Histoire originale : The Savior, Child of the Tardis, Son of a Mad Man, de Kuroi in a Black Hole

Nombre de chapitres de l'histoire originale : 33, en cours
Nombre de chapitres traduits : 14

Chapitre 13 : Où il y a de l'apprentissage

IMPORTANT : j'ai publié un chapitre il y a un peu plus de deux semaines, le vendredi 5 mai. Malheureusement, le système de notifications ne marchait pas cette semaine-là. Si vous n'avez pas lu le chapitre 12 ("Où Harry rencontre des ennuis"), je vous invite à le faire avant de lire ce chapitre, car il a des conséquences sur celui-là.

Si vous l'avez lu, bonne lecture ! ;)

~~~~~~~~~~~~~~ C'est un début ~~~~~~~~~~~~~~

Le Paradis des Loisirs de Sirius Prime était un exploit spectaculaire d'ingénierie, fait des avancées technologiques de plusieurs espèces et suspendu en orbite géostationnaire autour d'une lune extérieure d'une planète habitable par les humains. Il était constitué de plusieurs plates-formes, chaque plate-forme un peu plus petite que celle en dessous, encapsulé dans une bulle imperméable d'un air riche en oxygène et azote, respirable par la majorité des espèces de l'alliance de l'époque.

Le niveau le plus bas et le plus étendu accueillait les bureaux, les maisons et la maintenance requise pour héberger les travailleurs et faire fonctionner les plates-formes. Avec une main d'oeuvre permanente de dix mille personnes, ils avaient besoin de beaucoup d'hébergements et de nombreuses nécessités de base. Ce qui signifiait que la plate-forme au dessus était le centre commercial, avec des marchés, des magasins, des restaurants, de la fourniture générale et une ville assez importante pleine de rien d'autre que le matériel essentiel pour vivre.

Mais la partie Loisirs commençait à la troisième plate-forme, avec la plupart des manèges dingues et fous, et des montagnes russes qui voyageaient dans l'espace, prenant assez de place pour divertir une petite planète. Ce qui était généralement le nombre de visiteurs accueillis par semaine. Au dessus, il y avait les arcades de jeu, les stands d'immersion 3D et tout ce qui pouvait faire partie des dernières technologies en matière de divertissement.

Les étages cinq à sept étaient destinés à la clientèle des spas, des espaces de relaxation et de restauration, avec toute une gamme d'immersion en spa, de traitements de peau de tout style, et des chambres d'hôtel ridiculement chères. Le huitième étage était entièrement consacré aux touts petits, qui avaient un étage entier adapté pour eux pour que les jeunes de n'importe quelle espèce puissent explorer, jouer et s'amuser pendant que les parents ou les grands frères et soeurs allaient ailleurs.

Le neuvième étage était dévolu à la pointe du monde technologique. Un paradis pour les amoureux de la technologie, avec des présentations sur ce qui était intéressant et fascinant, de nouvelles découvertes, et même des laboratoires de recherche pour des expériences. Le dixième et onzième étages accueillaient les spectacles en tournée, réservés au nec plus ultra dans l'univers. Actuellement, il y avait une comédie musicale de l'une des planètes voisines au dixième et une sorte d'exposition d'art avec des projections en 4D et une exposition interactive au onzième. Le dernier étage était pour les explorateurs, s'étendant dans l'espace si loin qu'il y avait des équipements spéciaux dans la bulle et tous ceux qui voulaient explorer devaient signer plusieurs décharges et assumer l'entière responsabilité de leurs exploits. Les costumes étaient obligatoires et les enfants n'étaient pas autorisés.

Tout au long de la barrière extérieure, il y avait des quais pour les navettes avec des téléports de courte distance pratiques pour atteindre le lobby central de la plate-forme, d'où chaque niveau (à part le plus bas sans permission) pouvait être accédé.

Cela dura six siècles avant d'être détruit, mais c'était les six siècles parmi les plus pacifiques et prospères de l'histoire de l'univers.

Et c'était là où Harry avait décidé de passer son anniversaire. Pile à mi-hauteur du Paradis, il y avait une sortie d'anniversaire pour le garçon hors du temps et de l'espace.

Harry rit alors qu'il dansait le long du bord de la plate-forme qui constituait le troisième étage du Paradis des Loisirs de Sirius Prime, savourant l'excitation de son manège favori qui courait toujours dans ses veines. En dessous, il pouvait voir la plate-forme où se trouvait le marché et, dans le coin le plus éloigné, son stand favori, vendant des pièces électroniques de toutes sortes que l'ancien propriétaire avait collectées au fil des siècles (ou au moins c'est ce que croyait Harry. Il avait toujours été là, peu importe à quel siècle de l'histoire de la plate-forme ils venaient). Il supplierait de descendre plus tard, mais pour l'instant, il appréciait les Copeaux d'Étoiles et attendait de monter dans le prochain manège.

Son papa, Rose et oncle Jack n'étaient pas loin derrière, riant et mangeant leurs propres friandises. Harry pouvait sentir les yeux de son papa sur lui plus souvent que non cependant. Depuis cet incident avec le Déplacement Temporel, la liberté de Harry avait été limitée et tout ce qu'il voulait expérimenter devait d'abord passer par un examen rigoureux, où Harry devait montrer qu'il avait un objectif, un plan pour l'atteindre, et à chaque fois qu'il écrivait des calculs, il devait les montrer à son papa. Au moins, il ne faisait plus de mathématiques de base. Il avait été coincé avec le calcul de base pour toujours, et c'était après qu'il avait prouvé qu'il connaissait son algèbre, sa géométrie et sa trigonométrie. Encore et encore. Il ne voulait plus voir de livre d'introduction à l'algèbre s'il le pouvait.

Mais il n'était pas là pour le marché et ses technologies. C'était son huitième anniversaire et il avait choisi de venir le célébrer ici, où il pouvait monter dans les montagnes russes à zéro gravité, la fronde quantique, et s'empiffrer de toutes les friandises merveilleuses qu'on pouvait trouver dans les parcs d'attractions. Et, de ce qu'il savait de l'histoire du Paradis, il n'y avait aucune altercation, dysfonctionnement, ou problème à ce point particulier de l'histoire. Ce qui voulait dire que, peu importe combien il aimait courir après son papa dans des missions pour sauver-le-monde, son anniversaire n'en deviendrait pas une. Surtout que la dernière fois qu'il était venu, ils avaient du empêcher l'effondrement total de l'infrastructure causée par des nano-robots mangeurs de métal lâchés par, il semblerait, un ancien employé en colère.

Avoir huit ans signifiait aussi qu'il pourrait voir Merlin à nouveau, un voyage qu'il était impatient de faire depuis un moment, depuis que le sorcier l'avait aidé à réparer sa magie. Ce qui était la raison pour laquelle il dansait avec excitation au bord de la plate-forme, pour oublier sa nervosité et se demander s'il pouvait demander à son papa d'aller rendre visite à Merlin ou s'il devait juste programmer le TARDIS lui-même. Ce qui lui apporterait toutefois sans aucun doute des ennuis, ce qu'il n'avait vraiment pas besoin en ce moment.

Il n'aurait pas du s'inquiéter, notamment parce qu'il n'était pas le seul à être impatient de revoir Merlin à nouveau. Son papa en était bien conscient, et Jack était certainement conscient de la date qui se rapprochait. Mais Harry ne savait pas ça, et il s'inquiétait.

Il garda ses questions jusqu'à ce que, après plusieurs tours dans le Cyclone Centrifuge et les Balles Tamponneuses Magnétiques, un tour dans le marché et une balade dans une partie du quartier commercial, ils retournèrent au TARDIS. Au moment où les portes se fermèrent derrière eux et le bruit et le bourdonnement constant de l'électronique disparurent, Harry se tourna pour regarder son papa.

« Euh, donc, je me demandais, et bien, je viens juste d'avoir huit ans, je pense, enfin, ne connaissant pas vraiment ma date de naissance et tout et le TARDIS et autre, je peux avoir huit ans, ou sept. Je veux dire, puisqu'on base mon âge sur les cycles de la Terre, ce qui est réellement biaisé, je veux dire, parce que Jefraxian a un cycle de cinquante jours, mais leurs jours sont vraiment très longs, donc je veux dire, sur cette planète j'aurais dix ans si je calcule bien, bien qu'on doive prendre en compte le déplacement occasionnel de l'orbite Jefraxienne, ce qui rend souvent leurs jours un peu plus longs et leurs années plus longues, et donc ça ne serait pas vraiment la même chose, donc j'aurais peut-être cinq ans là-bas, peut-être, mais puisqu'on n'a pas vraiment de système de mesure basé sur l'âge dans le TARDIS, je ne sais pas vraiment, même si la Terre a un cycle de trois cent soixante cinq jours environ, vu qu'il y a une année bissextile tous les quatre ans. Bien que ça puisse vouloir dire complètement autre chose, mais je ne suis pas encore supposé étudier ça maintenant, mais ce n'est pas le sujet. Je veux dire, je suppose que j'ai huit ans maintenant, ou environ, mais ce n'est pas vraiment important, parce qu'on a décidé qu'aujourd'hui, j'ai huit ans, donc c'est bon, donc je me demandais si, je veux dire, parce que j'ai huit ans maintenant, s'il était possible d'aller voir, euh, d'aller voir Merlin à nouveau ? »

Il termina dans ce qu'on pouvait appeler un marmonnement, les yeux fixés sur le sol. Il n'était pas vraiment sûr de pourquoi il était aussi hésitant, bien qu'en voyant comment il avait finalement réussi à revenir en assez bonnes grâces pour ne plus faire des mathématiques basiques et était véritablement autorisé à toucher des choses dans les labos, il ne voulait rien faire qui puisse endommager sa liberté retrouvée.

Il leva les yeux avec hésitation dans le silence qui s'ensuivit, seulement pour trouver son oncle essayant de ne pas rire hystériquement, les épaules en train de secouer, Rose réfrénant des gloussements et son papa clignant des yeux, légèrement surpris.

« Euh, vous allez bien ? » demanda Harry.

Ce fut tout ce qu'il fallut, et son oncle explosa, riant suffisamment fort pour envoyer des échos dans le TARDIS. Rose commença à rire également et Harry n'était pas sûr de ce qu'il devait faire, à part rester debout et donner des coups maladroits de l'orteil dans le sol.

« Oh, c'était brillant ! Absolument merveilleux !

— Il est le fils de son père !

— La partie avec les orbites, c'était génial !

— Tu me dois cinq livres, Jack ! »

Harry regarda son papa, puis les deux autres membres du TARDIS en train de rire. Son papa lui sourit.

« Bien sûr. Mais tu aurais pu juste demander directement. Pas besoin de tout ce babillage. Cela fait environ quatre ans, huit mois, et deux jours que nous avons vu Merlin pour la dernière fois, tu es suffisamment âgé à présent. »

Cela déclencha une nouvelle vague de rires chez Jack. Le Docteur poussa gentiment Harry vers l'autre porte.

« Est-ce qu'on peut y aller maintenant ? demanda Harry plaintivement.

— Non. Nous avons eu une longue journée. Va dormir un peu d'abord. On ira demain. »

Harry hocha la tête, souriant, avant de prendre ses cadeaux et de se diriger vers sa chambre. Le Docteur se tourna vers Rose et Jack.

« Bon, qu'est-ce que c'était que ça ? » demanda-t-il en montrant le duo qui riait.

Rose le regarda avec un sourire éblouissant.

« Harry est absolument adorable ! s'exclama-t-elle en gloussant.

