Fandom : Mobile Suit Gundam Tekketsu no Orphans

Titre : Bleu lavande, bleu Majorelle

Disclaimer : Les personnages de G-Tekketsu no Orphans ne m'appartiennent pas. Et heureusement car cette série ne respecte rien, c'est pour ça que j'adore! L'illustration utilisée pour cette fanfic a été trouvée sur Pixiv mais je ne me rappelle plus l'auteur. Aussi, je ne fais pas du tout d'argent avec cette fanfic (même si j'en aurais bien besoin).

Rating : M. Pas fait exprès (gros mensonge)

Genre : Coloré?

Pairing : Arf...

Message personnel : atlus59, pour ta santé mentale (et pour ne pas t'entendre râler au téléphone), je te conseille de ne pas aller plus loin. Car c'est à tes risques et périls!


Chapitre 3: Frère et soeur

Peu avait importé la nature de leur relation, au final. Ils étaient restés amis. A l'académie, au château, au pensionnat, à l'hôtel. En public, en privé et même en très privé, ils étaient restés amis.

Cela, McGillis en est sûr et certain.

Il n'avait jamais abusé de Gaelio. Au contraire, à leurs débuts, ils avaient pris leur temps. Ils étaient encore de tout jeunes hommes, quand cette liaison secrète avait débuté. Aucun d'entre eux n'avait connu la moindre fille. A peine connaissaient-ils leur corps respectif, leur rythme de vie ne leur ayant pas laissé le temps, jusqu'ici, d'en réaliser une cartographie fiable et précise.

Il avait donc fallu apprendre sur le tas.

Leurs premières rencontres discrètes dans cet hôtel avait été placées sous le signe de la découverte tendre. Ils s'y étaient retrouvés, mis à nus et allongés dans le lit.

Gaelio et son sens du devoir s'étaient mis en tête d'apporter entière satisfaction à McGillis. Il obéissait à ses moindres demandes et restait le plus souvent passif, attentif à ce qui pouvait bien passer par la tête blonde de son ami aux yeux sinople.

Ce dernier s'était montré délicat. Il n'avait pas brusqué les choses, d'autant plus qu'il était d'un naturel calme et patient. Leurs premières nuits ensemble, il les avait essentiellement passé fourré dans les cheveux couleur lavande de Gaelio qui l'intoxiquaient. Allongé dans son dos sur le lit, il s'était laissé aller au plaisir de caresser autant son propre corps que celui du fils Bauduin, jusqu'à trouver le sommeil. Il avait laissé couler leurs peaux l'une contre l'autre, il avait exploré du bout des lèvres comme du bout des doigts tout ce qui faisait la beauté élégante de son meilleur ami. Il l'avait regardé, beaucoup. Il avait écouté sa respiration, ses halètements, ses petites plaintes.

Il l'avait même entendu gémir à plusieurs reprises, quand il avait voulu découvrir les endroits les plus intimes qu'il recelait.

Parfois, Gaelio avait poussé l'audace jusqu'à lui rendre la monnaie de sa pièce. McGillis ne s'en était pas plaint, au contraire, même : il avait ainsi pu se noyer dans les grands yeux en amande bleus Majorelle, son second péché mignon, qui lui procuraient toute la tendresse qui lui avait fait défaut durant sa prime jeunesse.

Alors dans ces moments-là, les baisers pleuvaient presque à en faire mal. Les mains se faisaient plus audacieuses, plus dévergondées encore. Elles s'aventuraient plus loin, repoussant les limites du monde connu. Les dents rentraient sur le terrain de jeu, les ongles aussi. Dans ces moments où la température montait, ils en oubliaient les termes de leur accord initial et la raison pour laquelle ils se retrouvaient ici à faire ça. Ils s'en moquaient comme de l'an mil.

