Hey! Je fini de poser le décor et je suis à vous! Avez-vous passé une bonne journée, êtes-vous bien assis? Moi, je suis actuellement en vacance! (hip, hip, hip... Non, il n'y a personne? Quelqu'un?)

Bref, enfin on entre dans le vif du sujet!

Résumé des épisodes précédents: Yume Kitsune, ninja chūnin d'Iwa, reçoit pour mission l'infiltration de l'Akatsuki, l'organisation criminelle la plus dangereuse du moment. D'abord réticente, elle finit par accepter, pour redorer le blason de sa famille au grand complet, décimée entièrement lors de multiples missions données par le village. Pour faire disparaître le mépris que les habitants ressentent pour elle, elle accepte et, après être allée dire un dernier adieu à la tombe de ses parents, quitte le village en compagnie de deux de ses anciens amis d'enfance, avec qui elle ne s'entend plus du tout.


-Je peux savoir ce que tu fais, triple idiot?

-Je ne te permet pas de me traiter! Et en plus, c'est super important, et c'est dans le rituel!

-Ton "rituel" n'est rien pour moi, et si tu le tues, je te tue! Il me le faut vivant pour toucher la prime!

-Ah ouais? Et alors? J'en ai rien à foutre de la prime, moi!

-Et moi, je n'en est rien à faire de ton rituel. Les choses matérielles on le mérite d'exister.. Pas comme ton "Dieu machin"... S'embêter à faire toutes ces choses inutiles alors que nous pourrions poursuivre plus de criminels et s'enrichir encore plus...

-Moi, l'argent ne m'intéresse pas! Je suis déjà d'accord pour accepter de t'accompagner dans tes traques débiles alors que je pourrais me taper des ninjas avec bien plus de force vitale que tes shinobis à la noix...

-Oh, pour ça ne t'en fais pas! Dès que nous aurons retrouvé l'autre imbécile pour le soigner, et que nous nous serons vu attribué nos jinchūrikis , tu auras de quoi te satisfaire pour un bon bout de temps. Et là, peut-être que tu pourras chasser mes primes tranquillement?


Chapitre 4:

Durant plusieurs jours, nous nous dirigeâmes vers le village des éventails sans dévier en traversant les bosquets et les cours d'eau, prenant les petits chemins serpentant le long des flancs de la montagne Kigengawarui avant de bifurquer vers l'est pour passer par le col d'Asaki et traverser les bois Kaneto, Kurotsuchi et Akatsuchi ne devant pas être vus en compagnie d'une « criminelle de rang S ».

Mis-à-part quelques brigands que Kurotsuchi s'empressa d'assommer avant que je n'est le temps de m'amuser un peu -je la soupçonnais au passage d'en faire exprès pour me frustrer-, on ne croisa personne et le temps me paru extrêmement long, d'autant que mes deux compagnons n'étaient pas bavards ou seulement entre eux. Je passais donc le temps en observant le paysage et les animaux ou en chantant des chansons traditionnelles d'Iwa, à tue- tête. Amusé, Akatsuchi frappait énergiquement dans ses mains mais Kurotsuchi se contentait de lever les yeux au ciel, concentrée sur la mission.

Un soir, alors que j'étais partie chercher du bois pour notre feu de camps, je surpris en revenant une conversation entre eux.

-Le village des éventails est encore loin? Protestait Kurotsuchi. Je n'en peux plus de marcher des kilomètres tous les jours et de l'entendre hurler comme un cochon qu'on égorge.

-Nous y serons demain, sans doute vers midi. Répondit Akatsuchi. Mais si c'est là-bas que les deux membres de l'Akatsuki ont été aperçus, ils se sont forcément déplacés depuis.

-Je sais... Quelle barbe cette mission! On ne nous a pas préparé à supporter ça, à l'entraînement!

-Ne dit pas ça... Yume pourrait t'entendre. Et puis c'est de la plus haute importance pour le village. Imagine si elle réussit? L'Akatsuki sera démembrée grâce à Iwa et peut-être même arriverons nous à nous approprier les jinchūrikis des autres villages! Après tout, on ne sais pas ce qu'ils en ont fait!

