PARDON!

Je m'excuse! Pardon pardon pour ce retard et pour l'attente, pour ceux qui l'attendait, je suis vraiment, vraiment désolée! Je suis rentrée de vacances la semaine dernière et j'avais prévue d'avancer dans mes chapitres, pour pouvoir retrouver l'avance confortable que j'avais à mes début et là, catastrophe! Mon ipod à eu un bug et depuis, je n'est plus accès à mes notes!

La rapport? C'est là-DESSUS que j'écris! Mes chapitres sont sur les notes de mon ipod que je transfert sur l'ordi, accessoirement en faisant une dizaine de relectures...

Je n'est donc pas pu avancer dans mes chapitres et PIRE! Je n'est plus accès à celui que je vous avais écrit! Je viens donc de passer la semaine à le récrire ENTIÈREMENT du début à la fin, de mémoire... Et OUI, c'est pour ça que je n'est rien posté la semaine dernière, je n'avait plus rien à poster. Je ne sais pas si il est donc meilleur que celui que je vous avais fait à la base, mais... Entre mes cours, mes contrôles et le reste, je croulais sous le boulot. J'ai bien essayé de le poster en avance, mais je n'est vraiment pas eu le temps.

Enfin bref, je suis encore désolée, et je m'excuse à l'avance si il y a d'autre retard, je ne peux plus écrire sur mon ipod et donc, n'importe où comme je le faisais avant. Ça devrait s'arranger et je vais continuer à poster chaque vendredi, mais si il y a encore un retard, je m'excuse, vraiment.

Pour finir, même si je n'est eu qu'une semaine pour le refaire, c'est le plus long que je ne vous est jamais fait! J'espère qu'il vous plaira parce que, tant qu'à recommencer, je l'est même amélioré par rapport à la première version. Faites attention, il s'y passe pas mal de choses! Voilà, bonne lecture et encore, encore désolée. :/


Cette fois, je n'eus pas besoin de faire pousser mes cheveux pour qu'une mèche soit suffisamment longue pour contenir assez de chakra et que mon oiseau fasse la distance suffisante à la transmission de mon message. Ils poussaient sur mon crâne, lentement mais sûrement, et commençaient d'ailleurs à me gêner. Et étant donné qu'ils étaient plus longs lorsque j'étais Yume que lorsque j'étais Kunai, mon corps d'origine devait désormais être doté d'une coupe style "explosé" que j'avais un peu peur de découvrir lorsque je le réintégrerais.

De l'eau jusqu'au genoux, je m'étais éloignée pour me laver et ne sentais plus, pour la première fois depuis plusieurs jours, la présence de Zetsu. Effectuant le plus rapidement possible mes mūdras, au risque de rater mon incantation, je formais un petit oiseau factice. Le message, tout près, était déjà attaché à sa patte, il me suffisait de nouer un cheveux autour du parchemin. L'oiseau sur la paume de la main, je jetais un dernier coup d'œil aux alentours et le lançais en l'air. L'invocation s'envola et fila en direction d'Iwa en rasant les brins d'herbes pour ne pas être repérée.

Soulagée d'avoir fait mon devoir, je me replongeais dans l'eau jusqu'aux épaules. Envoyer un message au moins une fois par semaine était un minimum, selon Onoki. J'avais manqué de peu de dépasser le délai.

Je restais une demi-heure dans le courant avant d'apercevoir Zetsu sur la rive, et sortir. Je me fichais pas mal qu'il me voit, maintenant. Dans un groupe comme le notre, nous étions forcé de cohabiter, parfois vraiment les uns sur les autres, et alors, plus de secrets pour personne. Enfin, presque.

En plus, le shinobi bicolore avait passé tant de temps sur mes talons, que je n'avais plus grand-chose à lui cacher.

Passant devant lui, je me dirigeais vers le tas de vêtements abandonné auprès d'un arbre. Uniquement fait de chakra, il commençaient à s'user, mais tenaient le choc. Moi même, j'étais assez étonnée de faire preuve d'autant d'endurance. À part les moments où j'avais presque craqué et d'infimes parties de mon corps étaient redevenues normales, je ne me sentais pas aussi faible dans la peau de Kunai que j'aurais normalement dû l'être à ce stade, selon les dires de mes professeurs et tous les entraînements que j'avais subies où je reprenais ma forme originelle au bout d'un laps de temps très court. J'aurais cru faire face à plus de difficultés.

-Nous n'allons pas tarder à arriver là où nous voulions vous emmener. M'annonça Zetsu blanc. Cela ne devrait pas être à plus de quelques heures de route vers le sud-ouest.

J'hochais la tête sans cesser d'enfiler mes vêtements, avant de pousser un juron en glissant un de mes orteils dans un trou de mon pantalon.

Nous avions marchés durant plusieurs jours dans cette même direction et approchions de plus en plus de la frontière de Konoha. D'après Zetsu, il s'y trouvait "l'endroit idéal" pour un entraînement avec les zetsus blancs.

Si j'en croyais ses explications, la proximité de Kusa dissuadait les patrouilles de Konoha de s'approcher si près et vice versa. Selon lui, nous diminuions les risques de croiser des ninjas dans cette région.

Pour ma part, je n'avais vu personne d'autres que les trois nukenins depuis des jours, et rencontrer une nouvelle tête ne m'aurait pas fait de mal, mais je continuais de suivre docilement mes compagnons.

Plusieurs fois, j'eus le temps d'envoyer de nouveau faucons de chakras, tous dévoilant des informations capitales et inédites. J'espérais sincèrement que le gens d'Iwa recommençaient à admirer mon clan, comme lorsque j'étais enfant, et que mes efforts pour le faire bien voir suffiraient à les faire oublier la fameuse mission où tout avait basculé.

...

Premier jour:

-Ici? Demandais-je en effleurant les boiseries du bout des doigts. Pourquoi pas en plein air?

-C'est plus confortable. M'assura Tobi en se laissant tomber sur le dos d'un dragon doré, immobilisé dans une posture d'attaque.

De sa gueule s'échappait un mince filet d'eau qui coulait dans un bassin entre les pattes de l'animal. À la surface flottait un nénufars rose pâle absolument énorme. J'y jetais un coup d'œil très intéressé, mais le regard sévère de Zetsu noir me dissuada de sauter dessus à pieds joins. "N'y penses même pas!" Semblait-il dire.

Nous nous trouvions dans un temple à la gloire d'un dieu dont j'ignorais le nom, perdu dans une forêt entre Konoha et Kusa, qui s'étendait sur des kilomètres à la ronde. Personne ne viendrait nous chercher ici, les écarts entre les hameaux étant si vastes que des vallées entières restaient vides de toutes civilisations. À force de les arpenter, j'avais fini par me remémorer totalement par hasard une leçon de géographie où elles avaient été évoquées.

Notre professeur nous avait expliqué que les seuls les nukenins se cachaient dans ces zones totalement perdues et qu'on y envoyait rarement des patrouilles pour les y déloger. Par crainte de créer des incidents politiques avec le pays voisin, ni Iwa ni Konoha n'osaient s'aventurer dans le coin et les civils ne s'y étaient pas installés non plus, car ils auraient été en première ligne en cas de guerre, si bien que la forêt, pourtant magnifique et très propice à développement de la vie, restait presque entièrement déserte.

-Mais dehors aussi. Il fait beau et nous je risquons pas de croiser beaucoup de ninjas.

-Il y a aussi énormément d'arbres. Répliqua Zetsu noir. Si elles sont rares, il passe parfois par ici des patrouilles, et si nous laissons une trace de notre passage, des ninjas traqueurs seront capables de déduire notre parcours depuis Iwa et même tenter de prévoir notre destination finale. En plus de cela, notre signalisation n'a pas encore été répandue mais l'enlèvement et le meurtre du Kazekage ne vont pas rester un secret d'état bien longtemps.

