Un jour prochain, le monde m'appartiendra.

Et ma première bonne action sera d'instaurer six mois de vacances, deux fois par an!

Non, je plaisante, j'aime bien les cours! Mais comment faire... Pour comprendre les principes de l'inflation et des rendements factoriels?!

Résumé des épisodes précédents: Yume, ninja d'Iwa, est chargée de s'infiltrer dans l'Akatsuki. Elle tombe sur deux de ses membres (franchement bizarres) et décide de les suivre pour qu'ils la remarquent et lui propose d'eux même de se mêler à leur groupe. Mais les choses ne sont jamais aussi simples, et sa première rencontre avec l'un des deux coéquipier tourne vite au fiasco. Outrée, elle décide de se rattraper. Mais il ne lui reste qu'une seule chance.


-... Je peux savoir ce qui t'es arrivé?

-Ah, je me suis éclaté! J'ai rencontré une petite brune en bas, puis après je me suis fait sauté dessus par un tas de jolies nanas...

-... Et pourquoi es-tu dans un état pareil? Ce sont ces femmes qui t'on fait ces traces de griffures?

-Tout juste! De vrais furies, celles-là! Faudra qu'on reviennent dans le coin.

-C'est ridicule, nous n'avons aucune raison de nous attarder. De plus, nous avons du travail.

-Pff, t'es vraiment rabat-joie, quand tu t'y mets!

-...


Chapitre 6:

Je troquais ma serviette trempée contre un kimono bariolé selon ma propre fantaisie, et marchais d'un pas tranquille dans la chambre pour remettre tout en place, ne laissant derrière moi des traces de pas humides qui ne tarderaient pas à disparaître. Apres avoir inspecté chaque recoins pour vérifier qu'aucune preuve ne remontant jusqu'à moi n'avait été oubliée, je sortis sur le balcon et allait m'adosser à la balustrade qui surplombait la rue pour faire le point avant de passer à l'action. Il faisait bon et la nuit achevait de s'installer. Seule une ligne d'un bleu plus clair vers l'ouest indiquait qu'à peine une heure plus tôt, il faisait encore grand jour. Il régnait une agréable chaleur estivale et je passais distraitement une main dans mes cheveux humides, les agitant distraitement pour les sécher.

Iwa entrait tout juste à l'époque printanière, lorsque la mission avait débuté. Il y faisait chaud car nous nous trouvions en altitude, mais à peine descendu des hauteurs, l'hiver reprenait ses droits. Jamais je ne me serais permise de sortir aussi peu habillée là-bas, à cette époque de l'année. Mais plus nous progressions en direction du sud, plus nous semblions avancer dans la saison. Ce don de chaleur inespérée avait quelque chose de réconfortant, mais restait malgré tout perturbant, pour moi qui n'avais jamais voyagé. Et je n'étais pas prêtes de m'habituer à ces saisons devenues folles étant donné que nous ne cessions d'avancer et que j'ignorais jusqu'où avaient l'intention de se rendre les deux nukenins, que je ne perdais jamais de vue. Il me fallait prouver qu'Iwa avait eu tort de me considérer comme une moins que rien jusqu'à aujourd'hui.

Je sondais les environs de nouveau pour vérifier leur présence avant d'étendre sur la totalité de la ville à la recherche d'anbus, sans parvenir à ressentir quoi que ce soit. Malgré le fait qu'il s'agisse d'une des capacités officielles de mon clan, j'étais nulle en détection de chakra et ce depuis toute petite, et les forces titanesques émanant des shinobis et éclipsant toutes les autres sources d'énergies n'était pas là pour me faciliter la tâche.

Pensive, je me penchais par dessus la balustrade, embrassant la rue du regard en tentant de repérer à l'œil nu de potentiels shinobis susceptibles de contrecarrer mes plans, mais je ne vis que des touristes flânant tranquillement et indifférent aux dangers qui planaient sur leur tête. Ce soir, la plupart d'entre eux mourraient, et aucun ne semblait en avoir conscience.

-Me douterais-je de l'arrivée de ma mort lorsqu'elle surviendra? Me demandais-je tout haut.

La plupart des ninjas espéraient mourir en se battant, débout et sans baisser les yeux. Moi, j'aimerais si possible, crever dans mon lit et le plus tard possible, entourée de mes enfants arrière petits enfants et ainsi de suite...

Étouffant un bâillement peu élégant, je m'étirais et humais l'air. Une délicieuse odeur de brochettes grillées montait de la rue, se mêlant aux effluves plus vagues de restaurants dispersés dans toute la ville. Mon ventre gargouilla mais j'étouffais le bruit d'un geste en serrant les dents. Cela faisait plusieurs jours que je dînais de viande crue, mais je n'avais de temps à perdre ce soir. Pivotant sur moi même, j'entrais de nouveau à l'intérieur, alors que mon magnifique kimono se résorbait pour laisser place à une tenue de ninja somme toute classique.

