Hey! Bon je sais que, techniquement, on est jeudi matin et que je suis (encore) en retard -_-, mais il est dans ma tête mercredi soir, et oui! :D Mercredi c'est un peu le début de la semaine, non? :D Non?
Bref, bonne lecture, si je suis en retard, c'est parce que j'ai rajouté plein de petits détails de dernière minutes, c'est d'ailleurs certainement bourré de fautes... Toutes mes excuses ^^
J'ai envie de faire pipi.
-Encore?!
Je me retournais pour foudroyer Tobi du regard, qui se tortillait au milieu des hautes herbes, tout en restant accroupi, ce qui donnait une espèce de danse au ras du sol assez ridicule.
-Je suis désolé, mais c'est vraiment très pressé! Gémit-il.
-Et moi je suis désolée, mais on a pas le temps!
-Quoi?!
-Ah mais c'est de ta faute aussi, si on est en retard! Il a déjà fallu s'arrêter trois fois à cause de toi pour que tu te soulage ou pour que je me lave!
-Vous allez la fermer, tout les deux, hm?! S'énerva Deidara, qui progressais en tête. On arrive en vue de la porte, et si on se fait repérer, je vous bute!
-Si on de fait repérer, ILS nous butent, tu veux dire!
-Ferme-là!
Tendant le cou au maximum, Deidara fit quelques pas en avant, ses chaussures enfoncées dans une couche de vase fourbement dissimulée sous les hautes herbes entre lesquelles nous nous étions glissés pour être hors de vue des Oinins.
Ni lui ni moi n'étions très doués pour les techniques de dissimulation collectives, alors Tobi s'était proposé pour faire agir sur nous une technique censée dissimuler les sons et les vibrations causées par les battements de notre cœur pour ne pas alerter les ninjas surentraînés qui grouillaient surement dans l'académie.
En parlant d'académie, elle n'avait décidément rien de l'immense village fortifié que je m'étais imaginé lorsque Pain nous en avait parlé. Il n'y avais qu'une succession de longs bâtiments semblables à des maisonnettes traditionnelles plutôt luxueuse, mais relativement sobres, dont l'unique porte était en bois simple, et même pas gardée.
La brume qui volait pourtant bas et rendait l'air humide et glacial, faisant rougir et couler mon nez tout en asséchant ma gorge, ne semblait pas avoir abîmé le bois qui luisait de propreté comme si on avait construire cette maison la veille.
-C'est grand. Fis-je remarquer.
-A première vue, pas plus qu'une maison familiale. Fit remarquer distraitement Tobi. Un grand clan pourrait en avoir une semblable. Cela veut surement dire que les Oinins appartenant à cette académie on la possibilité d'accéder facilement à des grosses sommes d'argent -ce qui n'est pas étonnant étant donné que leur travail consiste à tuer et faire disparaître les corps de criminels dont la tête est mise à prix- et qu'ils sont rarement présents dans ces bâtiments en grand nombre.
Deidara et moi lui lançâmes un coup d'œil stupéfait avant d'échanger un regard. Ces dernier temps, le nukenin multipliait les éclairs d'intelligences. Cela avait quelque de déroutant, mais nous ne pouvions pas cracher sur son aide étant donné les difficultés auxquels nous étions confrontés.
-Même si j'ai toujours eu un appartement familiale dans ma montagne maison, nous n'avons rien d'aussi grand. Lorsque je l'est survolé, cela ma bien semblé se prolonger sur un kilomètre de diamètre, au moins! A l'intérieur, c'était bourré de petit jardins d'extérieur et de longs bâtiments sans étages, avec des petits étangs assez reculé... Mais le plus gros bâtiment se trouvait au centre, pas très loin.
-C'est étrange, que des infos aussi importante ne soient pas gardées avec plus de moyens. Réfléchis tout haut Deidara.
-Ou alors ils sont tellement sûr d'eux qu'ils ne laissent personne dehors? Fis-je remarquer, les traits plissées par la réflexion. Où si tu veux mon avis, ils ne doivent pas considérer que les lieux de morts des ninjas soient si importants. Après tout, les infos contenu dans ces archives sont très vagues, d'après Pain. Juste de quoi trier les ninjas comme le type de chakra. Si tu veux mon avis, ils pensent que personne ne tentera jamais de les attaquer parce que ça serait carrément du suicide.
Deidara ricana.
-Ça tombe bien. Les missions suicide sont ma spécialité.
-En tout cas, ça ne change rien. Une fois entré, nous serons repérés immédiatement. Ils faut choisir la stratégie à adopter. On ne peut pas se permettre de rater notre coup.
Rester sur place étant trop risqué, nous nous éclipsâmes en un clin d'œil, faisant à peine frémir les herbes hautes sous nos bottes. Bien que Kiri ne sois pas un pays réputés pour ses arbres, l'académie des Oinins était parfaitement dissimulées dans une petite forêt et au fin fond des marécage, ce qui permettait aux chasseurs de déserteurs de s'entraîner en toute discrétion.
Je me glissais à la suite de mes deux coéquipiers dans un renfoncement, dissimulé derrière un enchevêtrement de grosses racines responsables d'autres irrégularité du paysages autour de nous. A cette distance, nous étions invisibles et Deidara se remit debout alors que Tobi disparaissait derrière un buisson pour soulager sa vessie.
-Alors, qu'est-ce qu'on fait? Demandais-je en faisant distraitement craquer mes phalanges. On défonce tous ou on s'infiltre discrètement?
Parler aussi librement était agréable. Je n'avais plus à freiner mes mots lorsque je m'exprimais et réfléchir à ce que j'étais censée dire, et ça me plaisait. Mon tempérament explosif était entrain de refaire surface à son rythme, et je me gardais bien de l'en empêcher.
Deidara me jeta justement un regard assez surpris. Il s'était habitué à la Kunai contrainte et soumise, quoique facile à provoquer, le pauvre.
-Je ne sais pas encore. Répondit-il en haussant les épaules. Mais quelle que soit ma décision, tu devras faire tout ce que je dirais.
Je fronçais les sourcils, suivant des yeux son pouce avec lequel il frappait son torse l'air suffisant, visiblement extrêmement sûr de son fait.
-C'est quoi cette histoire. Depuis quand c'est toi le chef?
Le déserteur me jeta un regard glacial, avant de se détourner légèrement avec un grognement ennuyé. Il n'était visiblement pas très enclin a se disputer avec moi, mais aspirait malgré tout à avoir le dernier mot.
-Ça a toujours été moi. Mais j'ai encore moins l'intention de te laisser une part de responsabilité dans nos actions depuis que je sais que tu es une traîtresse infiltrée ici par le vieux!
Il ajouta quelques insultes dans sa barbe, se remémorant visiblement ses pires moments avec le Kage, mais je ne les entendis pas.
-C'est vrai que je n'est jamais eu de raison légitime de faire partie de cette organisation, mais tu ne vas pas me faire croire que c'est ton cas. Qu'est-ce que tu fais ici à par foutre la merde?!
-Hé! S'écria Tobi en faisant irruption entre nous deux, c'est marrant, mon pipi il fume à cause du froid!