-Il suffit qu'un des ninjas de Suna parte en mission, rencontre une jolie fille et hop! Tout le monde shinobi est au courant. Renchérit Zetsu blanc. Lorsque des messages traitant ce genre d'informations sont envoyés aux hauts-gradés, il faut généralement une semaine maximum pour que l'information filtre à l'extérieur. Alors, il est plus simple de ne pas laisser de traces trop simple à suivre.

-Mais, Hidan et Kakuzu n'ont pas hésité à s'arrêter en ville. Grommelais-je. Personne n'a remarqué leurs capes.

-C'est exact, car dans les villages les plus petits, on croise rarement des ninjas. Nous sommes tranquille si nous nous trouvons au milieu des civils, ils sont souvent tenus plus ou moins à l'écart des conflits, mais les shinobis qui nous traquent de doivent pas pouvoir suivre d'indices trop évidents.

-Et puis, surtout, assura Tobi devant mon silence dubitatif, nous ne voulons pas demander à Deidara de faire exploser une autre bombe, parce qu'il est encore trop faible.

-Quoi?! S'écria l'intéressé, furieux, en se redressant brusquement, les jointures de ses mains blanchies par la rage et les doigts crispés sur les écailles d'or de la statue.

Je tournais la tête lentement vers lui et fis mine de l'examiner pendant quelques instants.

-Ah oui. C'est vrai qu'il a encore une sale tête. À moins que ça soit naturel...

Deidara rougit de colère et s'apprêta à répondre quand Zetsu noir leva la main, le coupant dans son élan.

-Silence tous les deux! J'en ai plus qu'assez d'avoir affaire à des gamins! Kunai, n'es-tu pas censée être plus mature? Pain ne t'as pas mise à l'essai pour que tu nous fasses perdre notre temps.

Je me mordis les lèvres et hochais la tête sans répondre, avant d'aller me placer docilement au centre du bâtiment, juste sous la trajectoire d'un raie de lumière blanche qui tombait tout droit d'une fenêtre en haut d'un mur. De minuscules grains de poussières y flottaient et changeaient brusquement de trajectoire lorsque j'inspirais et expirais.

Les combats de la veille m'avaient laissée fourbue de courbatures, mais je me sentais encore capable d'en découdre. Et puis après tout, je n'avais pas vraiment le choix.

-Aujourd'hui, m'informa Zetsu blanc, nous allons tester ton endurance. Et demain, les choses sérieuses commenceront. Tu vas devoir faire un meilleur score demain qu'aujourd'hui, de même que le jour suivant, et atteindre un certain stade de puissance avant qu'Hidan et Kakuzu ne mettent la main sur le bijū. Nous ne pouvons pas te dire avec certitude quand ils réapparaîtrons, mais il vaut mieux que ton entraînement soit le plus intensif possible.

Je fis de nouveau oui de la tête, bondissant d'un pied sur l'autre, concentrée. Il pouvait m'envoyer ce qu'il voulait, je me sentais prête.

D'un signe de la main, Zetsu noir agita la main et un zetsu indépendant du premier, jaillit du sol. Tout blanc, les cheveux vert et un grand sourire aux lèvres, il s'inclina légèrement et je fis de même, après un instant d'hésitation.

-Voici un des clones de Zetsu blanc. M'informa Zetsu noir en m'adressant un sourire mauvais. Tu vas l'affronter, puis en affronter un autre et ainsi de suite. À la fin de la semaine, je veux que tu en es abattu mille. En une seule journée, naturellement.

Mes épaules s'affaissèrent, mais ma bouche grimaça un sourire confiant. Mille ennemis, cela relevait de l'impossible. Des civils, à la rigueur, pas des ninjas. Il fallait posséder une puissance à la limite du divin pour ça.

-Et qu'est-ce que si passe si je n'y arrive pas? Demandais-je, un sourcil levé.

-Pain en sera informé, et cela voudra dire que tu n'es pas capable de tenir tête aux autres membres de l'Akatsuki.

-Nous y sommes tous parvenu. M'informa Deidara, l'air suffisant. C'était un jeu d'enfant, hm... Et ça m'étonnerais beaucoup que tu y parviennes aussi facilement. Nous ne jouons pas dans la même catégorie.

Je lui lançais un regard menaçant, lui promettant silencieusement que je m'empresserais de lui casser la gueule dès que j'en aurais fini avec ces formalités.

Un soupir de Zetsu noir me rappela à l'ordre. Bien qu'étant sous les ordres de Pain, il restait mon supérieur tant que je n'aurais pas rejoint l'Akatsuki, moi aussi.

-Je suis capable d'en abattre mille, et je vais le prouver! Lançais-je. Quel est ton niveau?

Le clone de Zetsu blanc leva la tête et m'adressa un sourire aimable.

-J'ai le niveau d'un genin moyen. Assura t-il.

Un sourire un peu crispé illumina mes lèvres.

-C'est vrai? Seulement? Alors ça change tout!

-Tu te sens capable de tuer mille genins? Lança Zetsu, incrédule. Ce sont tout de même des ninjas. Je veux bien croire que tu te sentes capable d'en combattre un certain nombre, mais même moi je ne suis pas certain que tu sois capable d'en tuer mille.

-Merci pour les encouragements! Lançais-je, cassante. Tu fais un bien piètre coach.

-Je suis chargé de ton entraînement. Me rabroua Zetsu noir d'un ton sans appel. Tu es sous mes ordres et je ne te permettrais pas de me répondre. Si tu te sens capable d'en tuer mille, tant mieux pour toi. J'espère juste que c'est effectivement le cas. Nous essayons, nous, de nous montrer plus lucides. Que cela te plaise ou non.

Je poussais un soupir excédé et fis glisser mon pied gauche vers l'arrière, me mettant en garde.

-Au lieu de parler pendant des heures, envoyez les clones! Je vais vous donner des actes, moi!

A la vérité, je n'avais jamais eu l'occasion de combattre mille genins. J'ignorais si j'en étais capable. Le mieux était encore de tenter le coup.

Après une nouvelle courbette, le zetsu blanc bondit en avant, sans se départir de son sourire aimable. J'évitais sans difficulté un coup de poing et lui arrachais la tête du talon. Je poussais un cri de surprise en voyant la facilité avec laquelle elle se détacha du cou et alla rouler aux pieds de Deidara. Ce dernier était occupé à ricaner. Je lui tirais la langue et il désigna un point derrière moi, sans cesser de rire. Me jetant au sol et balayais les jambes du Zetsu suivant avant de lui défoncer la cage thoracique en y sautant à pieds joints, m'amusant comme une petite folle.

-Fais attention. Grommela Zetsu noir. Tous les clones sont à la suite. Et essaie de ménager tes forces si tu veux en abattre le plus possible.

J'hochais la tête et tranchais le cou du suivant avec l'arrête de la main. Zetsu continua ses commentaires, donnant son avis sur les attaques ainsi que des conseils pratiques. C'était une aubaine pour moi. En plus de connaître le style de combat d'un ninja de l'Akatsuki jusque là inconnu, je recevais des conseils pour améliorer le mien.

-Je m'ennuie, hm. Lança une voix grave, par dessus le bruit de concombre brisé accompagnant la tête d'un vingtième se détachant de son corps.

-Mon pauvre petit! Lançais-je en bondissant de côté pour éviter le Zetsu suivant. Tu veux un peu de thé? Une sucrerie, peut-être?

Il poussa un soupir et secoua la tête, étouffant un bâillement.

-Non merci. Te regarder combattre, me suffit, normalement. Mais là, je m'ennuie. Grinça t-il en se calant plus confortablement sur le dos de son dragon, les mains derrière la tête et les jambes croisées.

-Je ne vois vraiment pas où est le problème... Dit-je en plantant l'index et le majeur dans les yeux d'un nouveau zetsu, avant d'être aveuglée de nouveau par une giclée de substance blanchâtre, sans doute du sang.

Le déserteur d'Iwa rouvrit les paupières et leva les yeux au ciel.

-Très bien? Tu plaisantes, hm? Tu dois être au trentième! Tu es encore loin des milles zetsus blanc.

Tobi hocha la tête et se mit à compter sur ses doigts, se détachant de la conversation.

