Hey, salut tout le monde! -_-
Je tiens à m'excuser d'avoir passé plus de trois semaines sans vous donner de nouvelles, je culpabilise énormément, mais je suis tombé sur la seule station de montagne du MONDE sans internet! :O J'ai fait tout ce que j'ai pu, j'ai même fait la tournée des cafés, sans succès. :'(
Aussi, je me prosterne, et vous demande pardon pour la frustration et la colère que vous avez du ressentir :O (à moins que vous n'en ayez rien à fiche, et c'est tout à fait compréhensible ^^). Sachez que pour compenser, j'ai écrit un loooong chapitre, mais dont je me suis rendue compte de la taille qu'une fois renttrée chez moi.. En plus de cela, j'ai passé énormément de temps à le modifier et a y ajouter des passages, jusqu'à ce que je me rende compte qu'il était en réalité devenu beaucoup, beaucoup trop long xD
J'avais donc initialement prévu de présenter la première mission du trio des crétins en un seul chapitre, mais il en fera finalement deux, et comme l'autre est presque achevé, je peux vous dire qu'il sortira en début de semaine prochaine normalement ;)
Voilà, et encore une fois, je suis désolée désolée désolée. Vous ne pouvez pas savoir à quel point je me sens stupide. ^^ Profitez quand même de ce chapitre, c'est le seul moyen que j'ai pour que vous me pardonniez.. :3
-À l'Ouest. Plusieurs centaines de kilomètres dans cette direction. M'expliquait Pain. L'espace vierge de toute forêt que tu distingue ici n'est pas très étendu. Les montagnes qui trônent dans ces régions sont les seuls lieux où les arbres n'ont pas envahis tout l'espace. De l'autre côté, elle reprend ses droits. Ce n'est pas pour rien que le village caché de ce pays s'appelle le village des feuilles. Néanmoins, ce n'est pas là que je vous envoie, mais à une école formatrice d'Oinins.
-Un « chasseur », répétais-je après une seconde de silence, totalement perdue. Qu'est-ce que c'est que ça?
Pain poussa un soupir affligé et son hologramme se pinça élégamment l'arrête du nez.
-Tu ignores cela? Allons, c'est impossible qu'on ne vous l'est pas appris à l'académie d'Iwa...
Je baissais la tête, vexée.
-Je l'est surement su, mais c'est plus le cas. Dès que j'ai pu quitter cette fichue académie, je me suis dépêchée d'oublier tous mauvais souvenirs des jours entiers passés à dormir sur une chaise dure et un bureau froid.
-Hé, elle a pas tord, la gamine! Intervint Hidan.
-Silence! Le coupa Pain, agacé, avant de se tourner vers moi. Les chasseurs de déserteurs sont, comme leur nom l'indique, en charge de traquer et tuer tous les ninjas rebelles ayant quitté leurs villages cachés, afin de les tuer. Le but principal n'étant pas de les punir ou se venger, bien que cela soit indiscutablement la cause poussant les kages à les envoyer à la recherche des déserteurs, mais faire disparaître le corps ainsi que toutes les informations sur les techniques et les secrets possédés par ces différents ninjas, étant donné qu'il viennent de leurs villages.
J'hochais la tête, satisfaite de son explication. Nous même à Iwa n'enterions pas nos ninjas, la roche étant bien trop dure pour cela. Seules des dalles sur lesquelles étaient gravé les noms des morts restaient au cimetière, tandis que les proches pouvaient éparpiller les cendres où ils le souhaitaient, quand il y en avait, car bien des ninjas ne rentraient jamais chez eux.
-Comme le corps a été détruit, nous ne savons absolument pas où le réceptable, un certain Yagura, est mort. C'est justement là qu'interviennent les Oinins, car ils gardent tout de même des archives dans lesquels ils consignent les causes du décès ainsi que les différentes capacités connues que possédait la personne morte.
Je continuais d'hocher la tête, comme un stupide jouet désarticulé. Après tout, c'était un peu ce que j'étais devenue, non?
-Et cet homme, le précédent jinchuriki, c'était un déserteur?
Pain secoua la tête.
-Absolument pas, il s'agissait du quatrième Mizukage. Néanmoins, les archives concernant les déserteurs et tous les autres ninjas sont entreposées au même endroit, et il s'agit d'une sorte de QG à l'emplacement secret uniquement occupé par des Oinins et des ninjas surdoués en face de le devenir. C'est pour cela que ce lieu porte le nom d'académie des chasseurs de déserteurs.
-C'est un nom charmant, pas vrai? Fis remarquer Kisame en souriant de toutes ses dents pointues, visiblement désireux de s'y rendre pour s'amuser un peu avec tous ces assassins professionnels, qui n'allaient pas tarder à devenir nos adversaires potentiels.
-Vous... Vous voulez dire qu'on va devoir s'introduire dans l'académie d'Oinins de Kiri, les chasseurs de déserteurs les plus puissants de tous les villages cachées, entrainés pour nous tuer, nous en particulier?
Pain sembla amusé.
-Si cela peux te rassurer, une majorité des Oinins ne seront pas présents, y compris ceux qui ont été spécialement entrainés pour nous tuer -Car oui, certains chasseurs de déserteurs s'entrainent parfois toute une vie pour tuer un ninja en particulier- car ils se trouvent surement entrain de nous traquer en ce moment même. Sans succès toutefois...
-Mais je viens à peine d'entrer dans ce monde! Le contredit-je, vaguement paniquée. Peut-être qu'on en trouve encore là-bas, dans cette académie, des oinins qui n'ont pas achevé d'être entrainé pour me tuer.
-C'est fort possible. Lança Kakuzu. Mais devons nous te rappeler que la véritable nature de tes pouvoirs n'a pour le moment été révélée à personne d'autre que nous?
Je lui lançais un regard surpris. Je ne m'attendais vraiment pas à ce qu'il me défende et c'était bien la première fois que j'entendais un compliment sortir de sa bouche. Cela me réconforta encore plus que si Zetsu blanc m'avait fait une éloge d'une heure sans reprendre son souffle.
-Et où se trouve donc cette académie? Demandais-je en me retournant vers Pain.
-Dans le village de Kiri, non loin de la frontière d'Iwa. Vous saurez que vous avez passé la frontière lorsque vous devrez traverser un pont. Au delà, ce sont surtout les lacs qui pullulent contrairement aux forêts ici, qui recouvrent presque l'intégralité de ce pays.
-C'est vrai, qu'est-ce que c'est ennuyeux, hm. Intervint Deidara. À Iwa au moins, même si ce n'était peuplé que par des déchets sans intérêt, les paysages avaient le mérite d'être variés et inspirant. Ici, on se sent prisonnier. Tous ses arbres freinent mon inspiration.
