Je remercie Auriane07 pour sa review ^^
Ça y est c'est la fin ;_;
Et je vous remercie vous tous et toutes qui avaient lu et suivis ma fic depuis le début ou le milieu ou même encore qui découvrait maintenant X) Merci pour votre soutien !
Oh et j'ai mis un petit portrait de famille sur mon blog - blue(tiret)lumen15(point)tumblr(point)com
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Épilogue
Parse, an 332.
Il régnait une effervescence toute particulière dans la salle du trône car c'était un jour très particulier. Après trois jours de deuil on s'apprêtait à fêter une cérémonie importante : le couronnement du nouveau Shah. Hilmes allait accéder au trône avec beaucoup de fierté et de soulagement. De plus il n'avait pas à se soucier de sa descendance avec huit enfants en dix ans. Une fille ainée qui se révélait être une alpha suivi par trois garçons, trois autres filles et un petit dernier qui n'avait pas encore un an…
La descendance n'était pas un problème pour lui, pour Arslan se fut plus difficile surtout ses grossesses très rapprochées. Bardia était arrivé un an après Yildiz, et ensuite Osloes et Cyrus nés la même année. Avec ces quatre grossesses très rapprochées, Arslan avait été vite épuisé avec sa santé fragile. Ils avaient dû trouver un moyen de réduire les grossesses et de les écarter. Hilmes se trouvait obligé de donner de sa personne. D'abord opposé à l'idée soulevée par Arihas, il s'y était résigné pour soulager Arslan et finalement lui aussi y avait trouvé son compte. Ils étaient devenus suffisamment proche avec le temps pour ce genre de moment intime. Arslan avait aussi émis des réserves et était très gêné de se retrouver « sur » son alpha. À force de pratique, ils y avaient trouvé leur compte : Arslan aimait voir Hilmes lâcher prise sous ses attentions et Hilmes devait le reconnaître il appréciait beaucoup…
Hilmes et Daryûn nouèrent un accord tacite à ce sujet. Ils comprenaient rapidement pourquoi l'autre était peu enclin à une journée d'entrainement ou de chasse, surtout après une chaleur de leur oméga. Ils se faisaient même quelques sous-entendus et plaisanteries à ce sujet.
Il chassa toutes ses pensées et se concentra sur sa marche dans l'allée centrale. Tous les seigneurs et leurs familles s'agenouillaient sur son passage. Il s'avança jusqu'au trône où Kishward l'attendait avec la couronne. Il s'inclina et s'écarta quand il arriva jusqu'à lui. Hilmes s'agenouilla et Kishward posa la couronne sur sa tête puis il se releva et se tourna vers l'assemblée. Il fit signe à Arslan de le rejoindre, ce dernier confia leur dernier-né, Nader, à Arihas qui se trouvait derrière lui et veillait sur les jeunes princes et princesses.
Il s'avança lentement et s'inclina devant son roi, il sursauta lorsqu'il sentit Hilmes poser quelque chose sur sa tête, cette couronne n'était pas prévue. Puis Hilmes lui fit signe de se relever en le prenant par la main et l'invitant à venir s'assoir à ses côtés sur le trône. Il siégeait à la même place que sa Mère le reine-mère. Elle était d'ailleurs présente dans l'assemblée au même rang que ses petits-enfants vêtue en noir. Elle devrait porter le deuil de son époux pendant un an mais surtout se retirer complètement de la vie de cour maintenant qu'une nouvelle génération tenait le trône.
Une fois qu'ils furent installés, Hilmes se leva une dernière fois pour appeler sa fille ainée. Il l'invita à s'assoir à côté de lui. À dix ans, elle était suffisamment âgée pour être nommée héritière et Hilmes tenait à montrer que c'était elle qu'il nommerait pour sa succession. Avec Arslan, ils négociaient déjà un mariage avec une princesse lusitanienne. La fête commença enfin : vive le nouveau roi !
Durant le premier mois de son règne, Hilmes ne manqua pas de respecter les accords qu'il avait signés avec Arslan onze ans plus tôt. Il mit en place des lois restrictives visant à abolir complètement l'esclavage.
Beaucoup d'évènements avaient eu lieu durant ses onze ans. Faranghîs resta à la capitale pour s'occuper des temples reconstruits, Ghîb aussi était resté et Arslan le nomma même musicien officiel de la cour. Narsus s'établit dans le palais en tant que peintre officiel, comme promis, et finit par céder aux avances d'Alfreed qu'il épousa deux ans après la Reconquête. Ils eurent une fille nommée Emna quatre après, le portrait de sa mère, et un petit garçon, Ramin, était né en ce début d'année. Quant à Daryûn et Arihas ils eurent deux solides garçons Dalir né deux mois après Yildiz et Keya né la même année qu'Emna. Autant dire que le palais était très animé avec tout ce petit monde. Jaswant était retourné à Sindôra et Elam avait suivi Etoile jusqu'en Lusitania. Il semblait que depuis ils voyageaient tous les deux. Ils n'avaient que peu de nouvelles depuis leur départ mais ils devaient revenir d'ici un mois.