-Et alors? Qu'est-ce qui te fais croire que je n'y arriverais pas?

-Je suis près à le parier, tiens! Tu n'es pas au niveau! Je suis sûr que tu n'arriveras même pas à cinq-cent, hm. Le coup de pied d'un nouveau zetsu que j'évitais de justesse m'empêcha de répondre. Je poussais un cri de rage et écrasais son crâne contre le parquet qui se teinta d'une mare blanchâtre dans laquelle je manquais de glisser en tuant le suivant en lui arrachant une oreille en tentant de lui frapper la tête contre le sol.

-Cinq-cent? J'en suis capable, débile! Répliquais-je. Et je vais te le prouver tout de suite, pas de quartier!

Sans rien ajouter, ma poing fermé passa au travers de la gorge blanche d'un zetsu, m'en recouvrant l'avant-bras de son sang blanchâtre gluant et collant. Je manquais d'y déraper une nouvelle fois et de rater le suivant, mais lui éclatais le tête contre le plancher en le saisissant par les cheveux.

Ce fut troublant au début de frapper encore et toujours autant de clones d'un des seuls nukenin à s'être montré aimable avec moi depuis mon arrivée dans le groupe, mais je ne tardais pas à m'y faire, notamment parce que j'eus rapidement autre chose à penser.

Malgré la facilité des combats, le rythme effréné devint rapidement difficile à soutenir. Le test s'étirait sur des heures et si je fatiguais, les zetsus, eux, restaient toujours au même niveau.

Des ennemis qui étaient faciles à tuer au début de l'entraînement, étaient au bout de plusieurs heures de duels, devenus bien plus ardu à abattre.

Essoufflée, je levais ma paume ouverte devant un nouveau clone qui s'apprêtait à se jeter sur moi sans cesser de sourire, réclamant une pause, et appuyais en soufflant et crachant mes paumes sur mes cuisses le temps de reprendre mon souffle.

Cela faisait plusieurs heures que j'enchaînais les coups de pieds, de poings, les prises et les tacles. Je n'en pouvais plus. Le plancher tanguait sous mes pieds.

Soudain, je reçus un coup violent à la nuque et le sol se rapprocha brusquement. Je m'y cognais le front et poussa un cri de douleur. Le zetsu ne respectait pas la pause?

Le saisissant par la cheville, je le précipitais au sol et me relevais en titubant légèrement, voyant confusément une silhouette se rapprocher à toute vitesse. Je parvins à la faire basculer et l'achever avec mon coude, puis continuais les combats qui n'avaient pas cessés de s'enchaîner pendant quelques minutes, trop épuisée et sonnée par le coup bas pour réfléchir correctement. Un nouveau clone, pourtant pas plus fort que les autres, fini par avoir raison de moi avec un coup de pied retourné à la tempe. Je m'écroulais comme une masse et ce fut le noir.

Lorsque je m'éveillais, avec un affreux mal de crâne, ce fut pour voir le masque orange de Tobi penché au dessus de moi. Je roulais sur le coté et me saisis de la première chose qui passais à ma porté, en l'occurrence, le mur. Je m'y agrippais et me remis sur mes jambes, haletante. Si j'avais eu à ce moment, quelque chose à vomir, je l'aurais fait.

Derrière moi, Zetsu attendait patiemment que je me remette.

-Je t'es dit qu'il te faudrait continuer à te battre jusqu'à dépasser tes propres limites. Ce n'était pas à toi de décider quand cela cesserai. Gronda sa partie noire.

Je voulus répondre mais j'avais la gorge nouée, la bouche sèche. Un haut le cœur me fit m'étrangler et je fini par m'asseoir de nouveau prise d'une quinte de toux.

Après un instant à m'observer de son regard ambre, Zetsu poussa un soupir lasse.

-Tu es bien trop naïve, gamine. C'est ton principal défaut. Ta faiblesse est un problème mineur, en comparaison. Je t'entraînerais dur, et si tu en es capable, tu parviendras à satisfaire Pain. Mais il faut que tu es conscience que tu as besoin de cet entraînement. Et que si tu n'y met pas du tien, tu vas mourir.

Je me redressais légèrement, tentant de le regarder dans les yeux à travers le voile de sueur qui recouvrait mes paupières. Je me sentais frustrée.

J'avais parfaitement conscience d'être faible comparé à lui. Il n'était pas constamment obligé de me le rappeler, si?

-J'ignorais que j'étais obligée de me battre jusqu'à ce que mort s'ensuive! Sifflais-je. Une semaine ne s'est pas encore écoulée, je peux encore décider quand je suis arrivée au bout de mes capacités.

-La preuve que non. Après avoir cessé de te battre, tu étais encore capable de tuer une trentaine de zetsu. Un bon ninja doit savoir dépasser ses limites. Et à moins que tu ne t'évanouisses ou que tu crèves lamentablement, tu seras priée de continuer à te battre. Lors d'un combat réel, ton adversaire n'acceptera pas une pause simplement parce que toi tu en a envie.

Je ne répondis pas. Je n'avais rien à répondre. Parce qu'il avait parfaitement raison, j'avais été idiote.

Brutalement saisie sous les aisselles, je fus remises sur mes pieds par Tobi qui entreprit d'épousseter mes vêtements à ma place.

-C'est pas si mal, Tueuse-san! Assura t-il. Vous en avez tué cinq-cent cinquante-huit. Deidara dort, mais il aurait mieux fait de regarder! Moi j'ai bien aimé, et en plus quand il va se réveiller, il va être fâché.

-Pourquoi ça? Demandais-je en soupirant.

-Il a perdu son pari.

Second jour:

Le second jour, j'étais si épuisée que je ne parvins pas à dépasser les trois-cent clones. Le Zetsu originel dégoulinait tellement de dégoût et de mépris que je finis par quitter le temple d'un pas rapide, l'œil gauche si tellement gonflé que j'en était obligée de le garder fermé.

Les trois nukenins qui m'accompagnaient ne me suivirent pas à l'extérieur et je m'assis sur les marches devant la porte en respirant profondément pour me calmer. Je m'étais réveillée endolorie après une nuit atroce sur le parquet dur et froid. Tobi avait en plus de cela, passé une grande partie de la nuit à me bousculer en roulant sur lui même, m'enlaçant soudainement alors que j'étais sur le point de m'endormir, avant de me pousser hors du futon d'un coup de pied quelques minutes après.

Il esquissait même de temps à autres des tentatives pour sucer son pouce et se cognait alors à son masque orange. Deidara, qui avait déjà passé la journée à dormir, s'était placé de l'autre coté, derrière moi. Nous savions tous deux que celui qui dormait au milieu passerait une mauvaise nuit car il cotoirait Tobi, et que nous n'avions pas d'autres choix que nous placer là, car il n'y avait pas d'autres couchettes dans le temple et qu'il pleuvait des cordes dehors.

Bien qu'ayant dormit toute la journée et n'ayant pas de combats difficiles le lendemain, Deidara s'était empressé de s'installer tout à gauche, sachant que je serais ensuite obligée de me mettre au milieu.

Toutes ses raisons accumulées m'avait fait obtenir un score plus que médiocre dans ma série de combat contre les zetsus. Il n'empêche que, j'avais rarement été si déprimée et mécontente de moi.

-Qu'est-ce que vous faites, Tueuse-san?

Je relevais la tête et vis du coin de l'œil Tobi se laisser tomber à coté de moi sur les marches.

-Je déprime et je contemple ma mort prochaine.

-Oh! Mais il ne faut pas dire ça voyons! Il vous restes... Heu... Quelques jours pour réussir à battre tous les zetsus blancs! Moi je les trouve rigolos.

-Moi aussi, très rigolos...

Tobi hocha la tête d'un air entendu puis se perdit dans la contemplation d'un papillon blanc qui tournait autour de sa tête. Soudain, il me posa la main sur l'épaule.

