Histoire originale : The Savior, Child of the Tardis, Son of a Mad Man, de Blackcatkuroi
Nombre de chapitres de l'histoire originale : 34, en cours
Nombre de chapitres traduits : 18
Chapitre 18 - Où il y a de la magie
~~~~~~~~~~~~~~ C'est un début ~~~~~~~~~~~~~~
Kirigal leur fit un salut de la main alors qu'il s'éloigna dans sa nouvelle maison, une planète jamais touchée par les hommes, et qui le resterait ainsi pendant des millénaires. Oh, bien sûr, il y avait très peu de planètes dans l'Univers que les humains n'avaient jamais abordées, mais elles existaient.
Harry regarda Kirigal partir, le Tractite caracolant alors qu'il explorait sa nouvelle maison.
« Papa, est-ce que les humains sont vraiment aussi mauvais que Kirigal le dit ? »
Le Docteur soupira :
« Les humains sont des créatures de l'extrême. Amour extrême, colère extrême, souvent au sein de la même personne. Ils influencent tous ceux qu'ils rencontrent, tous ceux qu'ils connaissent, et toutes les espèces qui entrent en contact avec eux repartent souvent avec une impression ou une autre. Certaines les voient comme dangereux, d'autres comme simples, plus nombreuses les voient amusants, mais ils sont rarement ignorés. Donc ta réponse dépend de quel humain on parle. »
Harry secoua la tête. Il obtenait rarement une réponse claire de la part de son père.
« Donc, Docteur, où est-ce qu'on va maintenant ? » demanda Rose en s'appuyant contre la console.
Le Docteur ferma les portes du TARDIS et regarda Rose et Harry avec un grand sourire :
« Qui veut visite la seule planète purement magique qui a jamais existé ? »
Les yeux de Harry s'écarquillèrent et il commença à sautiller sur la pointe des pieds :
« Une planète magique ? Vraiment ? Il y en a une qui existe ? »
Le Docteur hocha la tête :
« Je n'ai jamais été capable d'y aller. Les habitants sont un peuple paranoïaque et seuls ceux avec un magicien à bord sont autorisés à atterrir. J'ai fait un survol, mais je n'ai jamais pu entrer dans l'atmosphère. Mais toi, Harry, tu es aussi magique qu'un humain peut l'être. » dit le Docteur en regardant son fils.
Harry eut un sourire moqueur :
« Donc tout ce pour quoi je suis bon est un ticket pour la seule planète où tu n'as pas le droit d'aller ? On dirait qu'on va devoir te laisser dans le TARDIS alors. »
Le Docteur cligna des yeux :
« Eh ! Ce n'est pas juste ! Qui pilote ce vaisseau ?
— Quand tu ne t'amuses pas à la projeter dans des failles dimensionnelles, je suppose que c'est toi, dit Harry en levant un sourcil.
— Tu as eu ton propre lot de te jeter dans de drôles de situations aussi, » souligna le Docteur.
Rose regarda père et fils se chamailler un peu plus, avant d'intervenir :
« Eh, calmez-vous maintenant. Vous deux vous chamaillerez plus tard. Je veux voir cette planète magique avant que l'Univers s'effondre dans le chaos. »
Harry et le Docteur la regardèrent avec surprise :
« Machine temporelle, dit Harry en faisant un geste autour de lui.
— Vous deux vous disputerez jusqu'à ce qu'elle passe l'arme à gauche elle aussi, dit Rose. Allez, c'est parti, une nouvelle planète à explorer ! »
Le Docteur eut un grand sourire :
« Allonz-y [ndlt : en français dans le texte] ! Direction Diagon57 (1) ! »
Harry regarda son père, perplexe :
« Vraiment, elle s'appelle Diagon57 ?
— C'est le nom sur les cartes stellaires de la région. Je n'ai jamais été sur la planète, donc je ne pourrais pas te dire si ses habitants l'appellent différemment, dit le Docteur en soulevant brutalement des leviers. Maintenant, accrochez-vous ! À chaque fois que j'ai essayé de m'approcher de la planète, ça a été un voyage mouvementé ! »
Harry et Rose s'aggrippèrent aux balustrades. Le TARDIS commença à secouer, puis, tout d'un coup, s'arrêta en tremblant légèrement. Le Docteur regarda autour de lui.
« C'est tout ? demanda Harry.
— Et bien, peut-être que c'est différent avec un magicien à bord. Jamais venu ici, tu te souviens ? »
Rose courut vers les portes :
« Allons voir ! »
Elle ouvrit les portes en grand et la lumière éclatante entra par l'ouverture.
« Oh. »
Le Docteur ne pouvait pas dire si c'était de la déception ou de l'émerveillement, les deux sonnaient souvent pareil.
« Quoi ? Nous n'avons pas atterri ?
— Harry, tu dois venir voir ça ! »
Rose se tourna, attrappa la main de Harry et franchit la porte en courant. Le Docteur les suivit juste quelques pas derrière eux, en fermant la porte derrière lui. Il s'arrêta brusquement à côté de Rose et Harry, regardant le monde sur lequel ils venaient d'atterrir.
Ils se tenaient au sommet d'une colline couverte de ce qui pourrait être de l'herbe, à part qu'elle se métamorphosait et changeait de couleurs et de texture à chaque caresse du vent. Les arbres, des arbres de couleurs étranges, des arbres de formes étranges, accrochés dans le vide, croissant en dessous et au dessus, des branches pendant vers le sol. L'eau courait dans le ciel, tournant sur elle-même et réflétant les couleurs du sol. Les montagnes flottaient et de la musique était portée par le vent, non, était créée par le vent.
« Wouah… tout ça, c'est de la magie ? demanda Harry, la voix douce et les yeux écarquillés. C'est merveilleux.
— Tu peux répéter ça. Je n'ai jamais rien vu de tel ! s'exclama Rose avec un grand sourire excité en regardant autour d'elle. C'est fantastique ! »
Le Docteur s'émerveilla de l'évident pouvoir et énergie qui tournoyaient dans l'air et saturaient le sol.
Une voix forte et suraigüe interrompit la tranquilité de la scène :
« Et, vous ! Que faites-vous là ? Vous savez que c'est interdit ! »
Ils se tournèrent vers la voix, pour voir seulement une petite créature ronde et bleue sautiller vers eux, de la fumée sortant de ses oreilles.
« Euh, papa ? Est-ce que cette planète abrite toutes les espèces qui ont de la magie dans l'univers ? demanda Harry. Parce qu'elle doit être très grande.
— Je ne sais pas. Jamais venu ici. Je suppose que oui, vu que c'est une sorte de havre. Autorise tous les magiciens persécutés à trouver un endroit où vivre et s'épanouir et fournit également une éducation à tous ceux qui en ont besoin, commenta le Docteur. Je suis sûr que la magie a ses possibilités de donner aux choses la taille dont elles ont besoin.
— Vous devriez vous taire, les garçons. Elle… il… ça ne semble pas très content envers nous, avertit Rose.
— Donc… notre première rencontre sur la seule planète purement magique est se faire crier dessus par une créature magique. Oui, ça sonne pas mal, marmonna Harry. On ne peut aller nulle part sans se faire crier dessus.
— Eh, on ne se fait pas tirer dessus, donc positive, » dit Rose.
La petite créature sautillante était toujours en train de fumer par les oreilles alors qu'elle grimpait la colline.
« Qui êtes-vous ? Comment êtes-vous passés au delà des sorts de sécurité autour du périmètre ? Transplanage, Portoloin, Vol, Saut, Glissade, tout est bloqué ! »
Elle fit cligner ses grands yeux dans leur direction, quelque chose que Harry estima être signe d'une colère bouillonnante.
« Tous les sorts de transport connus et probablement plusieurs inconnus ! »
Elle regarda les trois.
« Qui êtes-vous ? Je connais chaque magicien de vue, mais je ne vous ai jamais vus avant… attendez… peut-être que si… laissez-moi réfléchir…
— Papa, est-ce que tu sais d'où il/elle/ça vient ? demanda Harry.
— Non, mais je ne connais pas de vue toutes les espèces de l'Univers. Ce serait impossible et peu pratique. Autant d'espèces dans l'Univers que de grains de sable sur toutes les plages de la Terre, et peut-être davantage.
— Et dire que je te pensais omniscient. Ça m'apprendra à supposer, » dit Harry.
Son papa leva les yeux au ciel.
Ils furent silencieux pendant un moment.
« Euh, je ne pense pas que vous pourriez connaître aucun d'entre nous, dit Rose en s'accroupissant. Nous ne sommes pas exactement du coin. Pas de ce secteur, j'ai bien peur.
— Secteur, hémisphère, ligne temporelle, ça n'a aucune importance. Seulement une école sur la planète pour les magiciens, et je m'occupe de la paperasse pour chacun des nouveaux inscrits. Je dois t'avoir vu quelque part, petit. »
La créature observa Harry.
« Tu es assez âgé pour quelques classes de débutants, peut-être même une évaluation de focus. Trop jeune encore, en âge humain, pour de véritables classes. Où est-ce que je t'ai déjà vu avant… »
Elle s'interrompit et ses yeux s'écarquillèrent davantage, si c'était possible.
« Oh, oh, c'est VOUS ! Oh non, ce n'est pas bon. Pas bon du tout. Vous ne devriez pas être là. Pas être là du tout. Le Conseil a votre signature magique en alerte, donc ils savent que vous êtes ici, aucun moyen de vous faire partir de la planète maintenant. Oh non, ce n'est vraiment pas bon. »
Harry, Rose et le Docteur échangèrent un regard de confusion stupéfaite.
« Euh, que voulez-vous dire par je ne devrais pas être ici ? Je veux dire, le champ de force de la planète nous a laissés entrer, dit Harry en regardant son papa. Si je n'étais pas supposé être là, est-ce qu'ils n'auraient pas mis un verrou sur ma signature magique, pour lui refuser l'entrée dans l'atmosphère ? »
La petite créature les regarda avec de grands yeux :
« Oh non, ce serait une terrible entorse à l'éthique et aux traditions. Aucune signature magique n'a jamais été bloquée de cette planète sans le vote complet du Conseil et chaque Cercle de Magis des sous-réseaux. Placer une alerte est déjà une mesure drastique. Oh bon sang, vous allez devoir me suivre. Vous, votre père et la Lady Wolf. Oh bon sang, oh bon sang, le Conseil ne va pas aimer ça du tout. »
Harry se précipita à ses côtés :
« Hé, quel est votre nom ? Je ne connais même pas votre nom ! »
Elle s'arrêta et se tourna, les yeux toujours écarquillés :
« Je suis I'lafy, Gardien des Archives pour l'Académie Emeraude. Vous êtes Harry, fils du Docteur et de la Lady Wolf, protégé par l'Immortel, Enfant du TARDIS. Je n'ai jamais pensé de ma vie que je vous rencontrerais un jour. »
Harry eut l'impression qu'I'lafy se serait incliné s'il avait pu. En tout cas, les yeux restèrent écarquillés et fixés sur Harry pendant encore un moment.
« Euh, d'accord, si vous voulez dire Rose, et bien, elle n'est pas vraiment mon parent. Je veux dire, pas encore certainement, même si vous avez tous entendu parler de nous, alors j'imagine qu'ils ont réussi à le documenter de manière officielle quelque part, à une époque. »
I'lafy regarda un moment de plus, puis se tourna et s'éloigna en sautillant, leur faisant signe de garder le rythme.
Ils furent guidés à travers la merveilleuse étendue de magie et de visions fantastiques. La terre s'enfonçait et se courbait, brillait et étincelait, devenait transparente ou tombait dans des profondeurs invisibles à l'oeil nu. Des ponts furent conjurés par I'lafy pour traverser ces fossés difficiles et disparurent dès que la dernière personne en était descendu. Harry aurait adoré s'arrêter et avoir une discussion sur les magies à l'oeuvre dans la zone, mais I'lafy ne ralentit jamais le pas et les trois furent obligés de suivre.
Ils eurent finalement une possibilité de s'arrêter après être passés à travers un portail scintillant, et I'lafy fit un mouvement en arc avec une petite pierre sphérique. Le portail disparut, tout comme le paysage derrière.
