Avant de commencer le chapitre j'aimerais vous remerciez pour tout les commentaires positifs que j'ai reçus grâce à cette fanfic. Ça me fait chaud au cœur et je vous en suis extrêmement reconnaissante. Ensuite, ce chapitre (particulièrement le passage de Chara) est légèrement... expérimental... Enfin bref, il est légèrement vulgaire, mais personnellement je trouve qu'il ajoute au personnage de Chara. Et finalement, ce chapitre marque la fin de la première partie de Chute Libre, ne vous en faite pas la suite devrait suivre bientôt quand même! Bonne Lecture!


ÉPISODE 7: READY TO HAVE A BAD TIME?

La nuit était glaciale. Le vent faisait vibrer les petites flaques d'eau qui était éclairé par des lampadaires. Une enfant marchait en trainant des pieds au milieu de la rue sombre, sous un ciel nuageux. Elle portait deux sacs d'épicerie et portait un chandail beige rayé d'un beige plus pâle. Cette petite fille c'était moi… Chara… Je marchais en direction de ma « maison ». Les sacs en plastique commençaient à me faire mal au doigts lorsque je fini par arriver. J'ouvris la porte et entra dans la petite maison. Mon père était assis sur un divan miteux, autour de lui il y avait des dizaines de bouteille de bière vide. Il ne détourna même pas le regard de sa télé lorsque je rentrai. J'allai ranger l'épicerie dans le frigidaire qui était affreusement vide. Je posai le lait près du pain et d'un pot de confiture. Le reste pouvait être rangé dans les armoires. Après avoir vidé les deux sacs, je m'emparai d'une barre de chocolat que je m'étais acheté avec le reste de l'argent et commenças à la manger. Je n'avais pas pu résister, c'était ma sorte préférer et comme le lait était en spécial j'avais utilisé ce qui restait pour me faire plaisir, je le méritais bien, non? Je m'assis sur la chaise de la table à manger et mit mes écouteurs sur mes oreilles. La musique d'évanescence qui jouait était une de mes musique préférer. Je restai assis là un moment, dehors il avait commencé à pleuvoir. Je sentis alors une douleur intense contre ma joue et je tombai de ma chaise. Mes écouteurs allèrent s'écrasa en avant de moi. Je me retournai, mon père me regardait de haut.

- Où as-tu trouvé cette barre de chocolat!?

Je posai ma main contre ma joue qui me brulait à l'endroit ou le poing de mon père s'était abattu. Je ne répondis pas si je le faisais j'allais éclater en sanglot, mais il insista.

- Où es-ce que tu l'as prit?

Je baissai la tête et regarda le sol si j'avouais que je l'avais acheté sans sa permission j'étais bonne pour la bat de baseball. Il s'énerva alors.

- EPÈSPÈCE DE SALLE PUTE! PAS DE CHOCOLAT!

Il ramassa une bouteille de verre et la lança dans ma direction, je l'évitai de justesse et je m'enfuie dans ma chambre en pleurant et en criant. Derrière moi mon père me suivait, lorsque je lui fermais la porte au nez il donna un grand coup contre cette dernière, heureusement elle ne céda pas et il sembla abandonner. Je me tenu un moment accoté contre la porte, tremblante…

Le lendemain, mon cadran me réveilla. Je me levai de mon matelas et ramassa mon vieux sac d'école. En ouvrant ma porte je tombai face à face à un tas de verre brisé, un emballage de barre au chocolat et quelque bouteille de bière. Je soupirai et sortit un ballait avant de commencer à ramasser le bout de verres, si je les laissais là, il m'accuserait probablement. Une fois fini, je partis de ma « maison » et marcha jusqu'à l'arrête d'autobus, je n'eu pas à attendre bien longtemps avant que le véhicule jaune vienne me ramasser. Je m'assis dans le troisième banc et je regardai le paysage défiler de l'autre côté de la fenêtre. Une boule de papier me sorti de mes pensées, elle avait été lancé de l'arrière du bus. Je la dépliai, dessus on avait écrit : « Hey, Abruti! Belle marque sur ta joue, tu t'es fait ça comment? En tombant des marches? LOL! »

