Je remercie Arashi-Ohno, Emelynn21 et Solyano pour leurs reviews ! Merci pour vos encouragement !
Réponse à Emelynn21: Merci beaucoup ^^ En effet ça par en cacahuète au niveau des couples XD mais bon j'avais rien dis "d'officiel" à ce sujet alors... Voilà, voilà...
Du coup voilà le chapitre de la semaine ! ~('-'~) ~('o')~ (~'o')~ ~('o')~ ~('-'~)
Chapitre 16
Echanges amicaux
Le courage manquait au prince, il devait pourtant se décider à parler à ses compagnons. Il les avait ressemblé dans la salle du conseil dès le matin mais il fut interrompu par des visiteurs inopinés : Etoile accompagné d'un jeune homme ayant des marques semblables à celle d'Alfreed. Il se trouva que c'était son frère, Merlein, qui était à sa recherche depuis la mort de leur père. Etoile s'agenouilla autant à cause de la fatigue que pour la demande qu'elle allait faire.
« Prince Arslan, pouvez-vous sauver notre roi ? »
Tous restèrent abasourdis par la demanda mais elle ne s'en préoccupa pas. Elle expliqua la situation de la capitale. Le roi Innocentis avait failli être assassiné et le duc Ghisqâr ne savait pas que son propre frère avait été emprisonné dans la tour. Cela lui paraissait peu probable mais Narsus enregistra ses nouvelles informations qui pourraient très certainement leur utile. Il questionna Etoile : pourquoi était-elle venue ? Pourquoi se tourner vers l'ennemi et leur demander de l'aide? Les réponses furent étonnantes, Narsus comprit que le caractère et le naturel du prince avaient touché le chevalier lusitanien.
Ils l'invitèrent sur une terrasse pour discuter, Arslan l'écouta avec attention. Etoile promit que les lusitaniens se retireraient s'il sauvait le roi, mais Narsus la coupa car elle n'avait pas le pouvoir de faire une telle promesse. Cette proposition pourtant attira l'attention du prince. Il voulait éviter de nouveaux bains de sang et de toute manière il n'avait pas l'intention d'éliminer tous les soldats lusitaniens. Il voulait les laisser partir sans heurt, seulement il faudrait trouver le moyen pour éviter que les lusitaniens ne recommencent ces massacres. Et pour le coup Hilmes pourrait les aider, ayant été à leur service il devait bien les connaître.
Arslan demanda à ses compagnons de se réunir à nouveau dans la salle du conseil. Cette fois il était bien résolu à leur parler. Narsus le comprit lorsque le prince s'assit sur le trône avec une mine déterminée.
« Mes amis, j'ai beaucoup réfléchis pour trouver un moyen d'éviter cette guerre qui se profile entre le roi et mon cousin Hilmes, commença-t-il. J'ai cru que seule la force pourrait régler ce problème seulement… En tant que prince héritier du trône de Parse je ne peux tolérer de voir mon peuple s'entretuer à cause de rancœurs personnelles… D'une part, il y a mon cousin qui souhaite réclamer ce qu'il juge lui revenir de droit, et de l'autre mon Père qui aurait été jusqu'à tuer son propre frère et tenter de tuer son neveu, un enfant, pour obtenir le trône alors j'imagine qu'il n'aura aucun scrupule pour garder son trône… J'ai eu cette idée totalement folle, j'en conviens, dit-il en regardant Narsus. Je l'ai d'abord rejeté car elle était pour moi totalement invraisemblable et impossible à réaliser mais je n'arrive pas à me l'enlever de l'esprit car si, par miracle elle fonctionnait, elle pourrait éviter une guerre fratricide. Je… Ce n'est pas évident à dire…
- Votre Altesse, vous commencez à nous inquiéter, déclara Ghîb.
- Vous savez votre Altesse, nous vous suivront quoi qu'il arrive, déclara Daryûn.
- Je ne suis pas sûr qu'après ce que je vais annoncer vous le souhaitiez toujours, mais je vous préviens tout de suite : ce n'est qu'une proposition et si nos opinons sont beaucoup trop divergentes cela ne se fera pas, d'accord ?