« Eh, qu'est-ce que c'était que ça ? Nous avons laissé le TARDIS là-bas ! Comment est-ce que nous sommes supposés rentrer ? demanda Harry.
— Le TARDIS ira bien, et quand le Conseil aura décidé quoi faire avec vous, elle sera amenée dans la Salle Principale. Ne vous inquiétez pas, la magie des Champs Improbables ne l'abîmera pas.
— Je n'étais pas inquiète au sujet de la magie pouvant l'affecter jusqu'à ce que vous le mentionnez, marmonna Rose. Que voulez-vous dire ? C'était très joli, là-bas, qu'est-ce qui pourrait bien être dangereux ? Nous n'avons pas été blessés.
— Vous y êtes restés moins de trente minutes. Les Champs Improbables ont la capacité à émerveiller et capturer un magicien, et avant qu'on installe la barrière, la famille non-magique d'un magicien s'y est aventurée, ensorcelée par les visions. Nous les avons retrouvés trois semaines plus tard, à moitié corrompus et impossibles à sauver. Les seuls magiciens qui sont autorisés à entrer sont les puissants qui ont reçu la permission de mener des expériences et qui ont la capacité de résister à l'ensorcellement, ainsi que ceux qui ont une magie protectrice personnelle très particulière, comme moi-même. La magie de mon espèce a évolué dans un climat rude. Nous sommes toujours les Gardiens des Portails. »
I'lafy s'arrêta et se tourna pour les regarder :
« Je me demande si les Champs auraient le même effet sur un Seigneur du Temps ou la Lady Wolf. Vous êtes des êtres improbables, cela devrait être intéressant à découvrir.
— Et bien, même si j'aimerais découvrir moi-même, nous devrions probablement découvrir d'abord comment récupérer le TARDIS, et comme je doute que vous allez simplement réouvrir le portail pour nous, le Conseil serait notre meilleure chance, dit le Docteur en regardant I'lafy. Donc, je propose que nous y allions ? »
I'lafy se tourna et s'éloigna en bondissant, laissant les trois se précipiter derrière.
« Donc je suppose que nous sommes déjà venus avant, à en juger par l'accueil, dit Harry, dirigeant l'affirmation vers I'lafy. Ou sommes-nous si loin dans le futur que je suis une note de bas de page dans un livre d'histoire ? »
I'lafy se tourna vers eux :
« Oh non, jamais une note de bas de page. L'Enfant du TARDIS ne sera jamais une note de bas de page dans aucun livre d'histoire ! Vous êtes le… non, je ne devrais rien dire, je ferais une terrible infraction aux règles. Non, vous devez attendre jusqu'au Conseil. »
Rose soupira :
« Et bien, ce ne fut que partiellement utile. Je ne suis toujours pas sûre de ce qui me rend nerveuse dans toute cette histoire, mais je n'ai jamais aimé les gouvernements intrusifs ou les commentaires mystérieux. Ils font de toi une sorte de personnage légendaire, Harry, » dit-elle en regardant le dos d'I'lafy alors qu'ils passaient des collines et champs à un chemin fait de ce qui semblait être des pierres orange vif de différentes formes et tailles.
« Je vois que la communauté magique devient de plus en plus dingue avec le temps, dit Harry en s'avançant sur le chemin vivement coloré.
— Et bien, ils ne sont pas partis d'une base très saine, donc ce n'est pas comme s'ils avaient beaucoup évolués, commenta le Docteur.
— Tu peux parler, » marmonna Rose.
Le Docteur lui lança un regard.
« Oh, ne me regarde pas comme ça ! Chaque fois qu'on va quelque part, je dois toujours m'assurer de m'habiller pour être sûre de m'adapter à l'époque, mais Monsieur le Grand et Puissant Seigneur du Temps, tu ne t'es jamais préoccuper de changer ce blouson en cuir ou ton costume à rayures. Et ne me lance pas sur cette manie de lécher, ou ce tournevis sonique.
— N'insulte pas mon tournevis sonique ! J'aime mon tournevis sonique ! »
Harry leva les yeux au ciel. C'était comme s'ils étaient déjà marriés.
Le chemin orange les conduisit dans ce qui semblait être un quartier commerçant, s'ils pouvaient en croire les différents panneaux. Même si les bâtiments n'avaient rien de normal, Harry pouvait de temps en temps deviner ce qui était vendu.
Un bâtiment de plusieurs étages, entouré par une allée flottante, semblait vendre des livres. Un chemin blanc se détachait de celui orange et rencontrait l'allée à environ un mètre cinquante du sol. Harry n'était pas sûr de situer l'entrée. S'il y avait besoin d'une entrée. Peut-être qu'il y avait une autre sorte de magie qui permettait aux clients d'accéder aux livres.
Un chemin noir qui ressemblait à un trou noir conduisait à un magasin bas qui semblait fondre dans le sol. Il semblait vendre le matériel destiné à aider dans la création de magie physique comme les potions, les réactions alchimiques, la magie cristalline et la… ''Kelhesterie'' ? demanda Harry, peu certain de ce dernier mot.
I'lafy parla de sa place à l'avant :
« La kelhesterie est une branche de la magie dévolue à l'étude des êtres magiques. La plupart d'entre eux donnent leur corps à l'étude magique quand ils meurrent. »
Harry cligna des yeux.
« Ah, et bien, c'est intéressant. Comment d'espèces magiques il y a ? À quel point sont-elles différentes les unes des autres ? Peuvent-elles faire le même type de magie ? Y a-t-il des restrictions basées sur les espèces et si oui, comment la magie est-elle enseignée ? »
Il y eut des petits rires de la part des deux adultes. I'lafy eut un grand sourire :
« Vous êtes une personne extrêmement fascinante, Harry. J'aimerais vous observer en classe. Vous serez la cause de migraines chez n'importe quel professeur que vous pourrez avoir. »
Harry fit la moue :
« Ça ne répond pas à mes questions, cependant. Je veux dire, vous nous avez dit que votre espèce a une protection magique spéciale qui vous permet d'entrer dans les Champs Improbables. Je suis sûr qu'il y a plein de diversités intéressantes dans les espèces magiques, surtout à cause de fait que la magie est une pierre angulaire de l'Univers. Les humains ont reçu leur magie de façon différente de la plupart des espèces, donc les humains magiciens naturellement créés n'ont jamais atteint une réelle domination sur Terre. Je veux savoir comment les magiciens naturellement créés d'autres espèces ont adapté leur magie à leur environnement. Je veux dire, la magie est un outil développé par une espèce sur une planète dont l'alignement est trop proche des schémas de flux des énergies de l'Univers, donc il y a plein d'espèces différentes. »
Rose regarda le Docteur avec un sourcil levé :
« Qu'est-ce que tu lui as enseigné ? demanda-t-elle.
— J'ai juste fourni une bibliothèque à laquelle il peut accéder à n'importe quel moment. Ce qu'il y apprend dépend entièrement de lui, » protesta le Docteur.
Rose leva les yeux au ciel :
« C'est ça, j'y crois totalement. Comme si tu ne le dirigerais jamais subtilement vers telle partie de la bibliothèque ou telle autre.
— Et bien, ça ne peut pas faire de mal s'il trouve soudainement la section sur l'énergie magique de l'Univers, et ça ne fait certainement aucun mal s'il développe un intérêt accru sur le développement magique dans l'Univers. Etant un être magique, c'est important de savoir où sont ses racines.
— Et pourtant je n'ai jamais réussi à retourner dans l'époque où je suis né, » intervint Harry.
Le Docteur lui adressa un regard acéré. Harry lui répondit par un regard noir. Pendant un instant, Rose se demanda s'il était possible d'incinérer quelqu'un avec un regard noir.
« Petit, j'aimerais vous présenter à la directrice des études sur l'Univers Magique. Je crois que vous trouverez beaucoup de vos réponses là-bas, » intervint I'lafy.
Harry se tourna rapidement, les yeux s'écarquillant de plaisir et son irritation envers son père momentanément oubliée.
« Vraiment, vous feriez ça ?
— Si le Conseil n'y voit pas de problème, je suis sûr qu'elle adorerait s'entretenir avec vous sur le sujet. Il lui est très cher et elle trouve rarement quelqu'un qui y présente un réel intérêt. »
Les yeux de Harry se firent rêveurs et il flotta derrière I'lafy dans un brouillard de questions et d'idées et de pensées pour l'expert qu'il pourrait rencontrer.
Ils atteignirent la fin du chemin orange, et Harry comprit qu'ils quittaient le quartier commerçant car au lieu des chemins qui s'éloignaient vers des étranges bâtiments, il y avait seulement une route de marbre épais et noir, à un peu plus de quatre mètres de hauteur, se dirigeant droit vers un large dome.
« Je suppose que c'est le Conseil ? dit Rose en pointant vers le dome.
— Oh oui. Enfin, le Conseil est situé dans la zone supérieure du Carrefour Central. De nombreux éléments importants d'Haleysio sont dirigés depuis le Carrefour Central.
— Haleysio ? » demanda Harry.
I'lafy gloussa, de la fumée s'échappant des grandes oreilles :
« Oh, c'est la désignation correcte de cette planète. Elle a été changée par les Cercles de Magis il y a environ cinq siècles. Je crois qu'avant, quelqu'un manquant d'imagination l'avait appelée Diagon57, suivant une quelconque tradition ridicule de la Terre. »
De la fumée s'échappa en panaches alors qu'I'lafy continuait à glousser :
« Je me souviens des histoires sur la frustration du conseil qui essayait d'avoir les bonnes autorisations pour changer le nom. Il semble que les colonisateurs humains originaux qui ont lancé le sort d'appellation étaient un peu fous, et quand ils ont nommé la planète, ils ont lié le nom dans la matrice des boucliers qui protègent l'ensemble de la planète. Après quelques millénaires, après le Temps du Chaos, chacun a compris combien les fondateurs étaient fous, et il y a eu aussi des plaintes sur les traditions d'appellation centrées sur les humains, et chacun a cherché comment ils pouvaient changer le nom. »
Rose ne put s'empêcher de se souvenir de sa première idée sur les magiciens : ils étaient tous dingues.
« C'est encore enregistré comme Diagon57 sur les cartes stellaires de cette région, et ça continue à l'être, à ma connaissance. Je n'avais pas connaissance du changement de nom, ça ne semble pas être sorti de la planète, commenta le Docteur.
— Je ne suis pas surpris. Ça leur a demandé beaucoup d'effort pour changer le nom sur les documents officiels et pour autoriser le nouveau nom à être utilisé pour toutes les raisons officielles ou non. Pour qu'ils changent aussi le nom en dehors de la matrice protectrice, cela leur aurait demandé encore plus d'effort et sans doute beaucoup plus de dépenses que ce que le Conseil était prêt à faire, expliqua I'lafy.
— Donc, d'où vient le nom ? Je ne reconnais pas le dialecte d'origine, ou n'importe quel dialecte, d'ailleurs, dit Harry. Après, je ne suis pas un expert. Quelle langue utilise Haleysio ?
— C'est une histoire intéressante, mais pas très longue, dit I'lafy en souriant à Harry. Bien que chaque espèce a son propre sort de traduction, ce serait inutile de voyager dans l'univers sans en avoir un, des petites différences magiques les rendent très difficiles à utiliser dans les grands rassemblements, et les incompréhensions entre les sorts de traductions ont été la cause principale de la mort de plusieurs membres du conseil. Le Conseil d'Haspethi fut celui qui se mit en charge de trouver une langue commune à utiliser par tous. Un linguiste de chaque espèce qui a collaboré a fait part de son expertise dans la création de ce langage et il a été appelé, officiellement du moins, Haspethi, d'après le chef de conseil qui l'a lancé, financé, et dirigé le mouvement. Même si Haspethi n'a jamais vu le fruit de son travail, vous verrez sa silhouette holographique dans le Conseil Vénéré. Elle prend une bonne place dans le Conseil Vénéré. Elle vient d'une espèce connue pour sa directivité, son intransigeance et leurs corps aux nombreux membres. De magnifiques combattants et utilisateurs de magie destructrice, tant que vous n'êtes pas leur adversaire.
