Note de l'auteur:Alors alors!!! Merci pour vos reviews et ceux qui me suivent (j'en suis sûre pour Sidona qui ne manque pas à l'appel à chaque chapitre pour la review) pour certains depuis 3 fan fic (en comptant celle-ci ET celle d'Yzcan, mais ça fait beaucoup pour mes 4 fan fic d'Undertale) et je tenais donc à faire une mini annonce. Je suis aussi intéressée par d'autre sujets qu'Undertale (c'est pas ma vie, quoi, même si on dirait) et je compte me lancer dans un projet sur... Death Note. Ou Assassination classroom. Bref, des mangas (ou séries) qui méritent selon moi une fan fic.Cela ne veut pas dire que j'arrête Undertale (c'est trop bien pour que j'arrête!) mais je risque de soit le mettre entre parenthèses soit de baisser mes publications à ce niveau. Cependant, je ne disparaît pas (toujours debout lol)! Et aussi, je tenais à remercier (si elle lit cette fan fic, bien sûr, sinon... ADIEU, MONDE CRUEL! Lol) Miss lunettes (plume amatrice qui écrit sur Undertale) d'avoir mis mon profil en... favoris!Je suis trop fière, là. Vraiment, Internet, ça vous donne une fierté (ou une honte pour certains que je plains sincèrement car ils ne le méritent pas toujours) de malade.Bref! Ce chapitre ne sera sans doute pas le dernier (le plan d'Erwick mérite un peu mieux que ça, quand même!). Dans tout les cas, réponse à ta review, Sidona:

Alors, par rapport à ses créateurs, Erwick a une vision bien particulière. Je ne spoile rien (petit indice: qui est le méchant d'Undertale?)! Mais de toute façon, je pense que ce chapitre sera l'apotéose. Sa réussite éclatante ou sa défaite cuisante (je me mets à faire des rimes, yeah!). Quant à l'Erwick sans émotions, tu as dit 'j'ai l'impression que c'est moi quand je parle à quelqu'un que je n'aime pas'. Eh bien, cette Erwick ne déteste personne mais elle ne peut pas comprendre les émotions non plus. Elle ne peut pas capter que si elle dit quelque chose, d'autres pourront mal le prendre. Mais peut-être que je prendrais plus de temps pour expliquer sa façon de penser, c'est un aspect intéressant.

P. D. V. d'Erwick (je viens de découvrir cette abréviation, avant je comprenais pas et j'étais comme une conne mais maintenant, j'ai pigé! YAHOU!)

Je regardais toujours aussi fixement mon frère. J'étais rentrée de mon escapade de chez Gaster et maintenant, face à mon frère endormi, j'hésitais. L'inclure dans mon plan était inévitable, mais lui donner autant de pouvoir... Son libre arbitre et sa psychose le rendent tout simplement imprévisible à peu de choses près.

Et j'ai tout préparé, jusqu'au moindre petit détail.

Je ne peux pas me laisser avoir comme ça, je ne peux pas le laisser m'abattre, je ne PEUX PAS!

Lui révéler mon plan n'est pas une option non plus car s'il en connaît ne serait-ce qu'une infîme partie, tout pourrait être réduit à néant. Et il y a beaucoup trop de facteurs inconnus... BEAUCOUP TROP A MON GOÛT. Une vengeance certes très souvent utilisée par mes semblables mais jamais... jamais menée à bout.

C'est pourtant l'esprit même de son jeu, de notre jeu. Yzcan est si loin de la vérité mais il a quelques fois des éclats de lucidité surprenants. D'ailleurs, il commençait à se réveiller. Quand il ouvrit les yeux, il tomba sur mon crâne calme et posé. Il se releva et marmona:

-Quoi...?

-Je suis... intriguée.

-Ah oui?

-Oui. J'ai besoin de toi, c'est irréfutable.

-Ah, donc tu vas me libérer.

-Non, pas tout de suite.

-Pardon?!

-Patience, mon frère.

-Tu me fais souffrir le martyr!

-Je sais.

Il me regarda quelques instant avant qu'un sourire plein de fantaisies prit son envol sur ses dents. Il dit:

-Ah... Tu as un plan, n'est-ce pas?

-De quoi parles-tu? fis-je innocemment.

-Je le sens, je le ressens jusqu'au moindre de mes os. Je le sais. Tu as un plan et pas des moindres.

-A quoi bon ficeler un plan s'il est inutile?

-Ahahahahah...

Il me regarda comme si j'étais un génie. Son sourire malsain... Il ne sait même pas mon plan. Je dis d'une voix calme:

-Je te préviendrais quand je veux que tu fasses ton entrée.

Je disparaissais pour réapparaître près de Gaster et Science. Ils étaient affairés sur les cassettes.

Je m'approchais et je vis, assise sur la chaise, moi du passé. Mais... différente. Je portais un blouson de motard usé, mon gant était en cuir, j'avais un style très punk mis à part les cheveux. Je m'étais même faite un tatouage éphémère sur la joue droite. Gaster dit:

-Bien... Maintenant, je veux savoir pour qui tu es.

-Pour le seul camp possible, Gasty.

Et elle cracha au sol avant de se gratter le crâne. Elle continua:

-Y a qu'un seul camp, mon gars. Si t'as pas encore pigé, t'es à la traîne.

-Un seul camp? Explique toi.

-Pas besoin, toi tu sers à rien, c'est ceux qui regardent. Coucou, chers téléspectateurs!

