Bonjour ! Voici le nouveau chapitre, à peine en retard. J'espère qu'il vous plaira autant que les précédents, j'ai eu beaucoup de mal à l'écrire. J'ai (encore) changé le titre, mais je pense que cette fois-ci c'est le bon, désolé pour tous ces changements ^^

Merci aussi à tous ceux qui me laissent des reviews, ça m'aide beaucoup à écrire.

adenoide : Rien d'offensant, il n'y a pas de problème ;) j'espère que ce chapitre répondra à tes questions ;)


Un léger souffle de vent traversa le hall, faisant frissonner la silhouette qui le traversait. Elle referma ses bras autour d'elle pour se réchauffer, accélérant le pas alors qu'elle montait l'escalier principal. Elle détourna les yeux des tâches de sang qui le parsemaient, concentrée sur son objectif. Parvenue devant l'entrée de la tour des Gryffondor, elle laissa ses doigts glisser sur le cadre calciné qui abritait il y a quelques heures encore la Grosse Dame. Espérant qu'elle ait pu se réfugier dans un autre cadre, la silhouette pénétra dans la salle commune.

Celle-ci était telle qu'elle l'avait toujours connue. Malgré quelques meubles renversés, rien n'avait bougé, et elle avait presque l'impression que la bataille de cette nuit n'avait pas eu lieu. Traversant la pièce miraculeusement épargnée par les combats, elle emprunta sans hésitation l'escalier menant aux dortoirs des garçons. Du bout des doigts, elle poussa la porte du dortoir des septièmes années.

La pièce, vide, semblait abandonnée. Les lits à baldaquins n'avaient pas été utilisés cette année, et l'atmosphère poussiéreuse propre aux lieux qui n'avaient pas été ouverts depuis longtemps la prenait à la gorge. Sur le sol, seul signe de vie, un flacon vide qui avait dû contenir une potion de sommeil avait à demi glissé sous un lit. D'un pas léger, la menue silhouette se glissa à l'intérieur de la pièce, la balayant du regard avant de repérer sa cible. Se dirigeant vers le corps étendu sur l'un des lits, reconnaissable à ses cheveux noirs en bataille, elle sortit discrètement sa baguette.

La posant délicatement sur la table de chevet, elle s'assit sur le rebord du lit, passant tendrement une main dans les cheveux ébouriffés du garçon. Elle était profondément soulagée de l'avoir retrouvé, et même si la fuite de Voldemort laissait prévoir des temps difficiles, elle se promit de ne plus le quitter, et de rester à ses côtés, quelles que soient les épreuves qui l'attendait. Déposant un léger baiser sur sa joue, elle récupéra sa baguette et sortit de la pièce comme elle était entrée, sans un bruit. Dehors, la nuit venait de tomber.


Ce fut d'abord une sensation indistincte, comme une gêne qu'il ne parvenait pas à discerner. Puis la sensation se fit plus précise, plus claire. Quand enfin la vague de douleur déferla sur lui, Drago se réveilla en sursaut, encore transpirant. Il porta instinctivement son regard sur son bras, où la Marque des Ténèbres palpitait, lui envoyant encore des ondes de douleur. Il croisa brièvement le regard de Théodore, debout à l'autre bout de la pièce.

« - Il est là, confirma-t-il.

Discrètement, les deux garçons se glissèrent dans le grand salon, où les Mangemorts déjà arrivés se lançaient des regards suspicieux. Drago devina qu'ils avaient tous récoltés des informations à Poudlard où au Ministère, et que ceux qui n'auraient rien à annoncer au Lord subiraient son courroux. Lui aussi avait une information susceptible d'intéresser le Lord. Mais il n'avait aucune envie de lui parler du curieux rituel qu'avait accompli l'inconnue dans la Chambre des Secrets. Etait-ce une trahison ?

« - Maitre !

Le Lord venait à peine de pénétrer dans la pièce que déjà les cris fusaient de tous côtés, chacun voulant être le premier à lui annoncer ce qu'il savait. Drago détourna les yeux de ce spectacle pitoyable. Il avait envie de vomir. Les nouvelles se succédaient, cascade ininterrompue. Le Ministère restait sous contrôle. Peu d'informations avaient filtré à Londres, et la population qui ne savait à qui se fier restait faible et désorganisée, à la merci des Mangemorts. Poudlard était toujours debout mais les pertes dans ses rangs étaient bien plus nombreuses que celles que les Mangemorts avaient eu à déplorer. Pourtant, rapidement, Drago comprit que quelque chose n'allait pas. Les regards étaient fuyants, le malaise général. Il avait connu assez de ces réunions pour savoir qu'il y avait quelque chose que les Mangemorts n'osaient pas annoncer au Lord. Et il savait également que celui-ci ne tarderait pas à s'en rendre compte.

« - Amycus …

La voix du Lord, sifflante, ramena immédiatement le silence sur la salle. Le Mangemort sembla vouloir disparaitre, n'osant croiser le regard de son Maître.

« - Que me caches-tu, Amycus ?

« - Maitre … Pitié, ils le savent tous …

Le Lord éclata de rire, de son rire froid et cruel qui glaçait le sang de ceux qui l'écoutaient.