— Officiellement ? » demanda le Docteur.
I'lafy tourna des yeux brillants vers eux :
« Tous ceux qui ont la moindre importance, et qui ont suivi les cours les plus élémentaires de l'histoire d'Haleysio, savent que Haspethi n'a commencé le mouvement d'une langue commune que parce qu'elle était particulièrement mauvaise dans les sorts de traduction et refusait qu'on en applique un sur elle. Son espèce est dans l'incapacité de produire une portée de sons cruciaux pour près des trois quarts des langues maternelles de la population, et la plupart ne pouvait pas parler autre chose que leur propre langage, puis par la suite le Haspethi, et se reposaient lourdement sur les sorts de traduction. Aujourd'hui, la plupart l'appellent la Langue Frustrée ou la Voix de Pethi, ou d'autres variations de ce style.
— La dernière ne sonne pas trop mal, » dit Rose.
I'lafy lui adressa un sourire :
« Vous devez lire l'essai sur le Conseil de Haspethi écrit par J'xrafi-Korilkhan. C'est une insulte merveilleuse quand elle est utilisée en connaissance du fait que Haspethi était complètement ignorante de son incapacité à lancer un sort de traduction jusqu'à la mort de sa mère. Haspethi avait déjà passé depuis longtemps sa seconde mue et aurait du être parfaitement au fait de ses capacités magiques. Le fait qu'elle ne le soit pas, et que sa mère avait lancé secrètement le sort nécessaire sur elle pendant les deux premiers cycles de sa vie, fut une révélation choquante. »
Rose cligna des yeux.
« Ah, et bien, je peux voir pourquoi elle était si en colère. »
Ce qu'elle voulait vraiment savoir était pourquoi la mère d'Haspethi ne lui avait jamais dit ce qu'elle faisait, mais avant que Rose puisse poser la question, la place principale du Carrefour Central apparut.
Harry avait écouté avec attention l'histoire de Haspethi et de la langue qui portait son nom. C'était intéressant d'entendre parler d'un langage créé délibéremment par tant d'espèces diversifiées.
« Papa, est-ce que tu as déjà entendu quelque chose comme ça avant ? » murmura Harry.
Les yeux du Docteur pétillèrent.
« Oh, il y a un certain nombres de langages qui ont été délibérément créés. Sur Terre, il y en a un qui s'appelle l'Espéranto. Un autre sur Vrshhx s'appelle Vrrrxx, il y en a aussi plusieurs dans le Septième Grand Conglomérat d'Elcil. Mais je n'ai jamais entendu parler d'un langage créé par la volonté d'une seule personne. C'est assez étonnant. J'aimerais bien rencontrer cette Haspethi, » dit le Docteur avec un clin d'oeil en direction de Harry.
Harry lui adressa un sourire en retour.
La place était presque vide bien que l'étoile de la planète soit haute au dessus d'eux.
« Où est tout le monde ? demanda Rose. Je m'attendais à ce qu'une place accueillant le gouvernement central soit bondée.
— Oh, à cette période de l'année, presque tout le monde est à l'intérieur, pour faire les préparatifs pour le festival qui arrive. La plupart des grands mages de la planète vont participer, et les jeunes de l'Académie feront une démonstration qui demande une intense concentration. Même si sur le campus de l'Université Emeraude, vous pouvez trouver les étudiants les plus âgés en train de travailler les défauts de leurs sortilèges, dit I'lafy.
— Festival ? intervint le Docteur. J'adore une bonne fête ! J'espère qu'il y aura des bananes. On ne peut pas faire une bonne fête sans bananes. »
Rose leva les yeux au ciel.
« Il a une fois failli me laisser me faire cannibaliser par l'équipage mécanique d'un vaisseau pendant qu'il était en train de faire des daiquiris à la banane dans une fête des années 1700 en France, » confia Rose à Harry dans une voix juste au dessus du murmure.
Harry gloussa. Le Docteur se contenta de sourire :
« Et bien, tu n'as pas été cannibalisée, et les Français ont vraiment adoré les daiquiris.
— Je crois qu'il y aura plein de nourriture différente au festival. C'est la célébration annuelle de l'Appellation officielle. Le changement de nom d'Haleysio est un événement très important et est célébré avec toute la joie possible.
— Quand est le festival ? demanda Harry.
— Dans cinq jours, » répondit I'lafy en les conduisant dans le grand bâtiment, à travers l'étrange arche noire.
Un voile de magie séparait l'intérieur de l'extérieur. Harry trembla en passant à travers, sentant la magie étudier son pouvoir.
« C'était pour quoi, ça ? » demanda Harry en pointant vers la vague de pouvoir provenant de l'entrée.
I'lafy leva une oreille en interrogation :
« Êtes-vous en train de parler de la barrière ? C'est un sort à plusieurs niveaux. Je crois qu'une partie est faite pour empêcher le temps à l'extérieur d'avoir une influence sur la température intérieure, une autre enregistre votre présence et vous ajoute au registre des visiteurs dans le hall d'entrée du Conseil, et le dernier niveau vérifie vos intentions et s'il y a quoi que ce soit de suspect, les gardes seront alertés et vous serez escortés vers une pièce privée et ensorcelée pour être interrogés. »
Le regard d'I'lafy alla entre Harry et l'arche :
« Je suis surpris que vous l'ayez senti. C'est voulu pour être très subtil. »
Harry haussa les épaules :
« J'ai toujours été assez doué pour détecter la magie, même si je ne peux pas toujours dire pourquoi elle est là. Celle-là était très… invasive. Je pouvais la sentir fouiller ma magie. C'était perturbant.
— Vraiment, » dit I'lafy, et de l'étonnement stupéfait s'afficha sur le visage bleu.
Le Docteur posa une main sur l'épaule de Harry, le regard aimable, mais de l'acier visible juste sous la surface. Rose s'approcha. Elle pouvait voir la curiosité dans les yeux d'I'lafy et ne savait pas ce que ça voulait dire pour Harry.
« Allons voir le Conseil, » suggéra le Docteur, et I'lafy se détourna avec réticence et les conduisit plus loin.
Ils auraient du monter sur un disque flottant pour les amener directement dans le Hall d'Entrée du Conseil, mais rencontrèrent à la place une grande silhouette mince comme une brindille descendant du disque.
Grand était un euphémisme, pensa Harry. La créature les dominait complètement, était d'une couleur vert profond, et possédait un nombre intriguant de membres. Chaque membre était aussi mince que le corps.
I'lafy s'arrêta et de la fumée sortit de ses oreilles en petits panaches.
« Grand Membre du Conseil Shorll d'Haleysio Central. Je ne savais pas que vous nous rencontreriez ici.
— I'lafy, je te remercie de les avoir amenés au Conseil. Je vais prendre la suite. Tes Partenaires ont demandé ta présence à l'Académie pour surveiller l'arrivée des nouveaux étudiants, » dit Shorll, et la voix haute et mélodieuse évoqua à Harry un instrument à vent.
La fumée s'échappa en plus grande quantité et I'lafy eut un grand sourire :
« Je vais les retrouver tout de suite. Merci, Grand Membre du Conseil. »
I'lafy s'éloigna en sautillant, et se tourna soudain vers Harry pour lui dire :
« Je vais informer les membres appropriés de l'équipe d'Emeraude que vous souhaitez leur parler, et si le Conseil le permet, prendre rendez-vous avec vous pour les rencontrer.
— Merci I'lafy !
— J'ai besoin de ton rapport d'ici une heure, I'lafy. Assures-toi qu'il atteigne mon cristal rapidement.
— Oui, Dame Shorll. Je vous le transmets dès que j'arrive à l'Académie. »
Dame Shorll souffla d'exaspération alors qu'I'lafy quittait le bâtiment et disparut.
« J'aimerais qu'ils ne m'appellent pas Dame. J'ai essayé de faire de mon mieux pour laisser ce titre derrière moi.
— Les gens vous appelleront comme ils veulent, peu importe ce que vous leur dites. J'ai collectionné plus de noms au cours de mon existence que je me souviens. Comment préférez-vous êtres appelée, donc ? Autant nous faire savoir, pour ne pas qu'on ignore vos désirs et vous appelle Dame, » dit le Docteur avec un sourire malicieux.
Shorll tourna ses grands yeux lumineux vers le Docteur :
« Vous, Seigneur du Temps, êtes très inhabituel. Je préfère l'utilisation de Shorll, si possible. C'est déjà un titre en soi, mais un que j'ai gagné honnêtement, sans être né avec. Je l'aime bien. »
Rose fronça les sourcils :
« Donc Shorll n'est pas votre vrai nom ?
— Non, en effet, Lady Wolf. Mon peuple préfère garder les noms privés, entre partenaires et membres de la famille. Peut-être les amis proches. Chaque enfant gagne son titre à un jeune âge à travers ses accomplissements, et c'est leur nom public.
— C'est très fascinant, murmura le Docteur. C'est assez similaire au système de mon peuple, même si nous choisissons souvent nos noms. »
Shorll inclina la tête :
« De telles coutumes ne sont pas rares sur Haleysio. Les noms sont une chose puissante en magie, même si certains peuples ne sont pas aussi perturbés par la Magie des Noms que d'autres. »
Rose eut un grand sourire :
« Les noms sont une chose puissante. Celui que vous me donnez m'a été donné par le Temps lui-même. Même si je suppose que j'ai également choisi ce chemin.
— Votre nom est écrit dans les étoiles, Lady Wolf. Mais s'il vous dérange, y a-t-il un autre nom que vous préférez ? demanda Shorll en baissant la tête vers Rose.
— Rose me va bien. Je l'ai eu pendant plus d'un siècle et il ne m'a jamais fait de mal.
— Comme la fleur qui éclot avec la pluie, belle mais avec des épines qui piquent celui qui n'observe pas. Un nom adapté à celle qui a captivé le Seigneur du Temps. »
Rose rit.
« Bien, et si nous nous rendions au Conseil à présent ? Même si j'adore cette conversation sur les noms, j'aimerais avoir l'assurance que le TARDIS sera déplacé à un endroit plus sûr que les Champs Improbables. Je ne sais pas ce qu'une telle concentration de magie puissante peut lui faire.
— Le Conseil vous attend. Même si je dois vous informer avec regret que jeune Harry ne sera pas autorisé au Conseil, dit Shorll en se penchant vers Harry : je suis désolée, petit, mais votre présence sur Haleysio a déjà causé beaucoup de tumulte. Si vous deviez participer au Conseil, je ne suis pas sûre que nous puissions empêcher un certain nombre de choses désagréables de se passer. Votre père et votre mère seront autorisés à vous informer de certaines discussions qui prendront lieu. »
Rose eut un grand sourire :
« Je prends ça comme un signe que nous avons réussi à enregistrer un marriage et une adoption quelque part avec ce moment temporel, dit-elle avec un sourire vers Harry. Tant que ça te convient, Harry. »
Harry leva un sourcil :
« J'imaginais que vous deux seriez mariés d'une façon ou d'une autre avant longtemps. Je suis plus inquiet par mon interdiction d'assister au Conseil.
— En effet. Je ne savais pas qu'il y avait un tel stigmate contre mon fils, » dit le Docteur en fronçant les sourcils.
Shorll déplaça ses membres avec élégance :
« Ce n'est pas un stigmate, mais plus une protection des lignes du temps. Il y a certaines choses qui peuvent être confiées à un Seigneur du Temps et la Lady Wolf, mais jeune Harry est trop au centre des événements pour obtenir les informations que nous devons transmettre aujourd'hui. »
Harry grommela, mais avoir été élevé à voyager dans le temps lui rendait la raison bien plus acceptable que cela n'aurait été le cas autrement.
« Bien. Je vais trouver quelque chose pour m'occuper. Il doit bien y avoir quelque chose d'intéressant qui se passe.
— Ne vadrouille pas, Harry, » avertit le Docteur.
Harry eut un grand sourire. Rose grimaça : elle connaissait ce sourire :
« Pourquoi est-ce que je ferais une telle chose ? se demanda Harry.