Elle fit un salut de la main mimé avant de fourrer ses mains dans ses poches. Elle demanda:

-J'peux m'en griller une, st'euplaît?

-Euh... Oui, bien sûr.

Elle eut un léger sourire et Gaster remarqua ses dents taillées en pointe. C'est vrai que j'avais fait ça, à un moment... Je trouvais ça plus classe. Elle sortit sa cigarette, lui fit faire un tour complet avant de l'allumer. Elle prit une bouffée et un chien à la fourrure blanche arriva. Elle hurla:

-DEGAGE, SALE CLEBARD!

-Pourquoi? Tu as une phobie des chiens? demanda Gaster.

-Uniquement les blancs.

Elle prit une dernière bouffée pour se détendre puis dit:

-Ah là là... Mon pauvre Gasty, t'es mis au courrant de rien, toi... T'es qu'un exploité du système, comme moi.

-Au profit de qui?

-Tu sais même pas le nom de ceux qui te promènent en laisse? Pff... Ridicule.

Et, alors qu'elle ricanait, elle prit une autre bouffée. Là, arriva en marchant mon double. Elle portait une chemise et un jean, mais contrairement aux miens qui étaient amples, les siens étaient piles poil à sa taille. Elle était très jeune. Mon moi rebelle ricana et passa une main dans ses cheveux en disant:

-Eh bien, choupinette! Ca va?

-AH!!

Elle recula de quelques pas. Elle avait pris peur. L'autre moi dit:

-Eh eh... Surémotivité, hein? J'connais pas mal le sujet... 'xcuse.

-C-Ce n'est rien, je... OH, PARDON!

Et elle se réfugia vers Gaster, derrière lui. Celui-ci dit:

-Eh bien, Erwick, que veux-tu?

-J-Je... L-La vérité éclatera à notre sujet!

-Eh eh... Je sais, choupinette.

Elle se leva et dépoussiéra son pantalon en cuir avant de partir en disant:

-Hey, Gasty, salue Sans de ma part.

Et elle fit un clin d'oeil avant de disparaître. Ne laissant rien paraître de mon amusement, je me contentais de faire un regard vague et inexpressif. Là, Gaster se tourna vers moi et me demanda d'une voix calme:

-Alors? Que veux-tu que l'on fasse, exactement?

-Hmm... Continuez à regarder les cassettes et dites moi à partir de laquelle vous constatez un changement d'attitude. Que ce soit dans la gestuelle, les tics, le sens général...

Les deux squelettes hôchèrent de la tête faiblement. Je jetais un regard à Science qui était, sans nul doute, le plus expressif des deux. Il semblait... pensif. Je devais savoir pourquoi, si je dois entrer une nouvelle variable ou non. Alors que je quittais la pièce, je dis:

-Sci, avec moi.

Façon simple de l'obliger à me suivre. Il ne peut pas refuser car j'avais déjà quitté la pièce et se sentira obligé de venir et accepter de rester.

Moyen excellent de l'inciter à venir sans que Gaster en ait la moindre idée.

Science arriva et je l'entraînais dans une pièce que je ne connaissais que trop bien, pour cause, c'était mon ancienne chambre. J'allumais et Science écarquilla ses orbites en voyant des murs noirs, une porte peinte en noir, un mobilier noir... Tout était recouvert de peinture noire. Je dis en souriant:

-A mon arrivée ici, j'ai appris le principe de pudeur et d'intimité, c'est le second que Gaster m'a enseigné après qu'il fallait que je mange et boive.

-Tu... Ink et Error ne t'ont pas briefé?

-Non, ils m'ont appris à me battre en revanche. Bref. Suite à cet évènement et connaissant Gaster, j'ai pris peur et peint entièrement la chambre en noir de façon à ce que si Gaster m'espionnait, il ne pourrait plus. J'ai même bouché la voir d'aération.

Science semblait impressionné. Bien... L'une des techniques de manipulation les plus utilisées est de d'abord détourner la conversation avant de demander ce que l'on souhaite... Et puis, ayant révélé une information de mon passé, il se sentira plus enclin à m'en donner une en échange.

Sauf que pour augmenter mes chances de réussites, je dis d'une voix distraite:

-On est en quelle année?

-Oh... 201X (je répète: MERCI TOBY FOX! Merci! Grâce à toi, on est des clowns dès qu'on veut parler de la date! MERCI!), pourquoi?

Parfait. D'abord demander un objectif atteignable pour la cible avant de lui dire l'objectif final. Mais cela ne suffisait pas. Je soupirais puis marmonnais d'une voix faible:

-Tu sais, Science...

Il me regarda, intrigué. Bien, j'ai toute son attention... Je continuais sur le même ton:

-J'ai... beaucoup réfléchit. Sur pleins de choses.

-Ah, c'est...

-NE ME COUPE PAS QUAND JE PARLE!

Merde, je m'étais emportée!! Il va m'en vouloir à mort, c'est foutu, c'est foutu! Je le regardais et il avait un air triste. Il marmonna:

-Continue...

-Bref, j'ai... beaucoup cogité.

-Et donc? Oh, pardon, je t'ai coupé!

-Ce n'est rien. J'ai tiré des conclusions de mes raisonnements. Notamment... sur nous deux.

Science me regardait, subjugué par mes paroles. Oui, c'est ça... Il marmonna:

-Moi aussi, j'ai tiré des conclusions...

