Histoire originale : The Savior, Child of the Tardis, Son of a Mad Man, de Kuroi in a Black Hole

Nombre de chapitres de l'histoire originale : 33, en cours
Nombre de chapitres traduits : 16

Chapitre 15 : Où un enlèvement et Arthur arrivent

~~~~~~~~~~~~~~ C'est un début ~~~~~~~~~~~~~~

Harry était assis dans le jardin quand son père le trouva, en train de faire tourner une fleur entre ses doigts et regarder dans le vide, les yeux absents. Le Docteur s'installa à côté de lui sans dire un mot. Harry savait qu'il était là. Le Docteur attendrait qu'il le remarque.

Il y eut un silence pendant quelques moments, puis Harry se tourna et enfonça son visage dans la veste du Docteur. Il y eut un sanglot étouffé et Harry redevint silencieux.

« Ça va aller, Harry. Jack reviendra plus tôt que tu ne le penses. Promis.

— Je sais, je sais. C'est juste, il a choisi de rester là-bas. Pendant des années. Cela fera peut-être juste un petit moment ici, pour nous, mais il nous laisse pendant des années. »

Harry leva les yeux vers son père.

« Pourquoi fait-il ça ? »

Le Docteur soupira et serra Harry contre lui.

« Parfois, les gens ont besoin d'échapper à quelque chose. Pas toi, jamais toi Harry, ne t'inquiètes pas. Non, mais Jack a fait quelque chose qu'il regrette et il n'a jamais eu vraiment le temps d'y échapper. »

Harry fronça les sourcils.

« Mais il vit ici. Avec nous. Depuis un moment déjà. Ce n'est pas une sorte de fuite ?

— D'une certaine manière, mais ça n'aide pas vraiment que je sois une partie de la raison pour laquelle Jack pense qu'il a fait ce qu'il devait faire. Dans un coin reculé de son esprit, Jack me tient sans doute toujours en partie responsable de ne pas être venu à l'aide. Il sait que ce n'est pas raisonnable, mais ça ne veut pas dire qu'il ne le pense pas.

— Je ne comprends pas. »

Le Docteur sourit.

« D'accord, je ferais mieux de commencer par le début. »

Le Docteur regarda derrière lui, où Rose hésitait à la porte.

« Tu peux venir aussi, si tu veux. »

Rose prit l'opportunité et s'approcha, s'asseyant à côté du Docteur et de Harry, posant une main sur l'épaule du Docteur. Harry se glissa entre les deux. Le Docteur rit à l'expression étonnée de Rose.

« Bonjour Harry, » dit-elle, la voix faible.

Harry eut un grand sourire.

« Salut Rose. J'espère que ça ne te dérange pas.

— Non. Pas du tout.

— Bien, puisque nous sommes tous installés, c'est l'heure du conte. A un moment pendant les années '60 sur Terre, le gouvernement britannique a été contacté par une race d'aliens qu'ils ont identifiée comme le 456 à cause de la fréquence utilisée pour transmettre le message. Avec une menace sur l'ensemble de la population mondiale en jeu, ils ont ordonné à Jack, qui travaillait à ce moment-là pour Torchwood, de céder à leurs demandes et de leur amener douze enfants. Les enfants ont été enlevés et n'ont jamais été revus. »

Les yeux de Harry s'agrandirent et la main de Rose couvrit sa bouche.

« Pourquoi ? Pourquoi Jack l'a fait ?

— S'il ne l'avait pas fait, quelqu'un d'autre l'aurait fait. Il pensait qu'il n'avait pas d'autre choix, et je suis sûr qu'à ce moment-là, il était devenu un peu blasé. Quand on vit trop longtemps, ça arrive. Dans tous les cas, ils n'ont plus entendu parler du 456 après la disparition des enfants, donc ils ont pensé que les aliens étaient partis et qu'ils étaient en sécurité. Jusqu'à ce qu'ils reviennent en 2010. Et cette fois, ils ont demandé beaucoup plus d'enfants, avec des conséquences similaires à auparavant.

— Combien ?

— De ce que Jack m'a dit, un dixième du nombre total d'enfants de chaque pays.

— Oh mon Dieu, souffla Rose, stupéfaite.

— C'est complètement fou, dit Harry, les poings serrés dans sa chemise. Faire ça… ça viole presque chaque loi de la Proclamation de l'Ombre.

— Il semble qu'ils s'en soient moqués. Ils étaient prêts à tenir leur promesse d'une extermination massive si les gouvernements humains ne cédaient pas. Jack l'a découvert de la manière dure. Son amant de l'époque a payé le prix ultime pour cette découverte. Jack, pour empêcher que les enfants soient abandonnés, a retourné la fréquence vers les 456, ce qui les a effectivement tués. Mais il a du envoyer la fréquence à travers un enfant.

— Mais la quantité de puissance que ça a du demander, l'enfant, il n'aurait pas pu… »

Le Docteur hocha sombrement la tête.

« En effet. L'enfant ne s'en est pas sorti. Mais Jack n'a pas utilisé n'importe quel enfant. Il a utilisé son petit-fils. Sa fille, et bien, je suis sûr qu'elle ne l'a pas bien pris. Jack a quitté la Terre sur le premier vaisseau interstellaire sur lequel il a pu embarquer. Je l'ai trouvé trois semaines plus tard alors qu'il avait trouvé un siège permanent à un bar. Je suis sûr qu'il se serait saoulé à mort s'il pouvait, mais ça n'a pas vraiment marché pour lui. Donc il a fait ce qu'il a pu et a essayé de noyer son souvenir dans l'alcool. Également pas très efficace. Le barman était soulagé que je l'emmène, bien que Jack aurait pu payer pour le bar entier. Brave homme.»

Les yeux de Harry étaient écarquillés, choqués.

« Donc, oncle Jack, il, il a du tuer son propre petit-fils pour protéger le reste des enfants de la Terre ? »

Le Docteur hocha la tête.

« Ça, ça craint. Je pensais qu'il avait juste eu une vraiment mauvaise journée quand tu l'as ramené à la maison.

— Il y avait une raison pour laquelle je ne voulais pas te raconter. Ce n'était pas quelque chose d'agréable. Pour Jack, maintenant est sa chance de s'éloigner de tout ça, d'y échapper, en bref. »

Harry hocha la tête, s'appuyant contre le Docteur et Rose.

« Je crois que je comprends. »

Harry eut un grand sourire.

« Je parie que Hogwarts va l'adorer. »

Rose secoua la tête.

« S'il sait ce qui est bon pour lui, il ne causera pas trop de problème. Il n'est peut-être pas capable de mourir, mais il n'a pas de magie. Et ces fondateurs sont malins.

— Jack peut prendre soin de lui et vous pourrez vous raconter tout ça quand il reviendra. »

Harry et Rose regardèrent le Docteur.

« Maintenant, il y a quelques petites choses que nous devons revoir, Harry. Des choses auxquelles j'ai maintenant accès dans le TARDIS. »

Harry cligna des yeux, confus, puis son visage pâlit, et il bondit sur ses pieds et courut vers la salle de contrôle. Rose rit.

« HARRY ! »

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Harry était excité de voir Merlin, même si pour une raison différente qu'avant. Il avait appris un peu de théorie magique, et même quelques manières de manipuler sa magie, donc ce n'était pas juste une volonté aveugle dirigeant sa magie. Il était excité parce qu'il voulait dire à Merlin ce qu'il savait et tout ce qui s'était passé chez les Fondateurs. Merlin avait été à l'école quand les Fondateurs enseignaient, il avait pu connaître oncle Jack. Il ne pouvait attendre de lui demander.

Le Docteur savait combien Harry était excité, et après quelques jours à faire attendre Harry, principalement en gavant son cerveau de suffisamment de théorie temporelle à partir des livres du TARDIS pour qu'il n'essaye plus de créer des failles à l'avenir, il céda et programma l'atterrissage près de Camelot, ou ce qui était connu comme Camelot, et Merlin. Le Docteur espérait ne pas s'être trompé sur ses dates cette fois.

Rose accompagna Harry à la porte, le Docteur juste derrière eux, longue veste à la main. Harry entrouvrit juste la porte et fut salué par un visage familier, si ce n'est un peu plus âgé.

« Merlin !

— Et bien bonjour Harry. Et pas si faux, cinq ans plus tard. Il semble que vous avez réparé ce qui n'allait pas avant. »

Le Docteur sortit sa tête :

« Ah, Emrys ! Enchanté de vous voir. Nous y sommes arrivés donc ?

— Je dois dire. Bien que vous ayez une jolie jeune femme avec vous, mais pas Jack, je vois. Même si après me souvenir de mes jours à Hogwarts, je dois dire que je sais pourquoi. Il était toujours une présence intéressante en potions. »

Les yeux de Merlin pétillèrent d'amusement et Harry pouvait deviner ce que son oncle avait fait. Il leva les yeux au ciel.

« Ah, donc vous vous souvenez du bon vieux Jack. Comment allait-il ?

— Splendidement, même si, de ce que j'ai compris, je suis arrivé à Hogwarts dans l'année qui a suivi votre départ, si le chaos que vous avez laissé derrière peut être une indication. Je me demandais pourquoi je ne me souvenais pas avant de vous avoir vus, mais le temps a des effets intéressants. »

Merlin leur sourit et leur adressa un geste.

« Tu dois rencontrer mon élève, le Prince Arthur. Je crois que vous vous entendrez fameusement bien, si tu parviens à modérer son attitude. »

Les yeux de Harry s'écarquillèrent.

« Le Prince Arthur ? souffla-t-il. Comme celui des légendes ? »

Le Docteur rit et Rose posa une main sur l'épaule de Harry.

« Ce sont des histoires que les générations suivantes vont créer sur lui, mais je parie qu'il était quand même un grand prince. »

Harry eut un grand sourire :

« Ça paraît fantastique ! »

Et il s'éloigna en courant, ses pieds nus frappant le sol. Merlin gloussa :

« Harry va faire du bien à Arthur. L'enfant le remettra à sa place, j'en suis sûr.

— Est-ce que Arthur est vraiment un tel problème ? » demanda Rose.

Merlin haussa les épaules.

« Je crois qu'il a été élevé avec des notions jusqu'ici inconnues au sujet de son statut. Cela lui a donné des airs, même si je ne doute pas que jeune Harry sera capable de le remettre à sa place, malgré l'écart d'âge de cinq ans. »

Rose eut un grand sourire.

« J'en suis sûre. À présent, y a-t-il un quelconque endroit où nous pouvons emmener le Docteur avant qu'il commence une analyse approfondie du mortier avec sa langue ? » demanda Rose, en faisant un geste vers le Docteur avec son pouce.

Le Docteur était en train d'inspecter les murs, murmurant dans sa barbe et faisant courir ses mains sur les parois. Merlin hocha la tête.

« Je crois que mes appartements seront assez grands pour suffire pour le moment. Si besoin, nous trouverons une suite libre dans le château qui devrait convenir à vos besoins. »

Rose rit :

« Un autre château. Il semble qu'on en soit tombés amoureux.