— C'est juste… le voir debout là, débattre de son propre âge, il vous ressemblait tellement ! J'aurais aimé avoir une vidéo ! »

Jack parvint à arrêter de rire et se redressa.

« J'avais parié avec Rose qu'il ne serait pas capable du tout de demander. J'ai perdu celui-là !

— Pourquoi ne demanderait-il pas ? »

Le Docteur semblait légèrement incrédule. Il se tourna vers la console et programma un voyage dans le Vortex. Ils resteraient là jusqu'à ce que Harry se réveille et ensuite ils iraient voir Merlin.

Rose et Jack échangèrent un regard.

« Est-ce tu as vu à quel point tu as été dur envers lui depuis l'incident avec le Déplacement Temporel, Docteur ? Je suis surprise que tu le laisses sortir du TARDIS sans lui tenir la main, franchement.

— Cet incident avait plus à voir avec de l'incompétence mathématique qu'une incapacité à penser logiquement. Un problème que j'ai récemment rectifié. Cela n'aurait pas du avoir un effet sur sa capacité à suivre des instructions dans des situations dangereuses, et encore moins une sortie tranquille à Sirius Prime. Et de plus, il savait qu'il irait voir Merlin dès qu'il aurait son huitième anniversaire. Ce n'était pas exactement un secret.

— Vous avez gardé un oeil serré sur lui. Je n'aurais pas été surpris qu'il soit trop effrayé pour demander, dit Jack, un peu plus calme mais avec un sourire étirant toujours son visage.

— Absurde. Il a demandé, on y va. Tout va bien. »

Rose et Jack échangèrent un regard appuyé, avant que Rose entraîne le Docteur hors de la salle de contrôle.

« C'est le moment d'une petite leçon sur la perspective d'une punition d'un enfant, lui dit-elle fermement. Un aperçu de comment les enfants voient les punitions. »

Jack rit à l'expression de légère panique qui apparut sur le visage du Docteur. Il était heureux d'être de retour à bord du TARDIS, avec petit Harry, le Docteur et Rose. Il se dirigea vers la bibliothèque. Il pourrait faire quelques longueurs avant d'aller dormir.

Harry se précipita hors du lit et courut vers la salle de contrôle, pieds nus et avec un pantalon avec des petites planètes mobiles. Il s'était passé d'une chemise avant d'aller dormir la veille. Cela ne sembla pas l'inquiéter, cependant, et il glissa, pieds nus et les yeux écarquillés, dans la salle de contrôle. Rose et son papa étaient déjà là, bien que Jack, dans le pur style de Jack, n'était pas encore apparu, mais Harry ne doutait pas qu'il soit réveillé quelque part dans le TARDIS. Il se demandait parfois si son oncle dormait. Son papa dormait rarement, seulement attiré au lit par Rose, et Harry ne voulait PAS savoir ce qui s'y passait. Du tout.

Son état de débraillement ne manqua pas d'être remarqué par Rose, au moins, qui gloussa et tapa sur l'épaule de son papa. Le Docteur se tourna, aperçut son fils et réprima un rire.

« Harry, avant qu'on aille où que ce soit, tu as sans doute envie de t'habiller décemment. Merlin n'apprécierait sans doute pas un élève qui ne sait pas au moins enfiler une chemise. »

Harry cligna des yeux, baissa les yeux sur lui, puis tourna les talons avec un sourire insolent et courut vers sa chambre.

Il lança une réplique avant de disparaître cependant :

« Je paraîtrais probablement moins anachronique à moitié nu que toi avec ce costume, papa ! »

Rose gloussa.

« Je me demande parfois combien de cette personnalité insolente vient de toi et combien était déjà la sienne naturellement, dit-elle négligemment.

— Oh, c'est l'influence du Docteur, si tu veux mon avis. Et c'est une personnalité si brillante, si tu veux savoir. »

Jack entra tranquillement, un morceau de toast à moitié mangé dans une main et une tasse de café dans l'autre.

« Merci pour votre opinion sur mes qualités parentales. Maintenant, nous allons rendre visite à Merlin. Aucune idée de la durée, mais ce serait bien mieux d'essayer de ne pas paraître trop en décalage donc… »

Le Docteur s'interrompit en voyant Rose et Jack éclater de rire.

« Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? Est-ce que j'ai quelque chose coincé dans les dents ?

— S'adapter ? Tu parles de s'adapter ? Est-ce tu n'as pas écouté ce que vient de dire ton fils ? Tu ne changes jamais de costume et de veste ! » gloussa Rose dans son oreille.

Harry passa la tête par la porte, les cheveux noirs aussi ordonnés que d'habitude, même si en poussant, cela devenait plus tolérable, et les yeux écarquillés.

« Papa parle encore de s'adapter ? demanda-t-il en voyant l'expression outrée de son père et le rire de Rose et de son oncle. Tu ne t'adaptes jamais papa, tu ne peux pas donner ce genre de leçons à moins de vouloir changer en quelque chose de moins… en décalage. »

Harry fit un geste en direction des vêtements de son père. Le Docteur fronça les sourcils.

« Ils vont parfaitement bien. De plus, je n'ai jamais eu de souci à n'importe quelle époque quoi que j'ai porté. »

Harry secoua la tête.

« Oui, c'est ça, papa. C'est parce que tu as tendance à les submerger de choses qui sont un peu plus dingues que tes vêtements. »

Harry portait une chemise d'argent légèrement brillant, lâche mais confortable, avec un pantalon noir cintré à la taille mais ample à ses pieds. Il était toujours aussi réticent à porter des chaussures et le Docteur n'avait pas encore tout à fait gagné cette bataille.

Rose et Jack finirent enfin de glousser et inspirèrent profondément, souriant au père et fils.

« On porte toujours pas de chaussures, Harry ? » demanda Jack.

Harry secoua la tête.

« Non. Elles sont diaboliques. Je déteste les chaussures. C'est irritant et pas amusant. »

Le Docteur leva les yeux vers le plafond du TARDIS.

« Sauvez-moi des enfants impertinents et têtus. » marmonna-t-il.

Rose, à son plus grand malheur, l'entendit et frappa son bras. Le Docteur soupira et regarda Harry.

« D'accord. En route chez Merlin donc. Tu es prêt Harry ? »

Harry rebondit sur ses orteils, souriant largement.

« Oui ! Oui, oui oui ! »

Le Docteur rit et lança des boutons et des leviers, Harry riant alors qu'il dansait tout autour, sentant le TARDIS quitter le Vortex et se diriger vers la Terre.

« Merlin ! Merlin ! Merlin ! »

Quand le TARDIS se posa, il se dirigea vers la porte et l'ouvrit brusquement.

Rose regarda depuis la console, la tête posée sur l'épaule du Docteur, un sourire sur le visage. Jack était appuyé contre l'enduit corallien.

« Tu vas le suivre ? demanda-t-elle doucement au Docteur.

— Dès qu'il sort, oui. Il est toujours à l'intérieur. Ce qui est un peu étrange, en fait. »

Il fronça les sourcils songeusement, jusqu'à ce que Harry se tourne vers lui, de l'exaspération sur le visage.

« Papa, on vient juste de quitter Merlin de la dernière fois ! Tu as oublié de calibrer le Rotor Temporel, n'est-ce pas ? »

Il agita la main par dessus son épaule et se dirigea vers la console, la main tendue vers un levier et regardant un certain cadran.

« Harry, » dit le Docteur en s'avançant pour arrêter son fils.

Mais il ne fut pas assez rapide et frôla à peine la main de Harry quand Harry tourna le cadran, trébucha, heurta un levier et en tira un autre. Le Docteur grogna.

« Euh… désolé… je ne voulais pas faire ça… » dit Harry.

Le TARDIS clignota brillamment et le Docteur leva les yeux.

« Je crois… qu'elle veut qu'on sorte. Oui, maintenant. Tout de suite. Dehors ! dehors dehors dehors ! »

Ils s'empilèrent tous hors du TARDIS, dans un couloir de pierre et légèrement confus. Harry lança un regard vers les portes en train de se fermer de la boite de police bleue que le TARDIS était toujours quand elle se matérialisait.

« Qu'est-ce qui ne va pas, papa ? Je n'ai rien entendu de sa part. »

Le Docteur le regarda, puis regarda le TARDIS.

« Elle n'était pas ravie que les commandes soient perturbées comme elles l'étaient. Les lumières clignotantes ne sont jamais bonnes. Nous devons lui donner un peu de temps. »

Il regarda autour de lui.

« Entre temps, on peut voir les environs. On ne doit pas être loin de l'endroit qu'on a quitté, dans le temps et l'espace. Toujours la Terre, toujours le début des années 1000 à peu près. »

Il jeta un coup d'oeil autour de lui en mettant les mains dans ses poches. Sans son long manteau brun, il paraissait déshabillé. Jack n'avait lui aussi pas son long manteau, mais ne semblait pas trop étrange dans une paire de jeans classique et une chemise. Rose portait un pantalon lâche et une chemise portefeuille bleu clair.

Alors qu'ils traînaient dans le couloir, débattant de la direction à prendre, ils entendirent un son surpris venant de plus loin dans le couloir. Harry fut le premier à se tourner, et aperçut une femme dans des robes jaunes avec des cheveux de couleur miel clair les regardant. Il sourit :

« Salut. Est-ce que vous pouvez nous dire où nous sommes ? J'ai bien peur que nous soyons légèrement perdus. »

La femme sembla déconcertée :

« Comment pouvez-vous ne pas savoir où vous êtes ? Les points de transplanage sont restreints à la salle principale avec accord, et la Cheminette n'a pas été connectée ici. »

Elle regarda le groupe de plus près.

« Et vous ne m'êtes pas familiers. Ce qui est impossible.

— Oh, euh, et bien, nous sommes nouveaux par ici. Nous venons juste d'arriver en fait. Juste d'apparaître, en réalité. Pas vraiment sûr de où nous sommes, nous nous demandons juste… »

Harry fut interrompu par la main de Rose sur son épaule et il lui lança un regard reconnaissant.

« Bonjour. Mon nom est Rose, l'enfant bavard est Harry, le grand homme avec des bretelles est Jack et le gars en costume est le Docteur. Nous nous excusons pour la confusion. Bien que je ne puisse pas expliquer exactement comment nous sommes arrivés ici, nous vous serions reconnaissants si vous pouviez nous dire où nous sommes. »

Le ton de Rose était calme et confiant, obtenu après des années de travail avec des gens paniqués et des situations dangereuses. Cela fonctionna, et l'inquiétude et la confusion de la femme diminuèrent.

« Et bien, dans ce cas, si vous voulez bien venir avec moi, cela sera plus simple si vous pouvez joindre mes collègues également. Nous sommes à Hogwarts, ajouta-t-elle, un sourire soulevant ses lèvres. Bien que j'ai toujours envie de savoir comment vous avez réussi à aller quelque part sans savoir où vous alliez. »

Jack sourit.

« La même question que je me pose, ma belle dame, dit-il en s'inclinant. Et pouvons-nous avoir votre nom ? »

Il était impossible de manquer le ton séducteur de sa voix.

Harry cependant était bien trop excité au sujet de leur localisation, et il tira sur le bras de son papa.

« Nous sommes à Hogwarts, papa ! Hogwarts ! »

Le Docteur eut un large sourire.

« J'ai entendu. Pas un mauvais détour, hein ? »

Harry secoua la tête.

« Nan ! C'est génial ! »

La femme les guidant le long de couloirs de pierre et de volées de marches montantes et descendantes riait aux sourires séducteurs de Jack.

« Jeune homme, j'enseigne à plein d'étudiants qui essayent la même chose chaque année. Toutefois, pour répondre à votre question, mon nom est Helga Hufflepuff. Je suis l'un des quatre fondateurs de Hogwarts. »

Elle fit un geste en direction d'une statue de gargouille.

« Et c'est l'entrée de nos bureaux. Apero ! »

La gargouille s'anima, trembla, comme si elle se débarrassait de son manteau de pierre, et regarda autour d'elle.

« Qui veut entrer ? » dit-elle, la voix grave et distinctement neutre.