Parse, an 340.
Après de long mois d'échange avec Lusitania, ils firent venir la princesse Simin pour rencontrer Yildiz. Du haut de ses dix-huit ans elle ne se sentait pas vraiment prête à rencontrer sa promise. Elle avait beau être alpha elle se sentait angoissée, encore un trait en commun qu'elle avait avec son Père Arslan. Elle était son portrait craché comme la plupart de ses frères et sœurs d'ailleurs malgré tout c'était elle qui lui ressemblait le plus. Parmi la fratrie seuls Bardia et Anahita ressemblaient à leur Père Hilmes et pourtant ils étaient nombreux, onze pour le moment… Ils étaient cinq à avoir révélé leur genre Bardia oméga – pour son plus grand malheur- Osloes alpha comme elle, Cyrus un béta et enfin Anahita une oméga.
Sur les cinq ce fut Bardia qui le prit le plus mal, surtout que cela se révéla assez tard chez lui, il devait avoir passé ses quinze ans. Il rêvait de devenir marzbâhn avec Dalir mais ses rêves étaient tombés en morceaux. Cependant Arslan l'encouragea à ne pas abandonner, ils devinrent très proche tous les deux. Bardia n'abandonna pas, il s'entraîna sans relâche et profita que sa puberté ne soit pas trop douloureuse pour y consacrer le plus clair de son temps. Ils le reconnurent à peine lorsqu'il sortit de sa période de confinement. En le voyant il était difficile de savoir qu'il était oméga. Il n'avait pas la silhouette fine d'Arslan, il était bien plus « massif » et ressemblait beaucoup à Hilmes. À croire que sa seule volonté ralentissait sa « croissance » d'oméga, à dix-sept ans il n'avait toujours aucune trace de chaleurs alors qu'Anahita à quatorze ans commençait à souffrir de fièvre assez régulière. Elle savait que leurs parents réfléchissaient en cachette pour trouver un alpha qui pourrait lui convenir. Arslan et Hilmes se doutaient bien que cet état qui arrangeait Bardia ne durerait pas éternellement. Cependant si cela continuait ainsi, ils finiraient par marier Anahita avant Bardia. Leur père Arslan avait été très précoce alors le retard de Bardia inquiétait.
Pourtant ça lui convenait, il pouvait suivre ses entraînements et surtout on le considérait plus comme un béta qu'un oméga. Il n'avait rien contre les omégas, il adorait son Père et sa sœur et possédait un grand respect pour Arihas mais… Il n'y avait jamais eu de marzbâhn ou de général oméga. Depuis l'enfance il en rêvait, il voulait combattre aux côté de son Père Hilmes. Il savait que la guerre n'était pas une partie de plaisir mais il voulait prouver sa valeur auprès de son Père… Cependant depuis qu'il le savait être oméga, son Père n'évoquait plus l'idée qu'il l'accompagne sur le champ de bataille. Cela le rendit triste d'être mis à l'écart au profit de son frère Osloes qui était un alpha lui…
Arslan vit son malaise, et contrairement à ce que Bardia pensait il n'essaya pas de l'en dissuader. Il l'encouragea même et lui fit donner des cours de stratégies par le plus grand Maître de Parse : Narsus lui-même.
« En tant qu'oméga, on ne peut pas tout reposer sur la force… Tu es un bon guerrier mais il y aura toujours des moments où tu ne pourras pas être sur le champ de bataille. Alors tu dois pouvoir diriger, être capable de monter des plans dans un arrière poste. Ainsi même si tu as tes chaleurs ou bien une grossesse tu peux toujours participer, n'est-ce pas ? Et un bon marzbâhn ne se résume pas qu'à un tas de muscles ! »
Bien que contrarié par l'évocation de chaleurs et de grossesses, il comprit que son Père voulait l'aider, alors il l'écouta et apprit l'art de la stratégie aux côtés de Narsus. Cela ne plut pas à Hilmes, il espérait qu'Arslan le convaincrait d'abandonner l'idée.
« Ce n'est pas sa place !
- Sa place ? S'exclama Arslan. Parce que la place d'un oméga c'est de rester cloîtré à l'abri dans un palais ?
- Ce n'est pas ce que je veux dire… Mais s'il lui arrive un accident ? S'il se fait marquer par un ennemi ? Qu'une chaleur se déclenche pendant une bataille ? Qu'il fasse une fausse-couche ? Arslan comprends-moi… J'ai peur qu'il lui arrive quelque chose, je ne me suis pas pardonné ce qui t'es arrivé… Je n'ai pas pu te protéger alors si jamais il lui arrive malheur… Dit-il tristement.