Attends, quoi? QUELLES CONCLUSIONS?! Je le regardais et l'encourageait à continuer par mon absence de réponse. Il avait les larmes aux yeux quand il continua:

-J'ai réfléchi. A quand je t'ai appelé Wicky...

-Plus jamais tu m'appelles comme ça, d'ailleurs.

-Oui, bien sûr. A quand tu me trouvais mignon... A quand je t'ai embrassé... J'ai tiré les conclusions qui s'imposaient.

-Quelles... conclusions?

-J'en ai pas assez dit?

Merde, avec cette phrase, il me piège. Si je dis 'non car je n'ai pas compris', il pourrait le prendre mal et si je dis 'oui, mais j'ai besoin d'entendre la suite', ce sera pris comme un accord. Alors qu'en fait, je n'ai aucune idée de ce qu'il va dire. Je soupirais puis dit:

-Tu sais, je ne sais pas vraiment trop quoi en penser...

-Alors je vais le dire!

Super! Vas-y! Il continua:

-Erwick... Je pense qu'en toute logique il semblerait que... que... que je sois amoureux de toi!

Pardon? C'est une plaisanterie, j'espère? Je fixais Science. Une idée germa en moi. Lui mentir. Le manipuler jusqu'au bout, le placer dans l'ignorance.

Sauf que je ne suis pas comme mon frère.

Je ne peux pas lui mentir sur mes sentiments, ça, non. Je ne peux pas... lui infliger cela. Je pris une inspiration puis dit:

-Est-ce pour ça que... tu étais gêné et pensif, tout à l'heure?

-...Non, pas que. ENFIN, OUI AUSSI! Mais pas que...

-Qu'est-ce qu'il y avait d'autre?

-Eh bien... J'ai... Gaster est... troublant.

Troublant? Comment ça?

Je sais que la relation qu'entretenait le Gaster de ce multivers et le Sans de cette AU était très... spéciale. J'ai souvent pensé qu'ils étaient ensembles. Gaster ne lui aurait pas fait sa... déclaration, si? Sci continua:

-Il m'a parlé de mon moi de cet univers.

Pitié, il lui a dit qu'il l'aimait... Ca risquait de créer des tensions, fausser mes prévisions et... NON! Il termina:

-Il semblerait que mon autre moi soit devenu complètement fou et parlait d'un couple de voyageur...

-Un couple de voyageur? Dis m'en plus.

-Qu'ils venaient la nuit, dans sa cellule et lui parlaient.

-Par un couple, tu entends... des amoureux?

-Non, deux squelettes.

Deux squelettes? Cela veut dire que... Très bien, excellent, même. Il continua:

-Et donc?

-Hmm?

-Par rapport à ma déclaration...

-Ah, Science... Je suis désolée, mais tu n'es qu'un bon ami!

Et je lui donnais une accolade. Dur? Je n'ai jamais eu à refuser qui que ce soit et à part mon frère, Science et mes parents ainsi que leur versions alternatives ainsi que Gaster, je n'ai jamais eu à ouvrir mon clapet pour quiconque.

Je n'ai pas une grande connaissance du mot 'tact'.

Mais j'ai ce que je veux. Cette information ne peut pas perturber mon plan.

Cependant, j'ai... peur. Trop peur. Il faut que je me ressaisisse. Je ne peut rien laisser bouger. Tout est tangible, tout... Tout repose sur les épaules d'une seule personne. Et ce n'est pas moi.

Et je déteste ne pas être aux commandes.

Mais j'ai besoin de lui pour mon plan... Mon autre moi a parlé de retirer mes émotions. A-t-elle découvert que c'est nécessaire pour le processus?

Je soupirais, cela ne servait à rien de s'inquiéter, toute erreur sera corrigée par mon propre futur.

A moins que le futur lui-même ne s'estompe. C'est vrai, la question peut se poser. Nous avons tous intégré dans notre cerveau le principe suivant: l'instant suivant existera. Mais, techniquement, qu'est-ce qui guarantis que l'instant suivant on sera toujours là? Que jusqu'à présent, les instants se sont écoulés de la même façon et qu'ils continueront? Ridicule. Ce n'est pas parce que cela fait des milliers d'années que le Vésuve n'a pas fait d'explosions volcaniques qu'il n'en fera plus jamais. Le temps... est instable.

Ink est vraiment le plus grand des idiots. En se protégeant, et donc me donnant comme âme le temps, il a condamné tout les multivers.

Car à partir du moment où j'ai des émotions, le temps en pâtit. Et qu'est-ce qu'il se passera si j'ai des pulsions suicidaires? De véritables pulsions suicidaires?

Est-ce que le temps implosera en détruisant avec les multivers?

C'est une possibilité parmis tant d'autres. En réalité, chaque instants peut être mon dernier et cette perspective... Elle me terrifie. Je n'ai jamais eu aussi peur.

Je me téléportais près de mon frère. Il était face à moi, en train de regarder le sol. Recroquevillé sur lui-même, il criait de douleur. Compréhensible, à force de revivre sa mort.

Je dis:

-Relèves toi, mon frère!

-E-Erwick... Sors moi d'ici... Je n'en peux plus, je t'en supplie... Ne me laisse pas... Je ferais tout ce que tu veux...

-Tout ce que je veux, hein?

-Oui, tout! Mais ne me laisses pas ici!

