Je remercie Lacie95, Arashi-Ohno, Sylyano et Rosa-fic pour leurs reviews sur le dernier chapitre :)
J'espère que ce chapitre vous plaira autant !
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Chapitre 7
La route vers l'est
Arslan était couvert de poussière. Son armure commençait à lui peser mais il ne se plaignait pas. Il suivait Arihas et ses deux nouveaux compagnons : Ghîb et Faranghîs. Ils les avaient rejoints depuis un moment maintenant, grâce à eux ils avaient pu défaire Kahllahn. Arslan repensa à Kahllahn et sa mort tragique. Ils n'avaient obtenu qu'une seule information de lui : son père était vivant. Il avait été réconforté par cette nouvelle, puis Ghîb lui avait aussi annoncé que sa mère, la reine, allait bien quand il avait quitté le palais.
Depuis cet affrontement avec Kahllahn, la situation du groupe allait de mal en pique. Daryûn et Narsus s'étaient rendus à la capitale et n'avaient pu que constater le chaos qui y régnait. Là-bas ils avaient dû combattre un homme redoutable qui portait un masque d'argent. Ce dernier cachait une brûlure qui marquait son visage. Il avait aussi avoué le meurtre de Vahriz. Ensuite leur arrivée à Kashan et la trahison de Hodir, celui-ci voulait profiter du prince et se débarrasser des autres. La tentative de libération des esclaves qui avait été un véritable échec. Et maintenant leur fuite vers Peshawar alors qu'ils étaient poursuivis par une horde de lusitaniens menait par le fils de Kahllahn : Zandé.
Arslan n'arrivait plus à réfléchir, beaucoup de choses étaient arrivés en si peu de temps. Heureusement qu'il avait pu trouver de nouveaux alliés. Dame Faranghîs aussi belle que meurtrière et Ghîb aussi habile que beau parleur. Ils formaient une paire bien singulière. Le prince se tendit en entendant des voix s'élever devant eux. Il espérait qu'ils ne s'étaient pas fait piéger par les soldats lusitaniens. Il fut vite rassuré en voyant des visages bien familiers maintenant : « Narsus ! » Il fut heureux de le retrouver ainsi que Daryûn et Elam qui étaient tous sains et saufs. C'est alors qu'il aperçut un visage qui lui était inconnu : une jeune fille avec des marques rouges sur le visage. Voyant son interrogation Narsus la présenta aussitôt :
« Voici Alfreed du clan Zot, votre Altesse. Les circonstances ont fait qu'elle se soit retrouvée à voyager avec nous !
-Ah je vais- enfin j'espère pouvoir vous servir votre Altesse pour le-le bien de notre nation, bégaya-t-elle.
-Merci ! Je serais heureux de vous avoir à mes côtés si c'est ce que vous souhaitez, sourit le prince. Je ne peux malheureusement rien vous offrir pour vous remercier maintenant mais j'y veillerais dans le futur. »
Alfreed fut agréablement surprise par la bienveillance qu'elle vit sur le visage du prince. Elle ne s'attendait pas ça venant du fils du roi Andragoras. Elle s'attendait à quelqu'un d'imposant, capable d'arrêter un lion à main nue mais au contraire le prince était plutôt chétif. Il y avait quelque chose d'étrange chez lui qu'elle n'arrivait pas à comprendre. Les membres qu'elle ne connaissait pas se présentèrent alors à elle : Dame Faranghîs, Ghîb le ménestrel et Arihas le précepteur du prince. Elle les trouva tous très accueillant mais la situation était problématique. Ils devaient traverser la rivière, seulement leurs ennemis étaient déjà passés par là et avaient détruit le pont permettant de rejoindre Peshawar. Ils devaient trouver un nouvel endroit pour traverser.
Arslan sourit en voyant Alfreed et Elam se disputer sur la marche à suivre pour rejoindre Peshawar. Narsus finit par donner raison à Alfreed. Ils se mirent alors à longer la rivière en quête d'un endroit moins profond et avec moins de courant pour pouvoir passer avec les chevaux. Arslan regarda l'autre rive et pensa à Azrael et Soroush. Ils trouvèrent alors un endroit pour passer. Seulement les lusitaniens les attendaient déjà en embuscade. Il leurs fallut alors prendre les armes. Daryûn s'élança alors sans la moindre hésitation, massacrant tout ce qui avait le malheur de passer près de sa lame. Alfreed s'élança aussi, surprenant ses nouveaux compagnons qui purent admirer son adresse au combat –au grand dam d'Elam. Ils formèrent un cercle autour d'Arslan pour le protéger et avancer rapidement.
