Note de l'auteur:RECTIFICATION DE CE QUE J'AI DIT AVANT!Je reviens sur mes paroles par rapport à la fic d'Erwick. Florence Sinin ne fera pas (malheureusement... snif...) de fic du point de vue de Science. Elle a essayé puis elle m'a dit qu'en gros... c'était mort (MAUDIT SYNDROME DE LA PAGE BLANCHE!!!). Bref! Voilà. Sinon... Merci pour vos trois commentaires Sidona et Miyu Dreemur, je vais y répondre:Premier com de Miyu Dreemur: Merci, contente que ça te plaise! Quant à Sci... Ouais, complètement dans la Friendzone. Mais alors cooooomplet! Mais peut-être qu'un jour...Premier com de Sidona: Eh oui, je sais, j'ai arrêté au pire des moments, je sais! Mais je me suis rattrappée avec le ch2, non? Quant à Erwick... C'était son premier baiser et elle n'avait rien compris en fait (Ink et Error ne lui en ont jamais parlé) alors du coup, elle est allée se documenter en marquant le mot 'baiser' et vu qu'il y a plusieurs interprétations de ce mot, elle est tombée sur le banal couple s'embrassant à Underlust. VOILAAAA!Deuxième com de Sidona: Erwick est suicidaire principalement pour deux raisons. La première, c'est qu'elle n'a jamais conçu une existence au-delà de la 'mort' de son frère, la deuxième est qu'elle a peur de sa longévité et refuse de vivre dans un ennui constant. Du coup, elle ne veut pas mourir maintenant, mais juste... quand elle s'ennuira. La tasse de café, c'est moi qui l'ai inventé. A la base, j'avais eu cette idée pour Alphys en lui faisant peut-être un mini rôle quand je me suis rappelée que j'avais Science sous la main et que le message lui correspondait parfaitement. Petite touche d'humour en somme. Et oui, merci, bonne chance à toi aussi!!!Vu que Florence Sinin n'écrira pas sur le sujet, je vais me contenter de faire une partie (peut-être tout le chapitre) du point de vue de Science. C'est parti!BONE lecture!POINT DE VUE DE SCIENCE:Erwick... Que pourrais-je en dire? Le plus grand mystère temporel est le temps lui-même... Et elle est potentiellement immortelle, ou du moins, sa durée de vie est problématique. Mais, surtout... Hier soir, quand elle m'a dit qu'elle savait qu'on s'était rencontrés avant l'affaire Yzcan, j'ai pris peur.

Parce qu'il n'y a qu'une seule personne avec qui elle a pu être en contact avec elle et moi par son intermédiaire. Gaster...

Je soupirais, jugeant que cela mériterait réflexions plus tard. En cet instant, toute ma vie se résumait à ma chaise, mon verre et le Chasseur. J'avais pris l'habitude d'aller boire un coup avec lui tout les soirs... Et franchement, ça faisait du bien. Le Chasseur est un Ink très particulier, très franc et sans aucun tact. Son fusil adossé au comptoir, il commanda un verre de plus. Grillby le regarda et marmonna:

-Ce n'est pas très raisonnable, Ink...

-Oh, allez!!!!

-Non.

-Je vais avoir mon verre!

Là, Grillby et moi on se regarda. Il demanda:

-Tu paries combien qu'il ne pourra même pas prendre en main son fusil?

-Hmm... Il en a bu combien, déjà?

-Une dizaine.

-Ah, je parie 5 gold qu'il va le prendre.

-Pari tenu.

Chaque soirs, on allait chez Grillby et chaque soir, Grillby refusait de servir Ink lorsqu'il jugeait que c'était trop. Alors, un soir, le Chasseur avait pris son fusil, l'avait armé et avait visé Grillby en disant:

-Si je peux te viser, alors je peux en prendre un autre!

Depuis, chaque soir, la limite à ne pas dépasser est celle où le Chasseur ne peut plus prendre son fusil correctement. Ink vacilla et saisit son arme qu'il leva et, mains calmes, l'arma. Grillby versa l'alcool dans le verre et repartit à ses occupations. Je m'exclamais:

-HEY! Et l'argent du pari?