La jeune fille esquissa un sourire.

-C'est vrai. Iwa sera plus puisant aux yeux des autres villages cachés... Mais encore faut-il que Yume réussisse. Elle manque bien trop de discipline. Et elle n'est sans doute pas assez puissante pour qu'ils l'acceptent dans leurs rangs. Avec des ninjas comme Deidara-nii...

-Ne dit pas ça, ne dit pas ça, répéta Akatsuchi en riant. Et puis encore faut-il que nous les trouvions!

-Qu'ont affirmé les sources?

-D'après nos informateurs, ils se dirigeaient vers le sud, en direction de Suna. Mais nous n'avons aucune certitude. Ils ont très bien pu changer de direction.

Accroupie derrière un arbre, j'arrachais l'herbe à mes pieds avec frénésie, enfonçant mes ongles de plus en plus longs dans la terre et les cailloux. Démembrée grâce à Iwa? Grâce à eux? Et moi dans tout ça, mon clan?! Ils dépassaient les limites de tout ce que je pouvais supporter, cette fois!

Qui allait risquer sa vie pour tous ces gens qui me regardaient avec dédain?! Qui me bousculaient dans la rue et me lançaient des remarques désobligeantes parce que je ne prenais pas le temps de répondre par un sourire à leur visage déjà indifférent?

Les mâchoires serrées, je fis demi-tour en laissant sèchement tomber le tas de branchages que je m'étais évertuée à ramasser par terre pour le feu. Je n'avais pas besoin d'eux pour infiltrer cette organisation, j'allais y parvenir seule et ce village d'ignares verrait de quoi j'étais capable et de quoi était capable mon clan!

Même si dans l'immédiat, je mourrais juste d'envie de tous les laisser tomber.

Pour ne pas qu'Akatsuchi et Kurotsuchi m'entendent m'éloigner, je bondis immédiatement dans les airs et atterris sur la branche d'un arbre qui craqua sous mon poids. Crispant tous mes muscles, j'écoutais le silence de la forêt, figée dans mon mouvement. Il faisait plus sombre que le jour de mon départ mais je pouvais tout de même voir le feu des ninjas d'Iwa au loin, frémissant derrière les branches des arbres. Ils n'avaient vraisemblablement pas bougés.

Sautant de branches en branches, j'entrepris de mettre le plus de distance possible entre eux et moi, filant à travers le bois aussi vite que possible. Qu'ils ignorent ou non que j'avais surpris leur conversation, nous allions certainement nous rendre, dans le doute, au même endroit. Certes, je ne connaissais pas l'emplacement exact de l'Akatsuki et partir seule augmentait les risques de ne pas les trouver et me perdre. Mais je n'en avait rien à faire. Je saurais mettre la main dessus. Je devais mettre la main dessus. J'étais une Kitsune, une native d'Iwa. Dure comme la pierre.

Jetant un regard négligeant par dessus mon épaule, je n'entrevis que les ténèbres en direction de la clairière que j'avais quitté. Je pris appuis sur un tronc de sapin, et fis quelque foulées vers la cime avant de m'y arrêter, debout à la verticale, la main en visière pour tenter d'apercevoir la flamme du feu de camps.

Qui n'était plus là. En quelque minutes à peine, il venait de se rendre compte de ma fuite et s'étaient lancés à ma poursuite. Ou avaient abandonné, qui sait? Voyant les arbres s'agiter en rythme cent mètres en arrière, l'ondulation se rapprochant de plus en plus dans ma direction, je dû me rendre à l'évidence. Ils se rapprochaient. Vite.

Mais j'étais Yume Kitsune. Jamais ils ne me rattraperaient.

Je joignis les mains pour former trois mudrās sentis mon corps se gondoler, se torde pour finalement s'amincirent et prendre la forme gracieuse du faucon que j'avais déjà adoptée quelques jours plus tôt, à Iwa, et je pris la direction du ciel, les yeux rivés sur la lune qui éclairait faiblement les bois clairsemés loin en dessous, alors que je luttais contre la gravité pour m'arracher à mes chaînes.

...