— Malheureusement ce château n'est pas isolé contre le froid, donc il peut faire un peu frais la nuit. Je n'ai pas réussi à convaincre le roi de m'autoriser à enchanter le château de cette manière. Il pense qu'on doit s'endurcir. Même si bien sûr mes appartements sont plutôt bien chauffés. »

Les yeux bleus pétillèrent. Rose rit.

« Vous êtes un magicien malin. » dit-elle.

Merlin tapa son nez avec un grand sourire. Le Docteur s'approcha en souriant.

« Rose, sais-tu que ce château a été construit avec des pierres venant d'une carrière de l'autre côté de l'île ? Merveilleux !

— Est-ce que je veux savoir comment tu as découvert ça ? » demanda-t-elle.

Le Docteur sembla vexé.

« Il n'y a rien de mal à goûter quelque chose pour en connaître la composition. La langue est bien plus sensible que les doigts quand il s'agit de travail détaillé sur des composés minéraux.

— Oui, je suis sûre que c'est la raison pour laquelle tu dois tout lécher. »

Le Docteur ouvrit la bouche pour se défendre, mais Merlin intervint :

« Allons allons, on doit y aller. Je suis sûr que Harry a réussi à trouver Arthur et quand on a Arthur et quelqu'un avec des opinions affirmées au même endroit, il y a généralement des soucis. Je vais vous montrer mes quartiers et on va aller régler le désastre qu'ils auront sans doute créé. »

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Harry était parti sans vraiment savoir quoi que ce soit du château qu'il parcourait. Mais les châteaux ne pouvaient pas être si différents, n'est-ce pas ? Hogwarts était un château magique et conscient et il avait réussi à y trouver son chemin.

Même s'il supposait que c'était parce qu'il avait été capable de communiquer avec le château. Ici, et bien, il errait dans des couloirs vides et venteux, cherchant l'insaisissable Prince Arthur.

Ce fut ainsi qu'il réussit à rentrer directement dans quelqu'un, la tête rebondissant contre la poitrine de la personne, sans l'avoir vue auparavant. Avec un souffle d'air, il réussit à rester sur ses pieds, ce qui était toujours mieux que la personne dans laquelle il était rentré, qui tomba au sol, atterrissant les quatre fers en l'air.

Harry glissa nerveusement une main dans ses cheveux.

« Euh, désolé pour ça. Regardais pas où j'allais. Vous ai pas vu. »

Il regarda la personne qu'il avait frappée. De courts cheveux blonds, des yeux bleus, une carrure musclée et des vêtements finement taillés, même si à présent froissés, sur un garçon qu'il devinait être un peu plus âgé que lui.

« Tu devrais faire plus attention. » fut la réponse hautaine.

Harry leva un sourcil. Et il était méprisant.

« Et bien, on a besoin d'être deux pour faire un accident. Ce n'était pas que moi. Tu aurais du faire attention aussi.

— Je n'ai pas besoin de faire attention aux gens. C'est leur travail.

— Tu n'iras pas loin dans la vie avec un telle attitude. Imagine si tu devais marcher avec un bandeau sur les yeux pour le reste de ta vie. Tu ne verrais plus rien. Quel ennui. »

Harry haussa les épaules.

« Je préfère voir les choses.

— Tout ce qui est important m'est montré. Pourquoi devrais-je faire attention à quoi que ce soit d'autre ?

— Parce que ce qui est important diffère de personne en personne. Je connais quelqu'un qui aimait beaucoup les jolis tissus, mais se moquait complètement de la nourriture qu'elle mangeait. Si personne ne lui en mettait sous le nez, elle ne mangerait pas du tout. Je pense que c'est pourtant important. Tu ne peux pas toujours t'attendre à ce qu'on te montre ce qui est important. C'est juste stupide.

— Qui traites-tu de stupide ? » rugit le garçon, sautant sur ses pieds, la main se dirigeant vers l'épée à sa taille.

Harry leva des mains apaisantes.

« Je soulignais juste que si tu laisses les autres voir pour toi, tu n'es pas une personne très douée.

— Je suis le prince souverain !

— Arthur ? Tu es Prince Arthur ? »

Harry regarda à nouveau le garçon de bas en haut, le jugeant à présent de manière appropriée.

« Et bien, tu n'es pas à la hauteur des légendes. J'espérais une bonne vieille courtoisie terrienne et peut-être un peu d'épée, mais tu es juste impoli. »

Les yeux du garçon s'agrandirent.

« Qui es-tu pour me dire de telles choses ? Je suis le prince souverain et… toi, tu ne portes même pas des vêtements appropriés ! Qu'est-ce que c'est que ça, de la mode de l'autre côté de la mer ? »

Harry baissa les yeux sur sa tenue. Il avait choisi de porter sa chemise vert brillant favorite et un pantalon noir ample attaché à la taille mais qui ne gênait pas sa mobilité.

« Et bien, ils sont confortables. Pourquoi est-ce que j'aurais envie de porter quelque chose qui n'est pas confortable ? Ça paraît idiot. »

Harry fit un geste en direction des vêtements du prince.

« Je veux dire, ce que tu portes semble bien trop serré. Comment tu peux courir avec ça ?

— Courir avec ça ? Non, c'est pour montrer mon statut. »

La chemise pourpre était brodée de délicats dragons d'or dressés sur ses épaules. Son pantalon, ses 'braies' se souvint Harry, étaient noires et attachées à la taille et aux chevilles et serrées contre sa silhouette. Ses chaussures étaient des choses peu pratiques à la semelle souple et lacées.

« C'est une manière idiote de montrer ton statut. N'importe qui peut porter des habits chics. »

Arthur fronça les sourcils.

« Ils sont spécialement conçus pour la famille royale. Seule notre couturière a les motifs du blason des Pendragon. »

Harry leva les yeux au ciel.

« N'importe qui le regardant suffisamment longtemps pourrait le copier sans trop de problème. Surtout avec la magie. Et ensuite ? »

Harry pouvait voir que la question l'avait déstabilisé et il sourit. Arthur lui lança un regard noir.

« Quel âge as-tu, de toute manière, pour parler comme ça ? Tu n'es pas noble mais tu sais au sujet de la magie. Je veux dire, tu parais petit mais tu ne peux pas être beaucoup plus jeune que moi. »

Harry haussa les épaules.

« Je crois que j'ai huit ans. Très probablement.

— Vraiment ? Huit ans ? Mais c'est… c'est quatre ans de moins que moi !

— Et alors ? Au moins, je ne suis pas un sale gamin.

— Pourquoi insistes-tu pour m'appeler comme ça ? Tu n'en as ni le statut, ni l'âge. »

Harry haussa les épaules :

« Et alors ? Ton statut ne t'empêche pas d'être un sale gamin.

— Et qui es-tu, au moins ? Tu ne m'as jamais donné ton nom.

— Oh, je suis Harry, enchanté de te rencontrer. Mon papa et Rose sont ici aussi, probablement avec Merlin. Il va m'enseigner. »

Le prince cligna des yeux.

« Merlin ? Merlin va t'enseigner à toi aussi ?

— Ouaip. Est-ce que tu as de la magie ? Je ne pensais pas que Prince Arthur avait de la magie…

— Non, je n'ai pas de magie, il m'enseigne juste, et bien, je crois qu'il essaie de faire de moi un meilleur dirigeant. Même s'il est un drôle de professeur. Me fait faire toutes ces tâches bizarres qui n'ont pas l'air d'avoir aucun but. C'est frustrant. Je suis supposé apprendre à diriger un pays, pas compter le nombre de crapauds dans la mare la plus proche, puis rassembler des tabourets. »

Harry rit.

« On dirait qu'il essaie de t'apprendre des leçons importantes. Et puis, qu'est-ce qu'il y a de si mal au sujet des crapauds ?

— Ils sont ennuyeux !

— Tu as l'air d'être un plaisir. Et bien, de toute façon, nous verrons. Tu peux continuer à porter ça, mais je parie que ce serait beaucoup plus intéressant de porter des vêtements confortables. Et nous pouvons aller au marché. Vous devez avoir un marché dans un château comme celui-ci !

— Et bien, oui, mais il est généralement très fréquenté. Je ne peux pas y aller sans suite.

— Tu ne marches pas comme un prince. Mets un chapeau, des vêtements simples, et personne ne verra la différence. Et je veux voir le marché.

— Pieds nus ?

— Et alors ? Je n'aime pas les chaussures.

— Tu es bizarre, Harry. Est-ce que tu es comme Merlin, avec de la magie et tout ? »

Harry hocha la tête :

« Ouaip ! Et il est supposé m'apprendre aussi, donc je pense que je vais très bientôt compter les crapauds avec toi.

— Wow, ça va être bizarre. Enfin, je suppose. Je veux dire, si je ne ressemble pas au prince, je suppose que ce n'est pas vraiment un problème. Bien, je peux me changer dans mes appartements. »

Arthur fit signe à Harry de le suivre et ils marchèrent le long des couloirs dallés et grimpèrent quelques volées de marche avant que Arthur ouvrit des portes en bois sur une pièce de pierre de taille modeste et se dirigea vers un coffre. Il fouilla à l'intérieur une minute, en parlant en même temps avec Harry.

« Alors, tu n'es pas un peu jeune pour apprendre la magie ?

— Et bien, normalement, mais j'ai trop de magie, et donc ils veulent s'assurer que je ne fasse rien de dangereux avec. Un peu de contrôle est toujours mieux qu'aucun. »

Arthur hocha la tête.

« Ouais. C'est la même chose avec les épées. Si tu ne sais pas t'en servir correctement, tu ne devrais pas en avoir une. Mais je suppose qu'on ne peut pas simplement enlever la magie.

— Non, ça ne marche pas comme ça. Tu dois apprendre comment ça fonctionne pour ne blesser personne.

— D'accord. Maintenant, est-ce que ça convient, ça ? »

Arthur se tourna, tenant une chemise blanche avec un dragon brodé dans le coin.

« Non. Aucun signe de ton rang. Complètement banal. »

Arthur soupira.

« Comment es-tu devenu si directif à ton âge ?

— Ça arrive lorsqu'on doit argumenter avec un père qui est un génie, répondit Harry, un petit sourire moqueur sur le visage.

— Génie ? Qu'est-ce que ça veut dire ?

— Oh, c'est vrai. En fait, ça veut dire quelqu'un de vraiment intelligent. Au-delà du niveau habituel d'intelligence. Merlin est un génie, et tu vas rencontrer mon papa bientôt, qui est probablement le génie le plus génial. »

Harry sourit.

« Il m'a enseigné tout ce que je sais. »

Arthur hocha la tête.

« Donc tu es un génie ? »

Les yeux de Harry s'écarquillèrent.

« Oh non, non. Je veux dire, pas que je sache. Je ne peux pas dépasser mon papa à moins d'utiliser la magie, et c'est seulement parce qu'il n'en a pas. Mais c'est lui qui résout tous les problèmes. »

Harry agita ses mains devant lui.