-Ce n'est intéressant que si tu perds, mon ami.

-Sérieux?!

Grillby me regarda quelques instants de plus et soupira en marmonnant 'C'est bien parce que c'est toi' et me tendit le billet.

Oui, le billet. Quand certains objets valent des centaines de gold, c'est plus pratique d'avoir des billets plutôt que de se trimballer un banque avec soit, non? De plus, ces billets sont universels et valables en surface. Je rangeais l'argent dans ma poche et la porte s'ouvrit. Entra, chancelante, Erwick. Elle s'approcha de nous et saisit d'une main ma blouse. Une main si fragile, si... mais ses orbites vide ne laissaient rien paraître. Elle dit:

-Science...

-Quoi?

-J'ai... besoin que tu fasses quelque chose pour moi.

ATTENDEZ! Depuis quand je suis son squelette à tout faire, moi?! Elle me regarda et je la sentis trembler. Je dis:

-Ca dépend quoi...

-S'il te plaît, Science, je t'en supplie...

Ouh là, elle a fûmé quoi la fille qui une semaine auparavant me traitait de 'mignon'?! Néanmoins, elle a demandé mon aide... Et vu son état, c'est pas rien. Elle marmonna:

-Je... t'emmène dans ton laboratoire.

-Pardon?

Elle saisit ma main, ouvrit un portail temporel et nous y engouffra. Grillby essuya un verre alors que le Chasseur commentait:

-Hey, les tourtereaux! Je veux voir les mioches, passez me voir, un de ces quatres!

-Ink, je ne pense pas que ce soit pour de l'amour qu'elle lui ait demandé d'aller dans un laboratoire. Tu tires des conclusions... alarmantes.

-Quoi, toi qui es une flamme ambulante, tu ne peux pas reconnaître...

-Ink, non...

-... la flamme d'un nouvel amour?

Grillby soupira.

Le portail se referma. Nous étions arrivés dans un... laboratoire que je ne connaissais pas. Enfin, le mien a été détruit, plutôt. C'était le laboratoire que j'occupais avec Gaster à la surface. Arriva d'ailleurs Gaster en blouse de scientifique qui, en voyant Erwick, lui offrit un sourire étincelant en disant:

-Alors, Er, quoi de neuf?

-J'ai ramené Sans au bercail! Enfin, pas ton Sans, bien sûr.

Et elle me désigna du regard. Moi, j'étais figé. Gaster... était en face de moi...

Certes, ce n'était pas le mien, mais bordel, il y ressemblait tellement!

Il portait la même blouse abîmée, tenait la même tasse de café (avec un petit message humouristique marqué dessus: "l'instrument de survie des parents"), arborait le même sourire... Sourire qui se décomposa en me voyant. Il me regarda longuement, immobile et moi aussi, je me perdais dans ses iris magiques qui m'avaient tant manquées. Il marmonna:

-C'est... Sans...

-Science, plutôt. corrigea Erwick. La version alternative de ton Sans. Par contre, niveau relationnel, je ne sais pas du tout si vous êtes sur la même longueur d'onde, j'ai pas pris la peine de vérifier, un seul Science me suffit amplement, n'est-ce pas, Sci?... Sci?... SCIENCE!

Je sursautais à son appel et me tournais face à Erwick qui, sous son masque de calme inébranlable, avait un peu d'inquiétude dans ses yeux. Je demandais:

-Quoi?

-Tu ne répondais pas à ma question.

-Qui est?

-Que j'avais besoin d'un seul Science!

-Ah... Euh... Ouais, je vois pas en quoi les autres nous seraient utiles... Mais pourquoi je suis ici?

-Pour enquêter.

-Je suis pas détective mais scientifique, Erwick! Un policier te serait de meilleur utilité. Va dans Sécuritale, les relations de Frisk pourraient t'aider...