- Hilmes, sur un champ de bataille il peut arriver malheur à n'importe qui, même Yildiz, Osloes et Cyrus ne sont pas à l'abri…
- Mais il est plus exposé qu'eux… »
Ils n'arrivèrent pas à se mettre d'accord. Arslan pensait que leur fils pouvait parfaitement y arriver et Hilmes craignait qu'il n'arrive quelque de chose grave. Cette situation devenait difficile à vivre pour eux qui étaient un couple fusionnelle mais aussi pour leurs plus jeunes enfants. Saman, Leilie et Samir étaient très agités, quant à Shirin, Jasmine et Nader qui se rapprochaient de l'adolescence et de la découverte de leur genre ils étaient déboussolés par ce changement d'humeur de leurs parents. Yildiz dut intervenir en tant qu'ainée pour jouer les arbitres :
« Pères ! Vos comportements affectent vos enfants et n'aident en rien à gérer la situation…
- Yildiz nous pouvons gérer ça, dit tendrement Arslan. C'est gentil de t'inquiéter…
- Mais je pense avoir mon mot à dire en tant qu'héritière !
- Je te trouve bien sûr de toi ! s'exclama Hilmes.
- Père je ne comprends pas votre réticence à laisser Bardia combattre, l'avez-vous seulement déjà vu combattre ? Il est très doué, il est même meilleur que Dalir alors pourquoi ne pas lui laisser de chance ?
- Yildiz ma patience à des limites, grogna-t-il.
- Je vous trouve bien lâche de ne pas lui dire dans les yeux vos arguments ! Vous ne lui avez jamais dit qu'il ne pourrait pas atteindre son but ! Vous le laissez espérer et je trouve ça cruel de votre part ! Si vous pensez qu'il n'a pas sa place dans l'armée, dîtes-lui ! Mais sachez que je n'ai pas l'intention de le mettre à l'écart et je serais fière de pouvoir dire que mon frère est le premier oméga à devenir marzbâhn !
- Yildiz ! Hurla-t-il. »
Il s'avança jusqu'à elle mais elle ne fléchit pas et ne le quitta pas des yeux. Il se pencha vers elle, l'écrasant de toute sa présence. Il la fixa dans les yeux mais elle ne céda pas. Arslan intervint, il les savait aussi têtu l'un que l'autre. Il admirait sa fille de pouvoir lui tenir tête ainsi sans fléchir d'un millimètre. Il attrapa le bras d'Hilmes mais cela ne changea rien alors il libéra ses phéromones pour attirer son attention. Cette fois-ci cela fonctionna à merveille. Hilmes se tourna vers lui toutes traces de colère effacée, il se pencha vers lui et posa son front contre le sien.
« Yildiz… Tu comprendras lorsque toi aussi tu auras ton oméga à protéger.
- Je peux me protéger tout seul tu sais, soupira Arslan.
- Père… S'il-vous-plaît venez au moins en juger par vous-même. Je me suis déjà entraînée contre lui. J'ai libéré mes phéromones une fois pour voir comment il réagirait si son adversaire le faisait mais il n'a pas bougé d'un pouce et m'a envoyé valser sans problème. Il n'a pas besoin de participer à toutes les batailles ou même d'être en première ligne… Il veut vous aider et que vous soyez fier de lui, il n'y a rien de mal à ça pas vrai ? »
Hilmes finit par céder et alla voir Bardia s'entraîner. Il s'entraînait avec Kishward et Hilmes dut le reconnaître il se débrouillait bien, mais il ressentait toujours de la réticence à voir son fils combattre. Il ne se fit pas remarquer et observa de loin, Bardia maitrisait les bases à la perfection. Il parait les coups avec précision et n'était jamais surpris par les attaques de son adversaire. Il était bien meilleur qu'Osloes et Cyrus mais pas encore aussi bon que Yildiz. Il réagissait rapidement et ne se laissait jamais surprendre. Il rendait coups pour coups les attaques et visait les ouvertures avec précision. Hilmes décida de se montrer pour en juger par lui-même, Bardia fut surpris de le voir arriver comme ça. Il voulut parler mais le roi dégaina son arme en un rien de temps pour asséner un coup puissant. Il comprit alors que son Père le testait et ne ferait pas de cadeau. Il bloqua chaque coup sans pour autant avoir le temps de répondre. Les coups étaient trop rapides pour ça. Il prit du recule pour attaquer à nouveau, Hilmes vit la précipitation et fit voler la lame de son fils. Il stoppa tout mouvement lorsqu'il sentit une petite lame contre ses côtes.
« Très malin, souffla-t-il. Une diversion pour créer l'ouverture. »
Bardia l'avait eu en beauté, il entendit des applaudissements derrière lui.
« Je vous l'ai dit Père qu'il est doué ! S'exclama Yildiz.
- C'est vrai que tu es très habile, sourit Arslan.
