Fandom : Mobile Suit Gundam Tekketsu no Orphans

Titre : Bleu lavande, bleu Majorelle

Disclaimer : Les personnages de G-Tekketsu no Orphans ne m'appartiennent pas. Et heureusement car cette série ne respecte rien, c'est pour ça que j'adore! L'illustration utilisée pour cette fanfic a été trouvée sur Pixiv mais je ne me rappelle plus l'auteur. Aussi, je ne fais pas du tout d'argent avec cette fanfic (même si j'en aurais bien besoin).

Rating : M. Pas fait exprès (gros mensonge)

Genre : Coloré?

Pairing : Arf...

Note de l'auteur : G-Tekketsu est peut-être terminé, mais ce la ne m'empêchera pas de mener cette fanfic à son terme! Non mais!


Chapitre 4: La princesse et son chevalier

« Bonjour, Monsieur Fareed, bienvenue ! Le salua chaudement le majordome des Bauduin.

-Bonjour, ah… On dirait que je suis attendu, lui fit remarquer McGillis en quittant l'habitacle de sa voiture.

-Pardon ?

-Macky ! »

Cette voix d'enfant fit se retourner le majordome et il ne put réprimander le boulet de canon aux couettes lavande qui se jeta dans les bras de McGillis. Le blond la réceptionna sans mal et la souleva afin de lui faire face.

« Mademoiselle Almiria ! Voyons ! Ce n'est pas une attitude digne d'une demoiselle de votre rang ! S'emporta le majordome, avant de soupirer quand il vit l'armada de servantes que la petite avait semée dans sa course.

-Macky, viens, suis-moi ! S'écria Almiria, complètement sourde aux injonctions de son aîné.

-Laissez tomber… Le rassura McGillis d'un sourire contrit. Je l'accompagne, » précisa-t-il en redéposant sa fiancée par terre.

Aussitôt fait, elle se saisit de sa main avec autorité, l'entraînant à sa suite en courant :

« Macky, viens ! Elles te croiront ! »

Une décharge, un coup de jus à ce contact pourtant si simple et si banal.

Ses yeux.

Ses cheveux.

Gaelio, une fois de plus, avait eu raison sur toute la ligne, sa sœur lui ressemblait comme deux gouttes d'eau, surtout avec la coupe courte et les mèches de côté. Elle avait grandi depuis la dernière fois qu'il l'avait vue. Il avait eu droit à une permission de quelques semaines avant de prendre officiellement son poste en tant que Major Spécialiste au sein de Gjallarhorn, mais une fois n'est pas coutume, il avait dû passer le plus clair de son temps dans son domaine, celui des Fareed, et aux côtés de son père adoptif. Il n'avait pas pu se dégager pour passer des moments privilégiés avec les Bauduin frère et sœur comme il avait coutume de le faire.

« Macky ! »

McGillis sentit une bouffée de chaleur l'envahir, les étincelles entre sa main et celle, si petite, d'Almiria se propageant le long de son bras jusqu'à son coeur, avant de l'envahir en entier, rendant ses jambes moins agiles que d'ordinaire.

Ses lèvres s'incurvèrent légèrement en un sourire entendu.

Entendu avec lui-même, bien sûr.

Dans leur course endiablée, ils croisèrent les servantes allant en sens inverse et qui firent demi-tour aussi sec à la poursuite de leur jeune maîtresse qui courait de manière habile et intelligente malgré la robe blanche qu'elle portait. Les fiancés ne leur jetèrent pas le moindre coup d'oeil et s'engouffrèrent dans le château, pour grimper dans les étages et débouler dans la chambre d'Almiria.

Où se tenait un goûter chic avec d'autres enfants de son âge, filles comme garçons, tous accompagnés de leur majordome ou gouvernante.

A peine essoufflée, Almiria, du haut de ses quatre ans et demi, croisa les bras et toisa ses invités en leur disant :

« Je ne mens pas, voici mon fiancé. Il s'appelle McGillis Fareed, il est le meilleur comme vous n'en verrez jamais. Même le Prince Charmant ne l'égale pas. Alors, qui me traitait de menteuse ? »

Bouche bée, personne n'osait piper mot et tous avaient les yeux rivés sur le beau, l'élégant jeune homme de vingt-deux ans, à la mèche blonde assurée et aux yeux verts pénétrants, vêtu d'un gilet de costume assorti à son pantalon et sa cravate attachée à sa chemise impeccable.