Je restais quelques secondes à fixer Deidara dans les yeux avant de reprendre, plus calmement.
-On en reparleras plus tard, c'est pas le moment de se disputer.
Le nukenin haussa les épaules avant de soupeser ses pochettes d'argile. Le fait que nous ayons eu un imprévu en vol le forçant à en utiliser un peu plus n'était pas trop problématique, mais il ne valait tout de même pas mieux que nous tombions sur un trop grand nombre d'Oinins sous peine de nous retrouver seuls à combattre Tobi et moi, avec un « artiste » inutile en plus sur le dos. Comme s'il avait eu la même idée que moi au même moment, Deidara se redressa et lâcha à regret;
-On devrais commencer par entrer sans utiliser de bombe. A priori, s'il n'y a pas de sentinelles, alors on ne vas pas gâcher de l'argile au hasard, hm.
J'hochais la tête. C'était risqué de pénétrer ainsi dans le bâtiment en aveugle, mais c'était toujours mieux que de signaler notre position dès le début de la partie, après tout.
Sans un mot, nous nous mîmes en route
-C'est bête que Zetsu n'est pas pu faire le chemin à vol d'oiseau. Il aurait pu entrer et nous décrire l'endroit.
-Je te signale que tu es déjà entrée.
-Et comment est-ce que j'aurais pu tout repérer, changée en poulet au milieu d'une meute de renards?
Deidara se contenta de ricaner, sans ralentir alors que l'académie surgissait du brouillard comme par miracle. Si nous n'étions pas tombés pile dessus, nous aurions eu du mal à la trouver. Je le suivis en soupirant bruyamment, avant de déraper dans la boue ce qui me fit perdre toute crédibilité.
Nous atteignîmes la porte assez rapidement, et sortîmes de l'ombre en nous déployant pour parer une quelconque ataque au sol ou de sentinelles perchés dans les arbres qui nous auraient échappés, mais il n'y avait rien de tel. La porte qui donnait sur l'extérieur restait close, mais elle ne semblait même pas fermée. Je m'approchais en renforçant l'épaisseur de ma peau, m'attendant à me faire attaquer par tout et n'importe quoi.
Pourtant, rien ne vint troubler le silence et j'atteignis l'entrée sans encombre, et l'ouvris d'un coup de pied sans entrer à l'intérieur, mes deux coéquipiers sur mes talons, toujours sur mes gardes. Une jeune femme qui passait par là, chargée de linge, écarquilla les yeux en nous voyant mais n'eut pas le temps de crier. En un clin d'œil, j'étais sur elle et l'assommais d'un coup de poing bien placé dans son joli visage.
-Yume, tu pourrais être plus délicate. Me railla Deidara. De toute évidence, cette pauvre fille n'a rien d'une kunoichi. Elle est sans doute là pour s'occuper du linge des vrais ninjas.
J'haussais les épaules en la traînant à l'écart.
-Pas envie de prendre de risques. Et puis, on nous a toujours dit de donner les mêmes droits aux civils qui bénéficient de notre protection qu'à nous, qui allons risquer nos fesses pour justement les protéger.
Deidara haussa les sourcils, visiblement surpris.
-Ne dit jamais ça devant Kurotsuchi. Marmonna t-il, visiblement étonné. C'est typiquement le genre de discours qu'elle haïssait, hm. Lorsque je lui est dit ça, elle ma traitée d'égoïste. Et elle avait tout à fait raison, d'ailleurs.
Je me redressais en frottant mes mains l'une contre l'autre. J'avais traîné la femme jusque derrière un vase, si bien qu'on ne voyais plus que ses deux jambes dépasser sur les cotés. N'importe qui d'un peu attentif verrait que quelque chose clochait, mais avec un peu de chance, toutes les personnes qui passeraient ici seraient totalement dans la lune et n'y verrait que du feu.
-Sans rire! Insista Deidara. Comment as-tu pu être amie avec elle avec une opinion pareille? Elle déteste ça!
-Je sais. Répondit-je en lui adressant un sourire sans éclat. Il est possible que je sois effectivement quelqu'un d'égoïste. En tout cas, c'est ce dont elle ma traitée lorsque je lui est dit ça, et puis j'ai répliqué, et nous avons hurlé si fort qu'Onoki lui même est venu nous séparer, et comme tout le village avait entendu ce que je pensais de ses habitants, je me suis faites cracher dessus tendit qu'il nous traînait jusqu'à son bureau, alors qu'elle était ovationnée.
Deidara ouvrit la bouche, stupéfait, avant de se gratter la tête l'air intrigué.
-Alors, si je te suis bien, tu as mentit pour ça aussi? Depuis le début, les gens de ton village ne te déteste par parce que tu es considérée comme une lâche mais bien parce que tu es... réellement une lâche... Et une égoïste par dessus le marché.
-Tu penses que tu vaux mieux que moi? Lui demandais-je sans agressivité.
-Pas du tout, hm. J'ai déserté et j'ai même détruit une partie d'Iwa, hm. Répondit-il aussitôt, sur un ton de défit mêlé de fierté. Mais moi, je me fiche de ce qu'ils pensent de moi, alors qu'apparemment, pas toi. Pourquoi te voiler la face si tout est de ta faute? Tu t'en veux ou quoi?
Je souris, avant de désigner le couloir encore vide, mais sans doute plus pour très longtemps.
-Je crois que ce n'est pas le moment d'avoir cette discussion, nous ferions mieux d'y aller.
Le nukenin haussa un sourcil, avant de s'engager dans le corridor, en direction de portes en papier de riz qui donnaient vraisemblablement sur d'autres couloirs transversaux, prenant la cour pour direction. Là non plus il n'y avait personne, et cela commençait à sentir le piège.
Juste avant d'ouvrir la porte néanmoins, Deidara conclut la discussion par un, « tu es vraiment contradictoire », avant de sortir. Agacée par cette opinion alors qu'il ne savait pas encore toute l'histoire, je décidais de changer de sujet, et le suivis à l'extérieur en détaillant les motifs de nuages rouges de son manteau et celui de Tobi qui nous suivait l'air insouciant, visiblement émerveillé par la propreté de l'endroit;
Prise d'un soudain désir de l'agacer en soulignant mon appartenance au groupe, je modifiais ma tenue, mon habituelle robe droite orange-que j'avais teinte en marron pour l'occasion, afin de mieux passer inaperçue dans les sous-bois sombres de Kiri-, pour la transformer en long manteau de l'Akatsuki. Mes deux coéquipiers suivirent des yeux le phénomène avec toujours la fascination mêlée de méfiance qui accompagnait mes tours de passe-passe.
-Qu'est-ce que vous en pensez? Je devrais le porter comme ceci? Ou bien comme ça? Demandais-je en arrangeant le col pour qu'il me dissimule presque jusqu'au yeux, à la manière d'Itachi, puis qu'il dévoile tout mon visage, cette fois selon le style d'Hidan. Il faut que je me rende à l'évidence, la couleur de mes yeux ne vas pas du tout avec ce rouge. Je me demande comment fait Konan-san. Il lui suffit de porter une tenue pour qu'elle lui aille comme un gant, alors que le bleu ne vas pourtant pas du tout avec les couleurs sombres.
