Hey hey! Comment sa vo? YOLO!

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(oo)

o(")(")

Excusez-moi, je suis fatiguée, là maintenant, tout de suite...


Je quittais les frontières d'Iwa pour la première fois de ma vie quelques jours plus tard, après avoir totalement traversé la région des montagnes mortes, puis des plaines rocheuses et vides.

Nous traversâmes un petit bois plutôt accueillant, presque vide de civilisation. Les plaines qui entouraient les montagnes d'Iwa en haut desquels étaient perchés les villages, bien à l'abri en altitude, étaient toutes quasiment vierges. Les populations de ces régions avaient été décimées ou s'étaient enfuies à cause de guerres, bien des années plus tôt. Il n'en restait que des villes fantômes et des masures abandonnées, parfois même en partie détruites.

Mais de l'autre côté de la frontière, s'étendait à perte de vue une prairie extrêmement vaste, encore plus effrayante de par son immensité que le désert des montagnes mortes.

Nous marchions dans une herbe brillante et coupante sur les côtés, quand on essayais d'en arracher les brins à la main. Nous en avions jusqu'aux genoux ce qui nous ralentissais considérablement, mais il nous était impossible de passer par les arbres car il n'y en avait pas un seul dans les parages. De temps à autre apparaissait un minuscule bouleau rabougri, presque plié en deux par le vent qui battait sans cesse l'herbe, l'aplatissant soudainement devant nous, faisant frissonner la plaine comme une mer verte secouée de vagues.

Kusa.

-C'est encore loin? Geignit Tobi qui marchait courbé en avant, ses mains gantées frôlant l'herbe haute et dans une position d'ennui profond. J'en peux plus!

Ni Deidara ni moi n'eurent de réaction. Lui marchait devant, sans jamais se retourner, et moi je fermais la marche. Je m'étais attendue à ce que Zetsu se montre mal à l'aise dans un pays avec une aussi petite quantité d'arbres, mais contre toutes attentes, il marchait avec nous dans l'herbe, en tête. Et même avec une dizaine de mètres d'avance sur Deidara.

De là où je me trouvais, je ne voyais que le haut de ses feuilles qui se penchaient à droite, puis à gauche au rythme de ses pas qui ne ralentissaient jamais. Nous étions tous sûrement fatigués du long trajet, mais contrairement à Tobi, ni moi ni Deidara n'étions près à l'admettre, lui sans doute par fierté, moi par souci de faire bonne impression.

Par fierté aussi, bon.

Un peu.

-Il a pas tord, Tobi! Lançais-je en accélérant l'allure pour rattraper mes compagnons. Il va commencer à être tard. Il serait peut être temps de s'arrêter, non?

-Pourquoi, t'en as déjà marre, hm? Lança Deidara avec un regard dubitatif et un sourire dédaigneux, que j'ignorais totalement.

Zetsu s'arrêta et se tourna légèrement vers nous avant de nous désigner un point loin devant.

-Nous allons continuer à marcher jusqu'à ce que l'herbe soit moins haute. Expliqua Zetsu blanc. Ça descend en pente douce pendant encore une demi-heure, puis l'herbe redeviens plus courte. Et en bas, il y a un lac où nous pourrons nous arrêtez.

-Chic! S'écria Tobi qui avait soudainement recouvré sa bonne humeur. On pourra se baigner?

-Je ne vois vraiment pas l'intérêt de se laisser aller à faire des choses aussi futiles, hm... Grogna Deidara.

-Pour une fois, il n'a pas tord. Lança Zetsu noir. Nous ne sommes pas ici pour ça.

Tournant la tête vers moi, il continua à parler sans me lâcher des yeux alors que j'avançais en écartant l'herbe qui me chatouillait les mollets et me démangeait furieusement.

-Aujourd'hui, tu vas te battre contre Deidara, Kunaï. Encore une fois, je vais te demander de n'utiliser que le taijutsu. Je veux connaître un peu mieux ta force et, si possible, observer qui sortira vainqueur de votre affrontement. Celui contre Tobi était vraiment peu concluant.

J'hochais la tête, réfléchissant à toute vitesse. Tant que nous restions sur les combats physiques, ils ne devineraient pas que je bluffais. Tant mieux. Mais me battre contre Deidara était risqué. Il fallait que je gagne, cette fois, coûte que coûte.

