La plupart des auteurs écrivent des titres de musiques à écouter en lisant. Mais c'est impossible de se concentrer sur un texte en écoutant de la bonne musique en même temps! o_o Peut-être qu'un jour j'en mettrais à écouter après pour s'imaginer la scène, l'atmosphère? Quand j'écoute certaine musiques, certains scénarios de combat me viennent tout naturellement, alors pourquoi pas? :p
Résumé des chapitres précédents:
Yume Kitsune, ninja rebelle chargée d'infiltrer l'Akatsuki, trouve leur trace dans une forêt et, après avoir rasé une ville et s'être faite lamentablement capturer en tentant de se faire recruter par les génialissimes Hidan et Kakuzu, décide de tenter sa chance avec deux cibles plus accessibles selon elle. Deidara (qui est blessé) et Tobi.
Bonne lecture!
-Vous l'avez ressentie comme moi?
-Oui, nous avons été épiés.
-Hein? De quoi vous parlez?
-Dans les arbres, il y avait une présence. J'ai été incapable de voir quoi que ce soit, et je n'est détecté absolument aucun chakra anormal. Et pourtant, je sais qu'il y avait quelque chose.
-Moi, j'ai réussi à ressentir quelque chose dan les énergies autour de nous. Un sursaut de chakra puissant au milieu de ceux des animaux normaux... Mais cela a été tellement bref que je ne suis sûr de rien.
-Crois-en mon expérience, mon instinct ne me trompe jamais. Il y avait un animal là-haut et c'était trop silencieux pour une créature normale...
-Mais de quoi vous parlez, putain?!
Chapitre 9:
Je fus contrainte de survoler la forêt pendant des heures pour retrouver les deux ninjas, qui s'étaient éloignés à une vitesse digne des shinobis coursiers en personne. Le soleil se couchait quand je finis par dénicher leur campement, plus à l'est, au sommet d'une falaise abrupte. Ils venaient très certainement de s'arrêter et Deidara reprenait son souffle, assis sur un tronc d'arbre renversé. Tobi, quand à lui, disposait des pierres en cercle pour constituer un foyer. Il fini par se redresser et contempla son œuvre, les poings sur les hanches. Après avoir amorcé une descente un peu à l'écart, je me posais sur une branche hors de vue car j'étais d'une taille trop imposante pour passer inaperçue si ils levaient les yeux, mais je voulais malgré tout connaitre leurs plans.
Si je voulais en informer Onoki, je ne devais laisser passer aucun détails. Bondissant de quelques branches vers le bas, je me rapprochais légèrement en progressant vers la droite, pour me placer dans l'angle mort de leur vue. Je pouvais distinguer les cheveux de Deidara, de dos, et le masque orange de Tobi entre les branches les plus basses, juste en face de lui.
-Est-ce qu'on va retourner chercher le Jinchūriki de Konoha, Deidara-senpai? Demanda ce dernier en ce laissant tomber aux cotés de son coéquipier, avant de pousser du pied quelques branches dans le cercle de pierres.
-Ce n'est pas à moi de m'en occuper. Grommela Deidara sans même tourner la tête vers lui. J'ai déjà capturé le mien.
Il resta un instant silencieux, contemplant ses bouches qui restaient entrouvertes et la langue pendante, comme anesthésiées, puis leva les yeux vers son partenaire.
-Toi en revanche, tu n'as pas le tien, hm. Maître Sasori n'a pas attrapé celui qui lui était attribué. Ça va être à toi de t'en occuper.
Tobi se recroquevilla sur lui même, soudain moins sûr de lui.
-Ah oui? Mais je ne suis pas encore entré officiellement dans l'organisation, non? Les démons à queues vont peut-être être redistribués!
Il éclata d'un rire nerveux et se mit à tapoter ses doigts les uns contre les autres, attendant une réponse rassurante de la part de Deidara. Ce dernier le regarda pendant quelques instants d'un air affligé puis secoua la tête.
-Je crois que je regrette déjà maître Sasori...
Tobi éclata d'un rire nerveux, attendit encore quelques instants au cas ou, puis se leva prestement et affirma qu'il partait leur chercher à manger.