Hidan réprima un ricanement qui n'échappa nullement au déserteur d'Iwa. Jetant un regard furibond au nukenin, Deidara s'apprêtait à le provoquer lorsque Tobi s'interposa, s'attirant aussitôt les foudres des deux hommes. Je poussais un soupir et m'éloignais légèrement des cris en faisant un pas en arrière.
En temps normal, il m'aurait peut-être plu de me jeter dans la mêlée, mais j'avais eu un combat épuisant contre Itachi et je n'avais vraiment pas l'envie de me mêler de leurs querelles.
Mon adversaires se trouvait justement tout près de moi. Ses yeux étaient redevenus noirs, mais son visage restait le même, froid et neutre, presque sans identité. Le simple fait de le regarder me rappela la scène qu'il m'avait forcé à vivre. Et pourtant, elle n'était pas réelle, je ne l'avais jamais vécue.
Mon grand-père était mort plusieurs années avant la rafle qui avait littéralement décimé ma famille. Et c'est ma grand-mère qui m'avait élevé longtemps après, avant d'être envoyée en mission-suicide à son tour. Mais cette vision avait fait renaître des souvenirs auxquels j'essayais de ne pas penser, renaitre la douleur de leur perte en me rappelant leurs visages que j'essayais d'oublier, et la honte que je ressentais toujours à l'idée de l'image qu'Iwa garderait de nous. Les Kitsune passeraient pour des lâches, et c'était le pire des déshonneurs.
Il fallait que je m'en aille, que je quitte l'Akatsuki. Mais comment? Comment?
-Tu espères toujours t'en aller?
Comme si il avait lu dans mes pensées, Itachi avait ouvert la bouche et parlé pour la première fois depuis une éternité. Sa voix me semblait presque inconnue. Je levais les yeux vers lui et le foudroyais du regard.
À ma grande surprise, il ne m'offrit pas son visage de marbre comme il le faisait habituellement, mais eu un léger sourire triste puis s'avança d'un pas. J'eus un mouvement de recul incrédule lorsqu'il posa sa main sur ma tête, ébouriffant mes cheveux blonds et encrassé de terre.
-Tu me fais penser à mon petit frère.
Je fus tellement surprise que je ne me dégageais qu'au bout de longues secondes, durant lesquelles je sentie la chaleur réconfortante dégagée par la paume de la main d'Itachi traverser mes cheveux et m'envelopper comme une couverture.
-Qu'est-ce que tu veux dire? Sifflais-je, après avoir repris mes esprits. Tu as un frère encore en vie? Tu l'as tué? Pourquoi est-ce qu'il me ressemble?
Itachi resta un instant silencieux, la main tendue, puis la laissa retomber le long de son manteau. Le sourire triste qui flottait sur ses lèvres disparu lentement dans son col, mais maintenant qu'il était plus près, je vis qu'il avait de longs cils et cette vision hypnotique faillit ne pas me faire entendre ce qu'il me répondit.
Ou plutôt ce qu'il dit car il ignora totalement mes questions.
-Aujourd'hui, tu m'en veux, comme lui. Et j'espère que ça sera toujours le cas, et que tu ne comprendra jamais les raisons qui m'ont poussé à te faire souffrir.
Il resta un instant silencieux, puis poursuivit:
-Il vaut mieux haïr les gens que les pleurer, n'est-ce pas?
Je ne compris pas tout de suite sa phrase, et n'en retint pas tous les mots. Je me contentais de l'observer en ouvrant et en refermant la bouche comme un poisson hors de l'eau, avant de recevoir un grand coup dans l'épaule, qui m'arracha un cri et me fit oublier momentanément Itachi. Ce dernier se détourna la tête et s'éloigna aussi silencieusement qu'une ombre.
-Bah alors, Yume-chan, t'es presque des nôtres, maintenant, non? S'écria Hidan d'une voix forte. C'est cool que tu n'es pas à porter le mentaux, ça cache trop bien les...
-Ta gueule! Le coupais-je en le giflant. Tu as bientôt fini de mater, oui?
-Ouah, pas mal! S'écria Hidan en titubant vers l'arrière, les doigts serrés sur son nez en sang. Tu as pregressé, tu tapes plus fort qu'avant!
-N'est-ce pas? Répondis-je, fière de moi. Je peux aussi te tordre l'oreille si tu veux!
-Ne perds pas ton temps avec lui. Gronda Kakuzu qui s'était approché. Tu ferais mieux de te consacrer à la recherche de Sanbi. Vous devriez mettre deux jours à atteindre la ville où se trouvent les archives concernant les morts qui nous intéressent. Plus vite vous serez parti, mieux cela sera.
-Nous pouvons y être en bien moins de temps si j'utilise un de mes modelages, hm! Lança Deidara en bombant le torse. Mes bras sont guéris maintenant.
-Tu es sûr? Intervint Pain. Il m'avaient l'air de guérir à une vitesse affreusement lente. Cela ne s'est pas infecté?
-Évidemment! Assura Deidara, boudeur. Cela n'avait rien à voir avec une infection. Mais les bouches dans mes mains sont deux organismes vivant très gourmands en force vitale et elles pompaient énormément dans mes propres réserves. En plus de cela, le sang qui circule dans mes veines était pompé dans mes bras pour activer leur guérison et ça a été épuisant. Mais maintenant que c'est fait, elles n'auront plus besoin de me voler autant de mon énergie.
Pain hocha la tête, bien que visiblement assez mécontent. Il était clair qu'il n'était pas ravi d'apprendre que Deidara pouvait se montrer si faible une fois que ses armes secrètes étaient rendues innutilisables.
-Bien, dans ce cas, tu vas utiliser l'une de tes sculptures d'argiles pour vous transporter Yume, Tobi et toi jusqu'à l'académie Oinins.. Elle est très bien gardée mais cela ne devrait pas vous poser de problèmes, à condition qu'aucun d'entre vous ne fasse d'erreur majeure. En tant que membre de l'Akatsuki, une telle zone est facile à infiltrer et vous n'aurez aucune excuse si vous échouez!
-Et qu'allons nous chercher? Demandais-je en m'approchant. Je croyais que nous devions partir à la rechercher de Sanbi.
-C'est effectivement ce qui est prévu. Me répondit le chef de l'Akatsuki. Mais selon plusieurs enquêtes et nos différentes sources, ce démon à queue a perdu son hôte à la suite de la mort de celui-ci.
J'en restais bouche bée. Car je m'étais attendue à affronter un humain. Un humain avec des pouvoirs magique lié à son démon, un peu comme la fille aux cheveux vert pomme et aux yeux oranges, par exemple, ou à notre bon vieux Rôshi qui avait quitté le village pour « vivre l'aventure », comme il l'avait déclaré.