Je soupirai et ne me retournas même pas pour regarder qui m'avait lancé le mot, mais j'entendis des rires moqueur. Je les haïssais tellement. En descendant de l'autobus quelqu'un me fit une croche pied et je m'écroulai dans la boue. Je fis un effort considérable afin de ne pas réagir et je continuai en serrant les dents. Les cours étaient ennuyeux et les profs aussi, mais au moins j'étais en paix. La cloche sonna et je pu sortir de la classe, je ne m'attardai pas dans la cours de récréation, je me dirigeai directement vers un petit parc qui avoisinait l'école. Le gazon était rempli de fleur jaune. J'aimais bien ces fleurs, ils sentaient bon et ne faisait de mal à personne.

- Hey, sac de merde.

Je me retournai pour apercevoir la bande qui avait pris l'habitude de me martyriser. Je me mordis la langue, ils avaient dû me suivre.

- Alors? Tu arrives toujours à supporter ton existence?

J'évitai leurs regards.

- Hey, je te parle.

Il mit sa main sur ma face et voulu me forcer à le regarder. Je le frappai alors violement au visage et il s'écroula sur le sol. Le reste de la bande sourirent et attendirent la suite des événements.

- Alors, tu veux te battre.

Il se releva et tenta de m'asséner un coup au visage, mais je l'évitai habilement. Il me regarda une seconde et recommença visant cette fois mon estomac, je l'évitai de nouveau et il recommença encore et encore. Je fini par lui envoyer une puissante droite sur le visage. Il recula alors qu'un filet de sang lui coula du nez et de la bouche.

- Enfoiré!

Il se jeta sur moi et je l'évitai avant de lui faire un croche pied, il tomba sur le sol et je ne lui laissai pas le temps de se relever, je lui assénai une multitude de coup et encore et encore, passant toute ma haine dans chacun de mes coups, et je ne m'arrêtai que lorsque que je sentis une main sur mon épaule. Sans réfléchir je frappai celui qui m'avait touché et j'envoyai un autre membre de la bande au tapis. Les deux enfants restant me regardèrent une expression d'horreur sur le visage. Je réalisai alors ce que j'avais fait. Je levai mes mains devant mon visage, elles tremblaient. Ma respiration se fit plus rapide, je tournai la tête pour apercevoir un couple de vielle personne qui me regardais avec la même expression horrifier. Je m'enfui alors, courant vers le seul endroit où j'étais sûr que personne en viendrait me chercher. La montagne. J'étais tellement en colère, pourquoi étais-je toujours celle qui était puni alors que je n'avais rien fait? Pourquoi es-ce que tout le monde pouvait s'en sortir s'en jamais être puni à l'exception de moi? Personne ne devrait être au dessus des conséquences de leurs actes.

La chute avait été dure et ma tête tournait. Je pleurai pendant un long moment. L'humanité ne méritait pas de vivre…

- A-allo, e-es-ce que ça va?

Je relevai ma tête et aperçu un monstre qui, je l'apprendrais plus tard, répondait au nom d'Asriel Dreemurr, mon meilleur ami.

Je mangeai ma tarte avec appétit. La substance chaude m'emplissait la bouche et me réchauffait le cœur.

Je souris à mes parents chèvre, mes vrais parents, alors qu'ils venaient me dire bonne nuit.

Je jouais avec Asriel et personne ne se moquait de moi.

- C'est toi le chat!

Je me retournai vers Asriel, un sourire sur le visage, aussitôt la petite chèvre s'enfuit en courant.

- Tu ne m'attraperas jamais!

