Bonjour ! Je sais, je suis impardonnable, j'ai vraiment tardé à poster ce chapitre ... j'espère qu'il vous plaira quand même !

Adenoide : Salut ! merci pour ta review, c'est toujours un plaisir de lire tes commentaires ;) Oui, Aileen cache un lourd secret, et des blessures qui pèsent même si elle ne le montre pas ;) je pense que l'histoire va s'accélérer, je dévoile de plus en plus d'éléments sur elle. Pour les apprentis Mangemorts, effectivement ils entrent dans une phase difficile même s'ils l'acceptent plus ou moins bien. Je suis d'accord avec toi, Dumbledore et le ministère auraient dû dévoiler les origines de Voldemort dès le début, mais maintenant c'est trop tard, les Mangemorts le craignent trop pour que ça change quoi que ce soit. A bientôt !

Bonne lecture, on se retrouve en bas !


Blaise traversa le couloir d'un pas rapide, se dirigeant vers les cuisines qu'ils avaient traversé la veille, en compagnie du vieux majordome. En se réveillant, il avait mis quelques instants à reconnaître la pièce dans laquelle il se trouvait, avant de se souvenir des événements de la veille. La perspective de retourner à Poudlard ne l'enchantait pas, et il comptait profiter de ces quelques heures en compagnie d'Aileen pour comprendre ce qu'elle attendait de lui. En pénétrant dans les cuisines, son premier réflexe fut de chercher du regard les elfes de maison, s'étonnant de n'en voir aucun. Le voyant figé sur le pas de la porte, Albert leva un sourcil dubitatif.

« - Eh bien ? Vous n'allez pas dormir là quand même !

Le jeune homme sursauta avant de pénétrer dans la pièce, s'asseyant avec nonchalance sur la table. Il attrapa une pomme dans la panière située au centre de celle-ci, puis se tourna vers le vieil homme qui lui tournait le dos. Quand celui-ci se retourna, une assiette d'œufs brouillés à la main, il émit un claquement de langue désapprobateur en apercevant la position du jeune métis. Puis, décidant sûrement que cela ne le concernait pas, il haussa les épaules et s'installa pour commencer son déjeuner.

« - Il n'y a pas d'elfes de maison ? demanda Blaise.

Il se sentait plus à l'aise que la veille, et il espérait que le majordome réponde à ses questions, mais la mauvaise volonté de celui-ci restait évidente.

« - Non.

« - Vous êtes le majordome, c'est ça ? Vous êtes seul pour vous occuper de cette maison ?

« - Oui.

Tout en parlant, Blaise observait le vieil homme. Quand celui-ci fit mine de se lever pour attraper le pichet de jus de citrouille situé sur le comptoir, Blaise le fit léviter d'un coup de baguette, le déposant devant lui. Albert resta un instant muet, avant de lever un regard indéchiffrable sur lui.

« - Désolé, comprit le jeune homme. Vous êtes Cracmol, c'est ça ?

« - Moldu, précisa Aileen.

Surpris par l'arrivée de la jeune femme, Blaise se leva brusquement, mais elle lui fit signe de se rasseoir, visiblement amusée par sa réaction.

« - Moldu ? s'étonna-t-il. Mais …

La question n'osait franchir ses lèvres, mais Aileen sembla comprendre puisqu'elle explicita rapidement sa pensée.

« - Mon sang circule dans ses veines.

« - Le rituel, comprit-il.

Elle hocha la tête, s'appuyant gracieusement contre le comptoir, avant de changer de sujet.

« - Nous sommes samedi, personne ne devrait se rendre compte de ton absence. Nous partirons pour l'Allemagne en début d'après-midi, et tu pourras rentrer à Poudlard ce soir. Si tu as des questions, quelles qu'elles soient, je serai dans la bibliothèque. Albert, tu préviendras les autres que je suis de retour. Cette maison est tellement vide !

Blaise leva un sourcil, étonné de la voir si volubile. Étrangement, Aileen semblait joyeuse, comme libérée d'un poids, et incroyablement détendue. Le vieux majordome, qui s'était levé à son arrivée, déposa un plateau garni de victuailles sur la table.

« - Croissant, confiture d'orange, et lait, précisa la jeune femme devant l'air surpris de Blaise. Les anglais n'atteignent pas la cheville des français au niveau gastronomique, ne penses-tu pas ?

