Dhampίr Diary

Résumé : « - Mon Dieu qu'est-ce que je suis ?, murmura-t-elle horrifiée en fixant ses mains ensanglantées avec horreur. » Une journée. 24 heures. 1440 minutes. 86400 secondes. Si peu de temps et pourtant tellement de bouleversement dans la vie surprotégée d'Hope Michaelson, fille de Niklaus Michaelson.


Auteures : Immortelle42 et KlaraChlo

Présentation des auteures : Hey ! Alors ceci est une fanfic du monde de The Originals et parlant de Hope, l'enfant de Klaus et Hayley suite à ce qui s'est passé à la fin de la saison. Je l'avoue, moi qui publie, Klara, ne suis pas du tout au fait de la série, j'ai encore le dernier épisode à voir, c'est-à-dire le plus déterminant –selon immortelle !-.

Mais bon la première auteure, dont l'idée de base est venue, et que je n'ai fait que suivre dans son délire, même si j'offre gracieusement mon vocabulaire et quelques-unes de mes idées farfelues au bon soin d'immortelle !

Le partage des chapitres est encore brouillon mais on y remédiera au plus vite !

Pairing : T voir M à certains moments, lemons et scènes violentes à prévoir.

Couples : Marcel / Hope/ Enzo, Caroline/ Klaus, Alana/ Kol, Rebekah/ Stefan

Disclaimer : Tout appartient à la BBC et à Julie Plec, les OC's présents et l'intrigue dans sa quasi-totalité sont nos exclusive propriétés.


/!/INSTANT PUBS:/!/

Alors deux fanfics que je conseille vivement :

"L'unique espoir" by immortelle42 , c'est cette histoire en moins structuré –c'est elle qui l'a dit, pas moi !-

"Magie Noire, Cœur Pur" by KlaraChlo, relate l'histoire d'une des guests de cette histoire, dans le monde de TVD et plus tard dans The Original. Et oui c'est ma fanfic, j'ai le droit, non !


PETIT RAPPEL VOCABULAIRE :

POV OMNISCIENT : Narrateur externe pouvant narrer la situation de divers personnages dans diverses situations. Mode de narration produite à la troisième du singulier. Tout le temps.

POV EXTERNE : Narrateur indépendant et hors de l'action mais ne pouvant se consacrer qu'à une personne ainsi qu'à la description de son personnage par action décrite. Mode de narration produite à la troisième personne du singulier. Tout le temps.

POV INTERNE : Narrateur baignant dans l'action, totalement subjective, qui n'est pas dépendant. Mode de narration première personne du singulier. Tout le temps.


REPONSE AUX REVIEWS

Déjà fait personnellement, nous tenons tout de même à remercier de nouveau.

Merci aux premières revieweuses pour vos messages encourageant, en espérant que vous continuez vos avis bons ou mauvais.


Sur ce, bonne lecture !


Chapter 1

« L'Heure de la Vérité »

Futur Day

11 years after

25 Hours after

Paimpont, Bretagne

POV INTERNE

HOPE

Une porte claqua. Des bruits de pas martelant le bitume de l'allée se firent entendre.

Une voix féminine virant dans les aiguë s'égosillait à m'ordonner de rentrer.

Je ne l'écoutais pas. Je n'écouterais plus jamais personne.

Ma nouvelle résolution comme qui dirait !

Si j'étais plus vieille, je serais déjà en train de boire. Du scotch. J'en avais bu quand j'avais quatre ans. Une faute d'inattention de la part de Stefan, comme tant d'autres récemment.

Il avait cru que j'étais dans la cuisine avec ma tante. Ma tante pensait que j'étais dans le jardin avec lui. Finalement, ils m'avaient retrouvée assis sur le sofa du salon devant un match de foot sans intérêt en train de m'étouffer, le verre toujours à la main.

Les larmes brouillant ma vision, titubant sous le coup des aveux –qui m'avait autant assommée que les paroles de Lina-, des trahisons !, je me dirigeais vers l'orée de la forêt.

