WARNING : Uniquement Apritello ici ! J'adore vraiment ce couple et j'aime l'exploiter donc ceux qui n'aiment pas la romance, attendez le chapitre suivant, merci !
Pas spécialement de lien avec les autres histoires, vous faites comme vous le voulez ;) moi, je continue de m'amuser avec les personnages de Nickelodeon !
Bonne lecture :)
Souvenir
Tout était d'un calme reposant dans le repère, c'était ces moment-là qu'April O'Neil préférait le plus. Non pas que l'attitude explosive de Raph ou l'hyperactivité de Mikey la dérangeait, loin de là. Mais de temps en temps un peu de tranquillité lui faisait le plus grand bien.
Un lent sourire se glissa sur ses lèvres et elle laissa sortir un petit soupir de contentement, ses cils battant sur ses pommettes et ses bras entourant son oreiller. Non, pas un oreiller, plutôt un bras musclé vert et quelque peu rugueux mais parfait pour soutenir sa tête.
Elle et Donnie s'étaient installés dans son lit en alcôve arrondie, les nombreux ordinateurs reflétant le film qui jouait depuis plus d'une heure. Même dans sa chambre, il possédait tout un tas de babioles électroniques qui ne pouvaient que lui appartenir. S'était bel et bien une chambre de geek. Elle n'était pas forcément grande et sa conception était plutôt curieuse, mais elle restait très cosy en elle-même.
La plupart des habitants du repère dormaient déjà, omis Raphael qui écoutait sa musique en sourdine dans l'alcôve un peu plus haut. April pouvait presque entendre les petits ronflements de Michelangelo de l'autre côté du salon ainsi que les profonds souffles que prenait Leonardo. Elle n'avait aucune idée si Maître Splinter méditait ou s'il dormait déjà …
April leva le regard vers le visage de Donnie qui semblait concentrer sur le film. Il ne portait pas son masque pourpre, il n'avait pratiquement rien sur lui pour tout dire, juste un simple caleçon noir et son collier. Dans d'autres circonstances et surtout plusieurs mois en arrière, il n'aurait jamais osé se montrer de la sorte devant elle par peur d'un rejet.
C'était grâce à son acceptation qu'ils en étaient là aujourd'hui. Puis après tout, elle ne portait qu'un simple short et débardeur jaune, alors pourquoi avoir de l'embarras maintenant ? Peut-être pas de l'embarras mais quelque chose de bien différent.
Revenant au film sur les écrans devant elle, April se fraya un chemin plus profondément dans les bras de Donatello et resserra sa prise sur son biceps. La tortue sous elle leva la main et se mit à frotter de petits cercles apaisants sur son épaule. L'effet fur immédiat pour April qui ferma les yeux et profita de l'instant présent.
Aucun des deux ne parlaient, ils n'en avaient pas besoin. Donnie commençait à connaître les habitudes d'April et il savait qu'elle avait toujours besoin d'un petit moment calme le soir, non pas qu'il s'en plaigne, il était pareil après tout. Avant April, il gardait toujours sa tête dans ses expériences ou dans ses écrans, profitant des moments de solitudes rares.
Il prit une profonde inspiration à travers son museau et ferma les yeux quelques secondes derrière ses lunettes. Sa gorge se serra toujours quand il pensait à April et à leur relation, de la chance qu'il avait. De tous ses frères, s'était lui qu'elle avait choisi, si on oubliait Casey bien sûr. Il ne remerciera jamais assez le bon Dieu pour cela.
Tout en continuant de caresser le bras d'April avec ses trois doigts, il se souvint soudainement du soir où toute sa vie avait basculée dans la meilleure direction possible et inimaginable.
FLASHBACK
Bip bip bip
Le son continuel et dérangeant d'une alarme réveilla Donatello de son sommeil réparateur. Il gémit et tendit une main pour attraper son T-phone et décrocher son appel. Aucun doute là-dessus, il s'agissait d'April O'Neil et pour rien au monde il ne louperait l'un de ses appels.