L'intéressé ricana, avant de me lancer un regard dédaigneux par dessus son épaule et repartir d'un pas tranquille. La demi-queue sur son crâne bougeait au rythme de ses pas. Il me prit l'envie de lui jeter un shuriken pour lui la couper en vol, mais je résistais. Surprenant mon regard furieux, Zetsu sourit.

-Je te laisse pas aller à la colère. Me dit son côté noir, sa voix grave habituellement froide ayant laissé place à un ton plus neutre, ce qu'on pouvait considérer comme un énorme progrès en soi.

-Tu auras tout le temps de te défouler tout à l'heure. Confirma sa partie blanche. Patience.

Je restais un instant indécise pour hochais la tête avant de repartir d'un pas plus vif, faisant craquer chacun de mes doigts en écrasant mes mains dans mes poings.

Comme l'avait indiqué Zetsu, la descente ne dura pas plus d'une trentaine de minutes. L'herbe devint moins haute, pour laisser place à une pelouse piquée de fleurs colorées et d'arbustes qui apportaient une ombre agréable.

Nous nous arrêtâmes sur la rive d'un lac, dont les plages de terre brune étaient balayées par une brise printanière. Tobi, qui avait recommencé à traîner les pieds et avançait les yeux rivés au sol, courbé en avant, se mit à courir vers l'eau. Je lui lançais un coup d'œil en coin, avide de connaître le visage qui se cachait sous son masque. Après tout, cela serait une information en or pour Iwa, qui me garantirait certainement son respect.

Quoique, pour cela, il faudrait tout d'abord que je puisse envoyer l'information. Ces derniers temps, Zetsu m'avait tant suivie que je n'avais plus eu une seconde pour m'isoler et utiliser la technique qui m'aurait permis d'envoyer des messages avec mes faucons fabriqués grossièrement avec du chakra que je rendais solide uniquement grâce à mes cheveux.

Mais possibilité ou non d'envoyer quelque chose, ma curiosité ne fut pas satisfaite car Tobi se contenta de se précipiter sur un ponton de bois, le faisant claquer sous ses bottines ninjas, et se laissa tomber en position assise avant de les retirer, et de tremper ses pieds nus dans l'eau. Réprimant un grognement de frustration, je me détournais et croisais le regard de Deidara, qui lui aussi, guettait Tobi.

Nous nous foudroyâmes du regard un instant, avant de nous détourner. Je me laissais aller contre le tronc d'un arbre dont j'ignorais l'espèce, le plus grand que nous avions eu l'occasion de croiser depuis que nous étions sorti de la zone des montagnes mortes. Deidara s'approcha de l'eau et s'assit en tailleur, tourné vers le lointain. Zetsu quand à lui, s'arrêta à quelque pas derrière moi et resta immobile, pendant plusieurs minutes, les bras le long du corps et le visage fermé. Plongée dans mes pensées, je mis un certain temps à réaliser qu'il ne bougeais pas et me tournais vers lui avec un regard intrigué, auquel il répondit par un sourire de ses dents parfaitement régulières et alignées, carrées et pourtant si intimidantes.

-Tu as l'intention de rester le cul par terre encore longtemps ou je n'est pas besoin de le botter pour que tu te le bouge et que tu me montre si tu n'es pas juste un imposteur?

Le sourire de jubilation de Zetsu blanc était presque aussi effrayant que la voix menaçante de Zetsu noir. Sans même réfléchir, je bondis sur mes pieds et rejoignis mon adversaire qui avait eut la décence de se lever prestement à son tour, en entendant les paroles courtoises et réconfortantes de l'homme-plante.

Près de l'eau se trouvait un terrain relativement plat. Nous nous y rendîmes aussitôt avant de nous placer face à face, à distance respectable, c'est à dire une quinzaine de mètres.

Je m'étais attendue à plus d'enthousiasme de sa part, avec les regards furieux que nous avions échangés durant le trajet, mais il se contentais de me fixer sans un mot en passant son poids d'un pied sur l'autre.

Je levais la main à la hauteur de ma tempe et claquait des doigts pour le réveiller. Il cligna des yeux, secoua la tête et me lança un regard plein de rancœur.

Parfait, là je le reconnaissais plus.

-Allez-y. Lança Zetsu blanc d'une voix aimable alors que Tobi le rejoignait en courant pieds nus, portant ses bottines dans une main.

