Bonjour à tous ! Encore une fois, désolée pour le retard ... Mais j'ai de bonnes nouvelles pour vous : les deux chapitres suivants sont intégralement rédigés, et le troisième est en cours d'écriture, donc vous n'aurez pas à attendre très longtemps pour la suite ! L'histoire se complique un peu, et je dois faire attention à respecter ma chronologie, ce qui m'oblige à revoir constamment mes scènes et leur ordre, d'où le délai d'écriture. Enfin, mes partiels se terminent demain, donc j'aurais plus de temps pour écrire, ne vous inquiétez pas !

Sinon, merci à tous de continuer à me lire, ça me touche beaucoup. J'ai relu hier toutes les reviews que j'ai reçu depuis le début de cette fiction, et ça me motive à écrire et à essayer de rendre cette histoire la meilleure possible, j'espère qu'elle continuera à vous plaire.

Merci aussi aux deux nouveaux lecteurs qui m'ont envoyé une review récemment, voilà la suite !

Alex : Merci beaucoup ! J'espère que la suite te plaira également ;)

J'arrête ici mon commentaire, place à la lecture ! On se retrouve en bas ;)


Allongé sur son lit, dans la chambre qu'il partageait avec Théodore, Drago poussa un soupir à fendre l'âme. Il ne s'était pas changé depuis son retour de Londres, et n'avait même pas pris la peine de se laver. Il s'était allongé, incapable de dormir, incapable de bouger, se sentant étrangement vide. Creux. Les scènes de la bataille tournaient inlassablement dans sa tête, mais il les voyait avec un certain détachement, comme à travers une brume, comme dans un rêve. Une seule image s'imposait avec force à son esprit. Blaise.

Il poussa un nouveau soupir en songeant à celui qui avait été son meilleur ami. Egoïstement, il lui reprochait d'avoir été là, ce jour, d'avoir refusé de le suivre, de lui faire confiance – comme s'il savait quelque chose que lui ne savait pas, comme s'il le trouvait stupide. Drago détestait cette sensation. Il avait l'impression de passer à côté de quelque chose, d'être de nouveau ce gamin pris en faute, qui ne savait que croire, méprisé par les adultes. Blaise avait tout chamboulé, et il lui en voulait, d'avoir remis en cause ce en quoi il s'efforçait de croire.

Ces derniers temps, il avait la sensation d'avoir enfin trouvé sa place. La peur qui ne le quittait pas autrefois avait disparue, ou du moins, était reléguée au fond de son esprit. Pour la première fois depuis longtemps, il avait vu une étincelle de fierté s'allumer dans les yeux de son père quand il posait ses yeux sur lui. Les Mangemorts le saluaient quand il se croisaient, lui adressaient la parole, le considérant – enfin ! – comme un des leurs, leur égal. Même sa tante reconnaissait ses mérites, du bout des lèvres mais avec orgueil, comme s'il lui devait ce qu'il était devenu.

Il avait enfin trouvé un équilibre, fait la paix avec lui-même. Il s'était forgé sa place, dans le sang, la violence et la douleur. Il n'avait jamais appris à aimer les autres, mais à les écraser, les dominer, et s'efforçait chaque jour de ressembler à celui qu'on attendait – dur, froid et insensible. Parfois, il doutait, regrettait. Puis il se rappelait ce qu'il avait fait, ceux qu'il avait tués. Il ne méritait pas mieux que ce chemin de souffrance, et le reconnaissait au plus profond de lui. Et il s'enfonçait, un peu plus, dans la voie du Seigneur des Ténèbres.

Mais Blaise était revenu, et il avait tout bouleversé. Blaise pensait qu'il méritait mieux, Blaise voulait qu'il le rejoigne. Cette simple pensée réchauffait son cœur et l'horrifiait à la fois. Car Blaise n'était pas avec Potter. Blaise avait confié sa vie à cette femme, cette sorcière si puissante qu'il ne pouvait s'empêcher de frissonner en pensant à elle. Cette femme dont le regard le brûlait encore, qui l'aurait tué pour avoir osé lever la main sur Blaise. Il ferma les yeux avec violence, maudissant la part d'humanité qui brûlait encore en lui, le soufflant de protéger son ami, et maudissant plus que tout sa lâcheté qui l'empêchait de le faire.

« - Drago !

La voix de Théodore le tira de ses pensées, le forçant à se redresser sur son lit. Le jeune homme face à lui ferma la porte d'un claquement sec, insonorisant la pièce d'un mouvement de baguette.