- Merci Père ! Sourit-il en retour.
- Tu t'en sors bien, avoua Hilmes, mais as-tu déjà fait des entraînements avec un alpha qui cherche à te dominer mentalement ?
- Quelqu'un qui…
- Nous allons voir comment tu te débrouilles ! »
Bardia n'eut pas le temps de souffler qu'il dut supporter une nouvelle pluie de coups. Cependant cette fois il étouffait par l'omniprésence de son Père, c'était effrayant. Il se sentait écrasé de toute part mais il devait tenir. Son Père Arslan lui avait dit que pour contrer un alpha en colère, il fallait soi-même être en colère. Il avait déjà vu son Père se faire obéir d'alphas récalcitrants sans l'aide de son Père Hilmes. Arslan pouvait entrer dans des colères violentes quand quelque chose lui tenait à cœur, il savait se faire entendre.
Il prit une grande inspiration et se mit à combattre l'alpha en face de lui. L'alpha qui voulait le dominer et l'obliger à se soumettre. Il allait lui montrer de quel bois il se chauffe ! Il poussa un cri et para un énième coup avec violence. Hilmes perdit son élan et Bardia profita que son Père soit déstabilisé pour attaquer avec force. Il ne subissait plus, il attaquait et répondait avec autant de fougue et de de force qu'il possédait.
Bardia laissa tomber sa lame et s'assit parterre épuisé. Il reprenait son souffle difficilement. Hilmes se tenait toujours debout mais fatigué lui aussi, son fils lui avait donné plus de fils à retordre que prévu. Yildiz avait raison, il n'avait besoin de personne pour le défendre. Elle le regarda plutôt fière de son coup.
« D'accord, d'accord… Je le reconnais, il est très doué ! Soupira-t-il. Mais je pense toujours qu'il ne peut pas aller sur un champ bataille s'il n'est pas marié et que ses chaleurs ne sont pas callés !
- Quoi ? S'exclama l'intéressé. Mais Père !
- Je ne reviendrais pas là-dessus ! Je ne peux accepter que tu prennes le risque d'être marqué par un ennemi ou que tu es une chaleur dans un camp ! Ce n'est pas envisageable !
- Et si je réponds à ces deux critères ?
- Alors tu pourras participer aux campagnes militaires mais je ne peux pas te promettre une place de marzbâhn… »
Bardia ne savait pas si c'était vraiment une bonne nouvelle. Il ne voulait pas se marier lui ! Il voulait être marzbâhn après il verrait… S'il se mariait il risquait d'avoir des enfants, non ? Et s'il faisait autant de grossesses que son Père ? Il ne pourrait jamais poser un pied sur le champ de bataille. Il décida alors de demander conseil au meilleur confident qui existe :
« Arihas… Vous croyez que je serais aussi fertile que Père ?
- Pourquoi cette question Altesse ?
- Je ne veux pas avoir autant d'enfants… Je n'en veux pas vraiment d'ailleurs…
- Il y a beaucoup de chose qui entre en compte, vous savez… Votre Père était très précoce c'est un des premiers signes, ensuite ses chaleurs sont très longues ce qui favorisent une grossesse et enfin vos Pères forment un couple destiné ce qui ajoute encore des chances…
- Donc en fonction de la durée de mes chaleurs je pourrais le savoir ? Demanda-t-il.
- Ça donne un indice en effet. Vous savez on ne tombe pas forcément enceint à chaque chaleur ! Il existe aussi un moyen pour limiter…
- C'est vrai ? S'exclama-t-il.
- Comment croyez-vous que vos Pères font pour ne pas avoir plus d'enfants ? S'ils avaient continué comme au début de leur mariage en dix-huit ans vous pourriez être dix-sept ou dix-huit enfants !
- Mais comment font-ils ? À part l'abstinence je ne vois pas comment… »
Arihas prit des pincettes pour lui expliquer mais Bardia vira au rouge.
« Vous voulez dire qu'un oméga aussi peut… ? Mon Père Arslan il… Et Père Hilmes ? J'ai dû mal à y croire… Et puis je crois que je préfère ne pas savoir en faites ! »
Peu après cet accord entre Bardia et son Père, la jeune princesse lusitanienne arriva accompagnée par Etoile et Elam qui rentraient enfin après trois ans de voyage. Arslan leur avait demandé s'ils pouvaient escorter la jeune princesse durant son voyage comme ils rentraient en prenant la même route.
Yildiz était très, très tendue de rencontrer sa fiancée. Elle espérait que tout se passerait bien et qu'elle ne ferait pas demi-tour en la voyant. Elle connaissait déjà son prénom : Simin. Elle le trouvait magnifique. Yildiz tremblait presque d'anxiété en attendant qu'elle la rejoigne dans la salle du trône pour être présentée à la cour. Hilmes lui dit de se détendre, que tout se passerait bien mais elle trouvait que son Père Arslan prenait un temps fou à la conduire jusqu'ici. Elle entendait Ghîb se moquer d'elle dans un coin de la salle avec Osloes. Les portes s'ouvrirent enfin, elle en sursauta presque.