« - Incontestablement, concéda le jeune homme, tout en jetant un regard au majordome qui, impassible, s'était de nouveau assis devant son déjeuner.

Aileen pris délicatement le plateau et, franchissant la porte, se dirigea vers la bibliothèque. Blaise jeta un coup d'œil navré à la cuisine puis, faisant une croix sur son petit-déjeuner, attrapa une seconde pomme avant de se lancer à la poursuite de la jeune femme. Celle-ci n'avait que peu avancé et il ne mit que quelques secondes à la rejoindre.

« - Il est toujours aussi taciturne ? s'inquiéta-t-il, faisant référence à Albert.

« - C'est un solitaire, répondit-elle avec un infime haussement d'épaules. Rassure-toi, il sera plus souriant quand les autres arriveront.

« - Qui sont les autres ?

« - Le reste de l'équipe – quand la maison est habitée, Albert ne peut s'en occuper seul – et quelques alliés dont nous aurons besoin.

Ils atteignirent la bibliothèque avant qu'il ne puisse répondre. Ouvrant la porte pour permettre à la jeune femme de passer, il la suivit jusqu'à une petite table près de la fenêtre où elle s'installa, laissant son regard se perdre dans la contemplation du parc. Le soleil venait de se lever, et quelques rayons timides réveillaient la végétation encore brillante de rosée.

« - J'imagine que tu as des questions, reprit-elle en surprenant l'œil curieux que Blaise jetait à la mezzanine, où se trouvait la petite pièce secrète qu'elle avait ouverte la veille.

« - Albert n'a pas ressenti la magie parce qu'il est Moldu, c'est exact ?

La jeune femme acquiesça silencieusement, l'encourageant à poursuivre.

« - Je n'ai jamais vu une magie d'une telle puissance. Elle semble … destructrice, ancienne et surtout, totalement incontrôlable.

Elle eut un sourire inquiet.

« - Promets-moi de ne jamais pénétrer dans cette pièce. Les livres risqueraient de te détruire.

Il hocha la tête, pressentant une explication importante. Il lui semblait n'avoir jamais été si proche du secret d'Aileen. Celle-ci se cala plus confortablement dans son fauteuil, fermant à demi les yeux. Puis, sa voix s'éleva, comme on raconte une histoire.

« - Aux origines du monde, il y avait la magie. Elle est pure, belle et puissante, et elle court sous la surface de la Terre. Elle fascine ceux qui ne peuvent la posséder, et détruit ceux qui sont assez fous pour croire la contrôler. Ils étaient quatre, deux hommes et deux femmes, à s'être crus l'égal des dieux. Leurs connaissances magiques étaient inestimables, et leur projet était fou. Ils se sont damnés, ils ont sacrifié bien plus que ce qu'un homme peut supporter, mais à la fin … ce qu'ils ont créé, ce sont des catalyseurs. Les premiers catalyseurs de l'histoire de la magie.

Blaise restait silencieux, fasciné par les accents lointains que prenaient sa voix, et par ses yeux vagues, comme spectateurs d'un temps révolu.

« - Ces livres explorent quatre branches principales de la magie. Les plus puissantes. Les plus dangereuses. La langue runique, la voix de la magie, leur a permis de transcrire des sorts d'une puissance incroyable dans ce qu'on appelle des tomes de puissance. Ils sont vingt, et chaque tome est plus puissant que celui qui le précède. Comprends-bien, souffla-t-elle, se redressant pour vriller ses yeux dans les siens, ces livres se nourrissent de deux choses : la force vitale de la personne à qui ils sont liés, et la magie pure dont ils sont nés.

Un frisson désagréable parcourut sa colonne vertébrale, alors qu'il commençait à comprendre où Aileen voulait en venir.

« - Chacun de ces sorciers s'est lié à cinq tomes. Le feu, le vent, la foudre et l'obscurité, sous toutes leurs formes, du plus petit fourmillement de magie jusqu'au stade ultime, où la personne ne fait plus qu'un avec cette magie, jusqu'à cette symbiose qui les a consumés. Après leur mort, les tomes ont été cachés. Des générations de gardiens se sont relayées pour veiller sur ce secret, sur ce pouvoir destructeur.