Deidara me regarda faire quelques secondes avec des yeux ronds avant de se masser les tempes, visiblement à bout de nerfs.
-Si tu le dit. Mais je te signale que tu n'as pas encore le droit de porter cette tenue, et que si ça ne tenait qu'à moi, tu n'aurais pas le droit de la porter du tout, hm.
Je lui adressais un grand sourire, avant de me donner une claque sur les fesses.
-Merci, ça me touche, du fond de mon c... cœur.
Il secoua la tête d'un air accablé avant de faire coulisser distraitement une nouvelle porte. Ce fus une erreur, évidemment. L'absence d'ennemis et nos échanges avaient totalement diminué notre vigilance et nous avancions sans nous méfier. Devant nous, un jeune garçon, sans doute plus jeune que moi, se redressa brusquement du tatami au centre duquel il s'était installé pour méditer et eu juste le temps de se saisir d'un kunai posé près de lui et le projeter en direction d'autres portes en papier, avant que Deidara ne lui jette une araignée blanche au visage qui explosa sans trop de bruit, mais suffisamment fort pour éclabousser le sol de sang et de lambeaux de chairs.
-Deidara! Sifflais-je en grimaçant, avant d'essuyer ma joue éclaboussée. Tu n'étais pas obligé de faire ça!
-Il allait donner l'alerte, hm. Se défendit aussitôt le nukenin. Et puis, ça n'a pas beaucoup d'importance, nous devons éliminer ceux qui se dressent en travers de notre chemin.
-C'est vrai, renchérit Tobi en levant un doigt, comme si il était prit d'une illumination subite. Pain l'a dit.
Je secouais la tête, cette fois furieuse, avant de désigner du doigt le trou dans la membrane des portes, laissant passer un fin rayon de lumière, très faible étant donné l'épaisseur du brouillard, dans lequel flottaient de minuscules particules de poussière.
-Il l'a déjà donnée, l'alerte.
Deidara se figea, et nous attendîmes quelques instant en silence, que quelqu'un réagissent. Nous nous déplacions librement dans une académie d'Onins, quelqu'un balançaient une arme d'une pièce à l'autre et personne ne réagissait? C'était de moins en moins normal.
-Vous croyez qu'il font une sieste? Demanda Tobi d'un ton envieux.
-M'étonnerais. Répondit-je en tachant de réfléchir. A mon avis, ils nous attendent dehors, sur leurs gardes. Ce sont des chasseurs de déserteur. Nous ne devons pas les prendre à la légère.
-Alors qu'est-ce qu'on fait?
-On attends ici, en définissant une stratégie. Ils doivent presque tous être là, dehors. Ils ont l'avantage de pouvoir se cacher dans la brume. Alors...
-Hors de question qu'on attende ici, s'énerva Deidara. On sors et on définira une stratégie dehors!
J'écarquillais les yeux devant l'énormité de sa bêtise.
-Tu es complètement fou! C'est du suicide de faire ça. Je me repris un instant de silence. Enfin! C'est suicidaire pour vous, pas pour moi, mais je ne pourrais jamais atteindre les archives si vous vous faîtes tuer, et Pain-sama les a quand même demandé! Quoique, je pourrais toujours m'enfuir seule...
Deidara me foudroya du regard et pendant quelques secondes, il sembla à deux doigts de me coller une gifle.
-J'ai toujours été excellent pour définir les stratégie à l'instinct, m'informa t-il. Ils suffit qu'on sortent, pour que je vois combien ils sont et où.. Et ensuite, vous devrez faire exactement ce que je vous dit, hm.
Je levais les yeux au ciel.
-Nous n'aurons que quelques secondes! Et puis, comment penses-tu les voir avec cette brume?
Deidara se contenta de rire, avant de se redresser et de se diriger d'un pas vif vers la porte.
-Que... Bafouillais-je avant de me précipiter à sa suite pour le saisir par la manche quand Tobi, plus rapide, se saisit de la mienne.
-Qu'est-ce qu'on doit faire? Demanda t-il sur un ton perdu en me tenant fermement les épaules, m'empêchant de rejoindre Deidara qui venait de poser ses mains sur les deux portes, prêt à les ouvrir. Je n'est pas tout compris.
Je le repoussais violemment sans répondre, avant de bondir en avant pour saisir le déserteur d'Iwa par le col. Au moment ou j'allais me saisir du tissu, il écarta brutalement les deux battants et se précipita dehors, laissant à peine à mes doigts le temps d'effleurer le tissu.
-Deidara! Putain de...
Je bondis à sa suite et sortis dans le brouillard, sur la terrasse en bois humide alors que ma cape fouettait mes jambes, avant de me figer à coté de lui. Tobi sortit à son tour et se positionna de l'autre coté de l'artiste sociopathe, soudainement sage comme une image.
Les débris des murs et du toit que Tobi et moi avions arraché dans notre chute avaient été nettoyés, mais les élèves étaient toujours là. Alignés au milieu des parterres de pelouses et des jardins de détente aux fontaines de bambous, nous pouvions distinguer la silhouette d'un grand nombre d'entre eux, le vent soufflant dans leurs vêtements et soulevant leurs longs cheveux nattés, ils semblaient inébranlables, bien décidés à nous empêcher de passer quelques soit notre force. Certains étaient éloignés de plusieurs dizaines de mètres à peine. Mais la plupart étaient certainement invisibles pour nous.
Dépassant ses compagnons, presque tous plus petit, un homme visiblement dans la force de l'âge s'avança de quelques pas. Il portait un masque, un peu semblable à ceux des ANBUS, sur lequel était gravé les signes de son village et il portait de longs cheveux blonds tressé, mais plus pâles que ceux de Deidara, un peu comme les miens.
-Qu'est-ce que des membres de l'Akatsuki font ici?! Tonna t-il d'une voix forte, brisant le silence que gardait habituellement les chasseurs de déserteurs.
-Génial, grommelais-je alors qu'une épaisse couche d'écailles métallique commençaient à recouvrir mon visage, autant pour dissimuler ma honte devant une manœuvre aussi idiote que pour me protéger. On fait quoi maintenant?
Je me tournais vers Deidara dont les yeux furetaient de tous cotés, s'arrêtant une fraction de secondes sur chaque Oinin, avant de s'abaisser au sol pour étudier le terrain. Il avait dégagé sa mèche de cheveux et maintenait ainsi son visage dégagé alors qu'il réglait la lentille qu'il portait sur l'œil gauche. Je savais qu'il évaluait chaque failles, chaque faiblesse. J'étais douée pour les repérer, mais je n'aurais pas cru qu'il penserait, lui, être capable de faire preuve d'un tel esprit stratégique. Son tempérament ne collait pas. Un sourire de jubilation apparu sur ses lèvres et je serrais les mâchoires, agacée. Oui, il pouvait voir les Oinins avec son truc, et alors? Cela n'allait pas nous aider à les battre, ils étaient des ninjas d'élites triés sur le volet après tout.