-J'ai besoin que vous enquêtiez sur tout l'espace temps, ce qui inclut d'autres multivers et ça, seul toi peut le faire.

-Alors pourquoi Gaster...?

-C'est lui qui me connaît le mieux.

-P-P-P-P-PARDON?!

-Er, j'aurais besoin d'ailleurs de toi pour des résultats que j'ai eu récemment sur une expérience.

-Gaster, j'aurais adoré, mais un peu plus tard, ça te dérange pas?

-Bien sûr, ma chérie.

QUOI?! NOOOON, Impossible! Son... meilleur ami! Certes, sa version alternative, mais même! Avec ERWICK! Erwick qui d'ailleurs commençait à farfouiller dans les cassettes de Gaster.

-JE NE VEUX PAS VOIR CA!

Merde, je l'avais dit à voix haute, vu les regards des deux acolytes. Gaster fronça ses orbites et marmonna:

-Pourquoi, Sans...? C'est les seules traces du passé d'Erwick...

-Mais... Vous avez quelle relation, vous deux?!

-Oh...

-Je t'ai déjà dit que Gaster était mon troisième père, non? Le voilà, le troisième papa!

-Non, sérieusement, tu lui a dit ça?

-Eh oui! Devant ton autre toi face à Blue.

-Ah... Désolé de sa part.

-Pas grave, il est mort.

-Je m'en doutais...

Je les regardais, sonné. Pourquoi j'avais pensé que... Peu importe, Erwick avait déjà inséré la première cassette. On voyait Erwick, assise sur une chaise, en plus jeune. Elle avait sa main droite dans un bocal qui ne touchait pas les fils. Dans le champ de la caméra, on pouvait distinguer un jeune Gaster mais ce fut Gaster adulte qui, hors caméra, commença à parler:

-Hum... Présente toi.

-Je suis Erwick, guardienne du temps...

Elle était comme... absente. Certes, à présent, Erwick aussi a un côté froid, mais on voit transparaître des émotions en elle. Là, la seule impression que j'avais... c'était qu'elle était froide. Gaster continua ses questions:

-As-tu une âme?

-Oui. Le temps lui-même.

-Bien... Dans ce cas, pourquoi n'as-tu aucune émotions?

-Car le temps n'a pas d'émotions, il n'est pas conscient.

-Qu'est-ce qui fait que tu es consciente alors?

-Le temps. Paradoxe.

-Effectivement.

Un échange froid, scientifique, théorique et dénué d'émotions commença alors. Il fut interrompu par l'intervention du jeune Gaster qui arriva et dit:

-Erwick, Erwick! J'ai une nouvelle idée!

-...Ah bon? Présente la moi.

-Et si, pour voyager dans le temps de façon controllée, tu devais créer un nouveau paradoxe?

-Je veux bien, mais il est impossible de créer un paradoxe si le temps continue de lui-même.

-Pas si tu as un objet qui est lui-même dans le temps. Un objet créé dans ton âme.

-L'âme n'est pas assez grande, tu le sais bien.

-FAUX!!! s'exclama l'enfant tout joyeux. Les âmes en général, mais toi, ton âme c'est le temps! La plus grande!!

-Et la plus petite, tes explications ne mènent à rien.

La caméra fut déplacée dans une autre pièce et Gaster se plaça devant. Il dit:

-J'ai... Je suis désespéré. Je vais essayer de ne pas les décevoir, cependant... A part les potions d'émotions, je ne vois rien d'autre, mais ça lui serait néfaste et lorsqu'elle en prendrait, tout le continum espace-temps serait affecté. Voilà pourquoi j'ai fait appel à moi-même, d'un autre univers, jeune. Le contact avec d'autres enfants a été déjà tenté, sans succès apparent. Elle n'a pas de lien avec eux. Cependant, il semblerait que la compagnie de mon autre moi lui soit acceptable, je suppose que c'est un début. Et mon autre moi est trop heureux de pouvoir parler sans qu'on lui demande de répéter avec un enfant de son âge. Alors... tout le monde y croit.