Zandé fit alors son apparition pour distraire Daryûn pendant que des soldats en profitaient pour attaquer le prince. Un soldat vit une ouverture dans le dos du prince et attaqua sans la moindre hésitation. Le prince n'eut pas le temps de réagir et s'attendant à recevoir un coup il fut surpris de voir son adversaire tomber au sol. Il avait été griffé au visage. Il entendit un cri strident et aperçut une silhouette planer au-dessus d'eux. Il reconnut immédiatement Azrael. Si Azrael était là alors ça ne voulait dire qu'une chose :
« Ecoutez-moi ! Kishward est tout proche et il amène des renforts avec lui ! »S'exclama-t-il.
La panique commença alors à envahir les troupes adverses et ses compagnons furent alors rassurer. L'action du prince impressionna Narsus : effrayer l'ennemie et remonter le moral des troupes peut faire toute la différence dans une bataille. Cela le fit sourire. Un soldat s'exclame soudainement, les renforts étaient arrivés comme l'avait prédit le prince.
Ils ne purent qu'observer la vague qui déferla sur leurs adversaires qui n'eurent pas le temps de se replier avant l'impact. Ils furent obligés de battre en retraite rapidement avant qu'ils ne se fassent tous tuer. Zandé pesta mais fuit en amenant les hommes qui lui restaient.
Arslan vérifia que tout le monde allaient bien une fois la bataille terminée. Alfreed allait de surprises en surprises avec ce prince, il lui avait même demandé à elle, si elle allait bien ! Elle ne pensait pas qu'un prince puisse s'inquiéter pour ses hommes surtout pour quelqu'un d'aussi peu important qu'elle. Kishward se précipita aux côtés de son Altesse et s'agenouilla respectueusement devant le prince. Le prince sembla ravi de le voir.
Ils furent accueillis triomphalement dans la forteresse. Les soldats s'amoncelèrent autour d'eux pour accueillir le prince et lui parler. Il prit le temps de leur répondre poliment à la grande surprise de certains. Le seigneur Bahman les accueillit alors, il ne semblait pas bien. Le prince pensa que l'âge et la situation actuelle devait le fatiguer mais cette explication ne sembla pas convaincre ses compagnons. Kishward les invita alors à rejoindre leurs appartements et il leur montra la voie. Il leur annonça aussi que les bains avaient été préparés à leur attention.
Le prince se laissa complément fondre dans l'eau. Il eut l'impression que cela faisait des lustres qu'il n'avait pas pris de bain. Arihas sourit en entendant le soupir d'aise du prince, et le rejoint. Arihas était le seul qui pouvait partager le bain en même temps que le prince. Ils avaient donc le privilège d'être les premiers. Le prince savoura longtemps la sensation de l'eau chaude contre sa peau, cela lui faisait un bien fou. Arihas lui était déjà sorti, il n'aimait pas rester dans les bains chauds trop longtemps. Arslan sortit à regret de l'eau et se couvrit avant de rejoindre Arihas dans une des alcôves en bordure des bains. Arihas lui servit à boire, le prince se mit à l'observer. Il y avait quelque chose d'étrange chez Arihas. Il n'arrivait pas à savoir quoi mais cela le perturbait. Ils entendirent du bruit et Ghîb apparu. Arihas se refrogna mais Arslan ne sembla pas perturbé:
« Je croyais que personne ne se baignait j'ai voulu en profiter, sourit Ghîb.
-Ce n'est pas grave, déclara le prince.
-Hum… Dîtes-moi Altesse, je croyais que vous ne vouliez pas prendre de bain avec nous par pudeur pourtant Sir Arihas est là, dit-t-il.
-À vrai dire c'est surtout que je ne peux pas me laver en présence de Daryûn, dit-il gêné.
-Pourquoi donc ? Demanda-t-il curieux. L'insouciance de Ghîb commençait à agacer Arihas.
-Eh bien… Parce que c'est un … Un alpha, déclara-t-il.
-Je ne vois pas le prob- Oh ! Il s'arrêta. Alors vous êtes vraiment un oméga ?
-Ne me dîtes pas que vous le remarquez seulement maintenant ? Demanda Arihas.
-Euh… je ne pensais pas que le prince aussi… Quoique s'est plutôt logique vu que Sir Arihas en est un, réfléchit-il.