Nous fondîmes l'un sur l'autre d'un même mouvement, avant d'échanger des coups de coudes secs et des contre à l'aide de nos avant-bras. Il me décocha un coup de pied dans le ventre, pas très fort, mais suffisant pour que je sois projetée sur quelques mètres, le temps qu'il se mette hors de portée.

Pas vraiment de violence pour l'instant, juste de quoi nous tester mutuellement. Je secouais la tête, vieille habitude que j'avais gardée du temps où mes cheveux blonds ternes fouettaient mon front. Lui ne semblait pas être dérangé par sa mèche de cheveux qui restait parfaitement à sa place.

Veinard.

Je franchis la distance qui nous séparais et tentais de lui asséner un coup de poing en plein visage qu'il stoppa en croisant ses poignets devant lui. Je lui donnais un coup de pied dans l'épaule, qu'il arrêta à son tour en se saisissant de ma cheville. Bondissant en arrière, il effectua un salto et enfonça son talon dans mon ventre. Le souffle coupé, je roulais sur le dos et il tenta de me décocher une frappe de la jambe dans les flancs mais je disparus de ma place pour réapparaître dans son dos et l'envoyer au sol à son tour.

-Faites un effort. Grommela Zetsu noir. J'ai rarement vu un duel aussi ennuyeux.

Interrompue dans ma concentration, J'hésitais pendant à peine une demi-seconde, le pied levé au dessus de la gorge de Deidara, qui parvint à s'écarter juste avant qu'il ne s'abatte. Le sien rencontra mon visage et je fus éjectée de la zone de combat et allais rouler aux pieds de Tobi.

-Allez, allez, Tueuse-san! S'écria t-il aussitôt en levant les yeux du bouquet de fleurs jaunes et violettes qu'il était occupé à faire. Vous pouvez y arriver.

Je ne prêtais pas attention à ce qu'il me dit, me redressais et repartis en sens inverse, plus déterminée que jamais. Au moment où j'atteignais la zone où Deidara pouvais me toucher, je bondis avant de stopper net et faire un pas en arrière instinctif. Le coup de pied inversé de Deidara frôla mon nez mais ne le toucha pas. Je passais sous sa jambe et enfonçais mes doigts à trois reprises dans son abdomen. Sous le coup de la douleur, il se plia en deux et je lui décochais un coup décisif du tranchant de la main dans la nuque.

Alors qu'ils s'écrasait au sol avec un râle, je voulus reculer de quelques pas pour reprendre mon souffle, la tension enfin retombée, lorsque je sentis sa main se refermer sur ma cheville, et ses dents... Me mordre?

-Ah! Mais lâche-moi, lâche! Hurlais-je en secouant la jambe de toutes mes forces, folle de douleur et écœurée.

Techniquement, ses mains n'étaient pas une technique de taijutsu, non? Alors il trichais aussi? Mais merde, à la fin!

Je lui envoyais un coup de pied dans la tête qui le fit lâcher prise et m'écartais précipitamment. Mais cet imprévu lui avait permis de reprendre des forces. Il se redressa en essuyant un filet de sang qui coulait au coin de ses lèvres et passa à l'attaque.

Nous échangeâmes coups de poignet et de cheville en feintant régulièrement sans parvenir à infliger de lourds dégâts. Malgré ses blessures, Deidara me tenait parfaitement tête.

Agacée et lasse de la jouer réglo, j'abattis subitement mon talon sur son coude fraîchement recousu. Il poussa un hurlement de douleur et s'effondra à genoux. Je voulus tenter de le frapper au sol mais il balaya mes jambes d'un coup de pied sec et je me retrouvais sur le dos. Je sue qu'il pivotait à ses longs cheveux blonds fouettant l'air au dessus de moi, me bloquant l'espace d'une seconde la lumière du soleil. Je bondis sur mes pieds au moment où il frappait le sol.

-Tu es vraiment lent! Lançais-je avec un rire en lui donnant un coup de genoux dans les reins. Il pivota avec un cri de rage et je vis sa semelle de chaussure se rapprocher à toute vitesse de mon visage. Trop vite pour que je m'écarte.

La douleur irradia dans mon nez et je titubais vers l'arrière en me concentrant pour qu'il conserve sa forme. Devant moi, le shinobi d'Iwa s'était redressé et se tenait en position d'attaque comme si il avait fait cela toute sa vie. Pour ce que j'en savais, il avait toujours été un ninja ce battant à distance. J'étais surprise de voir qu'il s'en sortait aussi bien au corps à corps contre moi, qui était surtout douée dans ce domaine.

