Voici le chapitre 5 !

Tsukiyomi-Hime : Et voilà ! Tu verras, qui frappe à la porte ! Merci d'être encore là, tu es bien la seule !

À vos yeux ? Bonne lecture !

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Chapitre 5 :

En ouvrant la porte, il tomba nez-à-nez avec son seul vrai ami : Lucius Malfoy en personne !

Lucius Malfoy avait immédiatement rejoint le camp de la lumière quand son fils, Drago, avait atteint l'âge où il devait faire un choix : vivre ou mourir.

Parce que oui, faut bien s'imaginer que le-plus-grand-mage-noir-de-tous-les-temps, celui-qui-n'avait-plus-son-nez, Vous-savez-qui, Bref, Voldemort, n'allait pas laisser partir celui qui lui dirait, en gros :

-Non, je ne me joins pas à toi, je préfère suivre un petit binoclard et un vieux glucosé au citron !

Soyons logique !

-Que fais-tu là, Lucius ?

-Sympa l'accueil, vraiment, j'apprécie !

Severus soupira en s'effaçant pour laisser entrer le blond. Il lui demanda un peu plus poliment la raison de sa visite après s'être assit avec lui devant une bonne tasse de thé.

-Je me disais bien que tu avais oublié le dîner chez Narcissa et moi...

S'il avait été seul, Severus se serait tapé plusieurs fois le front contre le mur le plus proche. Au lieu de ça, il lui offrit un petit – très petit – sourire d'excuse.

-Qui est la charmante demoiselle, ou le charmant damoiseau, qui t'a retenu ici jusqu'à t'en faire oublier ton filleul, la mère de ton filleul et, pire encore, moi !

Le blond avait toujours été très narcissique...

Severus soupira à nouveau puis réfléchit. L'homme en face de lui était digne, selon lui, de confiance.

-C'est Harry Potter. Et je peux te dire qu'il n'a rien de charmant !

À peine avait-il fini sa phrase qu'un son strident se fit entendre. L'homme en noir sauta de son fauteuil pour se rendre dans la salle d'à côté, l'autre le suivant. Le son était en fait l'alarme indiquant le réveil du Sauveur.

Il se précipita à son chevet, Lucius le suivant et s'arrêtant sur le pas de la porte. Il ne comprenait décidément rien du tout !

-Enfin, vous revenez parmi nous ! Dit presque gentiment le professeur.

Malheureusement, il ne comprit pas la réaction du garçon lorsque celui-ci ouvrit la bouche après avoir hoché la tête. Severus s'approcha de lui doucement.

-Mais enfin, Potter, puis-je savoir ce que vous fabriquez ? Vous ne pensez tout de même pas que je vais vous donner la becquée ? Vous êtes chez moi, par dans votre famille où on vous adule !

Le professeur tyrannique était de retour et il regretta immédiatement ses paroles. Il les regretta encore plus lorsqu'il reçu la réponse à sa question.

-J'attends votre sexe, monsieur, déclara simplement Harry d'un ton neutre, faisant sursauter les deux hommes.

Devant cette phrase, ledit monsieur serra les poings sous le regard du riche. Ce dernier connaissait Severus depuis longtemps et il savait qu'il en fallait beaucoup pour qu'il soit fâché à ce point. Maintenant, la question restait de savoir envers qui cette rage était dirigée, envers Potter ou envers quelqu'un d'autre ?

De son côté, Snape serrait toujours les poings en se demandant une nouvelle fois comment on pouvait faire pour qu'un enfant en vienne à dire ce genre de phrase.

Calmement, contrairement à son état intérieur, il alla s'asseoir au bord du lit et approcha la tête du jeune homme en face de la sienne. Il aurait voulu que celui-ci le regarde dans les yeux, mais Harry gardait les yeux fermés, croyant qu'il avait rêvé le fait d'avoir vu son professeur tant hais.

-Monsieur Potter... Harry, se reprit-il. Regardez-moi.

Harry ne comprenait pas, pourquoi le client voulait qu'il le regarde ? Il avait le bandeau devant ses yeux !

-Harry, recommença Severus, vous n'êtes plus là-bas !

L'homme avait comprit. Le garçon pensait qu'il était encore chez ses tuteurs. Enfin... « tuteur », c'était exagéré ! C'en était même écœurant pour les vraies personnes s'occupant d'enfant comme il ce doit.

-Vous êtes avec moi, le professeur Snape, vous êtes à Poudlard.

