NDA : avant de vous laisser lire ce chapitre je dois vous faire part de 2 chose
je vais m'absenter pour raison médical et être hospitalisée pendant une semaine du coup il n'y aura plus de chapitre minimum jusqu'au 4 (si il y as des complication il se pourait que ce soit plus long)
le chapitre suivant va être plus long mais un peu glauque j'espère qu'il ne vous fera pas tous déserter ma fic.
sur ce, je vous laisse bonne lecture
Loin.
Toujours plus loin…
Il avait couru, s'était enfui le plus loin possible de ce conflit dont il ne souhaitait pas être le sujet.
Le plus loin possible de l'aîné des Myaji.
Dans son esprit, Takao revoyait encore les yeux pleins d'espoir et de passion de son senpai quand celui-ci s'était déclaré à lui et ça le mettait mal à l'aise.
Midorima s'était déclaré à lui et l'avait abandonné le lendemain même, sans la moindre explication, et voilà que maintenant, Kiyoshi Myaji s'y mettait.
C'était vraiment une journée horrible.
« Au moins, ça ne pourra pas être pire… » relativisa tristement le faucon.
Si le pauvre avait su à ce moment là à quel point il se trompait…
Mais il s'en rendit compte bien assez tôt : lorsqu'il se rendit à ses cours du début d'après midi, il entendit deux jeunes filles, (si ça mémoire ne lui jouait pas de mauvais tours), appartenant au club de danse de Shutoku qui discutaient entre elles :
- Quoi ? Il est toujours dans le lycée lui ?
- Pas pour longtemps.
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Tu n'es pas au courent ? Il paraît que ce que tu sais à même été diffusé dans des écoles primaire dont une…Où se trouvent les filles du directeur de Shutoku !
- Sérieux ? ! Là c'est même plus de la perversion c'est un grand malade !
- Moins fort ! Il va t'enten…
« Heu…Mesdemoiselles ? »
Coupées dans leur petit conciliabule, les deux jeunes filles se retournèrent vers le faucon et ne manquèrent pas de le repousser assez brutalement, le faisant chuter au sol, en réalisant qui leur avait parlé.
Avant que Takao aie pu prononcer une seule phrase, la plus grande des deux filles lui hurla dessus de façon presque hystérique :
- Ne t'approche pas de nous sale porc ! Pervers ! Tu es la honte de Shutoku, sale détraqué ! Je te préviens que si tu t'approche encore de nous, je raconterai a tout le monde que tu nous a agressées !
- Hein ? Mais je n'ai jamais…
« Ta gueule, sale tordu ! » l'interrompit l'autre fille, avant d'écraser la main de Takao qui tentait de se relever. Ce dernier geste accompli, les deux lycéennes partirent tandis que le faucon se relevait péniblement pour retourner vers sa salle de classe.
Sur le trajet, il nota que tout le monde le regardait bizarrement en faisant des messes basses, ce qui n'arrangea rien de l'humeur du jeune brun.
Et, alors qu'il pensait que la situation allait un peu s'apaiser quand il serait dans sa classe, il se rendit compte à quel point il s'était trompé : il découvrit sur sa table une petite « surprise » pour le moins… morbide…
Un oiseau.
Un petit moineau, mort, était posé sur son bureau.
Le petit volatile avait les ailes arrachées ainsi que les yeux…
Pour s'adresser au joueur aux yeux de faucon, on pouvait difficilement faire plus clair…
Mal à l'aise, le brun sortit un mouchoir de sa poche et s'en servit pour attraper la dépouille du petit animal, avant d'aller le jeter dans la poubelle qui se trouvait devant la salle de cours.
Quand il revint, il remarqua au passage qu'à l'endroit ou l'oiseau mort avait été déposé, quelqu'un avait entaillé le bureau pour y écrire « meurs ».
Là non plus, on ne pouvait être plus explicite.
Mais la vraie question dans tout ça était « pourquoi ?»
Pourquoi tout ces regards venimeux ?
Ces secrets.
Ces médisances derrière son dos.
Et de façon générale, pourquoi autant de haine à son encontre ?
Il ne comprenait vraiment rien à ce qui se passait : quoiqu'il aie pu dire ou faire il ne voyait pas pourquoi, tout d'un coup, sans raison apparente, on se mettait à le traiter comme un pestiféré.
Et les choses ne s'arrangèrent en rien lorsque le professeur entra dans la salle de cours.