- Nous avons du mal à vous suivre là ! Déclara Alfreed perplexe.
- Ce que son Altesse veut dire, c'est qu'il souhaite que vous l'écoutiez jusqu'au bout avant de vous insurger.
- Vous savez de quoi il s'agit Sir Narsus, dit Arihas.
- En effet, j'ai d'abord consulté Narsus pour savoir si cela était quelque chose qu'on pouvait au moins tenter… Il s'agirait de conclure un accord qui conviendrait à la fois à mon Père et à mon cousin, puisqu'il permettrait au roi de conserver son trône et à Hilmes d'en hériter…
- Vous voulez lui céder votre place d'héritier ? S'exclama Daryûn.
- À la base en tant qu'oméga je n'ai pas le droit d'hériter de toute manière… Et puis je ne lui cède pas ma place, je… Je lui donne la possibilité de la revendiquer en tant que conjoint. »
Ça y est, il l'avait dit. Maintenant il craignait les réponses qu'il allait recevoir. Le silence s'installa dans la pièce. Arihas le fixa les yeux écarquillé de même qu'Elam mais il savait que tous les deux ne le jugeraient pas sévèrement car il avait l'aval de Narsus. En revanche ce ne serait pas pareil pour Daryûn, Alfreed ou même Ghîb.
« Conj- Votre Altesse vous vous êtes mal exprimé, n'est-ce pas ? Commença Daryûn.
- C'est une plaisanterie ? S'énerva Alfreed. Vous vous moquez de nous ? Narsus ! S'exclama-t-elle. Ce n'est pas ça, pas vrai ?
- Calmez-vous tous les deux ! Les réprima Faranghîs. Son Altesse a demandé à ce qu'on l'écoute jusqu'à la fin avant de parler.
- Comme je l'ai dit ce n'est qu'une idée, dit-il tremblant. Je n'ai pas l'intention de m'allier à lui comme cela, sans rien demander avant. Je souhaiterais qu'on ouvre d'abord la conversation. Je ne veux pas que Parse redevienne comme elle était avant la guerre et je n'ai pas l'intention non plus d'abandonner le décret pour abolir l'esclavage. Donc cet accord ne se fera que si nos visions de Parse sont compatibles et converges.
- Donc si les négociations ne sont pas possibles ou qu'il pense de la même manière que sa Majesté, il ne se passera rien, c'est ça ? Demanda Arihas.
- Exactement.
- Mais si jamais vous concluez ce mariage et que votre père est contre ? Demanda Faranghîs.
- Dans ce cas je combattrais mon Père et si cela doit arriver je serais jugé pour trahison, répondit-il.
- Donc vous êtes prêt à cette éventualité ? Questionna Narsus.
- Oui ! J'affronterais mon Père s'il le faut !
- Etes-vous aussi prêt à passer l'éponge sur le fait qu'il ait aidé les lusitaniens à envahir son propre royaume ? Demanda Ghîb avec mépris.
- Au vu de la situation ces connaissances sur nos ennemis pourraient être utiles, non ? Etoile a dit qu'il n'était plus à leur service mais peut-être pourrait-il servir d'intermédiaire entre le roi Innocentis et nous pour qu'ils quittent le pays?
- Comment pouvez-vous lui pardonner ? Cria Alfreed. Et vous autres ! Ça ne vous fait rien de nous allier à nos ennemis ? Votre Altesse, je ne comprends pas comment vous pouvez ne serait-ce que penser à l'épouser ?
- Cela ne me plaît pas plus qu'à toi ! Je le fais pour le bien de mon peuple, mes sentiments n'ont pas influencé cette décision, répondit-il sans la moindre hésitation.
- Il a tué mon père ! Je ne pourrais jamais lui pardonner !
- C'est pour éviter cette animosité que je veux éviter la guerre ! Comment notre pays pourra se reconstruire si tout le monde se déteste ? Dit-il plus calmement. En guerre il faut savoir faire des compromis.