« Alors, qui ? »

Mentalement, McGillis se frappa le front, amusé par la situation dans laquelle sa fiancée venait de l'embarquer.

Tellement enfantin !

Tellement pur et innocent…

Tellement adorable…

Tellement rempli de couleurs...

Il prit son sourire le plus charmeur pour se présenter :

« Bonjour, je suis McGillis Fareed, le fiancé d'Almiria. Enchanté de vous connaître ! »

Cette courte présentation ne suffit à tirer l'assemblée de sa stupeur, complètement soumise son charme ravageur et il s'en amusa comme jamais. Soupirant de soulagement, Almiria les relança :

« Alors ? Je vous écoute ! »

Quand elle n'obtint aucune réponse, assurée qu'on ne viendrait plus l'embêter à ce sujet, elle décroisa les bras et se rassit à sa table avec ses jeunes invités et invita son fiancé à les rejoindre, ce qu'il fit, histoire de pousser le jeu encore un peu. Il se montra proche d'Almiria, lui prenant la main, lui parlant dans le creux de l'oreille et lui faisant les yeux doux pour terminer d'écoeurer tous ses petits camarades. Etonnamment, il se surprit à ne pas se forcer du tout à manifester sa proximité avec Almiria.

Et une fois de plus, il se sourit à lui-même, contemplateur de ses propres sentiments et des sensations plaisantes qu'elles engendraient dans son corps.

Il passa tout l'après-midi en leur compagnie, suivant leurs discussions et leurs jeux, échangeant parfois des politesses avec les autres adultes présents. Mais même en discutant avec eux, son regard restait prisonnier de sa petite Almiria.

Elle était vive et dégourdie, avait du caractère et sérieusement, elle avait une forme physique d'enfer ! Spontanée, drôle, parfois un peu capricieuse et ridicule quand elle tentait maladroitement de prendre des positions qui n'étaient pas les siennes, elle restait attendrissante et McGillis ne pouvait s'empêcher de lui décocher de beaux sourires à chaque fois que leurs regards se croisaient.

Elle rayonnait elle aussi de mille couleurs.

Le soleil se reflétait dans ses yeux bleus Majorelle, faisait luire ses cheveux couleur lavande. Son rire franc se répercutait dans chacun des os du jeune homme, lui procurant des frissons de partout.

Il saurait protéger cette enfant, envers et contre tout. Il se l'était assuré une fois de plus à cet instant-là et cette volonté n'a pas changé d'un pouce depuis lors.

Ce fut avec sa fiancée perchée dans ses bras qu'il salua à la fin de la journée tous les invités, devant le perron du château.

« Dis, Macky, comment j'ai été aujourd'hui ? »

Il colla son front au sien et ferma les yeux en riant :

« Sérieusement, Macky ?

-Eh bien… J'aimerais te dire qu'il ne faut pas délaisser ses invités sur un coup de tête, ni courir en semant tes gouvernantes, ni grimer aux arbres traquer les chenilles, ni balancer ses chaussures dans le lac… Mais pour moi, tu as été parfaite, ma princesse, conclut-il les yeux dans les yeux.

-Tu le penses vraiment ?

-Evidemment.

-Que je suis ta princesse ?

-Bien sûr, et je suis ton prince. Je serai toujours là pour toi. Même si mon travail me tient occupé.

-Ce n'est pas grave, ça ! Lui assura-t-elle. Comme ça, j'adore encore plus quand tu viens !

-Moi aussi, j'adore ta compagnie, Almiria, lui répondit-il en frottant leurs deux fronts affectueusement.

-Tu es le meilleur Prince Charmant du monde entier ! Du système solaire ! De la galaxie ! » S'exclama-t-elle en l'enlaçant avec fougue.

Il lui posa un baiser dans ses cheveux lavande et lui murmura :

« Pour toi, je serai tout ce que tu veux que je devienne, princesse. »

Il resserra son étreinte du bras qui lui maintenait le dos, l'autre bras était posé sous ses fesses pour la garder tout contre lui et leur embrassade dura jusqu'à ce qu'une voix vienne les interrompre :

« Les tourtereaux, ce n'est pas tout ça, mais il est temps de rentrer se préparer pour dîner, vous ne pensez pas ?