Je pouvais clairement battre un seul d'entre eux, peut-être deux ou trois, mais toute une armée? A quoi avait pensé Pain en nous envoyant ici? Et a quoi avait pensé Deidara en m'entraînant dans une situation pareille?!
-Parfait, hm! S'exclama l'artiste en relâchant sa lunette qui se retrouva presque aussitôt dissimulée derrière ses cheveux blonds. Alors maintenant, vous allez faire exactement ce que je vais vous dire, c'est d'accord?
Je claquais de la langue avec agacement, mais me penchais malgré tout pour écouter ce qu'il proposait.
-C'est une super idée! S'écria Tobi dès que Deidara est eu fini de nous chuchoter dans les oreilles. Ça va marcher, n'est-ce pas, Yume-chan?
Je poussais un grognement de mauvaise foi.
-Espérons.
Bon, je devais admettre que son idée n'était pas si mauvaise. Mais il aurait tout de même pu nous prévenir un peu plus tôt!
Deidara sourit et ouvrit les mains, desquelles jaillirent deux longs milles-pattes blancs qui escaladèrent ses bras et se glissèrent dans son col avant de descendre le longs de ses jambes et de disparaître dans les herbes en direction des shinobis. Tobi recula légèrement une jambe et tendit le bras, près à frapper. Quand à moi, j'écartais les bras pour former le signe de la chèvre tendit que d'autres paires de bras écartaient les pans de mon manteau pour former d'autres mudras.
Les Oinins ne bougèrent pas mais nous pûmes soudain voir depuis la terrasse en bois les éclats métalliques de leurs armes cachées entre leurs doigts et dans les replis de leurs vêtements.
-Qui y va en premier? Demandais-je d'une voix impatiente.
-Je peux, je peux? Supplia Tobi.
-Vous devriez vous douter que c'est à l'aîné d'y aller, siffla Deidara.
J'étouffais un ricanement moqueur alors qu'un des chasseurs de déserteurs bondissait en avant. Il n'eut le temps de faire que quelques pas quand il explosa littéralement, projetant autour de lui des débris humains et des vêtements déchirés.
Comme un signal, nous nous laissâmes tous tomber en avant, et nous nous mimes à courir les uns vers les autres. Je me saisis des sculptures en bois décorant le bord des tuiles, avant de m'en servir pour me projeter sur les toits avec mon élan, regardant partout autour de moi si personne ne s'y était perché pour nous cueillir lâchement dans le dos. Tobi dérapa dans l'herbe quelques mètres après la terrasse, et se vautra dans la boue. Deidara couru donc seul au devant de la marée d'Oinins qui déferlait sur lui, prête à projeter une marée d'armes de tous style dans notre direction quand une énorme explosion arracha net du sol les shinobis.
Par déflagration interposées, les Oinins étaient arrachés du sol les uns après les autres, de moins en moins nombreux alors qu'ils étaient mis en pièce par les bombes de Deidara qui explosaient en faisant trembler le sol de tous côtés et sur presque toutes la surface de la zone de combat sauf sur la trajectoire de l'artiste qui s'immobilisa au milieu d'un jardin au centre de la cour, les mains ouvertes sur ses bouches béantes, jusqu'à ce que les éclats de bois, les pierres et les morceaux de terre cessent de voler tout autour de nous.
Je bondis au bas du mur pour le rejoindre alors que Tobi se redressait à son tour, étouffant un rire gêné. La technique de Deidara consistait à lâcher dans l'herbe un mille-patte composé en réalité d'un grand nombre de petites boules toutes équipées d'uniquement deux pattes, un peu comme les chenilles que nous devions dessiner à l'époque ou j'étais encore une enfant et que je me rendais à l'académie ninja avec d'autres gamins de mon âge.
Une fois lancé, l'insecte se désagrégeaient et les mini bombes de chakra partaient toutes de leur côté, formant ainsi un gigantesque champ de mine, dont il était presque impossible de sortir une fois qu'on y était entré. Le résultat était la quasi-totale éradication de nos ennemis et une cour d'académie criblés de trous ronds d'un diamètre de deux à trois mètres.
-Pas mal. Félicitais-je Deidara en le rejoignant, évitant les Oinins au sol, la plupart sans jambes.
Malgré leur talent, dont je ne doutais pas, ces pauvres types n'avaient pas eu de chance en tombant sur Deidara, il suffisait d'un seul faux pas pour ruiner absolument toutes ses chances de le battre. N'importe quel ninja très puissant et dans la force de l'âge pouvait perdre un combat et mourir bêtement en posant un pied sur une mine, si il était mal informé et ne la voyait pas au préalable.
L'artiste sourit l'air flatté.
-N'est-ce pas? Mais elle n'est pas encore tout à fait au point, hm.
-Moi je trouve déjà ça pas mal, Senpai. Signala Tobi en s'approchant, tout en époussetant son manteau.
-Je sais, je sais... Assura Deidara en réprimant un sourire suffisant, mais actuellement, les bombes une fois séparées, n'en font qu'à leurs tête. Même si cette particularité leu apporte un charme esthétique, je ne désespère pas de pouvoir les contrôler pour qu'elles aillent d'elles même se jeter sous les bottes des ennemis. Pour l'instant, elles se contentent de tourner en rond jusqu'à être vidée de leur chakra.
J'haussais les épaules.
-Ce qui compte c'est que ça est marché. Alors maintenant, on continue. On a encore des chasseurs à tuer et ils seront moins facile à battre.
-Oui et d'ailleurs pourquoi est-ce qu'ils n'essaie pas de nous abattre d'ici? Demanda Tobi en regardant autour de lui avec inquiétude.
-Je ne penses pas qu'ils possèdent des techniques capables de porter aussi loin. Lui glissais-je. Si tu veux mon avis, ces types-là sont des gens de l'ombre qui tues discrètement et sans bavure.
-Comment tu sais ça, toi? Me demanda Deidara.
-Aucune idée. Mais ça paraît logique, non? Parce qu'après tout, Tobi à raison, pourquoi ne nous attaquent-ils pas?
Nous nous rapprochâmes les uns des autres avant de nous placer dos à dos, cherchant un chasseur de déserteur encore en vie dans les environs. De là où nous étions, et même en aiguisant ma vue au possible, je ne distinguais que des bâtiments gris noyé dans la brume.
-Là, là, je les vois, ils vont se cacher! S'excita soudainement Tobi en désignant l'autre extrémité de la cour, un grand bâtiment carré d'un unique étage, presque semblable aux autres mis à part qu'il était construit tout en bois.
-Ils se replient, hm! S'écria Deidara en s'élançant dans cette direction, on les suit!
Je me précipitais à sa suite en grognant, avant de me questionner tout haut.
-Mais pourquoi ce bâtiment est-il le seul à être en bois?!
-Je crois que je sais! Répliqua Deidara, en tête. En cas de problème avec les archives, ils mettent le feu au bâtiment. La perte des documents étant moins importante que leur vol! Ils ont le même système au village d'Oto, maitre Sasori me l'avait dit!
