Histoire originale : The Savior, Child of the Tardis, Son of a Mad Man, de Kuroi in a Black Hole

Nombre de chapitres de l'histoire originale : 33
Nombre de chapitres traduits : 13

Chapitre 9 : Où il y a des découvertes intéressantes

~~~~~~~~~~~~~~ Voici le début ~~~~~~~~~~~~~~

Le TARDIS atterrit avec un doux WHUMP et Harry sauta hors de sa chaise et courut vers les portes. Un nouvel endroit et toute l'excitation qu'évoquait la possibilité d'exploration l'excitaient toujours.

Le Docteur regarda son fils, maintenant de cinq ans et potentiellement en possession d'un certain nombre d'appareils fonctionnant à moitié qui seraient illégaux dans la plupart des systèmes, bondir vers la porte, l'excitation visible dans ses pas.

« Ho, Harry ! N'oublie pas tes chaussures ! Et laisse L'Astrophysique du Voyage Sous-Quantique ici ! C'est le dernier exemplaire qu'il me reste ! »

Harry leva les yeux au ciel mais posa le livre sur sa chaise et trotta vers le mur du fond où ses chaussures étaient.

« Je ne l'aurais pas abîmé, Papa ! En plus, et si j'avais envie de le lire ? Maintenant, je dois faire tout le chemin du retour pour l'avoir !

— Oui, et bien tu ne sais jamais ce qu'il y a au delà de la porte. Il vaut mieux prévenir que guérir. Tu peux revenir le chercher, si tu veux. Le TARDIS est un endroit plus sûr pour lui. »

Harry lança un soupir à son père mais enfila ses Air Treaders et bondit vers la porte. Malgré la nécessité de laisser son livre derrière, son excitation n'avait pas diminué.

Harry ouvrit la porte, toujours suffisamment petit pour qu'il ait à se tendre pour atteindre la poignée, et jeta un coup d'oeil dehors. Puis il regarda son père :

« Pourquoi il y a un Peloton Judoon devant le TARDIS, papa ? Peloton Judoon…» répéta-t-il, amusé par la combinaison des mots.

Depuis l'extérieur, ils purent entendre le rugissement des Judoons :

« CEUX A L'INTÉRIEUR DE LA CAPSULE DOIVENT SE MONTRER POUR JUGEMENT ! »

Le Docteur eut un grand sourire :

« Et bien, parce qu'on est à la Proclamation de l'Ombre ! Bien que j'aurais pensé qu'ils reconnaîtraient le TARDIS… Je veux dire… Oh, attends, c'est dans deux cent ans. Oups. Dans tous les cas, les Judoons ! Les Gardes de la Proclamation de l'Ombre ! Le TARDIS a accès libre n'importe où, je dois juste éclaircir certains détails avec eux et c'est parti ! »

Harry grogna :

« Mais la Proclamation de l'Ombre ! Pourquoi ? Il doit y avoir une meilleure planète ou autre chose ! Je déteste les gouvernements ! Et la Proclamation est si ennuyeuse ! »

Harry détestait les choses ennuyeuses. C'était quelque chose dont le Docteur était parfaitement conscient. Il pouvait seulement se blâmer lui-même, cependant. Il évitait tout ce qui pouvait être ennuyeux avec l'aptitude d'un campeur estival émérite, et les gouvernements, quand ils n'étaient pas perfides, étaient plutôt ennuyants.

Et Jack, le meilleur outil de distraction de Harry qui ne risquait pas de faire exploser quelque chose si on appuyait sur le mauvais bouton (la plupart du temps), était de retour sur la Terre du 21è siècle pour essayer de gérer l'absence de monde sur la faille. Il avait reconnu, avec réticence, que c'était quelque chose dont on devait s'occuper. Donc le Docteur l'avait déposé et lui avait donné le numéro du TARDIS et avait superchargé son téléphone. Maintenant il devait espérer que Jack ne perdrait pas le téléphone, ou il devrait juste deviner quand se montrer. Harry ne lui pardonnerait jamais s'il ne récupérait pas son Oncle Jack.

Toutefois, il y avait maintenant un enfant de cinq ans maussade qui ne voulait vraiment pas être là et qu'il devait convaincre, d'une quelconque manière et contre sa nature têtue, que c'était en réalité un voyage qui en valait la peine. Et convaincre une escouade de Judoons caractériels et ayant la gâchette facile qu'il avait le droit de garer le TARDIS ici. Cette dernière tâche serait définitivement la plus facile.

« Ils ont quelques uns des meilleurs labos en dehors de boucles de temps verrouillé extrêmement surveillées. » souligna le Docteur.

Harry plissa les yeux :

« Et alors ? Le TARDIS a des meilleurs labos tant que quelqu'un n'a pas laissé la vaisselle dans l'évier.

— Et ils ont la Bibliothèque la plus grande et la plus complète de ce côté de la Galaxie Balthésienne et avec plus de livres interdits que La Bibliothèque. »

Harry soupira mais le Docteur pouvait voir ses yeux s'illuminer d'excitation :

« Bon. Juste… Va juste parler à la police dehors, s'il te plaît. »

Le Docteur afficha un grand sourire :

« D'accord ! Prépare-toi à voir la Proclamation de l'Ombre, Harry. C'est plutôt spectaculaire ! »

Harry leva les sourcils :

« Je réserve mon jugement jusqu'à preuve évidente. » dit-il avec ironie.

Le Docteur eut un rire.

« Allons-y ! [ndlt : en français dans le texte] »

Le Docteur marcha fièrement hors du TARDIS et droit au milieu de l'escouade de Judoons qui pointaient tous des armes variées sur la boite bleue.

« QUI ÊTES-VOUS ? IDENTIFIEZ-VOUS ! VOUS ÊTES SUR LE TERRITOIRE DE LA PROCLAMATION DE L'OMBRE SANS AUTORISATION. QUI ÊTES-VOUS ? »

Le Docteur leva des mains apaisantes.

« Pas ici pour faire quoi que ce soit d'illégal. Juste un visiteur, avec un permis et tout. Pas besoin de violence. »

Les Judoons ne bougèrent pas et leurs armes restèrent pointées sur le Docteur.

Harry, qui écoutait depuis l'intérieur du TARDIS, soupira, puis eut un large sourire. Et bien, qui avait dit qu'il n'avait pas le droit de mettre un peu de désordre ?

Le groupe de Judoons plutôt grands et intimidants furent surpris quand un petit garçon brun courut entre eux et le Docteur, ses yeux verts leur lançant un regard noir.

« QUI ÊTES-VOUS ? » fut la présentation par le chef des Judoons.

Harry regarda directement le chef.

« Harry. Et je suis à peu près certain que le TARDIS a un accès permanent à la Proclamation de l'Ombre quand il veut. Il y a une plaque qui dit ça et tout. »

Le chef des Judoons cligna des yeux, aussi confus qu'un Judoon puisse paraître.

« JE N'AI CONNAISSANCE D'AUCUNE PLAQUE. » dit-il de sa voix puissante.

Harry secoua la tête :

« Ça ne veut pas dire qu'il n'y en a pas. Allez vérifier dans je ne sais quel livre de règles que vous avez pour toutes ces choses. »

Et, alors que le chef des Judoons faisait exactement ça, Harry courut dans le vide laissé entre les Judoons autour et disparut le long d'un couloir.

La rencontre complète passa si vite que le Docteur n'eut pas le temps d'attraper son fils avant que Harry disparaisse et son champ de vision fut rempli par un Judoon irrité :

« QUI ÉTAIT-CE ? OÙ EST-IL MAINTENANT ? SI CET ENFANT EST LE VÔTRE, VOUS SEREZ TENU RESPONSABLE DE TOUT MÉFAIT QU'IL PEUT COMMETTRE. »

Le chef des Judoons n'était pas content. Le Docteur soupira. Maintenant, il devait retrouver son protégé imprévisible avant que Harry ne rencontre un problème. Bien que connaissant Harry, il avait déjà rencontré un problème.