En effet, à peine fut-il entré que déjà, l'enseignant déclara d'un ton cassant :
- Takao Kazunari, sur ordre du directeur et après délibération du corps professoral, il a été décidé que nous ne pouvions pas vous garder dans l'établissement suite à vos agissements. Veuillez quitter la classe. Et vous irez vider votre casier de tous vos effets personnels, après être allé voir le principal.
- Quoi ? C'est une blague ?!
- Silence jeune homme et obéissez.
Takao serra les poings mais finit par obéir en silence : il ne savait pas de quoi on l'accusait mais il avait conscience qu'il ne parviendrait pas à plaider sa cause si il réagissait brutalement à l'injonction du professeur face à lui.
Il sortit donc de la salle de classe et se dirigea vers le bureau du directeur de l'établissement.
Une fois sur place, il attendit que l'on l'invite à entrer.
Cela fait, le faucon pénétra dans la salle où le principal l'attendait avec un air vraiment mécontent sur le visage.
Cependant, Takao comprit que ce mécontentement qu'il avait perçu chez le principal cachait bien d'avantage : du dégout et de la colère.
Voilà les émotions que le directeur tentait de cacher au petit brun lorsqu'il s'adressa à lui :
- Takao Kazunari. Je suppose que vous savez pourquoi vous êtes ici ?
- À vrai dire…Pas vraiment monsieur. Mon professeur m'a annoncé que vous vouliez me renvoyer mais j'en ignore la raison. C'est pourquoi je suis venu, pour tenter de savoir ce qu'on me reproche.
- Alors, comme ça, vous niez les faits ? Très bien, je vais vous rafraichir la mémoire.
Sur ces mots, le directeur de shutoku balança une enveloppe marron cartonnée sur le bureau, en déclarant d'un air glacial : « Cela devrait raviver votre mémoire »
Ne comprenant pas où le principal voulait en venir, le faucon ouvrit l'enveloppe et parut se décomposer sur place en découvrant son contenu.
Des photos.
Mais pas des photos ordinaires…
Des photos de lui plus que dégradantes avec de nombreux partenaires sexuels membres de son équipe : en passant de Midorima, aux frères Myaji jusqu'à Otsubo ! Mais ça ne se limitait pas à ça sur d'autres photos, on le voyait même en train de satisfaire des adultes qui auraient facilement pu avoir l'âge du père de son Shin chan !
« Mais c'est quoi ce cirque ?! » paniqua t-il intérieurement devant les clichés. Le directeur reprit la parole avec beaucoup de sérieux :
- Oseriez-vous nier qu'il s'agit de vous sur ces photos ?
- Ce n'est pas moi ! Je n'aurais jamais…
- On a de nombreux témoins qui peuvent jurer vous avoir vu de nombreuses fois, presque tous les jours, harceler Midorima Shintaro.
- Je ne le harcelais pas ! C'est ma façon d'être avec Shin chan.
- « Shin chan » ? Ce genre de surnom prouve une certaine proximité entre vous deux… Ce qui va dans le sens de ces clichés.
- Mais c'est faux ! Je n'ai jamais…Jamais je n'aurais fait ce genre de choses avec mes partenaires de Shutoku ! Et encore moins avec des adultes !
- Si vous le dites…De toute façon la question n'est plus là : sur tous ces clichés, on voit sur vous ou à proximité la tenue de Shutoku. Par conséquent, vous avez déshonoré cet établissement en apparaissant de façon identifiable sur ces images de déviances sexuelles.
- Mais je vous dis que ces images sont fausses ! Ce sont certainement des photos montages !
- Qu'importent qu'elles soient authentiques ou non : elles ont été diffusées par quelqu'un dans tous les lycées, collèges et écoles primaires des alentours.
- QUOI ?! C'est une blague n'est-ce pas ?!
- Non. D'autant plus que l'une des écoles primaires où ces photos ont été envoyées, est l'école où mes deux filles vont. C'est pourquoi je me dois de vous renvoyer : nous ne pouvons pas garder dans un grand et prestigieux établissement comme Shutoku, un élève qui ternit la réputation de notre établissement avec un tel scandale. Maintenant, veuillez quitter mon bureau et partez vider votre casier. J'ai fait appeler vos parent, ils vous attendent chez vous.
Ce dernier ordre finit d'achever Takao qui sortit en trombe de la pièce.