Pour ne pas prendre le risque d'être reconnue par les habitants de la région, car des affiches de mon nouveau visage avaient été placardées un peu partout, je traversais une forêt et fit un long détour en direction du sud en prenant soin d'éviter les lieux habités. Je me guidais grâce au soleil et progressais le jour pour éviter de me perdre encore plus que je ne l'étais déjà, peu sûre que je me trouvais dans la bonne direction. Les cartes que nous avions étudiées à l'académie ninja étaient précises, mais je n'avais jamais été une élève sérieuse.

Pourtant, cela ne m'inquiétais pas et j'avançais presque à l'aveuglette.

J'étais dans un état proche de l'euphorie, ravie d'être enfin tranquille, et j'avais le sentiment que ma vie, la vraie, commençait enfin. Un peu d'action et d'aventure, c'était tout ce dont je rêvais depuis que j'étais petite. La perspective que ce soit uniquement pour l'intérêt du vieux ne ternissait presque pas cet agréable tableau. Le fait que je risque de mourir dans les jours qui allaient suivre m'inquiétais un peu plus, mais je faisais de gros efforts pour y penser le moins possible.

Pour me nourrir, j'entrepris de chasser en prenant la forme de diverses animaux que je savais reproduire, rapaces ou félins en passant par les loups et les chiens sauvages, malgré les recommandations du Tsuchikage qui m'avait bien recommandé de rester sous forme humaine le plus souvent possible. Je me dirigeais vers le sud en direction du village caché de Suna, et me réfugiais plusieurs nuits de suite dans des hameaux en ruines, vestiges des nombreux combats qui avaient opposé nos deux pays.

Alors que je traversais justement les décombres couverts de mousse d'une maisonnette isolée et inhabitée depuis plusieurs années, je manquais d'écraser avec ma bottine une petite poupée qui tombait en poussière et la ramassait avant de la tendre à bout de bras devant moi, éclairée par un mince rayon de soleil passant par un trou du toit. Le bouton qui représentait son œil droit avait disparu et l'autre pendait lamentablement dans le vide, seulement rattaché à un fil de laine raidit de boue sèche.

-Décidément, murmurais-je pour moi même, Iwa brûlait d'amour et de compassion pour les habitants de son propre territoire...

Soudainement prise d'une colère noir, je poussais un cri de rage et donnait un coup de poing dans le mur de brique à côté de moi, écrasant la poupée entre mes doigts transformés en griffes dures comme de la pierre. Mon coup de colère n'effraya que quelques oiseaux qui s'envolèrent en poussant des cris aiguës. Je les regardais disparaître derrière les arbres et laissais tomber sur le sol les débris du jouet d'enfant que j'avais écrasé dans ma paume.

Une guerre avait eu lieu ici, des années auparavant. Je n'écoutais pendant les cours particuliers d'histoire, avec monsieur Yagami. Je ne me souvenais pas des camps qu'elle avait opposé, mais quelle importance cela avait-il? Iwa avait tué, comme les autres.

Le village d'Iwa différaient des autres villages cachés. Tous avaient une atmosphère qui leur était propre, un état d'esprit, des valeurs une culture. Lors de mon examen au village caché de l'eau par exemple, j'avais découvert à mes dépends que les ninjas du village caché de Suna et de Kiri étaient sûr d'eux et hautains, et avaient une discipline encore plus rigide que la notre. Ceux de Konoha, en revanche, avait au moins le mérite d'être plus noble et droit, mais d'un faiblesse excessive et d'une naïveté affligeante. À Iwa en revanche, les shinobis étaient tous frères, ils restaient unis contre l'adversité et se débarrassaient des gêneurs ensemble.

Cette caractéristiques m'avait rendue fière de mon village. C'était un peu avant la mort de ma grand-mère.

Mais cet unité, cette entente entre les shinobis d'Iwa, avait l'inconvénient de devenir un barrage imperméable, si on n'étais pas intégré du tout au groupe.

Si on était haït par eux, comme moi.