-Mon frère… Quel rabat-joie parfois ! Ronchonna en douce Almiria, les lèvres sur le cou de son fiancé, ce qui le fit éclater de rire.

-Qu'est-ce que j'ai dit ? Les interrogea Gaelio en se rapprochant d'eux pour leur parler.

-Comment va ton père ? Lui demanda en retour McGillis, histoire de noyer le poisson.

- Comme d'habitude. Il m'a pris la jambe toute la journée avec l'intendant pour vérifier les comptes de la maison. Surtout que je n'ai vraiment plus le temps matériel de m'en occuper comme avant…

-C'est ça, d'être nommé Major Spécialiste, Inspecteur Bauduin.

-Comme toi, je présume, Inspecteur Fareed ? Lui renvoya Gaelio d'une voix blasée. Bien, on va manger ? »

Almiria se décolla légèrement de son prince pour hocher la tête avec fougue.

« Macky, tu me portes jusqu'à la maison ?

-Bien sûr. »

Elle vint lui frotter la joue comme un chaton et il ferma les yeux au contact, appréciant sa peau de bébé, douce et baignée de soleil contre la sienne, plus virile. Quand il les rouvrit, ce fut pour voir Gaelio lever les yeux au ciel, mais il n'y avait qu'une joie amusée qui éclairait ses yeux du même bleu Majorelle que ceux de sa sœur.

A un rythme tranquille, ils rentrèrent en prenant suffisamment de temps pour qu'Almiria finisse par s'endormir sans crier gare sur l'épaule de McGillis, bercée par ses pas, sous le regard attendri de son frère aîné. Ils la réveillèrent en la remettant dans les bras de sa gouvernante et attendirent de se retrouver parfaitement seuls pour laisser leurs corps se rapprocher. Plaquant Gaelio contre le mur, McGillis lui confessa à l'oreille :

« J'ai été sage. Toute la journée. Pourtant, ça a été dur, tu n'imagines pas. Où m'emmèneras-tu ce soir ?

-Etre avec ma sœur te fait un tel effet ?

-Il faut croire…

-Fétichiste, attiré par, un homme et une petite fille… Si tes subordonnés connaissaient tes côtés obscurs, mon pauvre McGillis… Tu es un vrai détraqué sexuel.

-Un accord est un accord, mon cher Gaelio… Lui rappela le blond avant de lui mordiller une oreille.

-Et il sera respecté. On prend ta voiture après le dîner, lorsqu'Almiria sera couchée. Sois patient, l'attente vaudra le coup, je te le garantis », l'assura le fils Bauduin en lui tâtant légèrement l'entrejambe, avant de poser un baiser sur sa joue et s'échapper ainsi de son étreinte contre le mur.

McGillis l'avait laissé filé.

Gaelio avait beaucoup trop d'honneur pour se dérober.

Gaelio l'aimait beaucoup trop pour lui refuser quoi que ce soit.

McGillis s'en souvient encore. Cette nuit-là fait partie des inoubliables, des incontournables de leur répertoire.

Griffer d'une main les hanches d'un Gaelio déchaîné qui le chevauchait avec passion en l'appelant "Macky", démonter de l'autre ses cheveux couleur lavande pour en faire ressortir toutes les nuances d'ombre et de lumière…

Cela aussi avait longtemps fait partie des péchés mignons de McGillis.


Le coup de ciseaux de McGillis était sûr, depuis le temps qu'il pratiquait !

Debout face à la coiffeuse de sa fiancée, un peigne dans la main gauche et les ciseaux dans la droite, il s'affairait minutieusement à couper les cheveux de la sœur cadette de Gaelio. Il avait déjà fait le tracé, dispersé les différentes mèches de cheveux à l'aide de barrettes et avec soin, il mesurait la longueur adéquate avant de tailler. Il appréciait le fait qu'elle grandissait. Maintenant qu'elle allait sur ses sept ans, ils pouvaient déjà passer beaucoup plus de temps ensemble, sans les gouvernantes et les servantes leur traînant dans les pattes. Ils pouvaient avoir des moments privilégiés comme celui-ci, seuls dans la chambre d'Almiria, à lui refaire une beauté.