« Je le trouverais avant. Est-ce que je peux laisser mon TARDIS ici ?

— VOUS POUVEZ. QUELQUES UNS DE MON PELOTON VONT LE GARDER PENDANT QUE NOUS CHERCHONS VOTRE ENFANT. CE N'EST PAS APPROPRIÉ POUR UN ENFANT DE SE PROMENER DANS LA PROCLAMATION DE L'OMBRE SANS UN GARDIEN. »

Le Docteur hocha la tête.

« D'accord, c'est parti. »

Il espérait que Harry n'avait pas encore réussi à provoquer quelque chose.

Le couloir dans lequel Harry s'était évanoui était étroit et long. Le Docteur, escorté par la force de police rhino-esque sur-dimensionnée, essayait d'imaginer ce que Harry pouvait déjà avoir provoqué. La liste était assez longue.

« C'EST CONTRAIRE À LA LOI DE LA PROCLAMATION DE L'OMBRE POUR UN VISITEUR DE SE PROMENER SANS UNE ESCORTE APPROPRIÉE. VOTRE ENFANT EST EN VIOLATION DE LA LOI. »

Le Docteur soupira.

« Comme si je n'avais pas déjà assez de problèmes avec lui. Maintenant il s'est enfui et a énervé des personnes importantes contre lui. »

Il accéléra le pas et tourna à l'angle du couloir. Et voilà Harry, avec un petit objet cylindrique dans une main, se tenant debout devant une porte demandant une identification, et défiant du regard avec détermination une grande femme pâle avec les yeux cerclés de rouge et des cheveux pâles. Par l'arrêt soudain et l'équivalent des Judoons pour un salut, le Docteur déduit qu'elle était en charge de la Proclamation de l'Ombre, et elle était actuellement coincée dans une bataille de volontés avec un enfant de cinq ans. Un enfant de cinq ans très têtu, mais un enfant de cinq ans néanmoins. Le Docteur retint un rire, puis s'éclaircit la gorge. La femme leva les yeux.

« Et qui êtes-vous donc ? »

Son ton impérial ne permettait aucune méprise. Harry fronça les sourcils :

« C'est mon papa. »

La femme baissa les yeux vers Harry, puis les releva vers le Docteur.

« Voudriez-vous bien expliquer à votre enfant, donc, qu'essayer de forcer l'entrée dans des bureaux sous haute sécurité avec un appareil sonique est strictement contraire aux règles. »

Le Docteur haussa les épaules.

« Bien sûr, bien que je parie que ça aura autant d'efficacité que si vous l'expliquez. Il n'a pas l'air d'en tenir compte. Par contre, où as-tu eu un tournevis sonique ? Le mien est toujours dans ma poche. »

Il le palpa pour s'en assurer. Il était toujours là. Harry eut un sourire malicieux :

« L'ai fabriqué. Pas aussi bien que le tien, mais il marche. Il n'explose pas tout.

— Donc c'est pour ça que le réseau entier de Graticoria s'est éteint la dernière fois qu'on y est allé ? »

Harry sembla réellement coupable.

« Et bien… peut-être… je veux dire, je n'avais pas réussi à le faire marcher encore comme il faut, il a juste… en quelque sorte… fait… imploser le processeur central ? » ajouta-t-il avec hésitation.

Le Docteur se prit la tête entre les mains.

« Qu'est-ce que je t'ai dit au sujet de ne pas jouer avec les systèmes opérationnels des planètes ? Rien du tout ? Vraiment ?

— Ne pas les toucher à moins que, en manipulant le code de base, tu sauves la vie de quelqu'un, ou tu supprimes une menace, ou tu trouves la recette de n'importe quoi avec des bananes en ligne. »

C'était une phrase mémorisée et souvent répétée. Harry ne semblait pas le moins du monde intéressé à la suivre.

« Correct. Faire exploser un système informatique juste parce que le jeu auquel tu jouais s'est bloqué n'est pas une raison acceptable. Jamais. »

Harry soupira, ses mains ne pendant pas à ses côtés. Le Judoon et la femme pâle affichaient tous les deux leur étonnement, puis la femme cacha un sourire :

« Je vois que nous avons un petit fauteur de troubles ici. Il y a des stipulations pour causer des troubles à l'intérieur de la Proclamation de l'Ombre mais puisque c'est ta première offense et que ton père a expliqué les bonnes procédures pour tes actions, je suppose que je peux me montrer clémente. Et puisque c'est votre première visite, je peux vous faire une visite guidée des salles principales, si vous le souhaitez. »

Le Docteur leva les yeux avec intérêt :

« Vraiment ? Vous pouvez ? Mais je pensais que personne n'était jamais autorisé à les voir de l'intérieur, à moins qu'ils soient en jugement… Nous ne sommes pas en jugement, n'est-ce pas ? Je veux dire, je sais que j'ai garé mon TARDIS à côté des plantes, peut-être pas le meilleur endroit, mais vraiment, ce n'est pas si méchant… »

La femme secoua la tête :

« Non, pas en jugement. Juste un tour pour un visiteur intéressant pendant un jour plutôt calme. Puisqu'il n'y a rien d'urgent pour l'instant, et Harry ici était suffisamment aventureux pour essayer de forcer le passage à travers une porte à bio-verrou pour ce qui est simplement un serveur informatique, prendre un peu de temps pour vous montrer la Proclamation n'est pas une difficulté. Bien que je sois curieuse. Quel sorte de transport est suffisamment petit pour apparaître à l'intérieur de la Proclamation ?

— Ah, et bien, c'est plutôt un vaisseau trans-dimensionnel. Plus petit à l'extérieur et tout ça. »

Le Docteur se passa une main dans les cheveux, puis regarda Harry, qui était toujours debout devant la pâle cheftaine.

« D'accord, Harry, ta main s'il te plaît. Et le tournevis. Pas besoin d'être tenté. »

Harry lança un regard noir à son papa :

« Non. C'est le mien, je l'ai fait. Le mien. »

Sa main serra immédiatement l'appareil contre lui.

« Le mien. »

Un soupir.

« Dans ce cas. »

Une main mince sortit un autre appareil sonique, que le Docteur pointa vers Harry et alluma. Le petit objet dans les mains de Harry siffla, fit des étincelles, et devint inerte.

« Maintenant, tu peux le garder. Et bien, allons-y [ndlt : en français dans le texte] tout le monde ! »

Harry regarda le morceau de technologie à présent inutile dans ses mains. Puis il soupira. Évidemment que son papa ne le laisserait pas le garder, pas à moins qu'il puisse stabiliser les fréquences soniques pour ne pas qu'elles aient des ratés et fassent exploser quelque chose dès qu'un bruit de plus de cinq décibel était à moins de deux mètres de l'appareil. Ce qui voulait habituellement dire qu'il explosait toujours. Il rangea le morceau de métal et de câblages dans sa poche et suivit son papa. Il se faufilerait dans le terminal informatique plus tard. Il n'avait pas besoin d'un appareil sonique pour ça. Il pouvait le faire de lui-même. Peut-être. Ou il pouvait piquer un badge ou quelque chose. Il sourit. Ça pouvait marcher.

« Dans ce cas, Chef d'Escouade Skorix, si vous pouviez retourner à votre unité et les informer du changement de programme, que la boite bleue du Docteur, c'est bien une boite bleue ? Que sa boite bleue reste là où elle est garée ? Merci. Puis vous pourrez nous rattraper près du laboratoire de sciences. »