-Mais... Attendez, un démon n'est pas censé mourir avec son porteur?
Pain leva les yeux au ciel comme si j'avais prononcé la question la plus idiote du monde.
-Bien sûr que non. Et c'est mieux ainsi car cela nous aurait causé bien des tourments. Imagine ce qui se serait passé si quelqu'un avait vent de nos projets et qu'il était possible de faire disparaître les bijūs?
La réponse s'imposa d'elle même à moi.
-On tuerais les Jinchūrikis.
Pain hocha la tête au moment ou un bras se refermais autour de moi. Hidan me frotta le haut du crâne.
-Pas mal, pas mal! Moi j'avais pas trouvé, mais on s'en fout, non?
-Totalement. Ricanais-je, avant de lui coller un bon coup de poing dans l'épaule pour l'éloigner.
Il lâcha un couinement à mi-chemin entre un gémissement un le rire.
-Donc si je comprend bien, nous allons partir à la recherche d'un monstre d'une dizaine de mètres de haut?
-Plus.
Je levais les yeux au ciel et poussais un soupir.
-Merci d'en rajouter. En plus cela ne changera pas grand chose et ce que je voulais dire, c'est qu'il ne devrait pourtant pas être difficile à localiser, non?
-Ça serait le cas pour un autre démon. Intervint Zetsu. Mais malgré mes recherches dans la totalité des pays où j'ai pu envoyer les Zetsus blanc, je n'est pas pu le localiser.
-C'est parce que c'est un démon aquatique, hm. Intervint Deidara, l'air suffisant. Il s'est sûrement réincarné dans un lac après la mort de son réceptacle. Selon les sources de maître Sasori, c'est un village du pays de l'eau. Mais on ne sait pas encore lequel.
-C'est pourquoi vous allez vous rendre dans ce petit village de chasseurs afin de récupérer les documents qui nous permettons de localiser le démon.
Je fis une nouvelle fois oui de la tête. Tout était plutôt clair cette fois. En découvrant dans les archives regroupant les morts de Kiri, nous saurions où avait été tué leur Yondaime, et par conséquent, dans quel lac Sanbi était le plus susceptible d'avoir réapparu.
L'Akatsuki prouvait encore une fois son efficacité et le pouvoir qu'elle détenait dans un monde comme le notre. À Iwa, Onoki ignorait certainement qu'elle avait tant d'avance sur lui. Plus j'en apprenais plus mon village village natal, ses efforts vain pour coincer des gens qui les dépassaient en tous point, et même lui même me semblait pathétique.
Et plus mon mépris pour lui grandissait plus je ressentais de l'écœurement et de la honte à l'idée que des gens pareils en éprouve avec autant de conviction pour ma propre famille.
-Ça me va.
-Dommage! S'écria Hidan. Si tu avais refusé, j'aurais peut-être pu te sacrifier à Jashin?
Il passa pour la troisième fois un bras autour de mes épaules et je lui lançais un regard dubitatif, tous en essayant de décrocher sa main en lui tordant les doigts, l'air de rien.
-Je ne peux pas te garantir que j'aurais été d'accord...
-Ah bon? Fis t-il avec un air faussement surpris. Tu as tort, c'est un grand honneur. Peut-être pour la prochaine fois ?
Je me dégageais en haussant les épaules.
-Quand tu veux. Je vais te découper en morceau avec ta propre faux.
Il éclata de rire.
-Mais oui, je te crois, gamine.
-Hidan...
Kakuzu s'était approché et le foudroyait du regard.
-Dois-je te rappeler que nous avons une cible? Nous ne devons pas perdre de temps et aller la chercher.
L'intéressé poussa un soupir, une lueur suppliante dans ses yeux violet. L'image d'un enfant ne voulant pas aller se coucher s'imposa à moi, et j'eus un sourire.
-Oh, allez Kakuzu, t'es pas marrant! Protesta Hidan. Laisse moi m'amuser encore un peu avec la gosse! Elle va peut-être crever d'ici la prochaine fois qu'on la verra et j'aimerais bien me battre un peu avec elle! Hein, t'en dit quoi, Pain? Demanda t-il en se tournant vers le chef de l'Akatsuki. Je te promets de pas trop l'abîmer!
-C'est hors de question. Répondit aussitôt le nukenin. Nous avons besoin d'elle.
-C'est vrai et c'est bien dommage. Gronda Kakuzu d'une voix menaçante. Sinon, cela fait longtemps que je t'aurais tué pour toucher les dix millions. Je lui tirais la langue et son regard se durcit encore. Je crus même qu'il allait me sauter à la gorge, mais il se détourna.
-Bah, j'ai une cible en vue en ce moment, et tu as de la chance qu'elle est bien plus de valeur que toi.
Il pivota une dernière fois. Ses yeux vert injecté de sang m'évaluèrent. Son visage me semblait inexpressif vu qu'il était dissimulé dans sa cagoule. Mais son regard semblait plein de sagesse, et d'une froideur qui trahissait une incroyable efficacité lors de ses combats.
Je réalisais que mise à part les mains qu'il pouvait allonger à loisir, je n'avais presque aucune connaissance de ses techniques de combat, et je n'éprouvais absolument pas l'envie d'en savoir plus.
-Ne t'avises pas de faire perdre son temps à l'Akatsuki. Me prévint-il, ou je te tuerais moi-même.
Puis il s'éloigna entre les arbres, d'un pas lent et mesuré. Hidan éclata de rire, avant de lui crier de l'attendre, puis pivota vers moi, m'infligeant une nouvelle claque sur l'épaule.
-Il est drôle, non? Ricana t-il. Enfin bref, il a trouvé une cible donc il faut que j'y aille, parce qu'il va pas m'attendre! Mais toi, j'ai quand même envie de t'affronter! Alors tâche de rester en vie jusqu'à notre prochaine rencontre! Il appuya sa demande d'un clin d'œil charmeur et je ne pus m'empêcher de sourire, amusée et emballée à l'idée de me battre contre lui.
-Ça marche.
Nous nous serrâmes la main et il s'engagea sous le couvert des arbres à la suite de son partenaire, sa grande faux rouge rythmant ses pas en penchant à gauche, puis à droite.
-Bon, je suppose qu'il faut qu'on y aille aussi... Soupira Kisame avec ennui en se grattant la tête.
-Tout le monde doit s'en aller remplir ses missions et reprendre ses postes d'observation, fit remarquer Pain. Je vous donnerais rendez-vous lors du prochain scellement.
Itachi hocha la tête tandis que je l'épiait discrètement.
Ses cheveux cachaient presque la totalité de son visage, pourtant, il dû se sentir observé car il se tourna vers moi mais sans pour autant me lancer un regard interrogateur ou menaçant.
