Bonjour à tous ! Voici le nouveau chapitre, et pour une fois, il n'est même pas en retard ^^ je tiens à remercier tous ceux qui m'ont laissé des reviews, sur le dernier chapitre et même les précédents, ça me fait vraiment plaisir et me pousse à avancer (pour preuve, ce chapitre est à l'heure, fini depuis plusieurs jours, et le suivant à déjà bien avancé !)
Réponse aux reviews anonymes :
Adenoide : Merci pour ta review ;) Oui, je vois ton raisonnement, mais je ne pense pas que déshériter Bellatrix changerait quoi que ce soit à la situation de Drago:/ Si Harry est si déçu, c'est parce que toute sa vie il a été soit utilisé, soit considéré uniquement comme le Survivant, et jamais seulement comme « Harry ». Avec Aileen, il a pensé que quelqu'un s'intéressait vraiment à lui, et ça lui fait mal de se rendre compte que ce n'est pas exactement le cas. J'espère que ce chapitre te plaira également, les éléments se mettent peu à peu en place ;) A bientôt !
Bonne lecture, on se retrouve en bas !
Après avoir quitté Harry et être sortie de l'arène, Aileen ralentit le pas, perdue dans ses pensées. Apercevant au loin le groupe d'élèves rejoignant le stade pour leur entrainement quotidien, elle bifurqua, marchant au hasard à travers le parc. Laissant ses yeux dériver sur la barrière de ronces qui entourait le château, le maintenant à l'abri des attaques, elle eut un léger sourire empreint de fierté. Elle savait pour qui serait sa prochaine visite.
Parvenue devant les serres de Poudlard, elle ralentit, avant de pénétrer dans la première sans prendre la peine de frapper. Le professeur Chourave s'y trouvait, nettoyant avec amour un pot contenant des brins de Valériane.
« - Bonsoir, Pomona.
La petite femme sursauta, surprise, mais reconnaissant instantanément la voix de son interlocutrice, elle s'apaisa et se tourna vers elle avec un sourire.
« - Aileen, souffla-t-elle, et sa voix trahissait toute l'émotion qui la saisit à cet instant, un soulagement si profond que la jeune femme face à elle ne put cacher un franc sourire.
« - Tes Valérianes ont l'air en forme, sourit-elle, caressant doucement la fleur encore bourgeonnante de l'une des plantes.
« - Oui, je finissais de les arroser. Elles devraient arriver à maturité dans quelques semaines. Mais je suppose que ce n'est pas cette serre que tu veux voir …
Aileen hocha la tête avec un sourire, suivant Pomona jusqu'à la deuxième serre, où personne n'était autorisé à pénétrer. Après avoir passé la porte, la jeune femme repéra immédiatement le rideau noir situé au fond de la pièce, et elle se dirigea immédiatement vers lui, suivie de près par le professeur. Elle décala légèrement le rideau, se glissant dans l'espace où seulement deux rangées de plantes se trouvaient.
« - Des fleurs de lune, lâcha-t-elle, ravie.
« - Tu comprends pourquoi j'ai dû les mettre à l'écart, s'amusa la botaniste.
Aileen se contenta de sourire, caressant avec amour les pétales bleus des grandes fleurs.
« - Elle sont prêtes, quand voudras-tu les prendre ? s'inquiéta Pomona.
Le visage de la jeune femme, jusqu'alors détendu, se ferma brusquement.
« - Mon maître des potions est mort.
« - C'est une denrée rare en ce moment, approuva gravement la petite femme, en une référence à peine voilée à Severus Rogue.
Aileen hocha la tête.
« - As-tu un élève en tête ? Un génie des potions, qui soit prêt à nous rejoindre ?
Son interlocutrice secoua négativement la tête.
« - Seul Théodore Nott aurait pu prétendre à ce titre, mais Il l'a eu avant toi.
« - Je me débrouillerai, répondit-elle finalement après un long silence. Je devais de toute manière retourner sur le continent, un passage en Allemagne ne devrait pas trop me retarder.
« - Ludwig Sachs ? devina Pomona.
Elle acquiesça.