McGillis pouvait enfin assouvir ses désirs secrets et se masturber à sa guise tout en noyant son museau dans les mèches lavande. Souvent, il utilisait une partie du corps de Gaelio pour se stimuler. Il aimait tracer des motifs avec la semence qu'il déversait sur lui une fois qu'il en avait terminé. L'héritier Bauduin laissait faire. Il était là pour ça, après tout. Il avait été vendu par ses propres parents pour ça.

La naissance de la petite Almiria Bauduin n'y changea rien, comme de bien entendu. Après tout, leur gentlemen's agreement restait valable jusqu'aux épousailles.


Car ils étaient ce que l'on appelait communément des gentlemen.

Ils restaient mesurés dans chacun de leurs actes, et cela était sans doute dû à leur éducation d'aristocrates, ou leurs études militaires, ou les deux.

Toujours était-il que même nus dans un lit à faire des galipettes, ils gardaient une certaines retenue, une pudeur toute masculine, peu importait ce qu'ils étaient en train de faire.

« Elle aura mes yeux et mes cheveux, tu verras… Ce sera mon portrait craché.

-Qu'est-ce qui te fait dire cela ? Ses yeux sont bien plus clairs que les tiens et ses cheveux sont quasi blancs.

-Eh bien... »

Gaelio s'était interrompu un instant. Allongé sur le ventre, il avait écarté ses jambes sur le matelas, agrippé l'oreiller sous sa tête et fermé les yeux, anticipant ce qui allait suivre.

Il n'avait pas ressenti la moindre douleur, lorsque McGillis lui avait mis un index gracieusement vaseliné, mais son souffle s'était bloqué quelques instants dans sa poitrine et il lui avait fallu se concentrer pour expirer tout l'air que contenait ses poumons.

Sans vraiment savoir pourquoi, cet instant reste l'un des meilleurs souvenirs visuels que McGillis a de son meilleur ami, et pourtant, Dieu seul sait combien ils sont nombreux.

Assis à ses côtés dans une posture détendue, le pot de gel siliconé entre ses jambes, il l'avait observé attentivement pour s'assurer de ne lui faire aucun mal.

« Mmm… C'est… pas mal… Avait soupiré Gaelio, en s'habituant à cette intrusion.

-Tu penses t'y faire ?

-Va plus loin pour voir... »

McGillis lui avait obéi et avait poussé son index, appuyant légèrement plus sur la prostate… Et arrachant un lourd gémissement à son ami d'enfance.

Le genre de gémissements qui allait rapidement faire partie de ses favoris, au même titre que les cheveux lavande et les yeux Majorelle.

« Oui… Recommence voir... »

Attentif, le jeune homme blond avait scruté l'expression faciale de l'héritier des Bauduin passer de la crispation concentrée à l'extase béate quand il avait recommencé son geste.

Alors il s'était appliqué par la suite, encore et encore, à appuyer bien distinctement sur la prostate avec son doigt, à la brosser de haut en bas et il s'était délecté des gémissements, des encouragements à poursuivre sortant de la bouche de son ami.

Il irradiait encore plus que d'ordinaire, comme si la chaleur de son corps, qui augmentait fortement, émettait des longueurs d'onde visibles à l'oeil nu.

« Tu m'autorises à t'en mettre un second ? Vu comme ça te plaît…

-Bien sûr... Oh, oui... » Lâcha Gaelio dans un souffle, lorsque l'index de son ami et camarade le quitta.

En élève studieux, McGillis plongea le majeur en plus de l'index dans le pot de gel en silicone, avant de recommencer son forfait.

Il fut agréablement surpris de voir les hanches de son camarade l'accueillir avec joie et se soulever rien que pour lui.

« Oooooooh, oui… Mac…

-Macky…

-Macky… Fais-moi comme tout à l'heure -là.

-A tes ordres. »

De sa main libre, il mit de côté le pot de lubrifiant et sans retirer ses doigts, il vint s'allonger sur son côté gauche, près de Gaelio qui était plus ou moins sur le ventre. Et en entamant de lents mouvements de repérage dans l'antre même de Gaelio, il s'adonna à son activité favorite : se frotter contre la peau moite et chaude de son ami tout en embrassant ses cheveux lavande.