Helga soupira.

« Je crois que nous avons mis trop de magie lors de la construction du château. Tout à l'intérieur a une telle arrogance. »

Elle se tourna vers la statue.

« Helga Hufflepuff et ses invités, demandant l'accès. » dit-elle.

La gargouille la détailla, puis les invités derrière elle, avant de se déplacer, et le mur derrière elle coulissa. Les escaliers qui furent révélés, en mouvement, firent sautiller Harry sur ses pieds.

« De la magie papa ! De la magie ! De la vraie magie ! »

Les trois adultes ne pensaient pas qu'il pouvait être plus excité que ça. Helga Hufflepuff regarda Harry, légèrement surprise.

« Y a-t-il quelque chose de choquant, jeune homme ? » demanda-t-elle à Harry.

Harry eut un large sourire.

« J'ai juste, je n'ai jamais vu de magie de la part de quelqu'un d'autre ! Je sais qu'il y a d'autres humains qui utilisent la magie, c'est juste, je suis habituellement le seul. »

Helga le regarda, puis leva les yeux vers le Docteur, Rose et Jack.

« Donc vous tous n'avez aucune magie ? »

Au signe de tête négatif, elle fronça les sourcils.

« Comment alors avez-vous réussi à entrer à Hogwarts ? Les non-magiciens ne devraient pas être capables d'entrer. »

Harry leva la main.

« Probablement moi. J'ai ce genre d'effet.

— Donc, laissez-moi vous comprendre correctement. Le seul avec de la magie ici est l'enfant…

— Harry, interrompit Harry.

— est Harry, répéta Helga avec l'air de quelqu'un habitué depuis longtemps aux enfants. Vous ne pouvez pas me dire comment vous êtes arrivés ici pour commencer, et vous ne saviez même pas où vous étiez arrivés. »

Elle les regarda ensuite avec un oeil scrutateur.

« Je suis sûre que mes collègues vont adorer discuter avec vous. »

Rose croisa le regard du Docteur et sourit. Jack claqua une main sur leur épaule.

« Et bien, nous sommes vraiment bien tombés, cette fois. Futée, celle-là, dit Jack à voix basse.

— Je suis sûre qu'on va s'en sortir. Ce n'est pas comme si elle nous menaçait, murmura Rose en guise de réponse. Et Harry va sans doute les distraire avec un exploit magique ou autre. »

Le Docteur lui adressa un mince sourire.

« C'est bien ça qui m'inquiète. » dit-il doucement.

Rose et Jack semblèrent stupéfaits.

« Mais pourquoi ? Harry est un magicien plutôt doué. Je suis sûre qu'il va réussir à se faire sa place. »

Rose regarda Jack :

« N'est-ce pas ?

— Ouais. Le morveux est plutôt bon magicien…

— C'est le problème. Si, non, quand, parce que c'est Harry, il va montrer quelque chose, sa capacité inhabituelle avec la magie va, sans doute, être quelque chose qu'ils vont trouver surprenante. Je suis inquiet qu'ils veuillent alors plus comprendre pourquoi que lui enseigner quelque chose. Ou l'aider, ou juste le laisser tranquille. C'est ce qui guide les personnes intelligentes, quand ils trouvent quelque chose d'inhabituel, ils doivent enquêter, ce que je ne suis pas prêt à laisser se passer. »

Avant qu'ils puissent continuer la conversation, ils atteignirent le haut des escaliers et Helga ouvrit la porte au sommet.

Immédiatement, ils entendirent un glapissement plutôt aigu, suivi par un grognement de frustration.

« Allons, Salazar, c'était juste une blague ! En tout bien, tout honneur ! » cria une forte voix d'homme, avec une pointe d'humour et de peur.

Une autre voix, plus grave et pleine de colère, répondit :

« Juste parce que ton sens de l'humour n'a pas dépassé l'âge de dix ans ne veut pas dire que tu dois l'infliger à ma personne. Maintenant, accepte ta punition comme un homme et arrête de courir partout !

— Pas tant que tu n'auras pas posé cette épée. Je vais rester aussi féerique que possible d'ici là. »

Le sifflement d'une épée tranchant du tissu résonna, puis un soupir exaspéré.

« Bon, je sais que vous deux ne pouvez pas vous entendre sans montrer une sorte de supériorité masculine dans une démonstration infantile de stupidité, mais si vous ne pouvez pas vous asseoir et vous taire jusqu'à ce que Helga nous rejoigne, je vais vous transformer en petits rongeurs et vous accrocher à l'extérieur de la tour. »

La voix était féminine, calme, et nuancée d'avertissement. Cela fut suffisant pour les deux autres, et ils s'assirent sans plus insister.

Helga, qui les avait maintenus à l'extérieur de la salle principale, de l'amusement affectueux sur le visage, ouvrit la porte et entra.

« Salut Wen, je vois que tu as réussi à dompter nos deux enfants. J'ai amené quelques invités également.

— Invités ? Mais c'est la Récolte. Il ne devrait y avoir personne ici, pas pendant encore trois semaines. »

Helga leur fit signe d'entrer, et Harry n'eut pas besoin d'autre incitation.

« Salut ! Je suis Harry. Cet endroit est brillant ! Tant de magie et tout ! C'est si merveilleux ! »

Harry tourna en cercles. Le Docteur, Rose et Jack entrèrent plus tranquillement, et ils observèrent la pièce et ses occupants. Wen, la femme à qui Helga avait parlé, était assise à un bureau avec un crayon dans la main, une longue baguette de bois dans l'autre. Ses cheveux d'un noir de jais étaient attachés en un noeud complexe, la peau était bronzée par le travail sous le soleil. Des yeux bleus vibrants les regardèrent, les évaluant. Salazar, reconnaissable par la longue et mince épée dans une main, était plus sombre de peau, olive, avec des cheveux inhabituellement clairs et des yeux brillants de pierre de lune, et les regardait de façon impassible. Et ce qui ne pouvait être qu'un enfant de dix ans surexcité dans un corps d'adulte était assis, tremblant d'excitation, avec des cheveux rouge feu et une peau pâle parsemée de tâches de rousseur. Il semblait brûler facilement au soleil.

« Qui êtes-vous ? Et comment êtes-vous entrés dans Hogwarts sans déranger les protections ? » dit Wen, la voix froide.

Harry tourna sur ses pieds pour la regarder et parla avant que son papa, Rose ou Jack puissent dire quoi que ce soit.

« C'est merveilleux ! Vous avez tous de la magie ! J'ai de la magie aussi ! Nous devions rencontrer Merlin mais nous nous sommes légèrement égarés ! C'est bien de vous rencontrer ! »

Wen le regarda.

« Tu es jeune pour en savoir autant. Nombreux nous viennent de familles magiques, mais ce n'est pas ton cas, il me semble. »

Elle regarda le Docteur, Rose et Jack.

« Non, je ne pense pas. Donc comment sais-tu que tu as de la magie, jeune Harry ? »

Harry sourit.

« Parce que je fais des choses juste en demandant à ma magie. C'est vraiment facile ! »

Et avant que son papa puisse dire ne serait-ce que « Non, Harry ! », Harry avait fait tournoyer ses doigts et fait apparaître son système solaire miniature.

Rose se tourna vers le Docteur.

« C'est de ça dont tu étais inquiet ? » demanda-t-elle doucement.

Le Docteur regarda son fils avec un regard fier, si ce n'était exaspéré.

« Oui. Malheureusement Harry est bien plus préoccupé par se vanter que penser rationnellement quand il s'agit de magie.

— Donc un peu comme toi avec la technologie, commenta Rose, moqueuse.

— Eh ! »

Rose eut un rire moqueur.

« Je suis sûre que Harry va s'en sortir, Docteur. Il semble qu'ils soient bien plus intéressés par la façon dont il a fait ça qu'autre chose. »

Ce qui était vrai. L'ensemble des Fondateurs de Hogwarts était stupéfait.

« Quel âge as-tu, enfant ? » demanda Salazar.

Harry se tourna.

« Mon nom est Harry et j'ai huit ans, je pense. Très probablement. »

Harry fit tourner son système solaire en rond, avant de le faire disparaître.

« J'aime la magie, c'est vraiment joli, amical.

— Pour quelqu'un d'aussi jeune, cela devrait être impossible. Comment peux-tu faire de telles choses ? demanda Wen.

— Je n'ai jamais vraiment été incapable de faire ce que je veux avec la magie, à moins que ce soit vraiment gros. Je veux dire, la plupart du temps, c'est juste fabriquer mon système solaire et amener des petits objets à moi. Oh, et je ne me blesse pas vraiment, réfléchit Harry.

— Ce n'est pas quelque chose dont on a déjà entendu parler, dit Salazar. Mais ce n'est pas impossible. Si la magie de quelqu'un est suffisamment puissante, alors elle pourrait être accessible dès un jeune âge. »

Le jeune homme bondissant dans un canapé se redressa dans un saut.

« C'est merveilleux, jeune Harry. J'aimerais que tu me montres ce que tu as fait. »

Harry le regarda.

« Je suis Godric, jeune Harry. C'est un plaisir de rencontrer un jeune magicien si puissant. »

Harry eut un sourire lumineux.

« D'accord. Je veux dire, je ne sais pas vraiment comment je fais ça, je demande juste à ma magie, et elle m'aide à faire ce que je veux.

— C'est très inhabituel. »

Godric s'approcha, regarda attentivement alors que Harry faisait tourner ses mains autour et son système solaire réapparut.

« Il semble… oui, il semble que ton essence est énorme. Je n'ai jamais vu une essence magique aussi grande. »

Harry le regarda avec curiosité.

« Essence ? Vous voulez dire là où est ma magie, c'est ça ? »

Godric hocha la tête.

« Ouais, quand j'ai été plus jeune, on m'a aidé à l'étendre parce que quelque chose m'est arrivé. Donc maintenant, elle s'appuie contre la surface intérieure de ma peau.

— C'est impossible. » trancha soudainement Wen.

Harry la regarda, les yeux écarquillés.

« Aucune essence ne peut être aussi grande, cela demanderait une quantité énorme d'énergie, et… et… comment peux-tu seulement savoir ça ?

— J'aimerais bien savoir aussi, dit Helga. Je n'ai jamais entendu parler d'un enfant si jeune connaissant sa propre magie aussi bien. »

Harry regarda autour de lui, puis en direction de son papa, ne sachant pas vraiment comment expliquer.

Le Docteur sourit à l'expression perdue de Harry, puis s'avança, s'éclaircissant la gorge. Tout le monde se tourna pour le regarder, momentanément confus et légèrement irrités. C'était comme s'ils avaient oublié leur présence.

« Et bien, je n'ai peut-être pas de magie, mais Harry est mon enfant, donc je peux dire ce qui lui est arrivé avec une certaine autorité. »

Les quatre l'étudièrent un moment, puis Salazar lui fit signe de continuer.

« Continuez donc, Docteur. Je suppose qu'un parent a autorité sur son enfant, même si le parent n'a pas de magie. »

Le Docteur lui sourit.

« Oui, je n'ai pas de magie, mais ça ne veut pas dire que je ne comprends pas quelques choses à ce sujet. Harry est né avec une grande quantité de magie, plus que la plupart des magiciens adultes. Elle a continué à grandir avec lui, mais quelque chose lui est arrivé quand il avait trois ans. Il a été blessé par un groupe qui avait une rancune contre moi, et sa magie a été verrouillée à l'intérieur de lui. Il a fallut l'aide d'un magicien très puissant et, heureusement, amical, pour la libérer. Pour cela, de ce que j'ai compris, il a étendu les frontières de l'essence de Harry jusqu'à ce qu'elle ait accès à la surface de sa peau en la touchant directement. Son essence ne s'échappe pas de son corps, mais se blottit plutôt sous sa peau, une seconde peau, si vous voulez l'imaginer comme ça. »

Harry s'était déplacé pour se tenir à côté de son papa, Rose et Jack s'avançant derrière lui.

« Donc, si je comprends bien, l'essence de Harry est… de la même taille que lui ? Mais une telle essence serait… incroyablement puissante. Et instable. Il y a une raison pour laquelle la magie est limitée à une essence interne à l'intérieur du corps avec un réseau de connexions pour atteindre la peau. C'est dangereux pour elle d'être aussi grande. »