-Astucieux.
Nous continuâmes de courir pendant une dizaine de secondes, quittant l'herbe humide pour atteindre une cour de cailloux relativement fin où les chasseurs de déserteurs faisaient certainement leurs entraînements. Des mannequins en bois flottés recouverts d'éraflures étaient disposés à intervalles réguliers, surgissant parfois de la brume juste au moment où nous allions nous les prendre en plein visage.
Soudain, alors que le bâtiment en bois n'était plus qu'à une vingtaine de mètre, la porte en papier de riz, pourtant semblable à toutes les autres, coulissant pour laisser place à un unique Oinins.
Je m'arrêtais aussitôt, sur mes gardes, imitée par Deidara qui ne cessait de dégager ses cheveux de ses yeux avec agacement. Je sentis vaguement Tobi me rentrer dedans mais je ne détachais pas mon regard du nouveau venu.
Il me paru à première vue plutôt petit, mais je me rendis rapidement compte que ce n'était qu'une impression car il se tenait en réalité courbé en avant. Ses vêtements très amples dissimulaient sa corpulence, mais je pouvais aisément distinguer ses jambes maigre entourée de bandelettes de protection, et ses bras maigre qu'il avait renforcé de protection en cuir. Son masque n'avait également pas été changé depuis longtemps vu qu'il était totalement recouvert de coupures et d'éraflures. Dans son dos, attaché par des lanières de cuir, reposaient plusieurs lames dentelées, rangées par ordre de tailles. La plus longues traînait presque au sol.
-Qu'est-ce que c'est que ce délire? Bafouillais-je, stupéfaite. Ils ne sont pas censé avis des armures discrètes, ces types là?!
-Est-ce que c'est une des sept épées de brume? Demanda Deidara qui semblait réfléchir à toute vitesse, ce qui était étonnant, vu son évident manque de neurones.
-Je ne crois pas. Signala Tobi. C'est juste une lame comme les autres, mais elle est parcourue d'un chakra de type eau.
Je fronçais les sourcils, avant de reculer d'un pas.
-Eau? Ce type est pas pour moi.
A l'inverse, un sourire étira les lèvres de Deidara et il s'avança, déjà entrain de retourner ses pochettes pour se remplir les mains d'argile.
-Tu es de type feu, Yume? Lança t-il sans lâcher le nukenin des yeux. C'est marrant, la quasi-totalité des ninjas d'Iwa sont de type terre.
-Cette particularité ne jouait effectivement pas en ma faveur pour augmenter ma popularité.
L'artiste ne répondit pas et s'avança, signalant ainsi au chasseur que cela serai lui, son adversaire. Ce dernier dégaina sa plus grande épée, et bondit dans les airs si soudainement qu'il dégagea le brouillard sur quelques mètres, nous laissant ainsi voir le sol avec netteté.
D'un vif mouvement du poignet, Deidara projeta dans sa direction une série de chauve-souris blanchâtres, que l'épéiste trancha net presque immédiatement, sans cesser de se rapprocher de nous, alors que Deidara gâchait des munitions en les jetant dans sa direction.
-Mais qu'est-ce que tu fiches?! Hurlais-je en reculant, me voyant déjà coupée en deux.
-Fermes là, hm, et fais moi confiance.. Répliqua l'artiste avant de brusquement faire le mudra de la chèvre.
La terre sous nos pieds fus soulevée et je chutais lourdement sur les fesses alors qu'un animal d'argile énorme, m'évoquant vaguement un crapaud, surgit de terre en soulevant plusieurs centaines de kilos de terre, avant de gober le nukenin.
J'écarquillais les yeux, fascinée par le drôle de phénomène qui se déroulait sous mes yeux alors qu'une lame jaillissait brusquement au sommet de la tête de l'animal et commençait à la découper en entier.
-Katsu! S'écria Deidara.
L'explosion fut si forte que je fus projeté sur plusieurs mètres, cul par dessus tête, avant d'atterrir dans une flaque de boue un peu plus loin. Mon visage me lançais, brûlé par l'air chaud qu'avait dégagée l'énorme flamme créée par l'explosion du crapaud, et à en juger par l'expression de démence sur le visage de Deidara, ça avait été à son goût. C'est certainement pour cette raison d'ailleurs q'il revint précipitamment vers moi et, les yeux toujours grand ouverts et les pupilles dilatées, il se saisit de mon poignet pour me remettre brutalement sur mes pieds, sans perdre son immense sourire et cesser le flot de mots qui jaillissaient d'entre ses lèvres.
-Incroyable! Magnifique... Merveilleux! Et dire que j'ai dû improviser pour cette oeuvre-ci... C'est la première fois que je crée un aussi beau chef-d'œuvre sans m'y préparer au préalable, hm... Serait-ce une sorte de don? J'ai été fantastique sur ce coup.
-Je l'admets. Soupirais-je en faisant disparaître les traces de boue sur mes fringues.
Deidara sourit, l'air radieux, et je répondit d'un froncement de sourcil.
-T'emballes pas, tu l'es pas tout le temps.
Immédiatement après, ses yeux s'assombrirent et il m'adressa une grimace renfrognée avant de s'éloigner d'un pas vif, visiblement vexé de s'être rabaissé à m'aider à me lever. Je le suivis jusqu'à la porte que nous ouvrîmes pour déboucher de nouveau sur un couloir vide. Je dépassais Deidara et entrepris d'ouvrir la marche à la recherche de piège, toujours prête à me protéger en cas de danger. Il devint rapidement évident que cela ne plaisait pas l'ego de Deidara. Suivant mon rythme sur mes talons mais sans parler, le bruit de nos pas sur le plancher devint rapidement étouffant. Tobi, qui avait du mal à suivre, emplissait l'atmosphère de son souffle de phoque qu'il semblait maîtriser difficilement, mais cela ne suffisait pas à me cacher que je n'étais pas la bienvenue.
-C'est encore loin?! Haleta Tobi. Comme pour lui répondre Deidara s'arrêta net devant la bonne porte, mais sans me prévenir. Je dérapais sur le plancher ciré et le rejoignit.
-Passe devant. M'ordonna l'artiste en me désignant le couloir sombre d'un mouvement du poignet, en me dévisageant l'air suspicieux.
Je lui rendit son regard, mais pas longtemps. Dans le corps de Kunai, je le dépassais d'une bonne tête. Mais maintenant que j'étais redevenue moi même, je restais plus petite que lui et il s'empressait de me le rappeler en me regardant de haut, ses yeux bleus perçant me remettant à ma place avec brutalité.
Sans un mot, je passais devant lui et me mis à courir le long du corridor. Nous traversâmes plusieurs pièces circulaires, et un jardin intérieur merveilleusement entretenu contenant plusieurs plantes exotiques dont je n'avais encore jamais entendu parler. En revanche, il n'y avait aucune trace des super-anbus et je commençais à sérieusement m'inquiéter. Après tout, les élèves restant que nous n'avions pas croisés dans la cour et ce qui avaient choisi de se replier ne s'étaient tout de même pas envolés. Tournant la tête sur le coté alors que nous passions devant un grand hall, je découvris en levant les yeux que nous venions d'arriver au seul bâtiment certainement, pourvut d'un étage. Ou du moins, d'un plafond surélevé.