« - Combien ?

Ce seul mot, brûlant de toutes les questions qui l'envahissaient, franchit les lèvres de Blaise sans qu'il ne puisse le retenir.

« - Les trois premiers tomes de chaque magie.

« - Douze, conclut-il. Les plus puissants des sorciers sont morts d'avoir voulu en posséder cinq, et vous vous êtes liés à douze de ces tomes. Je suppose que vous savez où trouver les autres, et que vous ambitionnez de maîtriser les vingt.

« - Est-ce de la réprobation que j'entends dans ta voix ?

Blaise secoua la tête, visiblement en proie à un dilemme.

« - Vous allez vous tuer, souffla-t-il, et cette idée semblait le blesser.

« - Mon corps supporte de mieux en mieux la magie, contra-t-elle.

Il leva un sourcil sceptique.

« - Ce n'est pas l'impression que j'ai eu hier soir.

Étonnamment, un sourire traversa fugitivement le visage d'Aileen.

« - Oh, ce n'était rien. La première fois était bien pire.

Il se retint de justesse de lui demander ce qu'elle entendait par bien pire, présumant que la réponse ne lui plairait pas, et préféra changer de sujet. Des milliers de questions se bousculaient dans sa tête mais la réponse franche d'Aileen l'avait surpris, et il ne se sentait pas prêt à découvrir de nouveaux pans de sa vie, aussi choisit-il un sujet qu'il pensait neutre.

« - Pourquoi moi ?

La question n'était pas aussi claire qu'il l'avait imaginé, mais la jeune femme ne sembla pas s'en formaliser, comprenant son interrogation.

« - Tu es intelligent, rusé, calculateur. Tu es ambitieux, tu fais partie des rares à ne pas être sous la coupe de Harry Potter et tu étais proche de la nouvelle génération de Mangemorts.

« - Mais qu'est-ce que vous attendez de moi ? Qu'est-ce que je peux vous apporter ?

Elle eut un triste sourire.

« - Un soutien. J'ai des centaines d'alliés, et je pourrais confier ma vie à chacun d'entre eux. Mais, vois-tu, il me manque quelqu'un qui partage mes intérêts, une personne intelligente, capable de prendre des décisions quand je ne pourrai pas le faire.

Il tiqua à cette formulation, comprenant soudainement ce qu'elle voulait dire. Mais il avait besoin d'en avoir le cœur net.

« - Quand vous ne pourrez pas le faire ? répéta-t-il.

« - Ne fais pas semblant de ne pas comprendre. Pendant des années, j'ai fédéré des centaines de personnes autour de moi. Certaines sont mortes, et d'autres nous ont rejoint. Mais aujourd'hui, le Seigneur des Ténèbres est de retour. Aujourd'hui, le dénouement est proche, et je ne peux pas me permettre de perdre une seconde. Ni notre armée, ni nos espions n'ont à prendre des décisions. Ce n'est pas leur rôle. C'est le mien, mais je sais que je ne pourrai pas toujours l'assurer. Ce sera à toi de le faire. Tu es brillant. Tu es extérieur à l'Ordre, et tu connais ces familles de Sang-Pur qui L'ont rejoint. J'ai besoin de toi, et ce n'est pas une décision que j'ai pris au hasard.

Il hésita, ne sachant s'il devait se sentir honoré par cette marque de confiance ou effrayé par cette soudaine responsabilité.

« - Je n'ai que dix-huit ans …

« - Je n'en avais que dix-neuf quand ma vie a basculé.

Leurs regards se croisèrent, et il sut qu'il la suivrait jusqu'au bout.

« - Votre lieutenant, c'est ça ? lança-t-il.

« - Bien plus que ça Blaise, bien plus que ça.


« - Harry ?

Le jeune homme grimaça en reconnaissant la voix de sa meilleure amie. Il s'empressa de refermer le livre sur lequel il était penché, le faisant disparaître sous la pile d'ouvrages encombrant sa table, puis étala sa dissertation d'Etude des Moldus face à lui.

« - Oui ? répondit-il tout en ouvrant son manuel.