«April ?» Demanda-t-il en gémissant légèrement. Un rapide coup d'œil sur la montre digitale indiqua qu'il n'était que 22 heures passée.
Son visage devint soudainement grave et toute la fatigue qu'il avait en lui s'évapora comme par magie. Il déglutit et se redressa immédiatement dans son lit, son autre main cherchant nerveusement ses lunettes posées quelque part sur le côté.
«J'arrive tout de suite.» Assura-t-il d'une voix sérieuse avant de raccrocher son appel.
April était complètement paniquée de l'autre côté de la ligne et il semblerait qu'elle soit tombée gravement malade. Une boule se forma dans l'intestin de Donatello à l'idée de savoir qu'April était dans la douleur.
Il s'habilla et installa son matériel sur sa coquille épaisse, en faisant le moins de bruit possible pour éviter de réveiller l'un de ses frères dormant à quelques mètres non loin. Il passa rapidement dans son laboratoire et dénicha une trousse de soin au cas où April n'avait pas ce qu'il fallait chez elle.
Ce n'était pas la première fois que quelque chose comme ça arrivait et Donatello restait assez fier qu'April le choisisse pour lui venir en aide. Il sourit encore quand il se souvint de lui avoir offert une montre connectée pour son anniversaire, elle avait adorée et depuis, elle ne s'en séparait jamais. C'était d'ailleurs grâce à ce petit dispositif qu'ils restaient en contact en permanence.
Le Ninja se dirigea avec grâce à la sortie du repère et vers la bouche d'égout qui n'était qu'à environ une dizaine de minutes de l'appartement d'April. Heureusement pour lui, il n'avait pas à attendre plus longtemps pour sortir car l'endroit restait assez calme de ce côté du quartier.
Il prit plusieurs étapes dans la rue, ses lunettes de nuit le guidant dans la noirceur. Il attrapa l'escalier mural familier et grimpa en plusieurs enjambées jusqu'à la fenêtre faiblement éclairer du salon d'April.
Donatello se sentit soudainement très nerveux à attendre devant cette fenêtre. Il joua avec les sangles sur son plastron et prit plusieurs inspirations profondes afin de calmer son cœur martelant furieusement.
Il n'eut pas le temps de beaucoup se relaxer car les maigres rideaux se déplacèrent sur les côtés pour dévoiler une April fatiguée. Elle le regardait avec des cernes sous ses yeux et ses cheveux bruns légèrement enchevêtrés. Elle ne portait qu'un simple petit débardeur noir et un pantalon blanc à motif en guise de pyjama.
Son visage s'illumina dans la joie et le soulagement de voir Donnie à sa fenêtre. Elle ouvrit immédiatement la porte grande ouverte et se déplaça sur le côté pour lui faire assez de place.
«Je suis vraiment heureuse de te voir Donnie ! Je suis tellement désolé de t'avoir réveillé à cette heure tardive.» Dit-elle en posant une main sur son cœur, les yeux bleus ciel brillants avec la fièvre. Elle ne lui dira pas, mais elle ne pensait pas que Donatello le Geek pouvait dormir aussi tôt …
La tortue rit nerveusement en passant une main derrière sa nuque puis il s'abaissa au niveau de la fenêtre, s'apprêtant à se contorsionner pour pouvoir passer. Il passa d'abord une jambe, puis sa tête et enfin le plus difficile, sa coquille et surtout le lourd matériel qu'il portait avec.
«Tu sais bien que tu ne me dérange jamais April ! Surtout quand tu es dans un état pareil !» Renchérit-il immédiatement en voyant le visage triste de la jeune femme. Il arrêta de sourire quand le bord supérieur de sa coquille entra en contact avec le bord de la fenêtre.
April se précipita en avant pour l'aider à sortir de cette situation embarrassante.