Son Père s'avança accompagné par une magnifique jeune fille. Elle avait de très longs cheveux blonds couverts par un voile léger et translucide. Elle portait une longue robe bleue nuit aux manches blanches accompagné par des bijoux dorés. Sa propre robe devait paraître bien pâle à côté, Arslan lui avait choisi une robe lilas assortie à des améthystes. Elle avança, tête baissée, vers le Shah comme la coutume l'exigeait. Il se leva pour l'accueillir à bras ouverts et la salua comme un membre de sa propre famille. Elle ne montra aucune surprise face à la brûlure sur le visage de son Père. Bon point. Elle releva la tête et lui sourit, son sourire était magnifique et empreint de sincérité. Yildiz croisa enfin son regard, une chaleur toute particulière se dégageait de ses yeux noisettes. Simin rougit et détourna le regard, le roi lui indiqua le siège à côté d'elle.
Simin s'assit timidement à côté de sa fiancée. Yildiz lui fit un petit sourire pour la rassurer. Une fois la cérémonie finie, elle put enfin lui parler, mais elle ne savait pas comment engager la conversion. Elle se rappela de ce que lui avait dit Ghîb : les femmes aiment être complimentées.
« Vous portez une très belle robe ! Elle vous va bien, dit-elle.
- Merci, sourit-elle, mais je dois avouer que je préfère les robes plus claires… »
Mince…
« Est-ce que vous aimeriez que je vous montre les jardins ? Ils sont magnifiques en cette saison !
- J'en serais ravie. »
Courage tu peux le faire !
Yildiz l'amena dans les jardins et l'effet fut immédiat. Simin resta bouche-bée face aux couleurs et senteurs qui envahissait ses sens.
« Je n'avais jamais vu de jardins pareils ! Tous les jardins de Parse sont ainsi ? Demanda-t-elle.
- Pas tous… Mon Père Arslan adore les jardins alors il tient beaucoup à celui-ci, c'est comme si on avait un autre petit frère ! Sourit-elle.
- C'est vrai que vous êtes une famille très nombreuse.
- Oui et je crois qu'on n'a pas fini de s'agrandir ! Mon Père tombe régulièrement enceint cela ne m'étonnerait pas qu'on ait encore droit à quatre ou cinq nouveaux frères et sœurs ! Cette remarque fit rire Simin.
- Comment est-ce d'avoir des frères et sœurs ? Demanda-t-elle. »
Yildiz se mit à lui raconter toutes les aventures qu'elle avait vécues avec ses frères et sœurs, ses anecdotes amusaient beaucoup Simin qui était fille unique.
Hilmes s'était éclipsé du palais pour voir comment s'en sortait sa fille avec sa promise. Lorsqu'il les aperçut il se glissa dans un fourré pour ne pas se faire remarquer. Elles discutaient tranquillement de tout et de rien, ça s'engageait bien. Il décida de les laisser tranquilles et se déplaça sans bruit. Il tomba sur Daryûn au milieu des jardins alors qu'il semblait chercher quelque chose.
« Votre Majesté ? Que faites-vous dans les jardins ?
- Je vais où je veux dans mon palais il me semble, bouda-t-il. »
Il n'allait pas avouer la vraie raison.
« Oui vous avez raison… Vous n'auriez pas vu Keya et Emna par hasard ? Je crains qu'ils ne préparent encore quelque chose… Je les ai vus sortir dans les jardins mais impossible de mettre la main sur eux ! Cette petite a hérité du génie de son père, dommage qu'elle s'en serve pour faire des bêtises ! En plus elle se débrouille toujours pour entraîner Keya avec elle.
- Tu les espionnes en faîtes ?
- Non pas du tout ! Rougit-il. Et puis vous croyez que je ne vous ai pas vu surveiller la princesse Yildiz ?
- Je ne vois pas de quoi tu parles ! Je cherchais juste Bardia mais je suppose qu'il s'entraîne avec Dalir !
- Qu'ils s'entraînent ? Qu'ils s'entraînent à quoi ? »
Il y eut un flottement.
« Bardia !
- Dalir ! »
« Non, on doit se faire des idées c'est tout ! Se reprit Hilmes.
- Vous avez raison ça ne leur ressemble pas de tout façon ! Continua Daryûn.
- Oui c'est juste parce qu'il y a cette histoire de fiancée et Keya et Emna !
- Ils s'entendent bien c'est tout ! Et puis ils sont ensembles depuis qu'ils sont petits alors c'est normal qu'ils soient proches…
- C'est vrai mais avec cette histoire de mariage pour Bardia, ça risque de leur donner des idées, non ?