Se guidant à sa voix, Hermione ne tarda pas à le repérer, seul dans un coin de la bibliothèque habituellement inoccupé. Elle s'assit face à lui, une moue gênée sur le visage, et il sut qu'elle allait encore tenter de le convaincre d'arrêter ses recherches sur Aileen. Pourtant, ses gestes hésitants lui firent rapidement comprendre que quelque chose n'allait pas.

« - Tu … tu as vu Kingsley aujourd'hui ?

Il secoua la tête, passant une main fatiguée sur son visage. Il savait qu'il avait tort de ne pas s'impliquer plus dans l'Ordre, mais c'était plus fort que lui. Il voulait savoir, et cette obsession le consumait.

« - C'est … c'est Lui.

Il sentit la majuscule dans sa voix et se tendit brusquement.

« - Que s'est-il passé Hermione ?

« - Ils ont eu Mondingus. Enfin … quand l'Ordre l'a récupéré, il était à l'agonie. Il … il a juste eu le temps de nous prévenir que … que plusieurs attaques de grande ampleur se préparaient. On raconte que Son armée atteindrait les cinq cents hommes !

Harry tiqua au chiffre. Cinq cents hommes ! Même si ce chiffre était exagéré, cela représentait près d'un sixième de la population sorcière du Royaume-Uni ! L'Ordre, qui peinait à atteindre les cent cinquante adhérents, faisait pâle figure à côté !

« - Cinq cents, répéta-t-il, sous le choc.

« - Il … il a aussi des créatures magiques. Des Trolls, des Géants, et peut-être des Dragons.

« - Comment autant de personnes peuvent-elles le rejoindre, Hermione ?

Il semblait sous le choc, et la jeune fille se mordit nerveusement la lèvre avant de répondre. Elle ne voulait pas croire qu'autant de personnes haïssaient les Nés-Moldus – les gens comme elle – mais elle avait peur que ce chiffre soit plausible.

« - Eh bien … Il y en a sûrement qui croient à la pureté du sang, mais peut-être que d'autres le suivent par peur … Peut-être qu'ils n'ont pas le choix, peut-être même qu'ils sont soumis à l'Imperium ! Et … souviens-toi de Karkaroff, peut-être que des étrangers l'ont-ils rejoint !

« - Et qu'est-ce que ça changerait, Hermione ? Nous devrions être rassurés que son idéologie dépasse les frontières ?

« - Non, ce n'est pas ce que je voulais dire, mais …

Harry ne l'écoutait déjà plus, se prenant la tête entre les mains, l'air désemparé.

« - Est-ce que ça en vaut vraiment la peine ? demanda-t-il brusquement. Personne n'assume les méthodes employées par Voldemort, mais une majorité de sorciers croit en la pureté du sang … est-ce que ça vaut la peine de se battre, pour une cause à laquelle personne ne croit ? Est-ce que ces gens méritent qu'on meure pour eux ?

« - Ne dis pas ça, Harry, souffla Hermione en détournant le regard.

« - Regarde-moi, la coupa-t-il. Tu ne t'es jamais dit que même si on gagne, les gens continueront de demander la pureté de ton sang avant de t'embaucher ? Que Sirius restera toujours pour eux un criminel et Remus un loup-garou, et que personne n'honorera jamais leur sacrifice ?

« - Si, mais … Est-ce que c'est une raison pour cesser d'espérer ? Tu vas laisser les gens se faire massacrer, sous prétexte qu'ils sont hypocrites ? Tu vas laisser des Moldus mourir pour une guerre dont ils ignorent l'existence ? Tu as raison, Harry, ils ne le méritent pas. Mais les enfants, eux le méritent. Les générations futures le méritent. Ce n'est pas pour toi que je me bats. Ce n'est même pas pour moi, et encore moins pour tous ces gens. Je refuse simplement de laisser à mes enfants un monde où leur mère sera considérée comme une Sang-de-Bourbe. Je ne compte pas me sacrifier, Harry, je compte vaincre. Et quand nous aurons vaincu Voldemort, j'entrerai au Ministère, et je me battrai pour les Nés-Moldus, pour les loups-garous, pour les elfes de maisons et tous ceux qu'on opprime. Mais je ne pourrai pas le faire sans toi.

Harry baissa la tête, gardant le silence quelques instants, comme en proie à un profond dilemme.

« - Alors … qu'est-ce que tu veux ? Je ne suis pas le héros qui sauvera le monde sur son cheval blanc.