Les portes donnant sur le balcon claquèrent violemment l'une contre l'autre, se fissurant au passage. Je fis craquer mes doigts avec satisfaction et me regardais dans le miroir sale en face du lit, qui me renvoyait l'image d'une ninja propre et reposée, mais surtout, prête à en découdre. J'avais revêtue mon identité de Kunai, avec des cheveux noirs courts et des yeux noirs.

Je n'avais plus de vêtements en réserve et une légère modification m'avait permis de recréer la parfaite tenue de ninja, très amples et lâche au niveau de la poitrine et du ventre, mais sans entraver mes mouvements, mais avec pantalon, au contraire épousant les jambes modelées pour le combat de mon corps d'emprunt. Je portais aussi des bottins ouvertes et orteils et aux talons, pour une prise plus souple autour du pied, et des mitaines de cuir pour amortir les chocs contre mes mains.

Classique et adapté pour passer inaperçu. Si l'affaire remontait au oreilles des hautes autorités du village (et cela n'allait certainement pas manquer d'être le cas), on ne pourrait pas remonter jusqu'à moi et Onoki n'aurait aucun vent de mes méthodes discutables.

Une ribambelle d'armes factices, en réalité de simples bâtons que j'avais arrachés à un arbre non loin de ma fenêtre, était attachées à ma ceinture et dans mon dos, mais ma pochette ninja était pleine à ras bord d'armes réelles, qui me semblait m'appeler en permanence, désirée que je les jettes sur le premier ennemi venu.

J'exhibais également fièrement suspendu à ma ceinture, le bandeau frontal d'Iwa que j'avais barré d'un trait net, histoire d'ajouter quelques problèmes aux dignitaires chargés de régler les conflits inter-villages au sein du pays.

Je jetais un dernier regard à la pièce au cas où pour vérifier que je n'avais omis aucun détails avant de sortir sur le balcon. La fraîcheur m'enveloppa et c'est le sourire aux lèvres lorsque j'escaladais le mur de l'hôtel, pliant et dépliant les genoux en rythme, pour atteindre les fenêtres les plus hautes, avant d'agripper de la main le rebord du toit pour m'y hisser, sans cesser de le frôler de mon ventre pour passer le plus inaperçu possible.

Perchée sur les tuiles et le vent me soufflant les odeurs et les bruits des bars et des salons de thé qui entouraient l'hôtel, je me mis en quête de la tour que j'avais repéré un peu plus tôt dans la journée, et qui me permettrais d'avoir une vue d'ensemble sur la totalité de la ville, et de pouvoir y mener mes attaques à distances les plus dévastatrices. Je ne tardais pas à la repérer, non loin de là. Elle dépassait tous les autres bâtiments et servait vraisemblablement à tirer des feu d'artifices chaque soir, pour plaire aux touristes en faisant la fierté de la ville.

Fébrile, je me mis à courir et sautais sur le toit voisin, sans ralentir le rythme, les bourrasques séchant mes cheveux toujours humides qui claquaient de temps à autres devant mes yeux. Je ne tardais pas à atteindre la tour et me mis à courir le long de son mur et à la verticale, mes semelles collées aux pierres par le chakra.

Je posais le pied à son somment en pierre calcaire, très travaillé quoi qu'un peu étroit, mais suffisamment plat et large pour que je ne risque pas de tomber en cas d'intervention et entouré de créneaux irréguliers et démolis pour la plupart. Les artificiers qui étaient occupés à placer des fusées avec un soin maladif, poussèrent des cris de frayeur en me voyant. Sans cligner des yeux, je leur tranchais la gorge avec un kunai.

Mentir était ma spécialité. Je pouvais même me faire croire que les tuer ne me faisait rien.

Autour de moi s'étendaient des bâtiments éclairés et décorés de milles couleurs et de banderoles vives vantant les mérites de telle ou telle maison d'hôtellerie. Chaque construction comportait un ou plusieurs bassins de sources chaudes et j'entendais d'ici les rires et les chants qui montaient de la rue.

Un sourire mauvais éclaira mon visage et je sentis malgré moi un plaisir malsain m'envahir, sachant que j'allais gâcher leur fête, à ces petits bourges, qui n'avait jamais connu le rejet et la dénigrement. Je n'éprouvais pour eux que du mépris. Ils pataugeaient pendant des heures et mangeaient le reste du temps. Moi, j'avais du m'entraîner durement pendant des années et des années, et cela ne m'avait même pas suffit à me faire atteindre le rang de Jounin.