Fin de la vidéo. Gaster regada Erwick puis dit:

-Tu t'étais déjà déplacée auparavant dans le temps?

-Exact. Mais uniquement des endroits calmes où je n'ai eu qu'une influence limitée.

-DEUX MINUTES! criais-je. C'était quoi, ça? Je veux dire, scientifiquement parlant, il est tout à fait logique qu'elle n'ait pas d'émotions, alors la question à amener maintenant, est comment elle peut en avoir actuellement sans se droguer?

-Euh... Quelle cassette, Gaster?

-La 6.

Elle prit la cassette numérotée et la glissa. Là, on la vit, face caméra, aussi morose et froide que d'habitude. Gaster dit:

-Erwick, cela fait... Un mois que tu as été enfermée dans une cave étroite, sans lumière avec des repas donnés à des heures irrégulières, des conditions d'hygiène douteuse, sans contact... Es-tu en colère?

-Non. Comme d'habitude, Gaster.

-Même pas un petit peu... mal?

-Non, rassurez-vous. Juste... Comme d'habitude. C'est mal?

-Non, mais... J'aimerais et tes parents aussi que tu sois un peu plus émotive, tu vois?

-Je comprends mais je n'en ressens pas le besoin.

-Tu as été amenée ici parce que tu te laissais mourir, Erwick!

-Je sais, j'étais au premier plan, vous savez? Demandez à votre réplique, même enfant, il a compris.

Ce serait pas une pointe de... sarcasme, là? Le sarcasme est du aux émotions! Le Gaster hors caméra était trop en colère pour l'avoir remarqué et la cassette continua sur cette onde là, sans qu'Erwick ne manifeste à nouveau ses émotions. A la fin, il y eut une coupure puis on vit Gaster, face caméra, dire:

-Au revisionnage... Wow! J'ai vu une pointe d'émotion, une pointe, un éclat fugace! Je... On ne crit pas victoire, mais bon... Ce qu'il y a à remarquer, c'est qu'elle est en lien avec mon double jeune et que cela ne fait que six semaines qu'ils sont ensembles alors que ça fait... deux ans que j'essaie. Je vais les mettre ensemble en continu, je suis proche du but.

La cassette s'arrêtait là. Gaster soupira et dit:

-J'ai pris des mesures radicales, hein?

-Sans blague! Il nous a menottés ensemble! si bien que toute la conception de sa maison a du être refaite, notamment au niveau des sanitaires où il y avait un trou dans le mur qui nous pemettait d'y glisser la chaîne et qui pouvait se baisser à un point clé de façon à éviter les regards gênants. La chambre aussi, les deux lits étant aussi séparés par une plaque en plastique du même genre.

-Pourquoi vous séparer?

-Ma... main.

-Elle était dans un bocal, la première fois.

-En effet, le gant n'était pas encore là et le pantalon non plus. Alors du coup, on plaçait ma main dans un bocal, un cube... Sauf que la nuit, il se brisait. Certes, des mesures de sécurité ont été prises, mais bon...

Erwick soupira et marmonna:

-Toutes les semaines je changeait de lit.

Gaster ricana doucement puis, m'observant du coin de l'oeil demanda:

-Et donc? Quel est le plan?

-J'ai besoin de ton aide. De votre aide, pour... m'arrêter.

-Pardon?

-J'ai trouvé comment me tuer dans le futur et c'est comme ça que j'ai commencé à vouloir détruire le temps lui-même.

-Mais si on te tues... marmonnais-je.

-Si vous tuez mon futur, j'agirais pour ne pas devenir comme elle.

-Ah...

-Voilà pourquoi j'essaie d'en savoir le moins que possible d'habitude.

-Alors comment tu as su? demanda Gaster.

-Simple... Ce document.

Elle le montra calmement. C'était un document indiquant tout les endroits où elle est allée. Elle continua:

-Après avoir récupéré mon gant chez Science et discuté avec mon frère, je me suis rendue compte de quelque chose sur ce document que tu m'avais montré fugacement. Je me suis faite passer pour l'Erwick qui venait le récupérer et quand j'en ai vu le contenu, j'ai remarqué que je suis allé plusieurs fois au même endroit à la même époque.