« Et bien, ce n'est pas une comparaison vraiment juste. Si ton papa est un ''génie si génial'', tu ne pourrais pas savoir si tu es un génie aussi, n'est-ce pas ? »

Arthur sortit une chemise beige du fond de son coffre, la soulevant pour la montrer au regard inspecteur de Harry.

« Et ça ?

— Parfait. Et des pan-braies qui sont basiques aussi. Et des chaussures simples. Rien d'élégant, Arthur. Je parie qu'aucun de tes sujets t'a déjà vu sans vêtements élégants, et donc ils ne te reconnaîtront pas sans eux. »

Arthur soupira, reconnaissant que la vérité dans ces mots était une nouvelle pique contre sa personnalité. Son papa ne serait jamais capable de faire ça sans être reconnu comme le roi. Il se demanda ce que ça voulait dire à son sujet.

« N'oublie pas un chapeau, Arthur. Je parie que les gens savent que tu es un prince rien qu'à tes cheveux. Ils sont plutôt brillants. »

Arthur grogna mais obéit et sortit un vieux chapeau.

« Tu es plutôt ennuyant.

— J'ai déjà entendu quelque chose comme ça, sourit brillamment Harry.

— Peu importe ce que tu en penses, aucun enfant de huit ans que j'ai rencontré n'était aussi intelligent que toi.

— Habilles-toi juste, Arthur. Je veux voir le marché.

— Ce n'est probablement pas aussi intéressant que tu sembles le penser.

— Juste habilles-toi ! »

Arthur se força à entrer dans de vieux vêtements d'entraînement dont il n'était pas conscient qu'il avait jusqu'à la fouille du fond de son coffre, avant de conduire Harry hors de sa chambre et en bas d'escaliers vertigineux. Harry, le petit utilisateur de magie qui avait, en moins d'une marque de chandelle, traité le prince de garnement, ignoré son statut, et l'entraînait au marché du château sans escorte. S'il n'en savait pas davantage, il aurait dit que Harry l'avait ensorcelé, mais Harry ne connaissait pas vraiment la magie. Merlin allait lui apprendre. C'était quand même étrange. Comment un enfant de huit ans avait réussi à lui faire faire quoi que ce soit ?

« Arthur ? Arthur ? »

Le prince entendit la voix de Harry filtrer dans ses pensées. Une main était accrochée à sa chemise, l'empêchant d'avancer.

« Tu allais rentrer dans le mur. Tu vas bien ? »

Arthur cligna des yeux. En effet, à moins de trente centimètres de lui, était un mur, l'arche qu'il voulait atteindre à plus de trente centimètres à sa gauche.

« Oh, euh, merci Harry. Je n'étais pas… »

Arthur s'interrompit devant le sourire moqueur de Harry, à la fois amusé et effrayant.

« Tu vas bien ?

— Parfait ! Donc, on va au marché ou quoi ? »

Arthur jeta un nouveau regard vers Harry, avant de traverser l'arche et descendre la dernière volée de marche avant la sortie.

« C'est par là. »

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« D'accord, où peut donc être Arthur ? » demanda Rose après avoir utilisé le pot de chambre dans le coin de la chambre que Merlin leur avait montré.

Merlin fronça les sourcils.

« Selon les protections que j'ai mises sur le château, Arthur n'est plus à l'intérieur. Ce qui est étrange, car ses gardes personnels sont là.

— Vous pouvez faire ça ? demanda le Docteur, se redressant après avoir inspecté le sol. Dire où est tout le monde dans le château ? »

Merlin sourit.

« Tant que j'ai lié l'aura de base de chacun dans les protections. Je l'utilise principalement pour le Roi, Prince Arthur et leur personnel. Cela m'aide à savoir où ils sont et ce qui se passe. J'ai une protection spéciale installée pour les dignitaires importants en visites et les autres utilisateurs de magie. Ce qui me rappelle que Harry n'est pas au château non plus. »

Rose fronça les sourcils.

« Où peuvent-ils être ?

— Oh, connaissant Harry, il a réussi à entraîner votre élève dans une quelconque grande aventure et nous allons entendre les cris de panique d'ici une demi-heure.

— Vous utilisez des mots étranges, mais je crois comprendre que cela ne sera pas difficile de les trouver rapidement. »

Rose soupira :

« Harry est bien connu pour causer du chaos partout où il va. Je suis sûre que vous avez vu les résultats de ses créations hasardeuses quand vous avez été à Hogwarts. Notamment les appartements de Rowena. »

Les yeux de Merlin s'écarquillèrent, et il hocha la tête distraitement.

« Oui, je me souviens de cette pièce en particulier. Rowena ne l'occupait plus du temps où je suis allé à Hogwarts, et elle était hors-limite pour les étudiants de moins de dix-sept ans ou dans ses cours particuliers. Je me suis faufilé, une fois, j'étais un enfant impulsif, et j'ai passé la plus grande partie d'une année à rajeunir et vieillir rapidement. Je crois que Jack a trouvé quelque amusement dans la situation que Professeur Rowena n'a pas trouvé. Je n'ai jamais entendu cette histoire, cependant. »

Rose rit.

« Faites confiance à Harry pour provoquer des problèmes bien après son départ. »

Elle regarda le Docteur.

« On devrait probablement te le reprocher, cependant, Docteur. Ton penchant pour causer le désordre est quasiment inégalé. »

Le Docteur sembla vexé :

« Quasiment ? Je te ferais savoir que j'ai nommé une galaxie entière Alison et j'ai failli la faire imploser dans le même jour.

— Oui, mais je ne t'ai toujours pas vu réussir à commencer un Déplacement Temporel, perturber le champ gravitationnel de toute une base sur une planète morte, ou entrer par effraction et réécrire les fichiers de sécurité de la plus haute forme de gouvernement que l'univers dans son entier connaîtra jamais en, qu'est-ce que c'était, des fan-fictions mal écrites du serveur central inter-galactique de la nébuleuse galactique ?

— Ce sont des blagues juvéniles auxquelles je ne m'associerai pas, fut la réponse hautaine. Les bêtises de Harry sont celles de quelqu'un qui a une connaissance et un accès à la magie limités. »

Rose rit, les mains pressées contre sa bouche pour étouffer le bruit. Merlin haussa des sourcils broussailleux.

« Je vois que je vais avoir un étudiant assez particulier. Même si j'aurais du le savoir, me souvenant de lui en tant que bébé. »

Le Docteur fronça les sourcils.

« Et bien, avant de retrouver Harry d'une manière ou d'une autre, nous allons devoir le chercher. A pieds, il semble. Donc, s'il n'est pas dans le château, je parie qu'il s'est précipité vers quelque soit le divertissement alentours, ou faire du shopping. Pour un enfant, il adore le shopping. Je ne sais pas pourquoi, ce n'est vraiment pas intéressant. Juste des choses, beaucoup de choses, posées sur des étagères et attendant que quelqu'un dépense de la monnaie pour elles. »

Le Docteur plissa le front.

« Mais il aime ça. Donc… marché, où est le marché ? »

Son doigt pointa vers Merlin. Merlin rit.

« Ça va être amusant ! »

Le sorcier ajusta ses vêtements, posant une cape sur son dos, avant d'attraper un bâton près de la porte.

« C'est… »

Des cris étouffés de panique et de colère filtrèrent à travers les fenêtres.

« Je suppose que le marché est par là ? » devina Rose, en pointant à travers la fenêtre et en direction de l'origine du bruit.

Merlin fronça les sourcils.

« En effet, ce qui est inquiétant. »

Le Docteur agita les mains.

« Harry est dans les environs. Je serais bien plus inquiet si je n'entendais pas crier.

— Étrange manière de voir les choses.

— On s'y habitue après un moment. Tel père, tel fils, répondit Rose en haussant les épaules. Vous nous montrez le chemin ? »

Merlin hocha la tête et ils sortirent de la pièce, se dirigeant vers les cris.

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Arthur conduisit Harry hors de la cour centrale, essayant de garder la tête baissée pour ne pas attirer l'attention des gardes tout autour. C'était la dernière chose qu'il voulait, un entourage. L'idée d'être capable de faire ce qu'il voulait seul avait toujours été une source de désir pour lui. Il était soit confiné dans le château ou accompagné par un ou plusieurs chevaliers quand il sortait, donc cette échappée était particulièrement appréciée.

Et il semblait que l'idée des vêtements de Harry fonctionnait. Avec ses cheveux blonds cachés sous un chapeau et des vêtements qu'aucun prince ne serait vu porter en dehors du champ d'entraînement, Arthur était aussi invisible que le garçon d'écurie.

Harry… ne l'était pas tant. Plutôt, le petit trublion aux cheveux noirs avait les yeux écarquillés et parlait à mille à l'heure au sujet de tout. Les gardes le regardaient curieusement, les passants pointaient du doigt et murmuraient, et Harry n'y portait absolument aucune attention.

« J'ai déjà été dans des châteaux avant, tu sais. Je veux dire, Hogwarts est aussi un château, et il y avait ce château sur une falaise qui était plutôt génial, et papa dit qu'il va m'emmener voir la Tour de Londres quand elle était toujours utilisée comme château, mais ce sont les seuls châteaux sur Terre que j'ai visités. Même si au Japon il y a ces temples vraiment magnifiques et ces palais royaux qu'on peut comparer à des châteaux, et en Inde ils ont quelques palais magnifiques ! En 7890 EC, tout le désert d'Australie est terra-formé en une oasis et ils ont construit une tour de plusieurs kilomètres de haut qui atteint presque la limite de l'atmosphère respirable et on peut voir le Centre Inter-Système Local de là. C'est aussi supposé être la plate-forme pour les meilleurs sauts en parachute de ce côté de la Division Universelle Galactique. Je n'ai pas encore convaincu papa que je dois essayer. Il n'arrête pas de me dire que je dois attendre d'être plus grand et que mon corps puisse le supporter. »

Harry eut une moue boudeuse à cette pensée. Arthur se demanda ce qu'était l'Australie et comment quelqu'un pouvait sauter en parachute. Cela semblait dangereux.

« C'est quoi le saut en parachute, Harry ? » demanda-t-il, cherchant à satisfaire sa curiosité.

Harry eut un grand sourire, ravi.

« C'est la chose la plus cool qui existe ! À part les jeux à Anti-Gravité et les trucs de téléportation, évidemment. Mais le saut en parachute est aller au point le plus haut possible, on utilise généralement quelque chose pour aller à plusieurs milliers de mètres dans le ciel, et ensuite, on en saute. On a quelque chose pour nous ralentir pour ne pas heurter le sol trop fort. Quand on libère le parachute, il se remplit d'air et on glisse vers le sol, comme une feuille.