~~~~~~~~~~~~~~ C'est un saut de ligne ~~~~~~~~~~~~~~

La visite commença avec Harry conduit fermement là où ils allaient par le Docteur, qui ne lâcha pas la petite main. Harry bouda pendant un moment à cause de ça, mais s'éclaira considérablement quand il apprit qu'ils se dirigeaient vers la salle de sciences et technologie. Il ne disait jamais non aux jouets et gadgets et babioles.

La salle qui était supposée être le laboratoire de recherche technologique était à peine plus qu'une pièce de stockage. Harry lança un regard accusateur au Docteur.

« Tu m'as promis des laboratoires de pointe ! C'est une armoire de rangement ! »

Harry fit un geste autour de lui avec sa main libre, l'autre tenue toujours fermement par son père pour s'assurer qu'il ne s'enfuit pas à nouveau.

Bien sûr, l'architecture était grandiose, c'était un bâtiment gouvernemental, mais il y avait surtout des boîtes variées avec des étiquettes et des objets étranges qui dépassaient du sommet. Quelques tables étaient éparpillées dans la pièce et un peu d'équipement, mais personne d'autre n'était présent. Quelques portes donnaient sur d'autres directions, mais ils ne furent autorisés à emprunter aucune d'elles.

« Nos laboratoires de recherche les mieux équipés sont au delà de ces portes. Malheureusement, des expériences délicates s'y déroulent, et je ne suis pas autorisée à vous laisser entrer.

— Et bien c'est pas amusant. » gémit Harry.

Le Docteur regarda son fils :

« C'est le Gouvernement Galactique, Harry. Je ne pense pas qu'amusant soit au programme. »

Il lança un rapide coup d'oeil à la femme :

« Sans vous offenser, je veux juste dire, et bien, c'est le gouvernement. Ils ne sont pas vraiment intéressants, vraiment, c'est tout ce que je peux dire… »

La femme sourit :

« Je suis sûre que vous le pensez ainsi. Vous n'êtes pas dans un gouvernement, n'est-ce pas ? »

Le Docteur se gratta la tête.

« Ah, et bien, j'ai été Président deux fois, je n'ai pas vraiment aimé ça, je suis parti dès que j'ai pu, j'ai séduit quelques têtes royales, ça ne s'est jamais bien terminé. J'ai même participé à quelques réunions décisionnelles avec les Helfariiys. Pas la race la plus décisive, celle-là. »

La femme haussa un sourcil pâle.

« Vous êtes une personne intéressante, n'est-ce pas, Docteur ? Si je peux me permettre, de quelle espèce êtes-vous ? Humanoïde, de toute évidence. »

Le Docteur fit une grimace.

« Ah, et bien, vous voyez, grande guerre, fin de l'univers, des choses se passent. Ce n'est pas important. »

Il s'interrompit. La femme le regarda intensément.

Le Judoon profita du moment de silence pour ajouter un commentaire :

« L'ENFANT A PARLÉ D'UN TARDIS, VOTRE RÉGENCE. JE ME SOUVIENS D'UN MYTHE PARLANT DE CEUX QUI POSSÉDAIENT DE TELS OBJETS. »

Les yeux rouges s'agrandirent considérablement.

« Je pensais bien… mais vous êtes un mythe, une légende. Vous ne devriez pas exister… »

Le Docteur grimaça à nouveau.

« Voyez, c'est pour ça que je ne dis pas aux gens ce que je suis. Vous devenez tout paniqués et préoccupés et tout, et nous passions un si bon moment avec cette visite. Vraiment, s'il vous plaît, peut-on avancer ? »

La femme fit glisser ses yeux sur lui encore une fois, puis regarda Harry.

« Est-il aussi… ?

— Non, non, il est humain. Humainhumain humain, enfin, humain vivant dans un TARDIS, mais humain. »

Il eut un large sourire :

« Allons, des choses à faire, des leçons à apprendre, des lois à mémoriser. »

Il lança un regard à Harry à ces dernières paroles. L'enfant lui adressa un sourire sans remords.

Malgré cette nouvelle révélation, la visite continua. Harry, après la révélation catastrophique des laboratoires scientifiques et le ferme refus de voir les véritables labos, était aussi mécontent d'être là que lorsqu'ils s'étaient posés et qu'il avait réalisé où ils étaient. Il tenait maussadement la main du Docteur alors qu'ils parcouraient couloir sans fin après couloir sans fin. C'était pour ça qu'il n'aimait pas les gouvernements. Ils ne faisaient jamais rien d'amusant ou d'intéressant, ils avaient habituellement des bâtiments pourris faits pour impressionner et la plupart du temps, ils étaient corrompus. La Régente leur montrait pièce après pièce mais la plupart étaient les bureaux de différents officiels, quelques labos informatiques qu'il regarda avec curiosité avant de réaliser que leur technologie était plutôt en retard et il soupira, déçu, et une pièce avec quelques écrans qui rendirent son père plutôt excité. Le Docteur réussit à appuyer sur un certain nombre de boutons et regarda les écrans s'allumer avec une série d'images avant que la Régente fronce les sourcils en sa direction et le Docteur rit, retournant vers Harry.

Harry avait profité de l'occasion pour piquer le tournevis sonique de la poche de son papa. Jack avait pris un peu de temps pour lui montrer comment fouiller les poches. C'était pratique. Maintenant, il pouvait entrer dans ce terminal informatique. Il devait juste attendre. Et endurer l'architecture oppressive et sans fin de la Proclamation.

Quand ils atteignirent la pièce centrale, il dut réviser sa précédente évaluation, ne serait-ce que parce que le large dôme au-dessus de la pièce était en cristal et donc transparent, et les étoiles étaient éclatantes au dessus de lui. Il sourit, tournoyant un doigt dans les airs et traçant les différents motifs avec de brillantes étincelles dorées. C'était une pièce bien mieux. Grande, ouverte, grandiose, et belle, avec la vue complète sur les étoiles. Il commença à faire apparaître des points dans les airs devant lui, dessinant les constellations et les galaxies et les mondes.

