Bonjour à tous !
Tout d'abord, je veux rectifier une petite erreur présente dans le chapitre précédent : j'ai parlé de Colin Crivey… Mais il est décédé à la bataille de Poudlard. Je suis désolée, après autant de temps, j'oublie les petites choses de ce genre…
Deuxième petite chose : ce chapitre va être plus long que les précédents, parce qu'au lieu d'en faire deux voire trois je n'en ai fait qu'un. J'avais trois choses que je voulais garder ensemble. En trois mots : Lucius – Cornélius Fudge – Le jugement des Dursley's.
Je n'ai qu'une chose à dire… La boucle est bouclée !
Stormtrooper2 : Tu le verras dans cet avant dernier chapitre !
Hathor2 : La voici !
Victoria Malefoy : J'ai fait plusieurs erreurs dans mes chapitres car je n'ai pas relu l'entièreté de ma fiction et j'en suis désolée…
Lololitaoe : Oui, toutes mes excuses à nouveau ! Voilà la suite Bella arrivera dans l'épilogue :) ! Pour Severus et son choix, on verra… Alors j'ai déjà expliqué pour Sirius, et je m'excuse plus haut pour Colin xD Désolée, sincèrement.
Zeugma412 : Que veux-tu, Harry prend confiance, peut-être trop !
Lolo : LA VOILÀ ! :D
Je ne vous remercierai jamais assez pour tout le soutient que vous m'avez donné, je suis presque à la fin de cette fiction, après 3 ans d'écriture… Merci pour tout ! Je vous aime !
À vos yeux ?
Bonne lecture !
HPSS x HPSS x HPSS x HPSS x HPSS
Indication : on est le 1er mars
Chapitre 57 : Le jugement.
Le froid.
Les Ténèbres.
La solitude.
Pourquoi avait-il si froid, pourquoi se sentait-il aussi mal ? Il avait l'impression que son corps en entier le faisait souffrir, comme si on lui enfonçait des milliers et des milliers d'aiguilles dans ses muscles, tout son corps…
Était-ce ça, la mort ?
Pourtant, il lui semblait que la journée s'était bien passée… S'était-il trompé ?
Il avait embrassé Severus et était allé en cours avec Ron et Hermione, tout le monde avait été comme d'habitude très gentil, il était allé se reposer à midi, il avait mangé pour deux…
Mais pourquoi avait-il fait cela ? Pourquoi aller se reposer ?
« L… »
Pourquoi avait-il mangé pour deux ? Était-il souffrant ? Il lui semblait avoir oublié quelque chose d'important, de très important, mais il n'arrivait pas à mettre un nom sur cela.
« Lily… »
Sa mère ? Lily était-elle là ? Peut-être qu'il était mort dans ce cas, s'il pensait à elle ?
« E… »
Plusieurs images passaient dans son esprit, il se voyait descendre vers les cachots après ses cours, ayant laissé Ron et Hermione seuls pour rentrer chez eux. Mais après… C'était vague. Très. Trop.
« Eileen… »
Qui était-ce ? Eileen… Il lui semblait que ce prénom lui était familier… Prince… Oui, c'était cela.
Eileen Prince… Le nom de jeune fille de la mère de Severus, appelée après Eileen Rogue. Pourquoi songeait-il à cela ?
« Lileen… »
Pourquoi songeait-il à des prénoms féminins ?
« Leileen… »
Son cœur… Son cœur lui faisait tellement mal soudainement… Son cœur et son ventre… Pourquoi… Pourquoi… !
Que…
Lileen…
Leileen…
Oui…
Cela revenait… Sa fille… Sa… ! Non !
-…leen !
Un cri retentit dans la pièce alors qu'il ouvrait les yeux, voulant se redresser dans ce qui lui semblait être un lit avant qu'immédiatement des larmes se mettent à couler sur ses joues.
-Harry !
Mais le jeune homme, les larmes roulant sur ses joues, rejeta les bras qui tentaient de l'empêcher de se lever et il se redressa, ses pieds au sol, sa magie recommençant immédiatement à crépiter autours de lui, surprenant l'homme à ses côtés.
-M-Miroir, vite !
Sa voix, comme le reste de son corps d'ailleurs, tremblait comme si tout son être était parcouru par des décharges électriques, et l'ancien mangemort invoqua rapidement un miroir à pied devant son amant avant que celui-ci ne le fasse, gardant à distance Pomfresh qui voulait voir comment allait Harry.