D'ailleurs, si j'en croyais les circonstances du combat, j'aurais pu avoir l'avantage, étant donné que Deidara était diminué et que le taijutsu n'étais pas sa spécialité. Mais sans mes transformations, je n'étais évidemment moi non plus, pas au summum de mes capacités. Qu'est-ce que cela aurait-il donné si nous nous étions combattus dans d'autres circonstances? Peut-être aurais-je eu plus de chance.

En attendant, je manquais cruellement de pratique et je ne dominais certainement pas l'affrontement.

-C'est bien ce que je pensais, hm. Lança Deidara sans cesser de se balancer à droite puis à gauche. Tu sais te servir de ta langue, mais ça s'arrête là. Dès qu'il faut agir, il n'y a plus personne.

-Ferme-là et regarde.

Je pivotais et me mis à courir vers l'eau. Pris au dépourvu, Deidara resta un instant immobile, puis me suivit.

Mon pied entra en contact avec la surface et le froissement de l'herbe laissa place aux clapotis de mes semelles contre la surface du lac, chaque pas projetant autour de moi de fines gouttelettes d'eau reflétant la lumière du soleil.

En dessous, courant au même rythme, les bras tendus vers l'arrière et les épaules tendus pour diminuer les résistances à l'air, une fille qui je ne connaissais presque pas. Des cheveux noirs, des yeux noirs...

"Kunai n'est décidément pas moi" pensais-je avant de voir dans le reflet de l'eau, la silhouette flou d'un ninja aux longs cheveux blond, juste derrière moi.

Je m'écartais aussitôt et Deidara abattit la paume de sa main contre la surface de l'eau sans me toucher. Je parvins à lui asséner un coup dans l'arcade sourcilière, puis un second à la cuisse. Il se redressa sans que je n'est eu le temps de lui en infliger un autre et s'en suivit une course poursuite sur le lac. Nous filions si vite que je n'entendais rien des insultes qu'il me criais, le vent hurlant déjà dans mes oreilles. Je ne saisit que les mots « nulle », « sous-estimer », « prouver » et « Art » avec un grand « A ».

Brusquement, Deidara apparut devant moi, et je fis un écart pour l'éviter. Mais il me tacla et me brisa presque la cheville. Cela n'était pas la première blessure qu'il m'infligeait, mais c'était certainement la plus mal placée, directement dirigée sur le tendon. Le contact de chakra s'interrompit et l'eau céda brusquement sous mon poids.

Je m'y enfonçais presque sans un bruit, les yeux écarquillés de surprise.

Un monde bleu foncé, froid et silencieux, dont le fond, loin sous mes jambes, virait presque au noir. Au dessus au contraire, la beauté de la lumière faisait des reflets avec les vagues à la surface.

Jamais je ne m'étais sentie aussi lente, et j'étais incapable de respirer.

Mais surtout, il m'étais presque impossible de bouger.

J'étais piégée.

Impossible de sortir sans me faire frapper, et si je restais sous l'eau, j'allais mourir. Pas stupide à ce point, Deidara ne me quittait pas des yeux, immobile juste au dessus, sans chercher à me rejoindre dans ma galère. Je voyais qu'il était très attentif au moindre de mes mouvements car il bougeait dès que je remuais le petit doigt, sans doute par peur que je lui saisisse la cheville.

J'étais piégée et furieuse. Car, si j'avais pu utiliser mes capacités à leur maximum, j'aurais pu ressortir de l'eau. Il m'aurais suffi de me transformer... En poisson par exemple! Ou encore mieux, en oiseau.

Rien que le fait de me faire apparaître des branchies dans le cou aurait été une solution pour tenir. Mais piégée dans mon corps d'humaine, je ne pouvais profiter d'aucunes des techniques avantageuse de ma famille.

Je nageais vers la droite, puis vers la gauche, sans parvenir à me défaire de ma lenteur. Deidara était bien campé sur ses jambes et m'attendais à la surface.

Je commençais également à manquer d'air.

Tenter d'attraper Deidara par le pied et l'attirer dans le lac? Impossible, son chakra était bien trop parfaitement équilibré. Tenter de sortir de l'eau quand même, le plus vite possible? Non, le nukenin d'Iwa était juste au dessus de ma tête, je ne pouvais rien faire sans être touchée.