Ce n'était pas possible, non vraiment pas.

Ils n'avaient pas pu me faire ça.

Non !

Il restait encore des parcelles de mon incrédulité, des parcelles de confiance qui subsistait. Une petite voix insistante à la frontière de ma conscience me susurrait que oui, tout cela était bien vrai.

Je suis un monstre donc.

Je chancelais davantage.
Malgré les révélations, malgré le fait que j'étais censée être l'une des créatures les plus puissantes de cette planète - la bonne blague ! – j'ai tout de même réussie à trébucher sur un caillou. Cool.

Ah, ah ! La grande, sublimement anormale, que dis-je !, l'erreur de la Nature, j'ai nommée Hope Michaelson, censée terrasser une horde de créature surnaturelle, achever par un misérable caillou !

Je voyais d'ici l'épitaphe :

"La regrettée Hope Mickaelson, sans amis, orpheline et pathétiquement maladroite, que son âme repose en paix. Amen".
Je me relevais en étouffant des jurons que Beky n'apprécierait pas forcément.

Je serre les dents. Qu'est-ce que j'en avais à faire de cette bonne femme, de toute façon ?
Je n'étais qu'un monstre. A cause d'elle. De Stefan. De Lina. De tout le monde, en fait.
Un monstre.
Cette constatation me fit rire aux éclats. Un peu hystérique. Bon d'accord, beaucoup en fait.

Ça devait tenir de famille.
A cette remarque, je gloussais avec force. Puis, aussi soudainement que c'était venue, ma crise de fou rire fit place à une crise de larmes beaucoup moins appréciable. Ma vue se troubla, mon cœur se serra alors même que la sensation de ne pas réussir à trouver de l'air pour respirer me prenait.
En parallèle, mon corps s'était mis en pilote automatique. Seul les mots de Lina se répétaient en boucle, marquée au fer rouge sur mes rétines, comme pour davantage m'achever.
"Tu n'es qu'un monstre"
Monstre.
Un mot si petit. Mais avec tellement de sens, de douleur et de...oui, de rage.
C'était donc ça, ce sentiment qui brûlait le sang dans mes veines, faisait battre la chamade mon cœur et me donnait des difficultés à déglutir ?
Je frissonnais. D'horreur. J'avais failli tuer quelqu'un, aujourd'hui.
Et de froid. Aussi. Il faut dire que ma tenue, une chemise en satin qui aurait apparemment appartenu à mon père, ne se prêtait pas vraiment à une randonnée au clair de lune.
Je levais ma tête, offrant mon visage inondé de larmes aux rayons froids de l'astre.
Monstre.
La rage me submergea. La nuit se teinta de rouge. Et je me mis à courir, en hurlant tous les sentiments que je ne parvenais à décrire.
Finit d'être faible.

Pourtant, je n'arrivais pas à cesser ma crise de larmes. Je pleurais, pleurais, pleurais et pleurais encore. J'en étouffais.

J'atteins la frontière qui séparait la forêt sans même m'en rendre compte.
Sèche tes larmes.

Cette même voix, la voix de mon père, que je m'étais tant imaginée les jours où les enfants m'insultaient et me rabaissaient. Les jours où je me sentais seule. Où j'avais l'impression que jamais personne ne pourrait réellement me toucher, faute de me comprendre.

Les seules personnes à qui je m'étais confiée de ce mal être n'avaient pas semblé comprendre plus que cela. Ou alors, ils me regardaient bizarrement. Tous.

Comme…

Un monstre.

Alors, j'avais commencé à me cacher. Tout le temps. Même à mon oncle et ma tante.

Mon dos heurta la première surface horizontale stable et je m'y adossais le souffle court.

Ce n'est pas ce que tu fais en ce moment ?

Tu fuis.

Non ! Je…je me calmais.

Une série de flashs m'assaillit lorsque je me remémorais les révélations de Rebekah, les cris, le dérapage, mes pouvoirs et le sang qui coulait.

Si j'y retournais maintenant. Je tuerais quelqu'un.