Ce dernier se laissa soudainement tomber au sol, ses mains sur son ventre, se remettant à pleurer des torrents de larmes.
-J-Je suis… désolé… Tellement désolé ! Je ne voulais pas… Je voulais… Te protéger… Que tu… Que tu vives… Que tu sois heureuse… Avec ou sans moi… Je suis désolé… Désolé…
Severus s'approcha lentement de son étudiant et s'agenouilla face à lui avant de lui redresser son visage pour le faire le regarder.
-Que… Que se passe-t-il mon amour… ?
Son regard emplis de larmes se plongea dans le sien alors qu'il venait s'agripper à sa robe de sorcier.
-J-Je n'ai pas su… La protéger… N-Notre bébé… Elle est… Elle est… !
-…Elle est en parfaite santé, Harry. Votre petite fille va très bien.
Poppy venait de parler alors que le temps s'arrêtait pour Harry. Lentement, il tourna son regard vers la femme et une étincelle d'espoir illumina ses pupilles vertes brouillées par les larmes.
-V-Vraiment… ? Pourtant, Draco a… envoyé un… un avada…
Trois sentiments emplirent la pièce : un léger sourire venait de pondre sur les lèvres de Poppy alors qu'elle montrait en même temps son effroi face à ses paroles et une aura meurtrière enveloppa l'homme en noir alors qu'il savait enfin qui était responsable de l'état de son compagnon. Lorsqu'un élève s'était mis à hurler dans les couloirs que « Harry Potter était mort dans les cachots » il avait failli perdre connaissance, mais il avait été le premier auprès de son amant qui, heureusement, n'était pas mort. Son pouls était faible, son teint, cadavérique, et sa magie presque inexistante, mais il vivait. Ils vivaient tous les deux, et ce malgré l'incompréhension de Poppy lorsqu'il lui avait apporté le corps inerte du jeune homme.
-Sev…
Un murmure provenant de la future mère le fit se calmer immédiatement. Harry avait besoin de lui. Sa famille avait besoin de lui. Il le prit dans ses bras et le porta contre son torse avant de l'embrasser tendrement et de le porter à nouveau sur le lit.
-Je suis là… Tu ne crains plus rien…
La médicomage de Poudlard s'approcha d'eux et leva sa baguette pour savoir comment se portait son patient.
-Hm… Il va vraiment falloir que vous n'utilisiez plus votre magie jusqu'à l'accouchement, Harry !
-Mais je n'ai même pas levé ma baguette ! D'ailleurs, comment… ? Il m'a…, il respira profondément. Il m'a envoyé un Avada. Je ne devrais même plus être capable de vous parler…
De nouveau, le sourire doux et maternel, ainsi qu'incroyablement admiratif de la femme se posa sur ses lèvres.
-Vous devriez pourtant avoir la réponse à cette question, Harry…
D'un geste, elle désigna le front où se posait la célèbre cicatrice en forme d'éclair.
-Vous voulez dire…
Severus finit sa phrase.
-…Que tu as survécu au sortilège de mort, et que tu as protégé notre fille de toute ton âme… Tu es exceptionnel, Harry Potter…
Un baiser se posa sur son front et il ferma les yeux par instinct.
« Pourquoi ne puis-je pas être normal, rien qu'une fois dans ma vie ? »
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-Monsieur Potter.
-Monsieur Fudge… Que… Que me vaut ce plaisir ?
Il n'était pas seul dans ce couloir, Ron et Hermione n'étaient pas loin, même s'ils faisaient tout pour cacher leur présence avec la cape d'invisibilité d'Harry qui leur était encore aujourd'hui d'une grande aide. L'homme sur la liste des candidats en tant que Ministre de la magie n'était pas là par hasard, et il se trouvait que deux autres merveilleux hasards l'accompagnaient ce jour-là.
D'abord, il avait le plaisir de se trouver en face de son plus grand rival médiatique après Dumbledore : Harry Potter. Et seul, de surcroit ! Ce n'était pas tous les jours qu'il pouvait avoir cette aubaine. La seconde concernant ledit rival qui, dès le début de cette rencontre, avait vu un petit insecte bien connu de tous… Un étrange petit scarabée aux tout aussi mystérieux reflets verts… et blonds !