Me laissant glisser en position assise, le dos appuyé contre le mortier de la maison, je laissais errer mon regard dans la pièce poussiéreuse. Le plancher s'était effondré et craquelé par endroit, laissant jaillir d'épaisses touffes d'herbe jaunâtre. Du lierre avait poussé le long d'un mur gris qui avait du être blanc, un jour. Des meubles pourris étaient renversé, poussés dans les angles du murs, brisés, en partie brûlés. Une partie du toit s'était écroulée, laissant voir le ciel et les poutres de bois au dessus.

J'avais aussi abandonné un os d'animal que j'avait rongé en chemin, vestige d'une de mes "proies". Je n'avais plus rien à manger et il allait falloir que je ressorte tuer des petits animaux. Ça ne m'amusait pas mais, comment faire autrement?

Tentant de me remémorer les cartes du monde shinobi qu'on nous apprenais à l'académie, je finis par m'endormir la tête sur l'épaule, le dos appuyé contre le mur de pierre, cédant à l'épuisement de plusieurs jours de marche d'affilée et aux nuits courtes qui les avaient accompagnées, interrompues par des cauchemardes sordides et des rêves confus.


Les membres de ma famille entière étaient présents, debout dans un nuage de brume, non loin de moi. Alignés, de marbre, il ne me lâchaient pas des yeux, se tenaient pas la main.

Même ma grand-mère et mon grand-père étaient avec eux, alors que l'une était morte bien après, et l'autre, bien avant. Leurs regards était fixe, plein de tristesse et d'amour mêlé.

"Vous êtes en vie!" Hurlais-je, avant de m'interrompre, étonnée par le ton de ma voix. Levant mes mains à la hauteur de mon visage, je vis qu'elles étaient plus petites. Mais c'était bien les miennes, avec mes longs doigts et mes ongles rongés. J'étais redevenue une petite fille d'une dizaine d'année, et les voyais tous d'en bas. Me rongeais-je déjà les ongles à cette époque? Non, mais cela ne m'interpella pas.

Je bondis en avant pour les serrer dans mes bras. Mes cheveux, très longs, caressèrent mon dos jusqu'à mes reins. Je sautais dans les bras de ma mère, puis de mon père, qui me fit la bise, me piquant les joue avec sa barbe blonde. La sensation était incroyablement réelle. Je blottis ma tête dans son cou et humait son odeur, que j'avais presque oubliée. Derrière lui, mon grand frère, plus jeune que moi aujourd'hui, me regardait. Un des seuls membres de la famille à avoir les cheveux bruns, il était âgé de douze dans à sa mort.

Je lui adressais un signe de la main auquel il répondit, puis sourit.

J'écarquillais les yeux.

Son visage, d'abords lisse et fidèle à celui de mon frère, commença à s'amollir, devenir plus laid. Son nez s'écrasa, rougit, se couvrit de verrues. Je poussais un cri qui s'étrangla dans ma gorge et n'émit pas le moindre son. Affolée, cherchant un moyen de prévenir mes parents qui ne réagissaient pas, je me saisit du col en tissu de ma mère et le secouais violemment sans cesser de m'arracher la gorge en hurlements silencieux.

Voyant qu'aucun de mes parents ne réagissaient, je reportais machinalement mon attention sur mon frère et me rendis compte qu'il ne s'agissait pus de lui, mais d'Onoki.

-Supriiiiise! Ricana ce dernier avant d'agiter sa main aux doigts crochus, puis se détourner tranquillement et me laisser seule aux mains de mes parents qui ne bougeaient toujours pas.

Je tentais de crier plus fort et tirais avec acharnement sur le col avant d'y baisser les yeux et de me rendre compte que le tissu était devenu noir, à nuages rouges. Soudainement, mes deux parents tournèrent la tête vers moi, avec la brusqueries et les claquement caractéristique des marionnettes shinobis qui me terrorisaient tant lorsque j'étais enfant. Mais ce n'en était pas.

C'était des crânes, souriants.

Et sur leurs dents grouillaient des fourmis.


Ma tête appuyée contre une brique, chuta et heurta mon épaule, faisant claquer mes mâchoires. Je restais un instant immobile, les yeux grands ouverts et sans oser bouger un muscle, mais la pièce était vide.