Tu fuis, répéta la voix.

Tu te cherches des excuses.

Tu fuis, voilà la vérité.

Le voile carmin qui avait soudainement recouvert ma vue s'assombrit davantage.

Si c'était possible.

Tes parents t'ont abandonnée parce que tu étais un monstre !

Je m'éloignais précipitamment de l'arbre, m'enfonçant davantage dans le bois.

Cette voix…

Non, non, ce n'est pas ça, je ne suis pas…c'est faux, bredouillais-je confuse.

Enfonçant rageusement mes deux mains dans mes cheveux bruns, je hurlais une seconde fois.

Pas de tristesse comme la première fois. Non.
De rage.

Un monstre.
Un monstre.

Tu n'es qu'un MONSTRE !

Ce n'était plus de la rage. Non c'était pire.

Le picotement désormais familier envahit mes extrémités, alors que la même montée de puissance, que j'avais ressentie tant de fois auparavant, m'envahit.

onstre !

NOOONNN !

Les larmes coulèrent davantage. La puissance, indéfinissable mais si….incroyable !, se déchaîna.

Un bruit d'explosion se fit entendre alors que l'herbe sous mes pieds s'enflammait formant un chemin ardent.

Je me rendis vaguement compte que je me trouvais dans une clairière. Puis la colère me reprit, la lucidité s'envola et avec elle, tout moyen d'arrêter cette puissance et l'euphorie qu'elle provoquait.

L'écorce de l'arbre sur lequel je me tenais il y avait à peine un instant explosa, s'éparpillant dans la clairière et alimentant le feu de joie que ma magie créait.

Monstre.

Peut-être que je l'étais finalement, me dis-je en tombant à terre.

J'avais l'impression de me consumer, comme cette herbe-là par terre. J'avais l'impression de ne plus me connaître.

Les questions étaient légions tout autant que les sanglots qui me secouait.

Et cela pouvait se résumer en un mot. Huit lettres.

Pourquoi ?
La question que devait se poser tous les orphelins de la terre.

Monstre

Je secouais la tête à l'entente de cette voix insidieuse.

Semblable à celle de mon rêve. Cette blonde trentenaire, au regard aussi insondable que les abîmes. Aussi noir que le gouffre dans lequel je me trouvais.

Mes yeux papillonnèrent eux-mêmes de fatigue, mes genoux déjà au sol tremblèrent sous mon poids alors que je m'affaissais subitement.

Les flashs revinrent.

Un doigt diaphane se pointant sur moi.

Des yeux noirs me fixant hargneusement.

Une douleur aux côtes. Des bruits d'os cassés.

Première rafale.

L'Equilibre doit être rétablie !

Tu es une…anomalie !

Non, pitié !

Vous ne toucherez pas à ma fille, salope psychotique !

Deuxième rafale.

« Phais Matósy,

Eiris sazun idisi
sazun hera duoder.
suma hapt heptidun,
suma heri lezidun,
suma clubodun
umbi cuoniouuidi:
insprinc haptbandun »

Troisième rafale.

NON !

La douleur s'étendait crescendo de mon ventre à mon torse, de mon torse à mon épine dorsale de mon épine dorsale à ma nuque.

La sorcière psalmodiait avec encore plus de ferveur.

Son regard incendiaire me faisait autant de mal que sa magie.

Je hurlais.


Les odeurs conjuguées d'iode et de souffre me réveillèrent instantanément.

NON !

L'espace d'un instant, j'eus peur de ne pas m'être réveillée, de toujours faire ce maudit cauchemar en aveugle –car hormis la chaleur, la douleur et la sensation de lourdeur, je ne voyais et ne sentait rien d'autre-.

Mais le cri se répéta et cette fois-ci c'était une voix d'homme que je reconnus d'emblée.
Stefan.

Comme si un mécanisme profondément enfoui dans mon subconscient me poussait à réagir, je clignais des yeux quelques instants.

L'odeur de soufre s'intensifia. Et je remarquais ma position.