«Attends laisse-moi t'aider.»
Elle posa ses mains sur sa coquille et le poussa lentement vers le bas jusqu'à ce qu'il soit libéré. Elle mordit sa lèvre inférieure et déplaça ses mains sur le bras gauche de Donatello pour le tirer vers l'intérieur. Enfin un succès.
Donnie atterrit doucement dans le salon avec un rebond de ses pieds et un autre rire nerveux sortant de sa bouche.
«M-merci.» Dit-il timidement en évitant le contact visuel avec la fille qu'il aimait secrètement.
April voulut lui répondre mais un puissant éternuement l'en empêcha. Elle ferma les yeux et gémit bruyamment quand ses côtes lui donnèrent une violente contraction avec le mouvement. Un frisson lui parcourut l'échine et elle posa rapidement ses mains le longs de ses bras dans une tentative de se maintenir au chaud.
Donatello fut immédiatement en mouvement. Il referma la fenêtre derrière lui et déposa sa trousse de premier soin ainsi que son matériel sur le sol du salon.
«Depuis combien de temps est-tu comme ça ?» Demanda-t-il sans jamais la regarder.
«Environ deux jours.» Répondit-elle nonchalamment. Elle pinça fermement les lèvres ensembles quand la réponse qu'elle donna lui a valu un regard perçant de Donatello. C'était drôle de le voir passer de scientifique à médecin, sacré Donnie.
«April ! Ça pourrait être grave, tu aurais dû consulter un médecin !»
Une autre série de toux interrompit Donatello alors qu'il observait impuissant April s'étouffer dans son souffle. Il secoua la tête en roulant ses yeux au ciel puis souffla dans sa barbe sa frustration profonde envers April.
«Ouais je sais, mais je déteste aller chez le médecin, tu le sais.» Expliqua-t-elle sombrement en croisant ses bras sur sa poitrine. C'était une mauvaise expérience passée qui la bloquait pour retourner voir un médecin.
Donnie ne répondit pas, il restait concentrer sur la petite machine à pulsion électromagnétique qu'il venait d'installer sur le sol. Une autre de ses inventions pour trouver les causes de blessures et maladies.
April soupira profondément, légèrement irritée que Donatello ne lui parle pas en retour. Elle partit vers sa salle de bain en levant les mains dans la défaite et en marmonnant un rapide «comme tu voudras !».
Les épaules de Donatello s'affaissèrent et il prit une profonde inspiration. Il ne voulait pas lui paraitre froid ou distant, mais il ne supportait tout simplement pas l'idée de la voir blesser aussi inutilement. Bien sûr qu'il se souvenait de ce qu'elle lui avait raconté et s'il n'en tenait qu'à lui, il serait déjà partit régler le problème. Bon sang, il pouvait ressembler à Raphael par moment.
Ses doigts agiles activèrent enfin son dispositif qui scanna la pièce de l'appartement. Il vit rapidement sur son petit ordinateur portable qu'il y avait une infiltration d'eau dans le plafond de sa chambre à coucher. Dans sa tête, il faisait déjà les plans pour venir réparer cela le plus vite possible.
April réapparût un peu plus tard avec ses cheveux bruns légèrement humides et deux tasses à cafés dans les mains. Elle fronça les sourcils à l'étrange machine de Donnie mais ne dit rien à ce sujet.
«J'ai pensé que cela te ferait de bien ? Il est sans sucre.» Dit-elle timidement après le malaise de tout à l'heure.
Donatello leva les yeux et replaça ses lunettes correctement sur son front avec son doigt pointeur.
«Oh oui merci beaucoup ! Je t'avoue que je commençais à ressentir un peu de fatigue.» Il prit la tasse tendue avec un petit rire nerveux et but le liquide chaud. Aucun d'eux ne parlait, les yeux partout sauf sur l'autre.