À ce nouveau développement, le Docteur soupira. Bien sûr, Harry ferait quelque chose d'absurde et d'impossible et il leur provoquerait des ennuis avant même qu'ils fassent quoi que ce soit qui vaille des ennuis, vu que Harry n'avait pas réussi à pénétrer dans le centre informatique. Les étincelles magiques qu'il traçait dans les airs attirèrent le regard de la Régente et du Judoon, qui regardaient le garçon avec une expression ressemblant à de l'émerveillement et de la confusion.

« Docteur, qui est cet enfant ? »

Et à nouveau, les questions commençaient.

« Il est humain, juste avec une séquence génétique différente. Cela donne à lui et son peuple la possibilité de manipuler l'énergie. »

Les grands yeux furent de retour.

« Harry, arrête ça, s'il te plaît. Juste pour le moment. »

Harry leva les yeux vers son papa, sa confusion évidente. Le Docteur pointa vers la Régente et le Judoon et Harry soupira avant de laisser disparaître les traits dorés.

« Pourquoi est-ce que je dois toujours ne pas utiliser ma magie ? Ce n'est pas comme si je faisais quelque chose de dangereux. »

Le Docteur soupira :

« Tu es pire pour attirer les ennuis que n'importe qui d'autre. Comment y arrives-tu ?

— Moi ? Et toi alors ? Tu as fait envoyer Oncle Jack en prison ! Je fais juste des étincelles et j'anime des avions en papier !

— Et fais des trous dans le vide et bouleverse les lignes du temps et toutes les autres choses qui t'ont valu des ennuis. »

Harry haussa les épaules :

« Hey, c'était amusant. Ne critique pas.

— Si tu pouvais me dire ce que tu faisais, enfant, j'apprécierais, dit la Régente, et Harry tourna ses yeux vers elle :

— Je traçais les étoiles. Je faisais différents dessins et images. Je n'ai pas terminé, par contre. »

Il haussa les épaules.

« Donc c'était juste de l'amusement ?

— Ouais, enfin, ouais. Rien de dangereux.

— Attendez qu'il essaie de jouer avec le continuum à nouveau. Et dites que ce n'est que de l'amusement et des jeux. » marmonna tout bas le Docteur.