« - Tu as torturé Blaise.

La voix était froide, sèche, et ses yeux brillaient d'une colère mal contrôlée.

« - Je …

« - Tu as acculé Blaise dans une ruelle, et tu l'as torturé. Ton meilleur ami s'est tordu de douleur sous ta baguette et tu as maintenu le sortilège. Il était désarmé et tu l'as torturé. Lui n'aurait jamais dressé sa baguette contre toi et tu l'as mené aux portes de la mort.

Sa voix était tranchante, sifflante, mortelle. Drago avait oublié à quel point le jeune homme pouvait être dangereux. Il recula nerveusement, broyé par ces yeux noirs qui le fixaient avec haine.

« - Je … bredouilla-t-il.

Mais Théodore continuait d'avancer, bouillonnant de rage, se rapprochant dangereusement de lui. Drago déglutit péniblement, reculant encore, jusqu'à ce qu'il sente son dos butter contre le mur. Acculé, il sentit une peur sournoise glisser le long de sa colonne vertébrale, tandis que le jeune homme s'approchait, dardant un regard vénéneux sur lui.

« - Qu'est-ce que ça t'a fait, poursuivit-il, de lever ta baguette sur lui ? Tu t'es senti puissant ? Tu y as pris du plaisir ? Réponds-moi ! hurla-t-il, le visage congestionné par la fureur, aggripant le blond par le col pour le plaquer contre le mur.

« - Je …

« - Tu as essayé de l'écraser, c'est ça ? Le détruire, comme tout ce qui te rappelle ta vie d'avant ? Drago le parfait petit Mangemort, le protégé de tata Bella … Tu as vu sa poitrine se soulever d'orgueil, quand tu l'as torturé ? C'est pour elle, que tu as fait ça ? Elle exulte ! Elle a gagné et elle le sait !

Le mépris sur les traits de Théodore était plus que Drago ne pouvait supporter. Il se dégagea vivement de la poigne du jeune homme, l'envoyant s'écraser sur le lit le plus proche.

« - Tu ne sais rien ! hurla-t-il à son tour. Tu n'y étais pas, tu ne sais pas ce qui s'est passé !

« - Oh que si, contra Théodore en se relevant, les yeux brillant de haine. Tu as acculé Blaise et tu l'as torturé, tu as tué et tu as pris ton pied !

« - Tais-toi ! Tu ne sais rien de ce que j'ai vécu, tu ne sais pas ce que c'est de se retrouver face à ceux que tu aimes sur le champ de bataille. Tu n'as pas eu à prendre de décisions qui t'ont déchiré le cœur, toi. Tu n'as pas eu à torturer Blaise pour lui sauver la vie, parce qu'un autre aurait fait pire. C'est facile de juger, caché derrière son chaudron ! Mais tu sais quoi, Théodore ? Tu es un lâche. Tu te caches derrière tes potions, tu te voiles la face, tu refuses de voir les dégâts que tu fais, alors que tu as plus de sang sur les mains que nous tous réunis. Tu me dégoûtes.

Les mots de Drago se plantèrent comme autant d'éclats de verre dans le cœur de Théodore. Il avait voulu faire mal, et n'avait rien à envier à sa tante à ce moment précis. Les deux jeunes hommes se fixèrent avec haine, contractant les muscles, comme attendant le prochain coup. Puis, soudainement, la tension retomba, et la dureté des mots prononcés des deux côtés les frappa de plein fouet.

« - Théo, je … commença maladroitement Drago.

L'autre secoua la tête avec lassitude.

« - Tout a été dit, je crois.

Il se releva, se dirigeant vers la porte, puis hésita un instant.

« - Blaise … Il a parlé de moi ?

Drago se figea, comprenant la question sous-tendue.

« - Je suis désolé, Théo.

Le brun secoua la tête, et passa silencieusement la porte. Resté seul, dans la chambre dévastée par leur colère, Drago balança son poing dans le mur, retenant un cri de rage, avant de se laisser glisser au sol. Pour la première fois, il prenait vraiment conscience de ce qu'il était devenu. De ce qu'ils étaient devenus. Des connards de Mangemorts. Et pour la première fois depuis longtemps, il laissa les larmes couler librement sur son visage. Parce que la frontière entre lui et ceux qu'il aimait était devenue trop importante, et que jamais il ne pourrait la franchir. Si le Lord gagnait, il les tuerait tous, et si Potter gagnait, il finirait sa vie à Azkaban. Il ne reverrait jamais Pansy et Daphné, et Tracey, et tous ceux qui comptaient pour lui. Théodore ne saurait jamais si ses sentiments pour Blaise étaient réciproques. Et il songea, pour la première fois, qu'il avait peut-être fait le mauvais choix.