— Harry, prévint le Docteur. Je ne veux pas avoir à te chercher loin. S'il te plait, ne crée par d'ennuis.
— Je ne suis généralement pas celui qui crée les ennuis. Ce sont les ennuis qui me trouvent, » affirma Harry.
Le Docteur leva un sourcil sceptique.
« D'accord, bien, parfois, je les cherche, mais les ennuis font de leur mieux pour me trouver aussi !
— Et bien ne les tente pas, veux-tu ? » dit le Docteur en résistant à l'envie de se frotter les yeux.
Harry les salua de la main, et le Docteur et Rose rejoignirent Shorll sur le disque. Il s'éleva, emmenant rapidement ses passagers hors de vue.
Parfait, pensa Harry. A présent, il était temps d'explorer.
« Jeune Harry, le Grand Membre du Conseil Shorll m'a demandé d'être votre gardien pendant que le Docteur et la Lady Wolf sont occupés ailleurs. »
Harry fit un tour sur lui-même. Puis leva les yeux.
Une silhouette nébuleuse, plus gazeuse que solide, flottait à une trentaine de centimètre au dessus des yeux de Harry. Elle était gris foncé, avec ce qui semblait avoir l'apparence d'yeux quelque part au milieu du nuage. La voix profonde et rocailleuse s'élevait de l'être tout entier.
« Euh… bonjour. Je crains ne pas savoir ce que ou qui vous êtes, avoua Harry.
— Je suis Kyst, de la Faction Marbreuse, des Régions Nord de la Magie d'Haleysio. Je suis au service du Conseil, et Shorll m'a accordé le privilège de veiller sur vous. »
Harry étudia Kyst.
« Vous ressemblez aux êtres d'une planète que j'ai visité une fois, appelés… »
Harry fronça les sourcils :
« En fait, je ne me rappelle pas vraiment du nom. C'était une série de sons en claquements et tourbillons. Je n'ai jamais pu les reproduire. »
Le corps de Kyst trembla. Harry se demanda si c'était l'équivalent d'un rire ou quelque chose de similaire.
« Je crois que je connais la planète dont vous parlez. Mon peuple sont les magiciens de cette planète, et la plupart d'entre nous nous sommes installés à Haleysion pour la connaissance et un minimum de liberté. Même si notre planète d'origine n'avait aucune discrimination envers la magie, il y avait de strictes lois culturelles qui empêchaient l'apprentissage libre de la magie, une restriction qui s'appliquait à toute forme d'apprentissage qui n'était pas considérée comme acceptable. La magie n'était pas la cible principale. Malgré les efforts d'un grand nombre de personnes, ces lois n'ont jamais été abrogées, donc les magiciens sont partis, avec la bénédiction du gouvernement. »
Harry réfléchit à cela :
« Y a-t-il de nombreuses espèces différentes ici à cause de discrimination ?
— Pas la majorité, même si c'est certainement le cas pour un certain nombre de peuples. Certains sont ici parce que c'est la seule planète entièrement magique, avec une abondance de magie naturelle qui encourage la croissance et l'expérimentation. Certains sont là à cause de guerres qui ont détruit leur maison, même si les espèces véritablement guerrières ne sont pas autorisées à travers la barrière. Cela est arrivé une fois et les conséquences… »
Le corps de Kyst tournoya rapidement. Puis il s'inclina et sembla regarder Harry. Un étrange tremblement traversa l'être-nuage et il devint silencieux.
« Pensez-vous que je pourrais voir des livres sur l'histoire d'Haleysio ? » demanda Harry, curieux sur cette réaction et voulant en savoir plus.
Kyst ne semblait pas vouloir donner plus d'informations. Kyst tourbillonna à nouvau :
« Je crains de devoir vous décevoir. On m'a donné la ferme instruction de ne vous autoriser nulle part à proximité de n'importe quel réceptacle d'informations sur des faits historiques. »
Harry soupira. Bien sûr. Ils l'avaient interdit de Conseil pour des raisons similaires.
« Donc, que pouvons-nous faire ? Je refuse de rester ici jusqu'à ce que mon père et Rose reviennent.
— Et bien, nous pouvons toujours aller à la petite ville voisine. C'est seulement une courte marche pour vous, puisque j'hésite à essayer n'importe quel moyen de transport magique sans approbation du Conseil.
— Je pense que nous sommes passés à travers pour venir ici, songea Harry en hochant la tête. Et bien, allons-y ! »
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« Est-ce que Harry va s'en sortir ? demanda Rose. Il a tendance à aller se perdre dans les pires sortes d'ennuis.
— J'ai vu l'arrivée d'un membre de la Faction Marbreuse par le couloir, qui s'est approché et a tournoyé vers Shorll. J'ai pris ça comme un signe que Harry serait surveillé, dit le Docteur en levant les yeux vers Shorll.
— En effet, Seigneur du Temps. Kyst est un membre estimé de la Haute Garde du Conseil. Très honoré de garder le garçon. En effet, plusieurs se sont battus pour ce doit, même s'il est déconseillé de parier contre Kyst. Il a toujours eu une sorte de deuxième sens sur ce genre de chose, » dit Shorll avec un sourire.
Rose hocha la tête en guise de compréhension.
« Comment est-ce que Harry va le prendre, alors, de savoir qu'il est surveillé ?
— Oh, je suppose qu'il va essayer d'entraîner Kyst dans toutes sortes de problèmes, et quand il en sera incapable, il va essayer de s'éloigner sans faire gaffe et créer des ennuis tout seul, dit le Docteur en secouant la tête. Harry aime vagabonder.
— Kyst est probablement le meilleur pour le surveiller, donc. Très apte dans les magies de pistage et de protection. Harry sera en sécurité. Kyst a reçu l'instruction de laisser explorer Harry à l'intérieur d'une zone précise, et de le garder hors des librairies et centres d'information.
— Vous avez toujours des livres ? J'aurais pensé que le papier et l'encre seraient dépassés, à cette époque, commenta Rose.
— Oh, nous sommes toujours dépendants du papier et de l'encre de bien des façons pour certaines choses. La magie est assez volatile et certaines branches d'étude ne peuvent rien consigner si ce n'est sur le papier avec de l'encre. Nous avons toujours des plumes pour les plus excentriques, cependant. Nos instruments d'écriture sont bien plus avancés, même si nos méthodes sont occasionnellement assez anciennes. »
Shorll regarda autour d'elle alors que le disque s'arrêtait.
« Ah, nous sommes arrivés. Le Conseil vous attend.
Le hall d'entrée était grand et arrondi, le plafond à une hauteur invisible. Une grande arche couverte d'un nuage opaque de magie tournoyait devant eux. Shorll s'avança vers elle, faisant signe au Docteur et à Rose.
« Pourquoi le hall est si grand ? demanda Rose.
— Il y a près de deux cent membres dans le Conseil, et au moins un représentant de chaque espèce sur cette planète joint le conseil à chaque demi-tour. Nous devons être capables d'accueillir des êtres de toute taille et toute manière. Même si nous n'avons aucun membre des races géantes sur Haleysio, certains peuples se rapprochent suffisamment de leur taille pour qu'il soit impossible de les accueillir si le hall n'était pas aussi grand que ça. »
Shorll fit un geste vers l'arche :
« Je vous en prie, le Conseil est par là. »
Elle traversa la magie scintillante et sembla s'évanouir de leur vue. Rose et le Docteur échangèrent un regard.
« Toi d'abord, dit Rose en pointant vers l'arche.
— Ah, où est ton sens de l'aventure, Rose ?
— Caché derrière mon sens soigneusement cultivé d'auto-préservation, » répondit-elle.
Le Docteur soupira.
« Et dire que je pensais que tu n'en avais pas, de celui-ci. »
Rose eut un grand sourire et tendit la main :
« Et bien, allons-y ensemble, alors. »
Ils coururent à travers l'arche en gloussant comme des enfants. Shorll, qui se tenait de l'autre côté, cligna de ses grands yeux en se penchant vers eux et Rose se demanda si c'était son expression de l'amusement.
« C'est gentil de vous joindre à nous. »
La salle du Conseil était énorme, partagée en des zones délimitées de tailles et conceptions différentes. Les plus grandes sections semblaient s'aligner au fond de la salle, et les plus petites étaient vers l'avant. Des êtres magiques de toute taille et forme imaginable (et quelques unes auxquelles Rose n'avait pas pensé. Elle était sûre que la créature avec des angles étranges près du milieu était en train de clignoter depuis une autre dimension) étaient debout, assis, en train de survoler, clignoter, et tournoyer autour de la salle.
« Wouahou, je n'ai jamais vu une telle assemblée, dit Rose avec de grands yeux. Tant d'espèces différentes.
— Ce sont les deux cent membres du conseils, choisis à l'aube de chaque septième année par le construct magique Kespryi. Ceux qui veulent servir au conseil soumettent leur nom et un échantillon de leur magie dans les jours précédant la sélection. Ceux qui ont déjà servi doivent attendre deux cycles avant qu'ils puissent à nouveau soumettre leur nom à l'étude, à l'exception des quatre Grands Membres du Conseil. Ils restent pour vingt ans pour diriger. Ils sont choisis tous les cinq ans par le Kespryi, un à la fois. Le Conseil n'est jamais dépourvu d'un membre senior, expliqua Shorll.
— Ce sont les parents de Harry Potter ? demanda une voix profonde et rocailleuse.
— Pourquoi sont-ils ici ? J'avais l'impression qu'il avait été banni de cette planète !
— Vous savez parfaitement qu'on ne peut pas bannir une signature magique à moins que l'ensemble de la Cour des Magis donne son accord ! Le vote pour la signature de Harry a été décidé comme non-nécessaire par la cour plénière.
— Un tel enfant ne peut pas être autorisé librement sur cette planète ! Les dommages qu'il pourrait causer avec les connaissances qu'il peut acquérir ici sont impressionnants !
— Kyst est en train de surveiller le garçon. Il n'a pas accès aux centres d'information et aux librairies et bibliothèques de la planète, intervint Shorll, élevant sa voix musicale pour être entendue par dessus les cris et les idées qui s'affrontaient.
— Et bien, c'est au moins un membre de la Faction Marbreuse. Toujours été bons dans les magies de pistage, marmonna une petite créature vers l'avant.
— Maintenant que le Seigneur du Temps et que la Lady Wolf sont ici, nous devrions aborder le sujet de cette réunion. J'étais en train de faire ma sieste quand l'alarme a sonné. J'aimerais y retourner. »
Shorll regarda l'être à l'apparence de chat en train de s'étirer. Il aurait pu être pris pour un banal chat sur Terre, s'il ne faisait pas près d'un mètre vingt de haut, avec une couleur inhabituelle de violet et de bleu, trois queues qui s'entortillaient, et des moustaches argentées.
« Grand Membre du Conseil Prryxt, vous savez combien il est important que nous les interceptions dès leur arrivée avant qu'ils puissent causer des ennuis. Ce n'est pas un sujet que nous devons précipiter, » pépia une voix, venant d'une petite masse flottant à côté. Elle se transforma, formant un visage désapprobateur.
Prryxt haussa élégamment ses larges épaules :
« Jorffyin, vous devriez vous étendre au soleil plus souvent. Cela éclaircirait votre esprit et calmerait vos manières. »
Jorffyin couina de colère.
Rose avait un grand sourire :
« C'est bien plus amusant que d'écouter les dirigeants de Torchwood en train de se disputer, murmura-t-elle au Docteur.
— Et bien, mets une myriade d'espèces différentes dans la même pièce et il y aura forcément des désagréments de toute sorte, » répondit le Docteur.
Prryxt s'étira à nouveau, puis s'avança.
« Bien, Seigneur du Temps, Lady Wolf, commençons. Jeune Harry, quel âge a-t-il ? Nous devons placer sa ligne temporelle avant de décider ce que nous devons faire à son sujet. »
Le Docteur fronça les sourcils :
« Harry vient juste d'avoir huit ans, ou à peu près. Je n'ai jamais su sa véritable date de naissance, sur Terre, j'ai du l'oublier si Dumbledore me l'a dit. Ses examens médicaux indiquent qu'il a environ huit ans, cependant. »
Immédiatement, la salle commença à s'élever à nouveau en clameurs, cette fois avec des voix incrédules et outragées.