Son regard, je me rendis compte que j'avais fait une erreur en m'y plongeant. Ses yeux n'étaient pas froids et impénétrables non plus, ils étaient d'une telle profondeur que j'en eu le vertige.
Kisame me ramena brutalement sur la terre ferme en écrasant sa grande main sur ma tête. Un peu rugueuse et bleue, elle faisait toute la largeur de mon crâne, et je sentais des doigts sur mon front, tout aussi rugueux.
Il sentait les cookies.
-On se dit à la prochaine alors? S'exclama t-il en grimaçant un sourire qui découvrit ses dents pointues. Se tournant vers Pain, il ajouta; Dit-donc, moi je l'aime bien cette gamine! Il faudrait qu'on recrute des petits nouveaux plus souvent, ça met de l'ambiance.
Deidara poussa un soupir méprisant qui n'échappa à personne. Sur un dernier rire, Kisame s'éloigna aux côtés d'Itachi. Je les suivis des yeux un moment, intriguée. Qu'avait voulu dire l'Uchiwa par le fait que je ressemblait à son petit frère? Je ne me rappelais plus très bien si il y avait eu un autre survivant au sein de son clan.
Il me semblait que je l'avais appris à Iwa, mais je n'en étais plus très certaine. Ce survivant était-il son frère? À moins qu'il s'agisse d'une des victimes du massacre du clan et Itachi le regrettait toujours?
Je n'aurais jamais cru qu'une homme d'une telle froideur puisse éprouver du remord, et cela me faisait réfléchir. N'avait-il pas voulu me donner une leçon en me confrontant aux gens dont la perte me faisait toujours autant souffrir? Mais laquelle?
...
-Les arbres sont bien plus épais par ici. Tu es sûr que c'est la bonne direction?
Deidara claqua de la langue avec agacement et me jeta un coup d'œil offusqué par dessus son épaule.
-Bien sûr que c'est la bonne direction. Pain a bien spécifié qu'il fallait traverser la totalité du pays pour trouver l'académie des Oinins. Et qu'elle était dissimulée dans une forêt très brumeuse, hm! Mais pour la trouver, il nous faudra traverser cette zone.
Je levais les yeux aux ciel, ce qui manqua de me faire perdre l'équilibre et basculer de l'oiseau d'argile qui survolait une des très nombreuses et très profondes forêts du pays du feu.
-Il y a des forêts comme celle-ci partout dans ce fichu pays. Lui fis-je remarquer.
-Je suis au courant. Répliqua le nukenin. Je suis déjà venu dans le coin. Mais je suis quand même capable de me repérer, et j'ai un très bon sens de l'orientation. Et je te dit que c'est par là, l'ouest.
Il fit réaliser une brusque descente à son oiseau d'argile et je manquais une nouvelle fois de tomber. Je mis un genoux à terre pour me stabiliser et poussa un juron avant de claquer la cheville de Deidara en représailles. Mais plutôt mourir que requérir son aide alors qu'il m'avait regardé comme une vulgaire amateure, juché sur sa chouette d'argile au moment ou je m'étais apprêtée à monter et que j'étais toujours au sol, fier que je sois contrainte de faire appel à ses techniques.
Bien que cela ne soit pas agréable, je préférais qu'il se comporte ainsi plutôt qu'il me refuse l'accès à sa monture en représailles d'avoir tenté (sans succès) d'infiltrer l'organisation et de lui avoir mentit. Mais monsieur était bien trop fier de lui pour envisager une telle possibilité.
Derrière moi, Tobi n'avait en revanche pas d'image de lui même à préserver et avait depuis longtemps renoncé à se tenir debout. Assis en tailleur, dos à moi, il admirait le paysage en lâchant de temps à autres des petits cris d'admiration. C'était agaçant, mais moins qu'au début du voyage où le fait de voler l'avais plongé dans une sorte d'euphorie enfantine où, sous le coup de l'émotion, il m'avait serré dans ses bras en poussant des hurlements de joie lorsque nous avions doublé des oies en plein ciel, m'étouffant presque dans ses manches parce qu'il était devenu bien plus grand que moi depuis que j'avais retrouvé mon ancien corps court sur patte.
-Bon, alors je suppose qu'on a pas le choix. Soupirais-je, sarcastique. Mais tel que je vois le paysage, je dirais qu'il n'y a absolument rien dans cette direction.
-Évidemment, mais on est pas près d'être arrivé, hm. Je dirais qu'il reste au moins une heure, voir plus, de voyage. Siffla Deidara en mettant sa main en visière.
-Super...
J'hésitais à m'assoir à mon tour, comme Tobi, pour m'installer plus confortablement et surtout, avoir moins de chance de tomber, mais j'avais bien trop de fierté pour cela, et je refusais de montrer que je commençais à fatiguer alors que Deidara restait debout et stoïque, ses longs cheveux blonds fouettant son dos en rythme. De plus, je ne voulais pas lui laisser la responsabilité du choix des directions à prendre. Nous risquions de nous retrouver à Suna avant d'avoir eu le temps de cligner des yeux.
Je me concentrais sur la vision des ses cheveux ondulants dans l'air et sur celle des arbres défilant sous le ventre de la chouette d'argile qui rasait les cimes. Au bout de quelques minutes, l'oiseau remonta brutalement en flèche, et je dérapais en arrière en retenant un cri de surprise.
Le plus mal loti fut sans doute Tobi qui ce pris mes fesses à l'arrière de la tête- Bien que cela soit plutôt un grand honneur, selon moi...- Il poussa un cri de surprise étouffé par mon hurlement de rage. J'attrapais Deidara par les cheveux et il se mit à crier à son tour, mais de douleur.
-Aaah! Mais lâche-moi, hm, tu es complètement folle ou quoi?!
-C'est toi qui est pas bien! Ça va pas de faire des loopings comme ça?!
-J'ai juste pris de l'altitude pour voir plus loin! Grinça le nukenin en serrant les dents, tirant sur ses cheveux pour les dégager de mes doigts, mais je resserrais la prise.
-Alors j'avais raison, tu ne sais pas où nous sommes!
Deidara parvint à dégager ses cheveux de ma poigne en refermant ses mains sur mes poignets. Une vive douleur me transperça la peau et je le relâchais avant de m'éloigner de lui, deux énorme traces de morsures sur les poignets, couverts de salive.
-Et bien si tu es si douée tu n'as qu'à chercher toi même, hm! Grommela t-il, avant d'ajouter en bombant le torse. Tu ferais mieux de me remercier de te laisser utiliser mon œuvre au lieu de te plaindre.
-Ton "œuvre"? Répétais-je sur un ton méprisant en réprimant un fou rire, sachant pertinemment que cela le ferait sortir de ses gonds. Tes techniques bizarre tu veux dire!