-Ma présence en ces lieux ne vous regarde en rien, Monsieur Potter. Mais j'ai appris votre… hm… « grossesse »…
-Vous venez donc me féliciter, monsieur ?
Leur ton à tous les deux était empreint d'un sarcasme à couper au couteau, mais ils s'efforçaient à rester courtois, du moins autant que possible.
L'homme ne répondit pas alors que l'esprit du Gryffondor se branchait sur le neurone de son côté Serpentard.
-Avouez-le, ici où je suis le seul à pouvoir l'entendre : vous ne m'avez jamais apprécié et tout ce que vous souhaitez est d'avoir la gloire rien que pour vous, que tout le monde magique vous adule pour l'homme que vous êtes, et non plus être dans l'ombre d'un gamin qui aurait dû mourir en étant gamin… Ou de la main de ses moldus de tuteurs, n'est-ce pas ? Parce que je suis certain que vous avez dû recevoir les photos, vous aussi ?
Cornelius lança un regard circulaire dans le couloir et se pencha en souriant en coin.
-Heureusement que nous sommes seuls, Monsieur Potter. Ainsi, je vais enfin pouvoir vous dire tout ce que je pense de vous… Vous n'êtes qu'un petit crétin et ridicule adolescent ! Oh oui, vous avez tué Vous-Savez-Qui, mais vous avez raison sur de nombreux points… Vous auriez dû mourir en même temps que vos parents, cette nuit d'Halloween à Godric's Hollow ! Vous auriez dû aussi mourir de la main de votre oncle et de tout ces moldus et sorciers vous étant passés dessus comme une vulgaire catin. J'aime particulièrement la photo de vous enchainé au sol en train de pleurer, un membre pareil au vôtre dans votre bouche. Et je n'ai qu'une chose à dire, Monsieur Potter…
Il s'arrêta, alors que Harry tentait de garder son calme, se répétant que ses paroles auraient justice, puis reprit peu après.
-…Votre batard… Je suis convaincu qu'il sera le prochain Seigneur des Ténèbres et qu'il faut l'exterminer !
Et malgré les interdictions de Poppy, de Severus, d'Albus et de ses amis, Harry tendit ses mains vers l'homme, son regard devenant vert sombre. Sans qu'une parole ne soit prononcée, une vague de magie entoura Harry et des bourrasques de plus en plus puissantes se matérialisèrent avant qu'un claquement ne se fasse entendre : les portes de Poudlard s'étaient ouvertes en grand, comme si le château lui répondait et accordait ses pensées aux siennes. Dans un cri rappelant étrangement celui d'Ombrage, Cornélius Fudge fut rejeté de la prestigieuse école, emportant avec lui un étrange scarabée étincelant semblant bizarrement faire à Harry un clin d'œil…
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-Harry, tu devrais dormir…
-Je n'y arrive pas… Tu ne te rends pas compte à quel point ses paroles m'ont blessé…
Severus posa ses doigts sur le vendre rebondit de Harry. Il devait être à sept mois féminin, désormais. Son ventre était bien rebondit et par moments ils pouvaient sentir leur petite fille donner quelques coups de poings ou de pied. La première fois qu'ils l'avaient sentie, Harry se trouvait dans la classe de potion et, juste au moment de rendre la potion étiquetée à Severus, il avait poussé un glapissement et avait lâchée la fiole qui s'était écrasée au sol dans un bruit de verre brisé. Les larmes lui étaient rapidement montées aux yeux et l'homme s'était, évidemment, inquiété avant de comprendre la source de son état. La classe avait eu le droit à un magnifique tableau et Neville s'était évanoui en voyant Severus Snape se mettre à sourire.
-Crois-moi, d'après ce que tu m'as dit sur cette Rita Skeeter, Fudge ne va pas faire long feu. Et avec le jugement de tes tuteurs demain, il ne s'en sortira jamais.
Un baiser sur sa tempe l'empêcha de répliquer.
-Et concernant demain ?
-Demain est un autre jour, Harry. Tout ce que tu as à garder en tête c'est que moi, Sirius, Rémus, Albus, Molly et Arthur Weasley seront là pour t'épauler. Tu as été bien trop seul, mais aujourd'hui c'est terminé. Demain, tout sera enfin terminé…
Afin de couper toute protestation, Severus referma ses lèvres sur les lèvres de son tendre amant et l'embrassa ainsi jusqu'à ce qu'il relâche ses muscles tendus et qu'il s'endorme, peu à peu, bien que tard dans la nuit.