Un son de cloche strident retentit à travers le brouhaha et Prryxt était à présent installé au sommet d'un grand podium :
« Ce n'est PAS la façon dont le Conseil d'Haleysio doit se comporter ! »
La voix sifflante était élevée et acérée :
« Nous avons posé une question et obtenu une réponse ! C'est la première visite que le jeune Harry fait à Haleysio et il n'est pas majeur et n'a pas encore été à Hogwarts, c'est vrai, mais les commentaires que vous souhaitez faire devront être fait dans le calme avec des voix posées. »
Tout le monde devint silencieux puis une petite femme, presque une enfant, à l'avant de la salle, leva une petite pierre et des étincelles en jaillirent :
« Je demande la permission aux Grands Membres du Conseil de parler, demanda-t-elle, des yeux bleu profond assurés sur un visage de couleur sombre, café.
— Accordé, Membre du Conseil Orella du Clan Sylvien, répondit Prryxt.
— Merci. Seigneur du Temps, je suis l'Historienne du Conseil, donc il serait plus facile de placer la ligne temporelle de Harry si je pouvais avoir quelques réponses honnêtes à mes questions.
— Ça semble brillant. Juste, appelez-moi Docteur, s'il vous plait.
— Docteur, donc. C'est la première fois que vous venez à Haleysio ?
— Ouaip ! Venons juste de quitter Merlin, me suis dit que Harry devait voir la seule planète magique ayant jamais existé, et il est magicien, donc je peux passer à travers les protections que vous avez autour de la planète, » dit le Docteur avec un large sourire.
Des murmures résonnèrent à nouveau.
« Et il n'a encore jamais été à Hogwarts, correct ?
— Non, pas tant qu'il n'a pas onze ans. Techniquement, il a été à Hogwarts, mais ça a été à l'époque des Fondateurs. Bien avant sa propre époque. »
Orella cligna des yeux.
« D'accord. Merci. J'ai réussi à placer sa ligne temporelle. Je dois dire que je ne m'attendais pas à ce que ce soit ce Conseil qui rencontrerait en premier jeune Harry. Après, très peu de gens s'attendent à quoi que ce soit venant de Harry et de sa famille, dit Orella avec un signe de tête vers le Docteur et Rose.
— Nous ne nous attendions pas à ce que Harry soit si jeune lors de sa première visite à Haleysio. Il y a très peu de choses que nous pouvons vous dire, Seigneur du Temps et Lady Wolf, dit Prryxt en regardant le Docteur et Rose. Je préférerais que vous nous posiez vos questions, puisque nous ne sommes pas certains de ce qui peut impacter ou non le futur de Harry Potter, et il est plus simple de refuser des question que de formuler des informations. »
Rose et le Docteur échangèrent un regard.
« Et bien, peu importe combien j'aimerais savoir le futur, surtout concernant mon fils, c'est rassurant de savoir qu'il revient ici assez souvent pour être un sujet d'inquiétude pour ce conseil. Cela veut dire qu'il vit assez longtemps pour ça. Je préférerais savoir si nous pouvons visiter l'Académie Emeraude et parler à quelques experts là-bas. Nous avons quelques questions de nature plus académiques, dit le Docteur avec un grand sourire. Juste quelques cerveaux à embêter sur la magie et tout. »
Prryxt regarda Shorll en inclinant la tête :
« Nous le garderons à l'écart de la bibliothèque et des Dépôts de Connaissance, donc je pense que ça ne sera pas un problème, tant que les gens avec lesquels ils veulent parler sont informés en avance des restrictions. »
Shorll hocha la tête en signe d'acceptation.
« C'est acceptable. Bien, je crois qu''lafy vous a trouvés dans les Champs Improbables. Le TARDIS est toujours là-bas, je suppose.
—Oui, à ce sujet, dit le Docteur, je préférerais qu'elle n'y soit pas du tout. »
Shorll émit un rire gazouillant.
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Harry avait entraîné Kryst dans des explications sur les monuments, les structures et les paysages devant lesquels ils passaient.
« Qu'est-ce que c'est que ça ? Cette chose en forme de nuage qui bouge contre le vent ? dit Harry en pointant vers la gauche et s'arrêtant pour regarder.
— C'est la maison d'un des clans de Curio, une espèce très recluse qui s'est spécialisée dans les magies élémentales. Je crois que c'est le Clan de Curio connu sous le nom d'Orpell. Aujourd'hui, ce doit être la première tentative de leurs jeunes dans la Manipulation de l'Air. Il est traditionnel que les jeunes s'entraînent en contrôlant les courants qui entourent la maison du Clan, en les manoeuvrant. L'un d'eux doit avoir une magie assez forte pour la faire bouger de manière si évidente contre le courant naturel de l'air. Je pense qu'il y aura bientôt une célébration en l'honneur du jeune prodige. »
Harry sourit :
« Ça semble vraiment super. Est-ce qu'ils laissent les gens qui ne font pas partie du clan venir à la célébration ?
— Pour les occasions particulières, même s'il est plus probable que ce soit un événement réservé au clan, vu que l'enfant est très jeune et les Curio n'entrent pas en société avant d'avoir atteint leur maturité. Ils sont parmi les rares à n'être inscrits à l'Académie Emeraude que pour les dernières années.
— Ah, tant pis. Ils semblent fascinants. »
Harry regarda autour de lui.
« Ah, voilà le chemin orange ! Nous avons suivi ce chemin pour accéder au Conseil !
— C'est là où les magasins haut de gamme sont situés. C'est assez isolé de la partie principale de la société par ici, accessible uniquement par le Pont Noir ou depuis les Champs Improbables. Ces derniers ne sont habituellement pas l'endroit d'où arrivent les gens. »
Kyst lança un Regard que Harry savait d'une certaine manière être à la fois amusé et désapprobateur. Il en recevait suffisamment de la part de son papa.
« Pourquoi est-ce que c'est aussi isolé ? Ne voudraient-ils pas être plus proches pour que les gens viennent faire les magasins normalement ? »
Kyst tourbillonna alors qu'ils s'approchaient du chemin orange :
« Les magasins ici ont besoin de l'isolation pour bien plus que vendre leur marchandise. Ils sont aussi des inventeurs et des expérimentateurs de premier ordre, ce qui rend leurs produits encore plus recherchés. N'importe lequel d'entre eux pourrait être un Magi, un magicien du plus haut niveau. Ils choisissent de créer les objets qu'ils vendent. »
Harry hocha la tête :
« Donc, puisque je ne peux pas aller à la librairie, est-ce que vous pensez que ce serait mieux de s'arrêter au magasin de baguettes ?
— Baguette ? Ah oui, un focus. »
Kyst lança à Harry un regard évaluateur en le contournant et volant tout près de lui, semblant accéder à tout de lui.
« Et bine, il semble que vous soyez suffisamment âgé pour une évaluation au moins, et le fabricant de focus ici est vraiment bon. Il sera aussi capable de vous donner une bonne idée de ce que vous devez rechercher dans un focus.
— Focus ? Donc tout le monde n'utilise pas des baguettes ici ?
— Non, en effet. Même si elles sont toujours utilisées, principalement par les humains, les Elfes, les Sylvains, et les autres espèces avec des caractéristiques similaires, elles ne sont pas les seules, ni même les plus fréquentes. »
Kyst commença à avancer vers un bâtiment en forme de hutte plus éloigné encore du Pont Noir, vers une grande colline qui dominait le quartier commerçant.
« Vanderian a son magasin ici. Son travail est particulièrement dangereux et il a des boucliers pour empêcher les dégâts matériels sur les bâtiments voisins. »
Harry suivit, les yeux écarquillés et curieux. Cela semblait si différent de ce que Merlin lui avait dit, mais en même temps, il doutait que Merlin avait de l'expérience avec des créatures qui ne venaient pas de la Terre et qui utilisaient la magie.
La hutte n'était pas une hutte, mais plutôt une porte qui conduisait dans une butte construite contre la grande colline. Harry sentit les boucliers frémir alors qu'ils approchaient de la porte, et il frappa poliment. S'ils étaient dans un quartier commerçant haut de gamme, il sentait qu'entrer brusquement n'était pas la meilleure idée.
Kyst lui lança un regard étrange, mais ne dit rien. Un moment plus tard, la porte fut ouverte brusquement par une main pratiquement de la même couleur et texture que l'écorce d'un arbre.
« M'avez pas entendu vous crier dessus ? J'ai suffisamment de boucliers sur cet endroit pour protéger les clients, pas besoin de frapper à la porte quand vous pouvez juste entrer ! »
Vanderian était, Harry supposait, de Hadroon, la planète des Forêts. Il avait la couleur et la texture de l'écorce, ses yeux des fentes noir et jaune, et là où il devrait y avoir des cheveux, il y avait à la place une couronne de feuilles.
« J'aurais pensé qu'avec les sorts de silence sur votre porte, tout ce que vous pourriez dire de l'autre côté ne nous serait pas parvenu, » lui dit Harry avec un sourire.
Vanderian baissa les yeux vers lui :
« Et qui penses-tu être ? Je n'ai pas de sort de silen… oh, attends. Si, je m'en souviens, désolé. Je les ai mis il y a quelques jours, oublié de les enlever. Expériences bruyantes. »
Le fabricant de focus se tourna vers Kyst :
« Bonjour. Kyst, c'est agréable de vous revoir. Vous aviez une merveilleuse Pierre-Eventail. Jolie couleur, forme brillante. L'avez toujours ? »
Kyst tourbillonna, et Harry vit une gemme de la forme d'un petit éventail manuel apparaître de l'intérieur du corps en forme de nuage. Il s'agitait dans les courants.
« En effet, Vanderian. Elle m'a bien servi.
— Bien. J'aime toujours voir un bon focus bien entretenu. »
Vanderian baissa les yeux vers Harry.
« Et toi, petit. Ton énergie est des plus perturbantes. Je vois que tu as l'âge d'une évaluation, peut-être même un vrai focus. »
Un autre long regard.
« Un client difficile, tu es. Et bien, entrez. Ne touchez à rien. Je ne peux pas vous laissez faire exploser quoi que ce soit, ce serait un désastre. »
La porte s'ouvrit en plus grand, et Harry suivit Vanderian dans la grande pièce au delà de la porte.
Il y avait des pierres, des bâtons, des morceaux de tissu, des joyaux et d'autres babioles diverses que Harry ne pouvait nommer sur les tables et les piedestals, sous verre et à l'intérieur de boucliers. Harry garda ses mains croisées pour résister à la tentation de toucher tout ce qui passait devant lui.
« Par ici, jeune magicien. J'ai une pièce à l'arrière où on peut tester tes pouvoirs. Ce sera plus facile de faire une évaluation une fois que je connaîtrais ton aura. »
Harry se demanda pourquoi ça semblait de mauvais augure. Il tripota le collier qu'il portait toujours et se demanda s'il devrait l'enlever pour l'évaluation. Ce serait une explication intéressante.
La porte à travers Vanderian le guida était gravée de symboles étranges tout le long du chambranle.
« Kyst, je vais vous demander d'attendre ici. Je n'aimerais pas que votre propre pouvoir interfère dans l'évaluation. »
Kyst acquiesça, flottant juste au delà de la porte alors que Harry entrait derrière Vanderian.
La pièce était presque vide, tout était repoussé derrière des symboles brillants sur les murs. Harry les regarda, se demandant avec curiosité ce qu'ils faisaient.
« Petit, mets-toi sur cette rune. Oui, celle-là. Et reste immobile. L'évaluation est très complète, mais elle demande au magicien de rester immobile. »
Vanderian le regarda :
« Est-ce que tu portes quoi que ce soit qui pourrait empêcher l'évaluation ? Je sais que plusieurs personnes ont des sorts inhibiteurs ou de masquage. Ce serait mieux de me faire savoir, je peux défaire la plupart des enchantements. »
Harry leva la main, sortant le collier de sous sa chemise :
« Ceci peut être un problème. C'est un restricteur, mais un qui a été spécifiquement conçu pour mon… problème particulier.