-Vous savez, vous n'êtes pas si loin des scores des autres membres de l'Akatsuki! En plus, Deidara n'a pas dit toute la vérité! Tout le monde n'a pas pu les combattre! Moi par exemple, ils n'ont pas voulu...

J'hochais la tête, avant de me redresser et le dévisager. Malgré moi, je ne pouvais pas m'empêcher de me demander pourquoi il refusait ma candidature, alors qu'il avaient accepté un type comme lui qui n'avait effectivement pas l'air très malin. Je finis par me dire qu'il possédait certainement un talent caché et que Pain ne l'accepterais pas sans raison, après tous les sermons que m'avait servis Zetsu noir en déblatérant sur l'importance de la force de chacun au sein du groupe. Le sous-estimer était certainement la dernière chose à faire.

-Lesquels ont donc eu l'occasion de passer le test? Demandais-je finalement.

Après cinq minutes de réflexion, Tobi fini par hausser les épaules.

-On ne me l'a dit que pour Itachi-san! Il n'avait pas fait un score si élevé que ça, la première fois... Mille-cinq-cent et quelques!

Troisième jour:

Bien qu'ayant encore des courbatures à la suite de deux jours de suite de tabassage en règle, je parvins à me rapprocher des cinq-cent zetsus du premier jour en n'étant vaincue qu'à quatre-cent. Je commençais à m'habituer à la difficulté du quotidien, et des muscles neufs naissaient sur mes bras et mes jambes, si bien que l'effort demandé pour maintenir ma forme de Kunai était de moins en moins important.

Je m'habituais même de plus en plus à ce nouveau corps. Pour me battre, être plus grande, avoir la taille plus fine et une poitrine plus plate était indubitablement un avantage. Ma grand-mère m'avait un jour dit que si nous restions trop longtemps dans la peau d'un autre, cela risquait de devenir notre corps « officiel ». Je n'arrivais pas encore à me décider si le fait d'éprouver de moins en moins de difficultés à rester ainsi me plaisait ou non. Certes, cela allait me faciliter la vie. Mais resterais-je alors moi même?

-Tu rêves? Me demanda Deidara en s'approchant nonchalamment dans mon dos.

Je lui lançais un regard méfiant par dessus mon épaule, attendant une remarque désobligeante ou une moquerie alors qu'il s'approchait de la rivière auprès duquel j'avais trouvé refuge, les fesses dans l'eau pour en calmer la brûlure. Pourtant Deidara se contenta de s'asseoir sur un gros rocher au dessus de moi. Machinalement, mon regard glissa de son visage à ses bras dissimulés dans son manteau, puis ses mains, aux ongles noirs.

Ma grand-mère m'avait un jour raconté que les shinobis aux ongles noirs sont ceux dont les pouvoirs ont corrompu et pourri l'âme. Peut-être que les miens deviendraient ainsi un jour.

-Évidemment. Je rêve de toi, je pense à toi. Je ne vis que pour toi. Le raillais-je.

Il ricana.

-C'est normal je fais cet effet à beaucoup de monde, hm.

-Mais moi encore plus. Je respire Deidara, je bois Deidara, je mange Deidara, je fais cac...

-J'ai compris, j'ai compris! Lança t-il en levant une main, dont la bouche souriait de toutes ses dents.

Il resta silencieux un instant, puis poursuivit.

-J'ai eu beau réfléchir, je n'arrive toujours pas à me souvenir de toi, au village. Tu ne me dit absolument rien.

Je faillis lui faire une remarque désobligeante, comme « Vu ton niveau d'intelligence, ce n'est pas très étonnant », mais je me retins. Pour une fois que le nukenin me parlait sans se moquer, je ne devais pas le braquer. L'amadouer faisait aussi partie de la mission, et j'avais trop tendance à l'oublier.

-Je ne sais pas. Tu avais une énorme cohorte de fans qui te suivaient partout dans les rues. Tu ne m'as peut-être jamais vue dans le lot.

Le menton appuyé contre son poignet, le déserteur perdit son regard dans la cime vert sombre des sapins qui nous entouraient comme les barreaux d'une cage. Le soleil était encore loin de se coucher mais il n'allait pas tarder à disparaître derrière les branches, se teintant d'une belle couleur orangée.

-Je n'est pas toujours été comme ça. Maugréa t-il. Il y a eu le temps où je commençais à m'entraîner avec Onoki, et aussi avant qu'il ne me trouve et que je ne l'intéresse.

Je me redressais légèrement et me tordis le cou vers l'arrière pour le regarder, au dessus de ma tête. Ses pieds pendaient dans le vide et je vis qu'il avait également les ongles d'orteils noirs.

-Et tu faisais quoi avant de travailler pour Onoki?

-Je ne travaillais pas pour Onoki! Gronda t-il. Il m'entraînait, alors on peut même dire que c'est lui qui travaillait pour moi. Il a vu un grand potentiel en moi, et il a décidé de l'exploiter, hm! Tant mieux d'ailleurs, sinon j'aurais surement croupis avec les gosses de l'orphelinat toute ma vie. Quoique, non, je m'en serais très bien sortit tout seul!

Soudain, Deidara se tut et sembla se rappeler qu'il avait quelque chose de très important à faire. Il se redressa et s'en alla d'un pas rapide sans que je le lâche des yeux.

J'ignorais qu'il était orphelin.

Quatrième jour:

Deidara s'était une fois de plus endormi sur le dragon d'or. Au bout du deux-centième.

Il avait beau dire, j'étais certaine que cette blessure le drainait de son chakra pour guérir. Ses mains étaient-elles des créatures vivantes "indépendantes" ou plus simplement des parts de lui même, comme n'importe qu'elle autre partie de son corps? Un coup de poing m'arracha à mes pensées. Je dérapais sur le sol, saisit le clone par les cheveux et lui rompit le cou sur une barre de métal arrachée à la cloison Est, qui donnait maintenant sur la forêt. Le soleil était de l'autre côté du bâtiment. À combien de Zetsu étais-je? Je n'en savais rien, mais je me sentais moins essoufflé que les autres jours. Une bouffée de satisfaction me réchauffa le cœur.

Brusquement interrompu par un coup sur la tête qui me précipita dans la mare.

Cinquième jour:

-Six-cent quatre-vingt, six-cent quatre-vingt-un...

Le troisième jour, je suivais le rythme à merveille, éclatant la tête des zetsus se présentant à moi avec un pied ou une jambe à la fois, alternant tout les cents. Le truc, c'était de ne pas s'essouffler.

-Six-cent quatre-vingt-quatre... Ah, ça vous en bouche un coin, hein?

J'étais atrocement satisfaite devant leurs trois visage -presque- impressionné. Deux en réalité, Tobi se contentant de pousser de petits "hoooo..." d'admiration bien caché derrière son masque orange, Deidara avait l'air de s'ennuyer ferme, Zetsu gardait les sourcils si froncés que je ne voyais même plus son œil et Zetsu blanc se contentait de sourire d'un air idiot.

Bon, oubliez ma phrase.

Un coup de pied dans la nuque interrompit mon massacre et sauva accessoirement la tête du Sept-cent vingt-cinquième zetsu sortit du sol. Je bondis sur le côté pour m'éloigner de cette nouvelle menace et de l'adversaire que j'affrontais déjà et pivotais face à eux, en position de défense. Un sept-cent vingt-sixième zetsu avait jaillit dans mon dos et m'adressa un petit salut de la main tandis que son collègue se plaçait à côté de lui.

-Désolé... S'excusa le Zetsu d'origine, mais on commençait à s'ennuyer un peu.

Je lui lança un regard outré et me saisis du premier par surprise pour éclater le deuxième.

-C'est un nouveau challenge? À partir du six-cent... et quelques y en a deux à la fois?

-Tu as tout compris! Ricana Deidara en s'installant plus confortablement, avant de fermer les yeux. Mais ça ne rendra pas ce spectacle moins ennuyeux. Tes coups de pieds n'égaleront jamais mon art.