Wen inclina la tête sur le côté, évaluant Harry.

Harry semblait incertain, fronçant les sourcils et triturant la veste de son papa.

« Mais, il n'y avait pas d'autre solution. Avant que ma magie soit libre comme elle l'est aujourd'hui, elle était piégée. Je ne pouvais pas l'utiliser, et ça me rendait malade. Donc quand elle a été libérée, ça m'a aidé plutôt que blessé. Bien qu'on m'ait dit qu'elle était instable. Pas la première fois, mais ça a probablement aidé à la contenir un peu. »

Harry toucha le collier autour de son cou, révélant à la pièce la chaîne enroulée en boucles dorées.

Wen se leva et contourna le bureau pour s'agenouiller devant Harry. Elle tendit la main, puis pensa à quelque chose.

« Puis-je ?

— D'accord, mais soyez prudente. Je ne peux pas l'enlever… Je n'ai jamais entendu votre nom, dit soudainement Harry.

— Je suis Rowena Ravenclaw, jeune Harry. Et merci. Je vais garder ça à l'esprit. Tu n'as pas besoin de l'enlever. »

Rowena tendit la main et toucha doucement le collier, fermant les yeux.

« C'est… c'est très inhabituel. Une sorte de magie, mais pas une qui m'est familière. C'est une magie… de contrôle, gardant… gardant quelque chose à l'intérieur. Pas seulement la magie mais aussi… Je ne sais pas. Une sorte d'énergie. Quelque chose qui ne m'est pas familier. Mais c'est très fort. Je peux comprendre pourquoi ça a contenu ta magie. Depuis combien de temps le portes-tu ?

— Depuis que j'ai trois ans, environ. »

Rowena le regarda attentivement.

« Pendant cinq ans ? Il doit y avoir une raison importante. Une telle magie est malsaine pour un enfant magicien en cours de développement. Et vous l'avez autorisé ? »

Elle regarda le Docteur. Il lui lança un regard noir.

« Vous n'avez aucun droit de questionner mes actes. J'ai fait ce qui était le mieux pour mon enfant, et du à la condition spécifique qu'il avait suite à ce qui lui a été fait, ce collier est la seule chose qui lui permet de ne pas perdre l'esprit. »

Rose posa une main apaisante sur l'épaule du Docteur et Jack tira Harry en arrière, à côté de lui. Un front uni contre les quatre fondateurs.

« Je suppose que les décisions ont été prises pour le mieux, Rowena, et tu devrais arrêter de fourrer ton nez dans les affaires des autres. » dit Salazar depuis la chaise où il était installé.

Rowena se tourna, lançant un regard noir vers l'autre homme.

« Mais, les dommages que ça aurait pu causer, il ne peut y avoir aucune raison valable pour l'utilisation d'un tel collier. Les choses que ça peut faire…

— Ce qui est la raison, je suppose, pour laquelle l'essence de Harry est si inhabituelle. Pour s'assurer que ça ne le blesse pas. Calme-toi et utilise ton fameux cerveau, plutôt que l'indignation à laquelle tu tiens tant à t'accrocher. »

Salazar regarda Rowena avec un haussement de sourcils.

La femme souffla avec mépris, tourna sur ses talons et retourna à son siège derrière le bureau.

« Et bien, je pense que nous pouvons lui apprendre une chose ou deux. Rien de bien sérieux, c'est toujours un gamin, mais pour l'instant, il y a des choses que Harry peut apprendre. Et cela peut aider à stabiliser sa magie, la rendre moins chaotique. Tu as tant de chaos. »

Godric sourit à Harry, qui leva les yeux vers lui. Après quelques instants à se regarder dans les yeux, Harry hocha fermement la tête.

Il se tourna vers son père :

« Est-ce que je peux ? Pas pour très longtemps, mais pour un petit moment ? S'il te plaît papa ? »

Le Docteur regarda Harry, puis en direction des quatre fondateurs.

La main de Rose touchant son épaule le fit tourner.

« Docteur, ça ne peut pas faire de mal. Tu peux garder un oeil sur lui, et en plus, nous ne pouvons pas partir pour le moment. Le TARDIS ne nous laissera pas entrer pendant un petit moment, donc Harry peut apprendre jusqu'à ce qu'on puisse partir.

— Ouais, je veux dire, où est le mal ? Entre nous trois, petit Harry peut être surveillé. Il y en a juste un de lui et trois de nous, dit Jack avec un sourire lumineux. Bien que ça ne veuille pas nécessairement dire que Harry ne s'enfuira pas tout simplement. »

Le Docteur regarda Harry à nouveau, puis s'agenouilla pour le regarder dans les yeux.

« Harry, tu es sûr ? »

Harry sembla indigné.

« Bien sûr que je suis sûr. Je sais ce que je peux faire. Je suis sûr que je peux gérer quelques leçons de magie. »

Le Docteur soupira.

« D'accord, mais juste pour un moment. Ce n'est pas encore le moment pour toi de rester ici longtemps. »

Harry hocha la tête, compréhensif.

« D'accord. Je comprends.

— Excellent, dit Salazar derrière eux. Tes leçons vont commencer tout de suite. Viens avec moi. »

Il regarda les trois autres fondateurs comme pour les défier de le contredire. Aucun ne dit quoi que ce soit, bien que Helga ait un sourire et Godric semblait effondré.

Harry n'était pas vraiment certain de l'endroit où il allait, mais seulement que le grand homme maniant l'épée le conduisait le long de couloirs et d'escaliers sans un mot. Derrière eux, Jack les suivait, un sourire amusé affiché sur le visage. Il n'était de toute évidence pas très inquiet de la situation de Harry, à part pour s'assurer que Harry restait en sécurité.

Ce qui voulait dire que Harry ne devait compter que sur lui-même face à la force inarrêtable d'un fondateur.

« Euh… Où est-ce que nous allons ? » demanda Harry.

Salazar lança un rapide coup d'oeil en arrière.

« À ma salle de classe. Je vais t'évaluer là-bas, et voir ce que je peux enseigner à quelqu'un d'aussi jeune.

— Qu'est-ce que vous enseignez ? demanda Harry, la tête inclinée sur le côté.

— Principalement les potions et la métamorphose, mais je dois partager les premières avec Helga, puisque je n'ai aucun don pour faire grandir ou prendre soin des plantes. Occasionnellement, Godric se met en tête qu'il peut manipuler une baguette assez bien pour la métamorphose et s'immisce dans mes leçons. Elles deviennent alors habituellement désastreuses. La capacité de Godric à utiliser une baguette est, au mieux, non-explosive. »

Salazar lui lança un coup d'oeil.

« Je plains tes leçons de Défense avec lui, il a la malencontreuse habitude de faire apprendre la défense aux étudiants de la manière dure, à la pointe d'une épée. »

Un hochement de tête songeur.

« Peut-être qu'il va y aller doucement et te donner une épée émoussée. La question est est-ce qu'il utilisera également une lame émoussée. »

Harry pâlit légèrement. Il n'était pas bon avec les armes. Du tout. On pouvait lui donner un système de circuits à n'importe quel moment, mais qu'on lui donne n'importe quoi avec un bout pointu et il finirait par se piquer lui-même. Il espérait que Salazar plaisantait.

« Euh, est-ce qu'il ferait vraiment ça ? demanda Harry avec inquiétude.

— Très certainement. Mais je dois dire que sa magie sans baguette est plutôt puissante. Tu ferais bien de l'écouter. »

Salazar eut un soupir méprisant.

« Mais ça ne fait pas de lui plus qu'un enfant. »

Harry se demanda dans quel monde magique il venait d'atterrir, puis haussa les épaules et décida qu'il s'en moquait. Cependant, pensa-t-il, cela serait étrange de vivre à la même époque. Y aurait-il des choses qu'il devrait apprendre ? Il y avait quelque chose sur la manière dont les jours étaient comptés, et plus particulièrement leur durée. Mais il n'était pas sûr de ce que c'était vraiment. Tant de races et tant de méthodes différentes, comment était-il supposé comprendre celle d'une planète particulière ? Même si c'était une race que son père aimait bien (et une au sein de laquelle il était né).

Les murs se rapprochaient légèrement, et ils devenaient plus sombres. Harry trébucha et tendit une main pour retrouver l'équilibre, puis se figea. Les murs, ils… ils étaient vivants.

Il regarda avec émerveillement les pierres, les mains posées à plat contre elles. Il se demanda pourquoi il ne l'avait pas senti plus tôt, mais cela devait être comme pour le TARDIS ; s'il était à l'extérieur, il devait être en contact pour pouvoir lui parler. Ce… ce devait être la même chose ici. Hogwarts était un château construit avec la magie, cela serait simplement logique que la magie utilisée lors du processus gagnerait la personnalité de ses constructeurs et habiterait les pierres.

Mais elle était si puissante… Les fondateurs devaient être des magiciens surprenants. Son arrêt fut constaté par Salazar, qui s'arrêta et fit demi-tour. Jack était derrière Harry, s'empêchant de toucher l'enfant.

« Qu'est-ce que tu fais ? »

Salazar s'arrêta et regarda par-dessus l'épaule de Harry.

« Y a-t-il quelque chose sur le mur de particulièrement attirant ?

— Le château… il est vivant, dit Harry avec émerveillement. Il… il a une âme, une personnalité et tout. Et il est si jeune. »

Salazar regarda Jack, les yeux plissés.

« Savez-vous de quoi il parle ? »

Jack haussa les épaules.

« Harry peut sentir quand un objet est conscient, malgré son apparence. Et il peut alors lui parler.

— C'est… c'est inhabituel. »

Salazar se tourna vers Harry.

« Tu dis que le château est vivant ? Comment ?

— Et bien… Quand vous… l'avez construit, vous avez utilisé tant de magie qu'elle a été absorbée par les pierres. Il… a hérité de la personnalité des quatre fondateurs et a formé la sienne. Je ne serais pas surpris si les choses bougeaient d'elles-mêmes ici. »

Les yeux de Salazar se plissèrent.

« Cela expliquerait quelques choses. Nous avons perdu quelques pièces ici et là. Les escaliers agissent bizarrement occasionnellement. »

Il regarda Harry.

« Es-tu certain de ça, jeune Harry ? »

Harry hocha la tête.

« Bien sûr. Cependant Hogwarts essaie toujours de comprendre comment fonctionnent les choses ici. Pas sûr de tout… si jeune. »

Harry eut un large sourire.

« J'aime cet endroit ! Tout est si excitant ! »

Jack rit.

« Évidemment que tu dirais ça d'un château en vie. C'est comme si c'était fait pour toi.

— Donc… il fait ça souvent ? » demanda Salazar.

Jack haussa les épaules.

« Les choses inhabituelles et Harry se trouvent habituellement facilement. C'est juste comme ça que l'univers fonctionne. Si quelque chose d'étrange se passe, vous pouvez parier que Harry sera quelque part dans les environs. »

Salazar garda un oeil sur Harry sur tout le chemin jusqu'aux cachots. Ce jeune enfant était clairement puissant, et étrange. Il y avait quelque chose le concernant, sa magie, tout ce qui le concernait, qui semblait si… étrange. Pas seulement sa magie puissante et son essence inhabituelle, mais sa capacité à parler au château… Ils avaient soupçonné que quelque chose était différent lorsqu'ils avaient fini de construire le château. Des pièces avaient disparu et étaient réapparues quand ils ne faisaient pas attention. Les escaliers bougeaient. Rien de majeur, mais c'était bizarre. Le commentaire de Harry sur le fait qu'il était en vie apportait beaucoup de réponses sur ce qui se passait au château.

Mais ça ne faisait qu'ajouter à l'étrange être qu'était Harry, ainsi que son oncle bizarre qui avait insisté pour les suivre, le père de Harry et la jeune fille avec les cheveux couleur de miel. Salazar n'était pas certain de ce qui se passait, mais il savait qu'il serait intéressant d'enseigner au jeune garçon, ça, c'était sûr. Il espérait seulement que cela laisserait ses labos dans un état décent.