— Problème ? dit Vanderian d'une voix sceptique. Enlève-le, on n'a pas toute la journée. »
Harry eut l'impression qu'il levait les yeux au ciel.
« Et bien, dit-il en se balançant sur ses pieds. Quand j'étais un bébé, j'ai été… enlevé. Les ravisseurs en voulaient à mon papa, et ils étaient plutôt contents d'avoir son enfant magicien en leur possession. Ils m'ont fait un certain nombre de choses, mais le plus important est qu'ils ont modifié mes nerfs pour qu'ils courent le long de mes conduits magiques internes. Ils ont en fait fait de moi un empathe tactile… et je peux dire par cette grimace que vous savez ce que ça veut dire, acheva Harry en levant un sourcil en direction de Vanderian.
— Oui, je sais très bien. Les Empathes Tactiles sont rares à cause de leur nature. La plupart des espèces intelligentes sont des créatures sociales, mais être un empathe tactile ne permet pas de l'être. Le fait que tu peux être au milieu des gens veut dire que ton collier doit être effectivement très spécial. Je peux t'assurer que je ne vais pas te toucher pendant tu ne porteras pas ton collier, mais malheureusement, tu dois l'enlever. »
Vanderian se recula, s'assurant de garder ses distances. Il savait la sensibilité des empathes tactiles. Il valait mieux éviter d'être à la portée du jeune garçon.
Harry haussa les épaules, défaisant la fermeture :
« Ce n'est pas un problème. Je suis limité strictement à peau contre peau, ou sa plus proche approximation. Il faut un contact pour que ça marche. C'est pour ça que le collier fonctionne. Mais il limite également ma magie. »
Vanderian hocha la tête, légèrement soulagé.
« D'accord. Reste immobile. J'active la rune. Ton aura magique va devenir visible et devrait se diriger vers les runes sur le mur qui indique le type de focus dont tu auras besoin. Ce serait aussi indiqué si tu es prêt pour ça ou non, dont n'aies pas trop d'espoir. Tu peux ne pas être prêt. »
Harry eut un grand sourire :
« Ça a l'air génial. »
Il leva son pouce en l'air. Vanderian secoua la tête.
Le fabricant de focus ferma les yeux, tirant un tourbillon de bois qui ressemblait à une fleur d'une poche cachée quelque part, serrant ses deux mains autour. Ses yeux se fermèrent et Harry sentit le pouvoir remplir l'air.
Sa magie le chercha, comme elle le faisait quand Harry était petit, et il haleta quand elle devint visible, circulant dans l'air dans un tourbillon de couleurs.
C'était l'univers, les étoiles et les planètes et les galaxies, tout ce qu'il avait vu dans le TARDIS dansant autour de lui dans un chaos de lumière et de mouvement.
« Wow, » souffla-t-il, tendant une main pour toucher.
Sa magie s'enroula autour de son bras, et des étoiles dansèrent sur sa peau. Harry gloussa.
Le fabricant de focus ouvrit les yeux au gloussement de Harry, puis les cligna quelques fois. Il n'était pas vraiment sûr de ce qu'il voyait.
Avec l'explosion de pouvoir, Vanderian avait enfin compris le sentiment tenace qu'il connaissait le jeune garçon. C'était Harry Potter, enfant du Seigneur du Temps, de la Lady Wolf et du TARDIS. C'était la figure de l'héroïsme non seulement sur Terre, sa planète natale, mais aussi sur des centaines de planètes partout dans l'Univers. C'était le jeune magicien qui touchait avec son pouvoir et affectait des millions.
C'était une leçon d'humilité, quelque part, de savoir qu'un tel enfant était à présent dans son magasin, en train de chercher son premier focus. Ses yeux cherchèrent Kyst, qui planait au delà de la porte. Le membre de Faction se contenta de se tortiller, sachant que Vanderian avait compris.
Vanderian examina le pouvoir s'écouler dans la pièce et s'enrouler autour du garçon comme si c'était un camarade de jeu affectueux. C'était une connexion stupéfiante avec sa propre magie, une connexion à laquelle il ne s'était pas attendue, en sachant que Harry portait un Restricteur.
« Je n'ai jamais, de toute ma vie, vu quelqu'un aussi en phase avec sa magie à un si jeune âge, dit Vanderian lentement, les yeux aussi écarquillés qu'ils pouvaient l'être. Tu es une puissante petite chose, n'est-ce pas ? »
C'était une affirmation rhétorique, se dit Vanderian. Personne ne remettait en cause la puissance de Harry Potter.
« C'est ce qu'on m'a dit, répondit Harry.
— Il est évident que tu dois avoir un focus. Ta magie est si puissante que je suis surpris que tu n'en aies pas eu un plus tôt. C'est rare que des jeunes aient autant besoin d'un focus que toi. Habituellement, un focus limite la croissance d'un jeune magicien, la façonnant trop tôt, mais je crains que sans focus, ton pouvoir devienne hors de contrôle trop rapidement, et avec des conséquences dévastatrices.
— C'est aussi ce qu'on m'a dit, dit Harry. Je devais attendre d'avoir un peu de contrôle avant, par contre. J'ai passé un peu de temps avec Merlin, vous connaissez Merlin ?
— Tous les magiciens connaissent l'histoire des grands héros de chaque race de cette planète. Merlin est un des plus grands parmi les humains. On parle de lui aux côtés des histoires de Frrstir, Blexical VII, Kasperian, Shrygth, et des centaines d'autres. »
Et Harry en ferait un jour partie, savait Vanderian.
« Merlin m'a aidé à trouver un peu de contrôle. Je peux lancer quelques sorts basiques sans les surcharger de puissance, et je peux sentir le flot de ma magie bien mieux à présent. »
Harry voulait poser des questions sur ces autres héros de la magie que Vanderian avait mentionnés, mais se refréna. Il ne savait pas si c'était sur la liste proscrite et préférait terminer cette évaluation et ne pas avoir Kyst le ramener pour avoir brisé une règle.
Il pouvait demander après.
« Et bien, il avait raison. Je peux voir ta magie se former plus autour de toi que s'écouler de façon amorphe. Juste au delà des couleurs de ton aura, qui sont spectaculaires par elles-mêmes, c'est assez étendu. »
Vanderian fit une pause.
« Reste immobile à nouveau, s'il te plaît. La partie suivante de l'évaluation va demander plus de concentration, ou moins. Je n'en suis pas certain, ta magie est si prompte à écouter. »
Le bourdonnement du pouvoir augmenta, et l'aura joueuse et tournoyante autour de Harry ralentit et commença à chercher dnas la pièce, comme un esprit curieux. Elle s'arrêta ici et là, touchant rune après rune, mais ne s'attardant jamais. Une partie s'arrêta sur une rune, une autre sur une deuxième, une troisième juste en face de Harry, mais une quatrième partie continua à se promener autour, et Harry se demanda si elle émettait des gémissement. Elle semblait, avec les tourbillons et tortillons confus qu'elle faisait, avant qu'elle tourne autour de Harry, semblant demander son pardon pour ne pas avoir réussi.
Harry leva une main, caressant sa magie :
« Tout va bien, je suis sûr que Vanderian a une explication, » murmura-t-il, ne sachant pas vraiment pourquoi il rassurait sa magie.
Cela semblait juste, cependant.
« Je pourrais, petit, » répondit Vanderian, et Harry sursauta.
Il n'avait pas réalisé que le fabricant de focus l'avait entendu.
« Tu es un cas étrange. Quatre parties séparées pour un focus. C'est des plus inhabituels. Et à en juger par les runes que ta magie a choisies, tu es encore plus inhabituel que ce que j'aurais pu attendre. »
Vanderian marcha le long du cercle extérieur de la pièce, s'arrêtant près des runes autour desquelles la magie de Harry s'enroulait. Après avoir été invitée d'un geste, la magie de Harry retourna vers lui pendant que Vanderian pressait les runes, et des petites boites en sortirent. Quand la magie de Harry fut complètement revenue à lui, trois étranges boites étaient posées sur une table en bois élégament sculptée pour ressembler à un arbre dont la cime était étalée.
La première était d'un noir profond avec un mécanisme de fermeture complexe que Harry comprit être magique de nature. La deuxième était de miel doré et en forme d'étoile. La troisième était presque banale en comparaison, à part pour le pouvoir que Harry pouvait sentir vibrer de la boite.
« Ce sont les trois morceaux choisis, bien qu'ils soient seulement les contenants pour plusieurs types. Je peux seulement utiliser l'évaluation pour resserrer le choix, mais souvent, il n'y en a que deux. Avec trois choix et un quatrième manquant, tu es un client difficile. Je ne peux pas me reposer uniquement sur l'expérience. Tu devras rester avec moi pendant qu'on tente d'assembler ensemble la base de ton focus. »
Harry passa sa main au dessus des trois boites, s'arrêtant sur la troisième.
« Je peux ouvrir celle-là ? »
Vanderian fit un geste :
« C'est à toi de l'ouvrir. »
Harry souleva lentement le couvercle. Il n'y avait pas de verrou pour l'en empêcher, ce qui était surprenant compte tenu du pouvoir qu'il pouvait toujours sentir bourdonner sous ses mains, bien que le sort montrant son aura magique se soit terminé lorsque Harry avait quitté la rune centrale.
A l'intérieur, il y avait une collection de bouteilles en verre, de sphères magiques et de petites boites. Harry fit courrir ses doigts sur la collection, s'arrêtant de temps en temps quand quelque chose attirait son attention. Mais c'était à peine une vibration, donc il continua. Ses doigts frolèrent une petite balle magique, et sa magie chanta dans son esprit. Ses doigts s'enroulèrent autour et il la sortit de la boite.
« Ceci, murmura Harry. Ça chante. »
Il la posa doucement sur la table, conscient que son collier était toujours dans sa poche.
« En effet, » répondit Vanderian.
Il tatonna l'orbe magique, ses doigts branchus gravant quelque chose à l'extérieur.
« C'est l'os d'un Premier Thestral (2), en poudre. Je ne savais pas que c'était toujours dans ma collection. J'ai hérité de beaucoup de mes matériaux de la part de mes prédécesseurs, les choses rares que les puissants utilisent souvent sont anciennes et d'avant mon temps. Ça en fait partie.
— Premier Thestral ? » demanda Harry.
Vanderian le regarda, surpris.
« Tu ne sais pas ce qu'est un thestral ? »
Harry secoua la tête.
« Et bien, un thestral est un cheval ailé spectral. Ils étaient avant considéré comme un mauvais présage, mais c'était avant que les peuples soient civilisés et comprennent ce qu'ils sont. Tu ne peux voir un Thestral que si tu as vu quelqu'un mourir. Ça ne doit pas être une mort violente, penses-tu. Regarder le départ pacifique d'un Ancien, c'est toujours voir quelqu'un mourir. Ils sont les gardiens des morts qui restent dans le plan des vivants, et s'assurent que leurs esprits finissent par trouver le repos. Des créatures très nobles et élégantes et pas très bien comprises. »
Harry eut un grand sourire :
« Ça ressemble à mon papa, vraiment, à part l'élégance. »
Les yeux de Vanderian pétillèrent.
« J'aimerais rencontrer le père de quelqu'un si intéressant. Pour continuer l'explication, un Premier Thestral est le plus vieux membre d'une horde, leur position leur ayant été accordée par une marque de la magie affichée sur leur front. »
Harry frotta son propre front où une cicatrice en forme d'éclair était cachée sous sa frange. Le fabricant suivi les mains du regard.
« C'est quelque chose que j'ai reçu avant que mon papa m'emmène.
— Je vois. Et bien, ça pourrait expliquer le choix du coeur.
— Je demanderai à papa quand il se arrivera. Il finit toujours par me trouver. »
Vanderian hocha la tête, laissant de côté sa propre connaissance de la cause de la cicatrice de Harry.