-Vous aviez vu pour Arihas mais pas pour moi, comment cela se fait-il ? Demanda le prince.
-Les faux-col sont un bon indicateur. »
Arslan comprit alors ce qu'il trouvait bizarre chez Arihas : il n'avait pas ses cols hauts habituels. Depuis qu'il le connaissait c'était la première fois qu'il apercevait sa gorge ou sa nuque. Il remarqua alors des marques légèrement rosées et des… Traces de dents ?
« Eh bien on peut dire que ce cher Daryûn cache bien son jeu, vous avez de sacrées marques! Reprit Ghîb.
-Qu'avez-vous dit ? L'atmosphère se glaça aussitôt.
-Ce n'est pas Daryûn votre partenaire ? Demanda-t-il doucement.
-Mon partenaire est mort, répondit-il sèchement.
-Je suis navré, s'exclama-t-il, je croyais que… Je… »
Le beau parleur était à bout de paroles et l'atmosphère était devenue glaciale. Arslan demanda à Arihas de l'accompagner jusqu'à sa chambre. Arihas le suivit et s'empressa de couvrir son cou à nouveau avant de sortir. Ils marchèrent dans un silence pesant, le prince ne savait pas comment faire pour apaiser son compagnon. Il tenta de lui sourire, Arihas lui rendit un léger sourire. Le prince remarqua qu'il semblait plus triste qu'en colère. Il l'accompagna alors jusqu'à ses appartements et lui souhaita une bonne nuit. Le prince ne le retint pas.
Arihas se cloitra dans ses appartements, il défit alors son col et les vit. Ses marques. Elles étaient toujours là, le temps ne semblait pas les avoir altérées. Il posa sa main sur son cou et fit courir ses doigts dessus. On aurait dit qu'elles avaient été faites il y a quelques jours pourtant cela faisait presque quatre ans maintenant. Kahzac les avait faites quelques jours avant de partir en guerre. Cela ne devait pas durer longtemps, ce n'était pas une grande bataille, leurs ennemies n'étaient pas redoutables pourtant… Il n'était jamais revenu.
Il serra sa main sur son cou. Il pouvait encore sentir le souffle chaud de Kahzac alors qu'il enfonçait ses dents dans sa chair au moment de l'extase. Il posa son autre main sur sa bouche. Il tremblait. Sa respiration devint difficile. Il laissa échapper une plainte de sa bouche. Il sentait les larmes rouler sur ses joues et sa main. Sa vision devint totalement trouble. Il avait mal. Sa poitrine le faisait atrocement souffrir. Il se sentait terriblement seul sans lui, mais surtout maintenant il culpabilisait. Ses marques étaient en train de disparaître, il le savait au fond de lui. Elles s'effaçaient doucement, mais elles s'effaçaient et il n'y avait pas de retour en arrière possible. Il était en train de perdre le seul lien qui lui restait avec son alpha, et ça le rendait malade. Il pensait toujours à lui pourtant ses marques continuaient à disparaître. Il ne voulait pas l'oublier, il ne voulait pas… Il ne pouvait pas, et pourtant… Il fut secoué par une nouvelle vague de sanglots. Il resserra ses mains pour ne pas laisser de son s'échapper. Il se recroquevilla sur lui-même. Il n'en voulait pas Ghîb, c'est juste que ses paroles lui rappelait qu'il n'était plus là.
Arslan resta un moment dans sa chambre pour se reposer avant d'en sortir. Il fit un détour aux cuisines avant de monter sous les toits. Il tomba alors sur Kishward qui ne sembla pas surpris de le trouver ici. Arslan se mit à lui raconter ce qui était arrivé et comment Azrael l'avait sauvé du soldat lusitanien. Il lui apportait donc une récompense. Cela fit sourire Kishward de voir que le prince était toujours aussi gentil et attentionné envers ses oiseaux. Lorsque Arslan lui demanda où était Soroush il fut bien obligé de lui faire part de ses craintes. Quand il lui parla de son ancien esclave, Arslan saisit l'occasion pour parler de son souhait : libérer les esclaves. Kishward n'était pas contre mais il ne pensait pas que le roi Andragoras approuve. Il fut alors très surpris par l'attitude du prince :
« Si j'arrive à sauver mon Père des lusitaniens, je pense que ma voix deviendra suffisamment importante pour qu'il m'écoute. J'ai bien l'intention qu'il m'entende cette fois ! »
C'était la première fois qu'il voyait une telle détermination sur le visage du prince. Il se demanda ce que Narsus avait bien pu faire pour que le prince devienne ainsi. Le prince n'était pas du genre à défier son père, ni même à être sûr de lui pourtant sa résolution semblait sans faille. Il sourit. Il espérait que le prince y arriverait.