Je courais après Asriel, renversant quelque meuble et jetant quelque oreiller au passage. Asriel quitta notre chambre en panique, alors que j'étais sur le point de le rattraper, la poursuite se continua donc dans le salon ou Papa lisait un journal alors que maman cuisinait dans la salle d'à coté. En nous voyant arriver Asgore rigola légèrement, Asriel alla se cacher derrière le fauteuil de notre père et il se déplaçait chaque fois que je tentais de m'approcher de lui.

- Qu'es-ce que vous faite les enfants?

- Chara doit m'attraper!

Je profitai du moment de distraction d'Asriel pour lui sauter dessus.

- C'est toi le chat!

- Hey! Ça ne comptait pas!

- Oui, ça comptait!

- Bon, ça suffit les enfants si vous continuer… je vais être obligé de venir jouer avec vous!

Papa ce leva alors et il commença à nous courir après, moi et Asriel courir aussi vite que l'on pouvait en criant, mais bien vite Asgore nous rattrapa et il se mit à nous chatouiller. Asriel et moi rirent sans pouvoir s'arrêter, incapable d'échapper à la masse de fourrure blanche qui nous retenait. Dans un mouvement involontaire j'assénai un léger coup de pied à Asgore, celui si surpris relâcha sont étreinte. Aussitôt moi et Asriel partirent en courant à l'extérieur, laissant Asgore qui riait légèrement. Je savais que Toriel était sortit de la cuisine et qu'elle nous regardait jouer à l'extérieur.

Je me rendis vite compte que le rêve le plus cher de tous les monstres était de sortir de l'Underground. Ils voulaient voire la surface, mais la seule manière possible était qu'un humain meurt et qu'un monstre absorbe l'âme de ce dernier…

Je savais ce qu'il me restait à faire.

…..

-PDV MILLY-

J'entrai dans la maison des Dreemurr. Une odeur de tarte flottait dans l'air, mélangé à un parfum de fleur.

- Merci d'être venu, Milly. C'est très apprécier.

Je me retournai vers Toriel et hocha la tête.

- Ça va mon ange?

Me demanda Herman, elle était venu me porter lorsque j'avais demandé à Gaster si je pouvais aller voir Chara. Wing Ding avait toute fois insisté sur le fait que je ne devais pas rester trop longtemps, après tout Chara pouvait être contagieuse… si seulement il savait. Gaster venait, d'ailleurs, de partir chercher ses instruments dans son labo, il ne devait pas revenir avant une demi-heure. Asgore et Toriel m'amenèrent vers la chambre de Chara. Je me retournai et demanda à pouvoir parler seul à Chara. Ils semblèrent surpris, mais acceptèrent.

- Bien sûr, mon enfant.

J'étais remplie de DÉTERMINATION.

-PDV HERMAN-

Je regardai Milly rentré dans la chambre. J'espère que tout allait bien se passer. Je soupirai en pensant à la première fois que je l'avais vue. Elle était bien plus petite alors… Mais pas aussi petite que Papyrus… il avait bien grandit et j'étais tellement fière de mes enfants.

- Du thé?

J'acceptai l'offre d'Asgore qui partit en direction de ce qui devait être la cuisine. Je m'accotai contre le mur et soupira nostalgiquement… Peut-être devrais organiser un pique-nique en revenant…

- Ils grandissent vite, hein?

- À qui le dis-tu?

Répondis-je en souriant. Toriel rigola légèrement, mais je voyais bien qu'elle se forçait.

- Hey… Ça va aller.

Toriel me regarda et essuya une larme en me répondant.

- Je sais… Je suis juste une mère poule.

Nous restâmes un moment à parler de truc de mère lorsque la voix d'Asgore résonna de la cuisine.

- Tori? Où as-tu mis les feuilles pour le thé?

- Ils sont dans l'armoire!

- Quelle armoire?