Deux dragons de bronze encadraient une porte en bois très épaisse, qui avaient visiblement été renforcée de plusieurs enchantement de chakra. Certainement de type eau.
-Hé les mecs! Je crois que j'ai trouvé.
Deidara revint sur ses pas, et Tobi passa la tête par un couloir adjacent. Pas de doute, ils avaient fière allure, drapé ainsi dans leurs capes noires, mes coéquipiers. La pénombre qui régnait dans le bâtiment leur donnait un air ténébreux qui accentuait encore plus cette impression de calme et d'efficacité froide.
-Cette porte à l'air solide. Fit remarquer Deidara. On va encore avoir besoin de moi. Je lui jetais un regard dédaigneux et m'écartais de mauvaise grâce. Certes, j'étais capable de m'en charger, mais cela m'aurait épuisé. Lui laisser le boulot était logique, mais vexant. L'artiste s'avança de quelques pas, tout sourire, visiblement décidé à se donner en spectacle.
S'agenouillant à une dizaine de mètres en face de la porte, Deidara ouvrit les mains sur ses épaules. Deux étranges araignées jaillirent de ses bouches, révélant leurs tailles définitives en touchant le sol avec deux poufs sonores simultanés. Les deux sculptures d'argiles se dirigèrent ensuite droit vers la porte et explosèrent à son contact. Le choc fut violent et je levais un bras devant mon visage pour me protéger des éclats de bois qui volaient de tous côtés. Tobi resta imperturbable tandis que les copeaux rebondissaient sur son masque.
-Et voilà le travail, hm! S'exclama Deidara en de redressant, tout fier. Qu'est-ce que vous en dites?
J'haussais les épaules et m'approchais des débris de la porte. Comme les araignées avaient explosé à mi-hauteur, je dû enjamber le bas de la porte en écartant le verrou qui pendait lamentablement dans le vide. De l'autre côté, il faisait beaucoup plus sombre, car malgré la hauteur de plafond, il n'y avait presque pas de fenêtre et aucun meuble. Presque instinctivement, mes cheveux se rapatrièrent vers l'avant de mon visage comme un milliers de minuscules serpents et durcirent pour le recouvrir d'une sorte de casque écailleux, de même que mes vêtements et les parties les plus vulnérables de ma peau.
Et grand bien m'en pris puisque je fus instantanément attaquée par un souffle brutal et coupant. Mon armure, trop solide, me protégea et je ne fis qu'à peine chanceler. J'entrais complètement dans la seconde partie du bâtiment et parvins à distinguer avec de nouveaux yeux nocturnes, les Oinins. Ils s'étaient tous regroupés dans un coin de la salle, alignés comme de parfait soldats et l'un d'eux s'étaient avancé pour m'attaquer avec une attaque de chakra de vent, rien d'insurmontable. Pas assez.
Je compris qu'il ne s'agissait que d'une diversion et évitais une attaque venue du dessus en roulant sur le côté. Un nouvel individu atterrit au sol, en position accroupie. Il tenait dans sa main de minuscules lames faisant penser à des scalpels, et m'en jeta une salves. Je fis une nouvelle roulade et les évitais sans problèmes, mais j'étais vulnérable aux attaques des autres ninjas cachés dans la pièce.
En l'espace de quelques secondes et seulement trahis par un froissement de vêtements, ils sortirent tous d'autres scalpels identiques, dont je vis soudain briller le métal dans les ténèbres, avant qu'ils ne jaillissent tous vers moi comme une magnifique pluie argentée. Je me recroquevillais au dernier moment, changée en pierre.
Les lames me heurtèrent et repartirent dans toutes les directions, mais les chasseurs étaient également surentraînés et les évitèrent à l'aide de nouveaux scalpels, les faisant dévier et se planter dans les murs blanc aux alentours.
Là, ils me posaient une colle.
Je me redressais lentement, consciente que la bataille risquait d'être longue et dure. Nous nous dévisageâmes pendant quelques instants, lorsque se qui restait de la porte vola en éclat. Le type qui m'était tombé dessus fut éjecté et blessé au bras par un éclat de bois, mais parvint à se rattraper près de ses compagnons et l'arracha d'un geste sec.
Parfait, au moins ils n'étaient pas invincibles. Deidara et Tobi firent irruption de trou béant que le déserteur d'Iwa avait creusé dans le mur. Ou plutôt, Tobi fit irruption du trou béant que le déserteur d'Iwa avait creusé dans le mur, suivit de près par ce dernier qui baillait à s'en décrocher la mâchoire.
Il suspendit son geste en apercevant les éclats des masques dans l'ombre, dans une parfaite formation calculée pour nous mettre dans le plus parfait pétrin, mais au lieu de s'affoler comme l'aurait fait tout homme sain d'esprit, un éclat de surexcitation proche de la folie transperça ses yeux, mais faisant comprendre que Deidara n'était définitivement pas sain d'esprit, ce qui me laissait le choix entre courir le serrer dans mes bras ou m'enfuir en hurlant.
Fidèle à lui même et décidé à donner un show qui aurait la classe, Deidara eu un sourire dément en glissant ses mains dans la sacoche cachées sous sa cape. Je n'attendis pas de savoir ce qu'il allait faire et me jetais dans la mêlée, à grand renfort de taïjutsu. Les masques m'entourèrent presque aussitôt, faisant luire leurs scalpels.
Ils comptaient certainement sur l'obscurité pour me déstabiliser mais j'y voyais parfaitement et envoyais valser leurs armes avec mes pieds durs recouverts d'une épaisse couche de métal, comme tout mes points vitaux, ainsi que chaque espace de mon corps qu'il visaient, lorsque j'avais le temps de le voir.
Deidara tirait de petites bombes tout autour de moi. Elles rebondissaient sur les murs et le plafonds, et certaines me formaient de très près. Bien qu'efficace sur un petit périmètre-Elles ne pouvaient tuer que quelques Oinins à la fois, sur un petit espace de trois mètres, aussi fort qu'ils pouvaient bien l'être- elles restaient suffisamment puissantes pour tout détruire dans leurs zone d'effet, et les vertèbres que je cassais, ainsi que les aortes que je tranchais étaient accompagné du doux son des cris de souffrance et des explosions, une musique qui me hurlais que j'allais rester en vie, au moins aujourd'hui.
Finalement, après moins d'une demi-heure à tournoyer au milieu des chasseurs, je finis par m'arrêter, essoufflée. Ils maîtrisaient tous parfaitement des techniques taijutsus de bases ainsi que toutes sortes de techniques, souvent classiques mais très difficiles à maîtriser. En plus de cela, ils disposaient pour la plupart d'un arsenal d'armes tranchantes que j'avais eu plutôt du mal à contrer, car j'étais seulement armée de griffes que je m'empressais de créer lorsque j'en avait besoin, ou de mes doigts dont je modifiais la forme pour leurs donner celles d'un poignard.