April commençait à se sentir vraiment idiote de l'avoir déranger pour cela, il avait l'air assez fatigué. Une petite vague de culpabilité se déferla sur elle et elle dut déglutir derrière sa propre tasse. Un sentiment d'étourdissement ce précipita sur elle et elle faillit tomber sur le sol.
Toutes les couleurs dans le visage d'April s'étaient soudainement évaporer pour laisser apparaître un teint cireux et maladif.
Donatello posa son café sur la table basse du salon puis se précipita vers April en lui prenant doucement les bras, un regard très inquiet dans ses yeux dorés. Il leva sa main à son front et examina sa température.
«Tu es brulante April ! Je veux que tu t'asseyes et que tu prennes ce médicament.» Il se baissa vers son sac et prit une boite blanche spécialement contre la fièvre intense à modérée. Il la conduisit vers le canapé puis il alla chercher un verre d'eau et un chiffon humide. Son estomac commençait sérieusement à se tordre dans l'inquiétude de voir April comme ça.
Quand il revint, April n'était plus assise sur son canapé. Confus de ne pas la voir là où il l'avait laissé, Donnie sentit une légère panique monter en lui.
«April ?»
Il resserra sa prise sur le verre froid qu'il tenait dans sa main et renifla l'air pour toutes indications. Mise à part l'humidité évidente dans le petit appartement d'April, il ne sentait aucunes odeurs inconnues donc personne n'était venu ici pendant qu'il était occupé à la cuisine.
«Ici Donnie.» la faible voix d'April appela derrière la porte de sa chambre à coucher.
Donatello avala nerveusement en remontant ses lunettes sur son museau, une habitude quand il n'était pas à l'aise ou quand il réfléchissait profondément. Il poussa la porte de la chambre ouverte pour y trouver April couché sur le lit, les bras étalés sur les couvertures et les jambes pendantes au bord du lit.
S'il n'était pas un Ninja surentraîner, ses genoux auraient céder à la beauté envoutante d'April. Ses cheveux bruns faisaient un halo autour de sa tête et sa peau crémeuse contrastait avec son pyjama noir, sans compter ses yeux bleus.
Il fallait qu'il détourne le regard, qu'il fasse quelque chose mais n'importe quoi pour ne pas continuer de la regarder de la sorte ! Ce n'était pas correct. Alors Donatello se mit à compter mentalement le nombre de molécules dans un grain de riz.
April baissa les yeux vers la tortue mutante et sourit tristement d'un air fatigué.
«Merci pour les soins que tu me donne Donnie, ça me touche vraiment tu sais.» Dit-elle d'une voix basse et sérieuse.
Donatello évita toujours le contact visuel avec April, s'il la regardait maintenant, il pourrait se trahir. Il ravala à nouveau sa salive puis d'une main légèrement tremblante, il lui tendit le verre d'eau et le chiffon humide.
«Il faut absolument que tu te rafraichisses pour faire descendre la fièvre et n'oublie pas de prendre le médicament une fois toute les quatre heures. Tu as une infiltration d'eau dans le plafond, c'est de là que vient ton problème respiratoire. Tes poumons sont infectés à cause du taux élevé d'humidité … »
April prit le verre et but l'eau fraîche, un visage reconnaissant quand le liquide froid coula dans sa gorge irritée. Elle prit ensuite le chiffon humide et le tâtonna sur ses bras puis sur le haut de sa poitrine.
Donatello sentit son rythme cardiaque faire une embarder et il se reconcentra sur sa mission principale qui était de donner des conseils à April. Bon Dieu, mais faisait-elle exprès ?! Sa main remonta encore une fois ses lunettes sur son museau.
«Et je viendrais demain pour remédier à ton petit soucis d'infiltration d'eau. Ce n'est pas un problème à prendre à la légère, beaucoup de maladies surviennent à cause d'un manque d'attention ou … »
«Donatello, est-ce que c'est normal ?» Interrompit April.