- Attend j'arrive…

Sur-ce, Toriel parti à son tour dans la cuisine me laissant seul dans le corridor. Un silence planait autour de moi, lorsque j'entendis alors quelque chose comme : personne en travers de ma route…

Curieuse j'entrouvris la porte et je réagis aussitôt.

Durant ce temps…

-PDV MILLY-

Je pris une grande inspiration et ouvrit la porte. La chambre était comme la première fois que je l'avais vue, à l'exception d'un dessin de fleur jaune qui était accroché au mur ainsi que quelque carte qui affichait différent message de rétablissement. Je m'arrêtai un moment et regarda le lit. Chara était emballé dans ses couvertures et avait un teint pâle et maladif. Je pris le coffre qui était dans le coin de la pièce et le tira près du lit de Chara avant de m'asseoir dessus. Je regardai l'enfant et attendis un bon moment sans dire le moindre mot. Ne faisant que l'observer. Je savais que, si j'étais à sa place, ce serait la chose qui m'énerverait le plus et la curiosité de vouloir vérifier si le visiteur était bel et bien partit m'aurait forcé à ouvrir un œil, mais Chara ne bougea pas. Je ne pu faire autrement que d'admirer sa détermination.

- Chara.

Dis-je froidement. Je voulais lui faire une impression de quelqu'un que l'on devait respecter. Chara ne bougea pas, je m'y attendais.

- Chara je sais que tu n'es pas vraiment malade.

Aucune réaction. J'ignorais beaucoup de chose sur Chara, elle n'était pas le personnage sur lequel on avait le plus d'information, et j'aurais vraiment souhaité en avoir plus afin de les utilisée pour avoir l'air plus crédible, mais j'allais devoir me satisfaire de ce que je savais et peut-être improvisé là où nécessaire.

- Chara. Je sais que tu prévoies de te sacrifier afin de libérer les monstres de l'Underground… et… je ne t'en blâme pas… Si cela devenait nécessaire je n'hésiterais pas à faire de même, mais je peu t'assurer que ce n'es pas la bonne chose à faire.

Chara ne bougea toujours pas. Je me frustrai légèrement.

- Chara. Ouvre les yeux maintenant, où je vais empêcher Asriel de venir te voir.

Chara resta immobile un moment, mais je distinguai un léger froncement de sourcil. Elle ouvrit ensuite les yeux et s'assit sur son lit une expression méfiante sur le visage. Je m'arrêtai un moment sur ses yeux, il était étrangement pâle et semblait vitreux, pourtant Chara semblait me voir à merveille.

- Comment comptes-tu empêcher Asriel de venir me voir?

Demandas-t-elle d'une voix roué.

- Je ne peux pas.

Chara rigola légèrement.

- Tu es intelligente… Comment as-tu deviné que je n'étais pas malade?

- Me croirais tu si je te disais que j'étais capable de savoir ce qui allait ce passé?

Chara me regarda surprise, ses yeux semblaient briller d'une lueur d'intérêt et je compris que, d'une manière ou d'une autre, elle savait que le pouvoir de réinitialiser le monde existait. Je devais être prudente sur ce que j'allais dire, il était maintenant évident qu'elle pensait que j'avais le pouvoir de tout réinitialiser et je ne savais pas si c'était une bonne chose où une mauvaise. Malgré mon inquiétude je m'efforçai d'afficher une expression neutre et sérieuse, mais le regard de Chara semblait être capable de percer à travers mon âme. Quelque chose avait changé en elle depuis la dernière fois que je l'avais vue.

- Qu'est-ce que tu sais?

Me demanda Chara, d'un ton calme.

- Je sais que ton plan va échoués.

- Quoi?

Je sentis dans la voix de Chara qu'elle n'appréciait pas ce que je venais de lui dire.

- Ton plan va échouer, répétais-je, Asriel ne vas pas détruire la barrière.

- Pourquoi il ne la détruirait pas?