« - C'est un lâche, mais je n'ai plus le choix.
« - Tu auras du mal à le convaincre de te suivre en Angleterre.
Aileen haussa les épaules.
« - Il ne craindra rien chez moi. Et j'ai la certitude qu'il soit acquis à ma cause.
« - Comme tu voudras. Tu nous quittes donc ?
Un léger sourire flotta sur les lèvres de la jeune femme, alors qu'elle sentait l'inquiétude dans la voix de Pomona.
« - J'ai encore des choses à faire ici, ce sera rapide. Penses-tu qu'il soit possible d'installer un portail dans le parc ? interrogea-t-elle soudain, changeant brutalement de sujet. Une veine le traverse de part en part.
« - Je doute que tu obtiennes l'accord de Minerva, mais tu n'en as pas besoin.
Aileen hocha la tête d'un air songeur.
« - Je m'en occuperai rapidement dans ce cas. Prends-en soin, ajouta-t-elle en désignant les plantes, nous en aurons besoin.
« - Et pour le Seigneur des Ténèbres ?
« - Les choses avancent, éluda Aileen. Ne change rien à ton comportement, personne ne doit se douter de rien.
« - T'ai-je déjà déçue ?
« - Jamais, souffla Aileen en posant une main affectueuse sur l'épaule de la petite femme.
Puis, tournant les talons, elle quitta la pièce. Pomona la rattrapa juste avant qu'elle ne sorte.
« - Ne t'inquiète pas, souffla-t-elle, Il tombera. Nous finirons par le vaincre.
Un sourire las fleurit sur les lèvres de la jeune femme. Oui, ils vaincraient. Bientôt, Voldemort ne serait plus. Et elle attendait sa fin avec impatience. Basculant doucement la poignée de la serre, elle sortit, sentant l'air froid de la nuit lui balayer le visage. Reprenant le masque qu'elle avait laissé tomber en pénétrant dans la serre, elle prit la direction du château.
« - Jeanne ? Je peux entrer ?
Le nouveau professeur d'histoire de la magie, une petite brune d'une quarantaine d'années, leva les yeux vers sa collègue.
« - Je t'en prie Petra, je viens juste de finir de corriger ces copies, acquiesça-t-elle en désignant un tas de feuilles qu'elle venait de repousser à l'extrémité de son bureau.
L'italienne s'avança avec un sourire, s'asseyant sur la table la plus proche du bureau. Les deux femmes avaient fait leurs études ensemble, à Beauxbâtons. Même si les matières qu'elles avaient choisi d'enseigner étaient radicalement différentes, elles n'avaient jamais cessé de se voir. C'est pourquoi, quand Minerva McGonagall, qu'elles avaient rencontrée une dizaine d'années plus tôt lors du sommet annuel magique se tenant à Paris, les avait suppliées d'accepter d'enseigner à Poudlard, elles s'étaient d'abord concertées avant d'accepter, d'un commun accord. Aucune n'était une combattante, et elles espéraient qu'elles n'auraient pas à regretter leur choix.
« - C'est si mauvais que ça ? plaisanta Petra, désignant la première copie de la pile, notée d'un Piètre.
Sa collègue soupira, catastrophée.
« - Leur nullité me sidère de jour en jour. Regarde, ce sont les copies de mes cinquièmes années. Je leur ai donné un devoir que je donne habituellement à mes troisièmes années, et seulement deux élèves ont eu un Acceptable.
Curieuse, l'italienne attrapa le tas de copie, le feuilletant rapidement, lisant quelques extraits, souriant aux commentaires de son amie.
« - Sérieusement ? s'étouffa-t-elle après plusieurs minutes de silence, c'est possible d'écrire des âneries pareilles ?
« - Il semble, sourit Jeanne en reprenant son paquet de copies qu'elle glissa dans un des tiroirs de son bureau, je crois que je vais devoir tout reprendre du départ. Et pour toi, ça se passe comment ?
Petra leva les yeux au ciel.