« Je suppose que le coeur de ton focus, l'os de Premier Thestral, sera le matériau le plus facile à trouver de tes matériaux de base. Ils appellent souvent le plus fort, comme tu l'as réalisé. Prenons la deuxième boite. C'est un matériau d'ancrage, ce que très peu de magiciens ont besoin, et seulement dans les cas les plus particulièrement difficiles. Je n'ai pas eu à travailler avec depuis un certain temps maintenant. »
Vanderian caressa la deuxième boite et elle s'ouvrit soudainement.
A l'intérieur, Harry se trouva face à des couleurs éclatantes comme des joyaux. Des argents, des ors, des rouges, des verts, tous disposés soigneusement et accrochés à un côté du bord de la boite.
Harry fit à nouveau courrir ses doigts par dessus, se demandant s'ils chanteraient comme l'os de Thestral.
Ce ne fut pas le cas. Mais Harry sentit sa main être attirée vers les ors et les verts, et il le signala à Vanderian :
« Ces deux couleurs semblent être les plus évidentes, dit-il en pointant.
— Je vais les sortir de la boite. Nous les inspecterons plus longuement quand tu auras choisi le dernier élément. »
Harry toucha la boite noire et elle s'ouvrit avec une violence à laquelle il ne s'attendait pas. Ses yeux surpris rencontrèrent les yeux également stupéfaits de Vanderian.
« Euh…
— Je te suggèrerais de regarder ce que la boite veut que tu regardes, jeune magicien, » dit Vanderian après un moment.
Harry haussa les épaules, et regarda à l'intérieur.
Du bois. Des bois plutôt sombres, de toutes formes et de toutes teintes. Il fit courir sa main au dessus d'eux, attrapant les pièces qui vibraient. Quatre morceau de bois, trois d'un noir profond et un d'un gris fumé, reposait sur la table quand Harry eut terminé.
« Kifeern Noir de l'Arbre Immortel et Relique Fumée de la Bouche des Géants. Quels choix intéressants. Et les formes sont très étranges. »
Harry entendit l'excitation dans la voix de Vanderian.
« Je n'ai pas eu un tel défi depuis des années.
— Je suppose que vous préférez les clients ennuyeux, alors ? demanda Harry.
— Oh, pas du tout. Les gens ne viennent pas me voir juste parce qu'ils ont besoin d'un focus. Ils viennent me voir parce qu'ils sont difficiles à accorder selon le sens traditionnel. Je parierais que n'importe quel focus préfabriqué se briserait dans tes mains, jeune magicien. La plupart de ceux qui viennent ici ont besoin des éléments plus ésotériques que j'utilise dans mon art. Les fabricants de focus classiques se limitent aux matériaux qu'ils maîtrisent bien, ce qui veut dire que parfois un magicien aura besoin de visiter plusieurs magasins avant de trouver le bon focus. Ici, j'ai tous les matériaux qu'on peut avoir besoin pour trouver un focus, et puisque je fabrique des focus spécifiques pour les clients difficiles, ils sont plus en phase avec leur utilisateur. »
Vanderian se secoua.
« Maintenant, petit, on doit trouver la forme de ton focus. Ce sera une portion plutôt… destructrice du processus car les bois que tu as choisis sont volatiles par nature. »
Harry rit :
« Mon papa trouverait ça approprié.
— Compte tenu de la nature de ta magie, ça ne me surprend pas. »
Vanderian regarda autour de lui.
« Nous allons déplacer la fabrication dans la chambre protégée. La magie à l'intérieur est complexe et m'a pris plusieurs jours à concevoir. Elle protège tous ceux qui entrent des sorts perdus et des répercussions magiques.
— Utile, dit Harry en fronçant les sourcils. J'ai une question. Avec les différentes formes et types de foci, est-ce que le processus d'enseignement de la magie n'est pas différent pour chaque personne ? Ou au moins différent pour chaque type de focus ? Avec les baguettes, je me souviens que Rowena et Slytherin affirmaient que la façon de bouger une baguette était importante. »
Vanderian eut un petit rire :
« Tu es un enfant très intrigant, jeune magicien. Concernant ta question, c'est pris en considération quand tu entres à l'Académie Emeraude. Il y a différents types de foci de base : stationnaire, mobile, et sauvage. Pour les classes de théorie magique et de contrôle, les étudiants sont divisés en groupes selon ces trois types. Il y a plusieurs niveaux à l'intérieur de chaque type, qui ont chacun des sous-niveaux. La plupart des espèces ont un type standard qui est essayé en premier. Mon peuple utilise des Types Bois Naturels Stationnaires, je crois que votre peuple, Kyst, utilise des Types Joyaux Stationnaires, et les humains tendent vers les Types Bois Mobiles. »
Kyst tourbillonna :
« En effet. J'ai été considéré comme anormal quand j'ai correspondu à un Type Joyau Sauvage. C'est pour ça que ma Faction m'a emmené à Vanderian en premier lieu. Je ne pouvais correspondre à aucun des fabricants locaux près de ma Faction.
— Donc je serais probablement un Type Bois Mobile ? questionna Harry.
— Peut-être, jeune magicien. Tu es certainement au moins partiellement un Type Bois Naturel, mais le matériau d'ancrage est vu plus souvent dans les Types Sauvaes, et le Thestral est, si je me souviens de mes légendes, un Type Sauvage également.
— Quelle est la différence entre Stationnaire, Sauvage et Mobile ? »
Vanderian sourit :
« Les foci Stationnaires sont des foci qui dirigent la magie de l'utilisateur à travers une série de pli, de fissures, d'entailles et autres formes à l'intérieur du focus. Le coeur est ancré dans l'ensemble du focus et le focus est maintenu immobile pendant que la magie prend forme. »
Vanderian sortit son focus. La fleur que Harry avait vue plus tôt lui fut présentée pour être observée.
« Les fissures dans les pétales de la fleur et la tige fournissent les canaux pour que ma magie agisse et me sont spécifiques. Aucune autre personne ne peut utiliser ce focus. Ceux avec des Types Stationnaires passent les premiers cycles à l'Académie à apprendre tout de leur focus, et ce que chaque fissure fait, et ça prend un long moment parce que chacun est unique pour son utilisateur. »
Harry le regarda plus attentivement, faisant attention aux failles et aux détails. Ils étaient sculptés de façon exquise.
« C'est très beau, dit-il en résistant à l'envie de faire glisser ses doigts sur le bois.
— Merci. Mon ancêtre me l'a fabriqué quand je n'étais qu'un arbrisseau. »
Vanderian rangea la fleur.
« Les foci de Type Sauvage sont ceux qui ont une connexion profonde avec la magie grâce à leurs composants et souvent semblent être vacillants. Ils peuvent littéralement être tenus uniquement par leur utilisateur et sont connus pour être le type le plus difficile à contrôler. Les Types Sauvages ont une volonté propre, dans un sens primaire. L'utilisateur doit se lier avec son focus pour utiliser la magie. »
Harry regarda Kyst :
« Ça semble difficile, dit-il.
— Les leçons pour ceux d'entre nous avec des Types Sauvages, pour se lier à son focus, prennent souvent l'essentiel du premier cycle à l'Académie. Nous avons des pièces spéciales pour ça, car il y a souvent des répercussions magiques en conséquence. Avant que les sorts que Vanderian utilise dans la pièce suivante aient été créés, ces répercussions étaient souvent la cause principale de décès chez les jeunes magiciens. Avoir un Type Sauvage est à la fois une bénédiction et une malédiction pour leur utilisateur. Liez-vous à votre focus, et vous avez une magie presque instinctive à votre disposition. Mais le processus de liaison est long et dangereux. Encore aujourd'hui, même si les répercussions tuent rarement les jeunes magiciens, elles causent quand même des dommages sur l'essence magique de ceux qui n'écoutent pas leur focus. »
Les yeux de Harry s'écarquillèrent. Ça semblait dangeureux.
« Et donc, euh, concernant les Types Mobiles ? »
Vanderian sourit :
« Tu connais l'élément principal de ce type, la baguette. Il y a plusieurs Types Mobiles Tissu, quelques Types Mobiles Naturels qui ne sont pas des baguettes, et quelques Types Mobiles Elementaux. Chacun a un élément de contrôle à la base de leur magie. Les Types Mobiles doivent bouger leur focus selon un schéma particulier pour créer l'effet voulu. Cela rend les classes dédiées aux Types Mobiles bien plus axées sur la manipulation de leur focus et ils passent quelques cycles à l'Académie à apprendre les mouvements de base et leur signification. »
Harry hocha la tête. Il était à présent très curieux de savoir quel type de focus il aurait. Il semblait y avoir des différences intéressantes chez chacun.
« Est-ce que quelqu'un peut avoir plusieurs Types ? » demanda-t-il.
Vanderian le regarda.
« Je veux dire, vous avez dit que les humains avaient tendance à utiliser des Types Bois Mobiles, mais avoir un matériau d'ancrage et du Thestral comme coeur était plus proche des Types Sauvages. »
Vanderia s'arrêta à une porte solide, les mains levées.
« Jeune magicien, on ne peut pas connaître ton Type tant qu'il n'est pas fabriqué, et ça ne peut pas se faire tant qu'on n'a pas la quatrième pièce. Ensuite nous discuterons des ramifications de ton focus. Il sera très certainement très inhabituel, ça je le sais. »
Le fabricant de focus se tourna vers la porte, ses longs doigts fins en branchage appuyant diverses runes sur le pourtour. Harry nota qu'il avait sept doigts branchages sur la main droite et huit sur la main gauche.
La porte s'ouvrit lentement et à l'intérieur était une pièce caverneuse. Il sentit les protections magiques entourer son corps avec bien plus de précision sans son collier.
« Pourquoi m'appelez-vous 'jeune magicien' ?
— C'est ce que tu es, n'est-ce pas ?
— Mais vous appelez Kyst par son nom. Vous n'avez pas demandé le mien. »
Vanderian regarda l'enfant debout devant lui avec le pouvoir et le destin tournoyant autour de son corps.
« Tout le monde connait ton nom, jeune magicien. Cependant, tu es toujours un enfant aux yeux de ton peuple. Ton nom est seulement enraciné dans ton être quand ta magie est enracinée dans ton corps. Tu as encore du temps pour ça. »
Vanderian regarda Harry avec son visage fissuré à l'apparence d'écorce.
« Maintenant, examinons tes matériaux. »
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Le Docteur et Rose quittèrent le grand bâtiment qui abritant le Conseil accompagnés de Prryxt.
« Donc, de quelle planète votre peuple est-il originaire ? Je dois dire, je n'ai jamais rencontré votre espèce auparavant, et vous êtes plutôt magnifique, » babilla le Docteur.
Rose leva les yeux au ciel en souriant. Il ne changeait jamais, le Docteur.
Prryxt sourit d'une manière que les chats domestiques sur Terre ne pouvaient pas, en utilisant les muscles de son visage pour soulever le coin de ses lèvres d'une manière qui aurait pu être menaçante.
« Mon peuple est de Wryysip. Nous sommes partis peu avant l'effondrement de notre étoile, de nombreux magiciens ont choisi de venir à Haleysio au lieu d'une des galaxies colonisées voisines. Certains bien sûr sont allés avec le gros de notre peuple, principalement ceux qui avaient des liens proches avec ceux sans magie. Il y a deux autres espèces de Wryysip qui sont magiques et sont venues sur Haleysio. Si nous en avons le temps, je serais honoré de vous présenter à quelques uns de mon peuple. »
Rose regarda Prryxt :
« Y en a-t-il beaucoup qui viennent de la même planète ? »
Prryxt hocha la tête :
« D'une certaine manière. Il y a un nombre limité d'espèces qui peuvent manipuler la magie, mais de nombreux êtres magiques. Des êtres qui ont besoin de la magie pour survivre, mais ne peuvent pas la manipuler de la même façon que ceux qui disposent d'un focus. Ils ont un conseil qui aide à fixer les règles pour leur peuple, et ont un représentant au Conseil des Magiciens, tout comme nous avons un représentant dans leur conseil. Cela aide à maintenir l'équilibre. Ils ne peuvent pas intervenir au Conseil des Magiciens sans cause valable, tout comme les magiciens ne peuvent pas intervenir dans leurs affaires sans cause valables. »
Le Docteur hocha la tête :
« Vous semblez avoir un bon système ici. Très bien pensé et équilibré.