A chaque section qu'il terminait, il défaisait les barrettes afin qu'elle lui donne son avis sur son travail. Elle tournait et retournait la tête face au miroir ovale de sa coiffeuse en faisant la moue, n'hésitant pas à lui donner des précisions au fur et à mesure sur la coupe qu'elle désirait. Toujours égal à lui-même, en futur époux fidèle et dévoué, il lui obéissait et corrigeait son tir si besoin.

Il adorait le contact des cheveux d'Almiria sous la pulpe de ses doigts, les caressant machinalement dès qu'il en avait l'occasion, souvent sans même s'en rendre compte. Ce fut lentement, en prenant son temps, qu'il termina sa tâche en la coiffant au peigne, puis à la brosse, avant de lui enlever la serviette qu'il avait passée auparavant autour de son cou. Il fignola le tout à la main, avant de la laisser évaluer elle -même. Elle se mit debout et se rapprocha de son miroir en s'appuyant sur sa coiffeuse pour s'admirer sous toutes ses coutures, un sourire satisfait peint sur le visage :

« C'est parfait, Macky ! Merci beaucoup !

- Tu es si belle que n'importe quelle coupe t'irait, j'en suis persuadé, la flatta-t-il.

-Tu exagères toujours… Mais j'admets que… J'adore quand tu me coiffes.

-Plaisir partagé, ma princesse, lui assura-t-il. J'adore tes cheveux lavande. »

Elle vint à lui et il s'assit sur le tabouret afin d'être à peu près à sa hauteur et de parler d'égal à égal.

« Tu sais, je me demande comment je vais faire lorsque mes parents m'interdiront de me couper les cheveux… Déjà que Mère n'était pas tellement d'accord cette fois-ci… Elle dit que je dois avoir les cheveux longs pour être une belle femme plus tard… Mais c'est ennuyant d'avoir de longs cheveux, déjà, il faut les démêler, en plus, ce n'est pas pratique quand ils sont lâchés…

-Tu es très jolie comme cela, Almiria. Mais s'il te faut satisfaire tes parents, alors au lieu de porter les cheveux courts, tu pourrais les laisser mi-longs, par exemple, te tombant sur les épaules, qu'en dis-tu ?

-Oui, c'est une idée… Dis, Macky…

-Oui ?

-Est-ce que tu trouves qu'une fille qui n'a pas de longs cheveux n'est pas féminine ? Est-ce que… Je te plairais plus si j'avais des cheveux longs ? »

McGillis garda le silence quelques instants. Avec leur relation spéciale et Almiria qui prenait de âge, ce genre d'interrogations revenaient de plus en plus souvent dans leur conversations. Elle avait un grand besoin d'être rassurée émotionnellement, d'autant plus qu'elle grandissait majoritairement seule, sans ses parents. Gaelio et elle s'entendaient bien, mais n'étaient pas si proches que cela, au final. Et certes, elle avait une gouvernante et des servantes, mais aucune d'entre elles ne pouvait lui servir de confidente et répondre à ses questions intimes. McGillis jouait ce rôle à la perfection et elle lui confiait absolument tout. Il l'écoutait d'une oreille attentive, toujours. Les petites peurs d'enfant, les questions de femme, il prêtait attention à tout.

« Ce n'est pas une question de longueur, Almiria. Pas du tout, même, du moins, en ce qui me concerne. Viens », lui dit-il en désignant ses genoux, afin qu'elle s'y asseye.

Il la laissa prendre place sur lui, dos contre son torse, tout deux face au miroir de la coiffeuse. Il posa ses mains sur chacune de ses cuisses à elle et lui parla en ces termes :

« Tu sais, Almiria… Tu es encore une enfant. Je sais que de part ton rang, ton éducation et tes fiançailles, tu te poses déjà des questions que les autres enfants ne se posent pas. »

Il s'attendait à son visage qui s'attrista à ces mots mais continua malgré tout :

« Ce que je veux dire, c'est que je t'aime comme cela. Tu n'as pas à prendre ce genre de responsabilités maintenant.

-Mais… Si je veux être digne d'être ta femme, et que…

-Tu as tout le temps pour ça. Je ne partirai pas dans la nature, nous sommes engagés.