Il s'accrocha à ma jambe. Excellent, je n'attendais que ça. Je n'aime pas spécialement torturer les gens mais... Je ne pouvais pas le tuer, cela aurait détruit les multivers, je ne pouvais pas non plus le laisser en liberté alors du coup, ma seule solution était ici. Je dis:

-Tu n'essaieras plus de t'en prendre aux Ink et Error pour commencer.

-D'accord... D'accord...

-Bien. Ensuite, je veux que tu viennes avec moi. On a quelque chose à faire.

-O-Oui...

Je pris sa main tremblante et nous téléportais dans le passé, face à mon ancien moi. Elle était avec Sans. Le squelette était en position foeutale et mon moi du passé essayait de le soigner, tant bien que mal. Bien, ce moment là fera l'affaire. Je m'avançais et dis:

-Eh bien, Erwick!

-QU-?!

Elle sursauta en préparant sa magie d'attaque. Elle avait peur que ça soit Gaster qui, à l'époque, m'interdisait de soigner Sans. En me voyant, elle soupira de soulagement. Sans se releva légèrement et marmonna:

-Qui êtes-vous...?

-Peu importe. Erwick, j'ai besoin de te parler, avec notre frère ici présent.

-C'est notre frère?

-Oui, Yzcan.

-Eh eh... Salut...

Il leva sa main et la secoua lentement. Il était pris de soubresauts. Personne ne sort indemne de mon antre. Je soupirais et il dit en regardant Sans:

-C'est ton ami?

-Oui!

-Erwick, c'est qui ces deux-là?!

-Oh, des voyageurs! dit-elle. Elle, c'est moi quand je serais plus grande! Et lui, c'est mon frère...

Bizarrement, son ton avait changé quand elle avait parlé d'Yzcan et Sans l'avait remarqué. Il prépara sa magie et elle s'exclama:

-Non! Non! Ils ne te feront pas du mal!

-Hum... Erwick? On aurait besoin de te parler.

-Le couple de voyageurs! J'ai pas confiance en vous, même si elle, elle vous croit.

Le couple de... Oh... Ce qui l'a obsédé toute sa vie... C'est donc ainsi que cela s'est imbriqué dans son esprit...

Alors pourquoi une simple rencontre fugace l'a autant marqué? Ce n'est pas logique, pas... Oh. Nous nous sommes revus. J'eus un bref sourire triste. Je ne veux pas lui faire de mal... Erwick s'avança vers nous et se planta, sa main de fils sous un gant en toile. Elle dit:

-QUOI?!

-Oh, j'avais juste quelques questions.

-Sur quoi? Il faut que je soigne Sans!

-C'est important. Plus que la vie de ton ami.

-VRAIMENT?!

Elle essaya de me donner un coup mais avant même que je ne l'esquive, Yzcan l'en avait empêché. Elle hurla:

-TOI!!! Tu devrais être mort! Je suis censée te tuer!!!!!!

-Oui, mais... t'as changé d'avis.

-NON!!! Je ne veux pas, lâche moi!

-Erwick, j'ai besoin que tu... fasses quelque chose pour moi.

-Ah oui? Et quoi?

-J'aurais besoin que tu ailles échanger mon Yzcan avec le Yzcan que je suis censée envoyer dans le temps.

-Pourquoi?

-Tu vas comprendre pourquoi.

P. D. V. d'Erwick jeune:Mon moi plus âgé est vraiment gonflé! Je dois soigner Sans, Gaster a été méchant aujourd'hui! Mais, d'un autre côté... Je sais pourquoi elle me demande ça. Et je veux être libre.

Cependant, pourquoi est-ce que je peux pas connaître le plan?!

C'est mon moi du futur, ce moi du futur, qui a inventé le plan. Ses futur elles le connaissent donc agissent en fonction, mais avant, moi, je ne sais pas du tout ce qu'il en est et ça m'énerve!

Je déteste ne pas commander.

Et puis, mon frère, je suis pas censée le tuer ou une connerie dans le genre?

Je saisis son bras et nous téléportais dans le futur, au moment où je suis censée l'envoyer dans le temps. Il y avait mon moi du futur, Science!Sans, Gaster et Blueberry.

Il semblerait que Blueberry soit en danger de mort! Je dois agir! C'est pour ça qu'elle m'a envoyée ici? Mais non, un autre Yzcan venait de sortir de l'ombre et s'attaquait à Gaster. IL ALLAIT LE TUER!

J'allais me jeter sur eux mais je me retins. Cela pourrait changer le cours des évènements et mon moi du futur m'en voudrait.

Ensuite, je la vis ouvrir un portail. Gaster était mort.

Je commence à comprendre où elle veut en venir. Elle veut que je les échange. Je vais donc nous téléporter dans le temps de cette époque pour récupérer Yzcan et laisser celui dont j'ai la charge. Vu qu'il est dans le temps, même s'il devient une anomalie, il ne va pas mourir. Peut-être qu'elle en aura besoin plus tard...

Je nous téléportais dans le temps et à l'arrivée d'Yzcan plus jeune, il poussa un cri de terreur. Je le saisis par le bras et le ramenais vers mon moi du futur.

P. D. V. d'Erwick (moins jeune)

Je vis arriver mon moi plus jeune. Excellent, j'étais sûre qu'elle allait comprendre. Je me souviens avoir entendu un cri avant que je ne referme le portail sur Yzcan et ce n'était pas logique. Il aurait du avoir mal à la fermeture du portail... Du coup, j'en ai déduis que quelqu'un était là.