Ils étaient entre amis et je n'avais personne. Il se croyaient en sécurité, j'allais me faire une joie de leur prouver qu'ils se trompaient.

Le rôle de Kunai était, cette fois, définitivement entré dans ma peau.

J'entendis dans mon dos le cri de quelques gardes qui avaient remarqué que le feu d'artifice n'étaient pas partit à l'heure, noyé dans le bruit d'une course folle sur les toits qui, contrairement à ceux d'Iwa, étaient très proche les uns des autres et permettaient une intervention rapide des gardes. Je pivotais lentement vers eux et leur adressais un salut de la main. D'abords quelque peu déstabilisés, ils comprirent vite que je me moquait d'eux et commencèrent à s'agiter. Pour qu'ils n'est pas à me rejoindre sur mon perchoir, je formais un signe de katon.

Certains se figèrent avec inquiétude, mais la plupart dégainèrent leurs armes ou se mirent position de combat.

La boule de feu qui naquit dans ma main était moins grosse que celles qu'on m'avait montrées en entraînement et légèrement instable si bien que je grommelais de frustration.

Sachant que mes transformations étaient mêlées de très près à mon flux de chakra, j'abattis les barrières qui m'empêchait d'ordinaire de me transformer en tout et n'importe quoi et la boule de flamme grandit brusquement et se chargea d'énergie frémissante tandis que ma main s'allongeait et s'amaigrissait puis grossissait et se couvrait de poils, de pustules et d'écailles, le tout rendant mon corps totalement grotesque.

Le reste de mon corps était également agité de transformation incontrôlée et incohérentes. Dans ce genre de moment, j'étais bien heureuse de ne pas voir mon visage qui devait devenir hideux, mais cela augmentait ma force. Toute cette puissance qui bourdonnait dans le creux de ma paume me fit frémir d'excitation. Lorsque elle atteignit un seuil acceptable, je projetais l'instable masse de feu avec un grand éclat de rire sur un énorme restaurant décoré de rouge et d'or, non loin de la place principale.

Mon projectile toucha sa cible presque avec douceur, crevant un mur et disparaissant à l'intérieur. Une ou deux secondes de silence suivirent, à moins que cela ne soit beaucoup plus ou beaucoup moins, et il explosa avec un bruit de tonnerre et un nuage de fumée épaisse et noire s'éleva dans le ciel, me faisant ressentir un sentiment de satisfaction nouveau.

La déflagration illumina la ville comme en plein jour et les rires et les cris de joie se muèrent en hurlements de terreur.

Tout autour de moi, les gens se mettaient à courir et me montraient du doigt. Des ruines du restaurant jaillit un flot de gens couverts de poussière et de copeaux de bois. Ils se bousculaient et se grimpaient dessus pour sortir le plus vite possible. Les gens qui flânaient sur le trottoir furent emportés, disparurent dans la cohue, s'y joignirent. Partout, les portes s'ouvrirent pour laisser place à des gens incrédules qui cherchaient l'origine du bruit et s'affolaient en voyant le restaurant en flamme, avant d'être heurtés par des gens s'enfuyant à toutes jambes.

Une vieille dame fut bousculée, relevée de justesse par son petit-fils. Trois amis s'enfuirent dans des direction différentes sans même se consulter. Un groupe de filles bien trop maquillées se retrouva coincé au centre de la place. Empotées comme jamais, elles poussèrent des cris hystériques et se jetèrent presque intentionnellement dans la fontaine la plus proche, maculant leur joues roses de traînées noirâtre, vestige de ce qui avait sans doute été leur maquillage.

Je formais un sceau de métamorphose et me transformaient en un énorme corbeau avant de décoller à la verticale, battant furieusement des ailes, perdant des plumes noires dans mon sillage. Les gardes poussèrent des cris de frustration et me jetèrent une salve de shurikens que mon vol désordonné rendit inefficace. Je les évitai en virant sur le coté avant de monter en flèche au dessus de la ville, soulevée par la chaleur dégagée par l'incendie sur le restaurant.

Le spectacle était magnifique. Les gigantesques flammes éclairaient la vallée comme un deuxième soleil et l'océan d'enseignes multicolores y ajoutais une touche de douceur qui noyait les sens. Époustouflée, je planais quelques minutes, le temps de laisser mon affolement retomber et mon rythme cardiaque ralentir, puis me transformais de nouveau en humaine, en plein ciel. En retombant vers le sol, je formais un nouveau de sceau de katon et fit naître dans mes paumes une nuée de boules de feu plus petites qui partirent s'écraser sur les bâtiments de la rue principale les unes après les autres, désormais uniquement emplies de touristes trop soûls pour s'enfuir.