Harry lui fit une moue boudeuse.

~~~~~~~~~~~~~~ C'est un saut de ligne ~~~~~~~~~~~~~~

Après la scène dans la salle principale, la Régente les avait conduits dans un silence songeur à la bibliothèque. Puis elle les laissa là, leur laissant quartier libre pour regarder ce qu'ils voulaient alors qu'elle partait consulter ses textes d'histoire.

Harry regarda la grande bibliothèque, les yeux écarquillés. Des livres, des livres, beaucoup beaucoup de livres. Ils grimpaient le long des côtés en des colonnes en spirale, et autour des angles et à travers des arches et de toutes les autres manières imaginables. Quelques uns étaient dans les creux sous les escaliers, créant l'illusion d'escaliers littéralement faits de livres, quelques uns étaient en animation suspendue dans des endroits spécifiques, des livres spéciaux qui étaient tenus en haute estime et qui demandaient une permission spéciale pour être consultés. Il était sûr qu'il y avait un espace de gravité quelque part qui gardait les livres au plafond. Il sourit largement. Ça c'était génial.

Il courut le long d'un couloir et attrapa trois ou quatre livres d'une étagère au hasard, puis se laissa tomber au milieu d'une aile et les observa. Histoire de la Proclamation de l'Ombre, 1ère Guerre Galactique à la 2ème Guerre Galactique. Pas mal. Il le posa de côté. Mythes et légendes de la Proclamation de l'Ombre. Un autre livre intéressant. Histoire de Klum. Pas intéressant. À chaque fois que son père lui apprenait une nouvelle langue, ils utilisaient l'Histoire de Klum pour travailler sur la traduction parce qu'il contenait 90% des mots les plus couramment parlés. Cela ne rendait pas le livre meilleur cependant. Il le laissa de côté.

Le livre suivant dans la pile était un livre rigide à la couverture beige simple, sans titre, mais Harry avait appris à ne pas juger un livre à sa couverture, les meilleurs n'étaient pas toujours les plus colorés. Il l'ouvrit à la première page, cherchant le titre, et un petit livre en tomba, coincé entre les pages. Il le ramassa. Il faisait peut-être un centimètre et demi d'épaisseur, avec une couverture douce et reliée avec une sorte de fil solide. La couverture avant était un simple ensemble de cercles et de boucles et Harry eut l'impression de le reconnaître, mais ce n'est que lorsqu'il ouvrit la couverture qu'il réalisa ce qu'il avait.

Les pages étaient couvertes de tourbillons et de boucles et d'autres éléments du langage mathématique que son papa lui apprenait depuis qu'il savait lire. Ses yeux s'agrandirent. C'était un des livres perdus des Seigneurs du Temps. Les seuls qu'il avait vu étaient dans une section spéciale de la bibliothèque du TARDIS et il devait être avec son papa à chaque fois qu'il voulait les regarder. On lui avait dit qu'il n'y en avait pas d'autres, ils avaient tous disparus avec le reste du peuple de son papa, mais apparemment, c'était faux. Il le caressa avec révérence. Un livre des Seigneurs du Temps, vraiment, un livre du peuple de son Papa.

Il regarda la page intérieure, essayant de déchiffrer les mots. Le langage de Gallifrey était basé sur la perfection, la parfaite intersection de lignes et de cercles, le placement de ces mots sur la page, leur emplacement par rapport aux autres. Enfin, au moins le langage formel qu'il apprenait. Son papa lui avait dit qu'il y avait une version bien plus simple du langage qui se basait plus sur la symbologie que sur les maths, mais il ne l'avait pas encore apprise.

Ce livre particulier était… Il regarda la couverture, essayant d'assembler les courbes et les cercles et les lignes. Celui-là… celui-là était le journal personnel de… de… quelqu'un dont il ne connaissait pas le nom. Il tourna la page suivante, et le langage s'étalait dessus, créant et devenant des mots qu'il était déterminé à comprendre. Il glissa le livre dans une poche. Il le montrerait à son papa plus tard. Pour l'instant, il allait lire les Mythes et Légendes et ensuite, il trouverait la section des sciences. Son petit trésor demanderait l'utilisation du dictionnaire qu'il était en train de construire pour être compris, et le dictionnaire était dans le TARDIS.

Plus tard, après avoir été sermonné par une bibliothécaire au visage mince et aux nombreux bras pour avoir mal rangé les livre et pour avoir couru dans la bibliothèque, il trouva son papa, absorbé dans un livre à la tranche épaisse écrit dans une sorte de langage en points, lignes et carrés que Harry ne connaissait pas. Il sortit le petit livre de sa poche et le posa sur la page que le Docteur lisait. Il obtint un sourcil levé en réponse.

« Papa, c'est le journal de qui ? Je ne peux pas lire le nom. »

Le Docteur baissa les yeux.

« Celui de Rassilon. Premier Seigneur Président de Gallif… »

Il s'interrompit, puis regarda le livre à nouveau, puis leva les yeux vers Harry.

« Harry, où as-tu trouvé ça ? C'est supposé être perdu. »

Harry haussa les épaules.

« C'était coincé dans un autre livre, une histoire de la Proclamation de l'Ombre. C'est tombé des pages. »

Harry sautilla sur ses pieds.

« Je n'ai pas pu en lire beaucoup, je n'ai pas reconnu toutes les lettres. »