— Je vois pourquoi ton papa ne veut pas que tu fasses ça avant que tu ne sois plus âgé. Ça semble dangereux. Pourquoi voudrais-tu sauter d'une machine volante ? Ce n'est pas déjà très cool de voler ?

— Et bien, si, mais quand tu tombes de si haut, c'est fantastique. »

Harry eut un grand sourire, sautillant sur la pointe des pieds en marchant.

Arthur secoua la tête. L'idée lui semblait complètement folle. Il avait vu des gens tomber de la plus haute tour et mourir en touchant le sol. Cela n'était jamais joli. Aller encore plus haut et le faire volontairement lui semblait être de la folie pure.

L'entrée de la partie basse du château était juste devant, et Arthur sortit sans que personne ne s'en rende compte. Harry salua joyeusement les gardes, qui levèrent des sourcils surpris en direction du garçon. Arthur secoua la tête. Harry était étrange.

« Regarde, 'Thur, c'est le marché ! » dit Harry en bondissant et en pointant sur les étalages devant eux.

Ils étaient alignés sur les côtés des rues, vendant des tissus, des épices, de la nourriture et des babioles.

« Oui, c'est le plus grand marché à des ligues alentours. Nous sommes connus pour avoir le meilleur marché entre la partie nord du royaume et la partie sud. »

Harry se précipita, voulant fouiner tant qu'il pouvait. Arthur se demanda s'il avait de la monnaie pour payer, ses vêtements ne semblaient avoir aucun emplacement pour une bourse de monnaie, mais fut choqué quand Harry plongea une main dans son pantalon et en sortit une poignée de petites pièces rondes.

Puis il fronça les sourcils.

« 'Thur, j'ai besoin de ton aide. »

Arthur fronça les sourcils à la nouvelle mauvaise prononciation de son nom, et s'apprêtait à le corriger quand il s'arrêta, réalisant pourquoi Harry l'avait dit de la mauvaise façon. Avec un sourire, il se dirigea vers ce qu'il semblait être un étal de sucreries.

« Qu'est-ce qui ne va pas, Harry ? »

Harry tendit la paume de sa main, qui était remplie d'un assortiment de petits objets aux formes différentes.

« Je ne sais pas laquelle est ta monnaie. Je veux dire, pas celles-là, elles viennent de Frugalin 7V/Pomme, ce sont des livres de la dernière monnaie britannique, et je crois que ça vient d'une colonie de Mars. »

Arthur regarda les petites billes rondes et couleur glaçon retourner dans une poche, avec quelques triangles d'un rouge profond et de lourdes pièces d'or et d'argent. Ce qui restait était toujours un étrange mélange de formes.

« Et bien, je ne sais pas ce que c'est, dit Arthur en pointant des choses ressemblant à des flocons verts, et ce n'est définitivement pas de la monnaie que je connais. Et ça aussi. »

Harry enleva les carrés violets et les boules de papier blanc froissées. Il restait un assortiment de pièces d'apparence à peu près normale.

« Je crois que c'est de l'or, n'est-ce pas ? »

Harry souleva la pièce désignée et la regarda de près avant de la lécher.

« Oui, de l'or. Je crois que ça vient d'une météorite de la Ceinture de Kupier, mais c'est de l'or.

— À en juger par la taille et le poids, ça devrait te permettre de t'acheter tout ce que tu veux ici. La vendeuse sera capable de mieux connaître sa valeur. »

Harry eut un large sourire, et fourra le reste de l'étrange monnaie dans sa poche.

« Merci 'Thur. »

Puis il se tourna et présenta la pièce d'or à la femme.

« Voilà. Qu'est-ce que je peux avoir avec ça ? »

Quand la pièce tomba dans sa main, les yeux de la femme s'écarquillèrent.

« C'est… c'est de l'or pur. Ça vaut au moins une saison complète de marchandises ! Je ne peux pas accepter ça ! C'est beaucoup trop ! »

Harry fronça les sourcils.

« Vraiment ? Mais c'est de la monnaie ici, n'est-ce pas ? Je veux dire, je peux l'utiliser. Je veux juste deux de ces gâteaux sucrés et quelques fruits. Ce n'est pas assez ? »

Arthur posa une main sur son épaule.

« Je pense qu'elle veut dire que c'est trop, Harry. Elle n'a pas assez de monnaie à te rendre.

— Vraiment ? Et bien, dans ce cas, gardez ce qui reste. Je veux juste quelques sucreries. » dit Harry avec un sourire.

La femme sembla choquée, de la surprise dans ses yeux bleus foncés.

« Vraiment ? Tu es sûr ? »

Harry agita une main.

« Ça va. Les mines de la Ceinture de Kupier durent un millénaire. Saviez-vous que d'ici 5000 EC, l'or est si commun que des bâtiments entiers sont faits d'or pur ? Ils doivent les garder au frais, ou sinon tout fondrait, mais c'est vraiment brillant. »

Arthur cligna des yeux.

« Tu blagues. Ça n'existe pas.

— Pas encore. Du moins, pas dans ce quartier de la galaxie. »

Harry haussa les épaules. Arthur décida qu'il était fou et que tout ce qu'il disait devait être ignoré. La magie, décida-t-il, faisait des choses étranges à l'esprit des gens.

Harry reçut autant de sucreries qu'il voulait, et quand il eut pris les cinq qu'il avait voulu à l'origine, la vendeuse essaya de lui en donner plus. Harry l'arrêta d'un signe de la main.

« Nan, je ne peux pas manger plus que ça. Ma digestion ne supporte pas plus de miel que ce qui est contenu dans ces pâtisseries. J'utilise les substances phytochimiques contenues dans les fruits pour aider mon métabolisme et ma digestion. Ça équilibre l'apport en glucose. Contrairement à mon père, je ne supporte pas bien les sucreries. Je les adore, mais je dois juste faire attention avec ce que je mange.

— Je n'ai pas compris la moitié des mots que tu viens d'utiliser. » dit Arthur alors qu'ils s'éloignaient de la vendeuse de sucreries.

Harry cligna des yeux et soupira.

« J'oublie parfois quand je suis. Nous n'arrivons pas à une époque aussi sous-développée aussi souvent qu'on le pense. »

Arthur essayait de comprendre si c'était une insulte ou non quand des cris et des hurlements retentirent devant eux. Avant qu'il puisse réagir, Harry se précipita dans cette direction.

« HARRY ! TU NE SAIS MÊME PAS CE QU'IL Y A LÀ-BAS ! »

Arthur voulut attraper son épée, mais quand sa main se ferma sur du vide, il jura. Il n'avait pas d'arme, et, de ce qu'il en savait, Harry non plus. Où étaient les gardes ? Qu'est-ce qui causait ces cris ? Et bien, il ne le découvrirait pas en restant planté comme un idiot donc il se rua après son nouvel ami.

Malgré la différence de taille importante qu'il avait avec Harry, il eut du mal à retrouver le petit garçon dans la foule de gens de plus en plus curieux et paniqués. Quelques uns essayaient de fuir tandis que d'autres tentaient de se rapprocher. Cela rendait la recherche d'un petit enfant difficile.

Enfin, jusqu'à ce qu'il entende la voix de Harry s'élever au dessus de la foule, indignée mais aussi puissante que celle de son père pouvait l'être.

« Je suis raisonnablement certain que c'est le dixième siècle de l'Histoire de la Terre, et qu'elle est actuellement considérée comme une planète de niveau 2. Peut-être de niveau 1. Sur laquelle on ne trouve nulle part de technologie laser. Ce qui me fait me demander où vous avez pu trouver ça. À en juger par votre apparence, vous êtes un groupe de chevaliers, mais votre armure est un filet de nanotubes plutôt que de l'acier, et je crois que ces chevaux sont mécaniques, joli design, ce qui indique un niveau technologique plutôt élevé. Quelque part entre le niveau 7 et 8. Ce qui veut dire que vous n'appartenez vraiment pas à cette planète. »

Arthur força son chemin à travers les dernières personnes entre lui et la voix de Harry et s'arrêta brusquement.

Harry, minuscule petit Harry, se tenait devant un groupe de six chevaliers sur leur monture, portant tous des épées, bien qu'elles ne ressemblent pas à aucune épée qu'il avait jamais vue. Leur armure était gris sombre, bien plus sombre que tout ce qu'il avait rencontré, et les chevaux étaient noir de jais, avec des yeux et une crinière noirs. C'était perturbant de les regarder.

« Harry, dit-il. Qu'est-ce qui se passe ? »

Harry se tourna pour le regarder.

« Ah, Arthur, te voilà. Je me demandais où tu étais passé. J'essayais juste de comprendre qui sont ces gens plutôt envahissants et agressifs. Humains, humanoïdes, machines, autre chose ? Ils sont merveilleusement silencieux. »

Harry fit un geste vers les chevaliers.

« Pas très doués pour la conversation. »

Arthur fut abasourdi :

« Quoi… euh ?

— Pour un prince, tu es plutôt lent. Regarde autour de toi. Ils se sont défoulés sur ton marché quand ils sont arrivés, et ils ont même fait fuir les amuseurs. J'étais impatient de voir les amuseurs. »

Arthur cligna des yeux et regarda autour de lui. Les étalages étaient coupés nettement en deux, brûlés et fumant. Les gens étaient blottis entre les bâtiments et dans les pas de porte, voulant voir ce qui se passait mais ne souhaitant pas être blessés au passage. Seuls Harry et Arthur étaient restés aussi proches des intrus.

« Où sont les gardes ? » demanda doucement Arthur.

Harry grimaça.

« Je crains me l'être demandé. Si les gardes des portes ne sont pas là, nous pouvons seulement supposer que le pire est arrivé. J'espère qu'ils ont juste été assommés. »

Harry se tourna à nouveau vers les chevaliers. Étaient-ils vraiment des chevaliers ? Arthur ne le savait plus vraiment.

« Qu'est-ce qui est arrivés aux gardes de la porte principale ? Vous devez être passés devant eux pour être arrivés ici, je ne vois aucune sorte de technologie anti-gravité dans votre joli équipement, même si on sait jamais, ces sabots peuvent en être blindés. »

Harry scruta les sabots des chevaux.

« Hmmm…

— Arthur Pendragon, fils d'Uther Pendragon et de Ygraine, frère de Morgane la Fée, Morgana, élève de Merlin Emrys Myrddin, Roi Éternel (1) d'Albion, nous sommes venus pour vous. »

Harry regarda les chevaliers puis Arthur, levant les sourcils, avant de soupirer :

« Malheureusement, vous ne pouvez pas l'avoir. Désolé. Il est un peu important pour l'histoire. Des lignes temporelles à préserver et tout. Je veux dire, vous ne pouvez pas simplement enlever les personnes historiques quand vous voulez. Déjà, mon papa va beaucoup s'énerver. Ce n'est pas marrant à voir.

— Harry, de quoi est-ce que tu parles ? De quoi parlent-ils ? Qui est Morgane la Fée et Morgana ? Je ne comprends pas. »