-C'est ridicule.

-Pas tout à fait, mon opinion évolue. Bref, il y avait plusieurs moi, différent look et époques et âge.

-T'es un dessin et ton âme c'est le temps, explique comment tu peux vieillir.

-Simple: magie.

-Ah.

-Bref, un double est monté à l'estrade avec un habit reconnaissable à des lieux. Elle nous a dit: 'Mes chères moi, merci d'être venues. Je sais comment mourir. C'était sous nos yeux depuis le début mais nous n'avons rien vu. Il faut tout simplement empêcher notre existence.' D'autres ont répliqué que cela allait détruire tout. Elle a répondu: 'Non, ce sera comme si les multivers n'avaient jamais existé.'

-Et donc, tu veux qu'on fasse quoi?

-Je veux que vous m'aidiez à... connaître mon passé de façon précise.

-Tu n'en as pas de souvenirs?

-Que vagues, on m'a uniquement entraînée à tuer mon frère. J'ai été créé et j'ai vécu pour ça et l'absence d'émotions n'a pas aidé. Maintenant... Ouais? Je me dis, qu'est-ce que je vais foutre?

-Je sais pas, mais surveiller ton passé attentivement est une solution.

-C'est pas censé être déjà arrivé?

-Etant donné que je me tuerais moi-même, il est tout à fait possible que non, car je peux avoir fui dans le temps.

-Elle parlait d'empêcher ta création... Surveiller ton passé est une mauvaise idée.

-Non, pas le moins du monde. On ne peut pas empêcher Ink de dessiner, mais si je reste sans émotion, alors je peux tout à fait ne pas m'ennuyer, même si je passe l'éternité comme ça.

-Alors... Tu voudrais au contraire te faire souffrir pour...

-Je crois pas que tu te rendes compte de ce que c'est, n'avoir aucune émotion. Tu ne manges pas car tu ne ressens pas l'envie, ce n'est pas de la paresse c'est juste que tu n'as aucune... motivation. Pourquoi faire un mouvement de la journée à partir du moment où tu ne ressentirais rien face à ce mouvement? C'est juste... comme si tu n'es pas né.

-Et alors?

-Alors rester ainsi pour le reste de ma vie, c'est une option meilleure que de souffrir, selon mon futur moi. Personnellement, je suis trop heureuse pour.

-Alors... que fais-t-on? demanda Gaster.

-Déjà, rassemblons les éléments de ta quête pour me faire ressentir des émotions.

-Le voyage temporel...? marmonnais-je.

-Non, trop long. Il a fait une cassette par semaines depuis l'arrivée de son double dans nos vies.

Je soupirais. Gaster... Pourquoi je dois collaborer avec lui?! Et puis, surtout, il semblerait qu'il ait perdu son Sans... Comme moi. En me voyant pensif, il me dit:

-Hey, Sans?

-O-Oh! Oui, pardon... Qu'est-ce qu'il y a?

-Tu... ça va?

-Oui... C'est juste que te voir, c'est un peu... déroutant.

-Je comprend, moi aussi. Pour moi, Sans est mort... Il y a un mois. C'est... Voilà.

-Pour moi, t'es mort il y a une semaine.

-Toutes mes condoléances.

-Pour ta propre mort? Je ne pensais pas que tu étais de ce genre là, Gaster.

-Qu-?! Et moi, j'ai cru voir un squelette en te voyant!

-Pff... Elle était bonne.

Erwick s'exclama:

-Hey, les deux tas d'os, j'ai trouvé une cassette intéressante.

Elle la lança et on vit... Erwick, adulte. Elle portait une chemise, une cravate, un pantalon en soie, sa main de fil mise dans un gant blanc. Elle était assise sur une chaise, jambes croisées. Très soignée, très professionnelle. Pas comme l'Erwick actuelle qui avait certes la chemise et la cravate mais était une véritable guerrière. Elle dit:

-Bonjour, Gaster.