~~~~~~~~~~~~~~ C'est un saut de ligne ~~~~~~~~~~~~~~

Le Docteur et Rose restèrent dans le bureau avec Helga, Godric et Rowena.

« J'ai le sentiment que ça ne va pas être une discussion amicale, murmura le Docteur.

— Qu'est-ce qui te donne cette impression ? Helga semble assez amicale, répondit Rose. Je suis d'accord cependant que Rowena ne semble pas particulièrement agréable.

— Ce regard perçant est plutôt irritant, approuva le Docteur, bien qu'il ne semble pas du tout perturbé par le regard mentionné.

— Impressionnant. Pas vraiment à la hauteur de, disons, un Dalek, mais tout de même un regard impressionnant. » dit Rose en hochant la tête.

Les mains de Rowena se serrèrent.

« Est-ce que vous avez bientôt fini, tous les deux ? » lâcha-t-elle sèchement.

Godric cligna des yeux.

« Qu'est-ce qui t'arrive ? » demanda-t-il.

Rowena lui lança un coup d'oeil :

« Ce sont des étrangers, inconnus et non magiciens, j'aurais espéré un peu plus de respect.

— Wen, calme-toi. Ils ne sont pas une menace. Bien que je suis d'accord que leur arrivée est étrange, ça ne veut pas dire que tu dois être malpolie. »

Rowena soupira.

« D'accord. D'accord. Vous deux, parlez leur. »

Elle se tourna vers le mur.

« Je vais faire quelques recherches. Faites-moi savoir quand Salazar en a terminé avec le garçon. »

Elle partit avec autant de grâce hautaine et insulté qu'elle put, la longue robe bleue frôlant l'encadrement de la porte.

Rose et le Docteur échangèrent un regard.

« Et bien, ça n'a pas duré. Tu penses que Harry pourra la gérer ? »

Le Docteur eut un large sourire.

« J'en suis sûr. Mais la question devrait cependant être : penses-tu qu'ils puissent gérer Harry ?

Rose secoua la tête, un sourire sur le visage.

Helga les interrompit avec un léger toussotement.

« Bon, il y a quelques questions pour lesquelles nous aimerions des réponses, et je pense que nous avons le droit d'avoir des réponses honnêtes, ne serait-ce que de part votre présence dans notre château. »

Helga leur lança un regard appuyé.

« Est-ce qu'on peut être d'accord là-dessus ? »

Le regard du Docteur alla de Godric, qui s'était perché sur le coin du bureau après le départ de Rowena, à Helga.

« Oui, ça ne semble pas déraisonnable. Mais il y a des choses qui, si je réponds, vous sembleront confuses. Je peux répondre au mieux de votre compréhension, cependant. »

Rose gloussa.

« D'accord. Je peux accepter ça, bien que ce soit une drôle de réponse. Je pense que la première question doit être comment êtes-vous arrivés ici. »

Le Docteur soupira.

« Et cette réponse serait complexe. En vos termes, je suppose que je peux dire que… comment percevez-vous le temps ? demanda le Docteur soudainement. Je veux dire, qu'est-ce que le temps pour vous ?

— Le temps ? Vous voulez dire… l'écoulement des jours, les marques de bougie ? Les années, les mois, c'est ça ? » questionna Helga.

Le Docteur hocha la tête.

« Et bien, linéaire, je suppose. Le temps ne peut qu'avancer, bien que vous puissiez revoir le passé dans vos souvenirs. Rowena est en train de travailler sur un appareil qui, s'il fonctionne, permettra de retourner à un point du temps qui s'est déjà déroulé, mais c'est simplement théorique.

— Donc pour vous, le temps est une ligne droite, c'est ça ? D'accord, donc maintenant, imaginez le temps plutôt comme une… grosse balle, pleine de courbes et de boucles et de noeuds. Quelques noeuds sont plus gros que les autres, quelques uns conduisent à des impasses, d'autres vont en spirale, tournoyant pour toujours encore et encore. Je peux voyager, enfin, je peux en quelque sorte bouger le long de ces lignes. L'une d'elles nous a simplement conduits ici. Je ne sais pas toujours où je vais arriver, mais c'est toujours une aventure. »

Le Docteur sourit.

Godric l'évalua du regard.

« C'est… une façon inhabituelle de voir le temps. Je ne peux pas dire si vous dites vraiment la vérité, mais vous avez certainement une perception intéressante. Le temps comme une grosse balle. Est-ce que ça vous permet de voyager en avant et en arrière ? De voir combien de temps une personne vit ? Est-ce que c'est quelque chose que juste vous pouvez faire, ou vous pouvez tous le faire ?

— Excellentes questions, Godric. Seulement, et bien, vous avez vu cette boite bleue, dans le couloir, Helga ? Oui ? Et bien, c'est quelque chose qui permet de voyager à travers le temps. Elle peut transporter ceux qui sont à l'intérieur en avant ou en arrière dans le temps, s'arrêtant d'un noeud à l'autre. »

Helga hocha songeusement la tête.

« Donc disons que nous acceptons ça sans discuter, puisque je ne comprends pas vraiment de quoi vous parlez exactement, même si c'est intéressant. Comment quelqu'un sans magie peut-il élever un enfant avec une telle puissance magique ? »

Le Docteur regarda Helga pensivement.

« Et bien, je dois dire qu'une vieille connaissance à moi a réussi à me convaincre de prendre soin de lui. Le fait qu'il a de la magie est simplement un élément de ce qu'il est, et nous l'avons accepté. Je lui enseigne ce que je sais et je m'assure qu'il n'utilise pas sa magie de façon dangereuse.

— Mais il ne fait pas de magie accidentelle ?

— Pas depuis qu'il a eu trois ans et qu'il s'est cogné la tête contre les escaliers, répondit le Docteur en haussant les épaules. Pourquoi ?

— Et bien, dit Godric, la plupart des enfants avec de la magie ont souvent des incidents de magie accidentelle quand ils ressentent de fortes émotions. C'est inhabituel, pour de jeunes enfants, particulièrement ceux qui sont puissants, de ne pas avoir d'incidents de magie accidentelle. »

Le Docteur cligna des yeux.

« Cela doit être du à sa propre capacité à contrôler la magie. Et son collier. Il restreint la magie en lui sauf s'il y accède consciemment. »

Helga fronça les sourcils.

« Je comprends pourquoi Rowena était inquiète sur l'utilisation du collier. Ce n'est pas particulièrement sain, mais je suppose que vous savez ce que vous faites, et que le sorcier qui vous a aidé le savait aussi. »

Le Docteur hocha la tête et Rose mit sa main dans la sienne.