— C'est un phénomène récent sur Haleysio, enfin, aussi récent qu'un millénaire et demi, mais pour quelques espèces qui vivent longtemps, elles ne sont qu'à trois générations du temps du chaos, et un très petit nombre ne sont qu'à une ou deux générations. Il a fallu la création d'une langue commune à être utilisée par tout le monde pour qu'un tel gouvernement puisse être créé. Avant ça, trop d'erreurs de traduction, d'erreurs de compréhension culturelles, et de simples conflits d'idées qui ne pouvaient pas être expliqués correctement ont conduit à des guerres constantes et des batailles le long des frontières des territoires de certaines espèces. La Langue de Pethi a rendu la communication bien plus facile, et beaucoup de confusion a été résolue. »
Rose cligna des yeux :
« Comment cette planète a été établie s'il y avait tant de confusion entre les espèces ? J'aurais pensé que cela aurait conduit à la guerre avant qu'une société puisse être établie. »
Prryxt regarda Rose :
« Les premiers peuples qui sont venus sur Haleysio fuyaient les persécutions. Le besoin mutuel d'un espace sûr était suffisament pour beaucoup pour laisser de côté les petits détails et travailler ensemble. Les sorts de traduction ne fonctionnent pas toujours comme il faut, mais ils étaient suffisants pour mettre en place le cadre d'une société. Quand les humains sont arrivés, il y a près de cinq mille ans, ils ont mis en place le sort de barrière. Il semble que la Terre et son Empire étaient devenus méfiants envers sa population magique et les magiciens voulaient s'assurer qu'ils ne pouvaient pas être suivis. Dans les temps qui ont suivi leur arrivée, l'émission d'énergie magique pour l'érection de la barrière a appelé des centaines d'espèces magiques. Certains sont venus par espoir d'une nouvelle maison, d'autres par curiosité. Nombreux étaient contents dans leur monde natal, avec une place dans la société et sans besoin d'une nouvelle planète. Mais avec l'arrivée de plus d'une centaine d'espèce en moins de trois cents ans, les erreurs de traduction sont devenues un problème quotidien et les espèces se sont finalement retirées sur leur propre territoire. Il a fallu l'arrivée d'une menace extérieure pour unifier la majorité des espèces et encore un millénaire avant que le Conseil d'Haspethi crée la Langue de Pethi. Avec la création de la langue commune, les gens se sont aventurés hors de leur territoire et Haleysio est devenue ce que vous voyez aujourd'hui. »
Le Docteur avait un grand sourire :
« Oh, j'adore l'Histoire ! Et Haleysio est un endroit si fascinant ! Est-ce qu'il y avait une population indigène avant votre arrivée ?
— Nous avons trouvé des traces d'un peuple natif de cette planète avant l'arrivée des premiers magiciens. Mon peuple a été parmi les premiers, et ils ont construit leur premier sanctuaire sur les ruines d'une sphère géante. Mais tout peuple d'ici n'était plus là quand les autres sont arrivés. Seules les ruines de leur civilisation sont là, et leur langage n'a jamais été déchiffré. »
Prryxt regarda la Docteur :
« Après, nous ne vous avons encore jamais laissé, à vous, la Lady Wolf ou Harry, regarder l'écriture. Je me demande si vous pourriez la lire. »
Le sourire du Docteur s'agrandit. Rose soupira :
« Et voilà, vous avez réussi. Il ne sera jamais satisfait tant qu'il n'aura pas réussi à voir ce que c'est. »
Prryxt sembla inquiet :
« J'espère que je n'ai rien fait de mal, Lady Wolf.
— Oh non, pas du tout, le rassura rapidement Rose. C'est juste, donnez lui une énigme, et il va voyager jusqu'au bout de l'Univers pour la résoudre. »
Prryxt sembla encore plus inquiet, et regarda le Docteur avec précautions.
Le bruit d'une explosion droit devant eux interrompit la leçon d'histoire.
« Dix livres que c'est Harry, dit Rose.
— C'est gagné d'avance, » répondit le Docteur.
Prryxt gloussa :
« Il y a plein d'espèces sur cette planète, ça pourrait être n'importe laquelle d'entre elles. »
Le Docteur le regarda :
« Vous pouvez prendre ce pari perdu alors, dit-il.
— Je vais m'en passer. Allons voir ce que votre fils est en train de faire. »
Les trois partirent dans une course rapide. Il ne leur fallut que quelques minutes pour arriver sur le chemin orange et se diriger vers la fumée s'élevant dans le ciel.
Prryxt émit un ronronnement bas que Rose et le Docteur interprétèrent comme de l'admiration :
« C'est la boutique de Vanderian. Il semble que Harry ait décidé de chercher un focus. Il a du y avoir une réaction assez violente pour qu'il se passe ça. »
Il vit la panique s'afficher rapidement sur le visage de Rose et du Docteur.
« Ne vous inquiétez pas, Vanderian a de nombreuses protections qui protège tous ceux à l'intérieur des explosions. Elles arrivent à une fréquence inquiétante, donc il a protégé tout son bâtiment, et une pièce en particulier, la pièce d'où vient la fumée, est très fortement protégée. »
Rose laissa échapper la respiration qu'elle retenait et le Docteur eut un sourire :
« Et bien, allons voir le chaos que Harry a causé. Ça doit être spectaculaire.
— Tu peux parler, marmonna Rose.
— Tu n'étais pas là quand il a fait presque exploser un système stellaire avec un Portail de Réalignement de Matière mal placé. C'était un superbe spectacle lumineux, dès que nous avons réussi à désactiver le Portail et à pacifier la populace locale qui pensait que Harry était le Porteur de Ténèbres de l'une de leurs prophéties. »
Rose s'arrêta et plissa les yeux de confusion.
« Vraiment ? Harry ? J'aurais pensé qu'ils t'auraient accusé toi.
— Il semble que leur prophétie mentionnait ''des Orbes Précieuses du Vert le plus Brillant et une Couronne de Nuit la plus Sombre''. Tu as vu Harry…
— Ahhh. Ça s'explique. Quel âge avait-il ?
— Cinq ans. »
Rose leva les yeux au ciel :
« Vraiment, tu ne peux pas garder un enfant de cinq ans hors de danger ?
— Il était un enfant de cinq ans très précoce. Oh, et nous y sommes. »
Le Docteur ouvrit la porte qui était déjà partiellement sortie de ses gonds et entra.
Il pouvait entendre la dispute depuis l'entrée.
« Comment est-ce que j'étais supposé savoir que toucher cette rune particulière à cet instant particulier de votre chant sans porter mon restricteur causerait une explosion catastrophique ? »
Ah oui, la douce voix mélodieuse d'un Harry frustré.
« Magicien, je t'ai donné la consigne stricte de NE TOUCHER À RIEN !
— Non, vous ne l'avez pas fait ! Vous avez seulement dit de ne pas vous interrompre ! En plus, je n'avais pas l'intention de toucher la rune ! Je voulais seulement toucher le bois !
— Ça aurait été encore pire ! Sais-tu quelle quantité de magie je faisais circuler dans ce piedestal ? »
Les trois se dirigèrent vers les voix élevées. Juste en dehors d'une porte qui semblait avait été complètement réduite en miettes par l'explosion se trouvait un Kyst tournoyant rapidement.
« Bonjour, Seigneur du Temps, Dame Rose, Grand Membre du Conseil Prryxt. Je vois que vous arrivez à temps pour intervenir dans la dispute entre jeune Harry et Vanderian.
— Qu'est-ce qui s'est passé, Kyst ? demanda le Docteur.
— Je n'étais pas dans la chambre à ce moment-là, mais de ce que j'ai compris, Harry a frôlé une rune importante et sa magie, déjà sauvage autour de son corps, a interféré avec le sort de Vanderian. Le conflit magique en conséquance a créé l'explosion. Ils essaient à présent de savoir sur qui porte la faute, je crois, mais d'une manière assez inhabituelle, » dit Kyst en tournoyant plus vite, confus.
Rose sourit en secouant la tête :
« Ils se disputent, Kyst. C'est un passe-temps commun pour beaucoup. »
Kyst ne s'arrêta pas :
« C'est inhabituel. Mais je suppose que je comprends. C'est assez amusant cependant.
— Ça l'est en effet.
— Papa ! Tu es là ! Viens dire à Vanderian que je n'ai pas voulu faire quoi que ce soit avec son sort ! »
Harry s'avança, la main tendue vers le Docteur. Le Docteur s'arrêta en regardant le cou de Harry. Il ne portait pas le collier doré habituel.
« Harry, pourquoi ne remettrais-tu pas ton collier d'abord, hein ? »
Harry s'arrêta, les yeux écarquillés, puis fouilla dans sa poche, en sortit les entrelacs dorés et ferma le collier autour de son cou.
« OK, maintenant, viens dire à Vanderian que ce n'était pas de ma faute ! »
Le Docteur eut un petit rire et prit la main de Harry :
« Harry, même si je suis sûr que ce n'était pas intentionnel, tu as probablement fait quelque chose. La magie est ainsi délicate. Tu n'as pas appris ça avec Merlin ? »
Harry grogna :
« Pourquoi tu ne peux pas être de mon côté ?
— Je ne suis du côté de personne, Harry. Je n'étais pas là. »
Vanderian s'avança vers le Docteur.
« Bonjour, Seigneur du Temps. C'est un plaisir de vous rencontrer. Votre enfant est un être fascinant, même si peu volontaire pour écouter les instructions la plupart du temps.
— Eh ! interrompit Harry.
— Harry, pourquoi toi et Rose n'iriez pas voir quelques autres magasins voisins ? J'ai quelques questions pour Vanderian. »
Les yeux de Harry s'écarquillèrent :
« Eh ! Papa ! Tu ne peux pas juste m'envoyer ailleurs ! J'étais en train d'avoir mon focus !
— Jeune magicien, tu ne peux pas avoir ton focus sans avoir un quatrième élément que je n'ai pas. Donc il ne peut pas être terminé aujourd'hui de toute façon. »
Vanderian s'avança :
« J'aimerais parler avec ton père, il peut avoir une idée de quel peut être l'élément manquant, il te connait suffisamment bien. »
Harry grogna. Il se faisait expulser de sa propre évaluation.
« D'accord, d'accord, j'y vais. Je ne suis pas voulu ici de toute façon. »
Il regarda Rose :
« Tu peux rester ici. Je veux aller voir ce magasin que j'ai vu avec les manteaux dans la vitrine. »
Rose hocha la tête :
« D'accord, je garde un oeil sur ton papa. Je m'assure qu'il ne fera rien de fou.
— Je vais t'accompagner, Harry, » dit Kyst.
Harry soupira.
« C'est le protocole.
— Ça l'est en effet, Harry. Tu dois avoir une escorte sur cette planète, » dit Prryxt.
Harry cligna des yeux en voyant le Grand Membre du Conseil.
« Wow, vous avez l'air génial ! Je n'ai jamais vu votre peuple avant. »
Prryxt eut un rire :
« Votre père a dit la même chose. Je vous parlerai d'eux plus tard. »
Harry hocha la tête et partit, Kyst tourbillonnant derrière lui.
Il était déterminé à avoir une veste cette fois. Absolument déterminé. Il n'allait pas être dépassé par son papa et son oncle avec leur veste géniale et tournoyante. Et puisqu'il était essentiellement jeté hors de la boutique de focus, il pouvait bien voir s'il pouvait en remontrer à son papa et son oncle en obtenant un manteau magique.
~~~~~~~~~~~~~~ C'est une fin ~~~~~~~~~~~~~~
Notes de la traductrice :
(1) Diagon57 : pour ceux qui ne connaissent pas les versions anglaises des termes propres à Harry Potter, Diagon Alley, c'est le Chemin de Traverse. Souvent abregé par les fanfictionneurs en simplement Diagon, qui ne veut pas dire grand chose en soi.
(2) Thestral : c'est le mot anglais pour les Sombrals.
Prochain chapitre prévu vers le 15/08