-Erwick... Salutations.

-Pas besoin d'être aussi froid avec moi, je te pris. Je suis... comment dire... touchée de te voir ainsi, prendre soin de moi... Mais je connais la vérité.

Elle soupira. Gaster commenta:

-Je ne me souviens pas d'avoir fait cette cassette.

-Normal. répondit Erwick en vrai. Nos souvenirs se réarrangeront selon les évènements une fois que ce sera fini.

Gaster et Erwick sur l'écran avaient fait une pose. Gaster dit:

-Je... ne vois pas de quoi vous parlez.

-Je parle de votre intérêt à vous occuper de ma personne.

-Qui est? Mais, avant... ai-je réussi?

-Si vous aviez échoué je serais dans un lit d'hôpital... Vous permettez?

Elle avait sorti une cigarette. Un 'oui' l'amena à prendre son briquet. Erwick sourit face à cette vue. L'Erwick sur l'écran fit tourner sa cigarette entre ses doigts avant de l'immobiliser après un tour complet. Elle l'alluma et fuma. Gaster dit:

-Pourquoi... es-tu ici?

-Dans le futur, mes autres moi vont avoir une passion malsaine pour les rencontres de thérapie de groupe, semblerait-il... Mais le docteur n'est pas bon et a conseillé qu'on arrête de ressentir quoique ce soit.

-Oh, je vois... Et?

-C'est l'équivalent d'une mort, nous sommes tout deux d'accord sur ce point. Mais, ce qui est réellement important... C'est de savoir une chose, Gaster. Comment y parvenir? Je suis la guardienne du temps, il n'a pas fallu longtemps pour qu'on se dise que c'était peut-être en m'empêchant juste d'avoir des émotions. Cela fait 5 ans que je ressens des émotions. Impensable que j'abandonne tout ça. Certes, le peu que j'en ai est représenté de façon quelque peu... surprenante, mais mis à part cet handicap, je suis la squelette la plus commune du monde.

-Gaster, Gaster!

Arrivèrent en courrant Erwick et le mini Gaster. L'adulte dit:

-Qu'est-ce qu'il y a?

-Erwick! Elle a sourit!

-Par pure politesse. précisa l'intéressée.

-Mais elle a sourit!

-Oui, afin de répondre poliment à ton entrain démesuré. Qui est cette femme?

-Bonjour, Erwick... Ravie de faire ta connaissance. dit-elle en fumant.

-Vous... êtes super forte, je le sens. marmonna Erwick. Vous devez être un modèle pour beaucoup, je vous félicite. Quel est votre nom?

-Eh eh... marmonna Gaster. Peut-être que j'aurais du la coincer avec elle-même, finalement...

La vidéo s'arrêtait là. Erwick dit:

-Il y en a toute une série.

-C'était ton toi de quelle époque?

-Au début de mes émotions, je restais très froide et calculée.

Elle est déjà froide et calculée, comment peut-elle l'être plus en ayant des émotions?! Elle continua, sans remarquer ce qu'elle avait déjà dit:

-Et du coup, j'ai adopté ce style, le trouvant... sympathique.

-Hmm... C'est bien gentil, tout ça, Erwick, mais j'aimerais visionner le reste des cassettes alors va jouer ailleurs. marmonna Gaster. Sans, toi, tu restes.

-Appelles moi Science ou Sci, Gaster.

-Hmm...

Il n'y prêtait pas d'attention, même s'il hôcha vaguement la tête. Là, Erwick s'en alla, nous laissant seuls. Gaster vérifia qu'elle était bien partie d'un coup d'oeil puis se tourna vers moi. Il dit:

-Ces multivers vont me tuer... J'y croyais pas, quand Ink et Error sont venus me chercher. Mais apparemment... Je suis forcé d'admettre qu'elle peut voyager dans les multivers...

-Tu as une différente façon de parler de mon Gaster, c'est drôle.

