Note d'auteur : Bonsoir bonsoir ! Un mois, déjà ! Honte à moi ! Je sais que je n'ai rien posté et j'ai le regret de vous annoncer que je n'ai pas avancé dans mes chapitres. J'ai été démoralisée, revalorisée, démoralisée, revalorisée, bref, retournée dans tous les sens d'un point de vue émotif. Prenez ça, ajoutez le à un stage intensif et vous obtenez une Anya plus qu'éreintée, découragée et malade. Ce qui m'a empêchée de faire bien des choses.
J'espère que vous aimerez ce chapitre. j'étais tellement découragée qu'il n'était jamais parfait, même recommencé 5x alors tant pis, je vous le laisse ainsi, sinon vous ne l'aurez jamais ! Bye bye et hum… à la prochaine?
Les années étaient passées et l'enfant, renommé Coeur de Lune par sa mère de meute avait grandi parmi ses frères. Insouciant, il aimait courir en compagnie des autres louveteaux, savourant le souffle du vent sur sa peau nue et le bruit des oiseaux qui le réveillait chaque matin. Il ne courait pas aussi vite que ses frères et il ne hurlait peut être pas comme eux mais le cadet des louveteaux se sentait à sa place. Il savait qu'il était différent. Déjà, il avait su se mettre sur ses deux pieds contrairement à ses frères et il n'avait pas un aussi bon odorat et une aussi bonne vue pour dénicher des proies.
Heureusement, il pouvait compter sur le soutien de Mère Louve. C'était son lait bien gras qui l'avait nourri et fortifié, c'était son pelage bien chaud qui avait chassé le froid, c'étaient ses crocs qui l'avaient défendu. Il lui devait tout.
Il se souvenait très bien, quand ses frères avaient participé à leur première chasse, ils avaient été si doués pour courir après les proies et leur tendre des embuscades. Lui n'avait même pas été capable d'attraper un lapin tant il était maladroit. Le petit animal l'avait vite repéré et avait détalé avant même qu'il ne puisse faire un pas. Ses frères s'étaient bien moqué de lui pendant plusieurs jours et lui n'avait plus participé à la chasse. Tout ce qu'il pouvait faire, c'était surveiller les récentes portées tout en étant lui-même surveillé par sa mère.
Il n'avait jamais vraiment eu le droit de s'éloigner de la grotte. A chaque fois qu'il partait en expédition, Croc d'argent, le plus âgé de la portée, l'accompagnait et Coeur de Lune n'avait jamais pu approcher des limites du territoire de la meute. Bien sur, il avait essayé, curieux comme tous les louveteaux mais Père Loup avait été furieux et il n'avait plus jamais réessayé. Le seul endroit où il pouvait se rendre sans être surveillé et où il était en sécurité, c'était le coeur de la forêt. Il se sentait bien dans ce lieu que Mère Louve avait appelé le Coeur des origines. Elle disait que les arbres étaient habités par des esprits qui protégeaient la forêt et ses habitants.
Coeur de Lune aimait bien cet espace car les odeurs qu'ils connaissaient se rassemblaient en ce coeur. Il reconnaissait l'odeur de sa mère et de ses frères, l'odeur des arbres et de leurs feuilles qui le protégeaient quand il se laissait aller à ses rêves. Des hommes, il ne restait aucun souvenir. Coeur de Lune se comportait comme un loup : il grognait et hurlait avec ses frères, arrachait la viande à même la carcasse mais jamais il n'avait parlé. Il savait pourtant qu'il était différent. Il voyait bien que ses frères, eux, ne marchaient pas sur deux jambes, qu'ils avaient des poils alors que lui n'en était pas doté et, surtout, ils ne se ressemblaient pas du tout.
Là où les loups chassaient, le cadet des louveteaux déambulait, parfois à quatre pattes, parfois sur ses deux jambes, pistant ça et là les odeurs des animaux. Il jouait souvent à ce genre de chose avec Croc d'argent, son frère ainé mais il perdait souvent. Croc d'argent était le plus fort mais il ne se moquait jamais de lui et l'encourageait en jappant. Très souvent, il lui montrait sa manière de faire, ses techniques d'approche de la proie et le cadet en prenait de la graine, devenant chaque jour un peu plus fort. Il n'avait pas conscience que ses talents de veela l'y avaient aidé et qu'il avait performé ses sens pour répondre à ses attentes.
