Bonjour à tous ! Le nouveau chapitre est enfin là !

Alors, quelques petites information : la rentrée arrive, et je ne sais pas si j'arriverais à tenir le rythme à un chapitre par semaine (oui oui, école, travail, tout ça ^^). Du coup je publierai quand je pourrais, c'est-à-dire quand les chapitres seront écrits. Pas d'inquiétude, ils arriveront quand même ;)

Sinon, merci à tous de continuer à me lire, et merci à ceux qui m'ont laissé des reviews : je viens de dépasser les 50 reviews, c'est énorme, merci à vous ! J'en profite pour répondre aux reviews anonymes :

Adenoide : Merci pour ta review ! J'aime également assez les cours de Jeanne Lambert, ils transmettent ma vision de l'histoire de la magie (j'ai toujours trouvé que les cours de Binns étaient une blague alors que la matière a un véritable potentiel). Tu penses qu'Aileen est du temps de Voldy ? Pourquoi pas, supposition intéressante ;) Effectivement, Blaise fait son grand retour, la question étant de savoir dans quel camp il joue. A bientôt !

C'est tout, bonne lecture, on se retrouve en bas !


« - Serrez les rangs. Le Portoloin part dans trois minutes.

Les quelques personnes hochèrent gravement la tête. Depuis la dernière réunion de l'Ordre, les jours avaient filé à toute vitesse, et le dimanche tant attendu était finalement arrivé. Regroupés au pied de la grande barrière de ronces entourant Poudlard, neuf groupes d'environ dix personnes, élèves comme adultes, attendaient que le signal du départ retentisse enfin. Harry jeta un coup d'œil aux membres de son groupe, bien qu'il sache exactement qui le composait. Hermione et Ron, bien sûr, mais aussi Olivier Dubois, Pénélope Deauclaire, et Adrian Pucey, un Serpentard deux ans plus vieux que lui, ce qui l'avait étonné avant qu'il n'apprenne qu'il était de Sang-mêlé et que sa mère Née-Moldue avait été assassinée par des Mangemorts quelques mois auparavant. Il y avait également un Auror du nom de Williamson, le père de Katie Bell, et la mère de Cédric Diggory, qui lui adressa un petit sourire. A la tête de leur équipe se trouvait Hestia Jones.

Plus loin, dans d'autres groupes, Harry reconnu Luna et Neville, Seamus et Dean, Georges et Bill, Hannah et Susan, et d'autres élèves qu'il connaissait, ainsi que des adultes qu'il n'avait jamais vus. A l'écart, Charlie et Boromir Netchev les observaient, lèvres pincées. Kingsley avait refusé qu'ils participent à la bataille, arguant qu'ils étaient trop précieux pour l'école pour risquer leur vie dans cette bataille. Les deux professeurs avaient protesté, Kingsley avait insisté, ils avaient commencé à se disputer, Minerva était intervenu, les choses s'étaient envenimés, et après de longues heures de disputes, les trois professeurs avaient finalement accepté de rester au château – à contrecœur.

« - Une minute.

Pomona Chourave, la seule à pouvoir maitriser la barrière de ronces, marqua une petite ouverture dans celle-ci, permettant à l'équipe d'Harry de sortir du périmètre de sécurité du château, à l'intérieur duquel les Portoloins et transplanages ne fonctionnaient pas.

« - Trente secondes.

La barrière se referma dans leur dos. Les prochains groupes partiraient chacun à une minute d'intervalle. Seule l'équipe de Kingsley était déjà partie. Elle avait pour mission de faire tomber les protections présentes sur le Chemin de Traverse pour permettre aux autres équipes de les rejoindre. Harry se doutait que Mondingus était le principal informateur de l'Ordre, et il espérait que ses informations étaient bonnes.

« - Maintenant.

Comme un seul homme, les dix personnes posèrent leur doigt sur le vieux chapeau que tenait Hestia. Harry sentit l'habituel crochet le saisir au nombril, et il se força à ne pas fermer les yeux alors qu'il tourbillonnait en direction du Chemin de Traverse. Ils atterrirent dans une ruelle, et sentant la nausée l'envahir, Harry s'appuya au mur le plus proche. Il détestait les Portoloins. D'un geste, Hestia leur intima le silence, et tous s'aplatirent contre le mur alors qu'elle jetait un coup d'œil dans la rue principale. Celle-ci était moins animée qu'à l'accoutumée, et les longues robes des Mangemorts se croisaient dans un ballet incessant.