-Qu'aurait-il dit?

-Un truc comme... Ces multivers sont très intéressants... Science, toi qui vient d'un autre multivers, explique moi comment tu as rencontré Erwick, son état après qu'elle soit venue ici... Donne moi tout les détails et n'omet rien car cela pourrait troubler mon analyse.

-Ah... C'est vrai que j'aurais pu le dire... Mais j'avais la tête ailleurs.

-Pourquoi?

-Parce que le Sans qui est mort il y a pour moi six mois est en face de moi.

Il but une gorgée dans sa tasse. Je soupirais et allais prendre une autre des cassettes quand il dit:

-Ce que je ne comprends pas, c'est ton état. Tu es étrangement calme... Pourtant, ton Gaster, quel qu'il soit pour toi, est mort il y a une semaine...

-Je... J'ai surmonté cette épreuve.

-En une semaine? Fais moi rire. Tu n'as pas dit plus d'une blague depuis ton arrivée ici, c'est alarmant pour toi.

-Je vais bien.

-C'est ça.

Gaster me fixait de ses yeux, ses yeux révélateurs... Il me mettait à nu d'un simple regard. J'avais l'habitude de ce regard... PUNAISE! C'était le même regard, la même attitude, les mêmes vêtements, le même timbre de voix si particulier, les mêmes expressions fugaces sur le visage, la même capacité analytique... MÊME LA TASSE DE CAFE EST LA MÊME!

Je me mis à fondre en larmes. Gaster, troublé, vint à ma rencontre et, ne sachant que faire précisément, caressa lentement mon crâne, comme il avait l'habitude de le faire.

Mais ce n'était pas lui.

Je chassais mes larmes et dit:

-Mettons nous au travail.

-Ah, c'est ça, ta méthode miracle, toi? Te plonger dans le travail et une quelconque addiction?

-Pardon...?

-J'ai vu tes tremblements, tes micro expressions, tes gestes brusques et surtout, l'odeur de l'alcool! Sans, ce n'est pas une solution.

-Me mettre en face du double de mon meilleur ami non plus!

-Ah, là-bas, j'étais un 'ami'...? Ici, tu étais ma création.

-C'est à dire?

-Je t'ai créé.

-Tu étais mon père?

-On peut dire ça...

-Chez moi aussi, mais tu m'as traité en égal et en ami. Alors je t'ai traité comme mon meilleur ami.

-Ici... c'était différent, jusqu'à un an auparavant où tu as gagné ta liberté. Nous ne sommes pas reparlés depuis. Tu avais une obsession sans limite pour... Ah, comment tu l'appelais, déjà...? C'est ça. 'Ceux du vide.' La première fois que t'en a parlé, j'ai cru que c'était moi, mais non. Tu avais alors... Enfin, c'était trois ans avant ta mort. Tu parlais d'un couple voyageur.

-Un couple? Des... amoureux?

-Peu importe, tu étais devenu fou à cause des expériences et des injections de détermination.

Non, impossible que je sois devenu fou à cause de quelconques expériences. Mon Gaster m'avait raconté que ses versions alternatives, ou certaines d'entre elles, tenaient un carnet commun. Ils avaient trouvés une brèche qui menait au vide des multivers. Rien de vivant ne peut y survivre. Alors du coup, les Gaster tiennent un carnet sur tout leurs semblables des multivers. Les horreurs qu'on a faites à mes semblables était... Bref. Je savais que certains le faisaient, mais s'ils étaient tous d'accord sur un point (car oui, les méthodes pour les expériences, l'anesthésiant, tout ces détails était quelque chose dont ils débattaient via ce carnet), c'était sur la lucidité de leur patients.

Alors non, je n'étais pas fou ici. Ce couple a du réellement existé. Mais ce ne sont pas mes affaires. Gaster soupira et marmonna:

-Je crois qu'on est coincés, tout les deux...

-Vraiment?

-Oui.

-Alors... Tu sais... Tu pourrais lancer la cassette suivante?

