Note de l'auteur:Mweheheheheheh! Voilà déjà le quatrième chapitre!Nous repassons du point de vue d'Erwick chérie (Erwick: Tu m'as appelée comment, créatrice?!) pour prévenir.
Je regardais calmement autour de moi. J'étais dans le laboratoire de MON Gaster, en face d'une vitre à un seul sens qui me permettait d'observer les mouvements de mon moi jeune sans pour autant qu'elle puisse me voir.
Moyen très pratique de l'observer, considérant que je suis elle.
Elle était assise sur la chaise, ne bougeait pas, c'était à peine si elle respirait. Ses yeux vides, si vides... Je ressemblais à ça, avant?!
Gaster s'avança vers moi et, pour signaler sa présence, fit un geste qui m'était très familier: une main sur la nuque. N'y voyez rien d'étrange, c'est juste qu'enfant, je refusais que l'on touche à mon crâne, alors il posait toujours une main sur ma nuque pour signaler sa présence. Je soupirais puis dit:
-Quoi?
-Encore une du futur, à ce que je vois... Que s'est-il passé?
-...je ne peux pas en parler.
-Tu es sûre?
-Oui.
-Tu garde toujours un côté froid, à ce que je vois... C'est dommage, j'aurais espéré que tu le perdes.
-Je ne suis pas surémotive, tu n'as pas élevé une pleurnicharde, mais une guerrière, assume un peu.
Il ricana. Il posa une tasse de café devant moi, la mienne d'antan. Il y avait un petit message que j'avais moi-même marqué: 'Mort aux traîtres'. Je l'avais marqué après avoir vu le film les monstrquetaires, et je ne comprenais pas la traîtrise. Ce que je ne comprenais pas ne devait pas, à mon sens, avoir de place dans le monde. Alors, j'ai marqué mort aux traîtres. Maintenant, j'ai revu mon opinion.
Soit traître s'il le faut et n'hésite pas à aller au bout de tes convictions.
De quoi faire frissoner quiconque quand je l'attaquais... Je bus une gorgée de café qu'il me tendait. Il eut un bref sourire en me regardant enfant et dit:
-Tu te rends compte... Que tu es ma plus grande réussite?
-Je n'avais pas de doute à ce sujet, vu ton comportement lors de nos retrouvailles...
Gaster s'avança un peu plus. Je l'observais du coin de l'oeil tout en refroidissant le breuvage (oui, je bois du café tiède!). Il portait sa blouse légendaire, il était droit, son crâne fêlé, ses trous aux mains, il avait une expression énigmatique dont j'ai du hériter, à force de n'avoir qu'elle en face de moi durant toute mon enfance et une partie de mon adolescence.
Puis j'ai dit merde et j'ai eu ma période rebelle.
Je sortis une cigarette machinalement. J'en avais toujours un paquet sur moi. Je sortis la cigarette, la fit pivoter de 360 (quel intérêt, me direz-vous? En cinq ans d'utilisation de cette technique, je ne le sais toujours pas) avant de l'allumer d'un geste habile. Gaster me regarda et dit:
-C'est quoi, le contenu de ces réunions entre vous toutes?
-Simple... Certains sont pour empêcher ma naissance, d'autre pour m'empêcher de ressentir des émotions...
-A quoi bon?
-Eh eh... Je suis maudite, Gaster. Il semblerait que je sois immortelle.
-Si le temps est cyclique...
-La boucle semble être trop grande à mon goût alors.
-Et toi, dans quel camp te places-tu? Ton autre toi était plutôt contre...
-Moi? J'ai mon opinion bien à part que je garde pour moi.
Je pris une bouffée. Gaster était pensif, je le voyais. Il essayait de savoir quelle était ma position mais je ne comptais lui en laisser aucun indice. Il dit:
-Es-tu un danger pour ton toi du passé?
-Non, par contre, je compte augmenter mon LV, si tu veux tout savoir.
-Pardon?!
-Eh oui...