Un réflexe la poussa à vérifier les membres de son équipe. Ils étaient tous vêtus de la même tenue noire, un capuchon camouflant pour l'instant leur visage. Dès que le combat commencerait, ils l'abandonneraient pour laisser apparaitre les vêtements moulants qui leur donnaient la plus grande liberté de mouvement. Il était impossible de le voir, mais ceux-ci étaient bardés de sortilèges et de runes de protection. Ils avaient tous, à leur ceinture, des potions de soin, ainsi que quelques inventions des jumeaux Weasley pouvant servir de diversion. Leurs baguettes étaient dégainées, et elle savait qu'un poignard était également dissimulé dans leurs manches. Cette fois, ils étaient prêts à se battre.

Les minutes passèrent, et ils devinèrent que les autres groupes prenaient peu à peu place dans les ruelles entourant le Chemin de Traverse. En silence, ils guettèrent les étincelles rouges qui devaient apparaitre au-dessus de Gringotts, signal que Kingsley devait lancer pour marquer le début du combat. Quand ils l'aperçurent enfin, ils sortirent, en rang serré. Sur tout le Chemin de Traverse, les autres groupes faisaient de même. Ils savaient qu'ils n'avaient que quelques secondes avant que les Mangemorts ne se rendent compte de leur présence. Ils devaient frapper les premiers. Harry serra nerveusement la Noise qui, dans sa poche, devait lui servir de Portoloin pour le ramener au Terrier en cas de blessure trop importante pour continuer le combat. Molly, ainsi que d'autres membres de l'Ordre, les y attendait pour les ramener à Poudlard.

A quelques mètres devant eux, un Mangemort se retourna, poussant violemment la personne avec qui il parlait pour pointer sa baguette sur le petit groupe. Dix capuchons tombèrent au même moment, alors que les premiers sorts commençaient à fuser. Puis, ce fut le chaos.

Harry perdit rapidement toute notion du temps ou de l'endroit où il se trouvait. Il ne comptait que sur la présence d'Hermione, qu'il sentait à ses côtés. Ils avaient perdu Ron dès les premières minutes du combat, et il apercevait par instant sa tignasse rousse, avant que le combat ne le fasse disparaitre de nouveau. Il lançait des sorts, inlassablement, sans aucune pitié. Il comprit qu'il ne pouvait faire confiance à personne quand un petit sorcier rondouillard, apparemment inoffensif, qui s'était réfugié sous un étal, lança un sort dans le dos d'un membre de l'Ordre, miraculeusement arrêté par un bouclier lancé par Ernie Macmillan. Lançant un sortilège de Bloclang à l'un des Mangemorts pour le contraindre au silence, il lui envoya un puissant Stupéfix, le faisant tomber dans un recoin sombre où personne ne pouvait l'apercevoir. Puis, attrapant la main d'Hermione, il l'entraina à sa suite, s'enfonçant un peu plus dans le Chemin de Traverse.

« - Diffindo !

La voix de Georges retentit près de lui et, du coin de l'œil, il le vit lancer un sortilège de découpe à un Mangemort, tranchant net son bras, puis le laisser hurlant de douleur alors qu'il se vidait de son sang, sans aucune émotion apparente. Il détourna la tête, reprenant sa course folle. C'était horrible, bien sûr, mais ce Mangemort ne ferait plus jamais de mal à quiconque, alors que celui qu'il avait stupéfixié avait une chance sur deux d'être retrouvé par un de ses alliés et de reprendre le combat. Hermione le tira soudain par le bras, lançant un Incendio au Mangemort qui le visait, et le combat reprit, acharné.


« - Monsieur ?

Kingsley se retourna, se détournant du mur contre lequel il était appuyé. Il essuya d'un revers de main la trainée de sang qui barrait sa joue gauche, avant d'écouter l'homme lui faisant face. C'était l'un de ses Aurors, et il avait une entière confiance en lui.