-Non, je suis curieux... Comment j'ai pu devenir ton ami? Ca m'échappe.

-Eh bien... Je dirais juste que Frisk a aidé.

-Frisk?

-Oui. Il n'y a qu'un Gaster par multivers, hein?

-Oui.

-Eh bien, un jour, Frisk est venue vers toi et t'as dit... 'Gaster! Je veux sauver tout mes amis et Sans fait partie de mes amis. Je refuse que tu le fasse souffrir encore plus! Alors je vais RESET, jusqu'au début de ma vie, et tu ne vas pas le faire souffrir, d'accord?!'. Face à sa DETERMINATION, tu as accepté.

-J'ai accepté la demande d'un enfant... Ridicule.

-Et puis je crois que tu m'aimais bien.

-Pff... Humiliant.

Je regardais Gaster. Il était différent de MON Gaster. Plus mauvais, plus calculateur. Mais...

Je sais qu'Erwick ne m'as pas laissé avec lui inocemment et juste parce qu'elle veut de la compagnie d'un seul Science. Elle est peut-être 100 fois plus calculatrice que ce Gaster. Elle a fait exprès, j'en étais sûr.

POINT DE VUE D'ERWICK:

Je regardais calmement le Temps dans toute son ampleur, aux côtés de mon frère. Il ricanait et marmonna:

-T'es en fait plus cruelle que moi! Les avoir foutus ensemble comme ça!

-Non, pas cruelle. J'ai un objectif, Yzcan. Et pour l'atteindre, il faut avoir les bonnes cartes en mains. Ces deux-là sont la clé de ce que je veux.

-Et que veux-tu? Parce que ça a un lien avec moi, vu tes visites régulières.

-Eh... Mystère. Mais c'est un plan... d'une grande envergure.

Mon moi du futur envisage de m'empêcher de ressentir? C'est une idiote, ou quoi? J'ai parfois du mal à comprendre mes propres agissements... Quoiqu'il en soit, je dois aller là-bas... Ou plutôt y retourner.

Le seul endroit auquel je ne peux accéder.

Yzcan me regardait, un sourire aux lèvres. Il dit:

-Tu es aussi méchante que moi... Je le vois en toi, tu n'es pas gentille, tu n'es pas...

-Ferme-la deux secondes avec tes gentils et méchants. Tout n'est pas noir ou blanc. Chaque être est composé d'un gris qui lui est propre.

-Tu vois du bon en moi? Tu es bien la seule.

-Il y a forcément du bon en toi. Il DOIT y en avoir.

-Oh... Parce que nos parents sont les mêmes et nous ont créés de la même façon, c'est à dire en dessinant, tu me vois comme ton reflet...

-Non, tu n'es pas comme moi.

-Ah bon? Qu'est-ce qui nous différencie?

-Les émotions...

-Tu veux dire que tu es trop bonne pour ressentir de mauvaises choses?

-Non, tu es décidément trop enfantin pour comprendre. Mais un jour viendra ou tu comprendras. A plus tard, mon cher frère.

Et je disparaissais.

Note de l'auteur:Nyeheheheheheheheheheheheheheheheheheheheheheheheeheheheheheh! On voit enfin l'un des deux méchants de la fic! Erwick elle même, c'est pas beau, ça (Erwick: Ca fait surtout très très cliché, tu t'es pas fait chier sur le scénario, toi...)? Dans tout les cas! Le chapitre 4 viendra dans un petit moment (et désolée si Erwick ressemble de plus en plus à Light Yagami de Death Note niveau intelligence froide mais il se peut que je sois influencée car après la sortie du film (pourri!!!) je me suis refait la série et on est forcément influencé par ce que l'on voit).Reviews, affluez! Non, pas de hater... svp (en l'écrivant, je me suis fait un trip de Chara disant: DEPUIS QUAND PENSAIS-TU ÊTRE CELUI AUX COMMANDES?! Voilà, juste pour partager mon trip de folle bon, je vais me coucher, et merci d'avoir lu)...