Avec un sourire aux coins des lèvres, je continuais:
-D'ailleurs, j'aurais besoin d'un entretien avec mon moi du passé. Filmé, je veux pouvoir le réutiliser si nécessaire.
-Bien sûr...
Il m'ammena devant moi-même. Je m'assis devant mon moi du passé. Gaster installa la caméra et dit:
-Euh... Autre chose?
-Cela fait combien de temps que je suis ici?
-Elle? Deux jours.
-Bien.
Parfait... Gaster nous laissa seules. Face à moi-même, je dis:
-Bonjour, Erwick.
-Vous êtes qui?
-Je suis quelqu'un.
-Vous avez forcément une identité.
-C'est exact, mais toi tu ne te limites pas à un nom.
-Certes, mais cela permet d'éttiqueter les gens et les visages afin de pouvoir les simplifier à un mot.
-Tout à fait, mais j'aimerais garder mon identité secrète.
-Pourquoi? Êtes-vous contre le prénom que l'on vous a donné?
-Pas vraiment... Et toi?
-Je n'ai aucune préférence.
-Même pas pour le nom d'Yzcan?
-Vous venez de nommer ma cible.
-C'est ton frère.
-Mais aussi ma cible et par soucis d'une prétendue affection que je pourrais générer, mes parents l'ont toujours appelé ainsi.
-Certes. Je sais où il est.
-Vraiment? Je n'ai pas l'autorisation d'être en contact avec lui.
-Voudrais-tu le voir?
-Pas spécialement.
-Alors... Que me dirais-tu, si je te disais le nom de... Sans ou bien alors Science?
-Science... Créature créé par Gaster d'une importance mineure.
Si Science était là, il aurait pleuré... Mais nous étions entre nous. Et moi, cela ne me dérangeait pas de le nommer ainsi.
Mon moi du passé me fixait, sans rien dire. Je savais très bien ce qu'elle ressentait...
-Fascination sans curiosité.
-Pardon? dit-elle.
-Fascination sans curiosité. C'est ce que tu ressens en permanence, n'est-ce pas?
-C'est à dire...? Comment peut-on être fasciné par quelque chose... sans être curieux?
-Tu es fascinée par moi, je le sais.
-Ce ne serait pas te donner trop d'importance par rapport aux milliards d'êtres dans les multivers?
-Pas vraiment...
-Alors, si j'étais toi, j'aurais dit Intriguée sans curiosité.
'Si j'étais toi'... PFFF... Mais c'est le cas, ma chère!
Je soupirais intérieurement. J'allais devoir revoir mon attitude mentale, moi... Je lui fis un bref sourire et continuais:
-Oui... D'ailleurs... J'ai une requête.
-Laquelle?
-Je veux... Que tu fasses quelque chose pour moi?
-Quoi?
-Quand... Quand quelqu'un comme moi viendra te voir, je veux qu'à la fin de votre entretien, tu lui dises... La vérité éclatera à notre sujet.
-Au sujet de qui?
-A propos de nous tous.
Elle me regarda, intriguée et, ricanant, je m'en allais. Oh oui, mon plan est d'une précision diabolique... Je me vengerais de mes créateurs.
De tout mes créateurs.
Note de l'auteur:Chapitre court, je m'en excuse!D'un autre côté, il est très riche en informations (Erwick: Pardon? J'ai juste causé, là, créatrice!). Mais si, je vous assure! Pleins d'indices. PLEINS.Ca me fait penser à moi quand je lis des écrits plutôt longs ou qui m'intéressent vraiment et d'une complexité moyenne je dirais (Erwick: considérant que la complexité moyenne est objective vu ton jugement, tu devrais plutôt dire sur une échelle de 1 à 10 en citant des oeuvres de références pour chaque niveaux et... OK, je la ferme) et que je relis le texte après l'avoir lu en entier. Et là, je m'exclame: MAIS OUI!!!Bref, j'espère (Erwick et Yzcan: Fais qu'espérer, créatrice, t'obtiendras pas mieux.) vous faire vivre la même chose avec cette fic.