« - Renvoyer la faute sur les lâches qui t'entourent ne te sauvera pas, Amycus. Dis-le-moi. Dis-moi maintenant ce que vous tentez désespérément de me cacher.

« - Le garçon … Maître, le garçon est vivant !

Le Mangemort avait craché ce dernier mot, et ses yeux presque révulsés restaient fixés sur le Lord, comme en attente d'une sentence qui ne venait pas. Lord Voldemort s'était figé à cette annonce, avant de laisser échapper un cri de pure rage, pointant sa baguette sur Amycus Carrow. Ce dernier crut sa dernière heure arrivée et ferma lâchement les yeux, fuyant le sortilège qui lui ôterait la vie. Contre toute attente, le Lord sembla se reprendre et envoya le Mangemort s'écraser contre un mur avant de déclarer d'une voix froide, aussi effilée qu'une lame de poignard :

« - Il y a un traître parmi nous.

Le cœur de Drago manqua un battement alors que le Lord pivotait, fixant la maîtresse de maison.

« - N'est-ce pas, Narcissa ?

La sorcière ne fit pas un geste, n'essaya pas une seconde de se défendre alors que le vide se faisait autour d'elle. Elle resta droite, le regard fier, fixant le Lord avec insolence.

« - J'ai eu tort de te sous-estimer, Narcissa, reprit-il, la rage grondant dans sa voix. J'aurais dû me douter que tu me trahirais un jour. Endoloris !

Elle s'effondra, se tordant de douleur sur le tapis ornant le grand salon.

« - Endoloris ! Endoloris ! Endoloris !

Son corps s'arquait et convulsait, faisant saillir chacun de ses muscles. Pourtant, elle ne laissa pas s'échapper un seul cri de douleur, se mordant la lèvre jusqu'à en faire perler le sang pour s'empêcher de hurler. Elle était sur le point de s'évanouir quand, brusquement, la douleur disparut. Haletante, elle releva la tête, prête à affronter la colère du Lord. Mais ce qu'elle vit lui fit plus mal que tous les Doloris qu'elle venait d'endurer. Son fils s'était jeté devant le sort, et c'était à présent lui qui se tordait de douleur sur le sol.

« - Non ! Pitié, pas mon fils ! supplia-t-elle d'une voix tremblante.

Le Lord interrompit le sort pour la fixer cruellement.

« - Tu as joué, Narcissa. Et tu as perdu. C'est à lui de subir les conséquences de ta trahison.

« - Pitié ! Pas mon fils … Tuez-moi si vous voulez, mais laissez mon fils !

Le Lord s'arrêta, un sourire sadique s'épanouissant sur son visage.

« - Te tuer, Narcissa ? Vraiment ? Tu es prête à mourir pour épargner ton incapable de fils ?

Elle hocha faiblement la tête, incapable de se redresser pour croiser son regard.

« - Pitié, pas mon fils, pas mon enfant, continuait-elle de supplier, comme une litanie.

Le Lord la fixa un instant, pensif. Autour d'eux pas un Mangemort n'osait bouger. Théodore fixait Drago avec horreur, le suppliant du regard de ne rien tenter de stupide. Lucius restait droit, comme absent. Seul le léger tic nerveux qui agitait sa lèvre supérieur témoignait des sentiments qui l'habitaient. Peur de perdre sa femme et son fils, rage d'être trop lâche pour les aider. A ses côtés, Bellatrix le surveillait du coin de l'œil. Il savait que s'il tentait le moindre mouvement, elle n'hésiterait pas un instant à le tuer. La femme semblait folle de rage, et si elle le pouvait, elle tuerait sa sœur de ses propres mains. Indifférents aux états d'âmes des Mangemorts qui l'entouraient, le Lord eut un mouvement ennuyé.

« - Endoloris, dit-il simplement.

Le hurlement de Narcissa déchira l'air, témoignant d'une douleur inhumaine. Lucius se raidit, en proie à un dilemme intérieur. Quand son fils se releva, s'interposant entre le Lord et sa mère, il ne sut s'il devait être fier de son courage ou horrifié par son inconscience.

« - Arrêtez, supplia celui-ci d'une voix rendue rauque par la douleur. Laissez-la, je ferai tout ce que vous voulez mais laissez-la …

« - Drago, non, souffla une dernière fois Narcissa.

« - Je ferai tout ce que vous voulez, répéta le jeune homme.

Le Lord vrilla ses yeux dans les siens, et Drago sentit une douleur aigüe lui transpercer le crâne alors qu'il fouillait ses pensées. Il se retira après de longues secondes et, sans lâcher Drago du regard, lâcha :

« - Emmène-la, Bellatrix. Une geôle l'attend au Manoir Jedusor.

Il se retourna pour balayer l'assemblée du regard.

« - Disparaissez.

Les Mangemorts échangèrent quelques regards indécis, n'osant bouger.

« - Disparaissez ! hurla-t-il.

En quelques secondes, les Mangemorts transplanèrent, laissant le salon vide. Le Lord laissa son regard trainer sur la silhouette de Drago qui franchissait la porte, accompagné de son père.

« - Intéressant, murmura-t-il pour lui-même.


Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui ! La suite sera postée dès que possible ;)

Merci de m'avoir lue, et n'hésitez pas à me laisser des reviews ça me fait extrêmement plaisir ! A bientôt !