Dans son esprit, il refusait d'accepter les fait : il venait de perdre son Shin chan et sa place à Shutoku dans la même journée, et pour couronner le tout, même si les photos étaient toutes fausses, les parents du faucon avait découvert la vérité sur les orientations de leur fils de la bouche du principal…
« Autant dire qu'ils vont m'envoyer loin d'eux le plus vite possible et encore, j'aurais de la chance si ils ne veulent pas me mettre dans un asile après ça…» songea amèrement le faucon tandis qu'il marchait vers son casier.
Arrivé devant, il remarqua qu'il avait été forcé.
Ouvrant la porte métallique en se demandant ce qui aurait disparu de ses effets personnels, il eut la mauvaise surprise de découvrir que quelqu'un avait cassé des œufs pourris à l'intérieur.
L'odeur l'attaqua immédiatement et c'est en toute hâte que le brun se précipita dans les toilettes pour vomir.
Le jeune homme n'avait vraiment qu'une envie, c'est que cette journée prenne fin le plus vite possible.
Cependant, ses problèmes étaient loin d'être finis.
En effet, quelques minutes après qu'il se soit remit complètement de son passage aux toilettes, et alors qu'il se préparait à en sortir, un groupe de trois garçons lui barra le passage.
Takao ne mit pas longtemps à les reconnaitre : ces garçons avaient tenté d'intégrer le club de basket en même temps que Takao. Mais Myaji et Otsubo ne les avaient pas acceptés, car ils n'avaient ni le niveau ni l'esprit d'équipe nécessaires pour jouer dans l'équipe de shutoku.
Du coup, les trois garçons s'étaient rabattus sur le club de foot du lycée.
Mais présentement, les trois adolescents regardaient Takao en affichant un sourire qui n'augurait rien de bon selon le faucon.
Et ce pressentiment ne fit que se confirmer quand le petit brun tenta de nouveau de sortir : l'un des trois garçons le stoppa, l'agrippant par le poignet …
« Lâchez-moi ! Qu'est-ce que vous me voulez ?! » s'emporta le faucon, quand il vit que les deux autres garçons s'approchaient de plus en plus pour l'acculer.
Resserrant sa poigne sur Takao, l'adolescent qui le retenait répondit :
- Pourquoi tu es si pressé de partir tout d'un coup ? On n'est pas bien là ?
- Pas du tout ! Laissez moi partir, ce n'est pas drôle !
- Oh mais on ne cherche pas à l'être…Tu savais que Mariko de la classe 2b était la petite sœur de mon pote ici présent ? Elle a pleuré toutes les larmes de son corps le mois dernier quand tu lui as dit que tu ne voulais pas sortir avec elle…
- Et bien désolé, mais je n'allais pas lui dire oui si je ne ressentais rien pour elle !
- Certes… et tu sais que Aika du club de danse est la petite amie de mon autre pote ici présent lui aussi ?
- Et alors !
- Elle n'aime pas qu'un tordu comme toi traîne à Shutoku alors mes potes et moi, on est venu t'apprendre à vivre…
Ayant lâché ces mots, le garçon qui le retenait s'adressa aux deux autres « camarades » qui l'accompagnaient : « Les gars, tenez-le bien, ok ? »
Les deux autres opinèrent du chef et se saisirent du faucon. Le troisième garçon commença à déshabiller le petit brun qui se mit à paniquer :
- Attendez ! Qu'est-ce que vous faites là ?!
- Ce n'est pas évident ? Vu que tu t'envoies en l'air avec tous les mecs qui passent à ta portée, on va jouer un peu tous les deux. Tu sais qu'au début j'ai voulu intégrer le club de basket pour pouvoir te faire ça bien plus tôt ? Si j'avais su que tu étais un mec facile, cela fait longtemps que je me serais occupé de toi petit pervers…
- Non ! Laissez-moi, je ne suis pas…
- Inutile de nier : tout le lycée a vu ces photos. Enfin…peut être que tes coéquipiers ne les ont pas encore vues, mais ça ne saurait tarder. Après tout, rien ne reste jamais secret dans un établissement scolaire. Bon, on va commencer… Sois sage et je te paierai peut être après « Kazu ».
« Je vous interdis de m'appeler comme ça ! Laissez-moi tranquille ! » S'emporta le faucon en tentant de repousser son agresseur.
Mais il était déjà trop tard : le meneur du groupe avait déjà commencé à l'embrasser, le mordre, glisser ses mains dans le pantalon du brun pour tenter d'aller plus bas …
Le faucon se sentait perdre pied sous le coup de la terreur : il ne voulait pas vivre sa première vraie expérience comme ça ! Il refusait que le souvenir de sa première fois soit associé à celle d'un viol dans les toilettes pour hommes de Shutoku !