Deidara le suivit des yeux jusqu'à ce qu'il eu disparu puis, resté seul, se perdit de nouveau dans la contemplation de ses mains. À ses pieds, Tobi avait abandonné le tas de branches mortes sans l'allumer. Le ninja hésita quelques instants puis se baissa et racla le fond d'une pochette qu'il portait à sa ceinture, avant d'en sortir une minuscule quantité d'argile blanche, un peu sèche, mais suffisante pour créer, je le savais, une explosion.
Deidara avait eu l'occasion de nous faire une petite démonstration de son "talent" quelques années plus tôt, à Iwa. Nous savions qu'une technique secrète et très dangereuse avait été volée. Onoki s'était alors empressé de déclarer Deidara traître au village, traître à l'honneur de tout les shinobis des roches que nous étions. Je n'étais pas allée écouter son discours, je m'étais contentée de l'observer de loin depuis mon balcon de pierre. La plupart des ninjas d'Iwa avaient été surpris mais avaient continués à l'apprécier, l'admirer, se disant qu'il avait été soudain pris d'une folie d'adolescence passagère, ou chef rebelle d'un projet noble de liberté et d'altruisme, quelque chose du genre. Jusqu'à ce qu'il revienne au village pour nous faire une démonstration des astuces qu'il avait appris et défier Onoki.
Personne n'avait vraiment compris ce qui s'était passé ce soir là. On était en plein été, la journée avait été lourde et moite et le soir qui tombait était comme une délivrance. J'étais allongée sur mon lit dans ma chambre avec la fenêtre ouverte, et écoutais le silence seulement troublé par les lointains échos du centre-ville et le chant des grillons. Et puis d'un seul coup, un éclair de lumière, une des montagnes-maisons qui s'effondre, des cris de frayeur et, dans le ciel, un oiseau blanc, si rapide que lorsque je parvenais à le voir, il n'était déjà plus qu'un furtif éclat gris à l'extrême limite de mon champs de vision.
Encore une fois, je ne suis pas sortie. Je m'étais précipitée sur le balcon pour regarder le spectacle.
Deidara fit rouler pensivement la boulette d'argile dans sa paume jusqu'à lui donner une forme presque ronde. Il hésita encore quelques secondes puis la bouche qui se trouvait dans sa main s'ouvrit un peu plus et avala la pâte, avant de commencer à la mâcher avec difficulté, sans parvenir a fermer les lèvres.
De toute évidence, le nukenin était loin d'être au summum de sa force et quand il recracha l'argile et entreprit de le modeler, il dû s'y reprendre plusieurs fois et ne parvint qu'à créer une minuscule araignée, un peu tremblante et déformée. Peu satisfait de sa prestation, Deidara grimaça avant de jeter la sculpture sur le tas de branches.
Il forma son signe de bakûton et fit une grimace, comme si une vive douleur l'avait soudainement assaillit. Il serra les dents et plissa les yeux, concentré sur l'insecte avant de reformer le sceau avec obstination. Cette fois, la sculpture explosa, mais ce n'était pas la déflagration énorme auquel je m'attendais. Plutôt une petite détonation qui fut presque aussitôt étouffée et ne parvint même pas à enflammer les branches. Deidara claqua de la langue avec mépris devant sa propre création.
-Vraiment médiocre, hm... Maugréa t-il pour lui même. Maudit Jinchūriki...
De toute évidence, le réceptacle qui lui avait fait ça était certainement très fort, pour empêcher Deidara de sculpter de l'argile. En temps normal, il y passait tout son temps, et en donnait même aux enfants d'Iwa. Pourtant, à l'instant précis, il ne semblait pas avoir envie de recommencer à modeler, ou ne pas en être capable, et il baissa de nouveau les yeux vers ses mains en ruminant pensivement.
Et c'est le moment que choisit ma branche pour se rompre.
Il n'y avait rien eu pour me prévenir, pas le moindre grincement ni quoi que se soit. Tout allait bien quand soudain, je me sentis étrangement happée, avant d'être précipitée vers le sol. Je basculais en poussant un cri, noyé par un épouvantable craquement.