Comme prévu, Deidara perdit aussitôt son sang-froid, faisant volte-face. La chouette d'argile poursuivait sa route, imperturbable, alors même que le déserteur m'assomma pratiquement en écrasant son front contre le mien, ses yeux lançant des éclairs.
-Répète un peu ça, hm?!
-Quand tu veux et je le répéterais autant de fois qu'il le faudra pour que tu comprennes que tu n'es pas la septième merveille du monde! Tes techniques ne sont pas belles, elles sont répugnante! Un oiseau modelé par un gamin de cinq ans n'a rien d'aussi d'aussi beau et complexe que les transformations compliquée que peux subir mon corps sans jamais perdre sa forme d'origine!
Deidara grinça des dents et je soutins sans difficulté son regard furieux. Après des gens comme Pain ou Itachi qui restaient maître d'eux quelques soient les situations, il me semblait bien plus facile de provoquer une tête brûlée comme Deidara.
Sans compter que, contrairement aux reste des membres de l'Akatsuki, l'artiste était relativement petit. Il me dépassait d'à peine quelques centimètres et je n'étais pas bien grande, si bien que nous étions presque les yeux dans les yeux sans que je n'est besoin de me tordre le cou vers l'arrière pour soutenir son regard. Aussi, j'étais prête à en découdre sans problème.
Je me sentais au contraire plutôt enthousiaste l'idée de livrer une bonne grosse bagarre d'égal à égal. La première depuis bien longtemps.
Mais au lieu de cela, le shinobi s'écarta avec un soupir tremblant pour se calmer, crispant et décrispant convulsivement les poings.
-Bah... Dit-il d'une voix redevenue calme. Je ne sais même pas pourquoi je me dispute avec toi. Les gens comme toi sont incapables de comprendre ce qu'est ma vision de l'art, le vrai. Je ne devrais pas m'emporter contre des gueux tels que toi. Après tout, on dit souvent que les techniques sont le reflet de ce que nous sommes, et tu ne vaux vraiment pas la peine que je m'énerve.
Mon sang ne fit qu'un tour.
-Pardon?!Je peux savoir ce que tu insinues? Tu trouves mes techniques méprisables? Moi aussi? Tu sais que je les tiens de mon clan? Si tu insultes mes techniques, tu insultes aussi mon clan!
Il haussa les épaules.
-Rien, rien, j'insinuais juste que tes techniques manquaient cruellement d'esthétisme.
-C'est-à-dire?! Hurlais-je presque.
-Je dit juste que tes techniques sont uniquement basées sur la puissance brute, hm. Expliqua Deidara, sûr de lui. Elles sont brutes et pas vraiment travaillées, c'est leurs défaut principal. En fait elles manquent de beauté.
Cette fois-ci, j'en restais pantoise.
Sa critique, évidemment négative, sonnait comme une nouveauté à mes oreilles. On m'avait toujours affirmé que mes techniques étaient au contraire trop fourbes et manquaient de puissance, qu'elles n'étaient utilisables que pour se cacher et non pas se battre.
-Rappelle moi ce que sont tes sculpture... Sifflais-je avant de faire mine d'avoir une illumination, ah oui, ce sont des bombes!
En parlant, je cognais le crane de Deidara pour qu'il saisissent l'idée.
-Elles explosent, tu piges? C'est quoi pour toi, ça, si ce n'est pas de la puissance brute?!
Deidara gifla ma main avec mépris avant de soupirer avec affliction.
-Mes bombes sont de l'art. Tu les trouvent brutes et sans saveur? Tu as tout faux, tout. Elles sont raffinées et étudiées, exposant toute leur splendeur à la seconde où elles explosent. C'est la différence qu'il y à avec toi. Tu ne cherche pas à être créative, mais à être simple tant que cela reste utile. Tes techniques n'ont pas leur place en tant qu'œuvre d'art.
-Et en quoi ne pas être une œuvre d'art est un défaut? Je n'est pas le temps de chercher une forme originale dans un duel ou je n'est pas le temps de réfléchir et ou tous peu se jouer en une seule seconde! Alors tu sous-entends que mes techniques sont inférieures aux tiennes parce qu'elles sont laides?!
-C'est exactement ce que je sous-entends, hm. Confirma Deidara avec un sourire provocateur. Toutes les techniques qui ne sont pas les miennes sont laides, car mon art éclipse tout le reste, et te rends fade et sans intérêt.
Je mis quelques secondes à trouver une réplique acceptable, tant un tel point de vue me semblait absurde.
-Tu es bien placé pour me dire ça! Regarde ce que tu appelle de l'art! Des bouches on poussé dans tes mains, des genres d'anomalies qui vomissent de la terre gluante, tu lui donne une forme et tu l'as fait exploser immédiatement. En quoi est-ce beau? Ce n'est qu'une perte de temps et sans la moindre suite logique.
Cette fois, c'est Deidara qui manqua de s'étrangler d'indignation. Il ouvrit la bouche, incrédule, les yeux exorbité au point que je manquais de lui rire au nez, mais cela m'aurait faire perdre toute crédibilité.
-Mais tu es complètement aveugle! Hurla t-il, le visage rouge. Tu es incapable de t'ouvrir à une vision différente de la tienne! L'art et la beauté ne se trouvent pas seulement dans les croutes peintes puis laissées accrochées aux murs à jaunirent. Mes œuvres sont toutes travaillées pour être parfaites, équilibrées et étudiées au maximum pour faire un maximum de dégâts tout en étant d'une beauté in-égalable...
-Et alors? Un tas en boue, je peux le faire aussi! Tu t'es vraiment creusé la tête pour arriver à ce niveau de tes techniques? Tu ne les as jamais trouvé laide?
-Jamais, il faut toujours avoir confiance en ces œuvres! Et si tu considères les tiennes comme des tas de boue, c'est que tu es trop idiote pour comprendre!
-Je te pris de répéter?
-ARBRE!
Nous nous tûmes tout deux et je me tournais vers Tobi qui s'était figé les bras écartés aux dessus de sa tête. Il resta un instant silencieux, visiblement mal à l'aise, puis tapota ses doigts les uns contre les autres.
-Oh, excusez moi... Vous avez terminé?...
-Moi oui. Répondit-je.
-Elle n'avait aucun argument valable, hm. Mais qu'est-ce que tu voulais dire Tobi?
-Ah oui! Et bien je voulais dire... ARBRE!
Le nukenin désigna un point par dessus l'épaule de Deidara. Se dernier suivit des yeux la direction indiquée et pâli brusquement. L'oiseau blanc sur lequel nous volions fit une embardée pour éviter les branches pointues d'un énorme sapin qui dépassait largement tous les autres et se trouvait juste sur notre trajectoire.