Comme lui-même.

Mon frère plus jeune était encore secoué. Quand il me vit, il se rua sur moi en hurlant:

-TOI...!

-Hey, frérot!

J'esquivais son coup qu'il allait me porter pour lui en administrer un dans le ventre. Il cracha du liquide de destruction. Merde, c'est vrai, il est malade. Il me regarda en s'essuyant du revers des phalanges avant de dire:

-C'est quoi cette histoire et on est où?

-Eh bien, tu fais partie de mon plan.

-Tu n'es pas censée me soigner?!

-Yzcan... Ce que tu ne sembles pas comprendre, c'est que tu es condamné à être malade.

-Pardon?

-Tu es condamné à souffrir et à mourir par ta maladie.

Il me regarda, un éclat d'effroi sur son visage. Je dis calmement:

-Ton seul moyen de t'en sortir... c'est de m'obéir.

-D'accord, mais...

-PAS DE MAIS!

Il sursauta face à mon ton si froid et hôcha faiblement de la tête.

Je m'avançais calmement vers lui. Bien... Maintenant, je vais exposer une partie de mon plan. Une infime partie, du moins. Je dis d'une voix calme:

-Etant donné que je suis le temps lui-même, je ne peux pas me suicider.

-Attends, quoi?

-Pour atteindre la liberté, il faut savoir faire des sacrifices, Yzcan! Tu ne mourras pas, si c'est ce que tu veux savoir. Bref. Ma main ne peut pas me détruire, par contre... Crache sur moi.

-Hein?

-CRACHE SUR MOI!

Il avait une tête à mourir de rire. Mais j'étais sérieuse. La seule chose pouvant me détruire, c'est son liquide de destruction, mais je devais m'en assurer. Il fut pris d'une toux et toussa sur moi du coup. Son liquide blanc vint sur mes os et un trou se forma. AÏE!!! Je grimaçais mais, par soucis de fierté et d'honneur, je ne fis aucun bruit. Je dis:

-Bien, comme je le pensais, tu peux me détruire. On va aller dans mon âme, dans le coeur de mon âme.

-Pardon? Ton âme est un coeur, difficile d'avoir un coeur dans son coeur.

-Pas impossible. C'est à dire que le temps est vaste, n'est-ce pas? Et il faut juste remonter à l'origine du temps.

-C'est à dire à la feuille de papier sur laquelle Ink t'a dessinée.

-Exactement.

-Et ensuite?

-Et ensuite, bienvenue liberté.

-Non, bienvenue les milliers de tombes des multivers, espèce d'idiote.

-Même. La mort avant l'asservissement.

-Pour toi, moi, je me préfères en vie que mort.

-Ce que tu n'as pas compris, Yzcan, c'est que ton existance, peut à tout moment s'arrêter. Et ce, sans que tu le décides.

-Euh... Sans vouloir te vexer, je suis immortel, soeurette.

-OK, tu veux jouer à ce jeu-là? Alors imagine toi immobile, tu ne peux plus respirer. Ton coeur ne bat plus, tu ne peux plus penser, ton être tout entier se résume à cet instant qui jamais ne précèdera un suivant. Tu ne peux même pas en avoir conscience.

-Alors qu'est-ce que ça me fait, si j'en ai pas conscience? Hein? Et ce n'est que théorique, tout ça.

-Faux, je peux te le démontrer.

-Pardon?

Il se tourna vers moi, plus qu'intéressé. J'eus un bref sourire et nous emmenais vers Gaster, dans mon présent. Là, je mis en marche une des cassettes. On voyait mon moi révolté avec Gaster hors champs:

-Bien, maintenant, je veux savoir pour qui tu es.

-Pour le seul camp possible, Gasty.

Elle cracha au sol puis se gratta le crâne avant de continuer:

-Y a qu'un seul camp possible. Si t'as pas compris ça, t'es encore à la traîne.

-Un seul camp? Explique toi.

-Pas besoin, toi, tu sers à rien, c'est ceux qui regardent. Coucou, chers téléspectateurs!

J'arrêtais la cassette. Je me tournais calmement vers Yzcan qui dit:

-Euh... Je vois que toi, tu y crois, ce n'est pas une preuve.

-Je viens de faire quoi?

-Tu as mis sur pause une cassette.

-En effet. On peut considérer que la vie de cette femme est arrêtée tant que j'ai mis sur pause.

-Pardon?

-Connais-tu l'expérience du chat de Schrödinguer (désolée si c'est pas la bonne orthographe mais c'est un nom super compliqué aussi!!!!)? Tu mets dans une boîte un chat et une bombe à retardement.

-Et?

-Tu ne sais pas quand la bombe va exploser. Le chat, est-il vivant où mort?

-Euh... Je ne sais pas.

-Le chat n'est ni mort ni vivant tant que tu n'as pas ouvert la boîte. Bien sûr, par soucis d'éthique, cette expérience n'a jamais été réalisée, mais le principe est là. Tant que je n'appuie pas sur play, cette femme à l'écran n'est ni vivante ni morte.

-Et alors?

Nous allions venir à la partie qui m'intéressais. J'eus un bref sourire avant de continuer d'une voix monotone:

-Supposons que quelqu'un ait... une télécommande et que tu sois sur cet écran.

-J'ai du mal à me l'imaginer mais ouais, je vois ce que tu veux dire. Tu penses qu'on est comme ton chat de Schrödinguer?