S'il restait aussi déterminé et résolue dans ses choix, il ne faisait aucun doute que d'ici quelques années il pourrait gouverner le pays sans avoir besoin d'être chaperonné. Peut-être qu'avoir un roi oméga changerait les mentalités et ferait avancer les choses. Il avait toujours déploré le comportement de ses semblables et le peu de considération qu'on offrait aux omégas. Il essayait de changer ça à son échelle, il veillait à ce que les droits de chacun soient reconnus dans la forteresse. Il s'assombrit, aujourd'hui encore le viol d'un oméga pendant sa période de chaleur n'est pas reconnu car « ce sont les omégas qui aguichent, les alphas ne font qu'y répondre pour les soulager » cela l'avait toujours horrifié. Il espérait que le prince montrerait à tous qu'un oméga peut diriger et ce au même titre qu'un alpha. Cela semblait fonctionner tout doucement, les soldats oubliaient que le prince était un oméga et le suivaient. Son arrivée à Peshawar en était la preuve, ils étaient venus l'accueillir comme ils auraient accueilli le roi. Il n'avait pas entendu une seule remarque déplacée à l'encontre du prince.
Le prince le quitta et rejoint à nouveau ses appartements. Il essaya de dormir seulement il n'y arrivait pas. Pourtant la journée avait été longue et épuisante, le bain l'avait certes reposé mais pas au point de l'endormir. Il fixa un moment le plafond cherchant en vain le sommeil. Peut-être les hormones ? Il fit la moue, Arihas lui avait dit qu'elles pouvaient influencer autant son humeur que son état. Si elles pouvaient l'épuiser au point de le clouer au lit alors elles pouvaient certainement le maintenir éveillé durant plusieurs heures.
« Alors comme ça son Altesse et Sir Arihas sont des omégas ? Demanda Ghîb.
-Vous ne l'aviez pas remarqué avant ? Répondit Narsus.
-Alors c'est pour ça que le prince est si souvent épuisé et que Sir Arihas lui prépare toujours des infusions ! S'exclama Faranghîs.
- Ce n'est pas évident au premier coup d'œil, même chez Arihas qui est adulte c'est difficile à voir. Nous avons toujours vu le prince dans des habits amples et il a été amené au combat ! Et puis nous, nous ne sommes pas des alphas, dit Ghîb en regardant Daryûn.
-Comment est-ce possible ? Demanda Alfreed. Je croyais que les omégas n'étaient pas emmenés aux combats et qu'ils ne suivaient pas d'entrainements militaires pourtant le prince sait se défendre ! Déclara-t-elle.
-C'est le roi qui l'a voulu ainsi, déclara Daryûn. Le prince faisait de son mieux mais il était limité jusqu'à maintenant dans ses entraînements. Cela ne fait que deux ou trois mois qu'il suit des entraînements normaux.
-Il a pu en suivre avant que son état se stabilise ? C'est impressionnant ! J'imagine qu'Arihas est passé par là, ria Narsus.
-Cela n'a pas dû être évident à gérer, intervint Faranghîs.
-C'était plutôt difficile d'après ce que mon oncle m'a dit, mais son Altesse faisait de son mieux pour ne pas rater ses entraînements. Arihas a réorganisé les entraînements pour qu'ils soient plus courts.
-C'était si difficile que ça pour le prince ? Demanda Elam.
-D'après ce que j'ai entendu d'Arihas la puberté pour un oméga male c'est comme passer trois ans avec une grippe incessante et Arihas n'est pas du genre à se plaindre ! »
Cette conversation tournait en boucle dans la tête d'Elam. Il avait toujours trouvé le prince maladroit et chétif. Au début il pensait que le prince était une petite nature du fait qu'il soit toujours épuisé et semblait à deux doigts de s'effondrer après chaque entraînements avec Daryûn, mais maintenant il comprenait mieux et il s'en voulait un peu. Il devait bien l'avouer ses derniers jours le prince lui avait fait forte impression. Il n'avait pas hésité à venir l'aider contre les lusitaniens plutôt que de l'abandonner à son sort. C'était indéniable le prince était d'une nature gentil et prévenante, il s'inquiétait réellement pour ses compagnons. C'était rare de trouver un noble ainsi, à part Messire Narsus il n'en avait jamais rencontré d'autre. Il traversa plusieurs couloirs et tomba nez-à-nez avec le prince.