La secousse manqua de m'éjecter, surtout que Tobi perdit l'équilibre et se rattrapa à mes jambes en enlaçant mes genoux. Deidara fut également secoué et ses cheveux s'échappèrent de son col et partir en tous sens.
Son appareil de visée refléta le soleil un instant avant de disparaître de nouveau, caché derrière la mèche de cheveux qui lui fouettait le visage. Il poussa un cri de frustration lorsque l'une des ailes du gigantesque oiseau fut arrachée. Je poussais un cri et je basculais par dessus bord. Je plantais mes doigts dans l'argile molle et blanche, craignant de la voir se détacher sous les doigts comme de la terre normale, et céder sous mon poids, mais elle tint bond, alors que nous tombions en vrille.
Deidara s'agenouilla en fouillant fébrilement ses pochettes, sans trop predre l'équilibre alors que je tentais de me hisser de nouveau sur l'oiseau d'argile mais sans succès. Ma prise était mauvaise, et je ne pouvais me tenir qu'à une main sans tomber. La force du vent me secouais dans tous les sens et me tirais en arrière. Les trais déformés par la concentration, je tentais de changer de forme pour me hisser sur la chouette, sans y parvenir.
Le vent trop violent me tirait en arrière, les arbres loin sous mes pieds me tiraient vers le bas, et mes cheveux fouettaient mon visage, me rentraient dans les yeux, allant jusqu'à me faire pleurer.
Deidara me lança un regard narquois, par dessus son épaule, alors que l'aile de son oiseau se reformait avec un gargouillis écœurant, à partir de la pâte blanche que vomissaient ses deux mains ouvertes au dessus du vide.
-Besoin d'aide, peut-être, hm?
Je lâchais un juron entre mes dents et parvint à me redresser pour hisser mon buste sur l'oiseau d'argile, en raffermissant ma prise un peu plus loin, ne laissant que la moitié de mon corps au dessus du vide. Presque aussitôt, mes ongles se transformèrent en griffes et s'enfoncèrent dans la chair blanche de l'oiseau. Deidara ricana en ce redressant, son œuvre achevée et je le foudroyais du regard tout en continuant à lutter pour remonter.
Brusquement, je m'immobilisais, tandis qu'une idée germait dans mon esprit, une idée pour effacer le stupide sourire sur le visage du déserteur d'Iwa.
-Alors, me dit-il, tu ne tiens plus debout? Ne me dit pas que c'est à cause de l'équilibre de mon oiseau? Il est parfait. Si tu veux mon avis, tu dois avoir un certain retard mental. Je suis vraiment désolé de te l'apprendre.
Je soupirais et lâchais prise. Deidara écarquilla les yeux, la bouche ouverte au milieu d'un mot. Un sourire satisfait éclaira mon visage alors que je tombais à toute vitesse, transperçant les quelques nuages qui obscurcissaient le ciel.
À cet instant heureusement, nous nous trouvions à une altitude bien plus importante, et on y voyais à des kilomètres. Le sapin que nous avions manqué nous prendre était encore visible à plusieurs kilomètres derrière nous. Je commençais à distinguer plus clairement les détails des arbres en pivotant sur moi même, et même à apercevoir quelques oiseaux qui allaient et venaient au dessus des cimes, hors de portée des prédateurs. Pas de villages à l'horizon, même pas un mince filet de fumée pour traduire la présence d'une vie quelconque dans le coin.
Je souris rêveusement, jetais un coup d'œil au dessus de moi pour apercevoir la silhouette de l'oiseau blanc qui s'éloignait, faisant du sur place comme-ci Deidara était trop stupéfait pour agir.
Mon visage blanchit, devint plus lisse, et mes vêtements fondirent sur ma peau, changeant de texture pour devinrent mou et blanchâtre. Modelée par les courants d'air, mon corps humain se changeait en celui d'un faucon d'argile blanche.
Juste avant de toucher les plus hautes branches, j'ouvris les ailes et l'air s'y engouffra, stoppant ma chute d'un seul coup et compressant mes poumons pas la même occasion. Je plias légrement les ailes et remontais en fleche, en faisant siffler le vent, en direction de la chouette d'argile qui volait en cercle non loin de ma position.
L'expression de totale stupéfaction sur le visage de Deidara valait certainement tous l'or du monde. Il resta coït, la bouche entrouverte, lorsque je le dépassais en le frôlant à toute vitesse pour que le choc du déplacement d'air brutal le fasse chanceler. Il se pencha en avant et tendis les bras comme par reflexe par peur de tomber, tous en lâchant un juron peu élégant. Tobi n'eus pas cette chance et bascula par dessus la queue de l'oiseau avec un cri qui venait certainement du cœur.
-Deidara-senpaiiiiiiii!
Nous entendîmes sa voix s'éloigner dans le lointain tandis qu'il traversait un nuage et disparaissait ne direction de la forêt. J'échangeais un regard avec le ninja un blond avant de pousser un soupir et de fermer les ailes, perdant rapidement de l'altitude afin de le rattraper.
Je le dépassais juste avant qu'il ne touche la cime des feuilles des arbres qui éraflèrent mon abdomen et repris aussitôt de l'altitude en coupant à travers un nouvel énorme nuage, si épais, que je ne distinguais bientôt plus rien autour de moi. Deidara se trouvais certainement dans le même cas puisque je lui coupais la route en passant devant lui, lui faisant une nouvelle fois manquer de perdre l'équilibre. Il poussa un hurlement de rage et accéléra l'allure pour me rattraper et me couvrir d'insultes plus fleuries les unes que les autres.
Pour le semer, j'entrepris de zigzaguer dans le ciel, Tobi sur le dos.
-Tu vas voir! Hurla t-il, le visage rouge de colère mais une lueur d'excitation brillant malgré tout dans ses yeux bleus. Je vais te montrer que c'est mon art le meilleur!
Nous nous mîmes à battre rigoureusement des ailes pour nous distancer mutuellement, moi avec Tobi sur le dos et Deidara avec... Et bien lui même. Naturellement, je n'avais pas une expérience très étendue en matière de vol contrairement à l'artiste, car j'avais rarement eu l'occasion de sortir d'Iwa, et les hauts rochers ainsi que les fils électriques qui reliaient entre eux les batiments ne me permettaient pas de dépasser une certaine vitesse à moins d'atteindre une altitude suffisante, mais cela restait dangereux.
En effet, le village d'Iwa, niché en altitude, avait la particularité d'avoir une atmosphère relativement pauvre en oxygène, et je n'étais pas autorisée à dépasser une certaine hauteur sous peine de me mettre en danger.