Donnie cligna rapidement des yeux et baissa son regard sur la femme couchée devant lui. De quoi parlait-elle ? Elle ne le regardait même pas en disant cela ! Ses yeux bleus fixaient le mur à sa droite. Il se déplaça d'un pied à l'autre puis tordit ses doigts ensembles.
«Normal ? Que veux-tu dire ?» Il était réellement confus.
April décala enfin son regard dans les yeux de Donnie et arrêta de sourire, un petit soupçon d'hésitation dans sa posture. Elle semblait inquiète, pas sûre d'elle-même et prenait plusieurs inspirations avant de finalement parler.
«A chaque fois que je pense à toi ou que je te vois, j'ai mal ici.» Dit-elle soudainement en baissant ses mains à son abdomen. Elle passa ses doigts juste au-dessus de ses hanches, au niveau du bas ventre.
Les yeux de Donatello s'agrandirent et il prit quelques étapes en arrière maladroitement, pas sur de comprendre où elle voulait en venir. Il ne pouvait presque plus rien entendre tellement que son cœur battait fortement dans ses oreilles. S'il était techniquement possible, son sang serait monté à son cerveau puis redescendu jusqu'à ses pieds.
«J-je ne suis pas sûr de comprendre …» Sa voix semblait comme si elle était faite en verre, fragile.
Le malaise qu'il ressentait auparavant s'était transformé en quelque chose de bien plus agréable et un élan d'amour s'élança dans sa poitrine. Il espérait une chose inespérée.
Voyant que le visage d'April devenait plus sombre avec sa réponse, Donatello s'approcha du lit et tendit les mains vers l'avant comme pour la rassurer. Peut-être qu'elle attendait réellement une réponse scientifique ?
«C'est à ce niveau-là que nos émotions les plus fortes se font ressentir. Les muscles pelviens se contractent au gré de notre cerveau et cela crée ensuite ce sentiment de malaise que nous ressentons.» Expliqua-t-il en lui souriant doucement.
April gardait ses mains pressées contre son abdomen tout en regardant Donatello sérieusement. Elle ne savait pas si s'était à cause de la fièvre qu'elle se permettait de dire des choses aussi audacieuses, mais elle n'allait pas s'arrêter en si bon chemin.
«Je crois que je suis amoureuse de toi.»
Les mots ressemblaient comme à des couteaux qui se plantaient dans le cœur de Donatello. Une phrase insignifiante mais pourtant rempli de promesse et d'espoir. Quelque chose de tout simplement fou pour quelqu'un comme lui, un monstre.
La bouche de Donnie devint soudainement sèche et pendant un instant, il crut que son cœur s'était réellement arrêter. Il avait cette impression de renfermement, comme si une force invisible contractait agréablement sa cage thoracique. Qu'est-ce qu'il donnerait pour avoir un peu plus d'audace et de se pencher pour l'embrasser et lui dire tout ce qu'il ressentait à son sujet …
Une nuit ne serait vraiment pas suffisante pour ce qu'il avait à lui dire.
Alors, il sourit simplement avec un soupire heureux sortant de ses lèvres. Elle était délirante de fièvre et ses yeux semblaient vouloir se fermer à tout moment. Ils en reparleraient quand chacun d'eux seront lucides. Même s'il lui fallait toute la force du monde pour ne pas faire le contraire et sauter au plafond.
Il tendit les bras et prit les mains d'April dans les siennes, le plus grand sourire mignon qu'il n'avait jamais eu. Il frotta ses pouces sur le dos de ses mains et se pencha un peu plus près, toujours avec une petite timidité et pas sûr de comment réagir maintenant que les mots tant désirés étaient sortis.
«Tu devrais dormir April, nous discuterons dès demain matin.» Il se pencha en avant et posa ses lèvres sur son front bouillant.