Elle eut un rire cynique.

« - Si, Harry, tu l'es. Tu ne t'en rends peut-être pas compte, mais les gens n'attendent que toi. Monte sur une table, exhorte-les à se battre et ils le feront. Aujourd'hui, on a besoin que tu sois fort. Que tu prennes des décisions, que tu apparaisses comme celui qui les guidera au combat. Kingsley fait de son mieux, mais ce n'est pas suffisant. C'est de toi que nous avons besoin. Peut-être qu'alors, tu pourras changer les choses.

Elle se leva sur ses mots, le laissant bouche bée. Il la regarda s'éloigner, puis tira le livre qu'il avait dissimulé à son arrivée. Le secret d'Aileen était là, tout proche. Il prit une grande inspiration, et se dirigea vers l'étagère où il l'avait pris. Hermione avait raison. Il était temps pour lui d'assumer ses responsabilités, et de cesser de se cacher derrière des recherches vaines. Il était déjà l'image de la lutte contre Voldemort. Dorénavant, il serait son Général. Il prendrait les décisions, en première ligne. La guerre n'avait que trop duré. Il était temps pour lui d'y mettre fin.


Avec le recul, Blaise ne se souviendrait que peu de cet après-midi en Allemagne. Si la matinée, qu'il avait passé à discuter avec Aileen, resterait à jamais gravée dans sa mémoire, la suite serait toujours pour lui un mélange de fascination et de déception. Il se souvenait avoir emprunté le passage dans la pierre, jusqu'à un lieu qu'il ne connaissait pas en France, d'où elle lui avait demandé de transplaner en Allemagne.

Ludwig Sachs était exactement comme il se l'était imaginé. Chaque fois qu'il repenserait à lui, il grimacerait de la même manière qu'Albert l'avait fait, quand le nom de l'Allemand avait été prononcé pour la première fois. Le Maître des Potions était affreusement mielleux et hypocrite, et surtout d'une lâcheté peu commune. Il refusa tout net de quitter la sécurité de l'Allemagne pour le Royaume-Uni où la guerre faisait rage, Aileen dû déployer des trésors de persuasion pour le convaincre de rejoindre sa propriété.

« - Je ne veux pas finir comme David, avait-il dit.

Finalement, sa cupidité avait balayé ses réticences. Après des heures de négociation, l'appât du gain se fit le plus fort, et il se résolut à suivre Aileen. Tous deux étaient déjà liés par le sang, et Blaise avait grimacé en songeant que le cœur de l'Allemand faisait partie de la cohorte battant dans sa poitrine.

Aileen lui avait déjà expliqué que le lien du sang empêchait toute trahison, et cette certitude lui permit de garder son calme lorsque tous trois quittèrent l'Allemagne pour la propriété d'Aileen. Néanmoins, il avait compris qu'elle n'avait pas eu le choix – se lier à lui avait été pour elle le seul moyen d'empêcher cet être lâche de la trahir au premier prétexte. Il imaginait qu'elle regretterait toujours le jour où elle avait dû faire appel à lui, sans savoir que cette erreur la poursuivrait toute sa vie.

« - Je t'apporterai les fleurs de lune dès que je le pourrais. Tâche de ne pas me décevoir.

C'était sur ces mots qu'elle l'avait laissé dans la Salle des Potions. Par la suite, Blaise se méfierait toujours de Sachs. Mais il devait avouer qu'il était un excellent Maître des Potions, bien meilleur que Rogue, ce qui n'était pas peu dire. Au fond, il valait mieux qu'il soit dans leur camp.


Et voilà ! j'essaye de faire des chapitres assez longs, histoire que vous n'attendiez pas pour rien, mais ça me prend plus de temps.

Sinon, qu'en avez vous pensé ? Albert vous plait ? Le choix d'Aileen par rapport à Blaise s'éclaire ? Par rapport aux livres, est-ce que j'ai été assez claire ? De nouvelles idées sur les objectifs d'Aileen ? Et Harry, qu'en pensez-vous ? Prêt à enfin assumer ses responsabilités ? Vous aimez Hermione ? Et Ludwig Sachs, qu'en pensez vous ?

Review, je veux votre avis ! A bientôt ;)