-Mais tu ne comprends pas, Macky ! S'exaspéra-t-elle en pivotant un peu sur le côté pour pouvoir le regarder. Je suis une Bauduin. Je deviendrai une Fareed. Je dois tenir mon rang et faire honneur… à ma famille autant qu'à la tienne ! C'est ce que ma gouvernante et mes parents ne cessent de m'expliquer !

-Il y a quelqu'un que tu n'as pas cité dans tout ce petit monde, lui fit-il remarquer. Qu'en pense Gaelio ?

-Mon frère ? Eh bien… On ne discute pas trop de ce genre de choses, il me voit toujours comme une enfant !

-Tu n'as pas encore sept ans…

-Oui, mais… Je suis éduquée ! Je connais déjà beaucoup de choses et je lis beaucoup, je chante, fais du violoncelle, peins et… Et je suis fiancée, et…

-Almiria... »

Il lui prit les jambes et la bougea de sorte à ce qu'ils se retrouvent l'un en face de l'autre. Avec tendresse, il l'enlaça et lui dit :

« Tu n'es pas une Bauduin. Dans le sens où ce n'est pas toi qui portera le nom et l'héritage familial. Ton frère a déjà cette charge. Et il l'accepte volontiers pour toi, parce qu'il t'aime beaucoup. Quand je l'ai rencontré, il n'avait que neuf ans et il gérait déjà toutes les affaires du château, en plus de suivre la carrière toute tracée par vos parents au sein de Gjallarhorn. Il n'a pas eu de choix. Pas de liberté. Il l'a cependant toujours accepté. Et encore plus après ta naissance. Il supporte ce fardeau à ta place. Lorsque tu auras seize ans, nous nous marierons. Tu deviendras une Fareed et tu viendras vivre avec moi. Tu n'auras pas le poids de tes parents ou de ton nom sur tes épaules. Comprends-tu, Almiria ? Tu es libre, bien plus que tu ne le penses. Libre de faire ce que tu veux de ta vie. Tu n'es pas obligée de faire une carrière militaire. Tu n'es pas obligée de tenir ce château, car tout cela, ton frère le fait déjà et avec succès. Il veut que tu sois une fille qui grandisse à son rythme, qui profite des joies de l'enfance et de l'innocence. Et tu sais quoi ?

-Quoi ?

-C'est également mon souhait. Je veux te voir grandir en toute quiétude, et t'accomplir personnellement. Que veux-tu faire ? Quels sont tes rêves ? Même quand tu seras adulte, n'oublie jamais ton âme d'enfant. C'est elle qui te fait briller de mille couleurs à mes yeux. C'est elle qui fait que je n'ai d'yeux que pour toi et que je suis prêt à attendre le temps qu'il faudra pour t'épouser. Ce n'est pas parce que notre mariage est arrangé que nous ne pouvons pas nous aimer. »

Son petit discours fit son effet. Après l'avoir écouté religieusement, Almiria vint poser sa tête contre son torse.

« Tu… Penses vraiment ce que tu dis ?

-T'ai-je déjà menti ? »

Elle secoua vivement la tête et quand elle s'arrêta, ce fut pour recevoir un baiser sur le sommet du crâne.

« Bien. Tu as énormément de qualités et je ne changerai de fiancée pour rien au monde. Tu me fais déjà plus qu'honneur.

-Tu ne dis pas ça pour me faire plaisir, tu es sûr ?

-Plus que sûr. Tu veux une preuve ?

-Laquelle ?

-Ceci. »

Et sans l'avertir, il piqua ses lèvres rosées d'un chaste et rapide baiser qui la fit rougir jusqu'à la racine des cheveux…

« Je ne ferai cela à aucune autre femme, sois-en assurée.

-C'est… C'est… Bégaya-t-elle, avant de s'offusquer lorsqu'il éclata de rire. Macky ! Tu n'as pas le droit ! »

Elle eut beau le taper à l'épaule, il ne s'arrêta pas pour autant et de guerre lasse, elle finit par s'effondrer tout contre son torse.

« Dis, Macky… Finit-elle par lui demander après un moment. Tu… Tu m'aimes vraiment ? »

Doucement, il lui caressa le dos avant de lui répondre :

« J'aime tes couleurs. »