La stupéfaction me fis perdre ma forme et je redevins humaine alors que je dégringolais dans les branches, alors que les brindilles griffaient mon visage et se prenaient dans mes cheveux et que le vent hurlait dans mes oreilles. Le sol et le ciel s'inversèrent une ou deux fois et ma tête cogna violemment contre un tronc, me râpant la joue. J'entendis une vertèbre craquer dans mon cou.
Deidara sursauta et bondit sur ses pieds, aux aguets.
J'atterris brutalement sur le dos et me cognais la mâchoire dans le genou, avant de rester immobile alors qu'une pluie de feuilles et de copeaux de bois me tombaient dessus en pluie, totalement sonnée. C'était fichu pour l'effet de surprise, maintenant. Deidara ne croirait pas une seule seconde que ce qui venait de tomber de l'arbre était un animal. C'était bien trop imposant.
Décidant de tenter le tout pour le tout, je me redressais en ayant la présence d'esprit de reprendre le visage de Kunai. Émergent des buissons, encore un peu sonnée, je croisais son regard alors qu'il n'avait toujours pas bougé. Il semblait surpris et légèrement méfiant, en position d'attaque et les bras dissimulés dans ses manches déchirées pour cacher ses blessures.
Toujours parfaitement immobile et sur mes gardes, je lui adressais un sourire léger. Attention. La première impression étais bien souvent une des plus importantes.
-Yo.
Parfait, c'était nul. Je ferais mieux la prochaine fois.
Je m'avançais légèrement et me plaçais bien face à lui, les bras le longs du corps, les muscles relâchés, les mains à la ceinture. Nous étions, seul lui et moi, et il était affaibli. Son partenaire était parti, et en plus de cela, il ne semblait ni très intelligent ni très puissant. En comparaison, les deux autres membres de l'Akatsuki, celui qui avait les membres capables de se détacher de son corps et manipulés par des fils, et l'autre maniait à merveille une arme dangereuse, semblaient bien plus dangereux que le ninja au masque orange et à la voix nasillarde.
J'étais donc en apparence, en position de supériorité.
En apparence seulement. En réalité, si combat il y avait, j'étais dans la merde. Deidara était puissant. Il était blessé et il n'avait plus beaucoup d'argile mais pourtant rien n'était joué. En taijutsu, Deidara n'avait rien à envier au ninjas les plus agiles du village, et il avait infiniment plus d'expériences. Je le savais pour l'avoir vu de mes propres yeux détruire tout le centre de mon village et en terroriser les habitants. Néanmoins, j'avais aussi le mérite de connaitre tous ces détails. Si je les avait ignorés, la situation aurait été bien pire.
-Je peux savoir qui tu es? Demanda le nukenin, le regard chargé de menace, en reculant prudemment, pour mieux s'enfuir en cas de besoin.
La falaise était juste derrière lui. Si jamais il le voulait, il pourrait sauter.
Mais moi, je savais mentir. Si je me montrais maligne, j'étais peut-être capable de lui faire croire que j'étais bien plus puissante que je ne l'étais en réalité, et éviter le combat, mais pas non plus forte au point qu'il ne choisissent de filer. Et si je n'y parvenais pas, et bien je devrais me battre ou le poursuivre. Blessé comme il l'était, cela ne devrait pas non plus causer de problème.
-Du calme. Dit-je en levant les mains en signe de paix. Je veux juste te parler.
Il recula encore et grimaça un sourire amère, mi-résigné, mi-défiant.
-Tu es qui, au juste, hm? Comment tu as fait pour arriver jusqu'ici sans que je remarque ta présence? Lança t-il d'un ton sec.
J'haussais les épaules, gardant un masque de confiance. Mes cheveux ondulés s'étaient légèrement déplacés sur mon front, et je les écartaient nerveusement.
-Ça, ça me regarde. Dit-moi juste où je peux trouver ton chef et je te laisserais tranquille.
-Pardon? Lâcha t-il en haussant un sourcil étonné. Qu'est-ce que tu lui veux, à Pain?
"Pain donc."