Le Docteur tendit la main pour prendre le livre, les yeux écarquillés et la main survolant la couverture.

« Harry, tu sais ce que ça veut dire ? Tu sais ce qu'est ce livre ? Tout ce que ça peut contenir ? Les secrets universels que Rassilon n'a jamais… jamais… »

Ses yeux étaient agrandis par l'excitation et un bonheur extatique.

« Harry, Harry Harry Harry Harry ! C'est brillant ! Il y avait des rumeurs que Rassilon avait un journal ou quelque chose d'équivalent, mais personne ne pensait vraiment qu'il en tenait un. »

Harry eut un grand sourire.

« Je veux le lire, par contre. Je veux le déchiffrer. Je peux ? »

Le Docteur sourit avec indulgence.

« Tout ce que tu veux.

— Génial ! Oui ! Je l'aurais ! Merci Papa ! »

Et avec ça, ses plans de saboter une partie des projets de la Proclamation de l'Ombre furent arrêtés et il regarda intensément le livre dans les mains du Docteur.

« Euh, comment tu vas faire pour le sortir de la bibliothèque ? Je pensais que tous les livres étaient contrôlés par la Proclamation de l'Ombre et tu ne peux pas juste prendre quelque chose sans le dire à personne, n'est-ce pas ? »

Harry semblait inquiet.

« Et cette bibliothécaire a trop d'yeux et de mains. Je parie qu'elle nous verra partir avec.

— Pff. Donc, petit monsieur briseur de règles suit maintenant les règles ? Non, c'est ma propriété, ou enfin, la propriété des Seigneurs du Temps, donc c'est le mien de droit. Et il n'a aucun tampon ou autre dessus, donc ça ne devrait pas être un problème. Vraiment. Pas de code électronique ou quoi que ce soit, quiconque a glissé ça doit l'avoir fait sans attirer l'attention de la régence. »

Il fronça les sourcils.

« C'était quelque chose de très malin. »

Il sortit son tournevis sonique et le fit bourdonner au dessus du livre.

« Aucune trace électronique dessus, un petit peu du vortex, un petit peu du vide, quelque chose d'autre, mais aucune signature électronique… comme c'est étrange. »

Il regarda le livre dans ses mains.

« C'est un peu un mystère. »

Harry tendit la main pour le prendre.

« Je vais le comprendre. Tu vas voir.

— Je n'en ai jamais douté, Harry. »

Harry sourit, prit le livre et le glissa dans une poche.

« Maintenant, maintenant, on devrait peut-être y aller. Pas d'autres mésaventures sur le chemin du retour, d'accord, Harry ? Pas de fuite, rien du tout. Ou je confisquerai le journal et tu ne le liras pas pendant un moment. »

Harry le serra d'un air protecteur contre sa poitrine, hochant de la tête son accord pour ces conditions.

« Promis ?

— Promis promis promis Papa ! »

Et il le pensait. Il le pensait vraiment. Il avait rarement l'opportunité de manipuler les livres avec l'écriture des Seigneurs du Temps dessus, et maintenant, il pouvait en traduire un tout seul. Peu importe le coût, il voulait traduire ce livre. Il sourit largement et serra sa veste contre son corps, s'assurant que le livre était bien glissé dans la poche.

La Régente les rejoignit hors des portes de la Bibliothèque, ses mains pliées sereinement par dessus ses robes et un petit sourire sur le visage. Elle hocha la tête en direction de Harry et se tourna vers le Docteur.

« Votre TARDIS sera placé dans le registre comme un Véhicule de la Proclamation de l'Ombre enregistré, bien que je recommande que vous n'arriviez pas sans un quelconque avertissement préalable. La Proclamation de l'Ombre ne doit pas être… accédée d'une telle manière. »

Le Docteur hocha la tête sagement, en toute apparence d'accord avec cette déclaration. La marche de retour vers le TARDIS fut rapide et principalement silencieuse. Harry était plus calme que d'habitude, essayant de rester le plus discret possible.

« DOCTEUR, VOUS AVEZ ÉTÉ AUTORISÉ COMME ENTITÉ AVEC ACCÈS À LA PROCLAMATION DE L'OMBRE. N'ABUSEZ PAS DE CE PRIVILÈGE. TOUTE VIOLATION DE LA LOI SERA TRAITÉE SANS DÉLAI. »

Le chef des Judoon, Skorix, parlait aussi fort que d'habitude alors que le Docteur approchait de la boite bleue que lui et Harry appelaient maison.

« Bien sûr, bien sûr ! Ah, et bien, il est temps de partir. Harry ! »

Harry était déjà dans le TARDIS, impatient de lire le livre qu'ils avaient volé. Le Docteur sourit. Et bien, une manière de garder Harry hors de tout ennui était de le soudoyer avec des connaissances. Une méthode testée et approuvée pour retarder les éventuelles explosions de matière proche. Il sourit et salua les Judoons alors qu'il entrait dans le TARDIS et ferma la porte derrière lui.

« Papa, tu sais où ce dictionnaire galiffreyien est passé ? Le mien n'est pas complet et bien que le tien soit terrible à lire, il y a plus de mots et je veux améliorer le mien. » lui demanda Harry, fouillant autour de lui par terre.

Sa version du dictionnaire était à côté de lui, déjà déterrée de sous la montagne de livres empilée au fond du TARDIS.

Le Docteur appuya sur des boutons sur la console, sentant le TARDIS entrer dans le vortex.

« Dans la bibliothèque, où tu l'as lu la dernière fois. »

La tête de Harry se redressa, il fronça les sourcils, puis eu un large sourire.

« C'est vrai, c'est vrai, OK ! Salut ! »

Et il courut le long des couloirs conduisant à la bibliothèque.