Aussi, je ne tardais pas à voir Deidara me dépasser, me lançant au passage un sourire narquois. J'ignorais comment il s'y prenait, ais il semblait utiliser une technique de vol qui lui permettait d'économiser beaucoup de chakra. Je me doutais qu'il se servait de la résistance de l'air et des courant d'air, comme moi, mais je ne les maitrisais pas aussi parfaitement.
Néanmoins, je n'avais pas l'intention de m'avouer vaincue aussi vite et je lui répondis d'un clin d'œil, me délectant de la disparition de son sourire, remplacé par une expression perplexe et vaguement inquiète.
Après tout, nous avions été trois à voyager en direction de Kiri et sur une longue distance. Deidara avait beau avoir une maitrise incroyable pour un ninja de son âge, pour faire léviter une aussi grande quantité d'argile mêlée de chakra tous en transportant trois personnes adultes, il lui avait tout de même fallu privilégier l'endurance et créer un oiseau fait pour porter des charges lourdes, pas vraiment spécialisé dans les pointes de vitesses.
Mes ailes d'argiles se sculptèrent d'elles même, pour donner naissance à des plumes, stylisant l'aspect du corps de l'oiseau que j'avais adopté, auquel je laissais la texture de l'argile afin d'augmenter le contraste entre mon oiseau et celui de Deidara. J'allongeais le corps, l'amincissais, l'adaptant à la vitesse. Mon cou également s'allongea ainsi que la forme de ma tête pour « fendre » l'air plus facilement.
-Pres pour une petite course? Lançais-je au nukenin, d'une voix légèrement déformée par mon bec crochu.
Il serra les dents et s'écria au moment ou j'accélérais brutalement d'une seul coup d'aile, lui envoyant une bouffé d'air en plein visage pour le ralentir.
-C'est de la triche!
J'éclatais de rire et me mis à battre des ailes avec plus de force, avant de les replier légèrement de manière à continuer à m'appuyer sur les courants tout en améliorant au maximum mon aérodynamisme, laissant Deidara loin derrière nous. Tobi, les cuisses serrées autour de mon cou pour ne pas tomber, poussa un long hurlement de joie et je me laissais moi aussi gagner par l'euphorie alors que nous traversions le ciel gris et que le vent hurlait dans mes oreilles et me fouettait le visage.
Le ciel gris?
J'écarquillais les yeux au moment ou je me souvins des caractéristique du pays de l'eau, l'endroit ou j'avais passé mon examen chunin.
-C'est vraiment nul ici, ça pu et il fait froid. Le brouillard ne se lève jamais, à la fin? Déjà qu'il y en à trop chez nous...
Kurotsuchi baissa les yeux vers Yume et lui lança un regard méprisant.
-Tais-toi un peu à la fin! On est venus ici pour passer l'examen chunin, les autres élèves ne doivent pas nous entendre nous plaindre! Il faut paraître inébranlable, au contraire, et rester stoique.
Yume leva les yeux au ciel en triturant machinalement ses cheveux blonds, encore moins longs que ceux de la petite fille du Tsuchikage.
-Qu'est-ce qu'on s'en fous! Je serais première à l'examen de toute manière. Qu'est-ce que tu veux que ça me fasse ce que les autres pensent de moi?
Kurotsuchi leva les yeux au ciel et assena une légère claque à l'arrière de la tête de l'héritière des Kitsune, ce que cette dernière n'apprécia pas du tout. La prenait-elle pour une gamine? Depuis quand s'estimait-elle supérieure à elle?
-Ne dit pas ça non plus! Si ils te considèrent comme un danger, ils t'attaquerons en premier, et ça serait tout aussi catastrophique. Une fois que tu seras dans cette arène, je ne pourrais pas réparer tes bétises comme je l'est toujours fait!
-Pff, et tu veux que je fasse quoi alors, grosse maligne?
-Que tu la ferme et que tu te tienne à carreau. Répondit la jeune fille en passant ses mains derrière son dos avant de perdre son regard dans la brume avec toute l'innocence dont elle était capable. Tu vois? Fais comme moi, fais profil bas. Si tu te crois si maligne, et bien cache ton jeu et met leurs en plein la vue au moment des combats finaux.
Yume poussa un soupir et s'éloigna en boudant. Profil bas, elle? Et puis quoi encore, elle était une Kistune! Et les Kistune, même si ils se cachent, ils marquent l'histoire!
-Tout ce brouillard! Hurlais-je de retour, on est juste au dessus de Kiri! Ça y est, je suis sûre qu'on à passé la frontière!
Je repliais totalement les ailes alors même qu'un frisson de panique glaçais mes membres. Si nous nous aventurions trop loin, nous serions repérés, car énormément d'ANBU gardaient les forêts de Kiri, celles qui bordaient leurs nombreux lacs. Les ninjas de ce pays étaient réputés pour être les plus durs et les plus cruels, encore plus que ceux de Suna.
Je m'attendais à percer les nuages assez vite mais il n'en fus rien. Nous continuions à descendre sans apercevoir la terre. La bruine me mouillait les yeux et Tobi se pencha en avant, cherchant sans doute lui aussi le sol par dessus mon épaule.
-Je n'avais pas réalisé que nous étions si haut.. sifflais-je avec agacement alors que nous descendions presque en chute libre maintenant.
Mon corps lisse commençais à être trempé et je renonçais à l'argile pour des plumes grises et plus difficilement distinguables. Même si cela voulait dire que Deidara aurait des difficultés à nous retrouver, je partais du principe que les ANBU et même les Oinins aussi. Après tout, il existait partout des oiseaux géants.
-Tu vois quelque chose, Tobi? Hurlais-je pour me faire entendre.
Ce dernier, accroché à mon cou, était presque tout contre mon énorme tête. Pourtant, je ne compris rien aux mots intelligibles qu'il déblatéra dans mon oreille.
-Pardon? Qu'est-ce que tu viens de...
Transperçant l'horizon gris, je distinguais soudainement juste sous moi... Des toits. Des toits en tuiles et des bâtiments en bois, des jardins et des fontaines. Quelques silhouettes qui toutes levèrent la tête alors que je passais à travers un toit, un étage, avant de passer à travers un mur et de rouler dans une vaste cour extérieur, au milieu des bâtiments.
Tobi, totalement sonné, resta accroché par le col à une poutre que j'avais brisée en deux sans le faire exprès.
Moi même étourdie, je me redressais en ayant le réflexe de bien vérifier que chaque partie de mon corps était restée la même, tout en observant méticuleusement les visages autour de moi. Des jeunes gens, pour la plupart, tous en tenue légère malgré le froid et l'humidité ambiante, et qui m'observaient avec de grands yeux.