Sentir son odeur…

Laper sa sueur…

Se noyer dans sa chaleur…

Se laisser emporter par sa voix rauque partant dans les aigus…

« Gaelio... » Murmura-t-il en se collant autant que possible à lui.

Sa verge dure et humide heurta le creux du dos de son ami, les faisant agréablement sursauter tous les deux.

« Gaelio…

-Donne… moi ça…

-Mmm ? »

Le blond ouvrit paresseusement un œil, mais il ne put voir à temps l'une des mains de Gaelio croiser la sienne pour venir le caresser intimement en faisant d'abrupts va-et-vient. Il hoqueta, serra les dents, mais rien à faire : son ami d'enfance avait le poignet souple, et savait s'en servir à bon escient pour lui faire voir des étoiles. Ne s'avouant pas vaincu, il lui rendit la pareille en entamant lui aussi des mouvements circulaires pour mieux lui trifouiller les entrailles.

Cette provocation en amenant une autre, et ainsi de suite, ils finirent par se donner du plaisir si furieusement l'un l'autre que leurs corps se mirent à bouger dans l'urgence, sans qu'ils ne puissent les contrôler. Et ils furent tous les deux si surpris de la force de leur orgasme respectif qu'ils ne purent retenir les cris qui leur déchirèrent la gorge alors qu'ils atteignaient le summum du plaisir…

Pour se retrouver quelques secondes après immobiles, sans voix et les yeux hagards, paralysés l'un contre l'autre à cause du plaisir qu'ils venaient de partager. Il leur fallut plusieurs secondes pour recouvrer une partie de leurs sens et ce fut lorsque McGillis entendit Gaelio pousser un long soupir de satisfaction qu'il lui embrassa l'épaule tout en retirant ses doigts. Sous les lèvres, la peau de Gaelio vibra tandis que ce dernier pouffa.

« Qu'est-ce qu'il y a ? Lui demanda McGillis, un peu perdu.

-Rien… »

La voix de Gaelio était douce . Comme toujours après leurs "jeux".

Gaelio rayonnait de mille couleurs lorsqu'il avait été satisfait et qu'il se retournait pour le regarder.

Il y avait quelque chose dans ses yeux bleus Majorelle qui époustouflait McGillis, à chaque fois.

« Ma sœur est mon portait craché lorsque j'avais son âge. Donne-lui quelques années, que sa pigmentation se fige. Elle me ressemblera beaucoup. Elle te plaira. »


« Voici donc notre princesse ? Demanda McGillis en se penchant sur le berceau de sa si jeune fiancée.

-En chair et en os. J'ai demandé à mon intendant de nous préparer le landeau ainsi qu'un casse-croûte, tu viens ? Il fait tellement beau, en cette journée de printemps, ce serait bête de ne pas en profiter !

-Pour une fois qu'on est en permission… J'ai l'impression que ça fait une éternité que je ne suis pas venu chez toi, soupira McGillis en se saisissant du bébé qui dormait, le plus délicatement possible afin de ne pas le réveiller.

-Je ne sais pas si ça va te rassurer, mais ce n'est pas qu'une impression, soupira également Gaelio. J'avoue que même si j'aime l'académie, mon ancienne vie ici me manque parfois.

-Qui l'eut cru ? Toi, avec ton succès auprès de nos camarades ?

-De quel succès parles-tu ? Ce ne sont que des laquais qui réclament un os, rien de plus. Ils ne viennent vers moi que par intérêt. Tu crois que je ne sais pas démasquer ce genre de personnes ? »

Tout en discutant, Gaelio montra la voie en quittant la chambre de sa petite sœur, son ami d'enfance sur ses talons, la petite dans les bras. Ils descendirent les escaliers pour se retrouver dans le hall principal de la demeure, où les attendait une servante près d'un landeau. McGillis déposa avec attention la petite à l'intérieur et la recouvrit de couvertures. Gaelio récupéra un panier rempli de victuailles, ainsi que le nécessaire pour Almiria et ils quittèrent les lieux.