Non, sa première fois, il voulait l'avoir avec son Shin chan !
Avec lui et personne d'autre.
Soudain, son agresseur fit tomber au sol le pantalon du brun et le retourna avec brusquerie. Le joueur aux yeux de faucon comprit ce qui allait se passer et voulut de nouveau s'enfuir.
Mais encore une fois, les deux alliés de son agresseur le tenaient trop fortement pour ça…
« Calme toi Kazu…Détends-toi…Je suis sûr que tu l'as déjà fait avec plein d'autres avant moi et que tu me trouveras bien mieux qu'eux… » lui murmura son agresseur, histoire de terrifier encore plus le petit brun qui sentit les larmes prêtes à s'échapper de ses yeux
Il était prêt à implorer son agresseur à genoux pour qu'il renonce maintenant.
Qu'il ne lui inflige pas un tel traitement.
Mais il n'eut pas l'occasion de le faire.
En effet, alors que son agresseur allait passer à l'acte, la porte des toilettes s'ouvrit en trombe pour laisser apparaître un certain garçon à la chevelure légèrement blonde portant la tenue de basket de Shutoku…
« Myaji senpai ! » paniqua Takao en reconnaissant l'ainé des Myaji.
Le blond pour sa part, avait entendu dire que Takao avait été vu pour la dernière fois près des toilettes des hommes il s'était donc dépêché pour pouvoir mettre les choses au clair avec lui, avant qu'il ne lui échappe de nouveau.
Mais la scène à laquelle il se trouvait confronté maintenant lui glaça le sang avant de le faire bouillir de rage : Ces gars étaient en train d'agresser Takao ! Et peut-être même avaient-ils déjà eu le temps de …
Refoulant instantanément la terrible hypothèse au fond de son esprit pour plus tard, Myaji se rua sur l'agresseur de Takao et l'envoya au sol d'un puissant coup de pied en plein dans les parties sensibles
Les deux autres, quand à eux, terrifiés par la force du sportif aux cheveux blonds détalèrent, non sans avoir prévenu qu'ils reviendraient pour régler leurs comptes.
Sans prêter plus que ça attention aux menaces des adolescents qui avaient détalé la queue entre les jambes et à celui qui gisait en gémissant au sol, l'aîné des Myaji reporta son attention sur le petit brun : l'autre type l'avait pratiquement intégralement dévêtu ce qui permettait au blond de voir les nombreuses traces de morsures et suçons laissés sur la peau du joueur aux yeux de faucon…
Ramassant les vêtements de son camarade, le basketteur aux cheveux blonds attendit que le brun se soit rhabillé et posa la question qui lui brûlait les lèvres :
- Takao…Est-ce qu'ils…Ils t'on…
- …
- Takao ?
- Ils n'ont pas eu le temps. Grâce à toi. Merci Myaji senpai…
- C'est normal. Tu ne veux pas me dire pourquoi tu n'étais pas en cours ?
- Je me suis fait virer du lycée …
- Quoi ?!
- Ce serait long à expliquer mais … Je dois partir. Et pour ta réputation Myaji senpai, il serait plus raisonnable que tu arrêtes de t'occuper de moi.
- Et puis quoi encore ?! Je te l'ai dit, je suis prêt à tout pour toi !
- Myaji senpai…
Le blond releva les yeux sur Takao et constata qu'il pleurait. Alors, dans un geste quasi automatique, le plus âgé enserra le petit brun dans ses bras et se mit à lui murmurer : « Ça va allez…Je suis là maintenant tu ne risques plus rien Kazu… »
A ces mots, il sentit le petit brun contre lui se tendre. Et avant qu'il ne comprenne le pourquoi de la chose, il vit le faucon s'enfuir paniqué comme si il avait vu un fantôme.
Il se serait bien lancé à sa poursuite mais il se rappela que l'agresseur du brun était encore dans la pièce.
Alors, l'attrapant par le col de son vêtement, il le traîna jusqu'à chez le directeur d'un pas déterminé.
Cependant pendant tout le trajet, il ne cessa de se demander ce qu'il avait bien pu dire qui provoque une nouvelle panique de Takao.
Mais ça, il pourrait le lui demander plus tard.
Après tout, il savait où Takao habitait.
Et Takao allait assurément rentrer chez lui.