- Vous croyez qu'il pourrait à penser à Dalir ? S'exclama-t-il.
- Comme tu l'as dit ils se connaissent depuis longtemps et Dalir est un peu comme toi tu étais avec Arslan… Alors ça ne m'étonnerait pas…
- Comment ça ?
- Pour un alpha tu étais plutôt soumis…
- Eh ! Protesta-t-il.
- Alors c'est parfait pour Bardia : Dalir devient son alpha mais lui obéit quand même, il garde son indépendance et a le marquage pour partir en guerre. En plus ils aiment bien s'entraîner et se taper dessus… Leur relation reste identique mais avec le bonus…
- Le bonus ? Demanda Daryûn incertain.
- Tu le fais exprès ou quoi ? Faut-il que je te fasse un dessin ?
- Surtout qu'Arihas lui a expliqué comment éviter les grossesses parce que ça l'inquiétait…
- Encore un bon point pour Bardia, parce que Dalir… Il est un comme toi... Alors bon, on sait qui « est dessus » quoi…
- Vous pouvez parler vous ! S'exclama-t-il. On ne dirait pas mais avec sa Majesté Arslan vous faîtes moins le malin ! Ce n'était pas la même histoire sur le bureau la dernière fois !
- Pardon ? Se figea Hilmes.
- Je vous ai surpris dans votre bureau ou plutôt étalé sur le bureau… Vos pourriez clouer la porte dans ce genre de situation quand même ! Vous imaginez si un de vos enfants vous surprend comme ça ? Ou même n'importe qui ! Ils auront une sacré surprise, heureusement que ce n'était que moi ! »
Hilmes resta muet et Daryûn fut content de lui avoir cloué le bec. Hilmes souffla avant de se mettre à rire. Daryûn dut le reconnaître, leur conversation devait sembler très bizarre vu de l'extérieur. Ils avaient presque finis par devenir amis, enfin presque… Faut pas rêver non plus !
« On parlait de quoi au début ? Demanda Hilmes.
-Dalir !
- Bardia ! »
Bardia soupira en apercevant sa sœur, elle ressemblait déjà à une idiote transie d'amour pour sa belle. Il entendit des rires se déplacer derrière les fourrées. Il n'eut pas de mal à reconnaître Emna qui devait encore être en train de trimballer Keya derrière elle pour lui faire faire des bêtises. À croire que c'était la saison ! Il entendit quelqu'un arriver derrière lui, c'était Dalir. Enfin quelqu'un qui n'avait pas la tête accaparée par des bêtises.
« Je vous ai vu l'autre fois vous battre contre votre Père, c'était impressionnant ! S'exclama-t-il. J'ai entendu qu'il voulait vous laisser entrer dans l'armée, est-ce vrai ?
- C'est ton père qui te l'a dit ?
- Oui… Il n'aurait pas dû ?
- Ce n'est pas encore fait… Mon Père ne veut pas que je participe tant que je ne suis pas marié et que je n'ai pas eu de chaleurs…
- Il vous a fiancé ? S'exclama-t-il.
- Pas du tout ! Et puis je n'en n'ai aucune envie de toute manière ! Si je me marie je ne pourrais plus rien faire… Si ça se trouve il m'a déjà choisi un mari dans un coin perdu et qui refusera de me laisser quitter son château, grogna-t-il. Et en plus si je suis aussi fertile que mon Père je ne mettrais jamais les pieds dehors…
-Pourquoi ne pas choisir vous-même, Altesse ?
- Je ne connais personne alors comment veux-tu que je fasse ?
- Il y a beaucoup d'alphas parmi les généraux !
- Ils sont vieux et ne m'inspire pas confiance pour ce genre de relation… Ton père Arihas m'a parlé d'un moyen pour limiter les grossesses… Je ne suis pas sûr que des vieux grognons dans leur genre acceptent l'idée ni même que beaucoup d'alphas apprécient ce genre de chose.
- Vous savez les alphas peuvent se montrer très compréhensifs sur certains sujets pour faire plaisir à leur oméga.
- Mais tu ne sais même pas de quoi je parle, répliqua Bardia.
- Si je sais…
- Arihas t'en as parlé ?
- Disons qu'il n'en n'a pas eu besoin… Mes parents se montrent démonstratifs alors ils n'ont pas besoin de m'en parler et… Je crois que je comprends…
- Tu comprends ? Tu laisserais ton oméga, il hésita, « dominer » ?
- Si cela peut lui faire plaisir je n'y vois pas d'inconvénient, enfin s'il accepte aussi que je puisse être actif de temps en temps.
- Evidemment. »
Il marqua une pause.
« Tu dis ça mais qui dit que le jour où tu auras un oméga se sera pareil ?
- Si je peux choisir mon oméga cela m'étonnerait que ce dernier soit un oméga docile et obéissant.
- Toi, tu as quelqu'un en vue ?