Décidant de tenter le tout pour le tout, je jaillis de l'eau et essayais d'attraper Deidara par les cheveux. Comme je m'en doutais, il me saisit par le poignet et m'asséna un coup de poing sec dans le ventre, qui m'assomma presque et me donna une affreuse envie de vomir et la quasi-impossibilité de bouger.

-Voilà pour toi. Ricana t-il en me maintenant au dessus de la surface du lac par le bras et me secouant, complètement molle, au dessus de la surface de l'eau. Finalement, j'avais raison. Tu es forte pour parler mais, quand il faut agir, il n'y a plus personne, hm.

À travers le voile flou qui s'était déposé sur mes paupières, je lui lançais un regard assassin. C'est à cet instant qu'il me lâcha dans l'eau.

...

J'émergeais enfin et posais mes deux mains à plat sur la rive de terre mouillée, qui s'étendait sur quelques mètres à peine avant de laisser sa place à de l'herbe, comme sur des centaines de kilomètres à la ronde.

Après que Deidara m'eus laissée tomber alors que j'étais déjà à demi-morte, j'avais nagé pendant presque un kilomètre, car mine de rien, nous nous étions drôlement éloigné, et j'avais même manqué de mourir asphyxiée.

Roulant sur le dos, haletante, je fermais les yeux en attendant que mon souffle revienne et que les muscles de mes bras et de mes jambes cessent de se tendre au point que j'en avais presque le sentiment qu'ils allaient exploser d'un instant à l'autre.

Losque je les rouvrit, Tobi était penché sur moi et me faisait de l'ombre.

-Pas trop fatiguée, Tueuse-san? Me demanda t-il de son habituelle voix enfantine et chantonnante. Je vous est observée vous battre depuis la rive. C'était pas terrible. Mais Deidara est pas très bon non plus, alors c'est pas grave.

Je le regardais sans répondre et il poursuivit:

-Moi vous savez, je l'écoute quand il parle -parce que sinon il me frappe- et il m'a dit que vous étiez vraiment nulle et qu'il n'étais pas du tout fatigué. Et après, il s'est endormit.

Un sourire involontaire étira mes lèvres. Je me redressais légèrement sur le dos et Tobi me tendis une main pour m'aider à me redresser.

Je l'acceptais en me disant que, finalement, mon séjour au sein de l'Akatsuki n'allait pas être si terrible. Après tout, si un de leurs membres m'affirmait qu'un autre était aussi mauvais que moi, je n'étais donc peut-être pas encore condamnée.

-Tobi. Écarte toi.

Le ton de Zetsu noir me fit froid dans le dos et mon sourire s'effaça alors que je pivotais pour soutenir son regard ambré. Intimidé, sans doute, Tobi s'écarta sur la pointe des pieds. Je restais quand à moi, immobile et peu fière devant la silhouette imposante du nukenin qui me toisais avec un tel mépris que les gens d'Iwa aurait eu l'air de m'idolâtrer, en comparaison.

-Tes capacités ne sont pas suffisantes. Annonça Zetsu noir. En plus de cela, tu les maîtrises très mal, une vrai débutante.

Je me mordis la lèvre sous l'insulte.

J'avais passée mon enfance à travailler ma métamorphose, et apprendre que j'étais considérée comme une moins que rien par ceux qui allaient être mes compagnons, était difficile à encaisser. Car à Iwa, si j'étais méprisée, j'étais aussi crainte.

-Mon niveau est tout de même bien meilleur que celui de la plupart des ninjas. Maugréais-je en passant mes cheveux humides derrière mes oreilles. Et avec suffisamment d'entraînement, je serais capable de vous rattraper.

En réalité, je n'en savais rien, mais dans le cas présent, c'était répondre ça ou mourir. Alors entre mourir maintenant et mourir plus tard...

Zetsu blanc poussa un soupir et s'apprêta à me répondre, mais Zetsu noir le coupa sèchement.

-Être meilleur que la plupart des ninjas n'est pas suffisant. Le niveau d'un shinobi et sa supériorité sur ses ennemis détermine sa durée de vie et nous sommes des nukenins. Tous les shinobis du monde sont nos ennemis. Nous ne pouvons pas nous permettre d'être un peu meilleur que la moyenne des ninjas. L'Akatsuki n'accepte dans ses rangs que les ninjas d'un niveau exceptionnel, qui ne saliront pas notre nom parce qu'ils sont trop sûrs d'eux. Tu as une chance d'entrer dans l'organisation, tu devrais te contenter d'être reconnaissante. Tu es insignifiante et cela serait moins désespérant si tu en avais conscience.