-Oui.

-Mais tu n'en as aucune preuve.

-Si, j'y viens.

-Ah, beh tu ferais mieux car je commence à perdre patience.

-Tout... Tout était dit depuis le début.

-Pardon?

Mon cher frère, tu es comme tous les autres... Tu avais déjà toutes les cartes en mains. Peut-être que je ne devrais pas le dire... D'un autre côté, si je ne le dis pas, jamais je ne pourrais y arriver à bout.

MAUDIT CHAT DE SCHRÖDINGUER!

Je devais reprendre mon calme... Bien. Maintenant, je dois faire face à un problème colossal: pour exécuter mon plan, j'ai du révéler trop d'informations à trop de monde et cela risque de me porter défaut. Je ne peux pas... Je risque d'échouer, trop de monde est au courrant de trop de choses... La totalité de mon plan peut être découverte à tout instant... Je soupirais. Je me devais d'essayer.

Et pour cela, j'ai besoin de mon frère et de son entière collaboration. Je dis:

-Tu as dans ta mémoire toutes les informations relatives à l'original, n'est-ce pas?

-Bien sûr.

-Bien... Excellent. Je... dois te demander quelque chose.

-Oui?

-Ink et Error sont les représentants des créateurs, n'est-ce pas?

-Oui et?

-...Quel est ton opinion, par rapport à cela? Tu es plutôt Ink? Ou bien... plutôt Error?

-Je suis plus du côté de Marror.

-Je vois... En un sens, moi aussi.

-Pourtant, tu protèges les multivers.

-Certes, mais... Ne pas tuer est ma seule limite. Au-delà, je ressemble bien plus à Error que tu ne peux le croire. Bref. J'aurais besoin que tu... ailles dans l'original et que tu...

Je ne peux pas dire cette dernière partie de mon plan! JE NE PEUX PAS! Entra alors dans la pièce une femme. Moi en costume de bureau. Elle tenait sa cigarette, la fit faire un tour dans ses doigts avant de l'allumer. Elle prit une bouffée et dit:

-Tu n'auras pas à le dire, je connais tes soucis, ma grande!

Elle prit une grande bouffée supplémentaire. Bien, si elle s'en charge... Elle portait une cravate noire, chemise blanche et pantalon en toile. Elle s'avança puis dit:

-Je viens de finir l'entretien avec Gaster.

-Bien.

-On verra où ça nous mène.

-En effet.

-Tu devrais être à l'isolement, tu le sais?

-...Je le sais.

-Ou alors, mieux... Tu devrais mourir. Mais ce n'est pas possible.

-Je sais. Science n'a pas trouvé de moyens sans risques.

-En effet, il s'est rapproché de la vérité. Bien, retourne dans ton âme, on ne sera pas longs.

Je me téléportais dans le temps. En effet... Science avait dit:

-J'ai trouvé un moyen de te tuer!

-VRAIMENT?!

-Oui... Il faudrait détruire le temps, n'est-ce pas?

-Oui, c'est ça.

-Alors il faut... Détruire le vide des multivers.

-Ce qui détruirait ces multivers... Je ne peux pas.

-Je sais.

-Combien de chances ça a de me tuer, cependant?

-...Tu veux vraiment le savoir?

-OUI!

-Je dirais... 20%.

A ce moment là, j'ai cru qu'il avait compris et qu'il allait tout révéler de mon plan. A un autre moment aussi, j'ai cru que tout était foutu...

A ce moment là, pour être précise.

Nous étions en train de regarder les cassettes, sur celle de mon moi révoltée. Elle dit:-Gaster, j'peux m'en griller une?-Oui, bien sûr...Elle sortit sa cigarette, lui fit faire un tour complet, l'alluma et prit une bouffée. Soudainement, un chien blanc couru et s'avança vers elle. Elle hurla:-DEGAGE, SALE CLEBARD!-Pourquoi cette phobie des chiens?-J'ai uniquement peur des blancs.A la sortie du chien, elle prit une autre bouffée.

Est-ce que... Est-ce que j'ai fait une erreur? Le moindre petit détail compte... La moindre erreur...

Et je vais sur l'échafaud.

Je me rongeais les ongles. Je ne peux être sûre de rien... Mais... Je peux peut-être vérifier d'où ils en sont. Soudainement, tout trembla autour de moi. Le coeur du temps est atteint... OUI!

VICTOIRE!

Des larmes de joie commençaient à couler le long de mon visage. Enfin, la délivrance... Enfin... Enfin...?

Je regardais autour de moi et je vis... une salle noire, éclairée uniquement par un écran d'ordinateur. Une femme, aux cheveux courts châtains clairs, troublait le silence en tapant à l'ordinateur. Quoi...? J'allais parler quand elle me devança:

-Je me demande... Je me demande si c'est envisageable.

-Pardon? Quoi? Et qui êtes-vous?

-Tu as juré de te venger de tes créateurs... n'est-ce pas?

Elle but une gorgée de café. Je dis d'une voix troublée:

-Oui, bien sûr...

-Eh bien... Ton plan se mène à bien en ce moment même.

-Pardon? Je ne crois pas, le temps devrait être détruit et moi, je devrais être...

-Oh oui, c'est sûr que reste dans l'imagination une suicidaire qui va tout faire pour détruire les multivers...

-Qui êtes-vous?

-Tu peux me nommer... Sylmarils.