De plus en plus surprit et comprenant de moins en moins bien la situation, le garçon se décida à ouvrir doucement les yeux pour tomber dans ceux d'onyx de son professeur.

-Bonjour, professeur, commença-t-il sur le même ton neutre que jamais aucun des deux hommes ne lui avait entendu utiliser. Je suis désolé de vous avoir dérangé et merci de m'avoir soigné.

Sous les regards stupéfaits des deux mangemorts-et-espions-à-leurs-heures-perdues, Harry Potter se leva sans sembler le moins du monde avoir mal et se dirigea vers la porte où Lucius l'intercepta.

Ils avaient déjà vu des adeptes de Voldemort rester le plus fier possible face aux Doloris, ne pas crier, ne rien dire, mais rester haletant, prostré sur le sol. Mais jamais, au grand jamais, ils n'avaient vu une personne se relever après en avoir reçu un et faire comme si de rien n'était.

Oh, bien sûr, Lucius n'était pas stupide. Il voyait bien que le garçon était bandé sur tout le haut du corps et ça, une seule chose pouvait en être la cause. Bien que Severus ne lui avait encore rien expliqué, le blond avait déjà comprit ce qu'il s'était passé, la seule chose, c'est qu'il ne savait pas l'avait fait.

-Une petite minute, Monsieur Potter, où comptez-vous aller comme ça ?

Potter ne fit pas cas du fait que, normalement, le blond était du côté de Voldemort, ni d'autre chose d'ailleurs, et il répondit, d'un ton toujours horriblement neutre.

-Chez mon oncle et ma tante, monsieur.

-Je vous l'interdis ! Siffla Severus Snape en se relevant du lit afin de se tourner, l'œil ombrageux, vers son élève. Vous resterez ici, dans cette chambre et dans ce lit !

-Bien, monsieur.

Harry fit un demi tour sur lui même et retourna dans le lit où il ferma les yeux et s'endormit.

Quand ils furent de retour dans le salon, aucun des deux ne parla pendant quelques minutes.

-As-tu une explication à tout cela ?

Voyant son ami se torturer les méninges pour trouver une explication plausible – autre que la folie ou le polynectar ou encore l'imperium – quant à la réaction du jeune garçon à son réveil, Lucius lui demanda une explication complète, du début à la fin.

C'est ainsi que, pendant plusieurs minutes, le brun entreprit de tout narrer depuis le moment où Albus était venu le voir, jusqu'à ce que l'aristocrate n'arrive chez lui.

-Franchement, Lucius, comment est-il possible de faire ça à un enfant ?!

-Je n'en sais rien, mais te connaissant, bien que tu semble détester le fils Potter, tu as l'air d'avoir envie de le venger en bonne et due forme, ais-je tort ?

Le regard que lui envoya son ami permit au blond de confirmer sa théorie. Si Severus retombait sur les parents du gamin, ceux-ci allaient sans aucun doute passer un très mauvais moment.

-Dis-moi aussi comment il se fait que sa magie n'ait pas agis.

Avant de répondre, le plus âgé – Lucius – laissa passer quelques minutes.

-Au vu de sa réaction et vu ce que tu m'as raconté sur sa période prostitution, soit on lui a fait un lavage de cerveau, soit – et c'est la seule vraie raison valable, à mon avis, de l'inaction de sa magie – c'est parce qu'il pensait que c'était ce qu'il méritait, ou ce qu'il mérite encore maintenant...

Oui, les deux hommes avaient déjà vu ça chez des victimes à torturer de Voldemort ; certaines se battaient farouchement jusqu'à la fin alors que d'autres se résignaient, s'enfermaient dans leur bulle ou bien encore arrivaient à ne plus ressentir la douleur.

Après avoir lancé un Tempus d'un geste vague de la main, Lucius se redressa dignement.

-Je suppose que tu ne viens pas, alors ?

-Je ne peux pas le laisser ainsi.

Lucius hocha la tête, puis se fit raccompagner devant la porte par son hôte. Il lui dit de le prévenir en cas de problème.

Severus soupira en se demandant dans quel pétrin il s'était encore fourré et retourna dans sa chambre afin de redonner au Survivant les soins nécessaires.

Après avoir fait ça, il prit un livre sur les récentes découvertes en potion et prit des notes – plume à papote – sur ceux qui lui seraient utiles, le tout confortablement assit en face du gamin...

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Bon, je ne suis pas très demandeuse de review, mais j'avoue que j'aimerais bien en avoir plus qu'un par une seule lectrice !

Ça vous plait, ou il est inutile que je continue ?

Bonne soirée !