Une fois qu'il était devenu fort, traquer les proies était devenu chose facile pour lui mais il ne participait que rarement à la chasse, sa mère le couvant et le forçant à surveiller les petits. Mais quand il ne surveillait pas, il gagnait les parcelles de la forêt les plus éloignées tout en restant sous la protection de l'Esprit-roi. Il ne savait pas ce que c'était mais l'alpha lui avait raconté qu'il s'agissait d'esprits veillant sur la forêt et ses habitants. Depuis, Coeur de Lune savait qu'il n'avait rien à craindre tant qu'il restait près du coeur même de leur territoire car en cas de danger, il lui suffirait d'y retourner pour y être hors de portée .
Dès lors, il s'était amusé à suivre chaque piste, chaque odeur qu'il découvrait pour l'associer à quelque chose. Il adorait découvrir de nouvelles choses et Croc d'argent l'accompagnait souvent, foulant la terre de ses pattes puissantes à ses côtés.
Quand il n'était qu'un petit louveteaux, Draco était lent, maladroit et peu doué. Ses frères ne jouaient même pas avec lui. Seul l'ainé, plus calme que ses frères, était resté avec lui, l'entrainant dans ses parcours du territoire. C'est lui qui lui avait donné gout à ses explorations et à ces jeux qu'ils partageaient si bien qu'il arrivait à Coeur de Lune de partir en quête de nouvelles aventures tout seul.
Les années avaient passé. Ses frères avaient grandi et chassaient désormais ensemble, Croc d'argent les rejoignant quelques fois. Mais Draco, lui, n'y assistait pas. Il n'avait jamais aimé la chasse. Pourtant il aimait bien suivre les odeurs, découvrir de nouveaux animaux, suivre leurs parcours mais il n'avait pas cet instinct de poursuite qu'avait tous les membres de la meute. Non. Lui restait différent des autres avec sa faible constitution qui ne lui permettait pas de lutter contre le froid et ses hurlements si bizarres comparés à ceux de ses frères.
Lorsque les années avaient passé et que ses frères étaient devenus de gros loups adultes, lui était resté à l'écart, protégé par le coeur de la forêt. Il restait souvent seul ou en compagnie des autres animaux mais quand le soir venait, il regagnait toujours la grotte où sa mère venait dormir contre lui, le réchauffant de sa fourrure. Près de la femelle alpha, il avait l'impression d'être à sa place. Ou presque. Il y avait toujours cette sensation de différence qui subsistait. Qui était-il vraiment? Mère Louve lui avait dit qu'il était son louveteau. Ni plus, ni moins. Il avait bien essayé de comprendre pourquoi il était si différent mais elle n'avait pas répondu à ses suppliques.
- Un jour tu comprendras, Coeur de Lune, mais pour l'instant, dors. Demain est un autre jour.
Et Coeur de Lune s'était rendormi. Les premiers jours, il s'était vaguement souvenu d'une caresse de la main de sa mère sur son visage, dans une tentative d'au revoir mais très vite, la langue de Mère Louve l'avait remplacée et les dernières images qu'il avait de Narcissa s'étaient effacées et avec elles, toute trace de sa vie d'homme. Désormais il était loup, rien que loup. Et les hiver s'étaient succédés.
Draco avait 15 ans. 14 ans que Narcissa l'avait déposé dans cette forêt, le protégeant de son père. Il avait bien grandi et sa mère l'avait laissé exploré tous les recoins de la forêt. Il connaissait à présent toutes les odeurs par coeur, du plus petit écureuil au plus gros sombral. Il les reconnaissait toutes et, surtout, il connaissait mieux que quiconque les limites du territoire pour les avoir longuement gardées en compagnie de Croc d'argent.
Mais un jour, alors qu'il patrouillait comme à son habitude le long des frontières, il l'avait sentie. C'était une odeur particulière qui lui rappelait le coeur de la forêt. Que faisait cette odeur à la limite des frontières? Devait-il la suivre? Elle ne devait pas y être. Il ne pouvait pas quitter le territoire… Il fallait qu'il sache…