L'interrogatoire continua.

~~~~~~~~~~~~~~ C'est un saut de ligne ~~~~~~~~~~~~~~

Harry regarda les outils qui étaient la base des potions qu'il allait faite. Bien qu'il les connaisse tous individuellement, la cuisine n'avait jamais été son truc. Il n'était pas autorisé à cuisiner dans la cuisine, à moins que ce soit avec les différents appareils de cuisson instantanée. Et même alors, c'était aléatoire. Son papa avait pris l'habitude de regarder par dessus son épaule à chaque fois qu'il était dans la cuisine. Cela n'aidait pas qu'à un moment, il avait presque complètement brûlé toute nourriture consommable, et le TARDIS avait été suffisamment mécontente pour cacher non seulement sa chambre, mais aussi toutes les salles de bain. Il avait fallu beaucoup de nettoyage et de supplications pour en récupérer une, et il avait été coincé dans la bibliothèque sur le canapé pour quelques cycles de sommeil. Ce qui n'était pas vraiment inhabituel, s'il devait être honnête. Il avait l'habitude de faire exploser ou de brûler des choses, ce qui ne convenait pas vraiment à l'ancien vaisseau.

À présent, il était supposé faire des potions, ou c'était du moins ce qu'il pensait. Et il n'était pas certain de ce qu'il devait penser des salamandres en poudre. Jack lui avait chuchoté que, sur Terre, les salamandres étaient de petits lézards sans aucune conscience, mais il ne pouvait toujours pas se débarrasser de l'image de ces créatures de feu amicales qui avaient été si gentilles avec lui après qu'ils avaient réussi à sauver leur feu sacré de l'extinction. Il n'était pas sûr qu'il allait apprécier ça.

Et Salazar ne semblait pas avoir beaucoup de patience pour les erreurs. À tout le moins, il était un professeur strict, même s'il avait un sens de l'humour et qu'il ne s'offusquait pas des commentaires sarcastiques de Harry. En fait, Harry pensait qu'ils l'amusaient assez.

En ce moment cependant, alors que Harry était assis et révisait un guide sur les notions de base des potions et les précautions de sécurité, Salazar et Oncle Jack discutaient.

« Donc, c'est un peu comme la cuisine ? » demanda Jack tout bas à Salazar.

Salazar leva un sourcil dans sa direction.

« Je suppose que dans le monde non-magique, cela correspondrait à la cuisine, bien que personne ne me laisse approcher d'une cuisine. J'ai tendance à provoquer un gros désordre, et cela n'enchante pas Rowena. »

Jack rit.

« Vous n'êtes pas le seul. Harry réussit à se faire exploser, ainsi que tout ce qui se trouve autour, à chaque fois qu'il cuisine. Juste… je vous préviens juste. »

Salazar hocha sérieusement la tête.

« Je vais prendre ça en considération. Je dois demander, cependant, ce que vous savez de son étrange magie ? Elle est très inhabituelle, surtout pour quelqu'un d'aussi jeune. Son père n'est pas magicien, bien que je suppose que le Docteur n'est pas son père biologique. »

Jack secoua la tête.

« Non, il ne l'est pas, mais c'est le seul père que Harry a connu. Harry est un enfant doué, mais impulsif et têtu. Entêté est vraiment un bon mot pour lui. Il apprend plus vite et mieux que quiconque je connais, mais s'il a une idée en tête, la meilleure chose que vous puissiez faire est le suivre et s'assurer qu'il ne se blesse pas.

— Et qu'en est-il de ceux autour de lui ? demanda Salazar, une expression sérieuse sur le visage.

— Ce n'est jamais vraiment un problème. Harry sauterait devant une balle pour un complet inconnu avant de faire ne serait-ce qu'une égratignure à un passant innocent.

— Une balle ? Qu'est-ce que c'est ? »

Jack toussota.

« Euh… une sorte de projectile armé non-magique qui vole dans les airs. Très rare à cette époque, on doit seulement pouvoir les trouver en Asie en ce moment…

— Asie ? »

Jack se frotta l'arrière de la tête.

« Euh, oubliez-moi, OK ? »

Salazar rit.

« Vous êtes un homme amusant. »

Jack eut un grand sourire :

« Oh, je suis bien plus que ça. » dit-il légèrement, un sourire moqueur sur son visage.

Salazar leva un sourcil.

« Vous êtes quelqu'un d'étrange. Est-ce que vous êtes toujours aussi direct dans vos intérêts ?

— Seulement si je vois quelqu'un de beau, dit Jack en regardant Salazar de haut en bas. Et vous êtes vraiment quelqu'un de magnifique.

— ONCLE ! EST-CE QUE TU PEUX NE PAS FLIRTER QUAND JE SUIS ASSIS JUSTE À CÔTÉ ? hurla Harry, les mains posées sur ses oreilles. Je n'apprécie PAS le spectacle !

— Tu devrais être en train de lire, pas prêter attention à des conversations entre des adultes. »

Harry grimaça.

« Je ne prêtais pas attention. C'est impossible d'ignorer oncle Jack quand il est en train de flirter sans gêne. »

Salazar rit.

« Il se trouve que je trouve ton oncle plutôt charmant, même si un peu enfantin. Même si je recommande quelques verres avant d'essayer de me charmer davantage. »

Jack rit.

« Marché conclu. »

Harry grogna. Son oncle n'allait jamais vraiment loin sans trouver quelqu'un avec qui flirter. Il se trouvait juste que c'était son professeur en ce moment. Ce qui n'annonçait rien de bon pour son éducation. Donc il continua laborieusement sa lecture du livre de potions que Salazar lui avait donné. C'était mieux que d'écouter les propos séducteurs de l'autre côté de la pièce.

Enseigner à Harry causait encore plus de problèmes que ce que Salazar avait prévu. L'enfant était brillant, étonnamment brillant, mais il était déterminé à essayer les choses à sa façon, de sa propre manière, plutôt que d'écouter des instructions données. Le plus souvent, cela créait une explosion plutôt importante, de laquelle ils émergeaient avec des sourcils brûlés et un autre chaudron perdu. Salazar en devenait plutôt fatigué. Ils essayaient de faire une simple potion de Régénération Sanguine, une potion simple, presque ridiculement facile, avec une série donnée d'instructions simples et presque aucun effet dangereux si quelque chose tournait mal. Ou c'était du moins ce que Salazar pensait, mais en l'espace d'un après-midi, il reçut la preuve qu'il se trompait lourdement. D'une façon ou d'une autre, Harry avait réussi à détruire trois chaudrons et à laisser des traces de suie au plafond. C'était encore pire que ce que Jack avait averti.

Jack était appuyé contre le mur du fond, regardant la leçon avec intérêt. Il pouvait voir quel était le problème, contrairement à Salazar, qui était assis de l'autre côté de Harry. Harry pointait discrètement son tournevis sonique bricolé vers le pot (chaudron, avait-il entendu Salazar corriger Harry d'une voix fatiguée). Quel était son but, Jack ne pouvait le deviner, mais il se demandait si l'art délicat de la fabrication de potions était un peu trop lent pour l'enfant excité qui, à moins de recevoir des problèmes de maths ou une large pile de produits technologiques, ou un livre, n'était pas vraiment capable de rester tranquille pendant de longues périodes de temps. La fabrication de potions demandait définitivement de longues périodes d'attente à rester assis. Toujours une mauvaise chose quand on parlait de Harry.

« Je ne sais pas ce que tu fais, Harry, mais arrête immédiatement ! Cette potion est simple. Comment parviens-tu à la faire continuellement exploser ? Il ne devrait y avoir aucune manière possible pour cet ensemble particulier d'ingrédients d'avoir un effet explosif ! »

Harry eut un sourire gêné en direction du professeur irrité, avant de glisser le tournevis sonique dans sa poche et, avec réticence, recommencer à faire la potion.

« Désolé. Je suppose… je ne sais pas, Salazar, honnêtement. »

Jack pouvait dire qu'il mentait, Harry avait ce petit demi-sourire pointant au coin de sa bouche (et ses capacités de mensonges étaient, très honnêtement, terribles, compte-tenu d'avec qui il avait grandi).

« Harry, » avertit Jack depuis son coin au fond, et Harry se tourna avec surprise. Jack lança un regard appuyé vers la poche de Harry, levant un sourcil, et la bouche de Harry s'ouvrit légèrement de choc. Il se tourna nerveusement vers le chaudron, mélangeant avec précaution, n'osant même pas prendre son petit appareil sonique à présent qu'il savait que son oncle le surveillait. Jack se rassit avec une certaine satisfaction. Il n'allait pas rapporter à son nouveau professeur, mais il n'allait certainement pas rester assis là et regarder Harry ruiner une autre série d'ustensiles parfaitement fonctionnels que Salazar (ce diable magnifique) lui prêtait.

Salazar n'avait pas manqué l'échange et regarda entre Jack et Harry, le front plissé. Jack sourit et secoua la tête. Salazar hocha la tête. Il semblait que quel que soit le problème, c'était à présent terminé. Il pourrait avoir une explication plus tard, quand Jack remplirait sa promesse d'un verre.

« Bien Harry, plus que quelques étapes. Tant que tu ne te trompes pas, tu devrais avoir une potion à peu près convenable. »

Les épaules de Harry s'affaissèrent en guise d'autodéfense alors qu'il ajoutait l'avant-dernier ingrédient et mélangeait avec les douze tours obligatoires vers la gauche et les six tours vers la droite, avant de se rasseoir et de croiser les bras.

Il s'ennuyait. Les potions étaient bien trop longues à faire ! Mais il n'allait pas exprimer ça à l'homme dont il avait fait exploser les chaudrons en tentant d'activer les réactions plus vite. Et après que Jack l'avait surpris à utiliser le tournevis sonique, il ne pouvait même plus essayer à nouveau. Et il était si proche. Maintenant, il devait attendre la bonne quantité de temps (à peu près la moitié d'une marque sur une bougie posée à côté de lui) avant que la potion soit terminée. C'était si ennuyant.

« Donc, maintenant que tu as un peu de temps libre avant de terminer ta potion, pourquoi ne liste-tu pas les usages d'une louche en argent par rapport à une louche en bronze. »

Harry se redressa. Il aimait les faits. Mais avant qu'il puisse commencer, la porte s'ouvrit en claquant et son père entra avec la gentille femme qui les avait trouvés dans le couloir, Helga. Harry agita la main.

« Salut papa ! Je fais une potion ! Enfin, tant que celle-ci n'explose pas. »

Le Docteur eut un grand sourire, s'avança et posa une main sur l'épaule de Harry.

« C'est pour remplacer les globules rouges dans le corps lorsqu'ils sont bas, bien que je ne sois pas vraiment sûr comment ça marche avec les ingrédients que j'ai utilisés. Qu'est-ce que de la poudre de Hanneton Égyptien a à voir avec des globules rouges ? »

Le Docteur rit.

« Ah, Harry, les merveilles de la magie. Je suis sûr que tu vas apprendre bien plus dans la semaine qui vient. Cela va prendre à peu près ce temps avant que le TARDIS nous laisse entrer à nouveau. »

Harry eut un grand sourire. Jack donna un coup dans l'air avec enthousiasme, puis envoya un clin d'oeil à Salazar, qui répondit avec un sourire moqueur et un haussement de sourcil.

Harry fut confié à Helga par un Salazar exaspéré, ravi que Harry ait finalement réussi à faire une potion convenable, mais frustré par le garçon qui avait, d'une manière ou d'une autre, réussi à faire continuellement exploser une potion qui n'avait jamais produit une telle réaction. Il s'employa à nettoyer la pièce, attentif à garder la magie loin du matériel pour potion, inquiet de l'état du métal utilisé. Toute magie entrant en contact avec du matériel de potion finissait par gâcher la potion elle-même, ce qui pouvait conduire à des résultats plutôt désastreux.

Jack resta en arrière pour aider, souriant à Salazar alors qu'il se mettait à nettoyer après les dégâts de son neveu imprévisible.

« Donc, Salazar, avez-vous apprécié votre première leçon avec Harry ? » demanda-t-il.

Salazar soupira.

« Vous aviez raison, en me parlant de lui. Il est étonnamment brillant, mais je ne crois pas qu'il a la patience pour rester tranquille plus de temps que ça lui prend pour lire les instructions. Et je ne sais toujours pas comment il a réussi à produire une telle réaction avec cette potion particulière. Je l'ai choisie spécifiquement parce qu'elle n'explose pas, en fait le seul effet qui aurait pu se passer aurait pu être une couleur ou une odeur révélatrice. »

L'homme secoua la tête.

« J'ai juste, il est difficile. Pouvez-vous me dire ce qu'il faisait ? »

Salazar lança à Jack un regard qui avait fait avouer à de nombreux étudiants leurs méfaits, mais Jack avait déjà reçu le regard noir d'un Seigneur du Temps furieux. Il sourit.

« Je pourrais, mais ça ne voudrait pas dire grand chose. Harry était essentiellement en train d'utiliser un appareil pour causer une réaction bien plus rapide avec le p… chaudron, se corrigea-t-il précipitamment. Chaudron, mais il n'a pas réussi à déterminer quelle fréquence il devait utiliser, donc il y a eu une réaction négative. »

Jack pouvait voir l'expression confuse.

« Il a concentré quelque chose de similaire à un intense rayon de feu sur le chaudron pour accélérer la potion. » simplifia-t-il.

L'expression de Salazar se transforma en compréhension exaspérée.

« Il n'a vraiment aucune patience, ce garçon. Bien que je ne sache pas vraiment ce que vous voulez dire par fréquence, s'il était en train, comme vous dites, de vouloir accélérer la réaction en augmentant la chaleur, il y aurait pu, possiblement, y avoir une telle explosion. »

Salazar soupira.

« Je vais devoir réfléchir à une nouvelle manière d'enseigner au garçon. S'il est si impatient, il va être un étudiant bien plus problématique que bon. »

Jack hocha la tête.

« Une bonne chose à faire est de lui donner quelque chose avec quoi expérimenter. Donnez-lui une liste d'ingrédients et leurs propriétés et leurs réactions à certaines choses et faites-le travailler sur la manière dont une potion est faite plutôt que lui donner des instructions. Il aime manipuler les choses, et s'il peut le travailler sur du papier avant de commencer à jouer avec les jouets dangereux, vous ne serez pas en manque de chaudrons dans une semaine. »

Salazar fronça les sourcils, pensif.

« C'est… c'est une manière nouvelle d'approcher le problème. Je vais y penser. »

Jack frappa dans ses mains et regarda la pièce à présent propre.

« Donc, vous êtes prêt pour ce verre ? »

Salazar sourit légèrement.

« Vous êtes un homme très inhabituel, Jack. »

Jack sourit largement.

« Très bien, nous pouvons aller au pub local et vous pouvez me dire comment vous êtes devenu l'oncle d'un garçon si étrange.

— Peut-être une partie de cette histoire. J'aimerais savoir comment vous en êtes arrivé aux potions, et pourquoi par les étoiles vous avez décidé de construire un château aussi loin de tout. »

Les deux hommes passèrent la porte menant au couloir, échangeant des histoires.

~~~~~~~~~~~~~~ C'est un saut de ligne ~~~~~~~~~~~~~~

Le rire de Harry résonna dans les couloirs de pierre alors qu'il suivait Helga le long de différents escaliers. Son père et Rose étaient avec lui, et il leur racontait ses expérimentations en potions.

« Et un tournevis sonique ne réagit pas bien avec des ingrédients de potion. Apparemment, j'ai fait exploser une potion particulièrement stable. Trois fois. Salazar n'était pas content. Puis Oncle Jack m'a attrapé et j'ai du le ranger. » dit Harry.

Son papa leva un sourcil.

« Quand est-ce que tu as trouvé un appareil sonique ? J'étais certain qu'après l'incident à Jalixa, j'avais confisqué le tien. »

Harry se frotta l'arrière de la tête.

« Euh, et bien, je veux dire, tu ne caches pas les choses si bien, papa, et en plus, c'était il y a une éternité. Et si j'en avais besoin ?

— Je parie que tu as demandé au TARDIS où il était. » intervint Rose.

Harry lui lança un regard noir.

« Hé, ne dis pas tout ça à papa ! Après je vais avoir encore plus d'ennuis quand il va lui faire la leçon, et je ne vais pas pouvoir trouver ma chambre pendant une éternité ! »

Rose se moqua de lui. Le Docteur fronça les sourcils.

« Et bien, pour le moment tu peux le garder, mais garde le dans ta poche. La magie et la technologie sonique ne s'entendent pas vraiment, comme tu l'as découvert en potions.

— Si vous trois voulez bien vous dépêcher, je serais capable d'évaluer jeune Harry sur ses différentes capacités en théorie et sa compréhension. Si, cependant, vous voulez rester à traîner dans le couloir et papoter, nous pouvons faire ça à la place. »

Le Docteur cligna des yeux au ton de voix, une exaspération qu'il avait entendue chez de nombreuses mères envers leur enfant vagabond. Rose rit.

« Elle nous a eu, hein ? » murmura Rose à Harry, qui hocha sagement la tête.

Helga les dépêcha dans une salle de classe juste au sommet d'une autre volée de marches, indiquant d'un geste à Rose et au Docteur le fond de la classe. Elle installa Harry dans une chaise à l'avant, en déplaçant une autre pour lui faire face.

Elle le regarda un instant, puis commença :

« Donc, Harry, qu'est-ce que la magie ? »

Harry cligna des yeux.