- Il…

Je m'arrêtai. Je ne le savais pas, tout ce que le jeu vidéo nous apprenait c'est qu'Asriel passait la barrière, déposait le corps de Chara dans les fleurs d'un village et revenait mourir dans les souterrains après avoir été attaqué pas des humains.

- Il..?

Dit Chara qui semblait impatiente. Je répondis alors la réponse qui devait, celons moi, être le plus près de la vérité.

- Il ne voulait pas tuer.

Chara détournas alors le regard et sembla réfléchir un moment. Elle ne semblait pas du tout en colère ou même déçu. Je fus surprise, je me serais attendu à un éclat de colère ou même de peine, mais Chara semblait calme.

- Il ne voulait pas tuer…

Murmura-t-elle pour elle-même. Je me replaçai légèrement sur mon siège, avais-je dis quelque chose qui m'aurais trahie? Non. Non, je ne crois pas…

- Alors… il n'aura pas à le faire…

Je me sentis soulagé.

- C'est bien Chara, tu as pris la bonne décision…

- Je le ferais pour lui.

- Q-quoi?

Chara se retournas vers moi.

- Je serais celle qui tuerait les six humains et libérerait les monstres. Après tout, Asriel auras aspiré mon âme, il n'aura qu'à me laisser prendre le contrôle quelques minutes.

- Q-quoi!? Non, Chara!

Je commençais à perdre mon sang froid et ce fut la première chose que Chara remarqua.

- Et pourquoi pas?

Je me concentrai sur ma respiration tentant de la calmer, mais je sentais l'adrénaline parcourir mon corps et mes mains devenir moites. Je repris sur le ton le plus calme que je pouvais tenir.

- Écoute Chara. Je ne te laisserais pas donner ton âme à Asriel, es-ce que c'est claire?

Chara me regarda de haut en bas, avant de dire :

- Je ne te laisserais pas gâcher les rêves de tous les monstres. Ils méritent d'être libre peu importe le prix! Tu devrais faire comme moi! Je… Je suis le futur des humains et des monstres… et je ne laisserais personne en travers de ma route!

Chara était en train de crier et son regard était intense et déterminer.

- Je les sauverais.

- Chara…

- Je vais te tuer.

Chara me regardais avec la même expression, elle n'avait même pas cillé. Je restai immobile, choqué.

- Pardon?

En une fraction de seconde Chara se jeta sur moi et sortit une dague de sous ses coussins. Je fermai les yeux et attendis, mais rien ne se produisit. Je rouvris timidement les yeux. Devant moi se tenait Herman, elle resta debout pendant un bon moment avant de s'écrouler sur le sol à bout de force. Je sentis une douleur dans ma poitrine, mais elle n'était due à aucune lame, et des larmes déferler sur mes joues, alors que je remarquai la ligne rouge qui marquait le passage de la lame mortel sur le corps de ma maman.

- Herman…

Je me jetai sur elle, mes mains tremblaient alors que je tombais à genoux près de ma mère.

- MAMAN! Oh mon dieu! NON! À L'AIDE QUELQU'UN!

Herman ouvrit la bouche et me regarda droit dans les yeux.

- Prend soin de Papyrus et de Sans pour moi…

- Non… Non... Tu… Tu vas prendre soins d'eux… Tout va bien aller! Ne meurt pas… S'il te plait… ne meurt pas… NE MEURT PAS!

Le corps d'Herman et se changea en poussière qui se répandit sur le plancher et sur mes mains. Ma respiration coupa. J'avançai ma main vers le tas de poussière, mais je m'arrêtai avant.

- Maman…

Chara était resté planté là, bouche bé devant la tournure des événements, mais je n'y prêtai pas la moindre attention. Elle aurait pu me poignardez que cela m'aurait été égale. Elle était morte. Elle était morte. Elle était morte. Peu importe le nombre de fois que cette phrase me passait dans la tête elle semblait toujours irréelle. Elle était là il y à peine une fraction de seconde. Elle ne pouvait pas… je me laissai tomber sur le sol. Des larmes ne cessèrent de couler sur mes joues. J'étais secoué de soubresaut et de hoquet. Asriel arriva alors par la porte ouverte. Il regarda la scène, avant de se retourner vers Chara.