- Je suis désolée votre Altesse mais c'est au-dessus de mes forces. Je ne peux vous suivre si vous faîtes ça… »
Alfreed s'inclina avant de quitter la pièce. Le prince cachait difficilement sa tristesse face à ce départ. Il ne croyait pas que cela puisse arriver. Alfreed venait de partir et aussi bien se serait la dernière fois qu'il la voyait.
« Daryûn tu ne dis rien, déclara Narsus, qu'en penses-tu ?
- Je répète ce que j'ai déjà dit : je suivrais le prince quoi qu'il arrive ! Je ne crois pas que son Altesse prenne cette décision à la légère… Et puis rien n'est décidé tant qu'une rencontre n'aura pas eu lieu. »
L'ambiance resta lourde, même si la majorité de ses compagnons c'était ralliée à sa cause. Le départ d'Alfreed les affectait malgré tout. Narsus lui parla pour la convaincre de rester mais elle ne l'écouta guère. Elle avait pris sa décision. De toute manière elle n'avait pas d'obligation envers le prince et puis elle devait prendre la tête de son clan. Le moment de la séparation était venu même Narsus ne pouvait la retenir. Elle ne pouvait pas combattre aux côtés du meurtrier de son père même si Narsus, son (futur) mari, le lui demandait.
Le soir même elle retourna voir le prince pour lui parler. Elle ne reviendrait pas sur la décision de son départ.
« Tu es sûr ? Demanda-t-il.
- Oui votre Altesse ! Je fus heureuse de pouvoir vous servir et vous être utile ! Je comprends le parti que vous défendez mais je sais que je ne pourrai pas vous servir au mieux dans ses conditions. C'est pourquoi je préfère partir maintenant… Et puis… Mon clan aussi compte sur moi ! J'espère que vous comprenez mon choix.
- Je comprends mais je suis triste que nous séparions maintenant… Je tiens à te remercier même si je n'ai pas grand-chose à t'offrir pour le moment, j'espère que cela vous sera utile cheffe du clan Zot ! Sourit-il. »
Il lui donna une grosse bourse en cuir, Alfreed fut surprise par son poids. Elle put cependant discerner des pièces sous ses doigts.
« Votre Altesse… Vous n'étiez pas obligé, dit-elle gênée.
- Ce n'est qu'un modeste dédommagement pour ton aide, je te remercie de m'avoir suivi jusqu'à maintenant, sourit-il.
- Je dois y aller maintenant, dit-elle non sans difficulté. »
Elle le salua respectueusement avant de s'éclipser. Elle ne voulait pas qu'il la voit sourire. Elle avait réussi sa sortie mais un pincement au cœur l'empêcher d'être totalement satisfaite. Narsus lui avait confié une mission et elle la réaliserait sans embûche. Le prince aurait droit à une sacrée surprise. Elle quitta le palais en compagnie de son frère et lui expliqua la suite des évènements.
Dès le lendemain ils décidèrent d'envoyer un messager à la rencontre d'Hilmes. Ghîb se proposa pour accomplir cette tâche. Le départ d'Alfreed avait laissé un gout amer en bouche à Arslan mais il se confortait dans l'idée que cela restait la meilleure solution.
Prince Hilmes,
Sachez que j'ai à cœur le bien être de mon peuple et je pense qu'il en va de même pour vous. Je comprends la haine que vous vouez à mon Père mais j'espère que vous serez capable de passer au-dessus et ce pour le bien de notre peuple. J'aimerais vous soumettre une idée et je n'irais pas par quatre chemins : que penseriez-vous d'un mariage entre nous deux ?
La demande doit vous paraître étrange mais est on ne peut plus sérieuse. Si nous nous marions vous obtiendriez le trône sans avoir à verser de sang, de plus cela permettrait de faire une transition sans effusion de sang ! Je ne souhaite pas voir des frères s'entretuer car ils ne sont pas dans le même camp. Cependant j'ai aussi des conditions. Vous le savez peut-être : j'ai promulgué un décret pour abolir l'esclavage et je souhaite qu'il soit mis en place seulement si je vous cède le pouvoir de Shah je ne peux le faire. Donc je vous demanderais de le défendre pour moi. Je pense qu'il y a matière à discuter avant de conclure un tel accord, si vous le souhaitez aussi. J'aimerais donc que nous puissions nous rencontrer si cet accord vous intéresse.