Harry posa une main sur l'épaule de Arthur, le regardant droit dans les yeux. Arthur n'avait pas réalisé jusqu'à maintenant à quel point les yeux de Harry étaient verts.

« Arthur, tu es important. Bien plus qu'en tant qu'héritier du trône de Camelot. Il y a tant d'histoire sur tes épaules. Il y a toutes sortes de gens dans l'univers qui adoreraient te voir disparaître purement et simplement de l'histoire. »

Les yeux de Harry étaient sérieux. Arthur déglutit. Mais qui était vraiment Harry ?

« Nous sommes venus pour Arthur Pendragon. L'Enfant du Temps n'est pas notre but. Donnez-nous Arthur Pendragon.

— Eh, attendez. Que voulez-vous dire, Enfant du Temps ?

— Vous. Vous êtes l'Enfant du Temps. N'êtes-vous pas l'enfant de l'être intelligent connu comme le TARDIS ? »

Harry cligna des yeux, stupéfait.

« Nous réclamons Arthur Pendragon, Enfant du Temps.

— Et bien… et bien, vous ne pouvez pas l'avoir ! bafouilla Harry, essayant de regagner son calme éparpillé qu'il avait jusque là si bien réussi à conserver.

— Ce n'est pas votre décision. Vous n'avez pas le pouvoir de nous arrêter. Vous ne portez aucun outil technologique important sur vous, nous avons scanné. »

Arthur regarda l'échange, incertain. Quelque chose que les chevaliers avaient dit avait déstabilisé la confiance de Harry. Le garçon était perturbé et Arthur ne savait pas comment réagir.

Il n'eut pas à s'inquiéter plus longtemps. Une autre voix résonna au dessus des murmures de la foule.

« Ah, et bien, bonjour à vous. Très agréable de vous rencontrer. Des créations androïdes, wow. Un peu anachroniques, n'est-ce pas ? Un peu hors de votre temps ? »

Arthur vit l'expression paniquée de Harry se fondre en une de confiance, de soulagement et de détente. Donc la voix était celle du papa de Harry.

« Euh, papa de Harry, nous sommes ici. »

Arthur se tourna pour voir un homme grand, avec des cheveux en point et dans une longue cape brune avec des manches et des braies étranges s'avancer dans des chaussures rouges et blanches. Derrière lui se trouvaient une femme avec des cheveux blond foncé et… Merlin. Arthur déglutit. Oh oh.

« Ah, salut. Tu dois être Arthur Pendragon ! On pensait bien te trouver avec Harry. Heureux de voir que nous avions raison. Je suis le Docteur, aussi connu comme le papa de Harry. Les deux marchent. Maintenant, essayons de savoir qui sont ces androïdes.

— Euh, Docteur ? Ils ont donné à Harry un nom étrange. »

Le Docteur baissa les yeux sur lui, les sourcils levés.

« Ils l'ont appelé l'Enfant du Temps ou quelque chose comme ça. »

Le Docteur se figea, les yeux étincelants.

« Si ça aide ?

— Ça aide, murmura le Docteur. Cela aide vraiment. Et bien, au moins, je connais l'origine de ces androïdes.

— Vraiment ? demanda la jolie femme.

— Oh oui. Il n'y a pas beaucoup d'êtres dans l'univers qui connaissent vraiment Harry, qui il est. Et parmi eux, et bien, il n'est pas très bien connu non plus. Mais il y a une race ou deux qui adoreraient mettre leurs mains sur lui. »

Arthur fronça les sourcils.

« Mais ils ne veulent pas de lui, ils me veulent moi. »

Le Docteur fit une pause à cela, scrutant Arthur avec attention. Il l'observa, le détailla de bas en haut, en fit le tour, se tapant le menton. Harry leva les yeux au ciel en formant silencieusement 'sois patient' à Arthur. Rose souriait alors que Merlin semblait perplexe. Après quelques moments, le Docteur se tourna vers les chevaliers.

« Lui, vous voulez lui ? Je veux dire, oui, il est important. Ce serait presque impossible pour la Grande-Bretagne d'évoluer comme elle l'a fait sans lui, et la magie serait, et bien, laissons cette spéculation pour un autre moment. Mais il n'est pas temporellement pertinent. Il reste linéaire toute sa vie. Rien de Temporellement Schismatique avec cet humain. »

Arthur eut l'impression qu'il devait se sentir insulté, mais il ne savait pas très bien pourquoi.

« Docteur, est-ce que je peux demander ce qui se passe ? »

Merlin s'avança, le bâton fermement planté devant lui alors qu'il se tenait derrière son protégé.

Harry pencha la tête :

« Moi aussi papa. Comment est-ce qu'ils me connaissent ?

— Et bien, je veux dire, ça ne peut pas attendre que les androïdes avec les épées laser soient partis ?

— Je ne pense pas qu'ils prévoient de partir sans Arthur, souligna Rose, qui regardait toujours les chevaliers. En fait, si je ne me trompe pas, ils ne semblent pas heureux de ton apparition. »

Elle fronça les sourcils.

« Ou la vôtre, je pense, ajouta-t-elle en se tournant vers Merlin.

— Nous ne nous occupons pas de Bad Wolf ou de Oncoming Storm (2) ou de Merlin Emrys. Nous cherchons Arthur Pendragon. Donnez-nous le Roi qui Sera (3). »

Les voix androïdes n'essayaient plus d'avoir une qualité humaine.

Le Docteur, cependant, refusait de céder. Il tourna en rond devant les chevaliers.

« D'accord, je comprends ça, mais pour quoi ? Je veux dire, regardez-vous, vous n'êtes vraiment pas fabriqués sur Terre, enfin, pas à cette époque, je pense. Et vous pouvez obtenir ces noms seulement d'une poignée de sources encore en vie, aucune d'elles n'ayant une technologie de voyage dans le temps importante. Donc vous êtes de la technologie volée, ce que je comprends, utilisez ce que vous avez. Mais sans même effectuer une reprogammation basique de vos cartes-mémoire ? Avez-vous juste été sortis d'une décharge ? »

Harry tira sur la veste de son papa, regardant derrière lui avec une expression pressante sur le visage.

« Euh, papa, je pense qu'on va avoir un problème de magnitude similaire dans un court moment.

Le Docteur baissa les yeux vers son fils.

« Le papa d'Arthur arrive. Je peux voir les pénitents fuir. »

Le Docteur grogna.

« Oh, ce n'est pas bon. Ce n'est vraiment vraiment pas bon. Comment a-t-il réussi à trouver ?

— Penses-tu vraiment que le prince peut simplement disparaître du château sans que personne ne le remarque ? demanda Rose.

— Et bien, avant que tout ceci arrive, j'aurais dit oui. Ce qui est la raison pour laquelle je suis ici. Mais à la suite de tout ce bruit, je suis sûr qu'il a fait chercher Arthur et paniqué quand il n'a pas pu être trouvé. »

Merlin fit un geste vers la population les entourant avec un mélange de confusion et de peur. La plupart s'étaient reculés à présent et se pressaient contre les murs et les bâtiments proches.

« Et en ne trouvant ni Arthur, ni moi dans le château, et bien, emmener un régiment de gardes au marché d'où le bruit vient n'est pas exactement déraisonnable. Même si ça manque un peu de prévoyance. Il aurait pu envoyer ses chevaliers au lieu de venir lui-même. »

Rose soupira.

« Et maintenant on doit gérer la politique en plus de ce désordre. »

Rose rassembla son courage.

« Je gère le roi, tu gères les chevaliers-robots. »

Le Docteur voulut protester, mais elle lui adressa un regard acéré :

« J'ai plus d'un siècle d'expérience à diriger le plus important programme gouvernemental international pré-spatial sur Terre avec moins d'incidents internationaux que tu parviens à créer en une semaine. Je suis sûre que je peux gérer un roi inquiet mieux que toi en ce moment. Donc va t'occuper des chevaliers-robots et laisse moi la politique. »

Le Docteur la regarda, immobile et bouche bée, alors que Rose se tournait et se dirigeait vers le groupe qui s'approchait. Harry eut un rire :

« Elle t'a vraiment eu, papa. » ricana-t-il.

Merlin eut un grand sourire :

« Une femme remarquable. » dit-il.

Arthur n'était pas certain de ce qu'il devait penser, mais ce fut rapidement réglé quand il sentit une lourde main se fermer sur son épaule. Un des chevaliers avait réussi à l'attraper pendant que personne ne prêtait attention. C'était une étreinte douloureuse, écrasante, dont Arthur était certain qu'elle allait réduire son épaule en purée si voulu. Il resta parfaitement immobile.

« Euh… papa de Harry… Docteur ? Euh, je crois que j'ai des ennuis… balbutia Arthur, soulagé de voir le grand homme mince se tourner vers lui, les grands yeux marrons se plissant.

— Bon, ça suffit. Vous ne pouvez pas emmener Arthur Pendragon. C'est un pivot de l'histoire. Un point qui, s'il ne bouge que d'un iota, change le futur de l'humanité. Laissez-le partir ! »

Malgré les paroles du Docteur, l'espèce de chevalier androïde ne le libéra pas.

« Nous allons emmener Arthur Pendragon avec nous. Vous n'êtes plus nécessaires. »

Les épées commencèrent à se lever, et le Docteur sortit un objet cylindrique avec une extrémité d'un bleu brillant. Cela ressemblait à une sorte de petit feu, mais Arthur savait que le Docteur n'avait pas de magie, Harry l'avait dit.

« Hé, maintenant, plus question de s'amuser, ou autrement, et bien… »

Il brandit la torche d'argent d'une main.

« C'est… un appareil sonique. Que comptez-vous faire avec ceci ? »

Le Docteur haussa les épaules.

« Ah, et bien, je pourrais faire ceci. »

Il appuya le bouton sur le côté et la lumière bleue étincela. Les chevaliers agitèrent leurs épées pendant un instant, et réalisèrent qu'elles n'allaient pas fonctionner, et les abandonnèrent.

« Vous avez perturbé le relais de commande et désactivé les protocoles de l'interface. Vous avez peut-être protégé cette ville, mais Arthur Pendragon est toujours nôtre.

— Oh, je ne pense pas… » commença le Docteur, mais il ne put ajouter un autre mot et Arthur fut soulevé dans une poigne solide et le monde commença à tomber autour de lui. Rapidement. Il sentit son estomac tomber jusqu'à ses pieds.

« Arthur ! Arthur ! Ne t'inquiète pas, on va venir te chercher ! »

Harry criait dans sa direction et Arthur pouvait à peine entendre les paroles. Son corps était rigide et il était tenu par une force énorme. Comment, il n'en était pas sûr. Ce n'était pas une force humaine qui le tenait, pas avec ses pieds qui pendaient dans le vide. Il volait également, ce qu'il ne pensait pas être possible. Bien sûr, quand Merlin s'était impatienté, il s'était approché du plafond, mais jamais plus haut que ça. À présent, il était certain d'être plus haut que la plus haute tourelle du château et il s'élevait encore.

Il espérait vraiment que ses ravisseurs ne le laisseraient pas tomber.