- C-Chara?

Au loin des bruits de pas résonnèrent, se rapprochant de la chambre. Chara se retourna rapidement vers Asriel et s'avanças jusqu'à lui, elle déposa sa main sur son épaule et dit :

- Asriel, il va falloir que tu m'écoute au pied et à la lettre, d'accord?

Asriel regarda le tas de poussière hésitant, mais lorsque son regard croisa celui de Chara il dit, tout en jouant nerveusement avec son chandail :

- D-d'accord... Chara...

Son regard glissa toutefois de nouveau vers le tas de poussière. Chara lui pris la tête entre ses mains et le força à regarder ailleurs.

- Hey, c'était nécessaire. Écoute moi, tu vas dire à tout le monde que c'est elle qui l'a tué, d'accord?

- Mais...

- Hey, on ne peu pas se permettre d'erreur Asriel… Tu dois me faire confiance.

Chara serra alors Asriel contre elle, des larmes coulèrent le long de ses joues, les pas provenant du corridor n'était plus très loin. Chara se défit de son étreinte, essuya ses larmes et retournas, d'un pas rapide, sous ses couvertes. Une lumière blanche se dégagea alors du tas de cendre, je relevai légèrement mes yeux mouillé pour apercevoir un cœur translucide tête en bas. Le petit cœur flotta quelque instant devant moi et une voix faible et familière me murmura :

- C…o…u…r…s…

Puis le cœur se fendit en plusieurs morceaux et s'évapora dans les airs. Je restai sur le sol un moment, étourdis. Tout semblait si flou et j'avais un de ces maux de tête. Un bruit de porcelaine brisé résonna alors dans la chambre

- Oh mon dieu…

Je me retournai et aperçu Toriel et Asgore qui regardais la scène sans comprendre. Une tasse de thé gisait sur le sol. Je me relevai difficilement alors qu'Asriel s'approchait de ses parents.

- Maman... Papa... c'est...

Je pris trois grande respiration et je piquai alors un sprint en passant entre la famille royal, je couru et couru. Comme m'avait dit Herman. Je n'arrivais pas à penser à rien. Je couru jusqu'à ce que mes jambe ne puisse plus me porter. Je m'écroulai alors sur le sol et pleura jusqu'à ce que je m'endormi dans un coin à l'ombre des regards.

- Maman… Je suis désolé.

*Tu pleurs. Tu appelas maman avec un espoir, un rêve stupide… et alors que pendant une dernière seconde, tu cru que, peut-être, peut-être, quelqu'un… mais… p-p… personne ne… personne ne vient….. J-je…. Pardon…*

*PDV Wing Ding Gaster*

Je marchais le long du corridor mes bras remplie de matériel de toute sorte afin d'examiner la petite Chara… J'ouvris la porte et salua le couple royal, mais quelque chose clochait. Toriel et Asgore était en larme.

- Qu'est-ce qui se passe?

Toriel se retournas vers moi et mis une main devant sa bouche. Asgore s'approcha de moi ne sachant quoi dire. Je fronçai le regard.

- Qu'est-ce qui se passe?

- C'est Herman… elle…

Asgore pris une pause beaucoup trop longue à mon gout. Je m'en allai alors vers la chambre de Chara, Asgore et Toriel tentèrent de me retenir, mais je les ignorai. J'ouvris la porte en volé. Elle semblait normale. Le lit de Chara était vide, elle avait du être transféré dans une autre chambre, des jouets de toute sorte traînaient et des dessins étaient accrochés sur les murs. J'avançai dans la pièce et je m'arrêtai aussitôt.