Je ne répondis pas à l'insulte, écrasant la tête d'un nouveau zetsu sur le parquet avant de saisir le suivant par la cheville pour le projeter en direction du plafond. Un autre vola à travers la vitre suivit d'un nouveau qui atterrit au sommet de la statut d'un dragon de couleur rouge, qui surplombait la pièce et jetait une ombre à mes pieds. Environ une cinquantaine de zetsus plus tard, je commençais à m'essouffler et ralentis imperceptiblement le rythme.

Mes adversaires en revanche, restaient frais et dispo, et le fait qu'ils soient deux à la fois les avantageaient énormément. J'ignore comment exactement je me retrouvais dans cette position, mais, alors que je m'apprêtais à bondir sur le suivant, je me tendis compte qu'il était seul. La seconde d'après, j'étais plaquée au sol, un pied entre les omoplates et une face de zetsu juste sous le nez.

-Perduuu... Ricana t-il.

-Face de navet! Répliquais en essayant tant bien que mal de lui cracher un mollard à la figure.

Suis-je donc la seule à ne pas savoir cracher?

Il fronça les sourcils sans comprendre, les mains plaquant mes poignets au plancher. Mon esprit mal tourné remarqua distraitement le sensuel de la situation, puis je tentais une technique de ma propre invention. Je me redressais juste assez pour lui mordre le nez.

Sa stupéfaction et la baisse de son attention me suffirent pour lui faire expérimenter une autre de mes techniques, vieille comme le monde mais toujours d'actualité, le coup de pied à l'entrejambe. Il se redressa si brusquement qu'un morceau de nez me resta dans la bouche.

Je le crachais avec un cri de dégoût et l'achevais promptement d'un coup de pied retourné à la tempe. Finalement, ce fut le sept-cent cinquantième zetsu qui eu raison de moi en m'assommant sèchement avec une planche ramassée par terre.

Je me réveillais un peu plus tard en heurtant la surface du bassin d'eau sacrée qui trônait à l'entrée du temple. Tobi se frotta les mains en riant alors que je jaillissais de l'eau en m'ébrouant comme un chien mouillé, cherchant du regard quelque chose à lui lancer. Une tête arrachée de zetsu fit l'affaire.

Sauf que je n'avais jamais su viser que Deidara fut réveillé brutalement lorsque un objet rond avec des cheveux verts lui atterrit sur le ventre, le faisant presque basculer de sa statue. Je crois avoir rarement autant rit.

Sixième jour:

Le plafond du temple se fissura et Tobi s'écarta d'un bond pour éviter un énorme fragment de pierre blanche. La statue de dragon sur laquelle il était assit fut décapitée et roula plus loin, reflétant la lumière du soir qui tombait par un trou du mur.

-Sept-cent vingt-et-un, sept-cent vingt-deux... Haletais-je en abattant en rafale de coups de pieds et de poing sur les zetsus blanc qui se présentaient à la chaîne.

Cette fois, je commençais à prendre le rythme et étaient bien décidée à atteindre huit-cent victimes, minimum. Il s'agissait de mon dernier test avant l'examen « final », et après, je n'aurais pas d'autres chances.

-Sept-cent trente, sept-cent trente-et-un... Bafouillais-je en balayant les jambes d'un nouveau clone avant de lui éclater le torse d'un coup de coude.

Je me laissais glisser sur le dos pour faucher le suivant, me redressais d'un bond et rompis net la poitrine d'un autre avant qu'un nouveau ne sorte du sol et se jette sur moi. Je fis un écart et lui donnais un solide coup de pied dans le dos qui l'envoya valser en direction de Deidara. Ce dernier s'écarta pour laisser s'écraser le zetsu blanc contre l'autre extrémité de la statue dorée sur laquelle il s'était assis, toujours pour observer distraitement ma dérouillée.

Prendre du retard dans la mission lui avait d'abord déplut mais il devait admettre que le spectacle valait le coup d'œil. Quand je commençais à me fatiguer, je faisais n'importe quoi. Et c'est justement ce que je commençais à faire. Manquant de manière totalement ridicule un coup enfantin, je poussais un juron et saisis un nouveau clone par les cheveux avant de lui faire éclater le crâne sur le sol.

-Sept-cent quarante! Sept-cent quarante-et-un...

-Attention Kunai-san! S'écria Tobi en agitant la main pour attirer son attention. Il y en a un autre à droite! Confuse, je jetais un bref coup d'œil à gauche avant de tiquer et éviter d'extrême justesse un coup de poing d'un zetsu blanc que j'envoyais valser après m'être saisie de son bras.

Déséquilibrée, je trébuchais et me rattrapais de justesse avec le suivant, mais j'avais complètement avait perdu le compte.

-Heu... sept-cent quarante-cinq... Bredouillais-je alors qu'il m'envoyait un coup de pied dans le ventre qui me coupa le souffle. Surprise, je lui arrachais la tête d'un coup de genoux avant d'être assommée par derrière par un dernier clone.

Il y eu un silence durant lequel les nukenins m'observèrent sans un mot, attendant de voir si je me relèverais seule ou non mais, voyant que rien ne se passait, ils se levèrent et le clone de zetsu blanc disparu.

-Elle progresse. Fit remarquer le Zetsu blanc toujours relié à son partenaire. Elle a presque doublé son score en deux jours. Ce n'est pas rien.

-Itachi a pu en tuer mille-cinq cent dès son premier combat contre toi. Fit remarquer Zetsu noir avec une moue méprisante. Elle est sans doute plus douée que la moyenne des ninjas mais il est évident qu'elle sera sans doute un de nos membres les plus faibles.

-Elle a quand même son handicap. Fit remarquer Tobi.

-Elle reste malgré tout trop faible. Il lui faudra tuer mille zetsus demain, soit deux-cent cinquante de plus qu'aujourd'hui, et elle n'a pas progressé du tout depuis hier. Je dirais même qu'elle a tué quelques zetsus de moins. Aurait-elle atteint ses limites?

-La ferme... Grommelais-je d'une voix endormie.

Allongée par terre, j'ouvris des yeux brumeux et levais un doigt incertain en direction du nukenin qui m'observait, imperturbable.

-Je serais la meilleure de tout l'Akatsuki et même meilleure que Pain. Et demain, je t'explose deux-mille zetsus blanc!

Mon bras retomba mollement et j'étouffais un gémissement pitoyable. Avec un soupir, Deidara s'approcha et me retourna en me poussant du pied. J'eus un sourire crispé en croisant son regard dubitatif.

-Me demande pas comment, mais je crois que je me suis cassée un orteil aux alentours du six-centième. Ça compte comme un handicap ou pas?

Le déserteur d'Iwa haussa les épaules.

-Aucune idée, hm. Si tu veux je peux te casser tout le pied. Je suis presque sûr que là, ça comptera.

Avec un sourire et un "non" de la tête -juste au cas ou-.

-Qui est de corvée de repas? Demanda Tobi qui commençait vraisemblablement à avoir faim et ne semblait pas le moins du monde ému que je sois au portes de la mort!

-Je suis tout de suite hors jeu, non? Demandais-je, toujours sur le dos. J'ai pas le courage. Vas-y, toi.

Le ninja masqué n'avait pas envie d'y aller non plus et s'apprêtait à protester mais il croisa malencontreusement le regard incendiaire de Deidara qui le mettait seulement au défi d'essayer de protester. Après un regard suppliant à Zetsu et quelques secondes à chercher futilement des arguments quelconque, il fini par quitter le temple et sauta dans l'arbre le plus proche avant de s'éloigner dans un froissement de feuilles. La ville la plus proche et était à près de deux heures de route, aussi, je me redressais et sortis du bâtiment pour me laver. Du moins, je fis quelques pas hésitant en direction de la porte qui tremblotais dans mon champs de vision, puis vis le parquet fissuré se rapprocher très vite et entendit distinctement dans mes oreilles un « boum » de mauvais augure avec, bien mois fort en dessous, la voix de Zetsu noir « Elle est au courant qu'elle se dirigeait vers le mur? ».