-Je veux lui proposer ma candidature. Répondit-je avec un sourire orgueilleux. Saccager les patelins, juste comme ça, c'est ennuyeux, à la longue. Et il parait que c'est l'Akatsuki qui répertorie les ninjas les plus puissants du monde. Bien meilleurs que les minables qui suivent aveuglément leur misérable petit chef, bien retranchés derrière leurs murs.
Deidara cligna des yeux, les sourcils froncés, comme si quelque chose lui échappait. Faisant un pas de coté il jeta un œil curieux au bandeau frontal qui pendait à ma ceinture, contre ma hanche. Un sourire moqueur illumina ses lèvres.
-Je vois. Ricana t-il. Une native d'Iwa, hm? On dirais qu'Onoki ne fait pas que des heureux.
-Faut croire que non. Alors? Tu vas m'aider ou pas?
Se redressant, il m'adressa un sourire de jubilation.
-Tu plaisantes, j'espère? Il faut être puissant pour intégrer notre organisation. Je ne sais pas qui tu es, hm, mais nous n'allons certainement pas accepter impunément le premier venu. Il faut croire en nos convictions et être célèbre parmi l'élite des ninjas du pays.
Mon sourire s'effaça puis réapparu en l'espace d'une seconde. Visiblement, le nukenin n'allait pas être facile à convaincre.
-C'était ton cas? Le coupais-je, les lèvres pincées en un rictus sceptique. Sans vouloir te vexer... Je n'est jamais entendu parler de toi avant, alors pour ce qui est de la "célébrité"... En plus, tu as l'air plutôt amoché. Si vous êtes si puissant, comment t'es tu fais ça? Tu es le plus faible de la bande, sans doute?
Le nukenin rougit de colère et me fusilla du regard, avant d'agiter les doigts. Dans ses paumes, les lèvres de ses bouches restaient entrouvertes, et me faisaient étrangement penser au babine des chiens essoufflés, respirant la gueule ouverte et la langue pendante.
-La ferme! Je me suis fait ces blessures aux cours de missions très risquées! Sans doute bien plus dangereuse que ce dont tu as pu rêver! Sauf bien sur si tu as décidée de te mesurer à moi? Dans ce cas, je vais te faire une démonstration de l'Art véritable jusqu'à ce que tu hurles et me supplies de t'épargner! Vociféra t-il avec hargne.
-Je n'y crois pas. Dit-je en me mettant en garde, prête à éviter un coup traître, stressée au possible. Blessé ou non, je suis parfaitement capable de te botter les fesses. Je n'est même pas besoin de me mesurer à toi pour le prouver, alors attaque moi si ça t'amuses... On verra bien qui de moi ou de "l'Art" triomphera!
-Quand tu veux, hm! Gronda t-il en faisant de même, reculant d'un pas pour améliorer son appui.
Cette fois, il était vraiment en colère. Chacun de ses muscles était tendu, près à lancer une attaque ou se défendre si je me décidais moi même. La tension montait, la situation m'échappait totalement. Je ne parvenais qu'à énerver le shinobi, alors que je ne voulais au début qu'une audience auprès de son chef, ce "Pain". Et reculer maintenant ou ne pas répliquer à ses piques aurait été un aveu de faiblesse. Autrement dit, j'étais coincée. Ma seule chance désormais était de me battre, non pas pour le tuer mais pour l'immobiliser et le forcer à écouter ce que j'avais à dire, sauf qu'il allait cesser de me croire à l'instant même où il me toucherait.
Nous étions près à nous sauter à la gorge quand, l'espace d'un instant, j'entendis dans mon dos un bruissement de feuilles.
Celui d'après, l'épaule d'un second ninja frôlait la mienne alors que je m'écartais en catastrophe, allant rouler dans un fossé pour me soustraire à son attaque.
Je restais un instant immobile, sonnée, puis me redressais légèrement en crachant du sable avant de secouer la tète pour faire tomber les graviers de mes cheveux et massant mon crâne douloureux. Je m'extirpais de l'épais buisson dans lequel je m'étais enfoncée et revins sur mes pas, sans trop m'approcher.
Le second ninja, celui qui m'avait agressée, se trouvait à quatre patte les mains dans l'herbe.
-Ah, ben mince alors, constata t-il. Manquée!