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-Bien. Puisque les deux parties semblent être présentes, ainsi que les invités, je déclare la séance ouverte ! fit Amélia Bones en frappant sur son pupitre avec son petit marteau, sa plume à papotte commençant immédiatement à gratter. Huissier, annoncez les faits.
Un petit homme, sans doute mi-gobelin mi-humain, s'approcha devant le pupitre de la Ministre actuelle et commença à parler de sa voix légèrement criarde.
-Affaire Harry James Potter contre ses tuteurs moldus Vernon et Pétunia Dursley sous le commandement d'Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore, actuellement directeur de l'école de magie Poudlard et détenteur de l'ordre de Merlin première classe. Il s'agit d'abus sur mineur, de prostitution, de violences physiques et morales ainsi que de torture.
-Bien, merci monsieur Gruimp. Avant toute chose, levez vos mains et dites que vous jurez sur votre magie que vous direz la vérité !
Après plusieurs minutes, une bonne trentaine au moins, les formalités furent remplies et Bones donna la parole à l'avocat sorcier commis d'office aux tuteurs d'Harry.
-Maître Astevi, voulez-vous commencer ?
L'homme ne devait pas être très âgé, la quarantaine tout au plus, et semblait pour le moins perdu.
-Même si je ne suis pas en droit de dire cela, et malgré tout le respect que je vous dois, je déclare contre mon gré que Vernon Dursley et son épouse Pétunia Dursley née Evans, tante de notre Sauveur, sont… innocents.
On entendit un premier glapissement venant de Molly qui, si ça ne tenait qu'à elle, aurait déjà pétrifié et explosé ces deux êtres dégoutants qui, heureusement, n'étaient pas encore dans la pièce.
-Bien, Maître. Et je ne relèverai pas vos paroles, je pense que nous avons tous notre opinion ici sur la question et j'espère sincèrement que cette affaire sera vite réglée… Faites entrer les coupables.
Peu à peu, alors que Severus serrait un Harry tremblant comme une feuille dans ses bras, des cris se firent rapidement entendre. On aurait cru des… oui, c'était cela : des gorets qu'on égorge.
-Lâchez-moi, espèce de monstre ! Êtres répugnants ! Vous méritez la mort ! LA MORT VOUS ENTENDEZ ?!
Cela, c'était Vernon de sa voix de cochon.
-V-Vernon… !
Cela, c'était Pétunia de sa voix haut perché.
Arrivés dans la pièce où les quatre Aurors les avaient emmenés sous la menace de leur baguette, les deux moldus – ou cracmols pour Pétunia – se figèrent et, bien rapidement, la tante de Harry s'évanouit. Voir ces êtres étranges ainsi que le fait d'avoir été emmenée de force hors de chez elle, obligée de laisser son Dudleynouchet seul alors qu'il risquait de mourir de faim, cela l'avait achevée.
-Monsieur Dursley, taisez-vous ou bien nous serons obligés de vous lancer un sort de silence !
-Osez seulement ! Je porterai plainte, je dirai à tout le monde que vous n'êtes que des attardés comme ce petit con de Potter juste bon à ouvrir les cuisses ! Il se tourna vers son neveu et siffla, un air sadique dans ses yeux. Allez, Potter, dis-leur tous à quel point tu aimais quand on s'enfonçait en…
Ses lèvres continuèrent à bouger alors que Harry s'était retourné vers Severus pour cacher ses larmes dans son cou, s'accrochant à lui comme à une bouée de sauvetage alors qu'Amélia avait fait taire le moldu d'un simple sort de silence.
-Déjà une bonne chose de faite… Albus, votre client Harry Potter pourra-t-il aller témoigner à la barre ?
-Je ne pense pas que cela soit possible, ma chère Amélia. Comme vous le savez, il devra prendre du Véritaserum, et son état l'en empêche actuellement.
-Son état ?
La ministre avait en effet eut vent de la grossesse fantastique du jeune adulte, mais elle voulait s'assurer que c'était de cela dont parlait le directeur.
-Je parle bien en effet de l'enfant que porte Harry. Vous pouvez le voir, ce jeune homme est enceint, à l'échelle d'une femme, de sept mois. La prise d'une potion tel que le Véritaserum serait dangereux pour leur enfant ainsi que pour notre Sauveur qui a déjà frôlé la mort deux fois la mort dernièrement.