~~~~~~~~~~~~~~ C'est un saut de ligne ~~~~~~~~~~~~~~

« Je demande à savoir ce qui se passe ! »

La situation, pensa Harry, ne pouvait pas être pire. Arthur avait été enlevé par des androïdes déguisés en chevaliers, après avoir été hors du château à l'insistance de Harry, et maintenant le Roi Uther était présent, en train de faire des histoires et sans doute en train d'exiger de savoir pourquoi son fils était hors du château pour commencer.

Uther ne savait même pas qui était Harry. Cela n'allait pas arranger les choses. Pas du tout.

« Seigneur, si vous voulez bien juste vous calmer, s'il vous plaît. »

Rose essayait de le contrôler, en se tenant entre le roi et la place d'où Arthur venait juste d'être enlevé.

« Je veux savoir ce qui s'est passé ! Qu'est-il arrivé à mon fils, pourquoi était-il dehors sans un garde, et qui êtes-vous ? »

La voix du roi ne cessait de s'élever. Merlin finit par s'avancer, les mains levées dans un geste apaisant.

« Seigneur, ce sont de mes amis. Je les ai invités dans le château. L'enfant est un magicien et aura besoin de moi comme tuteur. Ce grand homme est son père et la fille est leur amie. Le Docteur pourra vous expliquer ce qu'il peut quand nous serons rentrés au château. Pour l'instant, cet endroit n'est pas sûr et a besoin d'être nettoyé. Vos gardes peuvent rester et aider. Aussi, quelques uns peuvent aller vérifier à la porte principale, pour voir ce qui est arrivé aux gardes qui la gardaient. »

Uther cligna des yeux, regarda autour de lui la destruction qui avait eu lieu, puis observa chacun des nouveaux arrivants avec un regard soupçonneux. Harry se tenait près de son père, déterminé.

Bientôt, les gardes furent envoyés pour aider au nettoyage, et Harry, le Docteur et Rose se dirigeaient vers le château.

« Harry, qu'est-ce que tu faisais avec Arthur hors des murs du château ? » lui demanda son papa dans un murmure alors qu'ils suivaient Merlin et Uther.

Harry s'agita nerveusement.

« Euh, et bien, je voulais voir le marché, et je ne voulais pas y aller avec tout le régiment, et j'ai donc convaincu Arthur de porter des vêtements qui ne le feraient pas se détacher de la foule. Je veux dire, personne ne l'a reconnu, donc ce n'était pas grave. Et Arthur était d'accord avec ça, donc… »

Harry s'interrompit et son papa soupira.

« D'accord, d'accord. Ça va être amusant, dit le Docteur d'un ton qui n'annonçait certainement rien d'amusant.