~~~~~~~~~~~~~~ C'est un saut de ligne ~~~~~~~~~~~~~~

Harry passa l'essentiel des jours suivants à scanner le dictionnaire, ajoutant au sien et le comparant au Journal de Rassilon. Le langage utilisé dans le journal était plus ancien et plus complexe que les morts dans le dictionnaire, mais ils étaient suffisamment similaires pour que Harry puisse travailler avec jusqu'à ce qu'il soit capable de déchiffrer l'entrée sur laquelle il était.

La plupart des entrées du début étaient des continuations de ce qui devait être un journal plus ancien, et avaient peu de sens. Cela parlait de Pythia et de quelqu'un dont le nom était raturé et remplacé par 'A'. Cette personne était quelqu'un que Rassilon à la fois haïssait et admirait et craignait. Harry pensa qu'il aimerait rencontrer cette personne. Apparemment, cette personne avait disparu et Rassilon avait passé le reste de son temps à essayer d'oublier tout ce qui s'était passé. Mais c'était les entrées mathématiques, complètes avec des théories sur la manipulation temporelle et la traversée des dimensions, qui attirèrent son attention.

De ce qu'il pouvait comprendre, Rassilon expérimentait sur la création de connexions stables et permanentes entre les mondes parallèles. Au moment où ça avait été écrit, il n'y avait pas d'accès aux mondes parallèles par aucun moyen conventionnel, bien qu'une déchirure occasionnelle pouvait apparaître. Rassilon souhaitait les rendre stables et permanentes. La perspective de cette possibilité était fascinante et très très déroutante.

Parce que les Seigneurs du Temps étaient partis, il n'y avait plus d'accès aux mondes parallèles, les murs étaient fermés, mais avec les instructions et les théories avec lesquelles ce génie jouait… ils pouvaient vraiment le faire ! Ils pouvaient atteindre un monde parallèle ! Pour de vrai ! Il sauta d'excitation. Un univers entièrement nouveau à explorer !

Il était à mi-chemin du journal quand le langage mathématique devint des équations complexes, des choses avec lesquelles il n'était pas familier, et bien qu'il puisse dire qu'elles traitaient du temps et de l'espace (elles avaient des variables jusqu'à huit dimensions), les équations en elles-mêmes étaient hors de ses connaissances. Ce fut à ce moment là que Harry apporta le journal à son papa.