Face contre terre.

Au début, je crûs que j'avais dormie suffisamment longtemps pour que le soleil se lève, raison pour laquelle il y avait autant de lumière.

Puis, je me rappelais que nous étions en automne, en Bretagne. Ça n'expliquais donc pas pourquoi j'avais autant chaud.

Ce n'est qu'en me relevant que je remarquais que les flammèches que j'avais provoqué c'était transformée en feu de forêt aux propensions effrayantes.

- HOPE !

Malgré le grésillement des flammes, je pus distinguer la voix. Elle se rapprochait.

Je me mis à supplier tous les dieux de cette planète avec une ferveur inégalée pour qu'elle me retrouve. Avant que je ne me transforme en cadavre calcinée de préférence.

- HEY !, hurlais-je à mon tour de plus en plus angoissée. Stefan !

La chaleur était étouffante. Je respirais avec difficulté, ne trouvant pas là mon content d'oxygène dans cette enfer.

Je me mis précipitamment sur la pointe des pieds en sentant les flammes brûlée la pointe de mes pieds.

Quelque chose en moi feula alors qu'une soudaine peur immodérée me prenait.

Je tentais une approche en m'avisant d'une faille mais ce ne fut que pour me faire violemment rejeter par les flammes. Je vacillais et dus me rétablir in extremis sur la pointe des pieds pour m'éviter la combustion.

Je hurlais lorsqu'une langue de flamme explosa soudainement derrière moi, montant haute dans le ciel. Et me brûlant au passage le dos.

Oh, non.

Elles se trouvaient partout. Où que je me tournais, elles étaient là.

Soyons optimiste, au moins la voix et les bribes de cauchemars indésirable s'était évaporées.

Le mauvais côté était que je risquais de perdre la vie, et pas de la manière la plus intelligente.

- Hope !

Je me retournais.

Stefan.
La chape de plomb qui pesait sur mon estomac se volatilisa à sa vue.

Enfin.

- Qu'est-ce que je fais ? Stefan !

- Calme-toi.

Il en avait des bonnes !

Mais, actuellement je n'avais rien de mieux à faire, alors autant faire ce qu'il disait.

Je serrais les dents, en tentant de me concentrer sur quelque chose…d'apaisant.

En fait, sur tout sauf ce qui m'arrivait.

Facile à dire.

- J'y arrive pas !

- Les flammes réagissent à tes sentiments, m'expliqua-t-il alors qu'une énième flamme le repoussait. Tu es en colère et tu te sens trahie, je comprends, je t'assure et nous parlerons de tout ça…mais calme-toi, championne !

D'habitude, je détestais qu'il continue à utiliser ce genre de surnom avec moi, mais là, je n'étais pas contre un peu de réconfort.

Je respirais profondément malgré la fumée qui commençait à se former.

Se calmer. Se calmer. Se calmer.

Bien.

Un souvenir bienheureux.

Qui me donne tout sauf l'envie de brûler une clairière.

Mes paupières se fermèrent d'elles-mêmes alors que je me remémorais le jour de mes huit ans.

« Un rire retentit.

Tu l'as bien arrangée, ton tonton, gloussa une blonde aux yeux bleus.

Oncle Stefan se dirigeait vers nous les membres écartées dans une démarche grotesque de pingouin.

Je ris à mon tour.

Le soleil frappait fort sur la piscine à l'arrière de la maison qui laissait peu après la place à la forêt de Brocéliande.

Un sentiment intense de joie et de paix m'enveloppait alors que je me sauvais afin de survivre au courroux de mon oncle, que j'avais bombardé de tarte à la meringue.

C'était de la faute de Bekhy. D'abord. »

- Bien, continues, m'encouragea cette fois une voix féminine.

Je n'avais pas besoin d'ouvrir les yeux pour reconnaître la voix de ma tante.

Alors je poursuivais mes efforts et persévérais dans l'évocation de souvenirs heureux.