« - Harry !

Le silence seul répondit au cri de Neville. Il soupira, puis reprit son inspection du château, appelant son ami à intervalles réguliers. Il traversa le long couloir, poussant la porte de l'infirmerie. Avisant Mrs Pomfresh, il s'approcha d'elle, avant de lui demander à voix basse, sachant qu'elle détestait que l'on fasse du bruit dans son infirmerie :

« - Harry Potter est ici ?

Elle hocha négativement la tête, marmonnant que cet inconscient ne mettait jamais les pieds ici, à moins d'y être trainé de force. Neville la remercia, et reprit son inspection. Il n'eut pas plus de chance à la seconde infirmerie, ni dans la Grande Salle. Il commençait à désespérer quand finalement il tomba sur lui, dans le hall d'entrée.

« - Harry ! s'exclama-t-il, à la fois soulagé de le trouver et agacé d'avoir perdu tant de temps à le chercher.

Celui-ci leva la tête, jusqu'à croiser son regard, et le rejoignit d'un pas lourd. Neville haussa un sourcil étonné en le voyant essorer sa cape trempée, et le sécha d'un rapide coup de baguette. Harry se figea un instant, sourcils froncés, figé sur ses vêtements soudain secs, avant de reporter son regard sur son ami.

« - Désolé, marmonna-t-il. Il pleut.

« - J'ai vu … Tu es sûr que ça va ?

« - Oui, oui. J'avais juste besoin de prendre l'air. Tu me cherchais ?

Neville hocha la tête, l'entrainant à sa suite. Il ne dit rien, mais une légère crispation sur son visage révélait son inquiétude quant au comportement de son ami. Il se reprit rapidement, et entreprit de lui expliquer la situation.

« - On a besoin de toi. La situation à Londres est ... tendue.

« - C'est-à-dire ?

« - On n'arrive pas à contenir les Moldus. L'armée est décidée à pénétrer dans Buckingham, et ça devient difficile de les garder à l'écart. Netchev craint que ça ne tourne à l'affrontement, et McGonagall radote à propos du Code du Secret. Sans parler de la foule qui afflue sur Londres et des images qui commencent déjà à circuler …

« - Qu'en dit Hermione ?

Neville marqua un temps d'arrêt, et se retourna pour attraper par le bras un des deuxièmes années qu'ils venaient de croiser.

« - Hep !

Le gamin se retourna, interloqué et un peu effrayé.

« - Va dans la salle commune des Gryffondors, trouve Hermione Granger et Ron Weasley et dis-leur de nous rejoindre dans le bureau de Kingsley. Dépêche-toi !

Le gosse hocha la tête, et fila sans demander son reste, suivi de près par ses amis qui avaient observé la scène avec intérêt.

« - Il est à Poufsouffle, fit doctement remarquer Harry lorsqu'il eut disparu à l'angle du mur.

« - Et alors ?

« - Il ne trouvera jamais notre salle commune.

Neville haussa les épaules, visiblement peu affecté.

« - Il se débrouillera bien.

« - Si un jour on m'avait dit que Neville Londubat martyriserait les petits Poufsouffles …

Le jeune homme éclata d'un rire sec, avant de soupirer en voyant l'escalier sur lequel ils venaient de s'engager se mettre à bouger, pour finalement les déposer à l'opposé de leur destination. Les deux garçons reprirent donc leur chemin, empruntant divers passages dissimulés pour arriver plus vite à destination. Quand ils arrivèrent enfin en vue du bureau de Kingsley, ils se trouvèrent face à une Hermione et un Ron rouges et essoufflés par leur course à travers le château.

« - Harry ! Neville ! Désolé, on a fait aussi vite qu'on a pu, s'exclama Hermione, encore haletante.

Harry lui adressa un sourire rassurant.

« - On vient juste d'arriver, ne t'inquiètes pas.

« - Il a trouvé la salle, ajouta Neville avec un demi-sourire, ses yeux pétillant un instant alors que Harry ne parvenait pas à dissimuler son amusement.