Elle réfléchit quelques instants, sa plume à ses côtés s'arrêtant immédiatement, attendant qu'elle reprenne.
-Bien. Levez la main ceux qui pensent que nous pouvons faire une exception et laisser le jeune Harry Potter aller témoigner s'il le souhaite, sans prendre la potion de Vérité !
Sur les 36 personnes présentes, d'abord une bonne vingtaine leva la main, puis quelques-unes s'ajoutèrent à celles-ci. En fin de compte, les jurés étaient assez cléments.
-Monsieur Potter, je me rends bien compte de combien cela doit être difficile pour vous, mais je veux que vous sachiez que votre témoignage pourra accélérer ce jugement et, de plus…
Albus prit la parole.
-Nous avons tous les témoignages nécessaires, Amélia.
-Monsieur Dumbledore, je me doute bien de cela, mais…
Une nouvelle fois, sa phrase fut stoppée par celle d'un garçon.
-Je… Je vais venir… Je vais venir parler… Je dois le faire. Pas seulement pour moi ou pour mon enfant, mais aussi pour que vous sachiez véritablement tout ce qui s'est passé… Je veux que cette histoire se termine enfin… Une fois pour toute… Et que je puisse rentrer chez moi et terminer ma grossesse en paix…
Lentement, sous les regards encourageants de sa famille et celui, haineux et dégoûté, de son oncle, Harry se leva avec l'aide de Severus. Ce dernier lui ôta sa cape, dévoilant à tous son beau ventre bien rond sous ses vêtements légèrement trop petits à présent, épousant malgré tout bien ses formes nouvelles.
Des murmures se firent entendre dans l'assemblée, mais il les ignora. Son amant l'aida à rejoindre le pupitre sur lequel il expliquerait ce qu'il avait vécu, et on conjura un siège pour qu'il puisse s'asseoir.
-Prenez tout votre temps, Monsieur Potter… Allez à votre rythme.
Il commença alors à regarder chaque personne se trouvant dans la salle, évitant soigneusement le regard de son oncle et commença son récit…
Il raconta tout, du début, lorsque Sirius et Rémus avaient fait de la magie chez son oncle, comment ce dernier n'avait pas apprécié le geste et comment le début de son enfer commença. Il cita ce qu'on l'avait forcé à dire, à répéter, le nombre des coups qu'il avait reçu… Puis le premier client. Le second… Le dixième… Et puis comment tout s'était accéléré. Enfin, il raconta ce qu'il s'était passé lorsque Severus l'avait recueilli, protégé, soigné… Comment il l'avait aimé.
Les larmes n'avaient jamais cessés de couler sur ses joues, mais son regard était resté solidement ancré à celui de son amant, une main posée sur son ventre alors qu'il resongeait à tout ce qu'il avait vécu jusqu'à présent.
-…Je vous raconte ma vie, là, mais je vais terminer par une chose que les mots mêmes ne pourront jamais décrire… Ce que je vis à présent avec Severus n'est pas une relation ordinaire. Il s'agit de l'histoire d'amour le plus profond et le plus solide que je n'ai jamais connu… Et j'espère pouvoir, un jour, avoir le droit de porter son nom. Moi, en tous les cas, je lui offre le mien sans hésiter…
Il ne fallut pas longtemps à l'homme en noir de comprendre le sens de ces paroles : il s'agissait qu'une demande en mariage. Et même s'il ne répondit rien, le regard qu'il lança à Harry lui donna sa réponse.
-Hm… Monsieur Potter, vous pouvez… Rejoindre votre place… Je vous propose une pause, avant la suite des événements…
Nous leur laisserons ce moment pour décompresser…
Lorsque Amélia revient avec les jurés, la suite se passa assez vite. L'avocat des Dursley ne voulut même pas dire un mot. Les preuves telles que les photos furent distribuées à l'assemblée et remballées tout aussi rapidement.
-Il me semble inutile d'appeler Vernon Dursley à la barre, néanmoins, j'aimerais que Pétunia Dursley née Evans, elle, nous rejoigne.
Deux gouttes de Véritaserum lui furent données et on attendit quelques instants avant de lui poser les questions rudimentaires.
-Comment vous appelez-vous ?
-Je suis Pétunia Dursley, née Evans.