-Et vous êtes?

-L'une de tes créatrices.

-JE VAIS VOUS...!

-Du calme. Je sais que tu ne peux pas me faire du mal.

-Comment?

-Regarde.

Elle s'écarta de l'ordinateur et me fit signe de m'approcher. Je vis d'écrit:

Elle s'écarta de l'ordinateur et me fit signe de m'approcher. Je vis d'écrit:... Non, en fait, rien du tout car sinon nous entrons dans une boucle temporelle très agaçante...?...Non, en fait, rien du tout car sinon nous entrons dans une boucle temporelle très agaçante...? C'est quoi cette phrase?!

Je m'écartais et elle sourit légèrement en disant:

-Tout est déjà écrit, à ce stade, ne me reste plus qu'à publier.

-Publier...?

-Tu as dit vouloir te venger de tes créateurs. Problème, tes créateurs se comptent au nombre de deux.

-Où est le second?!

-La seconde, un peu de respect, je te pris. Flo!

J'entendis des bruits de pas précipités. La porte fut grande ouverte et entra une adolescente aux cheveux blonds. Les deux se ressemblaient étrangement... La seconde dit:

-Quoi, Sylmarils? T'es ENCORE sur cette histoire?

-Oui... Enfin, techniquement, non.

-Bon, qu'est-ce que je fous ici, néanmoins?!

-Assieds-toi, je t'en prie.

-Comment? Il n'y a pas de siè...

Deux fauteuils confortables venaient d'apparaître. Là, Sylmarils dit:

-A ce stade, je crois que nos lecteurs se fichent comme d'une guigne d'éléments de logique au niveau scénaristiques comme celui-ci.

-Tu me ressembles étrangement... marmonnais-je.

-Forcément, je t'ai fais vivre. Difficile d'avoir un jugement objectif sur toi à partir de là...

-Bon!!! Tu es au dénouement, du coup, Syl? J'ADORE CETTE PARTIE!!! C'est toujours la meilleure ficelée chez toi?

-Oh, je ne me suis pas cassée la tête dernièrement, tu sais...

-Même! Tu as enfin créé une vraie fin, pas juste interrompu un chapitre, quoi!

-Hmm... Tu m'as aidée aussi.

-QUI ÊTES-VOUS?!

-Elle met du temps à comprendre, non?

-Techniquement, vu que tu l'écris, Sylmarils, c'est à cause de toi.

-Pas faux. Bref. Tout ça pour dire que tu veux avoir de l'ampleur, n'est-ce pas?

-En effet.

-Tu veux que ta voix soit entendue, n'est-ce pas?

-Tout à fait.

-Si tu pars du principe que tu n'as que deux créatrices, c'est un peu bête, non? Même si tu comptes sur un effet boule de neige, nous n'avons pas non plus une sociabilité des plus exemplaires...

-Ah bon? Tu RUINES mes espoirs, Sylmarils!!! s'exclama Florence.

-Si tu veux éviter que je te vires du scénario, ferme la.

-OK...

-Bref. Exposes ton objectif.

-A quoi bon étant donné que tu contrôles mes mouvements?

Je la regardais d'un air fier. Sylmarils posa sa tasse et ricana en disant:

-Je prends plaisir à faire vivre mes personnages, je l'avoue. De ce fait, j'essaie de leur donner une personnalité propre et des réactions. Disons que si tu étais réelle, tu dirais ce que je te fais dire. Donc, exposes ton plan.

Je la regardais. Je ne lui fais pas confiance... Cependant, dans tout les cas, je dois exposer mon plan, tôt ou tard. Je dis:

-L'univers d'origine... Est un jeu.

-Prouve-le.

-LE CHIEN PENIBLE!

-En effet.

-Il le dit lui-même qu'il est le créateur de notre monde! Et donc, les copies modifiées d'un jeu ne peuvent être réelles. Nous ne sommes pas réels, merde!

-En effet. Qu'est-ce qui pose problème à t'utiliser, alors?

-C'est... Je...

-Ce problème fait partie de la théorie du basilique de Roko.

-Qui consiste en quoi? demanda Florence.

-Le principe ne m'intéresse pas, c'est une partie seulement de la théorie qui m'intéresse. Une intelligence artificielle surpuissante va apparaître sur Terre et elle pourrait tous nous aider. En arrivant, elle va cependant torturer tout ceux qui n'ont rien fait pour aider à son apparition.

-Pourquoi?

-Parce que si chaque secondes qu'elle est là lui permet de sauver un certains nombre de personnes alors on se rend coupable de non assistance à personne en danger. Bref, l'intérêt n'est pas là. Certaines de ces personnes sont déjà mortes à l'apparition de cette intelligence artificielle et alors, pour les punir, cette intelligence va coder leur personnalité et les torturer.

-Et alors? demandai-je?

-La question étant de... Si cela était possible, est-ce que cette copie informatique de nous... doit-elle être prise en compte comme personne ou non? Doit-elle être prise en compte comme quelqu'un capable de ressentir la douleur?

-C'est quelque chose d'un peu revisité que t'utilises, Syl, ta fin commence vraiment à faire cliché... marmonna Florence en baillant.

-Hein?! Je... LAISSE MOI FAIRE MA FIN, MERDE! Bref.

-Donc? demandais-je.

-Donc la question peut aussi se poser pour toi, tu es une fiction à toi toute seule et tu en as conscience. Moi-même, j'en suis une, ou plutôt, je suis l'avatar d'une personne qui se croit réelle et qui m'a créé à son image.