« - Je passe mon temps à jouer à l'Auror, déclara-t-elle avec un soupir exagéré. Je ne peux pas prononcer une phrase sans qu'un débat se lance ! Entre les nés-Moldus qui craignent tellement les persécutions qu'ils en viennent à hurler à chaque phrase maladroite, et les Sangs-Purs qui, sans pour autant être radicaux, ne veulent pas croire que les Moldus leur sont égaux, mon cours manque de finir en bagarre générale !
L'italienne était née-Moldue, et les préjugés étant bien moins présent sur le continent, où les cultures s'étaient bien plus mélangées, elle avait était très surprise par les idées reçues de ses élèves sur le monde Moldu.
« - Je comprends, acquiesça sa collègue. Avec la guerre contre Voldemort, faire passer un message de tolérance devient de plus en plus difficile.
Petra hocha la tête, sans relever l'utilisation du nom honni. Toute deux n'étant pas originaires des îles britanniques, elles ne pouvaient pas comprendre la peur que ce simple nom évoquait, et l'utilisaient sans réfléchir.
« - Je pense que les sixièmes années sont les pires, poursuivit-elle. J'ai un cours Gryffondor / Serpentard, et non seulement les deux maisons s'installent à l'opposé l'une de l'autre, mais en plus ils passent leur temps à se hurler dessus. Par exemple, la petite Weasley a perdu un frère, alors elle ne supporte pas d'entendre des Sangs-Purs de Serpentard dire qu'ils peuvent être dans cette maison sans être raciste.
« - J'aurais pensé que les septièmes années auraient été plus difficiles, s'étonna Jeanne.
« - Non, ils sont relativement calme. Les Gryffondors sont avec les Poufsouffles, ça crée moins de débat. Et puis, ils quêtent tous l'avis d'Harry Potter avant d'ouvrir la bouche, c'est assez reposant.
La française s'apprêtait à répondre, mais un coup d'œil à la pendule lui fit changer d'avis.
« - Déjà midi et demi ! On ferait mieux d'aller manger, les cours reprennent à quatorze heures et je dois passer chercher un livre à la bibliothèque !
Elle farfouilla un instant sur son bureau, attrapant sa baguette et un morceau de parchemin qu'elle glissa dans une poche de sa robe. Les deux femmes quittèrent la salle de classe, discutant jusqu'à la Grande Salle où la plupart des élèves étaient déjà attablés dans un brouhaha qui les fit soupirer. A la table des professeurs, Slughorn observait d'un œil morne une dispute entre deux Serpentards de troisième année, sans pour autant se décider à intervenir. Les deux femmes se séparèrent alors, Jeanne Lambert se dirigeant vers les deux adversaires qui semblaient prêts à en venir aux mains, tandis que Petra Veneto s'installait tranquillement à sa place. La journée promettait d'être longue.
« - Tour en B4, annonça Ron.
Harry observa avec une grimace la tour blanche se déplacer, devinant qu'il allait encore une fois perdre. Réfléchissant à son prochain coup, il releva la tête, répondant à la question que Ron venait de lui poser.
« - Kingsley a prévu une réunion demain, à treize heures. Les Mangemorts n'ont encore lancé aucune attaque de grande ampleur, seulement des meurtres isolés de nés-Moldus ou de sorciers mariés à des Moldus, et il aimerait que nous prenions l'initiative de lancer la première attaque.
Hermione, plongée dans l'exemplaire de l'Etude des récents progrès de la sorcellerie qu'elle avait emprunté à la bibliothèque, tressaillit aux paroles de son ami, sachant qu'elle était elle aussi une des premières cibles des Mangemorts. Ron, contre lequel elle était appuyée, resserra un bras protecteur autour d'elle, et elle se sentit rassurée de le savoir à ses côtés.
« - Je suis d'accord avec lui dans ce cas, lança Seamus.
Lui, Dean et Neville étaient installés à côté du trio, disputant une partie de Bataille Explosive tout en participant à la discussion. Ils avaient tous les trois beaucoup perdu dans cette guerre, et faisaient parti des éléments les plus acharnés de l'Ordre du Phénix.
« - Moi aussi, approuva Harry.