-Quels liens présentez-vous avec la victime, Harry Potter ?
-Il s'agit de mon neveu, le fils de ma défunte sœur, Lily Potter, née Evans.
-Bien. Savez-vous pourquoi vous vous trouvez ici ?
-Non. Des gens comme Lily et le môme sont venu et nous ont emmenés de force. Je n'ai rien fait pour avoir un tel jugement.
-Comment ? Vous voulez dire que vous ne saviez pas que votre neveu était prostitué dans votre propre maison ?
-Non, je ne savais rien. J'ai vu des hommes venir, mais Vernon disait que c'était pour apprendre les bonnes manières à Potter.
-Bien, ce sera tout pour moi…
Albus se leva alors.
-Madame Bones, puis-je poser une question à la coupable ?
-Faites, Albus…, fit la ministre dans un soupire. Dépêchez-vous, qu'on en finisse…
Il hocha la tête et s'approcha.
-Pétunia, je n'aurai qu'une question pour vous… Avez-vous vu chez vous une femme aux habits roses ?
-Oui. Elle venait presque tous les jours et j'étais presque obligée de lui servir du thé.
-Savez-vous où est cette femme, et comment elle se nommait ?
-Je ne sais pas où elle est ni son nom. Mais ce que j'ai vu, c'était qu'elle aimait le thé, les chats, et qu'elle était très étrange…
-Ce sera tout, merci.
Amélia se leva et on raccompagna Pétunia aux bancs.
-Je propose que nous en finissions avec tout cela… Que ceux qui pensent que Pétunia Dursley est coupable, levez la main.
Seulement deux mains se hissèrent vers le toit.
-Que ceux qui pensent à présent que Vernon Dursley est coupable, levez la main.
Cette fois-ci, il s'agissait de l'ensemble des Jurés qui levèrent la main, faisant soupirer Amélia.
-C'est ce qui me semblais… Au vu de l'ignorance de vos agissements, Pétunia Dursley sera condamnée à l'exil avec votre fils. Et concernant vos faits envers votre neveu, nous vous condamnons, Vernon Dursley, et en vertu de la nouvelle loi : le baiser du détraqueur.
Trois coups frappés de son petit marteau sur le pupitre, la ministre de la magie sonna la fin de la séance et la mise en application de la sentence.
Avant tout, malgré tout, Harry souhaita s'en aller, Severus l'accompagnant évidemment, chose qui leur furent acceptée pour des raisons évidentes.
La porte se referma donc sur l'assemblée assistant à la mise à mort de Vernon Dursley, sous les yeux de sa femme et du reste des membres…
Enfin dehors, Harry respira profondément, une main sur son ventre qu'il caressa.
-Comment te sens-tu ? fit la voix de Severus à ses côtés.
-Tout dépend de ta réponse…
Il se tourna vers son professeur et lui sourit doucement. Il était fatigué et las, mais il trouvait encore la force de sourire.
-Idiot…, murmura Severus en se penchant pour presser ses lèvres sur celles de son amant. Harry Snape…
En se détachant de lui, quelques instants plus tard, le jeune sorcier fronça les sourcils et se pencha lentement au sol pour récupérer une feuille déchirée de la Gazette du Sorcier. Il la lit et son sourire s'élargit un peu.
« Merci, Lucius… »
HPSS x HPSS x HPSS x HPSS x HPSS
« La Gazette du Sorcier
Aujourd'hui, en ce 1er mars, une nouvelle loi a été votée au Ministère de la Magie. Celle-ci stipule que tout enfant ou jeune adulte ayant subi des sévices sexuels de la part de ses tuteurs étant moldus ou sorciers seraient condamnés. En effet, … […]
Cette loi a été fortement appuyée par le patriarche Malfoy qui a tout mis en œuvre pour apporter les fonds nécessaires ainsi que les signatures pour la mise en place de cette loi. Que motive donc Lucius Malfoy ? Quelles sont ses intentions ? Toutes les réponses en page 9. […] »
HPSS x HPSS x HPSS x HPSS x HPSS
Et voilà… Il est possible que j'ai fait des erreurs, aussi bien d'un point de vue orthographique que de l'histoire. Je viens de tout écrire en… 3h non stop ! Et oui, j'avais tellement envie de vous envoyer la suite !
J'espère de tout cœur que vous avez aimé et que vous me suivez toujours pour la toute fin !
Review ?