Mais me battre contre tout ce monde en même temps s'était tout de même révélé difficile. Un sourire naquit sur mes lèvres lorsque l'idée d'une nouvelle métamorphose commença à germer dans mon esprit, une technique pour affronter plusieurs ennemis en même temps... Une forme se matérialisait dans ma tête, mais fut brutalement interrompue lorsque Deidara me saisit brutalement par l'épaule, visiblement furieux.
-Tu es contente de toi, hm?! Hurla t-il, les yeux plissés par la rage.
Je restais un instant bouche-bée, trop stupéfaite pour répondre, avant de dégager sa main d'une pichenette.
-Je peux savoir pourquoi tu t'énerve comme ça? Demandais-je d'une voix calme pour l'énerver encore plus. Nous avons anéanti tous les ennemis de cette salle, que je sache. Où est le problème?
Deidara pris une teinte écarlate qui tranchais avec le bleu vif de ses yeux. J'aurais juré que de la fumée lui sortait par les oreilles.
-Le problème, c'est que tu t'es jetée dans la mêlée sans faire attention aux autres! J'ai été obligé de faire super attention où je visais pour ne pas te toucher, hm.
Je me sentis rougir à mon tour, mais pas par colère, non. Il n'avait pas tord, le bougre.
-Mais comment voulais-tu que je fasse?! Il fallait que je les laisses me tuer? Si je n'avais pas attaqué, ils me seraient tombés dessus et j'aurais été submergée par le nombre!
-Tu pouvais rester où tu étais au lieu d'aller n'importe où! Ça a pris beaucoup plus de temps que prévu alors que j'aurais pu en tuer beaucoup plus, voir en finir avec tous d'un seul coup en balançant une bombe plus puissante!
-Mais bien sûr, pour défoncer les fondations? J'ai fais que faire ma part du boulot, c'est pas ma faute si monsieur est frustré parce qu'il n'est pas arrivé assez vite pour montrer ses petits muscles!
-Admets juste que tu gènes tout le monde! C'est ton pouvoir qui est handicapant!
-Mon pouvoir est très pratique au contraire! Je peux aussi bien attaquer en force que me fondre dans la masse alors que toi, tu ne sais rien faire d'autres que tout détruire autour de toi!
Deidara serra les dents et les poings. Une veine pulsait à ses tempes mais elle finit par se calmer, et il s'écarta légèrement.
-C'est pas vrai, hm! Siffla t-il pour lui même plus que pour moi. A chaque fois je me mes en colère alors que je devrais savoir que les gens qui ne sont pas capable de percevoir la véritable beauté ne sont pas digne d'intérêt! Se redressant légèrement, il conclut: C'est justement cette capacité de destruction qui est belle. Elle permet d'exposer la beauté tant qu'elle est à son paroxysme. L'art que je recherche est justement basé sur la destruction. Mais tu ne peux sans doute pas comprendre.
Levant le menton, le nukenin me doubla et poursuivit son chemin vers le dernier murs. Il ne restait plus beaucoup de chemin, et ainsi, au bout de quelques couloirs, nous finîmes par trouver une grande porte battante, que Deidara ouvrit d'un coup d'épaule. A l'intérieur, nous nous arrêtâmes tous les trois, un peu surpris.
Nous nous trouvions tous les trois à l'entrée d'un long couloir semblable à tous les autres menant à une porte encadrée de flambeaux gris. Sauf que cette porte-ci était blindée dans un métal qui semblait d'une qualité bien supérieur à toutes les petites portes que nous avions du passer jusque-là.
-Bah voilà, c'était facile! S'écria Deidara en faisant un pas en avant.
Et je l'aurais volontiers suivit si un réflexe stupide ne m'avait pas stoppé net un pied au dessus de la première latte du plancher. Quand à l'artiste, ce fut Tobi qui se chargea de l'arrêter en le saisissant par le bras.
-Tobi, hm! Je peux savoir ce que tu fais? Sifflas Deidara en se dégageant brusquement.
L'intéressé ne lui accorda pas un regard, mais fouilla dans sa pochette arrière avant d'en sortir un kunai. L'arme dans sa main ne me représentait plus depuis plusieurs jours, mais elle me fis malgré tout un pincement au cœur.
-Regardez, senpai! S'exclama le nukenin en projetant l'arme dans le corridor.
Aussitôt et sur le chemin du kunai se tracèrent sur les murs des kanjis fluorescents qui recouvraient absolument toutes la surface, du sol au plafonds. Sous nos yeux stupéfaits, l'arme se désintégra et tomba en poudre sur le sol, inoffensive.
Je restais un instant parfaitement immobile avant de réaliser que j'avais toujours le pied en l'air au dessus des lattes du parquet, et reculais brutalement. Deidara ne bougea pas mais son visage pris une teinte crayeuse.
-Qu'est-ce que c'est? Demanda t-il.
Tobi ne répondit pas également penché en avant pour mieux regarder dans chaque recoin de cette partie du bâtiment inaccessible. J'ignorais comment, mais il semblait pouvoir les lire, alors que pour moi et une fois l'arme détruite, je ne voyais plus que des murs totalement nus.
-Sans doute désactivaient t-ils tous ça avec une série de sceaux de contres-sorts... Tentais-je. La mort dans le monde ninjas est quelque chose de fréquent, au point qu'elle fait presque partie de la vie quotidienne de chacun. Les Oinins passent forcement très souvent par ici, il y a surement un moyen rapide.
Deidara resta silencieux, puis glissa une main dans un de ses pochettes et, à l'aide de quelques habiles torsions de poignets, fit naitre au creux de sa paume une nouvelle bestiole, sorte d'insecte pourvu d'ailes fines et nerveuses. A titre d'expérience, il la projeta dans le couloir et l'insecte fila à toutes allure vers la porte, avec un vol désordonné, avant de se désintégrer à son tour.
L'artiste fronça les sourcils, incrédule.
-Mais... Mais qu'est-ce qu'il viens de ce passer, hm? S'exclama t-il, agacé en se tournant vers moi et Tobi, cherchant une réponse sur ns visages. Quand ce... Ce truc l'a attaqué, elle aurait du exploser, hm!
Tobi se contenta de soutenir son regard l'air crétin, mais une idée germa dans mon esprit.
-Il s'agit peut-être d'une technique de foudre? Et si j'essayais ceci...
Je fis presque sans y penser une sculpture totalement identique à celle de Deidara, sauf que je l'avais créée à partir de mes cheveux, et que les fluides de chakra qui les parcourait étaient de type feu;
-Voila, m'exclamais-je en brandissant mon œuvre. Je peux vous garantir que ce ne sont pas des inscriptions qui vont arrêter ça!
Je projetais l'oiseau en direction de la porte, et il y vola tout droit, avant de se désintégrer à son tour, plus loin.
-Qu'est-ce que... Grommelais-je, agacée alors que Deidara se penchait vers moi pour capter mon regard alors qu'il m'adressait un sourire narquois.