« Mais où est-ce que je suis tombée? »Grommelais-je intérieurement. « D'où est-ce que sortent tous ces types bizarres? »
L'un d'eux sortis un shuriken de sa pochette, mais d 'une forme que je n'avais encore jamais vue, toutes hérissées, elles même taillées en relief pour garder sur leurs rebords des épines métalliques garantissant la quasi impossibilité de retirer les lames de la chair sans causer une blessure mortelles.
Paniquée, je fis volte face en battant désespérément des ailes alors que les autres jeunes gens commençaient en m'encercler lentement, leurs visages vierges de toutes expression.
« Haa, mais ils font peur, ceux-là! » Hurlais une voix dans ma tête alors que je luttais contre la gravité qui semblait absolument vouloir empêcher mes ailes, trop grosses, trop lourdes et pleines de boue, de me soulever.
-Tout doux petit, tout doux... Chuchota le garçon alors qu'il arquait le bras pour mieux viser.
Du coin de l'œil, je vis au dessus d'une porte l'inscription « Les Oinins ne ratent jamais leurs cibles » et je sentis des sueurs froides couler dans mon dos, sous les plumes. Un battement d'ailes désespéré m'arracha du sol alors le shuriken sifflait et se ficha dans mon épaule, mais je poursuivis ma lutte, atteignant rapidement une dizaine de mètre de hauteur, avant de mettre le cap sur le toit que j'avais totalement troué.
Tobi, ce sale lâcheur, était toujours accroché à sa poutre, absolument pas concerné par les événements. J'eus l'envie subite de le laisser là, mais il sembla s'éveiller soudainement lorsqu'ils me vit amorcer un virage au dessus des bâtiments de l'académie des Oinins, et parvint à se saisir d'une de mes pattes et monter sur mon dos alors que nous volions au dessus des arbres.
Le shuriken me faisait un mal de chien mais je tenais absolument à mettre le plus de distance possible entre ces tarés et moi avant de le retirer. Deidara ne devait pas être à plus de quelques kilomètres, mais je ne désespérais pas de le retrouver dans cette brume, il me suffisait tout simplement de poursuivre tout droit en changeant de couleur pour être plus visible. Néanmoins, je ne changeais pas de forme, de peur d'enfoncer encore plus dans ma peau l'arme métallique en l'entourant de chair par mégarde.
-Tu as vu ça, Tobi? Demandais-je, faisant fi de la douleur. C'était l'académie Oinins, on l'a trouvé! Finalement, ce crétin de Deidara ne se trompait pas de route...
Tobi, encore et toujours accroché à mon cou, ne répondit pas. Intriguée, je répétais dans le vide.
-Tobi? Tu m'entends, Tobi?
Silence.
-Tu es sûr que ça va?
En guise de réponse, le nukenin se pencha en avant en vomit dans mon cou.
Voilà! La fin est hardcore, admettez le xD Vous noterez que j'ai écrit un flashback à la troisième personne cette fois. :) Je suis partie du principe que Yume s'imaginait elle même entrain de parler avec Kurotsuchi en se rappelant cette scène, mais je ne sais pas si c'était malin ou non... A vous de me dire si j'ai été stupide ou si ça n'a pas choqué. :)
Merci Miss Uchiwa! :D Ravie de te voir toujours fidèle au poste malgré mes multiples retards :'( Haha, je vois que tu interprètes bien mon combat, et pour la romance, si cela peut te rassurer, réfléchie à toutes les réactions qu'on les personnages de Naruto lorsqu'ils se retrouvent face à des Uchiwa ;) Yume est une fille après tout, et comment résister à un tel physique? ;) Après je ne suis pas catégorique à ce sujet, il se passera peut-être quelque chose, mais peut-être pas x) Ne t'inquiète pas, entre Deidi et Yume, il y aura de la prise de bec, même si là, il ne peuvent pas trop se le permettre étant donné qu'ils sont en mission. D'ailleurs, cela ne pourrait-il pas créer des difficultés, cette incapacités qu'ils on de s'entendre? L'avenir le dira... :p (je ne vous est pas oublié même si le chapitre sors en retard, j'ai pensé à vous pendant toutes mes vacances (j'ai lue ta reviews sur un portable dans un café avec wifi, et j'ai culpabilisé de vous faire attendre! :O pardoooooon!)
Merci Zazou-chan! xD La cape elle ne la pas encore, Hidan le dit :p Moi aussi je l'imagine bien avec mais pour cela, il lui faut la bague réglementaire, et c'est la prochaine étape après Sanbi ;p Oh tu es vraiment trop, toi, avec tes reviews ^_^. Je suis très fière d'avoir des revieweuses comme vous capable de me faire marrer comme ça ! En attendant, ne pas poster à pour conséquence de ne pas en recevoir de toi et c'est une cruelle punition! ;p Merci encore de me prêter un peu de ton temps ;p
Merci GekkoNoUta! ;) Ah, moi et l'orthographe, si tu savais! C'est un ennemi de longue date, qui me colle au basque depuis la maternelle! Mais je vais redoubler d'efforts, c'est promis! Parfois, des mois après, je relit mes premiers chapitres et je découvre des énormes fautes qui m'était totalement passé sous le nez dans un premier temps ^^ Le syndromes des vieilles expressions me touche moi aussi x) La plupart du temps quand je n'est pas d'autre moyen pour expliquer ma pensée, ma bouche décide subitement de le faire à ma place et je passe pour l'intello de service ;p C'est mon avis aussi pour fairy tail, je trouve que le scénario est trop prévisibles, les arcs ne se suivent pas... Je ne sais pas comment te l'expliquer, mais je trouve que ce manga ressemble plus aux BD qui contiennent des gags qui ne forment pas une histoire travaillée au final. Néanmoins, c'est dommage car certains personnages sont très attachant, alors que d'autres sont insupportables, dont une que je ne citerais pas! (Lucy) Je te dirais si ton site ma aidé au prochain chap (je n'en doute pas ;p) car il faut justement que je renouvelle ma bibliothèque de chansons :D merci du conseil! :D Sache que j'adore (mais que je n'est pas énormément de référence en la matière) les morceaux type celtique par exemple ;) Et on ma fait découvrir récemment Rammstein, que j'aime aussi beaucoup :3 Pour la perfection des chapitres, je ne suis jamais contente, je crois ^^ Dans ma tête, les scénario parait super, et puis j'ai toujours l'impression qu'en fait, il est nul une fois que je l'est écrit :/ Mais si cela vous plait, c'est tout ce qui compte! :D Désolée de séparer ce chapitre en deux partie, mais le prochain arrive bientôt ^_^comme d'habitude, je modifie tout quarante fois avant de me satisfaire.
Voilà, c'est déjà la fin, je vous quitte et j'en suis profondément attristée. :'( J'ai déjà hâte de vous retrouver au prochain chap qui, je vous rassure, arrivera bien avant trois semaines! :O voilààà, et voilààà, et voilàààà!