« Joue ton rôle, jusqu'au bout. » « A partir de maintenant tu es une membre de l'Akatsuki à part entière. » « Tu m'entends? » « Tu dois penser comme eux. Être prête à mourir pour cette mission » « Ne bouge pas. Laisse les venir à toi » « Reste calme! » « Pense au gens d'Iwa qui te voueront du respect! »

Je me redressais soudainement. Mes vêtements étaient plaqués à mon corps par la sueur et mes cheveux à mon front. En plus de cela, il faisait nuit noir et donc plutôt frais. Je me laissais retomber sur le sol et me rapprochais du feu avec un grognement d'effort, avant de m'enrouler dans mes couvertures et de passer un bras sous ma tête, le regard perdu dans les étoiles que je voyais par un trou du mur. Les habitants d'Iwa voyaient-ils les mêmes de leur coté? Pensaient-ils à moi? S'étaient-ils dit, « tiens, où donc est passée la gamine renard?

Ou l'avait-ils oubliée? Comme ça, juste?

-Tu ne dors pas? Me demanda une voix amicale qui me fit tourner la tête. Debout près de ma tête, Zetsu m'observait sans sourire. Constatant juste.

-Non. Je réfléchis. Et puis, je n'arrive pas à dormir.

Le shinobi haussa les épaules et s'éloigna. J'entendis vaguement le bruit de ses pas qui se dirigeaient vers la sortie alors qu'il s'en allait.

-Fais comme tu veux. Mais demain, tu seras encore plus épuisée.

Septième jour:

Tobi étouffa un ricanement enfantin derrière ses manches trop longues et se retourna précipitamment pour cacher son rire. Je le foudroyais du regard et me mis en position. Un Zetsu sortit du sol et m'adressa un sourire auquel je répondis par un rictus déterminé.

-Aujourd'hui, mille! Ricanais-je en me penchant en avant. Donne le top départ, Zetsu! Je bouille d'impatience! Je m'en vais te l'exposer, c'est moi qui te le dit!

Intéressé, Deidara se pencha légèrement en arrière et croisa les bras, attentif. Tobi également, s'agitait sur sa statue en piochant dans les manjus restant d'un repas antérieur. Je respirais profondément sans lâcher des yeux le visage du zetsu blanc face à moi. En arriere plan se trouvait le zetsu originel, serrein, à demi dubitatif, à demi attentif. J'essayais de ne pas me concentrer sur lui et d'au contraire me focaliser sur mon combat, tout en essayant de ne pas prendre compte le fait que, si je ratais mon coup, j'étais morte.

Premier zetsu, je me contentais de l'écarter d'une main, sans gaspiller mes forces.

Deuxième zetsu, même geste.

Troisième zetsu, même geste.

Cinquantième zetsu, je change de main.

Cinquante-et-unième zetsu, même geste.

-Allez, Tueuse-san! Allez Tueuse-san! Hurlais Tobi, sans cesser de s'agiter.

Deidara, allongé à plat ventre, suivait le combat d'un œil morne alors que je me contentais maintenant de faire des prises aux zetsus avant d'écraser leurs têtes du talon. Un monceau de cadavres blanchâtres commençaient à envahir la grande salle, mais je me contentais de me déplacer légèrement pour éviter de marcher dessus et risquer de tomber. Contrairement aux autres jours de la semaine, le Zetsu originel ne fit pas de remarques sur mes techniques de combat et ma méthode. Il se contentait d'observer mes faits et gestes, la bouche de sa partie noire tordue vers le bas et celle de sa partie blanche, tordue vers le haut.

Je redirigeais mon regard vers un nouvel adversaire, mais il me paraissait plus lent et je l'assommais d'un coup de boule. Ce n'étais pas réellement douloureux, mais je déduisis rapidement au contact de nos front qu'il ne valait mieux pas que je retente ça trop souvent.

Pour ne pas me stresser, je ne comptais pas les clones, et continuais d'en abattre méthodiquement et calmement. Jamais encore je n'avais été si bien dans le rôle de Kunai, que j'appliquais à paraître froide, quand ma véritable personnalité ne resurgissait pas soudainement et me donnais alors envie de donner des gifles.

Un poing à quelque centimètres de mon visage. La sensation confuse du déplacement d'air juste devant. Je me jette sur le coté et déchire la gorge du clone,sèchement, comme les boutons d'une veste qui craque d'un seul coup. Les adversaires s'enchaînaient, et je commençais à respirer la bouche ouverte, à avoir la gorge sèche et le souffle court. Les mouvements répétitifs et le fait de ne pas avoir compté le nombre de clones que je tuais avait diminué ma vigilance. Je reçus un méchant tacle au niveau des genoux mais parvins à me maintenir en équilibre sans tomber. Mine de rien, le plancher était glissant, et fissuré par endroit et je manquais de me prendre les pieds dedans.

-Aller Tueuse-san! Allez Tueuse-san!

Les cris de Tobi me paraissaient étouffé. Ma concentration baissait, et la lumière du soleil aussi. J'ignorais totalement à combien de zetsus mort je me trouvais, mais les duos n'étaient pas arrivés depuis très longtemps et je commençais déjà à me fatiguer. La panique s'empara de moi alors que je tournoyais sur moi même pour en tuer toujours plus, venant dans tous les sens. J'avais la bouche sèche, un poing de coté si fort que mes côtes semblaient s'être tordues, les bras raides et mes mouvements s'en ressentaient. Malgré tout, je me forçais à garder des mouvements le plus régulier possibles.

Allez Kunai.. Yume! Yume, allez Yume! YUME! Yume, Yume, Yume...

Il faisait de plus en plus sombre dans la pièce. Le sol était presque entièrement recouvert de boue blanche et grasse, vestiges de zetsus réduits en bouillie.

Un coup sur la tête fis claquer tous mes nerfs, à la manière des cordes ayant servis à attacher un ours des caverne qui était entré dans le village, un jour. Furieux, l'animal au pelage argenté s'était redressé sur ses pattes arrière et toutes les cordes qui le maintenait au sol avait sauté en même temps. Un type avait eu l'œil crevé par une boucle en métal.

Mais tes carrément glauque, ma pauvre fille!

Le combat se concentrer sur le combat!

D'un coup de pied en plein dans le visage, lui aplatissant les trais en lui brisant le nez, je projetais un zetsu blanc en direction de la dragon d'or sur laquelle se trouvait Deidara, il sautais immédiatement sur une autre et je le perdis de vue, car j'attendais le suivant de pied ferme, puisant dans ma réserve d'énergie de secours, le genre de sursaut d'énergie de la dernière ligne droite.

Je n'entendais même plus les cris de Tobi, seuls mon cœur qui me tambourinait dans les oreilles, et le sang qui me battait les tempes et le crane, la sueur me coulant dans le dos. Au début de mon voyage, je serrais très certainement redevenue Yume, mais en l'occurrence, bien que je ne pense pas à rester sous cette forme, elle ne changea pas et je restais Kunai, fonçant sur deux zetsus courant côte à côte sans cesser de sourire, tout en poussant un cri désarticulé ressemblant vaguement à un : « Yaaaheeeuuuuaayaaaaaa! » Quelque chose d'approchant.

En l'occurrence, ce n'était pas la bonne solution. Ce qu'il me fallait, au contraire, c'était économiser mes forces et garder la tête froide. Mais je n'avais plus assez d'énergie pour réfléchir correctement.

Je les saisis tout deux par les épaules et les envoyais valdinguer par dessus ma tête sans même regarder où je les lançais. J'écrasais net ensuite la tête des deux suivants avant qu'il ne sortent du sol, puis des deux autres, mais mon professeur du retenir la leçon car les suivants jaillir d'un mur et me tombèrent dessus. Le premier passa à travers le plafond, au prix d'un effort surhumain car j'ignore comme je pus réussir cet exploit alors que je suis loin encore d'être une shinobi de talent.