— Qu'est-ce que c'était que ces choses ? Je veux dire, elles m'ont appelé quelque chose d'étrange, et elles n'étaient pas humaines. Qu'est-ce qu'elles voulaient avec Arthur ?

— Je ne peux pas répondre à ça tout de suite, Harry, mais je le ferai. Bientôt. »

Ils firent le reste du chemin jusqu'au château en silence.

Le silence les suivit jusqu'à la salle du trône, où Uther renvoya ses gardes et se tourna pour faire face aux trois étrangers.

« Bien, j'aimerais avoir des réponses à présent. J'aurais envoyé des cavaliers à la poursuite de mon fils immédiatement s'il n'avait pas… été enlevé d'une si étrange manière. Merlin dit que vous, Docteur, avez peut-être quelques réponses. J'aimerais les entendre. Et pourquoi mon fils était au marché sans escorte. »

Uther était incontestablement le roi, en ce moment, les yeux étincelants et la posture royale. Cela rendit Harry légèrement nerveux, surtout parce que c'était sa faute que Arthur était là où il était.

« Euh, Sire ? » dit Harry en s'avançant et en rassemblant tout le courage qu'il put.

Normalement, il n'avait pas de problème particulier à parler à n'importe quel dirigeant de n'importe quel territoire dans lequel il était, mais Arthur était son ami, et c'était son père. Cela apportait un angle différent à la situation.

Uther cligna des yeux, les baissant vers le garçon qui s'était avancé.

« Oui ? Et qui es-tu ?

— Harry, Sire. Merlin va être mon professeur, quand il peut, quand tout ça sera terminé, mais je sais pourquoi Arthur était au marché.

— Et bien, dis nous, s'il te plaît. » dit Uther avec un geste autour de lui.

Harry soupira.

« C'est de ma faut. Je voulais voir le marché et j'ai convaincu Arthur que s'il n'était pas habillé comme un prince, il ne ressemblerait pas à un prince. Il portait un chapeau et tout. Ne ressemblait pas à un prince, donc nous n'avons pas été arrêtés quand nous avons passé les portes. »

Uther resta immobile un moment. Puis il ne put empêcher un grand sourire de s'afficher sur son visage.

« Donc tu dis qu'un garçon plus jeune qu'Arthur l'a convaincu de ne pas ressembler à un prince ? En laissant de côté l'absurdité de toute cette situation, c'est intéressant. Et personne ne l'a reconnu ? »

Harry secoua la tête.

« Personne ne pouvait voir ses cheveux, et il n'était pas bien habillé, donc il ne ressemblait pas à un prince. »

Uther acquiesça, même s'il n'en semblait pas moins perplexe.

« Et bien, c'est en partie de la faute d'Arthur. Je comprends, même si la raison pour laquelle il a écouté un garçon plus jeune de plusieurs années est curieuse. Donc nous savons pourquoi il était au marché. Que s'est-il passé là-bas ? Merlin ? »

Merlin haussa les épaules, dépité.

« Ce n'était pas de nature magique, j'ai vérifié. Je pensais que leur vol était aidé par la magie, mais il n'y en avait aucun signe. Et il y avait une sorte de force m'empêchant d'utiliser la magie pour ramener Arthur au château. »

Le Docteur soupira :

« J'avais peur que vous disiez ça. »

Uther le regarda :

« Et qui êtes-vous ? Merlin m'informe que vous êtes le père du jeune garçon. Vous avez élevé un enfant très dynamique. Mais vous paraissez également avoir connaissance de ce qui s'est passé. »

Le Docteur écarta les mains.

« Je suis le Docteur, et oui, je suis le père de Harry. Ces chevaliers n'étaient pas humains, c'était des androïdes. Plus particulièrement de nature Draconienne, très certainement. Ils peuvent aussi être Verixi, Kerphrish ou Yevalkytvn. Je ne suis pas vraiment sûr, toutes ces races ont une technologie suffisante et une rancune envers l'humanité à un moment ou un autre. Même si seuls les Draconiens et les Kerphrishs avaient contact avec Gallifrey, mais peut-être que je ne les ai pas encore rencontrés, donc c'est d'où ils ont eu cette information, et ça pourrait être complètement possible qu'ils viennent de mon futur, dans ce cas je peux influencer beaucoup de choses que je ne connais pas encore, et aussi… radota le Docteur.

— Docteur, le point principal ?» intervint Rose rapidement, essayant de retenir la vague de réflexions.

Le Docteur la regarda, surpris, puis hocha la tête.

« Oui, oui, leur origine n'est pas très importante pour le moment, vu qu'ils n'agissaient pas sous aucun de leurs anciens signaux de commandement. Vraiment, en considérant qui d'autre était présent, enlever Arthur était la plus mince des possibilités. »

Le Docteur vit le visage du roi se transformer en irritation confuse.

« Et bien, Arthur est important ici, dans ce temps. Mais Merlin était aussi là, et il est probablement le magicien le plus puissant jamais né sur Terre. »

Le Docteur adressa un sourire au magicien susmentionné, qui hocha simplement la tête, gardant une expression neutre.

« Et puis Rose et moi-même étions présents, même si enlever l'un de nous est juste demander des ennuis. Mais ce qui me trouble est que Harry n'était pas leur cible. Non pas que je ne sois pas immensément soulagé que Harry soit sauf et pas kidnappé, mais la valeur qu'il a dans le continuum temporel est, et bien, il n'y a pas vraiment de mesure pour ça. »

Harry serra les poings. Il avait entendu son papa parler de ce qu'il était supposé devenir, mais c'était rarement aussi explicite.

« Papa, commença-t-il.

— Et pourquoi ça, Docteur ? demanda Uther. Pourquoi Harry est-il aussi important ? » demanda le Roi dans une colère à peine maîtrisée.

Rose s'avança, levant une main diplomatique pour prévenir toute réponse du Docteur qui aurait amené plus de problèmes qu'ils n'en avaient déjà.

« D'accord, réglons d'abord les problèmes que nous avons maintenant. Arthur a été kidnappé par des androïdes qui ont été volés et reprogrammés. Nous devons découvrir où il est, qui a ordonné l'enlèvement, et comment nous pouvons le ramener. Donc commençons par là, d'accord ? »

Sa voix était calme et froide. Merlin s'avança également.

« J'ai suivi l'enchantement sur Arthur à l'ouest pendant une centaine de lieues avant de le perdre. Nous pouvons supposer qu'il a été emmené plus loin que la portée de mon sort. Nous pouvons commencer dans cette direction et je peux essayer de récupérer sa trace à nouveau, même si j'en doute. Le sort était limité en portée, et maintenant qu'il est trop loin de ma magie, il ne peut pas se régénérer. Il expirera certainement avant le coucher du soleil. »

Merlin soupira :

« J'aurais souhaité prendre plus de précautions, mais je ne m'attendais pas à ce qu'il s'éloigne autant des fortifications du château sans ma présence. »

Uther hocha la tête.

« Merci, Merlin. Nous avons au moins une direction. Je vais organiser une équipe de recherche. Nous pouvons envoyer les meilleurs chevaliers…

— Euh, excusez-moi ? Et bien, vos chevaliers sont brillants et tout, mais ce sont des androïdes.

— Je ne sais pas ce que c'est, admit finalement Uther en soupirant. Est-ce que c'est de la magie, des chevaliers d'un pays lointain ? Pourquoi mes chevaliers ne seraient-ils pas efficaces contre eux ?

— Non, ce n'est pas de la magie. Cela aurait rendu les choses plus faciles, honnêtement. Ce sont des robots… des faux humains. Ils sont faits de parties métalliques mobiles. Ils sont plus forts et plus rapides que les humains, ils ont des armes qui peuvent défaire un chevalier humain d'un seul geste. »

Le Docteur agita ses mains autour de lui.

« Des chevaliers humains n'ont pas la moindre chance.

— Et donc que proposez-vous de faire ? » demanda Uther, en se demandant pourquoi il écoutait toujours cet homme en train de divaguer.

La femme blonde était tolérable, voire même intelligente. Harry, le garçon, était étrange, mais il savait au moins comment se comporter en présence d'un roi. Cet homme, il n'avait aucun respect, même en se tenant directement devant le roi. Il était douloureusement tenté d'appeler ses gardes pour faire jeter l'homme dehors. Mais il ne retrouverait alors jamais son fils. Il savait au moins ça.

« Euh, papa ? Je pense que j'ai quelque chose qui peut aider. »

Harry avait attendu l'occasion de le présenter à son papa. Il avait trouvé l'objet au moment où il était entré dans la salle du trône. Ses mains étaient en train de farfouiller dans ses poches quand un petit objet sphérique de couleur étrange était tombé d'un pli de sa ceinture. Il s'était penché pour le ramasser, rendu curieux par l'étrange éclat or/orange qu'il dégageait. Mais ensuite son père s'était lancé dans des explications détaillées et Harry n'avait pas trouvé le bon moment pour intervenir. Ou au moins arrêter la tirade.

Le Docteur, Rose, Merlin et Uther se tournèrent tous vers Harry.

« Qu'est-ce qu'il y a, Harry ? » demanda le Docteur.

Harry tendit la main.

« Je l'ai trouvé dans mes vêtements. Ce n'est pas de la monnaie, pas de celles que j'ai sur moi, je les connais toutes. Mais je ne sais pas d'où ça vient. Si je l'avais eu plus tôt, il serait tombé avant. J'étais le plus proche de ces androïdes, donc je pense que ça peut venir d'eux. Ça n'a encore rien fait pour le moment, donc je ne suis pas sûr de ce que c'est. »

Harry s'avança et tendit la petite graine.

Le Docteur la regarda, l'examina attentivement, la retournant dans sa main, la reniflant.