- Non….. Non…

Je me retournai vers Toriel et Asgore qui était resté dans l'encadrée de la porte.

- Ce… Ce n'est pas… Ce ne peut pas…

Asgore et Toriel restèrent silencieux. Je hurlai encore et encore jusqu'à ne plus avoir de voix. Je pleurai contre le sol. Je sentis mon âme se fracturer et se couvrir de fissure. Aucun mot ne saurait expliquer la douleur qui m'assaillait de toute part… Herman… Herman… Je t'aime… s'il te plait, reviens…

Bien des heures plus tard, je n'arrivais plus à crier, je n'arrivais plus à pleurer, je n'arrivais plus à rien. Toriel vient déposer une couverture sur mon dos et me dit d'une voix compréhensive.

- Vous devriez rentrer chez vous docteur. J'appellerais un autre scientifique pour Chara.

Je n'écoutais pas. J'avais l'impression de flotter. Un pensé me passa alors par la tête… et je réussis à formuler un mot de ma voix maintenant rouiller.

- Qui?

-PDV DE SANS-

- SANS, QUAND ES-CE QUE MAMAN, PAPA ET MILLY VONT REVENIR?

- Bientôt, frangin. Bientôt… Je dirais à maman de venir te donner un bisou lorsqu'elle reviendra, D'accord?

Papyrus hocha la tête.

- Bonne nuit, Sans.

- Bonne nuit, paps'.

Je fermai la lumière et la porte alors que je sortis de sa chambre. Je descendis les marches une à une. Il se faisait tard et comme ni papa, ni maman n'était rentré, j'avais été forcé de coucher paps'… Je regardai par la fenêtre, la ville était calme et les rues étaient vides. Je passai ma main contre mon crâne. Mais qu'est-ce qui se passait? Je soupirai et m'écrasa contre le sofa. Lentement, je fini par sombrer dans le sommeil. Ce ne fut qu'au petit matin qu'un bruit de porte que l'on ouvrait me réveilla. J'ouvris mes yeux fatigué pour apercevoir la silhouette de mon père passer devant moi.

- Hey, papaster.

Il ne réagit pas. Il enfila une veste noir et ramassa tout les plans qu'il avait l'habitude de laisser dans l'entré.

- Hey! Qu'est-ce qui se passe?

Demandais-je inquiet, mais il ne me répondit pas il marcha d'un pas ferme en direction de la sortit. Je me levai alors et le tira par le bras, il s'arrêta, mais ne se retournas pas vers moi. Je répétai d'une voix plus insistante.

- Qu'est-ce qui se passe?

- Sans. Lâche-moi.

Dit-il, mais je ne lâchai pas. Il se retourna alors vers moi et je pu voir son visage, des lignes pâle glissait le long de ses orbites et ses pupilles brillait tel des flammes blanche, une expression de douleur qu'on aurait tenté de cacher derrière de la rage était affiché sur son visage. Je lâchai le bras de mon père, mais juste avant qu'il ne referme la porte je demandai :

- Où est Maman?

Gaster s'arrêta un moment comme s'il allait dire quelque chose, mais il referma la porte derrière lui. Me laissant seul. Qu'est-ce qui se passait? J'eu soudainement très peur, qu'est-ce qui était arrivé?

- Sans?

Je me retournai pour apercevoir la tête de Papyrus sortir de sa chambre.

- Qu'est-ce qui se passe, Sans?

Je m'empressai d'avoir l'air sûr de moi, je devais donner l'impression que tout allait bien.

- Oh, c'est papa qui vient de passer, il m'a dit de ne pas s'inquiéter et qu'il reviendra dès qu'il le pourra.

- Oh… et Milly et Maman?

J'hésitai.

- Ne t'en fait pas Paps', allez, c'est l'heure de déjeuner.

… J'allais dire quelque chose, mais… j'ai oublié…

*…

Fin de la première partie.