« La magie ? C'est… c'est… et bien, c'est fondamental. Ça fait partie de l'univers. Bien que pas de la façon dont on pourrait l'imaginer, pas comme la gravité ou l'inertie ou l'énergie quantique ou temporelle. C'est… c'est comme un courant profond qui remodèle certaines parties de l'univers. Peut-être pour rappeler aux gens que les choses sont toujours sujettes au changement spontané ? »

Harry plissa le front, tapant du doigt son menton.

A l'arrière, Rose étouffa un rire à l'expression incrédule sur le visage de Helga. A côté d'elle, le Docteur eut un petit rire amusé.

« Je me demande si nous allons réussir à passer cette visite sans que quelque chose arrive que personne n'attendait. » murmura-t-il dans un souffle.

Rose tourna de grands yeux vers lui.

« Tu penses vraiment que Harry peut éviter les ennuis aussi longtemps ?

— C'est trop demander d'espérer, hein ?

— Oui, probablement. » répondit-elle à voix basse.

A l'avant, Helga essaya de comprendre la réponse qu'elle venait de recevoir.

« Eh bien, je m'attendais à ''je ne sais pas'', mais je suppose que ça marche aussi. »

Harry inclina la tête.

« Et bien, la magie est une sorte d'énergie, juste une qui n'agit pas selon les principes normaux de l'univers.

— Oui, mais ce n'est pas quelque chose que la plupart des gens peuvent expliquer. C'est capable de faire des choses extraordinaires qui ne semblent pas possibles.

— Donc elle n'a aucune règle ? »

Tout avait des règles, Harry le savait. L'électricité, la physique quantique, les briques fondamentales construisant l'univers. Tout. Mais il n'avait encore jamais rencontré des règles propres à la magie pour le moment. Helga fronça les sourcils.

« Et bien, je suppose qu'on ne peut pas créer de la nourriture qui n'a jamais été mangée par la sorcière ou le sorcier. » postula Helga.

Harry soupira :

« C'est une limite de l'imagination, pas une limite de la magie. Vous pouvez créer de la matière à partir de rien, la déconstruire, causer des réponses émotionnelles contre la volonté d'une autre personne, transformer une chose en une autre, il doit y avoir une série de règles pour garder un tel pouvoir sous contrôle. Autrement le monde serait déséquilibré, en chaos.

— On est limité par la force de notre magie et notre imagination. Les seules règles sont celles de la société, là pour limiter la population à un niveau gérable. Bien qu'au niveau de discorde dont tu sembles parler, la plupart des personnes ne contiennent pas assez de pouvoir pour modifier suffisamment leur environnement.

— Mais ça n'écarte pas ceux qui peuvent. Je veux dire, vous, Rowena, Godric, Salazar, chacun d'entre vous est puissant. Qu'est-ce qui vous empêche de détruire une petite ville si vous êtes en colère, ou quelqu'un d'autre aussi puissant ?

— C'est à ça que sert l'éducation et la morale sociale.

— Mais ça n'empêche pas le magicien individuel d'utiliser ce pouvoir s'il le décide. La magie n'a aucune règle naturelle, vous dites ? Rien qui n'est pas personnellement limité par la force de la magie de quelqu'un ou son imagination ?

— Et bien, pour lancer un sort, on doit savoir comment accéder à son pouvoir. L'utiliser pour causer la réaction appropriée. »

Harry écarta la réponse.

« Imagination. Je n'ai jamais eu d'éducation en magie avant ceci, mais j'ai été capable de créer des copies très ressemblantes d'objets divers à travers des illusions depuis que je suis tout petit. Si j'y pensais, je pourrais probablement demander à ma magie de faire ce que je veux.

Helga soupira.

« Toi, Harry, tu es un cas inhabituel. Pas tout le monde, à vrai dire personne dans le monde, n'est vraiment comme toi, et ton accès sans précédent à ta magie nous est inconnu. Je dois admettre que Godric peut faire quelques exploits magiques sans baguette ou mots, mais il est limité à un certain domaine, dont je suis sûre tu peux lui faire parler. Pour tous les autres, nous avons besoin d'un médium pour communiquer avec notre magie et la diriger. Dans une situation délicate, et si nous sommes vraiment désespérés, tous les quatre pouvons faire quelques exploits merveilleux de magie sans baguette, mais c'est rare. »

Harry tapa sa lèvre inférieure.

« Donc vous dites que ma capacité à utiliser la magie sans limite est en fait une anomalie plutôt que la norme ?

— Oui, c'est pourquoi les règles dont tu imagines la magie avoir besoin ne sont pas pertinentes avec la majorité des utilisateurs de la magie.

— Parce qu'ils ne peuvent pas utiliser leur magie de la même manière ?

— Exactement. La magie est quelque chose de primal, quelque chose qui fait partie de toi. Elle apparaît dans des événements étranges pendant l'enfance alors qu'elle se forme pour atteindre son état de maturité, puis, quand elle atteint son point de bascule, un enfant est prêt à être éduqué dans son utilisation. Trop tôt et la magie peut arrêter complètement de grandir. Trop tard et elle est trop figée dans ses habitudes. La plupart des utilisateurs plus âgés qui apprennent plus tard dans leur vie ont tendance à avoir un peu de talent dans quelques simples trucs sans baguette, mais ils sont mauvais et atteignent rarement un haut niveau d'utilisation de leur magie. Ceux qui commencent trop jeunes avec un focus limitent le potentiel de leur magie et sont incapable de réussir certains types de magie. C'est pourquoi nous avons tendance à enseigner aux enfants juste avant qu'ils commencent à se transformer en adultes, entre neuf et douze ans, jusqu'à ce qu'ils deviennent de vrais adultes, entre seize et dix-neuf ans. »

Harry hocha la tête en guise de compréhension.

« Donc pourquoi m'enseignez-vous ? Est-ce que je ne suis pas trop jeune ?

— Habituellement, oui, tu le serais, mais je ne pense pas que quoi qu'on t'enseigne pourrait actuellement faire du mal à ta magie, compte tenu de sa puissance et de son étrangeté. Et nous ne t'enseignerons aucune magie avec baguette. L'essentiel de ce que nous allons t'enseigner sera de la magie basée sur la pratique et la théorie. Rowena va certainement te parler de sortilèges temporels, puisque c'est son obsession actuelle, Godric va t'enseigner la défense et potentiellement quelques sorts sans baguette, et Salazar t'enseigne les potions. Je m'occupe de la théorie et de la croissance des plantes. »

Harry considéra ceci.

« Et en ce qui concerne les autres ? Je sais que je suis un cas spécial, mais y a-t-il des limitations générales sur la capacité d'une personne moyenne à utiliser la magie ?

— La plupart des personnes sont limitées par la puissance de leur magie. Il y a une palette de compétences que presque tous les magiciens peuvent utiliser, enseignées ici quand les étudiants ne sont pas demandés à la maison pour les récoltes. Mais les sorts compétents, ceux qui affectent la véritable structure du monde, sont au delà de leur capacité. Je crois, maintenant que tu demandes, que la magie elle-même sais qu'elle ne peut pas être utilisée sans limite par quiconque et restreint la quantité à laquelle elle donne accès aux gens. Les sorts de protection, de guérison, de manipulation, et la magie élémentale sont généralement considérés comme non-apprenables par la population générale. Quelques sorts de protection et de guérison de base sont des sorts de connaissance générale, mais souvent, ce sont les sortilèges et la métamorphose qui sont les plus populaires. Et pour faire des dommages avec eux demande de l'imagination. »

Harry hocha la tête.

« Donc un facteur limitateur est l'imagination. Manquer de capacité à penser hors des paramètres standards d'un sort limite la capacité d'un utilisateur à l'utiliser pour autre chose que ce pour quoi il est créé.

— Exactement, approuva Helga. Si tu ne peux pas penser créativement, tu es limité dans tes options d'utilisation de la magie. Comme par exemple un sort de chaleur. Donne cinq usages pour un sort de chaleur. »

Harry réfléchit un moment.

« Et bien, ça peut être utile sur des vêtements par temps froid, pour causer de légères brûlures ou pour chauffer des objets inanimés à un point qui peut causer des brûlures, pour chauffer du bois ou autre chose d'inflammable pour créer un feu, pour chauffer de la nourriture, pour créer une zone localisée de chaleur pour permettre aux plantes de croître dans les zones plus froides, pour fondre de la glace en eau ou en vapeur pour causer une réaction en chaîne vers autre chose, pour commencer une réaction de combustion, pour…

— D'accord, d'accord, très bien. Mon point. Ce sort est originalement enseigné pour chauffer de la nourriture. Un étudiant particulièrement créatif pourra trouver l'utilisation avec les vêtements. J'aime particulièrement l'application botanique. Je vais devoir voir si ça marche. Mais mon point est là. L'imagination permet à quelqu'un de faire bien plus avec un simple sort que juste les limitations de ce sort. »

Helga leva un sourcil.

Harry comprenait son idée. C'était beaucoup plus clair après avoir réfléchi à son exemple.

L'heure suivante fut remplie par Harry et Helga échangeant différents points de vues sur les usages de la magie et leur limitations. Cela se résumait souvent à Harry essayant de comprendre comment les gens pouvaient seulement avoir des limitations, et Helga bataillant avec l'absence de limitations de Harry.