« - Je ne sais pas si on est prêts, les tempéra Hermione. Nous ne sommes pas des combattants expérimentés, et même si de nouveaux membres rejoignent l'Ordre tous les jours, je ne suis pas sûre que nous fassions le poids à côté de Mangemorts assoiffés de sang.
Un silence plana suite à sa remarque, que tous savaient fondée même s'ils ne voulaient pas y penser. Harry songea un instant qu'Aileen pouvait à elle seule faire de grands dégâts dans les lignes ennemies, mais il évita sciemment de parler d'elle, sachant qu'Hermione ne faisait pas confiance à la jeune femme. Lui ne savait plus que penser d'elle, et il n'avait fait que l'éviter depuis leur dernière discussion, sous le regard soupçonneux de ses amis.
« - Tu sais Hermione, les Carrows ont passé presque un an à nous apprendre des sorts de magie noire, je pense que nous ne sommes pas sans défense, répondit prudemment Seamus.
La jeune fille grimaça. Elle évitait de penser à ce que ses camarades avaient dû endurer pendant cette année passée aux côtés des Carrows, même s'il suffisait de voir les larmes dans les yeux des élèves qui refusaient de descendre dans les cachots pour comprendre à quel point leur vie avait été un enfer.
« - Je ne pense pas que la magie noire soit la solution, objecta-t-elle.
« - Au contraire, siffla Neville, prenant la parole depuis le début de la discussion. Je donnerais cher pour me retrouver face à Bellatrix.
Sa menace flotta un instant dans la salle commune presque déserte – la plupart des élèves étaient montés se coucher, et d'autres profitaient des salles inter-maisons pour retrouver leurs amis. Alors qu'Hermione s'apprêtait à sortir son petit laïus sur la vengeance, qui ferait plus de mal qu'autre chose, Ron se pencha pour attraper le paquet de dragées de Bertie Crochue qui traînait sur le tapis, déséquilibrant par ce mouvement Hermione qui le fusilla du regard, ce qui eu le mérite de la détourner de Neville.
« - Celui qui recherche la vengeance devrait commencer par creuser deux tombes, déclara-t-elle sentencieusement en se tournant vers le jeune homme.
Le concerné leva les yeux au ciel, tandis que Ron sortait délicatement une dragée du sachet.
« - De qui est cette citation ? demanda-t-il néanmoins, sachant qu'elle n'attendait que cette question.
« - Confucius, commença-t-elle à expliquer. Enfin, je ne pense pas que vous le connaissiez, il est Moldu. C'est un chinois qui a vécu au cinquième siècle avant Jésus-Christ, et …
« - Beurk !
L'exclamation de Ron interrompit net son petit discours, et cinq paires d'yeux se tournèrent vers le rouquin qui arborait à présent une expression dégoûtée.
« - Bouillabaisse, lâcha-t-il simplement en désignant le paquet de dragées, ce qui à ses yeux expliquait tout.
Le petit groupe éclata de rire, et même l'air sévère d'Hermione fut démenti par la lueur attendrie qui passa dans ses yeux. Elle se releva légèrement pour déposer un léger baiser sur ses lèvres, avant de se replonger dans son livre, oubliant momentanément sa discussion avec Neville. Celui-ci secoua légèrement la tête, puis se pencha à nouveau sur la partie qu'il disputait avec ses amis. Quelques secondes plus tard, chacun était absorbé par son jeu, et en les voyant, personne n'aurait pu se douter de la guerre qui faisait rage au-dehors.
Et voilà pour aujourd'hui ! 3 petites scènes, une peut-être un peu plus importante que les autres (saurez-vous deviner laquelle ? ^^). J'espère que ce chapitre vous a plu également, j'essaye de mettre en place différents indices, l'action avance petit à petit.
Pour le prochain chapitre, je pense que vous devrez l'attendre un peu : je pars en vacances dimanche pour une semaine, donc je le posterai à mon retour ;) Patience ^^
Comme d'habitude, j'attends vos commentaires avec impatience, et je répondrai à tous ;)
Je termine avec une petite dédicace à MiikadOww, qui me harcèle pour savoir la suite, et qui n'est pourtant pas autorisée à épouser Aileen :p
A bientôt !