Un craquement me fis légèrement sursauter. M'étais-je endormie? La raideur de ma nuque me l'indiquait mais je n'avais pourtant pas l'impression que le temps est passé si vite.

Un nouveau bruit m'interpella, me réveillant cette fois complètement. Quelque chose s'approchait, je pouvais en distinguer chaque pas. Peut-être un gros animal? Pour en avoir le cœur net, je tentais d'en ressentir le chakra et fronçais les sourcils. Cela ne ressemblais en rien à ce que j'avais réussie, jusque-là, à détecter. Mon niveau et ma sensibilité étaient très médiocres, mais n'importe qui aurait deviné que ce qui approchait n'était pas normal.

Intriguée, je me redressais en bayant et me dirigeais d'un pas tranquille vers la fenêtre, avant de m'y pencher, plus curieuse qu'inquiète. L'espace d'une seconde, je m'imaginais dans le rôle d'une mère au foyer se penchant à sa fenêtre après son ménage, deux marmots accrochés aux jambes... La vision disparu soudainement en même temps que le claquement d'une cape agitée par un léger coup de vent. J'écarquillais et mes lèvres articulèrent un "merde..." silencieux alors que je me laissais littéralement tomber au sol, la tête baissée et accroupie sous la fenêtre, hors de vue.

Des capes noires, des nuages rouges.

Je m'étais faites bassiner pendant plus de quatre heures avec ces motifs, et Kurotsuchi m'avais interrogée chaque soir pour voir si j'avais retenue l'apparence physique de mes cibles. Et je l'avais retenue.

Cette fois sans bouger d'un cil, rentrant la tête dans les épaules, je me mis à ramper le plus possible de la fenêtre en faisant de mon mieux pour ne pas faire craquer le plancher. En face de moi, l'ouverture de la porte, béante, et cette même porte arrachée et abandonnée sur le sol. Avisant un coin sombre, je mis dirigeais lentement, à l'aide de mes coudes dans lesquels se plantèrent plusieurs échardes.

Des éclats de voix commençaient à me parvenir. Visiblement, l'un d'eux était énervé et ce plaignait longuement à un second dont j'entendais très vaguement le son des pas. Il finit par pousser un grognement alors que le premier continuait de parler sans interruption. Je devinais qu'ils s'approchais de plus en plus de ma piètre cachette car je parvins bientôt à comprendre leur conversation.

-Pain exagère! S'exclamait le premier. Nous étions si bien partis et il faut faire un détour pour soigner ce gros boulet!

-La ferme, Hidan... Répliqua le second d'une voix traînante et légèrement étouffée, comme par un morceau de tissu. Ce n'est pas toi qui aura à t'en occuper.

-Et alors? Je suis quand même obligé de t'accompagner. En plus, ce n'est pas comme si je risquais de mourir ou quoi que ce soit.

Parfaitement immobile, je m'appliquais à ralentir ma respiration. Je connaissais les ninjas de rang S puissant. Je savais qu'il suffisait d'un rien, d'un rien pour que je sois repérée.

Je sursautais. Un froissement d'herbe juste de l'autre coté du mur.

Un homme entra précipitamment et balaya la pièce du regard, l'air vaguement soupçonneux. Le second resta sur le pas de la porte, calme en apparence, mais une vrai tension venait brusquement de s'élever dans l'air. J'avais presque le sentiment qu'ils pouvaient tous deux entendre mon cœur battre la chamade.

-Bizarre... Marmonna celui qui était entré en faisant lentement le tour de la pièce, inspectant tous les recoins. J'étais pourtant sûr d'avoir entendu quelque chose venant de cette ruine.

Perchée sur une des poutres du toit, une chouette hulotte observait les lieux avec dédain. Moi.

Je ne savais pas quel miracle j'étais parvenue à me transformer si vite. Sûr qu'il s'en était fallu de peu.

Sans un mot, le deuxième ninja entra à la suite de son partenaire et repassa sur chacun de ses pas, posant son regard sur tout. Contrairement au premier, il ne s'approchait pas autant, mais semblait malgré tout bien plus attentif aux détails. Je me souvins à cet instant du minuscule petit os abandonné près de la fenêtre. À cet instant, le nukenin le vit et s'approcha d'un pas lent avant de se pencher pour le ramasser.