- Vous savez… Je n'ai pas oublié nos promesses d'enfants, rougit-il. »
Bardia resta interdit. Dalir se rappelait de ça ? De cette discussion qu'ils avaient eu enfants alors qu'ils évoquaient leurs rêves d'avenir. Ils voulaient tous les deux devenir marzbâhns et de grands guerriers et seigneurs comme leurs pères. Ils étaient autant fascinés par l'un que par l'autre. Arslan et Arihas, alors qu'ils étaient omégas, avaient combattu et pris les armes ce qui impressionnait Dalir, surtout au vu des récits de son père Daryûn. Bardia lui, montrait plus d'intérêt pour la force en elle-même et le combat de Daryûn contre Bahadur restait son histoire favorite, et savoir que son père avait mis à mal Daryûn le rendait très fier. Seulement Dalir éprouvait des doutes, si jamais il était oméga ? Bardia l'avait regardé comme s'il venait de dire la chose la plus improbable qui soit, pour lui ils ne pouvaient qu'être des alphas.
« Si ça te fais peur d'épouser un inconnu alors je t'épouserais ! Comme ça tu resteras libre de faire ce qu'il te plaît !
- Mais…
- De toute façon il y aura bien un de nous deux qui sera alpha ! »
« Tu t'en rappelles vraiment ? Demanda-t-il incertain.
- Oui, vous étiez si sûr de vous, ça m'avait fait chaud au cœur ! J'aurais aimé vous dire la même chose mais je savais que vous l'auriez mal pris et je trouvais que ce n'était pas si mal ainsi. Je me voyais presque vous attendre sur les remparts pendant que vous combattiez au front dans les plaines… Oh c'est bon ! Te moques pas j'avais huit ans à l'époque !
- C'est juste que je ne pensais pas que tu le prendrais autant au sérieux, dit-il riant. Quoi que, c'est vrai que j'étais plutôt sérieux en le disant… Je n'imaginer pas l'époque que je serais oméga… »
Le silence tomba. Bardia se remémora toutes ses attentes qui avaient volé en éclat en apprenant qu'il était oméga. Soudain quelque chose le heurta.
« Dalir, hésita-t-il. Quand tu disais te souvenir de cette promesse et que si tu choisissais un oméga il ne serait ni docile ni obéissant… Que dois-je comprendre ?
- Faut-il vraiment que je le dise ?
- Je veux t'entendre le dire car j'ai peur de ne pas bien comprendre…
- Eh bien… Si vous le souhaitez j'irais demander votre main, dit-il en rougissant.
- Toi ? S'exclama-t-il. Je veux dire, tu nous verrais ensemble tous les deux ? En couple ? Partageant la même chambre ?
- Si c'est ce que vous souhaitez… Mais ce n'est qu'une proposition après tout. Je me comporterais comme d'habitude, je n'ai pas l'intention de t'empêcher de vivre comme tu l'entends ! »
Dalir utilisait assez rarement le tutoiement, il le faisait uniquement lorsqu'ils étaient seuls et qu'il souhaitait faire comprendre qu'il était sincère. Ils se connaissaient depuis l'enfance, Bardia n'y voyait pas de problème au contraire même il préférait ça, cela le mettait plus à l'aise. Bardia réfléchit à ses mots.
« J'ai bien envie de me dégourdir un peu, pas toi ?
- Si vous voulez. »
Dalir ne comprenait pas le changement chez Bardia. Il supposa qu'il ne voulait pas le blesser par une de ses réponses trop abruptes alors il choisissait de l'ignorer. Il soupira. De toutes manières il ne s'attendait pas à une réponse positive de Bardia. Dalir se leva et allait partir chercher des armes pour s'entrainer mais Bardia le stoppa. Dalir n'eut pas le temps de réagir qu'il reçut un coup dans le tibia.
« Tu baisses ta garde Dalir ! »
Dalir ralla, il ne pensait pas faire un entrainement au corps à corps surtout après ce qui venait d'arriver. Depuis combien de temps n'avaient-ils pas fait ça d'ailleurs ? Depuis qu'on savait Bardia oméga, non ? Trop absorbé par ses réflexions il se retrouva plaqué au sol sous Bardia. Ce dernier ne bougea pas.
« Tu te rappelles de comment j'ai conclu ma promesse ? Murmura-t-il.
- Oui je m'en souviens… »
Comment aurait-il pu oublier ? Ce jour était gravé dans sa mémoire. Bardia s'était tourné vers lui et l'avait embrassé sans rougir.
« On dit que si on embrasse une fille, il faut l'épouser après pour qu'elle ne soit pas déshonorée ! Si tu es oméga se sera pareil, alors tu n'auras qu'à dire que je t'ai embrassé. Mon Père sera bien obligé de me laisser t'épouser ! »
Dalir avait été impressionné par l'argument. Bardia semblait si sûr de lui qu'il ne pouvait en être autrement. Il finit même par se dire que ce ne serait pas si mal d'être un oméga finalement.