Juste avant de toucher le sol, je repris la forme d'un corbeau et allait me poser sur le toit d'un bâtiment de bain publiques dont jaillissaient encore des gens terrorisés, bien souvent uniquement vêtus de serviettes. Je m'accroupis à l'extrémité du toit, penchée au dessus du sol et redevint Kunai.

De là, je formais une série de sceaux et plaçait deux doigts devant ma bouche. Il en jaillit une longue flamme un peu frémissante qui brûla les premiers étages de la tour sur laquelle je me trouvait un peu plus tôt.

Soudain, il y eu comme un bruit de pétarade et les fusées qui s'y trouvaient décollèrent toutes en même temps, passant par les fenêtres et les trous du toit et des partirent en spirales, sifflant à qui mieux mieux, d'autres montèrent droit vers le ciel en éclatant brutalement. D'autres encore, déviées dans leur course, piquèrent vers le sol et firent exploser les maisons qui se trouvaient là, dans un nuage d'étincelles rouges, vertes et bleues.

Émerveillée par le spectacle, je restais quelques instants le nez en l'air à regarder éclater le feu d'artifice et écouter le bruit sourds des explosions en essayant de visualiser l'onde de choc se répandre autour de la zone d'impact et foncer vers moi à toute vitesse. Sous mes pieds pendant dans le vide, la rue enfumée achevait d'être évacuée. Des femmes en kimono à demi défaits, des hommes tenant serrés contre leur cœur des sacs emplis à la vas-vite de quelques affaires et de leurs économies...

Une vrai hécatombe. Le sourire aux lèvres, je m'apprêtais à ajouter la touche finale à cette destruction et joignis les mains, quand une voix non loin de moi cria mon nom. Je cru d'abord avoir rêvé mais cela se répéta une seconde fois et je finis par tourner la tête.

Non loin de moi, sur un toit voisin, se trouvait Akatsuchi et Kurotsuchi qui me regardaient avec insistance. Stupéfaite, je leur rendit leur regard sans dire un mot, les mains encore en position du sceau qui m'aurait donné une forme qu'on m'avait formellement interdite d'utiliser. Une forme extrêmement dangereuse et doublement plus efficace.

Sur le coup, je sentie la culpabilité m'envahir et baissais la tête quelques instants avant de relever les yeux, le regard plein de défi.

-Qu'est ce que vous faites ici? Hurlais-je par dessus une nouvelle série d'explosions qui réduit en cendre une allée de restaurants, non loin de là.

-Tu n'es pas obligée d'en faire autant! Me cria Akatsuchi en déviant un débris de mur projeté par une fusée. Nous voulions que tu rejoignes l'Akatsuki pour épargner des vies, pas pour en prendre!

-Et puis ce village est sur le territoire d'Iwa! S'écria Kurotsuchi qui bouillonnait de rage. Elle est très prisée des touristes et importante économiquement pour le pays des roches!

Je la foudroyais du regard. Elle faisait toujours passer son village avant tout le reste. C'était pour ça que nous nous étions disputées. Je m'en souvenais maintenant. Pour moi, ce qui passait avant le reste, c'était le clan.

-Mêlez-vous de ce qui vous regarde! Hurlais-je en leurs tournant le dos. C'est à moi qu'on a confié cette mission et je n'est pas besoin de votre aide pour la remplir! Je m'y tiendrai et prouverai au vieux con la puissance de mon clan! Si vous voulez m'arrêter, je vous affronterai!

-Nous n'avons pas... Commença Akatsuchi.

Mais Kurotsuchi lui mis une main sur l'épaule et fit non de la tête, l'incitant à abandonner la discussion. Après un instant d'hésitation, tout deux bondirent du toit et disparurent dans la rue, à la recherche de blessés. Quand à moi, je cherchais du regard Hidan et Kakuzu. Apres tout, c'était pour les impressionner que j'avais fait tout ça, pour me construire une réputation.

Le premier se trouvait confortablement installé sur le toit d'un temple quelconque, à profiter du spectacle, les mains derrière la tête et les jambes croisées. Son étrange arme reposait à coté de lui. Le second était debout sur le toit d'un bâtiment non loin de lui et me regardait sans mot dire. Il tenait un corps par le col, trop loin pour que je l'identifie.

-Ah tiens, il semblerait que j'ai été observée... Grondais-je entre mes dents avant de lui adresser un petit salut moqueur, l'air de rien. Akatsuchi, Kurotsuchi... Vous avez bien failli tout faire foirer.


Merci Shaunyblacksheep ! Je réussi à faire rire les gens, trop COOL! Aller, on continue sur cette lancée, c'était l'un de mes objectifs après tout ! :p


Certaines choses me dépasse... :/ Les pubs Sarenzo par exemple... Enfin, je suis à l'heure, personne n'est mort et j'ai tous mes doigts. :p Bonne semaine!