« Papa ! Papa ! J'ai besoin d'aide ! Je ne comprends pas ce truc ! »

Il courut dans les couloirs du TARDIS, cherchant son père ou un quelconque indice de l'endroit où il pouvait être. Les bruits de battement et de choc venant de droit devant, de la salle de contrôle, firent lever les yeux de Harry au ciel. Bien sûr qu'il était là-bas. Bien sûr. Et il était probablement en train de bricoler le rotor temporel ou un autre appareil de ce type. Cependant, quand il arriva en courant dans la salle, la grande silhouette mince du Docteur glissa de sous le sol et se souleva. Des traces de fluides divers maculaient son visage, ses cheveux étaient ébouriffés et il semblait frustré. Harry sourit.

« Qu'est-ce qu'il y a, Harry ? Des problèmes avec le langage ? »

Harry secoua la tête.

« Non, les maths. Je ne comprends pas les maths du tout. Cela parle de quelque chose au sujet de mondes parallèles et de portails stables, mais autrement, je ne sais pas vraiment… »

Harry haussa les épaules, tendant son propre carnet de notes et le journal vers son père. Le Docteur sembla stupéfait.

« Vraiment ? Tu es sûr ? Les mondes parallèles ? »

Harry hocha la tête.

« De ce que j'ai compris, quand Rassilon est devenu Président, il n'y avait pas de voyage entre les univers parallèles, ou c'était difficile. Il cherchait une manière de créer des portails stables. La première partie est tout de la théorie et écrite, mais après il attaque les maths et je ne peux plus le lire. Ou je peux, mais je ne comprends rien. Ce qui veut dire à peu près la même chose, vraiment. »

Le Docteur prit avec hésitation le carnet et le journal de Harry, ouvrant les pages avec des doigts tremblants.

Les possibilités d'avoir accès à nouveau à un univers parallèle… c'était une douce motivation. Il pourrait voir Rose à nouveau… il pourrait voir si elle allait bien, si elle avait une famille, si elle et sa Métacrise avaient une vie heureuse. C'était un de ses regrets, la laisser là-bas sans pouvoir voir si elle avait une bonne vie ou non. Il pourrait faire tant de choses avec ça…

Il ouvrit le journal à la page marquée et ses yeux scannèrent les mots. Harry avait partiellement raison, dans son évaluation. C'était une théorie sur la création de portails stables, mais il n'avait pas été capable de dire que les portails seraient limités dans le temps. Quelques jours au plus, ou quelques cycles d'un certain ensemble de paramètres temporels. Ce n'était pas une grande fenêtre, mais cela connecterait un univers à un autre pendant qu'il était utilisé. Et il pouvait être utilisé à nouveau. Un certain volume de temps devait s'écouler, mais il pouvait être utilisé à nouveau. Il trembla légèrement à la perspective. Il pouvait vraiment y aller et le faire, il devait juste apprendre la formule, apprendre comment l'appliquer…

Deux mots se détachèrent des équations, larges et brillants et lumineux. BAD WOLF. Là, juste sur la page, le regardait. Il cligna des yeux, secoua la tête, vérifia à nouveau. Ils étaient là, écrits sur les pages d'un journal plus vieux et depuis longtemps parti que la fille auxquels ces mots faisaient référence. Cependant… s'ils étaient là, c'était qu'il y avait un moyen.

« Harry, je peux t'emprunter ça un petit moment ? S'il te plaît ? »

Harry inclina la tête :

« C'est pour ça que je te l'ai apporté ? Tu peux le comprendre ? »

Le Docteur hocha distraitement la tête.

« Oui… et je peux presque le corriger… Je dois juste… faire quelques ajustements à… ce… tout petit… »

Le Docteur erra en direction de la bibliothèque, ou d'un autre endroit. Harry lui adressa un sourire. Son papa, toujours en train de bricoler quelque chose pour une raison ou une autre. Au moins cette fois, ce n'était pas une tentative de bouleverser l'équilibre du monde ou les faire fuir un certain nombre de monstres. En tout cas Harry l'espérait.

Le Docteur griffonnait frénétiquement sur un morceau de papier, sa main dessinant de vagues diagrammes et remplissant l'espace avec plus de lettres et de nombres et des spirales et des boucles. Cela commençait à ressembler à de l'art abstrait, en réalité, mais c'était, pour le Docteur, un moyen de réparer une partie de son passé qu'il n'avait pas été capable de laisser avec une quelconque satisfaction. En fait, laisser Rose en arrière avec son double avait été… ça avait été une des choses les plus difficiles qu'il avait faites. Il l'avait fait sur la base d'un sens erroné de la justice ou de l'amitié ou d'une quelconque autre émotion à laquelle il ne pouvait penser, mais laisser Rose en arrière à Bad Wolf Bay toutes ces années auparavant… Il ne pouvait même pas commencer à penser à quel point ça l'avait blessé.

Maintenant, avec cette nouvelle possibilité de la voir à nouveau, de voir si elle avait une vie heureuse, si elle avait une merveilleuse famille, si elle aimait son double, s'il l'aimait, tout sur elle, il voulait juste la voir. Et Harry lui avait donné cette possibilité, lui avait donné l'option de la voir à nouveau. Il la montrerait à Harry, lui dirait tout de la merveille qu'était Rose Tyler, comment elle avait sauvé l'univers, comment elle l'avait sauvé lui. Les photos qu'il avait cachées d'elle, son téléphone, toujours dans le TARDIS. Elle méritait d'être souvenue par Harry.

~~~~~~~~~~~~~~ Voici la fin ~~~~~~~~~~~~~~