« Alors promets ! »
Il n'hésita pas. Il se redressa pour poser ses lèvres sur les siennes comme ils l'avaient fait lorsqu'ils étaient enfants, avec la même brièveté pourtant il était sûr que Bardia rougissait.
« Je te l'avais dit, non ? Ton fils est comme toi ! »
Ils se figèrent tous les deux en reconnaissant la voix du Shah.
« Peut-on savoir ce que vous faîtes exactement ?
- Je dirais que votre fils agresse le mien !
- Pourtant c'est ton fils qui a embrassé le mien !
- Question de point de vu…
- Je ne peux tolérer que mon fils soit déshonoré ainsi ! Qui voudra l'épouser si on sait que le fils d'un marzbâhn l'a embrassé ? Vous pensez à sa réputation ? Dalir j'espère que tu es prêt à assumer ton acte ! »
Bardia resta complètement abasourdi devant cette scène surréaliste qui se déroulait sous ses yeux. Qu'est-ce qu'ils avaient entendu exactement pour réagir ainsi? Quand ces deux-là étaient d'accords ce n'était jamais bon signe… Et puis c'était quoi ce jeu d'acteur catastrophique ?
« Dîtes vous comptez rester dans cette position encore longtemps ? Demanda le Shah. »
Dalir se rendit alors compte de la position dans laquelle ils se trouvaient toujours. C'est-à-dire par terre, Bardia à califourchon sur lui et leurs visages à peine quelques centimètres l'un de l'autre. Il éprouva de la gêne à cette constatation et les paroles du Shah ne l'aidaient guère.
« J'espère que tu es prêt à assumer ton acte. »
Hilmes et Daryûn les regardèrent se relever avec maladresse. Ils avaient entendu tout ce qui s'était dit. Ils n'eurent pas besoin de parler pour décider de la marche à suivre. Hilmes avait donc entamé la conversation tout-à-fait théâtralement et Daryûn l'avait suivi avec entrain. Bardia n'était pas dupe et avait tout de suite flairé la mascarade. Quant à Dalir, Hilmes hésitait, prenait-il réellement ce scandale au sérieux ou se laissait-il lui aussi prendre au jeu ? Difficile de le dire, cela dépendait de s'il tenait de Daryûn ou d'Arihas… Dalir prit une grande inspiration comme pour se donner du courage.
« Bien sûr que j'assume mon acte ainsi que ses conséquences ! Je relèverais tous les défis ou épreuves que vous m'imposerez pour vous prouver que je suis digne de votre fils ! »
Bardia fut à nouveau ahuri par tant de grands sentiments. Cette niaiserie ne pouvait qu'être surjoué venant de Dalir. Il ne l'avouerait jamais mais cela l'avait un peu touché quand même… Hilmes acquit la certitude que ce garçon sous ses faux airs d'ingénu tenait d'Arihas…
« Je l'espère bien ! Sinon tu peux toujours rêver pour obtenir sa main ! »
Le regard d'Hilmes lui fit clairement comprendre qu'il le balancerait lui-même du haut des remparts s'il lui faisait le moindre mal. Dalir déglutit comprenant le message à peine voilé.
Une petite minute… Cette histoire vient de sceller mon mariage ? Pensèrent Bardia et Dalir.
o~~O~~o
Simin fut touchée par cette grande famille très soudés. Elle avait peur en partant de chez elle car elle ne savait pas où elle allait tomber, de plus elle n'était pas très enchantée d'épouser une femme mais elle trouva Yildiz exceptionnelle et sa famille aussi.
Elle fut adoptée par toute la famille, même si elle avait toujours du mal à retenir les prénoms : Yildiz, Bardia, Osloes, Cyrus, Anahita, Shirin, Jasmine, Nader, Saman, Leilie et Samir ! D'autant plus que Yildiz avait raison : Arslan avait donné naissance à une nouvelle petite fille, Kiana, au début du printemps.
Finalement elle était heureuse ici et surtout elle ne s'ennuyait pas ! Depuis leur mariage il y avait eu beaucoup d'évènements : les fiançailles d'Osloes, ainsi que celle Anahita et surtout Bardia et Dalir s'étaient mariés ! La vie était agréable et paisible, elle aussi avait découvert une passion dévorante pour les jardins. Elle y venait chaque soir et Yildiz la rejoignait avant qu'elle ne l'a raccompagne jusqu'à leurs appartements.
« Je crois que ce jardin va finir par être trop petit avec tout ce monde, dit-elle en caressant son ventre rond.
- Tu sais mon Père me dit toujours que ces jardins ont un côté magique…
- Ah bon ?
- Oui peu importe le nombre de personnes qui y passent ou restent se détendre. Il y a toujours un endroit où on a l'impression que c'est juste un jardin pour deux. »