J'attends donc votre réponse.
Prince Arslan.
Hilmes ne savait pas trop quoi penser de ce message. Déjà que l'apparition subite de ce ménestrel sorti de nulle part l'avait étonné. Alors découvrir qu'il portait un message du prince Arslan l'intriguait davantage. Maintenant qu'il avait lu son contenu il se trouva déboussolé, il s'attendait à tout sauf à ça. En entendant de donner à une réponse, il fit de Ghîb un « invité » bien qu'il soit surveillé en permanence. Ghîb fut surpris de recevoir un « bon » accueil de la part d'Hilmes (surtout après leur dernier affrontement) mais il ne s'en plaint pas.
Hilmes se retira dans sa tente pour montrer la lettre à Sahm et Zandé qui furent aussi perplexes. Zandé était persuadé que c'était un piège des Usurpateurs, Sahm était plus partagé. La lettre ressemblait bien au prince : sincère et pleine de bonne volonté. La proposition paraissait on ne peut plus sérieuse et Hilmes la considéra comme telle. Bien qu'il ne sache pas quoi y répondre. Ghîb patienta plusieurs jours avant qu'on ne lui donne la réponse.
Après plus d'un mois d'attente, Ghîb réapparut à Ghiran avec le message d'Hilmes. Avec beaucoup d'appréhension Arslan ouvrit la lettre, les mains tremblantes. La longueur interpella le prince, était-ce une bonne ou une mauvaise nouvelle ?
Prince Arslan,
J'ai été très surpris de recevoir votre message, et peut-être plus encore d'y répondre. Il paraît difficile de parler d'une affaire comme celle-ci par messages surtout qu'aux dernières nouvelles Andragoras se prépare à me combattre et attaquer la capitale. J'accepte de vous rencontrer dans un lieu neutre et dégagé en petit comité. Je vous laisse le choix de l'endroit et de la date.
Prince Hilmes.
La rencontre put alors être arrangée entre les deux camps et le mois de novembre arrivait déjà. L'hiver commençait à s'installer bien qu'il fasse toujours chaud à Ghiran. Ils purent constater que le froid se répandait lorsqu'ils remontèrent vers le nord à l'endroit où ils avaient prévu la rencontre.
Arslan était très tendu. Cette entrevue représentait beaucoup pour l'avenir de son pays ainsi que pour son futur. Plus ils avançaient, plus il se remettait en question. Si cela fonctionnait il devrait l'épouser et cela le terrifiait. De plus qu'il l'avait choisi de son plein gré. Si cela se passait mal il ne pourrait pas se plaindre, il l'avait choisi. Arihas s'inquiétait pour le prince. Il ne lui parlait pas et gardait tout pour lui. Depuis qu'il avait fait son annonce il refusait de lui parler de ce qui le tracassait. Il évitait le sujet et se contentait de lui sourire afin de le rassurer mais cela ne faisait que l'inquiéter plus.
Au bout d'une dizaine de jours, ils arrivèrent au point de rendez-vous mais ils n'y trouvèrent personne. Jaswant et Elam partirent en éclaireur dans les environs pour vérifier si Hilmes et ses hommes ne c'étaient pas arrêtés plus loin. Ils revinrent tous les deux le soir sans nouvelles à donner au prince. Ils devaient patienter. Au bout de trois jours insoutenables de la poussière s'éleva derrière les montagnes et un petit groupe de cavaliers apparut au loin : déjà ils respectaient la contrainte du petit comité. Un des cavaliers se détacha du groupe, en se rapprochant ils reconnurent Ghîb qui venait à leur rencontre mais le reste de groupe s'arrêta à une centaine de mètres.
« Ravi de vous revoir Altesse ! Sourit Ghîb. Les soldats là-bas préparent une tente pour la rencontre… Il vous demande de bien vouloir patienter quelques minutes, expliqua-t-il.
- D'accord, j'imagine que nous avons encore un petit moment…
- Combien sont-ils ? Demanda aussitôt Daryûn.