Direction le lac situé dans la clairière de la forêt, derrière le château. Le soleil, bien que présent, ne tapait pas fort, alors ils décidèrent de ne pas s'abriter sous le feuillage épais des arbres alentours. Au lieu de cela, ils se postèrent près du lac, défirent la nacelle du landeau pour la poser à même le sol et ils s'étalèrent dans l'herbe, en toute décontraction. En plus de leur en-cas, ils avaient chacun apporté leur bouquin du moment, des livres d'études, ainsi que quelques jeux de société. Mais pour l'instant, ils ne voulaient pas en entendre parler, simplement sentir l'herbe encore fraîche sous leur dos et les rayons du ciel irradiant leur visage.

Leur vie à l'académie était prenante et passionnante. Ils s'y étaient fait non pas des amis, mais des camarades, filles comme garçons. Gaelio repoussait avec patience toutes les avances qu'il pouvait recevoir d'élèves féminines, quant à McGillis… Il brandissait sans fard le fait d'être déjà fiancé à la cadette des Bauduin … Même si elle n'était âgée que de quelques mois.

La première fois, je ne fut pas un bruit de couloir, mais une onde de choc qui se propagea à Mach 5, au moins, dans toutes les strates de l'académie. Les personnes venant des couches inférieures de la société étaient sous le choc, les autres, non. Les épousailles avaient toujours été un acte hautement stratégique afin de conserver son rang social et sa distinction familiale, il n'y avait rien d'étonnant à ce qu'elles soient mûrement préparées en amont afin d'éviter toute surprise.

Gaelio rigolait sous cape de cette effervescence.

McGillis s'en moquait presque ingénument.

Dans les deux cas, ce sujet de conversation revenait souvent entre les deux jeunes hommes, la plupart du temps accompagné de rires discrets et de clins d'oeil.

Que l'on y croit ou pas, cette nouvelle décupla l'ardeur des admiratrices de McGillis, qui le plaignaient d'être fiancé à une fille aussi jeune. En sous-main, officiellement comme officieusement, elles lui faisaient des avances éhontées, voire parfois du vrai rentre-dedans.

Gaelio continuait à en rire.

McGillis, à plusieurs reprises, fut tenté de leur boucler le clapet en leur disant qu'il avait de quoi patienter en attendant l'âge nubile de sa fiancée, merci bien. Mais il se retint.

Difficilement, mais il se retint.

Carta Issue aidait beaucoup à la tâche, en réprimandant durement ses cadettes lorsqu'elle les attrapaient sur le fait. N'avaient-elles donc pas honte d'user de tours retors pour s'attirer les faveurs à tout prix des fils Bauduin et Fareed ? Ne pouvaient-elles donc pas être des filles dignes de leur famille en menant à bien les études qui leur avait été demandées, tout en attendant les fiançailles préparées par leurs parents ?

Carta ne rigolait pas avec la discipline et les deux amis ne se gênaient pas une seconde pour dénoncer sans scrupule toutes les filles qui poussaient le bouchon un peu trop loin.

En-dehors de ces événements distrayants mais sans aucune espèce d'importance à leurs yeux, la fille unique des Issue suivait leur scolarité à l'académie, organisant des rendez-vous réguliers avec eux, physiquement ou à distance, afin de s'enquérir de leur situation et des problèmes éventuellement rencontrés. Son père étant toujours malade, elle demeurait sous la tutelle d'Iznario Fareed, le père adoptif de McGillis. Cela ne les avait pas plus rapprochés qu'avant mais ils s'appréciaient toujours autant.

Pour les besoins de leur parcours scolaire, Gaelio et McGillis faisaient de régulières allées et venues entre la Terre et les stations orbitales de Gjallarhorn. Ils commençaient à se familiariser avec leurs premiers Mobile Suits et apprenaient à identifier les différentes instances de Gjallarhorn, découvrant petit à petit l'envers peu reluisant du décor (cela dit, ce n'était pas vraiment une surprise).