Deidara, qui avait reculé de quelques pas avec une grimace de dégoût, fronça les sourcils.
-Tobi!
Se redressant en époussetant sa cape, l'intéresse pivota vers moi et leva un index en secouant la tête d'un air désapprobateur.
-Allons, allons, Tueuse-san. Il ne faut pas attaquer mon senpai alors qu'il est blessé et que je ne suis pas là, voyons. Ce n'est pas bien, il ne peut pas défendre.
-Pardon? Hurla Deidara, furieux. Je suis parfaitement capable de me débrouiller seul et ce n'est sûrement pas toi qui va m'aider!
Le ninja au masque orange se tourna vers son partenaire.
-Mais, Senpai, vous êtes blessé! S'exclama t-il avec étonnement. Regardez vos mains, elles sont toutes...
Il sembla chercher ses mots, et se remit à tapoter ses doigts les uns contre les autres alors que Deidara bouillait littéralement sur place.
-Ah! Deux contre un, parfait. Lançais-je depuis ma place en haussant les épaules d'un air faussement dédaigneux. Dit-donc, au lieu de perdre du temps mon grand, toi qui a l'air intelligent -plus que ton senpai en tout cas- tu veux bien me conduire à ton chef? J'aimerais lui parler. Juste lui parler, tu comprends? Je ne cherche pas les ennuis, et je ne suis pas lâche au point d'attaquer les ninjas dans un état pareil.
L'œil bleu de Deidara se tourna vers moi. Je fis un pas en arrière avec méfiance. Son chakra me piquait le nez, me donnait des fourmis dans les membres alors qu'il se préparais à m'attaquer et s'avançais pour dépasser Tobi et se trouver à une distance optimale de moi. Le fait que ses mains soient inutilisables semblait lui avoir échappé.
Son coéquipier, dont je ne sentais pas une once de chakra dans le corps, lui posa la main sur l'épaule pour l'arrêter. Deidara tenta de se dégager violemment, furieux. Mais le ninja masqué se pencha en avant et lui chuchota quelques mots à l'oreille.
Je faillis tenter de faire apparaître des oreilles animale sur moi, mais me souvint juste à temps que je ne devait rien tenter de tel. Il allait falloir que je me méfie de mes vieux réflexes.
Les deux nukenins se redressèrent, et Tobi se tournant vers moi en jouant avec ses doigts, soudainement extrêmement chaleureux, tandis que Deidara qui s'était légèrement détourné, continuait de me lancer un regard mauvais sans pour autant faire mine de passer à l'attaque.
-Vu que vous semblez plutôt, heu... motivée.. hésita Tobi, nous avons décidés de vous emmener voir notre chef. Vous n'avez pas l'intention de changer d'avis?
-Non. Répondit-je. Je n'est pas l'intention de vous lâcher.
-Pfff... marmonna Deidara. Quand je pense que les gens nous évites d'habitude...
-Si ça peut te rassurer, les gens m'évite aussi. Lançais-je sans mentir cette fois.
-Ça doit avoir un rapport avec ta tronche, hm. Répliqua t-il avec un clin d'œil alors que Tobi pouffait derrière son gant.
Je lui tirais la langue et m'avançais à découvert. Ils ne reculèrent pas, tout deux confiant envers leur puissance. J'inclinais légèrement la tête.
-Kunai. Enchantée.
-Tobi, enchanté!
-...
Deidara me lança un regard méfiant, puis s'écarta et fit quelques pas un peu plus loin, furieux, avant de donner un coup de pied dans un caillou qui traînait là.
-Qui est-ce?
-Encore elle?
Nos trois têtes se tournèrent vers Zetsu qui venait de jaillir du sol avec un craquement sec, repoussant quelques pierres qui roulèrent plus loin. Les mains à plat sur le sol, il semblait prêt à ramper dans ma direction et dévoila des dents carrées parfaitement alignées, menaçante.
-C'est une tueuse, Zetsu-san! S'écria Tobi et me désignant. Elle a voulu attaquer Deidara-senpai! Elle dit qu'elle veut rencontrer Pain-sama, alors on a dit oui parce qu'elle avait l'air forte et que Deidara-senpai est blessé et...