Le second s'écrasa sur la queue du dragon doré, l'arrachant net. Un grand nombre d'attaque et de cadavre de zetsus avait vraisemblablement fini par la faire tomber. Elle s'écrasa sur le parquet et souleva plusieurs lattes qui m'éraflèrent la cuisse et me firent perdre l'équilibre et basculer vers l'arrière, en glissant le bois plein d'échardes. Je parvins à me redresser, juste a temps pour recevoir le premier des deux adversaires suivant, qui me plaqua au sol, assis sur mon ventre. Je roulais sur le coté, me débarrassait de lui en l'assommant avec une urne en bronze.

Je n'y voyais réellement plus rien, et commençais à haleter et avoir la respiration sifflante, ouvrant la bouche au maximum pour ne pas mourir asphyxiée.

Me battre, frapper, pousser des cris, mordre, tomber et me cogner le genoux, les chevilles, la tête, l'arcade, et Zetsu qui ne me disait jamais que j'avais atteint les un millier de zetsus mort.

Plus d'une fois, je crus l'entendre me le lancer, mais non, il restait immobile, à observer mes gestes qui devenaient au fur et à mesure que le temps passait, de plus en plus ridicules et confus.

Dans ma rage et mon désespoir, je gaspillais mes forces à une vitesse hallucinante, fracassant le plancher avec des techniques de taijutsu suicidaire, enfonçant de temps en temps mes pieds dans des choses molles qui s'avéraient être des cadavres. Je dégoulinais de sueur et de sang rouge et blanc, et pleurais même, en m'acharnant sur un zetsu mort alors que le suivant arrivais déjà.

J'avais envie de leur hurler Arrêter! Laissez moi tranquille!

Peut-être l'ais-je fais.

A un moment donné, je distinguais nettement un nouvel adversaire, courir vers moi puis me frapper. Le coup me parvint avec du retard et le son, atténué. Je m'écroulais sur le sol sans que Zetsu ne m'est dit la phrase que j'attendais tant. Mais la mort était sans doute moins pire que ça.

-Pas trop mal, Kunai. Mille trente-et-un. Ce n'est pas beaucoup au dessus de la limite de ce que je t'avais enseigné mais je préfère compter le fait que tu es partie d'extrêmement bas et que tu as progressé de deux-cent cinquante en une journée. Alors je pense que l'on peux considérer -avec beaucoup d'optimisme- que tu as réussi le test. Tu restes la plus faible, mais en t'entraînant suffisamment longtemps, tu devrais tout de même parvenir à dépasser le niveau des bons jounins qu'ils envoies parfois nous combattre.

J'ouvris les yeux d'un seul coup, avant de les refermer, éblouie par un rayon de lumière éclairant la salle par un trou dans le plafond, qui selon mon souvenir, n'était pas là au matin.

-Tu... Je... Pardon? Demandais-je en relevant un peu la tête pour essayer de le distinguer à travers mes paupières presque closes. J'ai réussi? J'ai vraiment réussi?

-Bravo, Kunai-san! S'écria Tobi en me saisissant la main et en se mettant à la secouer violemment de haut en bas. Vous avez réussi le test! Vous pourrez me tuer mon biju!

Je restais un instant interloquée avant de me redresser sur mon séant et de le serrer dans mes bras en pleurant de joie. Cela ne dura qu'un instant bien sur, et je le lachais bien vite avant de me tourner vers Zetsu, furieuse.

-Et pourquoi ne m'avez-vous rien dit? J'ai eu la peur de ma vie, j'ai cru que je n'avais pas dépassé la limite! J'ai cru mourir!

Le nukenin grommela.

-Tu n'as pas retenu la leçon de la dernière fois? Un ninja doit apprendre à dépasser ses propres limites. En plus de cela, tu n'as pas à être si fière de ta victoire. Un tel exercice est enfantin pour chacun de nous, tu as encore du chemin à parcourir. Mais pour ça, nous allons devoir travailler tes pouvoirs.

Sans un mot de plus en sans me laisser le temps de répondre, il disparu dans le sol. Je poussais un soupir et jetais un œil autour de moi. Le parquet ciré qui nous avait accueilli n'était plus qu'un souvenir. Il n'en restait plus désormais qu'une bouillie de copeaux et de morceaux de bois, de terre et de cailloux.

-Mince... J'ai un peu abîmé le temple.. Marmonnais-je en effleurant le sol fissuré.

-Si ça avait été moi, il n'en aurait plus rien resté. Me lança Deidara en s'approchant.

Il me tendis sa paume et je jetais un œil à sa bouche fermée au creux de sa main. J'hésitais quelques instants et acceptais son aide. Il me remis brutalement sur mes pieds avec un sourire moqueur.

-Tu n'es peut-être pas aussi mauvaise que je l'aurais cru, hm. Le coéquipier que j'avais avant toi était bien meilleur évidemment, alors à coté, tu es vraiment ridicule. Mais bon, avec le peu de ninjas talentueux qu'il y a en ce moment, je suppose que l'ont n'a pas le choix.

Outrée, j'arrachais ma main de la sienne, avant de sourire à mon tour.

-Tu changeras vraiment jamais. Mais fait gaffe, au début, j'ai cru à un compliment, tu ramollis. Et pour ton coéquipier, son nom était... Sasori c'est ça? Du Sable Rouge. Répondit-je en me rappelant de cet équipier que était resté à Suna, vaincu par deux ninjas ennemis à l'organisation. On ma dit que c'était un marionnettiste très célèbre. Mais apparemment, les gens ne savait pas qu'il avait rejoint l'Akatsuki.

Deidara hocha la tête. Il avait beau être extrêmement méprisant, cela se voyait qu'il considérait ce déserteur de Suna comme son égal, voir plus, ce qui était presque inconcevable en soi, car c'est à peine si il répondait poliment à Pain ou même Zetsu, que je commençais à considérer comme une sorte de mentor.

-C'est parce que son vrai corps était en permanence dissimulé dans une de ses créations, une marionnette de combat. Il était aussi un artiste, mais pas comme moi. Nous n'avions pas la même visions de l'art. Hm. Pour lui, une œuvre d'art, c'était quelque chose qui doit être éternel.

-C'est une façon de voir les choses... Je suppose.

Deidara hocha la tête puis pivota légèrement, le sourire aux lèvres.

-Et toi? Qu'en penses-tu? Je n'est jamais pensé à te poser la question, parce que je pense que tu es trop stupide pour avoir une réponse correcte à me donner. Maître Sasori et moi n'étions jamais d'accord sur la question. Il est évident selon moi que l'art doit être éphémère, souffler tout, éblouir, marquer les esprits.

Je me mordillais la lèvre pensivement et fis demi-tour, marchant en direction des vestiges de la statue disloquée du dragon d'or, qui avait à demi-explosé un mur en chutant.

-Hum... Je ne sais pas... C'est un peu une colle que tu me donnes, je dois réfléchir un peu avant de répondre, quand même!

Il haussa les épaules et je m'éloignais en boitillant, cogitant à la question de Deidara. Je n'avais pas l'esprit assez vif ni assez de connaissances dans le domaine pour me prétendre capable d'apporter une réponse juste. En plus, sa question était proche d'une question philosophique, voir d'un paradoxe.

Relevant les yeux, toujours pensive, je retins un hurlement, encore stressée, en voyant un homme inconnu, juché sur le tas de gravas que j'avais provoqué, sans doute, bien que je m'en souvienne pas.

Il était très grand, portais nos couleurs, nuages rouges sur fond noir et des cheveux d'un roux flamboyant pour lequel j'aurais tué pour qu'ils soient ma teinte naturelle. Près de lui, Zetsu, encore, et une jeune femme avec des cheveux violets et des yeux oranges.

-Vous... Pain! Heu.. sama? Bafouillais-je, prise au dépourvu par l'intrusion.

Sans répondre, le chef me darda de ses yeux métallique, pus me dit:

-Nous allons exceptionnellement faire le rassemblement ici, ou plutôt, dans une grotte proche. J'avais besoin de te parler en personne, et surtout, de te faire combattre un de nos membres, comme je te l'avais promis. Hidan et Kakuzu arrivent, ils ont abattus leur cible. Nous allons nous rendre dans une grotte où nous pourrons procéder au scellement.