-C'est parce que ce sont des inscription basées sur le contre de chaque type de chakra, mais à des endroits différents. Nous expliqua Tobi. Les inscriptions de type eau sont juste plus loin.
Je le dévisageais un instant, me demandant comment il pouvait savoir tout ça, lorsqu'il s'avança d'un pas.
-Tobi, qu'est-ce que tu fais?! M'écriais-je d'une voix aiguë alors que Deidara, même si il ne dit rien, le suivait des yeux l'air stupéfait.
-Il faut faire ceci, puis cela... Marmonnais le shinobi masqué en s'avançant d'un pas vers la droite, puis d'un pas vers la gauche, avant de s'arrêter, de former quelques signes, puis repartir.
Penché le plus loin possibles dans le couloir, nous faisions tout notre possible Deidara et moi pour comprendre ses gestes, sans pénétrer dans l'espace piégé de runes.
Finalement, le nukenin atteignit la porte et la tapota en six endroit différents, chaque fois d'un nombre de coups supérieur au précédent. Alors, la porte s'ouvrit sous nos yeux ébahis.
-Vous pouvez venir! Chantonna Tobi en se retournant, visiblement tout heureux de son exploit, il n'y a plus de danger.
J'avalais ma salive et rejoignis Tobi en entendant malgré tout Deidara marmonner dans mon dos.
« J'y crois pas... »
Voilà voilà! Prochain chapitre, plus une sorte de pause entre les missions de Yume. Nos trois (quatre si on compte Zetsu qui ne pouvait évidemment pas venir en volant avec ses trois copains ^^) vont se reposer en ville et on va se concentrer sur la bouffe (je vous l'avais dit que je le ferais, ce chapitre :D) et les souvenirs, ainsi que les doutes concernant son avenir :3 Engueulades en perspectives ! ^^
Bref, merci Zazou-chan, fidèle au poste comme toujours! x) J'ai eu l'idée de cette fin en l'écrivant ^^ je voulais boucler le chap sur une phrase avec de l'impacte, et puis j'ai eu cette idée stupide ^^ Contente que le bordel qu'étais le chapitre précédent t'es plu, à la fin ça partait un peu dans tous les sens :'). Et pour ton habituel mini chap, je crois bien que tu t'es surpassée, c'était extra ! Je me suis marrée au milieu du macdo, normal ;) Comme dans mon histoire en fait, c'est le bordel absolu, on vois que tes reviews sont faites pour moi ;) Merci encore de me suivre, je suis flattée ! :D
Merci aussi Shikuro! Quelque chose me dit que tu as des petits bugs en ce moment, non? ^^ Comment je le sais? Oh, une intuition x) Mon dieu, je suis désolée que tu es fait des cauchemars à cause de moi :O C'est horrible ce que je vais dire, mais ça me rassure pour le coup, parce que si ces visions étaient effrayantes dans ma tete, j'ai eu l'impression que c'était très mal raconté ^^ si tu as vraiment eu peur, alors je me suis pas si mal débrouillée que ça et je suis toutes surprise et je m'excuse vraiment ^^Je t'envois un gros poutou mental pour me faire pardonner! :-* Itachi étant presque imbattable, je ne pouvais décemment pas la laisser gagner ;) On ne sais même pas encore si elle est du niveau de Deidi (on le saura) -(message subliminal) -(message totalement facile à comprendre mais je suis nulle en énigme ^^) Je ne sais pas si il s'agit d'elles ou non (je n'ose sortir de mon placard, éclairée par la seule lumiere de mon pc :p) mais je pense que Loulou (mon ipod) adorerais faire la connaissance de Jeffrey :D Son esprit vit toujours dans mon ipod, mais des fois (quand j'en est besoin en fait) il s'en va et me laisse en plan. En fait, mon ipod est actuellement en état de mort cérébrale... Crois-tu que Loulou soit avec eux?! :O Mon dieu, le sol tremble...
Merci Miss Uchiwa pour ta review et ta présence ;p! J'aurais posté en vacance si je l'avais pu malheureusement et vous laisser seuls me fait toujours culpabiliser, alors je fait des longs chapitre ^^ Je ne sais pas exactement comment je vais tourner tout ça.. ^^ J'adore Itachi, mais mon histoire est censée suivre le manga au maximum alors.. Je ne sais pas ce qu'il va devenir :/ Je suis tiraillée comme jamais ^^ J'adore aussi Hidan, je m'en sert pour caser des vannes, il est très pratique ;p Et même si ils se bagarrent, Yume l'aime bien aussi, il l'amuse ^^ Kisame me fait un peu l'effet d'un dangereux psychopathe, mais j'ai énormément d'affection pour lui :p Kakuzu est flippant.. Mais je pense qu'il à du potentiel ;) Pour Sasori, est confiance en moi et sois patiente, je n'en dirais pas plus ;) Oui, ce sont des ninjas... Des ninjas totalement nul, je le concède, mais ils sont quand même ninjas et ils se rattrapent ce chapitre-ci ;p Pour ta derniere question.. ;) Même réponse, laisse faire les choses et fais moi confiance, je les aimes trop pour les oublier ^^
Merci GekkoNoUta ça me fait drôlement plaisir comme compliment :D Moi aussi j'aime bien caser de l'humour et j'essaie de doser, un peu comme dans le manga qui alterne les deux, mais j'ai toujours été plus douée pour écrire des scènes dramatique avec un langage soutenu bien tourné que des scènes marrantes avec des insultes, ce genre de choses ^^ Je fais malgré tout de mon mieux pour faire rire ^^ Tu as tout à fait raison, soyons fière de nous même :DC'est exactement mon opinion sur fairy tail et Orihime... Mon dieu qu'elle m'énerve, elle ne sert à rien, je dirais même plus, elle est handicapante, de trop, on la juste collée la pour attirer du publique masculin, sa personnalité et atrocement clichée, elle à toujours l'air pataude, totalement abrutie... C'est méchant, mais je suis cruelle avec les filles plus jolies que moi :3 Pour Rammstein, si tu as la flemme de chercher, je t'en conseille tout de meme deux (me préférées, "Sonne" et "mein herz brennt", elles m'on plu des la première écoute par leurs originalité, leur violence et tout ce qui me plait chez elles ;) Vu comment tu tournes tes reviews, tu pourrais tenter de poster quelques choses, et si ça peut te rassurer, (ou t'inquiéter étant donné mes énooormes retards parfois ^^) je n'est moi non plus jamais terminé de fanfic étant donné que celle-ci est la première :p Héhé, je ne sais pas ce qui ma pris d'écrire ce passage, j'ai eu une inspiration soudaine, j'écrivais et puis, pouf, odeur de gateau dans le nez.. Kisame sentait si fort les biscuits que ça à atteinte mon subconscient, tu crois? ^^) J'adore Hidan aussi! :D Si sexyyyyy *_*
Voilà, je pense poster la semaine prochaine, mais ça va etre hard étant donné que je n'est rien écrit encore (même si j'ai déja les trois quarts des idées dans la tete) et qu'il va falloir que je fasse des recherches sur les repas traditionnels japonais! :p Bref, voilà, Bye bye! :D