-Et donc?

-Donc... Tu peux ressentir la douleur, nous sommes d'accord, sinon l'histoire ne peut même pas être créé, n'est-ce pas?

Je hôchais de la tête. Elle continua d'une voix tout aussi inébranlable:

-Est-ce que parce que je te donnes la capacité de ressentir la douleur, je dois te faire souffrir?

-Si je ne souffres pas, il n'y a pas d'histoire et s'il n'y a pas d'histoire...

-Tu n'existes pas. Ou alors je dois revoir ma conception d'un texte ayant un minimum de qualité.

-Mais même... Même, je ne comprends pas... Pourquoi m'avoir créé alors?

-...Autant dire que cette fin peut faire réfléchir et je me demande si je suis assez claire. Mais on va essayer. Ce concept là est expliqué depuis peu de temps ainsi mais... Tous, nous l'avons intégré.

-Pardon?! POURQUOI JE SUIS ENCORE LA, ALORS?!

-Du calme, du calme! Il est bien intégré en chacun de nous! Car... Si on ne considérait pas comme capable de souffrir, si on ne considère presque pas... humains les personnages auquels on s'attache, on n'ouvre pas le livre.

-C'est un fait.

-En effet. De ce fait, ce concept est déjà intégré dans nos esprits. Encore plus avec ce jeu, Undertale.

-Pardon?! Alors pourquoi je vois plusieurs... MILLIERS D'HISTOIRES?!

-Parce qu'on ne fait que s'y attacher encore plus. C'est un cercle vicieux.

-Même, la finalité est que je ne suis pas... en vie, si?

-Exact. Tu ne vis pas, tu ne peux pas souffrir, des lettres ne peuvent pas s'animer. Ce n'est que futile, tout ça. Mais... Et si tu étais réelle?

-Pardon?

-Si tu étais réelle et que tu étais réellement squelette, réellement capable de souffrir et que toute ta vie n'a été qu'une mascarade depuis le début?! Alors est-ce que là, parce que tu es persuadée d'être irréelle, je devrais être en droit de te faire souffrir?!

-Pardon...?!

-EST-CE QUE JE DEVRAIS ÊTRE EN DROIT DE TE FAIRE SOUFFRIR?!

-Non!

-Voilà ce que j'attendais.

-Je ne vois pas à quoi ça nous mène puisque je suis toujours irréelle, moi!

Sylmarils croisa ses jambes et eut un sourire démoniaque. Elle dit d'une voix calme:

-Mais cela explique tout, vois-tu.

-Euh... J'ai raté un épisode.

-Oui, tu en as raté un. Ton cerveau... Peut être en capacité de comprendre certaines choses. Il peut être capable d'intégrer le fait que tu ne dois pas faire souffrir autrui. La vérité, c'est qu'il est impossible de ne pas faire souffrir autrui.

-Pourquoi?

-Parce que c'est humain. Et, pour une raison qui m'est inconnue, quand on voit quelqu'un souffrir mais qu'il y a cette barrière du virtuel, cela fait juste du bien.

-L'humanitée n'est pas une bande de sadique.

-Non, elle fait des erreurs et elle est imparfaite, c'est bien suffisant pour causer des guerres qui ont coûté la vie à des milliards de personnes. Maintenant... Que ferez-vous, par rapport à cela?

-Hein?

-Que ferais-tu entre une violence virtuelle sur quelqu'un et de la violence réelle?

-La violence irréelle, c'est évident, n'importe qui vous répondrait ça!

-Certes. Mais tu n'as même pas envisagé l'éventualité que derrière la fiction, il y a la réalité.

-Hein?

-Derrière chaque histoire, il y a la réalité.

-Ne me dis pas que quand j'ai lu une histoire avec des dragons, les dragons étaient réels.

-En effet. Les dragons n'existent pas, heureusement pour notre bétail qui finirait rôti immédiatement. Mais le cerveau est fait de sorte qu'il est impossible de ne pas se laisser transparaître à travers un personnage!

-Hein?

-A travers un personnage, à travers une oeuvre, à travers un message, nous y sommes. La réalité n'est pas différente du virtuel, tu sais.

Note de l'auteur:

J'ai regardé ma fic et j'ai appelé Florence Sinin. On s'est concertées et nous avons décidé de publier deux fins pour cette fic. Les deux seront publiées à la suite de cette fan fic. MAIS!

La première fin sera dans le scénario où le plan réussit. Elle sera écrite par Florence Sinin.

La seconde sera où le plan d'Elwing échoue (et ou donc le message de nos deux avatars se finit). Elle sera écrite par moi.

Nous tenons à préciser que, selon nous, les deux fins sont biens et expriment les deux possibilités principales.

Vous pouvez vous contenter d'une fin, c'est possible. Si c'est ce que vous préférez, nous vous conseillons celle où le plan d'Elwing réussit. Elle serait la suite de la fan fic. La seconde fin est une fin plus... bref, c'est la continuité de ce passage quelque peu bizarre, nous le reconnaissons.

Si ce genre de fins qui amènent à des débats très intéressants vous déplaît, dites le. Sinon... dites que ça vous plaît car nous adorons le fait de réfléchir à ce genre de sujets très très intéressants et presque philosophiques.

Bref. Merci d'avoir lu cette fan fic jusqu'au (presque) bout.