« - Les premières protections ont été posées. Le nombre de Mangemorts présents dans la rue est estimé à une trentaine, mais nous ne pouvons pas identifier leurs sympathisants avec certitude.

« - Du côté de nos troupes ?

« - Deux personnes ont activé leurs Portoloins d'urgence. Le reste tient.

« - Bien. Les équipes une et quatre continuent de poser les sortilèges de protection, l'équipe huit s'occupera des runes plus tard. Le reste continue le combat. Le Chemin de Traverse doit être sous notre contrôle ce soir.

L'homme hocha rapidement la tête, puis disparut dans la rue principale. Serrant sa baguette, Kingsley se lança à nouveau dans le combat, abattant un Mangemort avant qu'il n'ait le temps de toucher un des membres de son équipe. Avant que celui-ci n'ait le temps de le remercier, il avait déjà disparu, happé par le combat.


« - Quoi ?

Puissante, sifflante, la voix du Seigneur des Ténèbres explosa dans l'imposante salle du manoir Jedusor, résonnant sur les murs, arrachant un couinement terrifié au Mangemort agenouillé devant lui.

« - J'ai réussi à m'enfuir avant qu'ils ne placent les barrières anti-transplanages, Maître, gémit-il. Ils sont près d'une centaine, on ne pouvait rien faire.

« - Et pourquoi t'es-tu enfui ?

La voix, dangereusement basse, de Lord Voldemort, poussa le petit homme à se recroqueviller sur lui-même.

« - Je devais vous prévenir, Maître. Je devais vous le dire …

Le Seigneur des Ténèbres poussa un nouveau sifflement de fureur, faisant frissonner les Mangemorts présents au fond de la pièce, avant de reprendre, cruellement.

« - Lord Voldemort ne supporte pas la lâcheté. Avada Kedavra.

Le petit homme s'effondra, frappé de plein fouet par le rayon vert. Sans émotion apparente, le Lord enjamba le cadavre, rejoignant les Mangemorts présents au fond de la pièce.

« - Qu'allons-nous faire, Maître ?

La voix de Bellatrix s'était élevée, vibrante de sadisme. Elle n'attendait qu'une chose, l'ordre de son Maître de rejoindre le Chemin de Traverse. De les tuer, tous. A ses côtés, Drago, qui avait enfin réussi à maitriser ses tremblements, et s'efforçait de ne pas regarder le cadavre étendu au milieu de la salle, priait pour ne pas être envoyé sur le champ de bataille.

« - Laissez-les prendre le Chemin de Traverse. Nous n'en avons plus besoin.

Travers ouvrit la bouche, probablement pour demander ce qui allait arriver aux Mangemorts prisonniers du champ de bataille, mais le Lord balaya sa remarque d'un revers de la main.

« - Ils sont déjà morts.

Drago baissa la tête, au bord de la nausée. Il ne voulait pas penser aux hommes qui allaient perdre la vie aujourd'hui, et que le Lord ne jugeait pas assez importants pour être sauvés. Et, surtout, il espérait que Théodore n'était pas allé acheter des ingrédients pour ses potions. Pas aujourd'hui. Il ne supporterait pas de le perdre.

« - Bellatrix, prend Dolohov, Avery, Macnair et Rookwood avec toi. Nous allons faire un petit tour dans le Londres Moldu.

La sorcière hocha la tête avec ferveur, ses pupilles brillant d'un éclat sanguinaire. Drago crut un instant que le Lord l'avait oublié. Une petite seconde d'espoir.

« - Quant à toi Drago, poursuivit le Lord, tu combattras à mes côtés. N'oublie pas que la vie de ta mère dépend de tes progrès.

Il crut un instant qu'il allait s'évanouir, et ne sut où il trouva la force d'hocher la tête, visage fermé. Il suivit les Mangemorts dans le hall, incapable de la moindre pensée cohérente. Juste avant qu'ils ne transplanent, après que Macnair les ait rejoints, il sentit les yeux de Théodore se poser sur lui, au détour d'un couloir. Il était vivant. Puis, il disparut.


« - Sectumsempra !