Peu à peu, le sentiment de vulnérabilité extrême se volatilisa. De même, le feu liquide, cette rage malsaine qui continuait de coulait dans mes veines s'effaça progressivement laissant la place à une fatigue absolue.

Je n'attendis pas que la dernière des flammes ne s'éteigne pour tomber tête la première dans l'herbe calcinée.

Et dire que ç'aurait pu être moi, j'en frissonnais encore.

Je sentis deux bras m'entourer, m'empêchant au dernier moment de me casser quelque chose en m'étalant.

L'odeur de rose et de vanille m'enveloppa.

Rebekah.

Le gémissement qui sortit malgré moi au contact des tissus sur la peau brûlée de mon dos la fit se tendre au-dessus de moi.

- Stefan !

J'aurais bien aimé ouvrir les yeux pour voir ce qui nécessitait autant de bruissement d'étoffes et de craquement étranges mais j'avais l'impression qu'un génie farceur avait soudé mes paupières dans l'intention évidente de me contrarier.

Avec succès.

Néanmoins, je pouvais sentir que l'on me retournait doucement et que des mains fraîches se posaient sur mes blessures.

Je sentais des picotements parcourir mon corps comme des milliers d'aiguilles que l'on m'enfonçait par dizaine dans la chair sensible. Je gémis. Encore.

- Je vais lui donner du sang, décréta Stefan.

Un courant d'air. Rebekah, car ce devait n'être qu'elle, me remit dans ma position initiale.

- Non, l'interrompit-elle justement. Elle cicatrise.

- Quoi ?

La sensation de picotements persistants commençait à disparaître. Je bougeais un peu mes membres en réponse alors que mes paupières commençaient peu à peu à s'alléger.

- On la ramène à la maison, décréta-t-elle son autorité retrouvé par la certitude que je n'allais pas mourir.

En tout cas, pas tout de suite, me dis-je en sentant les muscles de mon dos jouer sous ma peau.

Stefan ne broncha pas.

Personnellement, je n'assistais pas à davantage.

Alors que ma tante se levait d'un geste souple, moi entre ses bras, j'eus un énième vertige, plus persistant. Et je m'évanouis.

Cool.


Je m'éveillais en sursaut, au milieu d'un rêve particulièrement flippant où il était question de Matt Bomer et d'incendies.

Et pas métaphorique l'incendie, pour les lents d'esprits.

Un plaid avait été déposé sur ma silhouette qui reposait sur le canapé du salon.

- Enfin réveillée, la marmotte !, s'exclama une voix que je connaissais comme ma poche.

Je lui souris un peu perdu. Pour ne pas dire carrément déboussolée.
- Stefan ? Qu'est-ce que…

- Ah, la crevette est réveillée !

J'ouvrais la bouche dans l'intention de lui rappeler à quel point j'avais en horreur tous leurs surnoms que je considérais comme gênant lorsque mes yeux accrochèrent les flammes de la cheminée.

Dans un brusque sursaut, je me remémorais les derniers évènements.

Pile à cet instant, comme si ma situation n'était pas déjà catastrophique, une autre femme blonde franchit le seuil du salon, comme si elle était en terrain conquis.

Un instinct profondément enfouie en moi, ce même instinct qui m'avait fait grogner de peur devant le brasier et qui me faisait à présent maudire tous les saints mes maux de têtes, me mit directement sur mes gardes.

Etrangère, me susurrait-il d'une voix grondante.

Et paradoxalement, je me disais que ce ne serait pas de souvenirs heureux qui me feront réprimer cet instinct.

- Ah, une revenante !, s'exclama-t-elle justement, étrangement pétillante.

D'ac-cooord…..

- Hope, gronda une voix caverneuse.

Tout le monde me fixa comme si une deuxième tête me poussait. Et à raison.

Puisque c'était moi, la voix caverneuse.

Je me relevais tant bien que mal. Même la douleur ne suffisait pas à calmer ma colère.

Parce que j'avais toujours le goût âcre de la trahison en arrière-goût dans ma bouche, que j'avais mal au dos et que tous les évènements de ces derniers jours –et plus globalement de ces quelques années- m'étaient revenus.