« Votre Altesse ?
-Ah Elam ! Sourit le prince.
-Vous sortez ? Demanda-t-il.
- Je vais juste prendre un peu l'air sur les remparts, c'est étrange mais j'ai du mal à m'endormir ce soir malgré la journée que nous avons eu, soupira-t-il.
-Je vous accompagne Altesse ! S'exclama Elam.
-Voyons ce n'est pas nécessaire, sourit-il, il n'y a rien à craindre ici !
-Mais votre Altesse, rétorqua Elam.
- Ça ira ne tant fait pas, le rassura-t-il. Mais si ça ne te dérange pas… Est-ce que tu pourrais allez voir Arihas ? Je m'inquiète pour lui il n'avait pas l'air bien tout à l'heure…
-D'accord mais faites attention à vous ! »
Arslan sourit et continua son chemin, il avait besoin d'être seul pour réfléchir un peu. Elam le regarda s'éloigner, ne sachant pas trop quoi en penser. D'habitude le prince venait chercher sa compagnie mais là il l'avait repoussé. Il semblait que le prince ait besoin d'être seul cette fois. Il se demanda ce que pouvait avoir Arihas pour que cela inquiète autant le prince. Arihas était d'une nature enjouée. Depuis qu'ils se côtoyaient il ne l'avait jamais vu sans son habituel sourire même lorsque le prince n'était pas bien il continuait de sourire pour le rassurer. Elam trouvait qu'il ressemblait un peu à une mère pour le prince, peut-être sa nature d'oméga faisait qu'il se montrait particulièrement attentif au prince. Il y avait un lien particulier entre eux, Elam l'avait tout de suite remarqué. Il alla donc frapper à la porte de la chambre d'Arihas. Il n'eut pas de réponse alors il insista encore un peu. Il s'apprêtait à partir quand la porte s'ouvrit. Il retint un hoquet de surprise en voyant Arihas ainsi. Il avait les yeux rouges et gonflés mais surtout il semblait terriblement triste:
« Vous allez bien ? Demanda-t-il alarmé.
-Ah… Elam ne t'inquiètes pas, soupira-t-il. Ça va c'est juste un peu de fatigue je dois avoir les yeux rouge non ? Demanda-t-il.
-Hum… Elam ne sut que répondre.
-Qu'y a-t-il Elam ? Demanda-t-il gentiment.
-Le prince était inquiet à votre sujet, il souhaitait savoir si vous alliez mieux ?
-Je vois, dit-il. Il faudra que je m'excuse auprès du prince pour l'avoir inquiété pour si peu… Je ne suis pas un très bon précepteur, souffla-t-il.
- Vous ne devriez pas vous rabaisser ainsi ! Vous faîtes un excellent travail auprès du prince, s'exclama-t-il. »
Arihas sourit devant l'air gêné d'Elam quand il se rendit compte de ce qu'il venait de dire. Il lui parla encore un peu pour lui assurer que tout allez bien et qu'il n'avait pas besoin de s'inquiéter.
Arslan arriva enfin sur les remparts, il avança tranquillement profitant de l'air frais. Il respira à plein poumons l'air revigorant des montagnes, c'était très différent de la capitale. La ville était beaucoup plus petite et calme. Il entendait de temps en temps quelques éclats de voix et apercevait de temps à autres des lumières se déplacer dans les rues. Il regarda au loin, la lune éclairait suffisamment pour qu'il puisse voir les collines à l'horizon. Il se demanda ce qu'il devait faire maintenant : comment sauver son Père ? Comment le retrouver surtout ? Et sa Mère ? Allait-elle s'en sortir à la capitale ? Et qui était ce masque d'argent qui avait donné du fils à retordre à Daryûn ? Pourquoi Kahllahn les avait-il trahis, ainsi que son fils ? Il avait avoué préférer que le prince ne sache pas et qu'il préférait passer pour un traître. Pourquoi donc ? Qu'y avait-il de si terrible pour qu'il veuille le cacher à ce point ? Et puis Bahman ne semblait pas aller mieux. Il continua à marcher seul, perdu dans ses pensées. Il n'entendit pas les bruits de pas qui s'élevèrent derrière lui.
À la semaine prochaine~~~