Certains soirs de libre, quand ils étaient sur Terre, ils s'éclipsaient en ville et terminaient invariablement leur course dans un hôtel de luxe. Ils prenaient une chambre et s'adonnaient sans retenue aux termes de leur… accord.

« Enfin, j'ai l'impression de vraiment me reposer, apprécia McGillis, allongé sur l'herbe.

-Est-ce que tu veux m'entendre dire que ce n'est pas qu'une impression ?

-Gaelio… »

Le blond fut interrompu par un début de pleurs et son ami se redressa en quatrième vitesse pour vérifier l'état d'Almiria et la prendre dans ses bras.

« J'ai l'impression d'être un jeune père de famille… Soupira-t-il en faisant une petite grimace.

-Et tu veux que je te confirme que ce n'est pas qu'une impress…

-McGillis, tais-toi !

-Ha ! Ha ! Ha !

-Et au lieu de rire comme un imbécile, passe-moi le biberon dans le sac, tu seras autrement plus utile ! S'agaça le grand frère. Almiria, franchement, parfois, il m'arrive de douter du bon sens de nos parents de t'avoir fiancée à un homme tel que lui, soupira-t-il dramatiquement à sa sœur qui lui pleurait à la figure.

-Tu n'as pas tellement douté de leur bon sens, pourtant, quand ils t'ont cédé sans vergogne à moi... Hé !

-Tu as un biberon à me prendre ! L'interrompit Gaelio en lui donnant un coup de pied dans le flanc.

-J'y vais ! » Rigola McGillis en se redressant à la recherche du sac contenant les affaires d'Almiria.

Il y trouva sans problème ce qu'il cherchait. Il secoua le biberon, vérifia la température et le tendit à son ami, assis en tailleur qui berçait comme il pouvait sa sœur en pleurs.

Dès les premières tétées, les cris cessèrent instantanément. Reniflant ses sanglots, le visage rouge, Almiria tirait sans remord sur la tétine du biberon, sous le regard attendri des deux hommes en sa compagnie. McGillis prit même un mouchoir pour lui essuyer les yeux, le nez et les joues. Puis il se rapprocha de Gaelio et posa sa tête sur son épaule.

« Elle a fière allure, ta fiancée, dis-moi, lui dit Gaelio en avisant le visage rouge du bébé au creux de son bras.

-On est tous passés par-là. Je la préfère nettement aux pimbêches qu'on se coltine du matin au soir à l'académie.

-A ce point-là ?

-C'est dire. Et celles que l'on croise dans les réceptions, c'est vraiment le pire… Au moins, Almiria est sincère dans ses sentiments.

-On ne pourra pas dire le contraire… Heureusement que Carta t'aide à faire le ménage !

-Je ne te le fais pas dire.

-Mmm... »

Le silence retomba entre les deux amis, mais il n'était pas gênant. Il ne l'était jamais entre eux, d'ailleurs.

« Gaelio…

-Oui ?

-On ressemble à deux pères avec leur petite fille.

-Je te l'ai dit.

-Gaelio…

-Quoi ?

-On prendra soin d'elle, n'est-ce pas ?

- Evidemment. Déjà qu'on ne peut pas compter sur nos parents… Même si je ne serai pas souvent à la maison, je passerai le plus de temps possible à ses côtés… Jusqu' à ce qu'elle t'épouse. Je compte sur toi pour prendre le relais ensuite…

-Gaelio…

-Oui ?

-Je prendrai soin de vous deux. Ce n'est pas comme si quelqu'un l'avait fait avant moi.

-Je n'en ai pas besoin, j'ai passé l'âge. Et qu'est-ce qui t'arrive depuis tout à l'heure ?

-Rien. J'observe ta sœur.

-Et ?

-Et tu avais raison : elle aura tes yeux et tes cheveux. Je veux préserver ces couleurs.

-Cette obsession pour le bleu… Je crois qu'il te faut consulter, McGillis.

-Peut-être bien... »