April ne dit rien, elle se laissa ensuite bercer dans les couvertures fines de son lit, beaucoup trop épuisée pour répliquer contre une tortue mutante. Ses paupières ne tenaient plus contre la fatigue que la maladie lui infligeait.
«Tu le promets ?» Demanda-t-elle avec espoir avant de fermer les yeux.
Donnie sourit amoureusement en hocha la tête puis fronça les sourcils quand il vit qu'elle ne pouvait pas le voir le faire.
«Je serais toujours là.» Répondit-il enfin dans un murmure à peine audible.
Il ne fallut pas longtemps pour que la jeune femme s'endorme, totalement inconsciente de ce qu'elle venait de dire à Donatello. Ce n'était sans doute pas voulu, mais les mots et la sincérité étaient bien là.
Donnie attendit patiemment assis au bord du lit jusqu'à qu'il était sûr et certain que la fièvre était retombée. Il n'allait pas la laisser sans savoir qu'elle sera bien pour le reste de la nuit. Après une dernière caresse sur le bras d'April, Donnie se leva et sortit de la chambre, un sourire idiot coller à sa bouche.
Il ne pouvait pas arrêter les milliers de sentiments qui le frappaient ni les mille et une questions qu'il se posait maintenant. Tout était parfait pour lui, rien de mieux ne pouvait lui arriver maintenant.
Il récupéra son précieux matériel ainsi que sa trousse de secours puis sortit dans les rues de New York encore plongées dans la pénombre, une attitude nettement plus joyeuse qu'à sa venue.
FIN FLASHBACK
«A quoi penses-tu ?»
La voix endormie d'April sortit Donatello de sa rêverie profonde. Il cligna rapidement des yeux et la regarda avec une petite surprise inscrite sur son visage vert. Sa pomme d'Adam monta puis redescendit, son visage ressemblait à un cerf prit dans les phares d'une voiture.
April le regardait timidement sous ses cils noirs, sa tête toujours posée sur son épaule entre le bord de son plastron et sa clavicule. Ses longs doigts fins traçaient les lignes discontinues de son large plastron brunâtre alors que son autre main s'arrêta sur sa joue gauche.
La tortue sourit timidement puis baissa les yeux sur la couverture violette montée à leurs tailles, ses doigts jouant nerveusement avec le bord du drap.
«J-juste à un souvenir, rien de spécial vraiment.» Bégaya-t-il.
Il avait beau être un homme de science qui trouvait réponse à quasiment tout mais dans certains cas émotionnels, c'était juste trop difficile de rester clair dans ses pensées.
«Quel souvenir ?» Continua April alors que son pouce traça une écaille sur l'arrière de sa mâchoire.
Donatello ferma les yeux, son souffle se prenant dans sa gorge au toucher doux d'April. C'était vraiment très compliquer de ce concentrer quand elle tournait toute cette attention sur lui.
«Mhm ? Oh, le soir où tu étais malade.» Finit-il par expliquer en la regardant à nouveau avec son petit sourire en coin.
L'effet fut immédiat, les joues d'April tournèrent une nuance de rose et sa main redescendit contre la couverture. Certes, c'était grâce à sa maladie délirante qu'ils étaient ensembles mais tout de même, cela restait gênant pour elle … Surtout son comportement cette nuit-là.
Le sourire de Donnie devint légèrement plus grand en voyant l'embarras de sa petite amie, c'était adorable à regarder. Un petit gloussement s'échappa de sa gorge puis il se pencha en avant et lui baisa le front.
«Il n'y a pas à avoir honte, tu sais ? C'est mon souvenir préféré car c'est grâce à ce soir-là que je suis le plus heureux maintenant. Tu es devenue mon April, la seule et unique à mes yeux !» Chuchota-t-il en frottant le bout de son museau contre le front de la jeune femme.