Il ponctua sa phrase d'un regard dur qui fit ployer mes épaules. Je laissais passer quelques secondes, le temps d'encaisser l'information, avant de me laisser tomber sur un rocher en face du nukenin, les yeux écarquillés et le cœur battant.

Une douche froide. Une gifle. Le coup de grâce.

Je n'avais pas grand chose qui me rendais fière, mais les capacités que ma famille m'avais transmises et apprises, en faisait partie. Zetsu venait de me lancer que je ne savais pas m'en servir, sans aucun tact. C'était sans doute nécessaire, mais la motivation qui m'animait s'était écroulée. Sa partie blanche fut soudain prise de pitié et m'adressa un sourire désolé.

-Ne désespère pas. Tu as énormément de potentiel. Tu as également fait d'intenses progrès en l'espace de peu de temps. Nous ne perdons pas espoir que tu atteignes rapidement le niveau d'un ninja de l'Akatsuki et que tu sois capable de te tenir tête à n'importe lequel d'entre nous. Et Pain place de grands espoirs en toi. Sinon, il t'aurais tuée sur le champ.

J'hochais la tête silencieusement sans lui répondre, le moral plus bas que terre. À quoi bon continuer à me battre si le fait de me lever chaque matin depuis que je savais marcher n'avais servit à rien? Si cet homme étrange qui se tenait devant moi, si celui qui dormait à poings fermé contre un arbre et celui qui s'éloignait à une vitesse effrayante plusieurs kilomètres au sud -sans doute pour aller chercher un casse-croute dans le village voisin-, s'avéraient être bien moi meilleur que moi? À quoi bon lutter? Je n'étais pas à la hauteur.

-Tu sais, me lança Zetsu, toujours de sa voix douce, être au dessus de la moyenne n'est pas suffisant pour ce groupe. Il faut faire parti des élites, et pour cela, il faut un talent exceptionnel mêlé de jours entiers de travail et de formation brute. J'ai d'ailleurs ma petite idée sur le sujet. Un entrainement spécial rien que pour toi.

Je ravalais mes larmes et répondit docilement, avec le ton neutre, détaché et servile de Kunai.

-Naturellement, je ferais tout mon possible pour être digne de vous.

Une voix grave étouffa un ricanement et je sentis mes oreilles devenir écarlates. Je n'osais pas les modifier.

-Nous connaissons une techniques, commença Zetsu blanc, qui nous permet de créer des clones zetsus à l'infini. Tu me suis? Cela consomme énormément de quantité de chakra, mais Pain a acceptée que nous en dépensions pour toi.

-Tu as énormément de chance, à ce propos. Gronda Zetsu noir. Si cela n'en avait tenu qu'à moi, tu serais morte depuis longtemps. Enfin, ce n'est pas moi qui dirige l'organisation.

Il soupira et son autre moitié prit le relais.

-En fait, il s'agit de zetsus blancs. Ce sont les parfaits soldats. Il sont résistants et puissants. Mais surtout, ils ont un mental étudiés pour les doter d'une volonté de gagner à toute épreuve. Jamais il n'abandonnerons.

J'hochais la tête. On allait me faire affronter un clone de Zetsu blanc maintenant? Tant mieux, le nukenin bicolore était, selon moi, de loin, le plus puissant shinobi des trois que j'étais chargée d'espionner. N'affronter qu'une seule de ses moitiés me semblait bien plus raisonnable.

-Je t'explique ce que tu vas devoir faire. Expliqua le Zetsu. Pour nous, ces créatures sont plutôt faible. J'ignore ce qu'il en est pour toi, et j'espère que cela ne sera pas trop compliqué. Nous nous servons de ces clones pour déterminer une échelle de puissance. Tu devras en affronter de nouveau chaque jour, et le nombre de zetsu que tu tuera déterminera ta puissance.

Bien, affronter plusieurs adversaire à la suite? Cela ne me dérangeait pas. C'était un entrainement d'endurance, en somme.

-Et combien devrais-je en abattre?