Le Mangemort, s'effondra, et Harry reprit sa course. Il ne savait pas à quel moment il avait perdu Hermione, et espérait seulement qu'elle allait bien. Il ne savait pas non plus à quel moment il avait abandonné le Stupéfix au profit du Sectumsempra. Peut-être quand un Mangemort qu'il avait stupéfixié quelques minutes auparavant s'était à nouveau dressé devant lui. Peut-être quand il avait vu Hannah Abott s'effondrer sous un Doloris. Il ne savait pas. Il espérait qu'elle aussi allait bien. Son cerveau comme embrumé, il continuait à avancer, lançant sort sur sort aux Mangemorts se trouvant devant lui.

Sur sa droite, une légère lumière bleue courut sur le mur de Fleury & Bott. L'équipe huit devait avoir commencé à poser les runes de protection. Les Mangemorts n'étaient pas très nombreux, il le savait, mais ils étaient puissants. Dangereux, bien plus dangereux qu'eux. Et certaines personnes les soutenaient, de sorte qu'il ne savait plus à qui se fier. Devant lui, Zacharias Smith décocha un coup de poing dans le menton d'un homme qui avait tenté de lui arracher sa baguette. Harry secoua la tête, et reprit le combat. Ses yeux furent malgré lui attirés par une silhouette, furtive, qui glissa le long d'un mur, dans une ruelle adjacente au Chemin de Traverse. Un instant, il crut reconnaitre la robe d'Aileen. Il secoua à nouveau la tête. Elle avait juré de le protéger, et semblait tenir sa promesse.


La porte s'ouvrit à la volée, soufflée par une bourrasque de vent. Le vieil homme se serra un peu plus sur son canapé. La bataille faisait rage depuis plusieurs heures dans le Chemin de Traverse, et il priait pour que personne ne rentre dans son appartement. La porte de la boutique à l'étage du dessous claqua, au 18a du Chemin de Traverse, et il sut que ses espoirs étaient vains. Son corps marquait un léger mouvement de balancier et, recroquevillé sur lui-même, il ressemblait à un enfant apeuré. L'intrus traversa la maison d'éditions, se dirigeant lentement vers l'escalier. Le vieillard entendit les marches grincer, une à une. Fixé sur la poignée, il attendait que celle-ci tourne, la main nerveusement serrée sur sa baguette.

La poignée ne bascula pas, mais la porte s'ouvrit brusquement, tapant contre le mur. Une silhouette, toute vêtue de noir, pénétra dans la pièce. Quand elle fit tomber son capuchon, il découvrit le visage d'une très jeune femme. Il se figea, ne sachant si elle était dangereuse ou non.

« - Augustus Worme, je présume.

Sa voix roula sur les murs, à la fois douce et dangereuse. Le vieil homme hocha la tête, sans se lever pour autant. Il avait fêté ses cent ans une dizaine d'années auparavant, et ses articulations le faisaient régulièrement souffrir. La pluie n'allait pas tarder.

« - Où est-il, Augustus ?

Sa voix se faisait pressante, impatiente. Il leva les yeux sur elle, cherchant son regard.

« - De quoi parlez-vous ?

Ses yeux noirs accrochèrent son regard, alors que son visage reflétait son agacement.

« - Le Bolganone, Augustus. Où l'avez-vous caché ?

Le vieil homme secoua la tête, se refusant à dévoiler son plus grand secret. Il le gardait depuis longtemps, tellement longtemps… Depuis que son père était mort, lui transmettant cette lourde responsabilité. Depuis des siècles, depuis la nuit des temps peut-être, sa famille était chargée de protéger cette précieuse relique. Il avait toujours cru que personne n'était au courant de son existence. Pendant toutes ses années, à la tête de sa maison d'édition, Obscurus Books, il avait craint que quelqu'un ne lui en parle. Mais même Dumbledore, le plus grand sorcier de tous les temps, qu'il avait côtoyé à Poudlard, qu'il avait apprécié, n'en avait jamais rien su. C'était mieux ainsi. Il savait qu'à sa mort, son fils prendrait à son tour cette responsabilité. C'était ainsi.

« - Je ne vois pas de quoi vous parlez, répondit-il faiblement.

« - Ne me mentez pas, Augustus. Je sais que vous l'avez. Où avez-vous caché le Bolganone ?