Et que je ne laisserais personne m'approcher tant que je n'aurais pas mes réponses.

- Hope, articula calmement Stefan. Nous allons t'expliquer ce que…

- Quoi ?! Que vous m'avez supprimé la mémoire comme on supprimerait la carte mémoire de son appareil photos lorsqu'elle est trop pleine ? Que pendant tout ce temps, où je pensais que j'étais un monstre et que je méritais le mépris des personnes qui m'entouraient, je vivais avec d'aussi grands –si ce n'est pire- malades que moi !? Non parce que ça je l'avais déjà compris !

- Nous l'avons fait pour te protéger !, se justifia alors Rebekah en se rapprochant de moi.

Je me reculais le plus que je pus d'elle, apeurée malgré moi.
Je n'oubliais pas ce qu'elle m'avait fait toute ces années pour parvenir à me garder sous son contrôle.
Elle se figea, peinée. Très franchement, j'étais autrement occupée à tenter de juguler cette puissance en moi pour me préoccuper de ses états d'âme.

Déjà, les flammes montaient hautes dans l'âtre.

- Regardes, murmura doucement mon oncle. J'orientais difficilement mon attention sur lui. Il leva les mains en signe d'apaisement. Je suis ton oncle, Hope. Et celle-là, ajouta-t-il en pointant Rebekah du doigt, est ta tante. La sœur de ton père. Nous t'aimons et nous ne te ferons jamais de mal. Tout ce que l'on a fait, de ta naissance à maintenant, tout cela, nous l'avons fait dans l'unique but de te protéger. Tu le sais, au moins ?

Le silence s'étira, paisible, alors que je fixais la main que mon oncle tendait vers moi.

A l'extérieur de la bâtisse un loup se mit à hurler à la mort. Je frissonnais.

Je fixais ses yeux, d'un vert sombre. J'avais toujours réfréner mon instinct, en pensant que ce qu'il me susurrait était une autre bizarrerie de mes composants génétiques. Il m'avait néanmoins démontré plus d'une fois que je devais me fier à lui. Les évènements du bar et les conséquences qui en ont découlés m'ont fait subitement prendre conscience, là emmitouflée dans ce canapé, que lorsque ce même instinct me criait la sincérité de celui qui se trouvait en face de moi, de celui qui avait été comme un père pour moi !, eh bien je devais l'écouter.

Et pour la première fois c'est ce que je fis.

Je ne lui pris pas la main. Je ne leur pardonnais pas toutes ces années de cachotteries. Ni la manière dont ils s'étaient pris pour verrouiller, cimenté au plus profond de moi, ce que j'étais, ce qui a par ailleurs, eu comme résultat de me faire me détester.

Mais en le regardant, je ne voyais que bonté et bonnes attentions.

Je voyais mon oncle, tout simplement.

Celui qui m'avait appris à faire du vélo à sept ans et qui avait soigné ma blessure au genou d'un « bisou magique ».

Et il en était de même pour Rebekah. Elle et ses tentatives ratées de muffins que nous nous obligions à déglutir tous les dimanches en se lançant des coups d'œil complices tout au long de l'épreuve.

Si j'avais perdue des souvenirs et si on m'en avait scellée d'autre, je ne pouvais guère écarter ceux qui me restaient.

C'était eux qui me définissaient.

Alors je hochais la tête d'un mouvement bref.

Les flammes baissèrent en intensité, la blonde inconnue du fond se détendit alors que je me décidais à prendre la parole.

- Très bien, je veux la vérité, exigeais-je durement. Qu'est-ce que vous êtes ? Et moi, suis-je ce que je pense être ? Et…et mes parents ?

- D'accord, nous allons te la dire « ta vérité », concéda enfin ma tante.


Nous en allons en vacances, raison première pour laquelle nous avons poster ce chapitre. Nous reviendrons, vendredi avec un nouveau chapitre.

Nous attendons votre avis avec impatience !

Tchow' !