Renonçant à comprendre, Ron et Hermione les suivirent à l'intérieur du bureau, déjà occupé par une dizaine de personnes. Minerva McGonagall, Boromir Netchev, Bill et Charlie Weasley, Hestia Jones, Dedalus Diggle et quelques autres membres de l'Ordre discutaient avec animation, les traits tirés, visiblement éprouvés par une longue nuit sans sommeil. Ils s'interrompirent brusquement en apercevant les nouveaux arrivants, le soulagement se lisant sur leurs visages à la vue d'Harry.

« - Bonjour, les salua-t-il rapidement avant de s'asseoir au bureau, face aux adultes.

Il avait peiné à s'imposer face à ces membres bien plus expérimentés que lui, qui avaient parfois tendance à ne pas le prendre au sérieux à cause de son jeune âge. Mais sa détermination lors des derniers mois et le soutien infaillible de ses amis avait finalement eu raison de leurs réticences. Il les scruta rapidement, avant de reprendre la parole.

« - Kingsley ? demanda-t-il.

« - Dans le coma, mais son état est stable. Poppy ne sait pas quand il se réveillera, ni dans quel état il sera.

« - D'accord. L'état de nos troupes ?

« - 8 morts, 41 blessés dont 16 encore à l'infirmerie.

Le ton froid de Netchev ne trahissait pas ses émotions, mais Harry avait appris à connaitre son professeur, et il savait que celui-ci était touché.

« - Et à Londres ?

Les membres du petit comité commencèrent à s'agiter, et il reprit la parole pour préciser sa demande.

« - Est-ce que la ville est sécurisée ? Où en est la reconstruction ? Et, quid des Moldus ?

« - On a sécurisé les points névralgiques, aucune trace des Mangemorts. On a retrouvé 22 corps, dont certains carbonisés. Je pense qu'ils auront besoin d'un peu de temps pour se remettre de leurs pertes.

« - Ne comptez pas trop là-dessus, grimaça Neville. Ils sont plus nombreux que nous, et ils pourraient bien tenter de nous prendre à revers pendant que nous sommes coincés à Londres.

Les autres hochèrent gravement la tête, et Hestia Jones prit la parole.

« - Tous les débris ont été évacués, les blessés sorciers comme Moldus sont en sécurité et les corps ont été envoyés vers les morgues les plus proches. Les traces des combats sont encore visibles, mais le plus important a été reconstruit.

« - Et pour les Moldus … Des photos et des films des combats circulent dans tout le pays, et même dans le reste de l'Europe.

« - Qui sait, ça alertera peut-être la communauté magique internationale, soupira McGonagall.

« - Comment ça ?

« - L'assassinat de la Reine d'Angleterre par des sorciers ? Ils ne peuvent pas laisser passer ça, c'est toute la communauté magique qui se trouve aujourd'hui en danger. Avec un peu de chance ils nous apporteront de l'aide.

« - Sinon ?

« - Sinon, ils se contenteront de couper le Royaume-Uni du reste du monde en attendant que nous réglions la situation, soupira la vieille femme.

« - Ils peuvent vraiment faire ça ? s'interrogea Ron.

« - Malheureusement, oui. Il leur suffirait de bloquer tous les accès au pays – c'est d'autant plus facile pour eux que c'est une île – et de bloquer toute information en provenance de chez nous pour protéger leurs populations.

« - Ils l'ont déjà fait ?

« - Oh, oui ! La communauté s'est déjà alliée pour faire disparaitre des petites îles, dans les Hébrides par exemple pour protéger les dragons, expliqua Charlie, visiblement informé sur le sujet.

« - Revenons aux Moldus, rappela Harry. Comment est la situation à Londres ?

« - Très tendue. L'armée veut entrer dans Buckingham et ne nous reconnait aucune légitimité à l'en empêcher, nous sommes au bord de l'affrontement. La foule est extrêmement dense devant le palais, seule la présence de l'armée les empêche de submerger les grilles.

« - La mort de la Reine n'a pas été rendue publique ? demanda Hermione.

« - Non, justement.

« - Bien. La liaison avec le Premier Ministre Moldu est établie ? Dans combien de temps le prince Charles sera-t-il à Londres ?

Une dizaine de paires d'yeux dévisagea Hermione avec stupeur, ne sachant que répondre, et elle dut prendre sur elle-même pour se rappeler qu'elle avait affaire à des sorciers qui n'avaient aucune idée du fonctionnement du monde Moldu.