Pour Rose et le Docteur, c'était une rencontre intéressante, comme si deux mondes tombaient d'accord sur l'alphabet quand l'un le voyait comme fixe et inchangeable et l'autre ne comprenait pas comment il ne changeait jamais quand il voulait faire de nouveaux mots.

~~~~~~~~~~~~~~ C'est un saut de ligne ~~~~~~~~~~~~~~

Le jour après sa première rencontre, après que les quatre eurent été conduits dans une aile vide avec une série de chambres donnant sur une salle de séjour commune, Harry était parti explorer.

Il avait complètement apprécié le moment passé dans le château vide, les seuls habitants étant sa famille et les quatre professeurs. Cela lui donnait beaucoup de temps pour explorer, quand il n'était pas entraîné dans une leçon ou une autre. Il s'en moquerait, vraiment, si le château n'était pas si cool et qu'à chaque fois qu'il était en potions avec Salazar, il devait écouter son oncle faire des remarques séductrices au maître des potions. Non pas que Salazar réponde avec des mots, mais Harry avait été avec son oncle suffisamment longtemps pour reconnaître les signes d'une relation en cours d'une manière ou d'une autre, et il devait résister au besoin de grogner.

Son papa l'avait laissé garder son tournevis sonique, mais pour combien de temps encore, Harry n'en savait rien. Il avait tendance à l'expérimentation pratique, ce qui ne convenait pas vraiment aux potions et à leur équilibre délicat. A présent, cependant, Salazar lui faisait faire quelque chose de différent. Plutôt que suivre une nouvelle recette, Harry étudiait les propriétés de chaque ingrédient et leur différentes réactions. C'était fascinant. Il appréciait le défi présenté et était bien plus intéressé à découvrir le résultat de différentes choses. Bien sûr, il n'obtenait pas toujours le bon résultat, mais les erreurs étaient aussi utiles que les réussites, voire encore plus utiles. Alors qu'il était surveillé par un Salazar prudemment optimiste, Harry avait carte blanche pour jouer avec ceci ou cela et regarder les réactions.

Helga était une autre histoire. Harry n'avait jamais jardiné de sa vie et le plus d'expérience qu'il avait avec la croissance des plantes était une fleur carnivore qu'il avait rencontrée une fois et elle avait essayé de le manger. Il avait réussi à s'échapper de ce danger, mais il avait été très prudent envers les choses avec des pétales, et les plantes d'Helga n'avaient rien arrangé. Harry devait admettre qu'elle était vraiment douée à ce sujet, cependant, et il s'assurait que, bien qu'il gardait une précautionneuse distance, il prêtait grande attention à ce qu'il faisait.

Il aimait s'échapper des serres avec tous ses doigts intacts.

Rowena était brillante, Harry le découvrit rapidement, mais elle était aussi probablement la personne la plus irritante que Harry ait jamais eu l'occasion de rencontrer. Elle n'avait aucune confiance en Harry, ou sa famille, et il ne pensait pas qu'elle l'aimait vraiment non plus.

Du côté de Rowena, elle pouvait voir la brillance de cet étrange enfant, mais cela n'excusait pas le fait qu'elle ne savait rein de lui, de lui ou de son père, de son oncle ou de l'autre fille avec les cheveux couleur de miel. Rowena ne s'était pas préoccupée d'apprendre leurs noms après leur première rencontre dans le bureau. Si elle ne pouvait pas obtenir de réponse de leur part, pourquoi s'embêter. Donc quand vint son tour d'enseigner à l'étrange enfant, elle avait déjà entendu les félicitations brillantes de Helga et avait vu la satisfaction de Salazar. Elle avait décidé que le petit garçon devait descendre un peu de son piédestal. Les jeunes enfants ne devaient pas se mettre en tête qu'ils étaient si intelligents si jeunes.

Donc quand Harry entra dans ses appartements, une large table de pierre l'accueillit sous une lumière crue, grâce à l'utilisation de Rowena de sorts amplificateurs sur les fenêtres. Il entra avec précaution.

« Bonjour, dit-il, avec de l'hésitation dans la voix.

— Je peux ne pas avoir grand chose à dire sur le fait de te prendre comme élève pour la durée de ton séjour, petit, mais sois assuré que je n'attends rien d'autre que le meilleur, compte-tenu de ce que j'ai entendu de mes collègues. Je suis spécialisée dans l'expérimentation de la magie de toutes sortes, les runes et l'avancement de l'étude des enchantements temporels. »

Harry eut un large sourire.

« Helga m'a dit. Elle a dit que je devrais particulièrement apprécier vos leçons. Vu que la temporalité est en quelque sorte une de mes spécialités, je peux deviner pourquoi. »

Rowena haussa un sourcil impérieux.

« Vraiment ? Comment quelqu'un d'aussi jeune peut comprendre quelque chose d'aussi vaste que le temps ? »

Harry se gratta la tête.

« Et bien, vous pouvez dire que j'ai une connexion spéciale avec lui. Une sorte de relation. »

Rowena souffla, exaspérée. Elle croisa les bras, l'incrédulité inscrite sur son visage.

« Vraiment ? J'ai entendu que tu n'es même pas capable de donner le temps dans un sens conventionnel. Les heures, les jours, les semaines, les mois, les années, et ainsi de suite. Comment quelqu'un peut comprendre le temps sans comprendre les unités pour le mesurer ? »

Harry agita la main.

« Le temps n'est pas une série d'unités. C'est ce que les humains utilisent pour se sentir mieux par rapport à quelque chose qu'ils ne comprennent pas. Les choses comme les mois ou les minutes ne sont pas vraiment intrinsèques au temps lui-même, mais plutôt à la façon d'un esprit de comprendre un concept qui, en réalité, n'a aucune substance physique mais qui existe dans un flot tout autour de nous. »

Il s'arrêta, se tapant le menton en réfléchissant.

« Bien que de ce que je comprends en parlant à Helga au sujet de la théorie magique, la magie devrait être capable de se connecter à la rivière temporelle et accéder aux particules fondamentales. Il ne devrait y avoir rien d'autre que le pouvoir de l'imagination et la force de sa propre magie pour arrêter quelqu'un. »

Rowena se figea un instant.

« Tu… tu es en train de parler d'une véritable théorie pour altérer le temps. » proclama-t-elle.

Harry hocha la tête, regardant la table en réfléchissant.

« C'est impossible. On ne peut affecter que la marche en avant du temps. Il n'y a pas de manipulation. »

Harry secoua la tête.

« Non, le temps ne marche pas comme ça. Vous voyez le temps seulement comme une progression linéaire de cause à effet parce que c'est la seule manière dont votre esprit est conçu pour le comprendre. Il y a des peuples qui ne voient le temps que dans le présent. Ils n'ont aucune conception du passé ou du futur. Une race très étrange, une utilisation très étrange des temps verbaux. C'est impossible de leur dire qu'ils sont manipulés pour faire quelque chose de dangereux parce qu'ils ne comprennent pas le concept de futur ou de passé. La seule chose qui existe est l'immédiat. »

Harry secoua la tête.

« Je n'ai jamais réussi à leur faire dire leur philosophie. Trop facilement distraits. »

Harry soupira.

« Et il y a des êtres qui n'existent pas dans le temps du tout. Ils sont au dessus de lui, éternels mais singuliers. Ils ne vieillissent pas et ne changent pas parce qu'ils ne peuvent pas gérer le temps et le temps ne peut pas les affecter. Aussi des personnes très étranges. »

Rowena regarda le petit garçon. Il racontait des choses impossibles. Rien dans le monde magique ne s'approchait de ce que le garçon décrivait et pourtant il ne faisait aucun doute qu'il racontait la vérité. C'était incroyable. Une telle personne ne serait jamais capable de fonctionner correctement.

« Y a-t-il une quelconque façon pour toi de prouver cette théorie, cette altération du temps ? »

Harry regarda Rowena, les yeux brillants d'excitation.

« Oh oui, il y en a une. Il y en a certainement une. Je dois juste comprendre comment faire en sorte que vous puissiez le voir vous aussi. »

Harry tendit une main, un geste pour que Rowena lui donne la sienne. Rowena hésita.

« Est-ce que vous voulez voir ou non ? Je ne sais pas exactement comment faire, mais ça ne doit pas être si difficile. Je sais ce que je recherche, dans tous les cas, donc ce n'est pas un problème. »

Rowena hésita juste un moment supplémentaire, mais sa curiosité l'emporta. Elle tendit la main et prit celle de Harry, se demandant comment elle était passée d'une leçon à donner au garçon, à recevoir une leçon.

« Qu'est-ce que tu vas faire ? » demanda-t-elle avec curiosité.

Harry lui adressa un grand sourire.

« Je vais vous montrer le vortex temporel. » dit-il joyeusement.

Rowena cligna des yeux.

« Tu plaisantes.

— Nan. Accrochez-vous, je ne veux pas vous perdre. Cela demande beaucoup de concentration, donc ne m'interrompez pas. »

Harry ferma les yeux, puis fronça les sourcils.

« D'accord, je vais devoir faire quelque chose et ça va être un peu inconfortable pour vous, juste une seconde. »

Harry palpa autour de son cou, révélant une lourde chaîne dorée que Rowena se souvenait avoir vue dans le bureau quelques jours plus tôt. Elle voulait à nouveau poser des questions à son sujet, mais alors que ses mains le décrochèrent, Rowena se sentit soudainement immergée dans une magie étrange. Elle haleta d'étonnement.

« Je suis désolé. C'est un collier de restriction. Je vais essayer de rester hors de vos émotions, je vous promets, mais je ne suis pas encore très bon à contrôler mon propre pouvoir, donc ça va paraître un peu bizarre. »

Rowena regarda Harry avec panique.

« Émotions ? Tu peux sentir les émotions ? »

Harry acquiesça avec une expression tendue sur le visage.

« Oui, mais ce n'était pas une expérience agréable, d'avoir reçu ça. C'est ce qui cause le déséquilibre de mon essence magique. Mais j'ai besoin que vous touchiez ma magie pour que je puisse faire ça, donc vous allez devoir supporter. »

Rowena hocha la tête et Harry ferma les yeux. Il atteignit la connexion distante avec le TARDIS qu'il connaissait par coeur et la sentit le chercher en retour, inquiète. Il lui montra sa requête, et le TARDIS se renfrogna. Sa connexion unique avec le TARDIS devint ce qui pouvait être appelé une conversation.

Qu'est-ce que tu fais ? projeta-t-elle.

Harry soupira. J'essaie d'enseigner à Rowena quelque chose concernant le temps, mais je ne peux pas accéder au vortex de moi-même. J'ai juste besoin d'un tout petit morceau, juste assez pour lui montrer ce que je veux dire.

C'est dangereux et déconseillé. répondit le TARDIS, montrant à Harry sa dernière expérience avec l'énergie temporelle. Harry soupira d'exaspération.

Je ne vais pas le manipuler, je veux juste faire comprendre à quelqu'un d'autre que le temps n'est pas linéaire. Qu'il s'écoule et est malléable.

Fais attention mon enfant. Je ne veux pas te voir partir.

Je vais faire attention. Merci.

À travers l'air chargé de magie, Harry sentit le TARDIS glisser une minuscule étincelle de sa conscience, montrant à Harry les ficelles fragiles qui tenait l'univers en place et lesquelles touchaient le vortex temporel. Harry sourit.

« Prête Rowena ? » demanda-t-il.

Les yeux de Rowena étaient écarquillés, ne sachant pas si elle devait être excitée ou effrayée, mais elle hocha la tête. Le sourire de Harry s'agrandit encore.

« D'accord. Je vais dévoiler une toute petite partie du schéma temporel. Accrochez-vous et ne touchez à rien. »

Rowena hocha la tête avec détermination. Harry la regarda encore une fois, avant de tendre une main, les doigts se tordant dans l'air et tout d'un coup, à la place du sol de pierre, Rowena regardait un tourbillon d'énergie dorée remplissant la pièce. Ce n'était pas de la magie, elle le savait. Mais ce que c'était… Les boucles dorées effleuraient tout, se tortillant et tourbillonnant dans la pièce. Être laissée libre dans le plan physique n'arrivait pas souvent, et l'énergie temporelle était aussi curieuse qu'un chat.

Rowena regarda autour d'elle avec fascination.

« Est-ce que c'est… de l'énergie temporelle ? » demanda-t-elle avec hésitation.

Harry hocha la tête, la main tenant fermement la sienne. Elle comprenait, d'une certaine manière, que la seule raison pour laquelle elle pouvait voir ce qu'elle voyait était parce que Harry transmettait une sorte de magie vers elle, et permettait à sa vision de percevoir les rayons dorés de l'énergie en mouvement.

« Oui, ce sont de minuscules brins du vortex. À l'intérieur du vortex, elle s'enroule juste comme ça, sur elle-même, se superposant et s'enroulant et se courbant. Sur le plan physique, elle essaie d'interagir avec les choses, mais une si petite quantité ne devrait pas faire grand chose. En de grandes quantités, cela peut transformer les environs en arrière ou en avant, ou quand elle vient en contact direct avec un être intelligent. Alors elle peut agir selon leurs désirs, ou les siens. Cela dépend vraiment de la quantité d'énergie qu'il y a.

— Et tu dis que cette énergie est partout ? »

Harry hocha la tête.

« Elle n'a normalement pas de présence physique sur ce plan, mais en dénouant un petit morceau du schéma temporel, des petits nuages peuvent s'en échapper pour un petit moment, bien que dès que je le fermerai à nouveau, sans le vortex pour les alimenter, ils retourneront vers leur origine. »

Rowena regarda les petits tourbillons dorés filer à travers la pièce. C'était absolument stupéfiant, et elle tendit la main pour en toucher un alors qu'il s'approchait.

Harry aperçut son mouvement du coin de l'oeil et essaya immédiatement de l'arrêter.

« Rowena, vous ne pouvez pas le toucher… »

L'avertissement de Harry venait trop tard et, alors que Rowena baissait les yeux vers lui, potentiellement pour le rassurer sur sa sécurité, ses yeux s'écarquillèrent de surprise tandis que, soudainement, elle diminua, sa main touchant toujours le tourbillon argenté. Harry regarda avec des émotions rapidement en panique alors que l'un des légendaires fondateurs devenait de plus en plus petit et, Harry nota, plus jeune, jusqu'à ce qu'elle soit un nourrisson enveloppé dans les pans de sa robe. Sa main était toujours dans la sienne, bien que Harry doive se pencher pour la garder. Il ne pouvait pas se permettre de la lâcher maintenant.

Il se demandait à quel point il aurait des ennuis pour ça.

~~~~~~~~~~~~~~ C'est une fin ~~~~~~~~~~~~~~