Le visage d'April éclata dans un large sourire et un petit son d'adoration sortit de sa bouche. Elle enveloppa ses bras autour du cou de Donnie et plaça son large sourire sur la bouche de ce dernier. Elle était sûre d'une chose, Donatello était le pro du sentimental et des belles paroles !
Le baiser ne dura pas très longtemps car April se positionna sur les hanches de Donnie et plaça ses mains sur son plastron, les voix du film en arrière-plan totalement oubliées par le couple. Elle se mordit la lèvre inférieure, un sourire coquin jouant sur sa bouche alors qu'elle regardait Donatello de là où elle était perchée.
«Pourquoi aurais-je honte ? C'est plutôt toi qui devrait avoir honte !» Elle enfonça son doigt dans le plastron du mutant puis croisa ses bras sur sa poitrine, un sourcil levé.
«Et en quoi cette nuit devait me faire ressentir une telle chose ? Je n'ai ressenti aucune honte, tu te trompes à 98.9% !» Répondit Donatello en soutenant le regard d'April derrière ses lunettes. Il n'allait pas la laisser gagner aussi facilement !
«Honte que monsieur Donatello ne m'a pas déclaré sa flamme au moment propice ! Même si j'étais délirante de fièvre, cela n'excuse en rien !» Accusa-t-elle en plissant les yeux à la tortue sous elle. Evidemment, c'était uniquement pour le taquiner.
Un air surpris traversa le visage de Donatello qui arrêta immédiatement de sourire. Il n'avait peut-être rien dit ce soir-là mais il n'avait pas fallu longtemps pour qu'il ne lui fasse savoir ses sentiments à son égard ! Elle ne faisait que de jouer avec lui et il n'allait pas se laisser faire.
Donnie s'appuya sur ses coudes pour être au niveau d'April toujours à cheval sur ses hanches. Une lueur ludique scintilla dans ses yeux d'or.
«Cela peut s'arranger.» Chuchota-t-il d'une voix douce. Il s'approcha d'elle et lui baisa tendrement l'espace entre le cou et l'épaule puis remonta sur sa mâchoire.
Un sifflement de surprise sortit de la bouche d'April et elle se mit à rire nerveusement, les joues légèrement teintées. Elle pressa ses mains autour des épaules de Donatello.
«Arrête ! Tes frères vont nous entendre !» Dit-elle sans vraiment prendre en considération ses propres paroles, perdue elle-même dans l'intimité du moment. Elle sourit et se pencha sur Donnie, les bras autour de son cou.
«Ouais, les frères aimeraient bien pouvoir dormir !» Hurla une voix au deuxième étage du repère, c'était Leonardo.
Donatello et April sursautèrent quand ils entendirent la voix agacée de Leo et leurs visages tournèrent une teinte nuancée beaucoup plus sombre. Ils se regardèrent avec de grands yeux et la bouche légèrement entre-ouverte avant que leurs rirent envahissent la pièce.
«Désolé Leo !» Cria Donnie en grinçant des dents pour son frère ainé.
Il n'allait très certainement pas faire des choses aussi intimes avec April juste sous les chambres de ses frères ! C'était irrespectueux et très malpoli ! Que devait se dire Leo à présent ?
Donatello gémit et se couvrit le visage avec une main, un petit gémissement de honte sortant de sa gorge. Est-ce possible que cette soirée soit plus mal ?
April se pinça les lèvres entres-elles pour ne pas rire de la situation d'embarras. Elle descendit de Donnie et se positionna sous les couvertures mauve dans le but de dormir et d'oublier tout cela.
La tortue au bandeau violet imita April en éteignant ses nombreux écrans d'ordinateurs. Les deux essayaient tellement difficile de ne pas éclater de rire, mais c'était un combat perdu d'avance pour le génie qu'était Donatello.
Son petit rire discret éclata dans la chambre en alcôve suivit par son ronflement de cochon habituel.
Les frères n'étaient pas près de dormir …
Tout les commentaires sont les bienvenus J'adore votre avis !