Je restais un instant indécise, puis hochais la tête. C'était inattendu et j'avais presque oublié la seconde partie du test, mais tant pis!

-Tout de suite! Répondit-je en inclinant la tête, reprenant docilement mon rôle. Je propose que nous partions immédiatement.

Pain hocha la tête et sauta au bas du tas de rocher. Je voulus esquisser un mouvement dans sa direction, mes une forte douleur à la cheville me fit presque m'écrouler au pied de mon chef. Une belle coupure, que je n'avais pas remarqué au premier abord, s'étendait du haut de mon mollet à mon talon gauche. L'adrénaline me l'avait caché.

-Cela s'annonce difficilement concevable, finalement. Avouais-je.

-Pas de problèmes, assura Deidara. Nous pouvons faire le trajet par les airs. Cela fait longtemps que je n'est pas eu l'occasion de mouler de l'argile, hm. C'est l'occasion.

Pain lui lança un regard mauvais.

-Il n'est pas encore temps de te resservir de tes mains, Deidara. Surtout pour une créature demandant autant d'énergie qu'un oiseau.

-Ça va, hm! Cela fait tellement longtemps que je n'est plus fait d'œuvre que je pète la forme! Cela ne demande pas non plus un effort si important et le trajet est court!

Et sans attendre la réponse, le déserteur prit la direction de la porte et je le suivit tant bien que mal, sentant du sang chaud couler le long de ma cheville à chaque pas.

Une fois dehors, il tira des poches qui ne l'avait jamais quitté, suffisamment d'argile pour créer une chouette, carrément mignonne, qu'il jeta devant lui avant de former le signe correspondant à son activation. Dans un nuage de fumée, un magnifique oiseau blanc apparut devant moi, flottant à quelques centimètres du sol.

-Attendez, je viens! Hurla Tobi en se précipitant vers nous.

Il monta derrière moi et m'attrapant par les épaules avant de me glisser à l'oreille sur un ton joyeux:

-Prête, Yume-san?

-Évidemment! Répondit-je ne hochant la tête.

Aussitôt, Deidara dont les longs cheveux blonds me fouettaient le visage, esquissa un geste de son oiseau qui décolla avec brutalité, nous arrachant tous du sol, sous les yeux vides de Pain, Konan et Zetsu qui venaient de sortir du temple et nous suivaient des yeux alors que nous montions dans le ciel.

Et je me dit que, pour l'instant, je n'étais pas encore morte.


Voilà, pfouuuu! Ce n'étais pas super super, et j'ai vraiment eu du mal à le boucler à cause du temps qui m'étais compté, mais j'ai réussi! Encore une fois, je m'excuse pour le retard.. J'imagine que vous avez du me maudire, dire des gros mots derrière votre écran.. Ou alors vous n'en aviez rien à foutre, et vous aviez carrément raison ;) Merci en tout cas d'avoir lu et

Merci ShaunnyBlackSheep pour ta rewiev! De l'origina?! Merci! Une conscience? Je connais ça, le genre qui décide de squatter ta tête quand tu as loupé ton car, cogné ton orteil, pas fait un devoir important et que tu es en retard dans ton chapitre? Personnellement, je suis Moi, pas une ange, certes. Et j'ai mon alter ego, Dark-moi, ou Dark-Lili, selon mes pseudos, qui est PIRE. Méfie-toi d'elle, méfie-toi.. Elle est dangereuse! Je suis désolée, les deux semaines de pauses auront finalement été trois! Je m'excuse encore et encore, mais quand mon apli s'est mise à buger, c'est moi qui suis morte! D'ailleurs.. Sommes-nous au paradis?

Merci toi aussi Zazou-chan ! Quel long message et ouais! Tobi, qu'est-ce que tu fous là! Y a le tournage dans cinq minutes! Quoi, quoi, rien à f... Oh, vous avez des cookies?! Je peux en avoir? ;) Et si Kunai/Yume ne connais pas ton existence, sache que moi je la connais et fais l'intermédiaire. :p Je me sens comme Dieu, sur ma fic. C'est un sentiment nouveau.. de puissance... Ah, la puissance... o_o Gaffe à Zetsu noir! Il a faim et... L'odeur des cookies! En tout cas, ta review ma fait beaucoup rire! N'hésite pas à "repartir loin" comme ça, c'est de la lecture pour moi aussi après et j'adore ça! :)

Merci Shikuuro ! Des blagues à Deidara, y en aura ! Et du clash et du clash! Quand Yume se fait rabaisser, ça te fait rire? Vilaine :p En tout cas, tu as du bien te marrer pour ce chapitre-ci alors. ;) Sinon, tu connais Nyan cat? Je veux un autographe! Des chocolats? Je cours dans ma chambre avec la bouche ouverte! ^^ Et si Yume était un pokemon.. Et bien, je ne m'y connais pas trop, mais ça serait un Pokémon feu, un titi renard qui fait la tronche, avec des grande oreilles comme Dumbo, haha ! :p En tout cas, contente que ce nom est une signification pour toi!

Merci beaucoup aussi Akemi je suis contente d'avoir une nouvelle lectrice, bienvenue dans mon cerveau dérangé! ;) En réalité, c'est très subtil. Ce que Yume pense n'est pas forcément vrai et sa position ne lui permet pas de savoir tout ce qui se passe. C'est vrai que c'est assez mal expliqué, mais en gros, Onoki est plus "responsable" de la mort de son clan à cause de ce que Yume considère comme de l'incompétence, plutôt que orchestrateur directe de la destruction du clan. Pour comprendre les motivations de Yume, il faut la comparer à Naruto. Les gens de son village ne l'aime pas, mais il l'a toujours aimé, lui. Pour Yume, c'est pareil. Les gens de son village ne l'aime pas, et le but de sa mission est de faire un peu comme lui, c'est à dire regagner leur confiance. Quand tous les gens de Konoha se sont mis à admirer Naruto de nouveau, ce dernier à été ravi. Yume espérait ce scénario (même si, en l'occurrence, elle ne connait pas (encore) Naruto) J'espère que j'ai répondu à ta question et je suis entrain de corriger les premiers chapitres, qui seront plus détaillés sur son passé, ça devrait être plus compréhensible. :)

Merci Miss Uchiwa ! C'est super que tu trouves Yume géniale, et j'espère que vous ne finirez pas par la détester comme pour 99% des OC du site et cool si mon chapitre de combat t'as plus. Un peu de romance, des combats et de l'aventure, c'est justement ce que je vais essayer de doser. J'espère que cela continue à te plaire, je fais tout pour ! :) Merci de me lire!

Merci aussi, donc à GekkoNoUta (j'ai du avoir l'air ridicule que j'ai essayé de lire ton pseudo à voix haute ^^.) Je te remercie pour tes commentaires positif sur ma fic et qui traite justement de ce que je m'évertue à faire, notamment pour la marie-sue, que je déteste. Je fais tout pour que Yume n'en soit pas une, et tant mieux si j'y réussie pour l'instant! C'est vraiment super que tu es remarqué mes efforts dans cette direction :). Pour les fautes, je sais que j'en fais et je m'en excuse. Je me relis chaque fois plusieurs fois, mais j'en oublie forcément. Si tu en vois une trop grosse, n'hésite pas à me la signaler, mais ne gâche pas ta lecture en les cherchant à la loupe non plus ;p J'essaierais de faire encore plus attention, mais j'ai vraiment du mal dans ce domaine o_o en tout cas merci d'avoir pris le temps de me laisser une review, elles me font trop plaisir.

Voilà, j'ai terminé, je m'en vais jouer à Oblivion, travailler ma loi binomiale, mon exposé d'espagnol et mon piano et écrire mon prochain chapitre qui, j'espère, sera posté à l'heure celui-là! Bisous et sachez que vous m'avez manquez et que j'ai stressé toute la semaine à l'idée de vos réactions et que je vais sans doute encore stresser parce que j'accumule pas mal de retard en ce moment :,(. On y crois! ZBRAA!