« - D'accord, soupira-t-elle. Voldemort a assassiné la Reine et le Prince consort – son mari. Son fils, le Prince Charles, l'héritier du trône, est donc devenu Roi à la mort de sa mère. Il faut le faire revenir sur Londres au plus vite, et l'introniser devant le Parlement pour stabiliser la situation politique.

« - Tu sais, Hermione, c'est Kingsley qui était chargé des relations avec le monde Moldu, aucun de nous ne connait le fonctionnement de leurs institutions, grimaça Minerva McGonagall.

Harry se passa une main sur le visage, accablé par la complexité du problème.

« - D'accord, dit-il en relevant la tête. Hermione, tu es la mieux placée pour traiter avec le Premier Ministre Moldu, aucun de nous ne connait ces institutions.

Il devait avouer qu'il était impressionné par son amie. Celle-ci, bien que passant la majeure partie de sa vie dans le monde sorcier, n'avait jamais rompu les liens avec son monde d'origine, et s'était toujours tenue au courant de la situation dans le monde Moldu, même au-delà des frontières du Royaume-Uni, ce que lui n'avait jamais fait, malgré tout le temps libre que ses vacances chez les Dursleys lui octroyait.

« - J'ai 18 ans, Harry, répondit-elle en secouant la tête. Il n'acceptera jamais de m'écouter. Et de ce que j'en sais, le seul accès au 10 Downing Street est la cheminée qui se trouve dans le bureau du Ministre de la Magie.

« - Bill n'a qu'à t'accompagner, suggéra Dedalus Diggle. C'est un briseur de sorts, il saura lever les protections de la résidence du Ministre. Et il est bien plus vieux que toi, il sera pris au sérieux.

Bill hocha la tête, apparemment satisfait par cette proposition, tandis qu'Hermione grimaçait. Les sorciers ne semblaient pas se rendre compte de la difficulté de la tâche qu'ils lui confiaient. Après la mort de la Reine, accéder au 10 Downing Street devenait mission impossible. Ils ne feraient pas trois pas avant d'être arrêtés, s'ils ne prenaient pas une balle avant !

« - Bien, ceci est donc réglé. Je pense qu'on devrait également quitter Buckingham, nous n'avons plus rien à faire là-bas, et nous ne pourrons pas les retenir d'y entrer très longtemps. Je vais donner l'ordre de quitter le château.

« - Laisse-nous quelques heures, objecta Hermione. Pour l'instant, les Moldus ne sont pas au courant de la mort de la Reine, et ils n'oseront pas pénétrer dans le château tant qu'ils la pensent retenue en otage. Dès qu'ils découvriront sa mort, ils exfiltreront le Premier Ministre et nous n'aurons plus aucune chance de lui expliquer la situation.

« - Je vous laisse la matinée dans ce cas, accepta Harry. Quelqu'un a des nouvelles d'Aileen ?

Minerva émit un claquement de langue réprobateur, tandis que d'autres membres de l'Ordre, parmi les plus anciens, haussaient les épaules avec indifférence.

« - Personne ne l'a vue, répondit Ron.

« - Tant pis. Hermione, Bill, foncez immédiatement au 10 Downing Street. Hestia, Dedalus, retournez à Londres, j'ai besoin de vous pour me garder informé sur l'évolution de la situation. Netchev, Charlie, rééquilibrez les sections, reprenez les entrainements et vérifiez les équipements. Neville a raison, on ne sait jamais quand la prochaine attaque aura lieu. Neville, tu vas te coucher, je sais que tu n'as pas dormi depuis au moins 48 heures. Minerva, vous me tenez au courant de l'état de Kingsley ?

La vieille femme hocha la tête, et il clôtura rapidement la réunion. Tous sortirent en quelques secondes, et Ron et lui se retrouvèrent seuls dans le bureau.

« - Tu viens avec moi ? Il faut que je parle à Jeanne Lambert.

« - La prof d'histoire de la magie ?

« - C'est ça.

« - Pourquoi tu veux parler à cette prof ?

« - Quelque chose qu'Aileen m'a montré … Si on veut découvrir sa véritable identité, je pense que cette prof peut nous aider. Et puisqu'elle n'est pas au château, autant en profiter.


Voilà pour aujourd'hui ! J'espère que ce chapitre vous a plu, j'attends vos commentaires avec impatience ;) La suite ne devrais pas tarder à arriver, dans deux semaines je pense, le temps de m'avancer dans les chapitres suivants.

A bientôt !