écrire et j'ai toujours l'impression qu'on attend plus de moi... Ben ça je pense que maintenant tu as la réponse pour les tresses ;P Oui dans mes rêves XP Sinon en vrai j'ai même jamais chassé ! XD Hum... je sais pas. On verra ce que ça donne dans la suite ! Merci pour ta review.
Lol : Hello ! Contente que ça te plaise. Je pense que tu as ta réponse ;) Merci pour ta review
Marine : hahah ça fait plaisir à lire ! ^^ Tu me flattes ! (ouille mes chevilles...) Merci à toi pour ta review ;)
Kerushirei : merci beaucoup ton petit message m'a fait énormément plaisir ! ^^ Alors tu es bien tombée niveau timing ! Mais comment t'as fait en deux jours, et en plus en semaine ? Oo Tant mieux, pour moi les ressentis et les sentiments sont très important dans une fiction :) Pour Elden c'est vrai ? :D Oh ça me fait super plaisir de savoir ça ! :D Merci beaucoup et merci pour ta review. À bientôt ! :D