« Je connais ça. J'ai déjà vu quelque chose comme ça avant. Où est-ce que je l'ai déjà vu, où est-ce que je l'ai déjà vu, allez cerveau, travaille… »

Le Docteur fit les cent pas dans la pièce, marmonnant à lui-même. Rose lança un regard amusé vers Harry, qui haussa les épaules. Merlin s'approcha de Harry.

« Est-ce que c'est normal ? demanda-t-il à voix basse.

— Quand papa n'arrive pas à comprendre quelque chose, il marche beaucoup. Devoir fouiller des siècles de souvenirs ne rend pas le souvenir de détails spécifiques très facile. »

Merlin cligna des yeux.

« Je… vois. » dit-il d'une façon qui laissait entendre qu'il ne voyait pas du tout.

Rose eut un large sourire.

« On s'y fait. Laissez-lui juste un moment. Il va s'en souvenir. Si ce n'est pas déjà le cas, c'est que c'est un souvenir assez ancien. Il n'a habituellement pas besoin de tant de temps pour se rappeler de quelque chose. »

Le Docteur, en effet, essayait de se rappeler où il avait déjà pu voir l'objet qu'il tenait à présent. Pas dans cette régénération, et il ne pensait pas que c'était dans celle de grandes-oreilles également, donc ça devait être encore avant ? C'était… déconcertant. Il ne s'était pas attendu à devoir chercher aussi loin en arrière. Mais il y était presque. C'était… c'était…

« Ah ah ! C'est, oh, ce n'est pas bien. Vraiment pas bien. Je ne m'attendais pas du tout à ça. »

Uther retint l'envie de jeter lui-même l'homme énigmatique dehors.

« Qu'est-ce que c'est ? Est-ce que ça va nous aider à retrouver mon fils ? »

Arthur. Arthur avait été enlevé des heures plus tôt. La panique commençait à s'installer.

« Peut-être. Mais ce n'est pas bien du tout. »

Le Docteur regarda la petite sphère avec inquiétude.

« Pas bien du tout.

— Docteur, l'interrompit Rose. Qu'est-ce qui, exactement, n'est pas bien du tout ?

— Ça ! Cette graine !

— C'est une graine ? demanda Harry, surpris. Mais… c'est… brillant et étincelant.

— Oui, et bien, c'est une graine d'un Arbre-Temps, ce qui explique, je pense, pourquoi les chevaliers androïdes étaient là. Mais ça ne m'aide pas à préciser comment ils sont arrivés ici précisément.

— Qu'est-ce qu'un Arbre-Temps ? demanda Uther, avec un soupçon d'incrédulité dans la voix.

— Oh, et bien, ils viennent à l'origine de la planète Hirath, je ne suis pas sûr de l'époque. L'instabilité temporelle là-bas rend impossible toute analyse sérieuse. Système de Thanos. Je ne suis pas souvent allé dans ce système particulier, ils étaient trop du type à tirer-sur-les-non-croyants-avec-un-pistolet-laser pour moi, mais ils ont un lien avec la Terre. »

Le Docteur lança un regard vers la graine.

« Elle est sans danger dans cet état, pas de sol riche en métaux pour grandir, mais si ça vient de ces androïdes, alors ils doivent être près d'un Arbre-Temps, ce qui n'est bon signe pour personne. »

Merlin essaya d'assimiler l'information. Ça semblait incroyable, mais il avait aussi compris qu'on ne mettait pas en doute le Docteur. Lui et sa boite bleue et son fils impossible étaient juste le début du mystère et pas la partie la plus importante.

« Je dois demander, que fait cet Arbre-Temps qui le rend si dangereux ? » dit-il.

Le Docteur lui adressa un sourire lumineux.

« Et bien, seuls, ils ne peuvent pas faire grand chose…

— Mais je croyais que tu avais dit qu'ils venaient d'une planète temporellement instable ? intervint Harry.

— Ce n'est pas eux qui causent l'instabilité. C'est une sonde spatio-temporelle envoyée par une race appelée de manière très peu imaginative Kruks. Deux sondes, en vérité, et elles se sont écrasées sur Hirath, et ont commencé à laisser échapper de la pollution temporelle, ce qui a déstabilisé la planète. Ça peut être ce qui a causé ces arbres en premier lieu… hmmm, c'est une idée intéressante… s'égara le Docteur en fronçant les sourcils.

— On n'a pas le temps pour ça, Docteur, quel est le point ? insista Merlin.

— Ah, oui, le point. Et bien, un Arbre-Temps est une forme de vie qui, quand on cueille ses baies, vous transporte en arrière de quelques minutes ou de quelques millénaires. Ce n'est pas vraiment fiable. Une race, appelée Tractites, s'en servaient. Ils ont envoyé quelqu'un en reconnaissance d'abord, mais il est arrivé au 20ème siècle, alors que ses camarades sont arrivés des millénaires en arrière par rapport à l'histoire de la Terre. Ils essayaient de… oh, et bien, c'est une idée. » s'interrompit le Docteur, les yeux écarquillés.

Uther se pencha en avant :

« Est-ce que ça va m'aider à retrouver mon fils ?

— Ça pourrait. Les Tractites, quand je leur ai fait face la première fois, oh, il y a quelques siècles, ils avaient fui leur monde d'origine Le Premier Empire Humain avait envahi leur planète pour leurs ressources et avait réduit leur peuple en esclavage, puis tué presque la totalité d'entre eux. Un petit groupe s'est enfui, a trouvé un Arbre-Temps, et est retourné en arrière dans le passé de la Terre pour effacer les humains de l'histoire. Ils ont échoué, mais ça peut être une autre de leurs missions de reconnaissance. Même si ça n'explique pas les androïdes… »

Uther s'était lassé de ces réflexions.

« J'envoie un groupe de chevaliers pour retrouver mon fils. Vous pouvez vous joindre à eux, Docteur, tant que vous ne les ralentissez pas. »

Uther regarda Rose.

« Je vous suggérerais de rester ici, mais je devine à votre visage que cela ne se fera pas. Je dois donc demander, donc, que vous autorisiez Merlin à placer un sort protecteur sur vous ? »

Rose sourit à Uther et hocha la tête, accédant à la requête.

« Merci. Merlin, viendrez-vous également avec nous ?

— Oui, sire.

— Je viens aussi ! » pipa Harry.

Son papa lui adressa un regard.

« Harry…

— Je suis d'accord avec votre père, jeune Harry. C'est dangereux pour un enfant…

— Arthur est mon ami, et c'est de ma faute s'il était au marché en premier lieu. Et si vous ne me laissez pas venir avec vous, je vais juste vous suivre. »

Rose rit.

« Oh oui, je l'imagine très bien. »

Le Docteur tourna un regard trahi vers Rose.

« Tu n'es pas supposée prendre son parti. » se plaignit-il.

Rose souffla :

« Tu ne connais de toute évidence pas ton propre fils, Docteur. Le moment où on passera les portes, Harry sera juste là, avec son cheval sellé et tout. Nous ne ferons pas plus de dix kilomètres avant qu'il nous rattrape et il sera alors inutile de le renvoyer en arrière. Autant le laisser venir avec nous dès le début. Comme ça, tu sauras où il est. »

Le Docteur grogna.

« D'accord, d'accord, mais Harry, pas de vagabondage. Du tout. Compris ? »

Harry hocha la tête. Uther regarda la scène avec amusement, et échangea un sourire avec Merlin.

« Bien, Merlin va vous montrer les écuries. Nous partons dans une marque de bougie.

— Vous venez également, sire ? » demanda Merlin.

Uther acquiesça :

« Bien sûr. C'est mon fils.

— Je vous recommanderais de ne pas le faire, mais je peux voir que ça n'arrivera pas. Je vais poser un sort sur vous également. J'offrirais bien la même chose à Harry, mais ça n'aurait aucun effet, j'ai bien peur. Le sort disparaîtrait trop rapidement. »

Il pencha la tête, se tapant le menton en réfléchissant.

« Mais je pense que ça sera ta première leçon, petit. »

Harry eut un grand sourire, extatique. Des leçons de magie et une mission de secours. Cette journée devenait très intéressante.

~~~~~~~~~~~~~~ C'est la fin ~~~~~~~~~~~~~~


Notes de la traductrice :

Voilà un chapitre où les titres s'accumulent pour désigner les personnages, et comme souvent en traduction, ils donnent du fil à retordre ! Voici le détail :

(1) Roi Éternel d'Albion : la phrase en anglais est « Once and Future King of Albion » qui est une formule reconnue de la littérature anglophone, utilisée principalement par Mallory (le Morte d'Arthur) et ceux qui s'en inspirent. C'est habituellement traduit par « Roi qui Fut et Sera » mais ça ne passait pas avec la structure de la phrase, alors j'ai utilisé une autre variante, le « Roi Éternel ».

(2) Oncoming Storm : c'est un titre gagné par le Docteur dans la saison 4, il me semble. On pourrait le traduire par « Tempête qui gronde » ou « Tempête qui approche », mais je ne trouve pas ça joli, et c'est une des raisons qui expliquent pourquoi je n'ai pas voulu traduire les noms propres anglais en français :)

(3) Roi qui Sera : en anglais « Next and Future King » (littéralement : Prochain et Futur Roi). J'ai cette fois respecté la traduction la plus courante :)

Sinon, vous avez ce chapitre avec un jour d'avance, car demain, c'est mon anniversaire, et je ne pense pas que j'aurai le temps de me connecter à Internet pour publier le chapitre. Donc le voilà aujourd'hui !

A dans quinze jours pour la suite !