Il détourna le regard, refusant de trahir son secret, son héritage. S'il mourait, son fils trouverait son souvenir, dans son coffre à Gringotts. Il comprendrait, et protégerait à son tour le Bolganone. Un éclat rougeoyant attira son attention, et il reporta son attention sur la jeune femme. Ses yeux noirs étaient devenus entièrement rouges, et des boules de feu grossissaient dans ses mains, courant, le long de ses bras, sans pour autant la brûler, comme si le feu émanait d'elle.

« - Le Feu est mien, Augustus. J'ai trouvé l'Inferno, à Florence. Je maîtrise l'Embrasement. Laissez-moi accédez au Bolganone.

Il la fixa, sans bouger, une étincelle de terreur brillant dans ses yeux, aveuglé par son pouvoir. Peut-être… Peut-être devait-il lui donner. Peut-être que le Bolganone l'attendait, peut-être serait-elle capable de le maîtriser. Si elle ne l'était pas, il la consumerait. Doucement, comme hypnotisé, il lui fit signe d'approcher. Le feu courait toujours sur sa peau, éclairant la pièce d'une lueur rougeoyante, dansante. Elle se pencha sur lui, jusqu'à approcher son oreille de sa bouche. Il chuchota quelques mots, si bas qu'il douta un instant qu'elle les ait entendus. Mais elle se releva, hochant gravement la tête. Le feu se résorba, progressivement, jusqu'à disparaitre comme s'il n'avait jamais existé. Ses yeux, de nouveau noirs, restaient fixés sur lui. Elle passa doucement une main sur son front, fraiche et douce.

« - Sois en paix, Augustus Worme.

Elle sortit de la pièce sans un regard en arrière. Se laissant un peu plus glisser sur son canapé, le vieil homme ferma les yeux, le sommeil l'emportant peu à peu. Son dernier sommeil, celui dont il ne se réveillerait pas. Dehors, l'inconnue s'était de nouveau perdue dans les combats, camouflée par son capuchon. Derrière le garçon aux yeux verts, un Mangemort s'effondra, poignardé en plein cœur. Elle était là pour le protéger, ombre silencieuse.


Titubant jusqu'à sa chambre, le jeune homme franchit la porte, la verrouillant derrière lui. Il fit quelques pas, avant de s'effondrer, sanglotant, nauséeux.

« - Drago !

La voix de Théodore, qui l'attira contre lui, vérifiant par habitude s'il n'était pas blessé, lui tendant diverses potions régénérantes, ne parvint pas à le sauver des images qui tournoyaient dans sa tête. Il voyait, encore et encore, les Moldus qui couraient, les Doloris de sa tante, il entendait les hurlements, les pleurs. Et toujours, le visage du Lord, qui lui répétait qu'il savait ce qu'il devait faire pour sa mère, et sa baguette qui se levait, et les Moldus qui tombaient. Comme dans un brouillard cotonneux, il les voyait, il entendait sa voix, mais ce n'était pas lui, non, il ne pouvait pas avoir fait ça, il ne pouvait pas être aussi lâche. Et il sanglotait, encore et encore, s'accrochant à Théodore comme à une bouée de sauvetage, alors que les images l'assaillaient, ses oreilles résonnant des trop nombreux hurlements. Il ferma les yeux, se boucha les oreilles, mais les images étaient toujours là, les cris aussi.

Il devenait fou, se recroquevillant sur lui, comme un enfant, hurlant pour couvrir les voix, sans même entendre les sorts de silence que lançait Théodore pour que personne ne l'entende, pour le protéger. Il supplia Théodore de lui donner une potion de sommeil sans-rêves, et l'avala immédiatement, se laissant sombrer dans l'inconscience. Il voulait juste oublier. Mais au fond de lui, il savait que demain, le cauchemar recommencerait. Les morts ne cesseraient jamais de le hanter. Il était un meurtrier.


Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui ! J'espère que ce chapitre vous a plu ;)

En attendant que la suite soit publiée, j'attends vos reviews avec impatience : qu'avez-vous pensé de ce combat ? Crédible, pas crédible ? Des avis sur Kingsley ? Sur les membres de l'Ordre ? Que pensez-vous de la réaction de Voldemort ? Et de celle de Drago ? Qui a rendu visite à Augustus Worme (oui, elle est facile celle-là ^^) ? Que cherche-t-elle ?

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui ! A bientôt !