Il l'inspecta, le tourna devant ses yeux, puis les leva et croisa mon regard. Je cessais de bouger. Je sentais ma résolution et ma métamorphose flancher sous l'intensité de ses yeux. Notre échange fut interrompu par celui qui se nommait Hidan, donnant une grande claque sur l'épaule de son partenaire.

-Bon, tu viens Kakuzu? il y a rien ici! On est tombé dans le trou le plus perdu du compté!

L'intéressé tourna la tête vers lui ce dernier le lâcha et recula brusquement, un sourire effrayé aux lèvres.

Visiblement satisfait de son petit effet, le nukenin à la cagoule laissa tomber l'os sur le plancher et sortit de la cabane en essayant de réprimer sa satisfaction. Le second, furieux, le suivit en protestant violemment, tentant de se justifier.

J'attendis que l'intensité de leurs voix baisse, puis je planais jusqu'au sol, à bout de force. Me transformer en un animal aussi petit avait été une épreuve. Cela me demandais de comprimer mon chakra pour l'emprisonner dans mon corps. Une telle chose était extrêmement difficile à réaliser, et je n'y parvenais que pendant un court instant.

Je décidais de prendre une forme un peu plus grande et surtout, qui m'étais si familière que je pouvais facilement y passer plusieurs jours d'affilé sans trop faiblir. De plus, la ruine était entourée de forêt dense; Elles étaient paisibles, silencieuses et très pratiques pour se cacher, mais malheureusement, elles me ralentissaient grandement, du moins sous forme humaine. Je pris donc complètement le corps d'un renard, une de mes métamorphoses préférées, et filais entre les arbres de plus en plus nombreux à mesure je m'éloignais des montagnes d'Iwa.

L'herbe humide me rafraîchissait et je continuais ma course en pleine forme, jusqu'à ce que la nuit soit tombée depuis longtemps. C'était une des seules formes que je pouvais utiliser sans garder ma taille et ainsi me permettre de me glisser dans les bosquets et les fossés, à l'abri des regards.

Les deux nukenins ne s'étaient pas beaucoup éloignés, car ils marchaient à un rythme normal, plus digne de civils que de criminels surentraînés. Cela m'étonna, car cela brisait quelque peu leur image, mais je n'allais pas m'en plaindre, car cela me permettait de les suivre presque sans risquer de les perdre de vue.

Toujours cachée dans les fougères, je les suivis en tentant de dissimuler ma frayeur et mon excitation.

Quelque chose n'allait pas avec ces types-là. Comme si ils étaient déjà mort, et en même temps, non. En tout cas, ils étaient très fort. D'une force écrasante même. Si jamais il découvraient qui j'étais, je ne pourrais sans doute rien tenter contre eux, du moins, pas sans mes pleins pouvoirs.

Maintenant, il allait me falloir gagner leur confiance pour mieux leur mentir et les piéger.


Merci ShaunyBlackSheep pour ta review! ;) Oui j'aimais bien Kunai aussi, il m'est venu spontanément lorsque j'écrivais! :D je fais pas mal de trucs sur des coups de tête moi ^^. Effectivement, Kurotsuchi et Yume on vite totalement pris des chemins différents et elles ont toutes les deux une manière bien à elles de penser! Laquelle à tort, laquelle à raison? C'est à vous de choisir! :))


Je me demandais quoi donner comme nom aux montagnes et aux bois. Je pensais les appeler "mauvaise humeur", quelque chose comme ça. Mais bon, c'est Yume qui les a pas en estime, et c'est pas elle qui les a nommés! Alors je leur est mis des noms classiques, d'ailleurs, je sais même plus la traduction exacte. Il me semble que ... Oui, bon, je sais plus en fait. ^^

Vous noterez au passage le clin d'œil à Death Note avec "Monsieur Yagami" :p J'avais ce nom en tête quand j'écrivais et j'ai pas résisté ^^

Bonne anniversaire, bonne fête, bonne année, joyeuse pâque, joyeux noël, MERDE!