-La question n'est pas, « Combien dois-je en abattre » mais « Combien puis-je en abattre ». Tu devras continuer à en affronter jusqu'à ce que tu n'es plus de forces. À la fin de la semaine, si tu es capable d'en tuer suffisamment en une seule fois, je parlerais en ta faveur à Pain. Sinon...

-Je sais... Combien dois-je en abattre en une seule fois, à la fin de la semaine?

Zetsu blanc et noir se mirent à échanger des paroles inaudibles, comptant sur leur mains bicolores. Soudain, Zetsu noir se redressa et m'adressa un sourire carnassier.

-Je ne vais pas trop t'en demander pour une première fois... Que dirais-tu de... Mille Zetsu blanc?


Bon, voilà, ça, c'est fait! Un chapitre de combat cette fois, j'espère que vous ne vous êtes pas trop ennuyés! *

J'en profite pour donner une mauvaise nouvelle :$ je pars en vacances pendant une semaine et vendredi prochain, je ne pourrais pas poster. C'est la première fois, me tapez pas, please! (remarque, je manquerais pas à grand-monde ^^)

Merci Zazou-chan pour ta review! Ne t'en fais pas, moi aussi je pars dans des délires parfois, quand quelque choses que j'attendais sort! Ce cri de joie est trop flatteur! (tête qui chauffe) Effectivement, je considère pas Deidara comme quelqu'un de bête, parce qu'il ne prépare jamais de stratégie à l'avance et qu'il improvise chacun de ses combats. Or, ses combats sont superbes! Et oui, Yume est coincée avec son taijutsu qui est bon, et ces flammes de katon toutes riquiquis! C'est la merde! :p (non je m'appelle pas Lili, haha! mystère mystère! ;) Et Tobi chante "MERDOCU" ! (je l'est pas inventée elle existe, tirée de l'album "super papa" qui à bercé mon enfance... Tu m'étonnes que je sois folle aujourd'hui vu les trucs que mes parents me faisait écouter ^^ Elle est géniale! D'ailleurs je l'écoute en écrivant ça et je RIGOLE)

Merci .love ! :D Même court, c'est vraiment sympa de laisser un petit mot, ça me fait plaisir :)

Merci Miss Uchiwa pour ta... Tes trois reviews? ^^ je crois que tu as eu un petit bug :p Je tacherais de mieux décrire les émotions de Yume si tu penses que je ne le fais pas assez. Si tu ne veux pas qu'elle finisse avec Deidara, rassure toi ^^ Ce n'est pas du tout à l'ordre du jour pour l'instant. La romance n'est pas le sujet principal du chapitre même si il y en aura quand même (oh yeah!) et on ne sais pas entre Qui et Qui. La seule chose dont je suis presque sûre, c'est qu'il n'y aura pas de yaoi, je n'aime pas trop ça. :) désolée à celle qui adores!

Merci ShaunyBlackSheep x) Je suis d'accord avec toi pour les membres de l'Aka, mais en même temps, je les aimes tous alors, alors ! :p Je serais pas capable de donner mon préféré je crois :O Tu t'appelles Suzanne? Haha, DOSSIER! Tant mieux si tu as aimée ma scène de combat, je ne fais ça que pour vous divertir après tout! Si j'y suis parvenue, tant mieux! Tu as de l'Origina? ABOULE!

Et enfin, Merci Shikuuro! Yume à un sale caractère effectivement, et je dois doser pour ne pas qu'on la déteste! (Je suis super difficile en matière d'OC, moi alors si vous n'aimez pas la mienne, je ne pourrais pas vous en vouloir ;) Et si elle vous plait, c'est trop BIEN! Ce que tu dois manger? Hm, je dirais du chocolat, parce que c'est pâque et que après pâque, ben ils sont tous bradés! Vite, Milka, Kinder, j'arriiiive! Fondant, dégoulinant de chocolat blanc en dedans avec du caramel et des noisettes... *baaaave* Mais oui, d'adore les commentaires que vous me laisser, ça me fait juste HYPER plaisir! J'étais tellement contente de la tienne que je suis allée galoper sur un arc-en-ciel avec un poney bleu ailé... J'espère que tu as survécus à la semaine d'attente et que tu n'as pas été déçue et que tu survivras au deux prochaines! (j'en suis sûre, il y a tellement de fanfic super cool ici ^^) Encore merci, ton message m'a vraiment fait rire. :)

Bizz, je vous aimes tooooouuuuuuussss !