- Les seigneurs Sahm et Zandé avec cinq autres soldats, donc huit en tout. Et personne ne nous a suivis.
- Bien… Penses-tu qu'ils soient favorables à cette alliance ? Demanda Narsus.
- Je crois qu'ils hésitent mais Sir Sahm y semble très favorable : il veut éviter la guerre. Zandé n'y croit pas, il est persuadé que c'est un piège. Quant au Masque d'argent… Je veux dire le prince Hilmes, il n'a pas vraiment donné d'avis mais il a réagi sur l'abolition de l'esclavage. Il ne croit pas que cela puisse se faire aussi directement que vous le souhaitiez.
- Mais il n'a pas exprimé d'avis opposé ? Demanda Arslan.
- Pas directement en tout cas… »
C'est déjà ça, pensa-t-il. Plus la rencontre se rapprochait plus il angoissait. Arihas essaya de le rassurer mais cela n'y changeait rien. Un des soldats vint les voir, il s'inclina respectueusement avant d'inviter le prince à les rejoindre. Il prit une grande inspiration avant de partir, cette entrevue serait décisive.
Hilmes les scruta avec méfiance. Et Arslan évita consciencieusement son regard. Hilmes tentait de rester calme mais sans trop savoir pourquoi la présence de Daryûn l'agaçait au plus haut point. Certainement parce qu'ils s'étaient déjà combattu. Sahm alla à leur rencontre et salua le prince respectueusement.
« Je suis heureux de vous savoir en vie, déclara sincèrement le prince. »
Sahm ne répondit pas. Il craignait de paraître hypocrite pourtant il était réellement heureux d'avoir appris que le prince était en vie et avait pu rejoindre Peshawar sans embûche. De plus, il était entouré d'une sacré équipe bien plus redoutable qu'une armée. Il se réjouissait intérieurement du message qu'avait envoyé le prince. Il espérait secrètement que cela puisse fonctionner et qu'ils arriveraient à un accord. Il n'avait rien contre Arslan, ni contre d'Andragoras, certes ce n'était pas un roi très amical ou proche de ses hommes mais en tant que seigneur et marzbâhn il devait obéir aux règles fondamentales de Parse. Il prêta serment en devenant marzbâhn, celui de toujours servir le roi légitime et dans le cas présent c'était Hilmes.
Arslan se retrouva en face d'Hilmes. Il avait eu peur de ce premier contact mais étonnamment il se calma en une fraction de seconde. Il se sentit même plus détendu en arrivant près de lui, un peu trop d'ailleurs. Une douce aura et un étrange parfum l'enveloppèrent tel des langues de soie. Il fut comme hypnotisé lorsqu'il croisa son regard. Impossible de s'en détacher. Il commençait à se sentir mal-à-l'aise, la sensation était vraiment bizarre et s'amplifiait au fur et à mesure qu'ils se rapprochaient. Il se demanda s'il devait avancer. Il avait l'impression que s'il continuait il ne pourrait plus faire demi-tour mais il n'arrivait pas à stopper ses pas. Il sentit le regard d'Arihas devenir plus insistant sur sa nuque mais il ne s'en préoccupait plus. Il ne voulait plus que se rapprocher encore et encore. Juste un peu plus.
Un bras le retint et le charme se brisa d'un coup. Etonnamment une scène similaire se déroula en face, il aperçut du coin de l'œil Sahm interpeller Hilmes. Arslan ne comprit pas ce qui venait de se passer, il jeta un coup d'œil à Arihas qui semblait angoissé. Il constata que tous ses compagnons affichaient les mêmes mines interrogatives. Après ça il n'osa plus croiser le regard d'Hilmes.
Sahm et Arihas se lancèrent un regard entendus. Ils comprirent tous les deux ce qui venait de se passer. D'un accord tacite ils se mirent tous les deux de parts et autres de leurs seigneurs pour calmer le jeu. Arihas se pencha vers Daryûn pour lui demander de se mettre en retrait. Il voulu protester mais voyant la mine sérieuse d'Arihas il obéit à contre cœur.