-Je vais bien, hm! Maugréa le déserteur d'Iwa avant de se tourner vers l'homme plante en pinçant la lèvre; Pourquoi es-tu là, au juste? Il y a t-il quelque chose que tu as oublié de nous dire?
-C'est Pain. Gronda le Zetsu à la voix grave tout en me lançant une œillade sévère, me défiant de filer ou d'attaquer. Un des jinchūriki a été attrapé et il ne va pas tarder à prononcer un rassemblement pour le confiner. Mais il n'y a pas que ça.
Voyant qu'aucun des deux ninjas ne lui répondaient, se contentant d'attendre la suite en silence, il poursuivit, avec un soupir agacé.
-On ne sais pas encore ce qu'il en est mais il semblerait que la place vacante laissée par Orochimaru doive être comblée.
-Son absence ralentit nos plans. L'appuya l'autre Zetsu. Lorsqu'il faudra se battre, nous devront être le plus nombreux possible, et la mort de Sasori nous prive d'un grand nombre de ses espions.
-C'est donc de ça dont veux nous parler Pain? Demanda Deidara, pensif. Tobi ne suffit pas? Mais c'est lui qui décide qui rejoint l'Akatsuki d'ordinaire. On m'a dit que c'était lui m'avait repéré.
-On ne sais pas. Répondit le Zetsu à la voix plus douce, lente et posée. C'est lui qui devrait vous le dire bientôt. Je suis juste venu vous prévenir de faire en sorte que vos corps ne soit pas trop vulnérables.
-Ça, pas de problème. Assura Deidara en me lançant un regard lourd, il n'y a personne dans le coin à par des shinobis fouineurs.
-Mais elle ma fait mal! Protesta Tobi qui se tenait tout de même suffisamment près pour que je ne m'éloigne pas.
Zetsu me dévisagea longuement et je soutint son regard ambre comme je pus jusqu'à ce qu'il abandonne et désigne Tobi du menton.
-Toi ou qu'importe ton nom. Poses ta main sur l'épaule de Tobi et attends. Tu tiens tant que ça à rencontrer le chef? Nous nous apprêtons justement à faire ce pourquoi notre organisation à été créée. Je crois comprendre que tu veux la rejoindre?
J'hochais la tête, gravement.
-Bon, poursuivit Zetsu blanc. Dans se cas, tu ne vas pas lâcher Tobi et nous aider pour le confinement. On va voir si tu es capable de tenir trois jours à ce rythme, "Tueuse-san". Si Pain accepte que tu y assistes bien sûr.
Un rictus mauvais étira les lèvres de Zetsu noir et Deidara ricana. Au moment précis où le gant de Tobi se saisissait de mon épaule, j'entendis distinctement dans mon esprit une voix grave.
"Rassemblement".
La seconde suivante, le sol s'ouvrait sous mes pieds et je fut aspirée dans un trou noir.
Merci Zazou-chan pour ta review! Elle ma fait aussi plaisir que l'autre j'étais vraiment ravie! Fait comme tu le sens pour les messages, rien ne fait plus plaisir de savoir que des gens me lisent, et je serais hyper heureuse de te voir continuer à me suivre et de te répondre! Je vois que tu essais de deviner la suite, j'espère que tu ne seras pas déçue! *_* (je stresse maintenant) J'attends avec impatience et appréhension tes avis ;)
Merci Shaunyblacksheep ;) Tu as bien couru? Respire un bon coup et réfléchissons ensemble au coude de Deidara ! Il est plutôt blanc et ridé, comme la matière dont est faite Zetsu blanc. Et en plus *SPOIL*Obito à été "guéri" de la même manière, alors je me suis dit que cela devait être ça. Je n'est aucune preuve que ça soit vrai, par contre! ;)
Je m'excuse auprès de toutes les lectrices qui trouve que "Pein" c'est mieux que "Pain" parce que "Pain" c'est comme "pain" que ça donne faim, mais pour moi "Pein" avec un "e", c'est "Pain" avec une faute et je crois jamais n'avoir autant dit le mot "Pain" dans une phrase. "PEIN"! (WTC référence haha! ;)
À la semaine prochaine! En espérant être encore à l'heure!
